Appareil lave-mains pour hôpitaux
La présente invention a pour objet un appareil lave- mains pour hôpitaux.
I1 y a lieu d'attacher une grande importance à la lutte pour la prophylaxie dans tous les lieux fréquentés par les malades, hôpitaux ou dispensaires, lutte qui exige le lavage et la désinfection de tout ce qui peut être contaminé par les malades, donc en particulier les mains des personnes amenées à travailler dans cet environnement.
La destruction des germes pathogenes peut s'effectuer soit par des moyens chimiques, soit par des moyens physiques. I1 semble que la chaleur reste le meilleur moyen de destruction de microbes dans les hôpitaux.
L'appareil selon l'invention, doit pouvoir servir soit pour désinfecter les mains soit pour se désinfecter luimême, d'où l'idée de combiner un stérilisateur avec un lave-mains amélioré.
L'appareil lave-mains pour hôpitaux, objet de l'invention est caractérisé par le fait qu'il comprend une enceinte de lavage et de désinfection munie de passages obturables, pour l'introduction des mains de l'utilisateur, un distributeur d'eau de lavage tiède, un distributeur de produits désinfectants pour les mains, des moyens de séchage des mains par soufflage d'air chaud, des moyens de stérilisation de la chambre de lavage et un dispositif automatique ajustable de programmation des différentes étapes de lavage et de désinfection. Il peut enfin comporter un distributeur de crème adoucissante.
L'enceinte de lavage et de désinfection des mains aura de préférence le plus petit volume possible permettant cependant les mouvements nécessaires au lavage des mains et des poignets. L'avantage d'une enceinte relativement réduite est que le temps de stérilisation peut être raccourci. Comme tous les usagers n'ont pas les mains délicates, le distributeur de crème peut se trouver à l'extérieur de ladite enceinte. Dans ce cas sa commande peut être indépendante du système de programmation.
Il peut être utile ou nécessaire, dans certains cas, d'incorporer cette distribution de crème et son dispositif de commande à l'appareil lui-même.
La répartition et la distribution de l'eau doivent tenir compte de préférence d'une bonne répartition. L'eau nécessaire au lavage des mains pourra être à une température agréable, soit de 35o à 400 C.
La source de chaleur pour le séchage des mains peut aussi fonctionner pour assurer la stérilisation à air chaud de ladite enceinte. Ces deux actions peuvent naturellement être indépendantes l'une de l'autre. On peut prévoir que la désinfection et la stérilisation de l'enceinte elle-même soit réalisée par un flux d'air chaud distribué dans ladite enceinte pendant un certain laps de temps.
Cette stérilisation peut bien entendu être conçue avec d'autres moyens tels que les rayons ultra-violets ou des gaz désinfectants.
L'enceinte de lavage sera avantageusement pourvue d'un sas étanche, en matériaux synthétiques souples résistant à la chaleur et aux agents chimiques désinfectants, permettant le passage des mains de l'utilisateur.
Un système de programmation pourra permettre d'ef fectuer les différentes opérations de lavage et de désinfection des mains, de façon automatique selon une séquence réglée à l'avance. Après un certain nombre d'opérations, nombre prédéterminé à volonté, le système de programmation pourra mettre en marche l'opération de stérilisation de l'enceinte elle-même.
Le fonctionnement d'un tel appareil pourra être relativement simple, des moyens de mise en marche, que ce soit une pédale actionnée par le pied de l'utilisateur ou une cellule photoélectrique, pourra commander l'ouverture de l'enceinte de lavage et la mise en route du programme de l'opération. Ledit programme peut être contrôlé par une minuterie électrique entraînant un arbre porteur de cames actionnant des contacts commandant la mise en marche et l'arrêt des diverses opérations; dans une forme de réalisation plus évoluée, on peut en outre prévoir un système de cames réglables agissant sur des contacts électriques commandant des relais temporisés réglables en fonction du cycle des opérations à effectuer. On peut en outre prévoir un certain nombre de sécurités et de lampes témoins.
A titre de sécurité on peut utiliser par exemple les contacts portés par des relais électro-magnétiques, dans le but d'empêcher que deux opérations se réalisent simultanément. On peut aussi naturellement prévoir une telle sécurité pour empêcher la mise en marche des opérations de lavage des mains alors que l'opération de désinfection de l'appareil est en route.
On peut encore prévoir que l'appareil puisse condamner l'accès d'une porte qui ne pourra être ouverte que lorsque l'utilisateur aura opéré la désinfection de ses mains selon le processus indiqué.
Une extension de l'utilisation de l'appareil selon l'invention peut être prévue pour les lavages chirurgicaux.
Pour une telle utilisation on peut introduire des éléments nouveaux dans l'enceinte de lavage tels que des brosses ou autres instruments de désinfection.
L'appareil selon l'invention présente comme avantages principaux, que les mains ne sont plus lavées à l'air libre laissant échapper les microbes, que tous les germes sont retenus dans l'enceinte fermée puis détruites dans cette même enceinte, enfin que toutes les opérations de lavage, de désinfection et de stérilisation se font automatiquement dans l'enceinte sans que l'utilisateur ait à toucher avec ses mains, un quelconque élément de commande.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme de réalisation de l'appareil selon l'invention.
La fig. 1 est une vue de face de l'appareil;
la fig. 2 est une coupe de côté de l'appareil selon 11-11;
les fig. 3, 4 et 5 représentent une forme d'exécution du système de commande des portes.
L'appareil représenté aux fig. 1 et 2 est constitué de deux enceintes 1 et 2 emboîtées, laissant entre elles un espace suffisant pour permettre une circulation d'eau de refroidissement 13 dans l'enceinte intérieure. L'enceinte intérieure 1 sera avantageusement réalisée en métal conducteur de la chaleur tandis que l'enceinte extérieure 2 doit être réalisée en matériaux réfractaires isolants afin d'éviter une transmission de la chaleur lors de la désinfection de l'appareil à 1200 C.
L'appareil comporte de préférence deux orifices 3 et 4 pour le passage des mains et des poignets de l'utilisateur. Un réservoir 5 contient le désinfectant qui se présente en général sous forme d'un liquide très visqueux.
Il est alors nécessaire d'exercer une pression sur ledit désinfectant pour le faire sortir du réservoir où il est contenu, pression qui peut être exercée par un piston 6 au moyen d'une cartouche d'air comprimé 7. L'eau nécessaire à l'appareil provient du réseau normal 14 et retourne, après utilisation, aux canalisations d'évacuation 10.
Le séchage des mains peut avantageusement être réalisé par un jet d'air chaud et sec produit par l'appareil de chauffage soufflant 12, qui doit être efficace dans un temps aussi court que possible. Dans l'opération de stérilisation de l'appareil, L'enceinte intérieure 1 est portée pendant une durée d'environ 5 minutes à 1200 C. Pour atteindre cette température il est prévu d'utiliser une résistance chauffante électrique 8. A la fin de l'opération de stérilisation, on opère un refroidissement de l'enceinte intérieure par circulation d'eau froide.
L'ouverture et la fermeture des portes 11 sont commandées par cellule photoélectrique de sorte que celles-ci ne sont ouvertes que lorsqu'un usager se sert de l'appareil.
L'ensemble des enceintes 1 et 2 et de l'appareillage de commande est contenu dans une enveloppe 32.
Deux lampes témoins, I'une verte 9, I'autre rouge 9', sont placées en évidence sur l'enveloppe 32 de l'appareil.
La lampe rouge s'allume au moment où le système de programmation commande la fermeture des portes d'accès 1 1 à l'enceinte de lavage 1 et la mise en route de l'opération de désinfection de ladite enceinle. Une sécurité empêche cette opération de désinfection de démarrer tant que la fermeture de ladite enceinte n'est pas complètement réalisée.
Les fig. 3, 4 et 5 donnent, à titre d'exemple, une forme d'exécution du systèrne de commande des portes, sur un appareil de forme différente.
Un moteur réducteur 15 situé au sommel de l'appareil, entraîne un tambour 16 sur lequel s'enroule un câble 17 qui traverse le porte-câble 18.
Le câble comporte à son extrémité une attache 26 à laquelle sont accrochés d'une part deux câbles solidaires de chacune des portes et d'autre part un ressort 27 fixé à la partie inférieure de l'appareil.
Chaque porte est montée en bout d'un axe 24 sur lequel elle est maintenue par un support 21, une bague de serrage 22 et son ressort 25.
L'extrémité de cet axe est engagée dans la douille auto-lubrifiante d'un palier secondaire 23. Ce palier est solidaire d'une pièce 28 fixée sur un flasque 29. L'axe 24 est monté sur coussinets dans le palier 19 du flasque 29.
Ce dernier traverse à force une pièce en profilé 30 soudée sur le côté de l'appareil.
Le moteur 15 commandé par exemple par une cellule photo-électrique, soulève par l'intermédiaire du câble 17 les portes 1 1 et les maintient en position haute. Les ouvertures 3 et 4, de l'appareil sont dégagées. Lorsque le moteur 15 cesse sa traction sur le câble 17, la force de rappel du ressort 27 tire sur ce câble et ramène les portes en position base. Les ouvertures 3 et 4 sont obturées.