Horloge secondaire
L'objet de la présente invention est une horloge secondaire affichant, par la mise en position de mobiles rotatifs, au moins les heures et les minutes, utilisables dans une installation de distribution d'informations horaires, comprenant une horloge-mère élaborant des informations horaires qui comprennent au moins des informations rellatives à l'heure et des informations nela- tives à la minute et qui sont traitées de manière à appa reître sou.s forme d'éléments d'information digitaux répartis en groupes, cette installation de distribution d'informations horaires étant agencée pour transmettre à intervalles de temps réguliers l'ensemble des éléments digitaux qui constituent une information horaire compiète,
ladite horloge secondaire comportant des moyens de réception et de triage de ces éléments digitaux d'information, des mobiles indépendants affichant au moins les heures et les minutes, et des décodeurs à positionnement angulaire comportant une partie rotative et agencés pour recouper au moins une partie des éléments digitaux d'information, chacun desdits mobiles indépendants étant lié à la partie rotative d'un décodeur à positionne- ment angu,lai.re recoupant les éléments digitaux d'information présents au moins dans ceux desdits groupes concernant l'information horaire que doit afficher le mobile.
On connaît des dispositifs de distribution horaire dans lesquels l'horloge-mère.envoie des signaux à interval les réguliers, en général une seconde ou une minute.
Cependant, ces signaux sont des impulsions isolées qui font avancer l'horloge secondaire d'un pas par rapport à la position atteinte lors du dernier signal. Ces horloges doivent donc être remises à l'heure spécialement chaque fois qu'une interruption ou une perturbation leur a fait manquer une impulsion. C'est là un inconvénient qui devient majeur lorsque les horloges doivent être commandées sur une longue distance, notamment par ondes hertziennes. Un autre dispositif qui répète la totalité de
I'information horaire à chaque fois est connu, il s'agit de l'horloge parlante. Cependant celle-ci n'est pas apte à commander directement des mouvements d'horloges second aires. La transmission d'informations complètes codées, aptes à commander un appareil récepteur est également connue dans le domaine de l'automation.
Cependant ce système n'a pas jusqu'ici été utilisé dans la distribution d'informations horaires à des horloges secondaires et on ne connaît pas d'horloges secondaires de type susmentionné utilisables dans une installation fonctionnant selon ce système.
Si l'on veut utiliser ce système pour la distribution d'informations horaires à des horloges secondaires, on se heurte à un inconvénient notable. I1 s'agit de la mise en position de l'aiguille des heures. Dans les dispositifs où seule l'aiguille des minutes est entraînée par des signaux électriques, alors que l'aiguille des heures est entraînée par le mouvement de l'aiguille des minutes à l'aide d'un dispositif de minuterie, l'aiguille des heures avance progressivement d'un chiffre au suivant au fur et à mesure que l'aiguille des minutes accomplit sa révolution d'une heure. Ainsi, par exemple, lorsqu'il est 10 heures et 40 minutes, l'aiguille des heures se trouve déjà aux deux-tiers du chemin entre le chiffre 10 et le chiffre 11.
Ce dispositif présente par contre un grave inconvénient lorsqu'il s'agit de remettre à l'heure l'hor- loge secondaire, car, selon le cas, il peut être nécessaire de faire effectuer à l'aiguille des minutes jusqu'à douze révolutions, afin de remettre l'aiguille des heures en position. Avec un dispositif dans lequel le mobile des minutes et le mobile des heures sont commandés indépendamment l'un de l'autre par des signaux électriques, cet inconvénient ne se présente pas, et une seule révolution de chacun des mobiles peut suffire à effectuer la mise à l'heure de l'horloge secondaire.
Des dispositifs fournissant, à partir d'une horloge-mère mécanique ou électronique des informations complètes à un dispositif affichant ou enregistrant l'heure d'une manière digitale, comme les horloges que l'on voit en maints endroits et qui, par exemple pour indiquer qu'il est 9 heures moins 5 minutes, affiche digitalement 8 heures 55 minutes, sont connus.
On pourrait songer à appliquer les mêmes signaux codés à des horloges secondaires affichant l'heure au moyen d'aiguilles, mais alors s'il est par exemple 9 heures moins 5 minutes (ou 8 heures 55 minutes), l'aiguille des heures se trouvera positionnée sur le chiffre 8, alors que l'aiguille des minutes sera sur le chiffre 11, ce qui tendra à indiquer aux personnes regardant l'horloge qu'il est 8 heures moins 5 minutes et non pas 9 heures moins 5 minutes.
Un dispositif élaborant, à partir d'une horloge-mère rotative, de tels signaux horaires codés est décrit par exemple dans la publication Family of new binary code generators announced de la maison The A. W. Haydon Company du 25 octobre 1960; des dliEspositifs du même genre se trouvant aussi partiellement décrits dans les exposes de brevet USA No 3275807 (Samuel D.
Harper) du 27 septembre 1966 et français No 1329951 (Bryans Aeroquipment Limited) du 6 mai 1963 et
No 1320073 (Guy Le Boeuf) du 28 janvier 1963. Des décodeurs rotatifs aptes à commander, sur la base de ces signaux, des horloges secondaires ou dispositifs d'affichage rotatifs de telle manière qu'un disque décodeur rotatif soit solidaire de chaque mobile afficheur (heures, minutes, éventuellement secondes), sont décrits dans différents exposés de brevet, notamment le brevet français No 1158150 (Bendix Aviation Corporation) du 13 janvier 1958, de même que dans le brevet belge
No 639887 (P. Vogel & Cie) du 14 mai 1964.
En combinant les divers éléments décrits dans les publications susmentionnées, on en arriverait à obtenir un dispositif de distribution d'informations horaires comprenant des horloges secondaires à affichage par mobiles rotatifs (aiguilles), mais ce dispositif n'éliminerait pas l'inconvénient mentionné plus haut qui se présente si l'on veut actionner une horloge secondaire affichant l'heure au moyen d'aiguilles par des signaux électriques codés destinés à un affichage digital de l'heure, inconvénient consistant dans le fait, susmentionné, qu'à certaines heures (par exemple 9 heures moins 5 minutes, l'horloge fournirait une indication ne correspondant pas à celle qu'une horloge conventionnelle fournirait à la même heure, ce qui serait source de confusion.
L'un des exposes de brevet susmentionné (français No 1320073) décrit bien un dispositif, pour imlpression digitale de l'heure, dans lequel, dès que l'heure indiquée n'est pas une heure entière , sont imprimées les deux indications de l'heure qui vient de passer et de l'heure qui va venir.
En variante, un dispositif auxiliaire est même prévu pour que l'heure passée soit imprimée durant la première demi-heure et l'heure prochaine soit imprimée durant la seconde demi-heure: il n'en résulte pas moins des risques de confusion, car, aux environs de la demi-heure, l'indication des heures n'en passe pas moins brusquement de la valeur entière précédente à la valeur entière suivante. Le problème de la mise en position correcte du mobile des heures dans le cas d'une horloge secondaire à affichage par mobiles rotatifs, ne se trouverait donc nullement résolu en combinant les mesures particulières proposées par ledit exposé de brevet avec celles proposées par les autres exposés de brevet susmentionnés.
Le but de la présente invention est de fournir une horloge secondaire du type susmentionné pouvant être mise automatiquement, par les signaux fournis par l'installation de distribution horaire dans laquelle elle s'in tègre, complètement à l'heure à des intervalles de temps réguliers et de manière telle qu'à n'importe quelle heure,
I'affichage fourni par cette horloge secondaire corresponde d'une manière évitant tout risque de confusion visuelle à l'affichage que fournirait à cette même heure une horloge ordinaire.
L'horloge secondaire selon la présente invention est caractérisée en ce que le décodeur dont la partie rotative est liée au mobile indiquant les heures, est agencé de manière à positionner ce mobile, non seulement suivant les éléments digitaux d'information concernant les heures, mais également suivant certains éléments digitaux d'information concernant les minutes et représentant des fractions d'heure.
Dans une forme d'exécution préférentielle, le décodeur dont la partie rotative est liée au mobile indiquant les heures, est agencé pour que ladite mise en position du mobile également suivant des éléments digitaux d'information pris parmi ceux qui concernent les minutes, soit faite suivant ceux de ces éléments digitaux d'information qui concernent les dizaines de minutes, c'est-à-dire les sixième d'heure.
Une forme d'exécution de l'horloge secondaire selon l'invention, dans le cadre d'un dispositif de distribution d'informations horaires du type en question, est maintenant décrite en liaison avec le dessin annexé dans lequel:
la fig. 1 est un diagramme illustrant la transposition de l'information concernant les heures;
la fig. 2 est un diagramme illustrant la transposition de l'information concernant les minutes:
la fig. 3 est une vue schématique d'un analyseur codeur-décodeur rotatif, qui pourrait également constituer l'analyseur-codeur d'une horloge-mère et constituant le décodeur à positionnement angulaire de l'horloge secondaire décrite:
la fig. 4 est une vue du disque décodeur équipant l'organe montré fig. 3 pour le positionnement du mobile des heures:
:
la fig. 5 est une vue du disque décodeur équipant l'organe montré fig. 3 pour le positionnement du mobile des minutes et pour le positionnement du mobile des secondes;
la fig. 6 est une vue d'une horloge secondaire capable d'afficher les heures, les minutes et les secondes, et
la fig. 7 est le schéma électrique de l'horloge secondaire montrée fig. 6.
Sur le diagramme de la fig. 1, on voit douze colonnes représentant chacune une des douze heures dont l'indication figure en haut de la colonne. Dans une treizième colonne indicative, située tout à gauche, sont portés deux groupes d'éléments digitaux d'information A et
B, on voit que le groupe A est à trois éléments digitaux
Al, A2 et A3, tandis que le groupe B est à quatre éléments digitaux B1, B2, B3 et B4. A côté de chaque élément est indiquée la combinaison de canaux binaires qui le détermine, par exemple à côté de B2 on a bin3.
bin4, ce qui signifie que l'élément B2 est déterminé par une absence de signal (ou un signal inverse ) sur le canal binaire 3 et par la présence d'un signal sur le canal binaire 4. Lorsque des indications bin sont entre parenthèses, cela signifie qu'elles ont logiquement leur place à cet endroit, mais qu'elles ne sont pas nécessaires à la détermination de l'élément. Cela se produit toutes les fois que toutes les possibilités binaires d'un groupe ne sont pas utilisées, c'est-à-dire lorsque le nombre d'éléments d'un groupe n est pas une puissance de 2 (2, 4, 8, etc.).
En alignement avec l'indication des groupes A, B, et traversant les douze colonnes marquant les heures, des champs représentant les éléments digitaux d'informati on sont tracés. Dans toutes les colonnes correspondant aux heures dont l'information transposée comporte un desdits éléments, le champ correspondant est hachuré.
On voit que l'information des quatre premières heures comporte l'élément Al, celle des quatre suivantes, l'élé- ment A2, et celle des quatre dernières, l'élément A3.
L'information transposée de chacune des heures subdivisant ces suites de quatre heures comporte un élément différent du groupe B, par exemple dans la suite (4, 5, 6, 7),
I'information transposée de l'heure 4 comprend l'élément Bi, celle de l'heure 5, l'élément B2, celle de l'heure 6 l'élément B3 et celle de l'heure 7 l'élément B4. Les informations des deux autres suites (0, 1, 2, 3) et (8, 9, 10, 11) sont subdivisées de la même manière. On voit donc que pour chaque heure dIfférente, on a un ensemble d'éléments du groupe A et d'éléments du groupe B différent.
L'information portée par les deux groupes A et B d'éléments digitaux d'information constitue l'information des heures.
La fig. 2 indique de la même manière la transposition de l'information des minutes dans des groupes d'éléments digitaux d'information C, D, E, et F. Le principe de la transposition est exactement le même que pour les heures, cependant, comme on doit différencier soixante cas, on doit faire appel à un plus grand nombre de groupes. On voit que le groupe C distingue les 30 premières minutes et les 30 dernières, le groupe D distingue des ensembles de 10 minutes à l'intérieur des ensembles de 30 minutes définis par le groupe C. Le groupe E divise ces ensembles de 10 minutes en deux ensembles de 5 minutes et enfin, le groupe F définit les minutes dans chacun desdits ensembles de 5 minutes. L'information des minutes transposée est donc répartie en quatre groupes.
On remarque qu'au lieu d'avoir deux groupes
C et E à deux éléments, on aurait pu avoir un seul groupe à quatre éléments, la solution choisie permet cependant de disposer d'informations correspondant à 10 minutes, ce qui n'aurait pas été le cas avec ladite variante. Comme on le verra, ces informations correspondant à dix minutes sont utiles pour le positionnement du mobile des heures.
On remarque aussi que les groupes C et E n'utilisent pour définir leurs éléments qu'un seul canal binaire chacune, le groupe D utilise deux canaux binaires, et le groupe F utilise trois canaux binaires puisque son nombre d'éléments est supérieur à quatre.
La transposition de l'information des secondes est faite exactement comme celle de l'information des minutes. Aux groupes C, D, E et F correspondent respectivement les groupes G, H, J et K. Aux canaux binaires 5 à 11 (fig. 2) définissant les éléments des groupes mis nu,te correspondent des canaux binaires 12 à 18 définaissant les éléments des groupes secondes .
On voit donc que l'ensemble de l'information horaire est transposée en dix groupes d'éléments digitaux d'informations à deux, trois, quatre ou cinq éléments, le nombre total d'éléments étant de 31.
Des analyseurs-codeurs présents dans une horlogemère fonctionneront donc de manière à effectuer cette transposition: et des décodeurs à positionnement angulaire, présents dans les horloges secondaires qui fonction neront en dépendance de cette horloge-mère, auront à recouper chacun certains de ces éléments digitaux pour rétablir l'information horaire complète.
La fig. 3 montre un organe analyseur-codeurdécodeur rotatif , susceptible d'être utilisé pour réaliser aussi bien la première que la seconde de ces deux fonc tions, mais auquel, pour équiper l'horloge-mère, on préférera généralement un dispositif effectuant cette fonction électroniquement, l'organe ci-décrit étant par contre plus avantageux pour les horloges secondaires.
On voit à la fig. 3 qu'il est constitué par un disque 1 recouvert d'une couche conductrice, cette couche étant par endroit enlevée de telle manière que les surfaces non conductrices qui apparaissent forment des segments de couronnes 7 nommés ci-après segments isolants. Ces segments iso lants sont disposés par groupes correspondant aux groupes d'éléments digitaux d'informations.
Par exemple, les segments correspondant à un groupe à trois éléments se répartissent sur trois ailrconférences de rayons différents r1, r., r,, ces segments s'étendant chacun sur un ou plusieurs secteurs dle telle manière que sur tous les secteurs du disque s'étende l'un dle ces segments situés sur une de ces trois circonférences.
Des balais 3 élec°riquemlent conducteurs s'appuient à la surface du disque, chacun à un point de l'une desdites circonférences, ces points d'appui étant alignés radialement, ces balais, comme les segments, sont groupés d'une manière correspondante aux groupes d'éléments digitaux d'informations, un groupe de trois balais correspondant, par exemple, à un groupe de segments situés sur trois circonférences, ceci de telles sorte qu'un des balais s'appuie toujours sur un segment isolant, tandis que les deux autres s'appuient sur la surface conductrice.
Si, dans un circuit électrique commandant un dispositif d'accouplement (9, 10, 11, 12) (fig. 3), capable, lorsqu'un courant parcourt ce circuit, de faire tourner le disque 1 en lui transmettant le mouvement d'un moteur 21, on intercale le contact constitué par l'un des balais 3 et la surface conductrice du disque 1.
celle-ci étant en contact permanent avec un balai auxiliaire 4 permettant de fermer le circuit sur une source de tension 6, le disque tournera jusqu'à ce que le balai en question s'appuie sur un segment isolant 2. Le choix de celui des balais à intercaler dans le circuit permet donc d'assurer le p,osiíonnement du disque dans un ensemble de secteur correspondant à celui où ceux des segments 2 situés sur la circonférence où s'appuie le balai en question.
Plusieurs groupes de segments isolants et de balais permettent de préciser la position du disque par recoupement, le dispositif de la fig. 3, par exemple, présente trois groupes. Pour cela, la disposition des segments des second et troisième groupes doit correspondre à une subdivision des segments du premier groupe. Dans chacun des deuxième et troisième groupes, un balai est mis en contact en parallèle avec le balai du premier groupe. Pour que le disque s'arrête de tourner, il faut donc que chacun des trois balais qui sont maintenant en parallèle, s'appuie sur un segment isolant.
Le choix du balai mis en circuit dans chaque groupe est fait dans
le cas du dispositif selon da fig. 3, par les contacts de quatre relais 5 commandés chacun par une information
extérieure, on voit que le choix entre les deux balais d'un groupe à deux éléments est réalisé par un seul relais
tandis que le choix entre les trois balais d'un groupe à trois éléments est réalisé par deux relais dont les contacts sont combinés.
Lorsque ces quatre relais 5 sont en position relâchée, comme illustré en fig. 3, le courant circule et le disque tourne. jusqu'à ce que le secteur S du disque 1 arrive sous les balais. En faisant tirer l'un des relais de manière à permuter par exemple la connexion des balais extérieurs on ferait tourner le disque 1 jusqu'à ce que le secteur S' se trouve sous les balais. Pour un disque devant effectuer le recoupement correspondant au diagramme de la fig. 1, les différents groupes de segments isolants correspondent angulairement à l'arrangement linéaire des groupes représentés à cette figure. Le choix des balais est fait en correspondance avec l'information transposée des heures, et le positionnement du disque se fait toujours sur celui des douze secteurs correspondant à cette information.
L'élément travaille ainsi en décodeur à positionnement angulaire, l'information digitale étant introduite sur les groupes de balais et l'information directe étant donnée par le positionnement angulaire que prend le disque.
Pour fonctionner en analyseur-codeur, le circuit électrique devrait être légèrement différent. En effet, la position du disque constitue dans ce cas l'information d'entrée à transporter. Le dispositif balai-segment effectue en quelques sortes l'analyse de cette information et l'on obtient sur les balais l'information codée ou transposée.
II suffit pour cela d'amener une tension sur le balai auxiliaire et de déterminer quel balai de chaque groupe est exempt de tension. C'est dans chaque groupe le balai exempt de tension qui porte l'information digitale. Un tel dispositif pourrait être utilisé dans l'horloge-mère.
La fig. 4 représente le disque 1h dont est muni le décodeur du dispositif décrit, afin d'obtenir un positionnement correspondant à l'information des heures.
On voit au centre un groupe de segments isolants A à trois éléments, dont chacun couvre un tiers de circonférence et correspond à une sulite de quatre heures. A l'extérieur de ce premier groupe, un second groupe à quatre éle'ments subdivise les trois secteurs déterminés par le premier groupe. Sur chacune des quatre circonférences en question, un segment isolant se répète trois fois, une fois pour chaque secteur à subdiviser. Ces deux premiers groupes d'éléments suffiraient à établir le positionnement des heures, cependant, et cela est une particularité du système décrit, on tient à positionner le mobile des heures. non seulement en fonction de l'information des heures. mais également en fonction de l'information des minutes correspondant à des sixièmes d'heure. donc à des périodes de dix minutes. On a.
pour cela, sur le disque, à l'extérieur du groupe des segments définissant les heures, tout d'abord un premier groupe C de segments définissant les demi-heures et correspondant au groupe C de la fig. 2, et ensuite un second groupe D de segments, réparti sur trois circonférences et définissant des tiers de demi-heures soit des sixièmes d'heure. Ces derniers segments sont destinés à déterminer, avec toute la précision désirable, la position d'arrêt du disque. Pour cette raison, ils ne sont pas de forme allongée, couvrant tout un secteur, mais en forme de points définissant chacun une position bien définie du disque.
Si, par hasard, le disque n'est pas exactement posi tionné. il recommence à tourner pour venir au point exact voulu. Si donc, on amène les éléments d'information des groupes A, B, C et D sur les balais d'un décodeur dont le disque correspond à la fig. 4 en plaçant les relais 5 (fig. 3) dans des positions qui correspondent à une information horaire comprenant les groupes d'éléments nécessaires pour déterminer l'heure et la dizaine de minutes, ce disque prendra la position que doit avoir l'aiguille des heures d'une horloge secondaire. Il faut remarquer que l'avancement toutes les dix minutes de cette aiguille d'un sixième espace horaire constitue un gros avantage par rapport à un système dans lequel l'aiguille des heures n'avancerait qu'une fois par heure.
En effet, dans un tel système quand il est, par exemple, huit heures 50 minutes, l'aiguille des heures se trouve encore sur le huit, ce qui donne à penser qu'il est sept heures 50 minutes. Avec le système décrit, lorsqu'il est, par exemple 8 heures 40 minutes, l'aiguille des heures se trouve déjà plus près du chiffre 9 que du chiffre 8, ce qui évite toute confusion de ce genre.
La fig. 5 représente le disque lm applicable au positionnement du mobile des minutes. Son fonctionnement est analogue à celui précédemment décrit pour le mobile des heures. I1 y a lieu de noter qu'au lieu de se positionner selon les 72eS de circonférences (un sixième d'heure représentant pour l'aiguille des heures, le 6e d'un 12 de circonférence) le mobile des minutes se positionne selon les 60eS de circonférence. La répartition angulaire des groupes de segments correspond à la répartition linéaire des groupes représentés à la fig. 2.
Comme pour le disque des heures, les segments qui déterminent les plus petits écarts angulaires sont en forme de points et non allongés.
Le disque selon la fig. 5 équipe le décodeur positionnant le mobile des secondes qui est identique à celui qui positionne le mobile des minutes. Les dénominations se rapportant au disque secondes sont portées entre parenthèses sur la fig. 5. On voit également aux fig. 4 et 5 des trous de positionnement 14 destinés à la goupille du dispositif d'arrêt qui sera mentionné plus loin.
La fig. 6 représente une horloge secondaire complète.
On voit que l'élément moteur 21 est unique pour les trois mobiles indiquant les heures, les minutes et les secondes. Ce sont trois dispositifs d'embrayage qui commandent le mouvement ou rarrêt des trois disques de décodeur. A chaque disque est associé un levier 7, mobile sur un axe 8 et portant à une extrémité un cône rotatif d'embrayage 9 qui peut, suivant la position du levier 7, servir de renvoi entre une galette 10 solidaire du moteur tournant en permanence et le bord du disque 1. Le levier 7 est mis en position par un électro-aimant 11 qui attire une armature 12 située à l'autre extrémité du levier 7. Lorsque cet électro-ai(mant 11 est excité, le cône d'embrayage se met en place et fait tourner le disque de décodeur 1.
Lorsque cet électro-aimant ne reçoit pas de courant, un ressort (non représenté) rappelle ledit levier 7, dont l'extrémité portant l'armature 12 porte également un organe d'arrêt 13 qui bloque le disque sitôt que l'électro-aimant 1 1 est désexcité. Dans l'exécution représentée, cet organe d'arrêt est constitué par une goupille qui vient se placer dans un trou 14 situé à la périphérie du disque lequel se trouve ainsi bloqué. En variante, cet organe d'arrêt pourrait également n'être constitué que par une pièce venant s'appuyer sur le revers du disque ou contre son bord.
On voit également à la fig. 6, appliqués sur la face avant de chacun des trois décodeurs, les groupes de balais 3 et le balai auxiliaire 4. Conformément au câblage montré fig. 3, chacun des balais auxiliaires 4 est connecté à une extrémité de la bobine de l'élecbro- aimant 11 correspondant, positionné derrière le disque,
I'autre extrémité de la bobine de chaque électro-aimant étant connectée à l'une des bornes de la source de tension 6. Chacun des balais 3 de chaque groupe est connecté à un contact des relais que l'on verra sur la fig. 7.
Des signes de renvoi indiquent la correspondance entre les connexions que l'on voit sur la fig. 6 et celle que l'on voit sur la fig. 7, ces signes correspondent du reste à la désignation des balais suivant les éléments digitaux d'information qu'ils représentent.
On voit encore à la fig. 6 les arbres 15, 16 et 17 solidaires respectivement du disque 1h du décodeur des heures, du disque lm du décodeur des minutes et du disque is du décodeur des secondes. Ces trois arbres sont coaxiaux et sont appelés à porter les aiguilles des heures, des minutes et des secondes à leur extrémité antérieure, ces aiguilles se déplaçant devant un cadran horaire (non représenté) traversé en son centre par l'extrémité desdits arbres.
La fig. 7 montre le détail des circuits électriques commandant l'horloge secondaire. Sur cette figure, on voit 18 relais Bin l-Bin 18 correspondant aux 18 canaux binaires qui transmettent l'information horaire constituée par les éléments digitaux d'information élaborés dans l'horloge-mère. Des accolades indiquent l'appartenance de ces relais aux dix groupes d'éléments digitaux d'information en correspondance avec les fig. 1 et 2.
Ces relais comportent des contacts qui sont interconnec- tés de manière à rétablir par combinaison les 31 éléments d'information répartis dans les dix groupes susmentionnés. Ces contacts sont ordonnés de manière telle que, dans chaque groupe, seule une connexion de balai soit reliée à la source de tension et ils réalisent ainsi la fonction des relais 5 montrés fig. 3. Il faut remarquer que les relais des groupes C et D ont leurs contacts doublés puisque l'information de ces groupes doit être fournie à la fois au décodeur des heures et au décodeur des minutes. A la fig. 7 sont également dessinées les connexions
ST par lesquelles se fait le retour du courant des électro-aimants 1 1 à la source de tension.
Ainsi, les signaux que reçoit l'horloge secondaire à chaque seconde commandent tous les relais Binl-Binl8 en les mettant chacun dans une position déterminée telle que, sur chaque décodeur un balai de chaque groupe soit relié à la source de tension, les autres étant déconnectés. Tant qu'au moins un balai connecté à la source de tension appuie sur la surface conductrice d'un disque de décodeur, l'électro-aimant de ce décodeur reçoit du courant et le disque en question tourne, lorsque le balai connecté à la source de tension de chacun des groupes affectant un décodeur s'appuie sur un segment isolant, l'électro-aiman,t ne reçoit plus de courant et le disque en question s'immobilise.
C'est ainsi qu'est faite la mise en position de chacun des trois mobiles indicateurs d'une horloge secondaire. Il y a lieu de remarquer que ces mises en position sont indépendantes l,'une de l'autre; quelle que soit la position de départ, chacun des mobiles doit faire au maximum un tour pour que l'horloge soit milse à l'heure, c'est-à-dire, par exemple, que même lorsqu'à la suite d'une interruption de service, l'écart à rattraper dépasse une heure, le mobile des minutes n'aura pas à faire plus d'un tour, donc la remise à l'heure s'effectue rapidement et sans mouvements inutiles quel que soit le retard à rattrapper. C'est là l'un des grands avantages du système décrit.
Une amélioration importante que l'on pourrait apporter à l'horloge secondaire, dans le cas par exemple où elle serait montée sur un navire recevant les éléments d'information par voie hertzienne dans le cadre d'un réseau de distribution mondial, consisterait à munir l'horloge secondaire d'un commutateur pour fuseau horaire, qui, selon le fuseau où le navire se trouve, transcoderait les éléments d'information A et B selon le tableau suivant,
dans lequel la première colonne représente les combinaisons A-B pour l'heure GMT (par exemple A-Bt pour 11 heures) tandis que les colonnes des différents fuseaux horaires représentent la combinaison transcodée (par exemple At-B3 pour le fuseau horaire -9 en coreespondance avec A3-Bo représentant 11 heures GMT).
Table de commntation des signaux horaires
selon les différents fuseaux horaiires
-11 -10 -9 -8 -7 -6 -5 -4 -3 -2 -1
GMT +1 +2 +3 +4 +5 +6 +7 +8 +9 +10 +11
O Al-Bl A1-B2 A1-B3 A1-B4 A2-B1 A2-B2 A2-B3 A2-B4 A3-B1 A3-B2 A3-B3 A3-B4
1 A1-B2 A1-B3 A1-B4 A2-B1 A2-B2 A2-B3 A2-B4 A3-B1 A3-B2 A3-B3 A3-B4 Al-Bl
2 A1-B3 A1-B4 A2-B1 A2-B2 A2-B3 A2-B4 A3-B1 A3-B2 A3-B3 A3-B4 Al-Bl A1-B2
3 A1-B4 A2-B1 A2-B2 A2-B3 A2-B4 A3-B1 A3-B2
A3-B3 A3-B4 Al-Bl A1-B2 A1-B3
4 A2-B1 A2-B2 A2-B3 A2-B4 A3-B1 A3-B2 A3-B3 A3-B4 Al-Bl A1-B2 A1-B3 A1-B4
5 A2-B2 A2-B3 A2-B4 A3-B1 A3-B2 A3-B3 A3-B4 Al-Bl A1-B2 A1-B3 A1-B4 A2-B1
6 A2-B3 A2-B4 A3-B1 A3-B2 A3-B3 A3-B4 Al-Bl A1-B2 A1-B3 A1-B4 A2-B1 A2-B2
7 A2-B4 A3-B1 A3-B2 A3-B3 A3-B4 Al-Bl A1-B2 A1-B3 A1-B4 A2-B1 A2-B2 A2-B3
8 A3-B1 A3-B2 A3-B3 A3-B4 Al-Bi A1-B2 A1-B3 A1-B4 A2-B1 A2-B2 A2-B3
A2-B4
9 A3-B2 A3-B3 A3-B4 Al-Bl A1-B2 A1-B3 A1-B4 A2-B1 A2-B2 A2-B3 A2-B4 A3-B1
10 A3-B3 A3-B4 Al-Bl A1-B2 A1-B3 Al-B4 A2-B1 A2-B2 A2-B3 A2-B4 A3-B1 A3-B2
11 A3-B4 Al-Bl A1-B2 A1-B3 A1-B4 A2-B1 A2-B2 A2-B3 A2-B4 A3-B1 A3-B2 A3-B3
Ainsi, avec ce commutateur transcodeur, on pourrait toujours faire afficher par 1'horloge l'heure du fuseau horaire dans lequel on se trouve.