CH512618A - Procédé de fabrication par voie purement mécanique d'une étoffe non tissée - Google Patents

Procédé de fabrication par voie purement mécanique d'une étoffe non tissée

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CH512618A
CH512618A CH1322167A CH1322167A CH512618A CH 512618 A CH512618 A CH 512618A CH 1322167 A CH1322167 A CH 1322167A CH 1322167 A CH1322167 A CH 1322167A CH 512618 A CH512618 A CH 512618A
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CH1322167A
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    • D—TEXTILES; PAPER
    • D04—BRAIDING; LACE-MAKING; KNITTING; TRIMMINGS; NON-WOVEN FABRICS
    • D04H—MAKING TEXTILE FABRICS, e.g. FROM FIBRES OR FILAMENTARY MATERIAL; FABRICS MADE BY SUCH PROCESSES OR APPARATUS, e.g. FELTS, NON-WOVEN FABRICS; COTTON-WOOL; WADDING ; NON-WOVEN FABRICS FROM STAPLE FIBRES, FILAMENTS OR YARNS, BONDED WITH AT LEAST ONE WEB-LIKE MATERIAL DURING THEIR CONSOLIDATION
    • D04H11/00—Non-woven pile fabrics
    • D04H11/08—Non-woven pile fabrics formed by creation of a pile on at least one surface of a non-woven fabric without addition of pile-forming material, e.g. by needling, by differential shrinking

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  • Engineering & Computer Science (AREA)
  • Textile Engineering (AREA)
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Description


  Procédé de     fabrication    par voie purement mécanique d'une étoffe non     tissée       La présente invention concerne la fabrication des  étoffes non tissées formées par un enchevêtrement de  fils ou de fibres présentant sur une de leurs faces un       aspect    touffu, poilu ou bouclé.  



  Depuis longtemps déjà, on fabrique des feutres en  matières synthétiques à partir de fibres ou de filaments  enchevêtrés formant des nappes, consolidées ultérieure  ment par des moyens variés dont l'un des plus usités  est l'aiguilletage.  



  On obtient ainsi des feutres denses, de     surface        rèche     ou parfois duveteuse, mais relativement unie et ferme,  ne possédant pas les qualités de moelleux d'une four  rure, par exemple, ou d'étoffes à poils ou à boucles  utilisées dans la confection de tapis.  



  On connaît déjà par ailleurs de nombreux procédés  de fabrication d'étoffes non tissées, ayant un tel aspect  extérieur poilu ou bouclé, et un toucher moelleux. Selon       certains    procédés, on force à travers un     support    quel  conque, tel qu'un tissu, une feuille de papier, ou une  mousse de plastique ou de caoutchouc, des fils conti  nus formant des boucles dont le sommet peut être en  suite coupé et effiloché pour produire des poils. Le fil  est piqué à travers le support, par exemple par des  machines dites à     tufter.    Cependant, ce fil est cher car  il ne doit présenter aucun défaut et les machines à     tufter     ont un débit relativement faible.  



  Selon d'autres procédés, on force à travers un sup  port des fibres discontinues provenant d'une nappe fi  breuse, en aiguilletant celle-ci à travers ce support. Ces  fibres discontinues sortent de la face du support sous  forme de touffes de poils et c'est donc la nappe fibreuse  elle-même qui les engendre. On obtient de cette façon  des étoffes non tissées aiguilletées, possédant un certain  moelleux. On a même prévu la possibilité de séparer  ensuite le support et la nappe fibreuse pour obtenir un  feutre aiguilleté à poils, sans support intermédiaire.    Enfin, on a déjà proposé de réaliser une étoffe non  tissée, à poils, en forçant par aiguilletage des touffes  de poils d'une     couche      génératrice<B> </B> de fibres discon  tinues à travers une couche de   fondation   également  formée de fibres enchevêtrées.

    



  Mais les feutres poilus ainsi obtenus sont peu sta  bles, car les fibres dont une extrémité est libre dans une       touffe    de poils se détachent facilement de la nappe     ai-          guilletée    du fait de leur faible longueur ; on est obligé,  en conséquence, de soumettre ce genre     d'article    à un  traitement complémentaire visant à renforcer l'adhé  rence des touffes de fibres à leur couche génératrice.  



  Afin d'éliminer cet inconvénient, on pourrait penser  fabriquer des feutres poilus en utilisant à la place de  fibres discontinues des fils ou filaments continus direc  tement issus d'une couche de tels fils enchevêtrés. Il  est, en     effet,    connu de fabriquer des feutres ordinaires  constitués par une multitude de filaments synthétiques  continus, préalablement étirés en vue de conférer des  qualités de     résistance    mécanique au produit, et enche  vêtrés, dont la cohésion est renforcée par un aiguilletage.  On sait d'ailleurs que cette opération entraîne un étirage  supplémentaire des filaments.  



  Parmi les avantages de ces     sortes    d'articles, on peut  noter que la formation d'une nappe feutrée directement  à partir de fils ou filaments synthétiques continus et pré  alablement étirés permet de supprimer les opérations  habituelles de frisure ou de coupe des filaments, néces  saires quand on utilise des fibres discontinues. De plus,  les nappes feutrées de filaments continus étirés offrent  une plus grande résistance à l'usure, les filaments pré  sentant une résistance à l'arrachement nettement supé  rieure à celle des fibres discontinues.  



  Cependant, l'expérience montre que de telles nappes  ne se prêtent pas à la     formation    de touffes de filaments  issus de la nappe elle-même en vue d'améliorer l'aspect  extérieur et le confort du feutre ainsi obtenu.      On peut expliquer ce phénomène par le fait que la  formation de touffes longues, en forçant à l'aide d'ai  guilles des     filaments    continus d'une nappe feutrée à  travers celle-ci, suppose une pénétration profonde de ces  aiguilles ;

   cette pénétration est nettement plus importante  que dans le cas d'un aiguilletage normal visant seule  ment à renforcer la cohésion d'une nappe en orientant       certains    filaments perpendiculairement au plan. de.     celle-          ci;    les filaments ainsi entraînés profondément se rom  pent avant que l'on obtienne un effet esthétique satisfai  sant sur la face de sortie des aiguilles.  



  Par rapport à cet art antérieur, le but de la présente  invention est de fournir un produit d'un genre nouveau,  constitué par une étoffe non tissée ayant l'aspect d'un  tapis ou d'une fourrure, qui soit simple et rapide à fa  briquer, et qui présente conjointement les qualités de  bonne tenue mécanique, de bonne résistance à l'usure,  d'aspect esthétique et de toucher moelleux.  



  L'invention a pour objet un procédé de fabrication  d'une étoffe non tissée par voie purement mécanique  ayant l'aspect d'un tapis ou d'une fourrure, caractérisé  en ce qu'on forme une     neppe    de filaments synthétiques  sensiblement continus, incomplètement étirés,     c'est-          à-dire    possédant une certaine capacité d'allongement  permanent, et très enchevêtrés, et qu'on entraîne des  filaments de cette nappe à travers elle-même, en les  étirant, pour les faire sortir sous forme de boucles sur  une de ses faces, la capacité d'allongement permanent  initiale des filaments étant choisie en raison de la pro  fondeur d'entraînement de ces filaments et de la densité  de peuplement des boucles.  



  L'invention a encore pour objet un dispositif pour  la mise en     oeuvre    de ce procédé comprenant un support  mobile pour la nappe textile, une tête mobile munie d'ai  guilles et une surface complémentaire d'appui de la  nappe textile pourvue d'évidements en regard des ai  guilles, caractérisé en ce que ces aiguilles comportent un  fût à surface lisse et au moins- deux pointes terminales  séparées par une gorge.  



  Enfin, l'invention a également pour objet une étoffe  non tissée obtenue par le procédé précédemment défini  ayant l'aspect d'un tapis ou d'une fourrure composée  d'au moins une nappe de filaments synthétiques sensi  blement     conr nub    enchevêtrés, caractérisée en ce que  des filaments de cette nappe sont orientés à travers la  dite nappe et forment des boucles dont la longueur est  de l'ordre de grandeur de l'épaisseur de la nappe sur  une face au moins de cette dernière.  



  On conçoit maintenant que, par la mise en     oeuvre     de l'invention, on puisse obtenir un effet séduisant en  forçant des boucles de filaments à travers une nappe  dont ils sont issus, sans négliger cependant d'étirer aussi  complètement que possible les filaments de cette nappe,       af,n    de faire bénéficier le produit fini des bonnes carac  téristiques mécaniques propres aux filaments étirés.  



  Les explications suivantes seront illustrées par les  dessins annexés sur lesquels  la     fig.    1 montre un diagramme-allongement con  trainte susceptible d'être obtenu avec un filament syn  thétique continu ;  la     fig.    2 est un schéma d'un     embarrage-frein    ;  les     fig.    3 et 4 montrent une aiguille du dispositif  conforme à l'invention ;  les     fig.    5 et 6 sont une représentation schématique  de deux variantes de réalisation de l'étoffe ;    les     fig.    7 et 8 montrent deux exemples d'articles com  portant une étoffe fabriquée conformément à l'inven  tion.  



  Lorsqu'on pratique l'aiguilletage à l'aide d'aiguilles  à ardillons d'une nappe de fibres quelconques, ces ai  guilles entraînent, dans une direction perpendiculaire à  cette nappe, des touffes de fibres qui apparaissent très  légèrement sur la face de sortie de aiguilles en consti  tuant ce qu'on appelle des   chevilles  . On obtient de  la sorte un enchevêtrement supplémentaire important  des fibres constituant la nappe de base, et ceci en parti  culier sur la face d'entrée des aiguilles, qui acquiert de  ce fait une grande résistance.

   Par contre, la majorité des  fibres qui se trouvent initialement dans les parties infé  rieures de la nappe ne subissent que faiblement l'action  des aiguilles, et restent fixées à la masse générale du  feutre d'une façon beaucoup plus précaire que les fibres  de la surface supérieure, dont une grande partie a été  obligée de pénétrer dans la masse du feutre. La surface  d'entrée des aiguilles est donc, en général, beaucoup  plus solide que la surface de sortie que l'on doit souvent  renforcer par des imprégnations ou enductions de ma  tières plastiques.  



  Lorsque, pour des raisons quelconques, et notam  ment esthétiques, on ne veut pas procéder à des     enduc-          tions    sur la face de sortie des aiguilles, on se trouve  devant une faiblesse de cette face de sortie. On a es  sayé de compenser cette faiblesse en augmentant la  pénétration des aiguilles, c'est-à-dire en provoquant des  touffes ou sorties de chevilles importantes en volume,  mais dans ce cas, les fibres qui prennent ces positions  perpendiculaires à la surface, et même extérieures à la  surface, se détachent facilement, car leur fixation dans  le feutre est insuffisante.  



  On a pu alors penser qu'il serait intéressant de sou  mettre à une pénétration des aiguilles une nappe com  posée de filaments continus au lieu de fibres disconti  nues, les portions de filaments sorties, même profon  dément, de la nappe se trouvant solidement accrochées  à celle-ci par leurs prolongements. Des essais ont été  effectués avec des nappes connues de filaments continus  étirés, mais on a constaté que l'action d'une forte péné  tration des aiguilles aboutit à la rupture des filaments  avant que l'on obtienne l'effet recherché, ces filaments  étant sollicités par l'action des aiguilles au-delà de leur  limite de rupture.  



  Selon l'invention, on prévoit d'entraîner des fila  ments d'une nappe de filaments non étirés, ou plus  exactement incomplètement étirés, à travers cette nappe,  de façon à éviter cette rupture de fils. Ainsi, on dispose  d'une marge de déformation permanente du filament  entraîné sous forme de boucle à travers la nappe avant  d'aboutir à sa     limite    de rupture. Moins le fil sera étiré,  plus la boucle traversant la nappe pourra être longue,  sans risquer de se rompre.  



  Cependant, pour bien cerner l'invention, il convient  de définir clairement ce que l'on entend par l'expression    incomplètement étiré  .  



  Les fils synthétiques tels que, par exemple, de poly  amide, de polyester, ou de polypropylène, ont la pro  priété, une fois solidifiés après la filature, de pouvoir  subir sans rupture, mais avec modification de leur struc  ture, une déformation permanente en général importante  sous l'action d'une traction ; cet allongement permanent  peut être augmenté jusqu'à une limite, plus ou moins  marquée, au-delà de laquelle le     fil    est dit   étiré  , et      ne peut plus guère se déformer     qu'élastiquement    avant  de se rompre.

   Cet état   étiré , bien connu des spécia  listes, et qui résulte d'une orientation des molécules du  produit, est en général recherché et obtenu industrielle  ment par une opération appelée étirage, car c'est lui qui  donne au fil ses meilleures caractéristiques mécaniques.  



  Diverses méthodes permettent de déterminer l'état  d'un fil     synthétique    sortant de la filière, telles que  l'étude aux rayons X des molécules, pratiquée au labo  ratoire, ou l'examen du diagramme     contrainte-déforma-          tion    d'emploi plus commode en pratique. Cette méthode  sera utilisée ici pour caractériser l'état d'un     filament    par  l'allongement permanent qu'il peut subir avant d'abou  tir à l'état étiré.  



  Le diagramme de la     fig.    1 représente l'allongement  jusqu'à la rupture d'un fil synthétique sortant de la  filière en fonction de la tension qui lui est appliquée;  la tension t figure en ordonnée et la longueur 1 en  abscisse.  



  La partie ab du diagramme correspond à la phase  d'étirage proprement dite, c'est-à-dire à la     déformation     permanente du fil qui se poursuit à tension pratiquement  constante. La partie bc correspond à une déformation  élastique, propriété qu'il est aisé de vérifier en relâchant  la tension à partir du point b' : on constate alors que la  relation déformation-contrainte s'inscrit selon     b'B.    La       partie    cd correspond enfin à une déformation perma  nente précédant la rupture, avec destruction des liaisons  entre molécules, striction du fil et rupture en d.  



  On définira ici la capacité d'allongement permanent  du fil par le rapport , c'est-à-dire le rapport entre  l'accroissement de longueur
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   du fil initial sans tension et  la longueur du fil étiré sans tension. La détermination  de cette capacité d'allongement permanent est rendue  aisée par la présence de la zone élastique bc ; en effet,  la contrainte exercée pour effectuer l'étirage peut être  largement indéterminée pour autant qu'elle se situe  dans cette zone.  



  Le domaine de variation de
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   dépend essentielle  ment du polymère et de la façon dont il a été filé. Pour  le   Nylon 6  , par exemple, de viscosité relative 2,8,  cette valeur peut varier de 0,80 à 0 en fonction des  conditions de filature.    On entendra donc par incomplètement  l'état d'un filament dont la capacité d'allongement per  manent est différente de zéro.  



  Ainsi, en possession d'un mode de détermination  simple de cette capacité d'allongement permanent, on  peut en régler la valeur initiale pour des filaments uti  lisés dans la confection d'une nappe textile; il sera  ensuite possible da déterminer expérimentalement à  quelle profondeur on pourra entraîner des filaments à  travers une telle étoffe, pour qu'un certain pourcentage  de ces filaments présente une capacité d'allongement  permanent, après l'opération, aussi proche de zéro que  possible, c'est-à-dire soit pratiquement étiré.  



  Diverses méthodes de réglage de l'état initial du fi  lament, c'est-à-dire de la valeur de sa capacité d'allon  gement permanent, peuvent être appliquées : on peut,  par exemple, utiliser les bancs d'étirage classiques, dont  on réglera expérimentalement les vitesses pour obtenir  la capacité d'allongement permanent désirée.  



  On peut également effectuer un tel réglage directe  ment à la sortie des filières où le fil est fabriqué à partir  du polymère fondu ; à la sortie de ces filières, les fils  sont refroidis, tous les fils d'une même filière étant  entraînés à grande vitesse, soit par une bobineuse, soit  par un organe de traction qui les dépose dans un pot,  soit encore par une tuyère alimentée en air  ces moyens d'entraînement sont placés assez loin de la  filière, de façon que les fils ne collent pas entre eux à  l'état plastique, et forment ce que l'on appellera par la  suite un multifilament.  



  On définit par   rapport de filature   le rapport entre  la vitesse d'entraînement du filament et la vitesse d'écou  lement du liquide dans un trou de la filière. En pratique,  la vitesse d'entraînement du fil est toujours beaucoup  plus grande que la vitesse d'écoulement du liquide dans  un trou de filière, et il en résulte un amincissement con  sidérable du fil pendant que celui-ci est à l'état plas  tique.  



  Cet amincissement est     accompagné    d'une modifica  tion de structure, comme le montre à titre indicatif le  tableau ci-après résultant de mesures expérimentales,  qui illustre une corrélation entre le rapport de filature  delta et la capacité d'allongement permanent.  



  denier;  suivant:  
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          Cependant,    pour un diamètre déterminé des trous  de la filière, le rapport de filature fixe le titre du fil ou  on ne peut donc pas régler complètement la  capacité d'allongement permanent en faisant varier le  rapport de filature.  



  Afin de diminuer la capacité d'allongement perma  nent au-delà des limites fixées par le     rapport    de fila  ture, et indépendamment du titre du fil, ce dernier étant  le titre au point A fig. 1, c'est-à-dire sans tension sur la  bobine ou dans le pot de réception, on peut utiliser  l'artifice suivant: on établit un embarrage-frein sur le  fil entre la filière 1 et le dispositif d'entraînement 2  placé en un endroit où les fils 3 du multifilament 4 sont  encore chauds mais ne collent plus, de façon à effectuer  l'étirage dans des conditions optimales.

   Un exemple de  réalisation de cet embarrage, représenté à la fig. 2, con  siste en deux poulies de détour 5 et 6, et une poulie    intermédiaire 7, à laquelle est appliqué un couple de  freinage dont la valeur est fonction de l'allongement  qu'on désire faire subir au fil entre ces poulies et la  machine de traction.  



  Par exemple, si l'on se place dans le cas d'un rap  port de filature delta égal à 56, on peut faire varier, et  ceci sans changer le titre en denier final, la capacité  d'allongement permanent, en faisant varier la vitesse de  l'embarrage-frein. En appelant le rapport de la vi  tesse d'enroulement à la vitesse
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   de     l'embarrage,    on  obtient expérimentalement des capacités d'allongement       permanent    précisées dans le tableau ci-dessous  
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       Lorsque le dispositif d'entraînement est une tuyère,  il est possible de faire varier la capacité d'allongement  permanent non seulement à l'aide de rouleaux de dé  tour dont la vitesse est maintenue constante, mais en  core en réglant la pression d'air dans la tuyère,

   de telle  sorte qu'il se produit un allongement des filaments entre  l'entrée et la sortie de ladite tuyère.  



  <I>Exemple</I>  En     partant    d'une filière de 200 trous débitant  280 g/mm de polyamide 6, on a produit un multifilament  qui était aspiré dans une tuyère alimentée en air com  primé à 6 kg/cm2 et placée à 1,80 m au-dessous de cette  filière. La vitesse du fil à la     sortie    de la tuyère était d'en  viron 4200 m/mn et le titre du fil évacué sans tension  d'environ 3 deniers. La capacité d'allongement perma  nent des fils du multifilament était alors de 0,08.  



  En conclusion, il est possible de fabriquer directe  ment à la sortie de la filature un multifilament recueilli  sur un organe quelconque, et dont le denier (global et  par filament) ainsi que la capacité d'allongement per  manent
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   sont fixés à l'avance.  



  Pour mettre ensuite en     #uvre    l'invention, on forme,  avec des multifilaments dont la capacité d'allongement  permanent et le denier sont connus, une nappe homogène.  de densité apparente et d'épaisseur sensiblement cons  tantes, et dont tous les filaments élémentaires sont en  chevêtrés à un très haut degré, ceci de façon à donner  à la nappe une certaine cohérence.  



  II existe bien des méthodes pour former une telle  nappe, soit dans l'industrie de la fibre de verre, soit dans  l'industrie des textiles artificiels. D'une façon générale,  ces nappes peuvent être obtenues à partir de distributeurs  de filaments individuels ou de multifilaments débitant le  fil sur un tablier récepteur, lequel défile à une vitesse  nettement inférieure à celle d'arrivée du fil. Des dispo  sitifs auxiliaires de soufflage d'air et d'entraînement  alternatif transversal des distributeurs par rapport au  tablier récepteur, permettent d'accroître l'enchevêtre  ment des fils.  



  Tous les paramètres tels que la composition des       multifilaments,    la vitesse de ceux-ci, la vitesse du tablier,       l'écartement    des dispositifs distributeurs, sont déterminés  expérimentalement en vue d'obtenir une nappe régulière  dont le poids au mètre carré soit connu à l'avance.  



  Cette nappe manque cependant de cohésion et, en       pue    de renforcer celle-ci, on la fait passer, dès sa sortie  du tablier où elle s'est formée, dans une     aiguilleteuse     classique munie d'aiguilles à ardillons. Cet aiguilletage,  relativement peu dense et peu profond pour éviter d'éti  rer les fils soumis à l'action des aiguilles, est principale  ment destiné à faciliter le transport de ladite nappe, ou  à permettre de lui accoler une ou plusieurs autres nap  pes selon les besoins; la présence d'un lubrifiant ou  ensimage pulvérisé à l'entrée de     l'aiguilleteuse    facilite  cette opération.  



  On cherche à obtenir un effet séduisant en forçant  des boucles de filaments à travers cette nappe, sans né  gliger cependant d'étirer aussi complètement que possi  ble les filaments de cette nappe afin d'obtenir un pro  duit fini qui bénéficie des bonnes caractéristiques mé  caniques propres aux filaments étirés.  



  Pour cela, on soumet la nappe à une très profonde  pénétration d'aiguilles qui entraînent, en les étirant, des  filaments de la nappe à travers elle-même.    par ces  Les     portions    de filaments qui sont  aiguilles à travers la nappe seront plus étirées que celles  qui restent enracinées dans la nappe. Cependant, il est  possible de prévoir un appareillage et une méthode pour  effectuer cette opération tels qu'un pourcentage élevé  des filaments soit     complètement    étiré.  



  On peut soumettre la nappe à un aiguilletage très  dans lequel les aiguilles dépassent  profond,     c'est-à-          très    largement l'autre face de la nappe. Cependant, si  on effectue cet aiguilletage à l'aide d'aiguilles à ardil  lons classiques, cette méthode ne fournit que des bou  cles assez pauvres en filaments, boucles de hauteur aléa  toire et     comportant    un nombre de brins très variable.  



  Pour     obtenir    des boucles d'un bel aspect, formées  régulièrement, il serait souhaitable d'entraîner toujours  nappe, et toujours  à travers  la même quantité de  à la même profondeur pour un réglage donné de la  machine. Pour cette raison, il est préférable d'utiliser  les aiguilles spéciales représentées aux     fig.    3 et 4. Cha  cune se compose d'un fût 8 à surface lisse, terminé par  deux pointes parallèles 9, séparées par une gorge 10 qui  entraîne les filaments lors de son passage à travers la  nappe en les étirant, ceux-ci restant sous forme de boucle  lorsque l'aiguille se retire. Grâce à ces aiguilles, les fila  ments forment des boucles qui ont toutes la même hau  teur, et     comportent    sensiblement le même nombre de  brins.  



  Ces aiguilles peuvent être placées sur une machine  à aiguilleter classique sur une seule rangée. Selon une  forme d'exécution, elles ont un diamètre de l'ordre de  3 mm et leur distance d'axe en axe est de l'ordre de  S mm, distance qui peut, bien entendu, varier suivant  l'effet recherché.  



  L'enclume de     l'aiguilleteuse,    c'est-à-dire la plaque  percée sur laquelle repose la nappe et qui lui sert d'ap  pui au moment où les aiguilles de la tête d'aiguilletage  la pénètrent, peut avantageusement comporter, au lieu  de trous en regard de chaque aiguille, des fentes dispo  sées     longitudinalement,    afin de faciliter l'avancement de  la nappe.  



  Cet     avancement    de la nappe s'effectue par à-coups à  une cadence qui est celle des aiguilles, et selon un pas  qui est réglé par un rouleau d'appel à la sortie de la  machine pour l'espacement des rangées de boucles. En  général, celui-ci est du même ordre que la distance de  deux boucles voisines d'une même rangée transversale.  Ainsi, par exemple, on a utilisé un peigne qui compor  tait deux aiguilles au centimètre et l'avancement de la  machine était réglé à six millimètres par coup.  



  Cependant, et spécialement quand la distance de  deux rangées voisines est faible, on constate que la  frappe d'une rangée de boucles a tendance à détruire la  rangée     précédente    par glissement des filaments dans la  pour éviter ce phénomène dans les cas où il est  considéré comme nuisible, il est avantageux d'aiguilleter  la nappe à l'aide de deux ou plusieurs rangées transver  sales d'aiguilles homologues dont l'écartement corres  pond au pas d'avancement de la machine à aiguilleter.  



  Ainsi, l'usage de plusieurs rangées d'aiguilles permet  d'effectuer non seulement l'étirage des portions de fila  ments constituant les boucles, mais aussi de celles qui,  entre deux boucles, restent emprisonnées dans la nappe.  



  Par ailleurs, lorsqu'on utilise plusieurs rangées d'ai  guilles, et si l'on veut faire de très hautes boucles, il est  intéressant de disposer ces rangées d'aiguilles selon des  de  hauteurs allant en croissant dans le sens de      la nappe, chaque rangée effectuant ainsi une partie de  l'étirage et de la formation d'une même boucle. On ob  tient de la sorte un étirage relativement progressif des  filaments.  



  Une autre méthode de formation des boucles con  siste à utiliser un cylindre pourvu d'aiguilles telles que  décrites sur toute sa périphérie, et à faire passer la nappe  entre ce cylindre et un contre-cylindre possédant des  rainures circulaires en face de chaque couronne d'ai  guilles. Cette méthode a l'avantage de réaliser une pé  nétration lente des aiguilles dans la nappe, et d'assurer  un étirage progressif et régulier des filaments.  



  Dans     certains    cas, la pénétration des aiguilles est  facilitée lorsqu'on pulvérise sur la nappe un agent lu  brifiant qui favorise tous les glissements et évite les rup  tures de filaments, selon une pratique courante dans la  technique de l'aiguilletage.  



  La nappe 11 ainsi traitée présente sur l'une de ses  faces des boucles épaisses 12 dont la hauteur peut être  réglée dans de larges proportions, cette hauteur pouvant  être très nettement supérieure à 1 cm (voir fig. 5).  



  Pratiquement tous les filaments sont étirés pour les  raisons expliquées plus haut, sous réserve, bien entendu,  que la capacité d'allongement permanent initiale des  filaments de la nappe ait été convenablement choisie en  fonction de la hauteur     des    boucles qu'on veut obtenir et  de leur espacement,     ce    qu'il est aisé de déterminer de  façon empirique.  



  On sait d'ailleurs que la présence d'une zone de  déformation élastique après la zone de déformation per  manente autorise une certaine latitude dans le réglage de  cette capacité d'allongement permanent initiale des fila  ments, pour que, après la pénétration d'aiguilles,     ceux-ci     soient étirés ou presque.  



  On conçoit cependant que cette capacité d'allonge  ment permanent initiale ait une grande importance, no  tamment pour la longueur des boucles. Ainsi, pour réa  liser des boucles de hauteur 10 mm à partir d'une nappe  de 500 g/m2, on a utilisé un filament dont la capacité  d'allongement permanent était de 0,65. On a fait  passer cette nappe dans une
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   aiguilleteuse à trois rangées  d'aiguilles, chaque rangée comportant deux aiguilles par  centimètre de largeur et ces rangées étant espacées les  unes des autres de 6 mm. La pénétration des aiguilles  était réglée de façon que le point inférieur de la course  soit situé à 10 mm au-dessous de la surface d'appui de  la nappe.  



  D'autre part, on a réalisé également des boucles de  hauteur 25 mm, à partir d'une nappe de 500 g/m2 com  portant des filaments dont la capacité d'allongement  permanent était de 0,65. On a fait passer cette  nappe dans
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   une aiguilleteuse à trois rangées d'aiguilles,  chaque rangée comportant une aiguille au centimètre de  largeur et ces rangées étant espacées les unes des autres  de 10 mm. La pénétration des aiguilles était réglée de  façon que le point inférieur de la course soit situé à  25 mm au-dessous de la surface d'appui de la nappe.  



  On a également réalisé des boucles de hauteur  5 mm, à partir d'une nappe de 300 g/m2 comportant des  filaments dont la capacité d'allongement permanent  
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   était de 0,50. On a fait passer cette nappe dans une  aiguilleteuse à deux rangées d'aiguilles, chaque rangée       comportant    deux aiguilles au centimètre de largeur et    ces rangées étant espacées les unes des autres de 6 mm.  La pénétration des aiguilles était réglée de façon que le  point inférieur de la course soit situé à 5 mm au-dessous  de la surface d'appui de la nappe.  



  Dans ces trois cas, après analyse du produit final,  on a constaté que 80 0/o au moins des filaments avaient  une capacité d'allongement permanent voisine de 0.  



  Selon une variante de l'invention, on choisit une ca  pacité d'allongement permanent initiale et une pénétra  tion des aiguilles telle que les filaments     composant    les  boucles soient sollicités par la pénétration des aiguilles  au-delà de leur limite de rupture; on provoque ainsi la  rupture de ces filaments au sommet des boucles, et on  obtient un tapis à poils coupés 14 ayant l'aspect d'un  velours. Les     filaments    ainsi brisés dans la touffe restent  cependant très solidement accrochés dans la nappe 13  dont ils sont issus sans qu'un traitement supplémentaire  soit nécessaire.  



  Par exemple, on a réalisé un tapis à poils en partant  d'une nappe de 300 g/m2, constituée de filaments d'une  capacité d'allongement permanent de 0,50, que l'on  a fait passer dans une aiguilleteuse
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   à trois rangées d'ai  guilles, chaque rangée comportant deux aiguilles par  centimètre de largeur, ces rangées étant espacées les unes  des autres de 6 mm, et la pénétration des aiguilles étant  réglée de     façon    que le point inférieur de la course soit  situé à 22 mm au-dessous de la     surface    d'appui de la  nappe. Le produit fini comportait des poils d'une hau  teur de 8 mm.  



  Tout ce qui vient d'être décrit, pour des filaments  continus qui n'ont pas été coupés au sortir de la filière,  peut s'appliquer à de longues fibres susceptibles de par  ticiper à la formation d'un grand nombre de boucles et,  par là même, de se comporter comme des filaments  vraiment continus.  



  Pour définir le     domaine    d'application de l'invention,       faut        donc        entendre        ici        l'expression        sensi-          blement    continus   comme visant des fibres très longues  par rapport à l'épaisseur de la nappe qu'elles consti  tuent.  



       Néanmoins,    si l'étoffe est destinée à des usages  éprouvants, comme par exemple à des revêtements de  sol, il est avantageux de la renforcer et d'améliorer sa  stabilité     dimensionnelle    à l'aide d'une autre nappe     for-          mant          du        tapis        et        réalisée        avec        des        filaments     continus fabriqués de la même façon que ceux de l'autre,  mais préalablement étirés, c'est-à-dire de rapport  voisin de zéro.
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  Les boucles 16 de la nappe 15 de filaments incom  plètement étirés sont forcées à travers la nappe 17 de  fil étiré     (fig.    7), après que les deux nappes ont été légè  rement aiguilletées ensemble. Il est évidemment possible  de réaliser cette opération en continu avec le reste de  la fabrication, en faisant débiter sur un même tablier  récepteur de filaments deux séries de distributeurs de  fils, alimentées l'une en fil étiré, l'autre en fil incomplè  tement étiré.  



  A titre d'exemple, on a réalisé un tapis de ce genre en  employant une nappe constituée de filaments continus  étirés de   Nylon 66  , d'un poids au mètre carré de  300 g, sur laquelle on a déposé une nappe de filaments  continus incomplètement étirés de   Nylon 66  , d'un  poids au mètre carré de 550 g, les deux nappes étant  aiguilletées légèrement ensemble puis soumises à une      pénétration d'aiguilles selon l'invention, certains fila  ments de fil incomplètement étiré étant forcés à travers  la nappe de fil étiré.  



  D'une façon surprenante, on a également obtenu  d'excellents résultats en opérant sur les deux nappes en  sens inverse, c'est-à-dire en faisant entrer les aiguilles  dans la nappe 18 de filaments étirés pour les faire res  sortir en     formant    des boucles 19 sur la face opposée de  la nappe 20 de filaments incomplètement étirés     (fig.    8).  La résistance et la stabilité du tapis obtenu sont remar  quables.  



  En dehors de cette application aux tapis, l'étoffe  fabriquée conformément à l'invention peut recevoir de  nombreuses autres applications, soit seule, soit sous  forme composite en liaison avec d'autres nappes, ou  sous forme enduite. Ainsi, elle peut être utilisée, par  exemple, pour la fabrication de revêtements muraux, de  couvertures, de textiles d'ameublement tels que des étof  fes pour sièges, ou pour rideaux, de textiles d'habille  ment pour des doublures ou des manteaux, d'étoffes  pour pantoufles, et tous autres produits ayant l'aspect  d'un tapis ou de la fourrure.

Claims (1)

  1. REVENDICATION I Procédé de fabrication d'une étoffe non tissée par voie purement mécanique, caractérisé en ce qu'on forme une nappe de filaments synthétiques sensiblement conti nus, incomplètement étirés, c'est-à-dire possédant une certaine capacité d'allongement permanent, et très enche vêtrés, et qu'on entraîne des filaments de cette nappe à travers elle-même, en les étirant, pour les faire sortir sous forme de boucles sur une de ses faces. SOUS-REVENDICATIONS 1. Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce qu'on choisit les filaments sensiblement continus avec une capacité d'allongement permanent initiale telle que les filaments des boucles soient complètement étirés. 2.
    Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce qu'on choisit les filaments sensiblement continus avec une capacité d'allongement permanent initiale telle que les filaments entraînés à travers la nappe soient sollicités au-delà de leur limite de rupture, et que les boucles se brisent à leur extrémité. 3. Procédé selon la revendication I et les sous- revendications 1 ou 2, caractérisé en ce qu'on entraîne sensiblement le même nombre de filaments à travers la nappe, sensiblement à la même profondeur, pour la for mation de chaque boucle. 4.
    Procédé selon la revendication I et les sous- revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la profon deur d'entraînement des filaments au-delà de la nappe de filaments sensiblement continus est de l'ordre de grandeur de l'épaisseur de cette nappe. 5. Procédé selon la revendication I et les sous- revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la nappe de filaments sensiblement continus et enchevêtrés subit un aiguilletage préalablement à la formation des boucles. 6.
    Procédé selon la revendication I et les sous- revendications 1 à 5, caractérisé en ce que, pour former les boucles, on entraîne des filaments en les forçant à travers la nappe par une pénétration d'aiguilles. 7. Procédé selon la sous-revendication 6, caractérisé en ce qu'on fait passer la nappe dans une aiguilleteuse dans laquelle chaque boucle est soumise plusieurs fois à l'action des aiguilles. 8. Procédé selon la sous-revendication 6, caractérisé en ce qu'on fait passer la nappe entre un cylindre tour nant pourvu d'aiguilles sur sa périphérie et une surface d'appui rainurée au droit des rangées d'aiguilles du cy lindre. 9.
    Procédé selon la revendication I et les sous-reven- dications 1 à 8, caractérisé en ce qu'on relie une pre mière nappe de filaments sensiblement continus incom plètement étirés à une deuxième nappe de filaments sen siblement continus complètement étirés et qu'on soumet l'ensemble à une profonde pénétration d'aiguilles en plaçant la première nappe du côté de l'entrée des ai guilles. 10.
    Procédé selon la revendication I et les sous- revendications 1 à 8, caractérisé en ce qu'on relie une première nappe de filaments sensiblement continus in complètement étirés à une deuxième nappe de filaments sensiblement continus étirés et qu'on soumet l'ensemble à une profonde pénétration d'aiguilles en plaçant la deuxième nappe du côté de l'entrée des aiguilles.
    REVENDICATION II Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication I, comprenant un support mobile pour la nappe de filaments, une tête mobile munie d'aiguilles et une surface complémentaire d'appui de la nappe tex tile pourvue d'évidements en regard des aiguilles, carac térisé en ce que ces aiguilles comportent un fût à sur face lisse et au moins deux pointes terminales séparées par une gorge. SOUS-REVENDICATIONS <B>Il.</B> Dispositif selon la revendication II, caractérisé en ce que la tête supportant des aiguilles est un cylindre rotatif d'axe perpendiculaire à la direction d'avancement de la nappe textile et parallèle au plan de la nappe. 12.
    Dispositif selon la revendication II, caractérisé en ce qu'il consiste en une aiguilleteuse dont la tête est garnie de plusieurs rangées transversales d'aiguilles es pacées d'une distance égale au pas d'avancement de la nappe. 13. Dispositif selon la sous-revendication 12, carac térisé en ce que la hauteur d'aiguille des rangées trans versales va en croissant, dans le sens d'avancement de la nappe, toutes les aiguilles d'une même rangée ayant la même hauteur. 14. Dispositif selon la revendication II et les sous- revendications 12 et 13, caractérisé en ce que la surface complémentaire d'appui de la nappe est pourvue de fentes longitudinales en regard des aiguilles.
    REVENDICATION III Etoffe non tissée, obtenue par le procédé selon la revendication I, ayant l'aspect d'un tapis ou d'une four rure composée d'au moins une nappe de filaments syn thétiques sensiblement continus enchevêtrés, caractéri sée en ce que des filaments de cette nappe sont orientés à travers ladite nappe et forment des boucles dont la longueur est de l'ordre de grandeur de l'épaisseur de la nappe sur une face au moins de cette dernière. SOUS-REVENDICATIONS 15. Etoffe non tissée selon la revendication III, ca ractérisée en ce que les boucles de filaments sont bri sées à leurs extrémités.
    16. Etoffe non tissée selon la revendication III ou la sous-revendication 15, caractérisée en ce que chaque boucle comporte sensiblement le même nombre de fila ments et ces filaments ont tous sensiblement la même longueur. 17. Etoffe non tissée selon la revendication III et les sous-revendications 15 et 16, caractérisée en ce que au moins 80 % des filaments de la nappe ont une capacité d'allongement permanent voisine de zéro. 18. Etoffe non tissée selon la revendication III et les sous-revendications 15 à 17, caractérisée en ce que la nappe de filaments sensiblement continus ne com porte de boucles que sur l'une de ses faces et est liée sur son autre face à une nappe de filaments sensiblement continus étirés.
    19. Etoffe non tissée selon la revendication III et les sous-revendications 15 à 17, caractérisée en ce que la nappe de filaments sensiblement continus est liée à une nappe de filaments sensiblement continus étirés à travers laquelle passent les boucles de filaments issus de la première nappe.
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