Dispositif de signalisation routière
La présente invention a pour objet la création, par des moyens connus, d'un nouveau dispositif de signalisation routière.
L'accroissement de la circulation confirme chaque jour davantage l'utilité des signaux pasigraphiques qui jalonnent les routes.
Ces signaux découlent de la convention internationale sur l'unification de la signalisation routière, signée à
Genève en 1931, et du protocole de 1949 qui lui fait suite.
Avec ses quelque trente-deux triangles avertissant d'un danger, ses quelque vingt disques imposant une prescription, et les signaux à forme et signification diverses d'information et de localisation, cet ensemble de signaux contribue déjà à éviter pas mal d'accidents. Son efficacité reste toutefois tributaire du comportement des usagers, comme en témoignent les statistiques d'où il ressort nettement que dans un grand nombre de cas, l'accident découle d'une inobservation d'un signaL
Il en est ainsi notamment du signal STOP .
Tout usager de la route connait ce disque stop qui est annoncé par un triangle à listel rouge placé à l'amont.
On sait encore qu'avec un rôle fort voisin, le signal STOP revêt un sens légal aussi impératif que le feu feu rouge des signaux tricolores.
Or, on relève bien plus d'infractions aux STOP qu'aux feu rouge , et une proportionnalité en raison directe des accidents constatés.
L'installation de ce signal, généralement hors des villes, donc soumis à une moindre surveillance, ferait-elle oublier à certains conducteurs que même si leur impru dencc peut échapper aisément à la sanction, le danger de la collision n'en reste pas moins grand.
Il importerait donc que des agencements adéquats complètent la signalisation déjà en place, par exemple en faisant surgir au moment opportun le rappel du danger présent, en se conformant, bien entendu, à l'esprit de l'appareil légal qui régit la signalisation routière, qui n'exclut pas l'introduction de perfectionnements ayant pour objet d'accroître la sécurité.
L'objet de la présente invention est de présenter un dispositif de signalisation destiné à souligner les signaux STOP et dont le fonctionnement, indépendant de la volonté des conducteurs de véhicules, réveillerait par un effet psychologique le souci de leur sauvegarde.
Le dispositif selon l'invention, destiné à équiper un carrefour muni d'un signal STOP , comporte un ensemble d'organes faisant enclencher automatiquement, au point de croisement, un ou plusieurs signaux lumineux par un mobile et par lui seul, lorsque son passage sur la voie à stop , dans la seule direction du carrefour, occulte temporairement et successivement des détecteurs électroniques.
Dans une forme d'exécution préférée, ces détecteurs seront par exemple des faisceaux d'éclairement de cellules photoélectriques qui constituent les moteurs du dispositif.
Une forme d'exécution du dispositif objet de l'invention est décrite ci-après à titre d'exemple, eh regard du dessin annexé dans lequel:
La fig. 1 est une vue en élévation d'un potelet figurant à plusieurs exemplaires dans le dispositif.
La fig. 2 est une coupe selon la ligne 2-2 de la fig. 1.
La fig. 3 est une vue en plan du potelet, selon la flèche III de la fig. 1.
La fig. 4 est une vue en élévation d'un pQteau de carrefour du dispositif.
La fig. 5 est une vue de ce poteau selon la flèche V de la fig. 4.
La fig. 6 est un plan d'instalaation schématique du dispositif.
La fig. 7 est le schéma électrique du dispositif.
Le dispositif décrit ci-après est établi selon la disposition d'ensemble représentée par le plan d'installation de la fig. 6.
Sur l'une des bermes latérales de la voie à stop VO, à une certaine distance du signal stop, est établie une cellule photoélectrique P1 et, sur la berme opposée, un moyen d'éclairement El, ces deux organes étant installés face à face sur des potelets décrits ci-après d'une hauteur telle que même un mobile bas (motocyclette, voiture décapotée) intercepte le flux lumineux entre El et P1.
Un tel rayon lumineux transversal est encore répété deux fois, à savoir: plus avant avec P2 et E2 et, face à un poteau de carrefour décrit ci-après, avec P3 et E3.
Exactement au carrefour, pour être visible à la fois par les conducteurs des deux voies concourantes, est implanté le poteau de carrefour 4 muni de deux moyens d'illumination, l'un stable I, l'autre clignotant C, et d'un moyen sonore S.
Les différentes cellules et moyens d'illumination sont reliés par des conducteurs électriques établis selon le schéma de la fig.
La première cellule P1 est située, par exemple, à trois cents mètres avant le signal stop, la seconde P2 à deux cents mètres, ces distances devant être conformes aux instructions officielles et n'étant de ce fait nullement impératives.
Les cellules photoélectriques ont la propriété de convertir l'énergie lumineuse qu'elles reçoivent en énergie électrique, et toute interception, même brève, de l'éclairement se traduit par une interruption immédiate et de même durée du courant engendré. Ainsi le passage d'un mobile sur la route à stop occulte l'éclairement de la première cellule P1 durant un court instant, puis, un peu plus tard, l'éclairement de la seconde cellule P2, durant un autre court instant, interrompant ainsi l'émission du courant desdites cellules pendant des temps correspondants.
Le dispositif est agencé pour mettre à profit ces interruptions pour commander des organes-relais qui provoquent comme décrit ci-après l'illumination de I et de C, ainsi que l'actionnement de S.
Ces organes-relais sont toutefois agencés pour que l'illumination ne se produise que si le mobile circulant sur la voie à stop se dirige vers le carrefour, jamais s'il en vient et, en outre et surtout, si les deux interruptions successives se succèdent dans un intervalle de temps maximal déterminé.
Si, par exemple, on retient l'hypothèse dans laquelle les cellules P1 et P2 sont séparées de 100 m et que l'on pose arbitrairement que la valeur de ce temps t est de 6 secondes, un mobile circulant à la vitesse de 60km/heure ou plus, interceptera les deux flux dans ce délai. Par contre, tout mobile n'atteignant pas cette vitesse interceptera le deuxième flux plus de six secondes après avoir intercepté le premier, et son passage restera sans action.
Un rapport limite doit donc être observé entre les deux facteurs: distance entre les cellules et intervalle de temps maximum entre les occultations , pour interdire toute possibilité d'action aux mobiles lents, tels que piétons (même au pas de course), véhicules à traction animale, etc.
La valeur de t ne sera pas forcément la même dans tous les cas mais devra être comprise entre une limite supérieure correspondant approximativement au maximum de vitesse que peuvent atteindre les mobiles lents ne devant pas faire fonctionner l'installation, et une limite inférieure correspondant aux vitesses normales des véhicules à moteur à proximité d'un carrefour réglementé. La valeur de t peut dès lors varier dans un assez large éventail.
Comme décrit ci-après, le feu stable I est agencé pour produire sur la voie à stop un faisceau étroit et puissant de lumière qui barre l'horizon du mobile parcourant cette voie d'un trait oblique ou horizontal ayant pour point de départ le sommet du poteau de carrefour et, pour point d'impact, l'axe de la voie.
Le feu clignotant C établi sur la voie dite protégée produit un signal à clignotements approximativement à la hauteur des yeux d'un conducteur roulant sur cette voie et se dirigeant vers le carrefour.
Le signal sonore s'enclenche en même temps que les feux, et tous ces avertissements cessent et les organes intervenus se déclenchent, par suite du passage du mobile circulant sur la voie stop devant le poteau de carrefour, du fait de l'occultation à cet endroit du flux lumineux qui excite la troisième cellule P3.
Toutefois, Si un autre mobile apparaît sur la voie à stop derrière le premier mobile, tout recommence.
Le dispositif représenté au dessin comporte les parties constituantes suivantes:
I - Les Supports
a) Les potelets. Confectionnés en un matériau solide et résistant aux intempéries, leur forme doit être telle qu'ils se maintiennent rigoureusement d'aplomb et à une hauteur invariable.
Les fig. 1 à 3 montrent une forme appropriée de potelet qui est fixé au sol par une embase 11 destinée à être enrobée dans un bloc de béton enterré.
A sa partie haute, le potelet 12 porte une cavité 13, au fond de laquelle se fixe, soit une cellule P, soit une ampoule E, cavité que l'on peut clore d'une manière et pour des raisons qui seront exposées plus loin.
Le fût présente un conduit 14 pour le passage des conducteurs électriques.
L'implantation des potelets satisfait aux conditions de la fig. 6, laquelle montre qu'un potelet d'éclairement 5 et le potelet à cellule correspondant 6 se situent sur une perpendiculaire à l'axe de la voie, les ouvertures des cavités 13 se trouvant rigoureusement face à face et à même hauteur.
Les potelets d'éclairement 5 sont installés sur la berme de droite et les potelets à cellule 6 sur la berme de gauche. L'éclairement à droite qui ne peut échapper au conducteur, réalise dès lors une sorte de premier signal avertisseur avancé, notamment après la tombée du jour.
b) Le poteau de carrefour. Bien que dans une conception initiale il ait été prévu d'incorporer les moyens d'illumination dans le disque stop lui-même, et que cette manière de faire ne soit nullement exclue ni interdite, un poteau de carrefour indépendant 4 a cependant été prévu. Ce poteau doit posséder des qualités de solidité et d'inaltérabilité, et être implanté de manière stable.
Une forme d'exécution du poteau 4 est représentée aux fig. 4 et 5. Ce poteau 4 est aussi muni d'une embase 15 à enrober dans un bloc de béton enterré.
Une partie basse 16 du poteau comporte un coffret étanche 17 à fermeture inviolable, destiné à servir de logement aux organes de commande qui seront décrits par la suite.
Une partie haute 18 du poteau 4 comporte un boîtier inclinable 19 abritant une ampoule d'illumination I et ses accessoires.
A une hauteur comprise entre 1 m et 1 m50 du sol, une cavité 21 abrite un clignotant C, et plus bas encore, une cavité 22 abrite un dispositif d'éclairement E3.
Le fût est creux et loge les conducteurs de divers circuits.
Les supports décrits peuvent aisément être fabriqués de fonderie, notamment en un alliage d'aluminium approprié, qu'un traitement de surface amènerait le cas échéant à la couleur légale. Ces supports peuvent être d'une seule pièce ou constitués d'un assemblage de pièces séparées.
II - Le dispositif de conversion d'énergies
a) Les cellules photoélectriques. En raison de leur robustesse, de leur inaltérabilité, de leur simplicité et aussi de leur rendement énergétique élevé, les types de cellules photoéllectriques dites photopiles se recommandent. On préférera sans doute les variétés au sélénium ou, mieux encore, celles au silicium, plutôt que celles, plus anciennes, à l'oxyde de cuivre. Mais l'utilisation d'une autre variété, et même de tout autre type de cellules ou de détecteurs électroniques reste possible dans des variantes.
Vu l'extrême sensibilité des photopiles, dont le seuil de fonctionnement convenable ne réclame guère que 10-3 lux (éclairement que peut envoyer une bougie située à 30 mètres de distance sur une surface sensible de 10 cm2), la lumière du jour qui varie, selon les saisons et le moment de la journée de 10 000 à 100 000 lux et parfois même la lumière lunaire (0,2 lux), agissent sur elles.
La puissance exprimée en watt du courant délivré par une photopile découle, en premier lieu, de l'intensité lumineuse reçue. A Paris, dans les meilleures conditions d'ensoleillement, on recueille 100 mW par cm2. En appliquant une résistance, dont il existe une valeur optimum propre à chaque variété de photopile, on dispose, pour un élément de 3 cm3, d'un courant de 70 à 80 mA sous une tension de 0,45 V.
D'une façon générale, le rendement sous la lumière diurne oscille entre 10 et 12 %.
C'est pour abriter au maximum les photopiles de tout éclairement latéral qu'est aménagée la cavité 13 relativement profonde des potelets 6, dont les parois intérieures sont avantageusement colorées en noir et l'ouverture regardant la voie avantageusement germée par une plaque percée d'un orifice circulaire, juste suffisant pour recevoir le flux lumineux émis par le dispositif d'éclairement opposé, cet orifice étant éventuellement garni d'une lentille.
b) L'éclairement. Actuellement, le meilleur éclairement artificiel des photopiles est assuré par des ampoules à filaments de tungstène en atmosphère de krypton. Le rendement énergétique atteint 12 à 15 to.
Le flux lumineux qu'auront à délivrer les ampoules
El, E2 et E3 est, en premier lieu, fonction de la surface sensible de la photopile, qui découle elle-même de l'intensité du courant qu'elle doit développer.
Le flux lumineux est aussi fonction de la largeur de la voie, étant connu que l'éclairement est inversement proportionnel au carré de la distance entre émetteur et récepteur.
Les voies pouvant avoir 8 mètres de largeur, et parfois moins, jusqu'à 16 mètres et plus, l'intensité de l'éclairement reçu, en provenance d'une même source, peut varier de 4 à 1. Cette considération enlève toute pertinence à la fixation préalable d'une puissance quelconque du dispositif d'éclairement, d'autant plus que l'éclairement diurne naturel, de son côté, introduit une perturbation elle-même fluctuante, comme il a été dit.
La seule grandeur constante parmi toutes celles en jeu dans le dispositif de conversion étant le rendement de la cellule photoélectrique adoptée, c'est nécessairement celui-ci qui servira de base aux déterminations.
Les ampoules électriques de série standard à filament de tungstène ont actuellement une efficacité lumineuse de 10 à 16 lumens par watt consommé, selon leur puissance et la tension appliquée.
L'éclairement des cellules ne pouvant pas totalement échapper à l'influence de l'éclairement dû à la lumière du jour, rien ne s'oppose de prévoir un dispositif de modulation de l'éclairement artificiel en fonction inverse de l'éclairement naturel. De tels dispositifs existent déjà en matière d'éclairage public.
Il y a simplement à tenir compte que les photopiles au silicium étant des récepteurs sélectifs, elles accusent leur maximum de sensibilité dans le rouge et qu'en raison de cette particularité, elles utilisent mieux la lumière solaire au fur et à mesure uue l'astre s'incline sur l'horizon. Le rendement énergétique s'accroît donc pendant le parcours du zénith jusqu'au couchant.
Quoi qu'il en soit de la puissance des ampoules, il convient d'y adjoindre des surfaces réfléchissantes à rayon de courbure convenable, pour faire converger le maximum de rayon lumineux sur la lentille de la photopile opposée.
III - Le dispositif d'illumination
a) Le faisceau stable. I1 est produit par une ampoule à incandescence I dont la paroi est avantageusement colorée en jaune-orangé dans la masse.
Comme les ampoules d'éclairement, son alimentation provient d'une source extérieure: secteur, batterie ou accumulateur.
L'ampoule I est disposée à la partie haute du poteau de carrefour 4, dans le boîtier inclinable 19, devant une surface réfléchissante dont le rayon de courbure est tel que le flux lumineux émis se réduise à une raie d'une largeur, autant que possible, voisine de 10 cm, configuration que facilité un jeu de lentilles convergentes. L'inclinaison du boîtier permet d'orienter le faisceau de manière que son extrémité atteigne l'axe de la voie. L'intensité lumineuse du faisceau doit surpasser le niveau de 1 'ensoleillement maximum.
Sachant qu'une source de 1 cm2 d'une intensité de un candela a une luminance de 1 stilb et qu'un candela correspond à un flux lumineux de 12,56 lumens, il en découle que l'efficacité lumineuse minimale en lumens de l'ampoule I devra fournir autant de fois 12,56 lumens que l'ensoleillement à vaincre accusera de stiibs par cm2.
Les évaluations prêtent à la luminance d'une surface réfléchissante grise, ensoleillée, un niveau de 2 stilbs. Le faisceau prévu s'étalant sur 10 cm2 deviendra donc visible avec une efficacité lumineuse de 250 lumens.
Une petite correction s'impose cependant du fait du monochromatisme du faisceau. Il y a lieu, dans un tel cas, de tenir compte de la courbe des facteurs de visibilité qui sont fonction de la longueur d'onde lambda de la lumière considérée. Ce lambda s'étale ici entre 0,58 et 0,65 microns.
Les ampoules du commerce fournissant en lumière visible 7,4 % de la puissance absorbée, c'est finalement une ampoule de 300 watts qui conviendra au mieux dans la plupart des cas.
b) Le feu clignotant C . Emetteur intermittent d'éclairs lumineux, bien connu, le dispositif prévu ici ne se différencie des modèles classiques que par le rythme accéléré du clignotement et la coloration jaune-orangé de la lumière. Il est disposé dans la cavité intermédiaire 21 du poteau de carrefour 4.
IV - Le dispositif de liaison
La connexion des dispositifs décrits séparément cidessus et, partant, la réalisation cohérente de l'agencement prévu, s'obtient par la création de divers circuits au moyen de conducteurs électriques appropriés et l'interposition de divers organes. La fig. 7 est le schéma électrique des liaisons et des organes intervenant dans l'installation.
Ce schéma comprend d'abord un circuit d'alimenta- tion primaire SP venant d'une source de courant et passant avantageusement par un transformateur avant de se subdiviser en plusieurs circuits secondaires, à savoir: - un circuit (a) pour le dispositif d'éclairement des am
poules El, E2 et E3; - un circuit (b) pour le dispositif d'illumination de l'am
poule I et du clignotant C.
Un interrupteur général G, ainsi que deux interrupteurs secondaires g et gl, permettent de mettre ces circuits sous ou hors tension; - un circuit (c) pour les photopiles P1 et P2; - un circuit (d) pour connecter aux moments voulus la
photopile P3 et le circuit (b).
Deux autres circuits secondaires (e) et (f) alimentent respectivement deux autres organes, dont il va être parlé, le tout en une tension peu courante.
Le Cirait (a) est un circuit simple, dont le rôle se borne à alimenter en courant extérieur, de préférence transformé, les lampes El, E2 et E3. Sur ce circuit s'intercalerait, le cas échéant, le système de modulation dont il a été parlé.
Le Circuit (b) est aussi un circuit simple chargé d'alimenter en courant extérieur, de préférence aussi transformé, l'ampoule I et le clignotant C.
Ce circuit, placé sous la dépendance du circuit (c), entre en service dès que ce dernier en réalise la fermeture par des disjoncteurs D1 et D2.
Le Circuit (c) qui établit les liaisons des photopiles avec le circuit (b) se compose de deux points de Wheatstone équilibrés, identiques, complétés chacun d'un relais polarisé RP.
Le premier pont correspond au système de la cellule
P1, l'autre à celui de la cellule P2.
Le schéma de la fig. 7 montre que dans chaque pont les trois branches AB, BC, CD, portent chacune une résistance 0 égale, tandis que la quatrième branche porte deux résistances 01, dont la somme égale 0, et un contact m.
La diagonale théorique AC alimente le montage en courant extérieur par le circuit (e), avantageusement ramené à une basse tension et redressé s'il y a lieu.
Un interrupteur g permet de mettre le pont hors ou sous tension.
La diagonale théorique BD porte un relais polarisé
RP.
Au droit du contact m, est figuré le système accompagnant une cellule. On remarque que la languette de contact la assujettie au relais R1 est solidaire de la languette lb du contact m.
Le fonctionnement d'un pont se déduit du schéma lui-même: la cellule P étant éclairée, la languette la est retenue par le relais électromagnétique R1.
Celui-ci commande le pont qui lui correspond de la façon suivante: le faible courant engendré par la cellule, lequel sert de courant de base à un transistor TS1, provoque dans le collecteur, I'émetteur EM étant à la masse, un accroissement correspondant du courant qui circule à travers le bobinage de R1. Ce courant étant plusieurs fois supérieur au courant de base, le noyau R retient la languette la.
L'interruption du courant de base, due à l'occultation momentanée de l'éclairement de la cellule, fait cesser cette attraction et la languette la retombe, entraînant avec elle la languette solidaire lb qui ouvre le contact m.
Le déséquilibre du pont qui s'ensuit, fait entrer en service le relais polarisé RP 1.
Bien entendu, dès que se rétablit le courant momentanément interrompu, le courant de base circule de nouveau, les languettes reprennent automatiquement leur place respective et le contact m se referme.
Mais le déplacement des languettes qui a animé le relais polarisé RP 1, a eu pour effet de fermer l'un des contacts jumelés u ou u' (selon la polarité développée dans le barreau aimanté pivotant N-S par la bobine Bo) et de mettre, en conséquence, n et s sous tension. Une ampoule connectée à ces bornes s'illuminerait un court instant ou, dans le cas d'une sonnerie-trembleuse, du genre des montages antivols, un bref tintement retentirait.
En supprimant le timbre et le marteau d'une telle sonnerie, le trembleur fait basculer un contacteur à mercure Ho, établissant ainsi la fermeture d'un pôle du circuit (b).
Le pont correspondant à la cellule P2, qui fonctionne exactement de la même manière, a pour rôle de fermer, au moyen du contacteur H2, l'autre pôle du circuit (b), lequel se trouve dès lors en service, d'où résulte l'illumination de J et de C.
Ladite illumination se maintiendra aussi longtemps que les contacteurs H ne changeront pas de position.
Il a été dit que les occultations de P1 et de P2 devaient se succéder dans un intervalle de temps maximal prédéterminé, faute de quoi I et C ne s'illumineraient pas.
Pour réaliser cette condition, on a recours, dans le présent exemple, à une minuterie MT, à réarmement instantané, qui actionne un contact-inverseur coupant le pôle du circuit (b) déjà enclenché après un temps réglable, qui ici sera le temps t .
Le basculement du contacteur replace celle-ci dans sa position idéale.
Le mobile lent qui mettra tardivement en service le système de la cellule P2 et le pont qui la prolonge ne pourra donc fermer le circuit (b) et aucune illumination ne se produira.
Il a été dit aussi qu'un mobile venant du carrefour ne pouvait enclencher l'illumination. Cette condition est réalisée grâce à une barrette fixée au contacteur, qui interdit le renversement du contacteur H2 si l'autre est au repos. Comme le mobile considéré influencerait la cellule P2 avant la cellule Pi, le système d'illumination ne fonctionnera donc pas.
Le Circuit (d), qui réalise la liaison de la photopile
P3 avec le circuit (b) se compose aussi d'un pont de
Wheatstone équilibré et d'un relais polarisé RP3.
On constate une grande ressemblance entre ce circuit et le circuit (c) précédemment décrit. Il existe une même ressemblance dans le fonctionnement jusqu'au trembleur, qui fait aussi basculer un contacteur à mercure H3, mais en sens inverse, de façon à couper le contact avec les pâles du circuit (b), ce qui produit l'extinction de I et de C.
La plupart des éléments constitutifs des circuits (c) et (d) se caractérisent par leur petitesse et leur faible poids, avec néanmoins une robustesse qui les rend pratiquement inusables et les montages dans lesquels ils interviennent, indéréglables.
Tous ces organes peuvent avantageusement être groupés et logés dans une enceinte unique. Le coffret 17 aménagé à la base du poteau de carrefour est prévu pour constituer cette enceinte. Soigneusement rendue étanche et verrouillée, elle protège tout l'appareillage des intem- péries et des dégradations.
Les relais, les contacteurs à mercure et les transistors utilisés étant des organes connus et largement utilisés, une plus ample description n'est pas nécessaire, étant donné au surplus, l'infinie variété des types offerts par les constructeurs.
Cette abondance rend d'autant plus difficile l'énoncé d'exemples numériques précis.
L'exposé ci-dessus a décrit les détails des moyens de réalisation et de fonctionnement d'un agencement pour augmenter l'efficacité du signal STOP .
L'objection qu'un tel dispositif présente une com plexité qui lui fera préférer le feu tricolore est sans pertinence, cette complexité n'étant qu'apparente. Par contre, il est sûr que le prix d'installation est bien moins élevé que celui des trois feux et surtout, que le coût d'utilisation se situe à un niveau beaucoup plus bas.
Les signaux à trois feux , pour être efficaces, doivent fonctionner sans interruption, nuit et jour et, de ce fait, consommer de l'énergie extérieure en permanence.
Le dispositif préconisé ici, bien qu'en service égale ment ininterrompu, ne consomme à vrai dire qu'une très faible énergie extérieure pour l'éclairement des cellules et une énergie à peine plus élevée pour l'illumination, et seulement lorsque ce dispositif fonctionne.
D'un autre point de vue, il arrive fréquement que sur de nombreuses voies de traverses équipées de feux tricolores, et notamment sur des voies vicinales, des stationnements parfaitement superflus soient imposés aux conducteurs à certains moments de la jounrée et de la nuit, que permettrait d'éviter l'installation d'un STOP illuminé.
Enfin, il convient d'observer que le dispositif décrit ne se limite pas à l'équipement des carrefours, mais qu'il peut s'appliquer, avec à peine quelques modifications de détail, par exemple à l'annonce des passages à niveau, gardés ou non, à l'annonce de la proximité d'éco- les, à l'annonce d'intersections particulièrement dangereuses et ainsi de suite.
Il y a lieu de rappeler aussi que le dispositif décrit fonctionne aussi bien sur piles ou sur batteries que sur raccordement au secteur, particularité d'autonomie parfois fort utile sur certains tronçons routiers.
Il doit être dit encore que le dispositif décrit ne réclame ni la modification ni le déplacement et moins encore la suppression des signaux installés, mais renforce ceux-ci et s'y superpose par un dispositif qui en reste totalement indépendant.