Lame de patin
La présente invention a pour objet une lame de patin qui se distingue par le fait qu'elle présente une surface de glissement constituée au moins partiellement en une matière synthétique.
Le dessin annexé illustre schématiquement et à titre d'exemple quelques formes d'exécution de la lame de patin.
Les fig. 1 à 6 illustrent chacune une forme d'exécution particulière de la lame de patin à glace selon l'invention.
La fig. 7 illustre schématiquement un soulier muni d'une lame de glissement.
La description qui va suivre est faite en référence aux dessins illustrant une lame de patin à glace. Toutefois, une lame ou surface de glissement telle que celle qui va être décrite peut également constituer la surface de glissement, patin ou lugeon d'une luge ou d'un traîneau à neige ou à glace. Des bobs peuvent également être équipés de patins réaIisés sur Ie principe de la nouvelle lame qui va être décrit en détail en référence à une de ses applications possibles.
La nouvelle lame de patin à glace se distingue par le fait qu'elle comporte une surface de glissement réalisée partiellement au moins en une matière synthétique.
Cette matière synthétique peut être armee ou non et être rendue solidaire ou être venue d'une seule pièce avec un support destiné à être fixé sous la semelle d'une chaussure. Le support peut d'ailleurs également être en une matière synthétique, de préférence armée à l'aide de fibres de verre par exemple.
La première forme d'exécution (fig. 1) de la lame de patin à glace est constituée par une pièce en matière synthétique, armée ou non, dont la partie supérieure 1 forme directement le support destiné à être fixé sous une chaussure, tandis que la partie inférieure 2 renferme un profilé métallique 3 de section transversale en forme de
U. La partie dorsale de ce profilé 3 comporte des ouvertures 4 pour que les parties supérieure 1 et inférieure 2 de la lame soient solidaires et en fait monolithiques. Les dimensions extérieures de la matière synthétique correspondent à la largeur du profilé 3, de sorte que les surfaces externes des ailes de celui-ci sont nues. Les tranches frontales 5 de ces ailes constituent des arêtes métalliques ou carres de la lame de patin.
La surface libre de glissement de la lame de patin est formée par la partie centrale 6 de la surface libre de la partie inférieure 2 en matière synthétique. Cette partie centrale 6 dépasse légèrement les tranches 5, de sorte que lorsque la lame est disposée perpendiculairement à la surface de la patinoire, seule cette partie centrale 6 soit en contact avec elle.
Par contre, lors de virages, lorsque la lame est inclinée par rapport à la surface de la patinoire, I'une des arêtes 5 entre en contact avec celle-ci et assure un bon accrochage.
Il est évident que le profil en long de la nouvelle lame de patin à glace peut être identique à celui des patins de hockey ou artistiques actuellement connus.
D'une façon générale, la largeur de la surface de contact 6 est plus grande que celle des lames en acier existantes et peut avoir de 2 à 10 mm par exemple.
En choisissant la nature de la matière synthétique formant la surface centrale 6 de glissement, on peut obtenir de très bons coefficients de glissement avec les surfaces en matière plastique des nouvelles patinoires artificielles.
Il faut en outre noter que l'affûtage des arêtes 5 est aisé, celles-ci étant nettement décalées par rapport à la surface centrale de glissement 6.
Dans la seconde forme d'exécution (fig. 2) la lame comporte un profilé 7 métallique destiné à être fixé, par tous moyens connus, soudure, brasage, collage, rivetage, etc., sur un support destiné, lui, à être fixé sous une chaussure. Le profilé 7 présente en section transversale la forme générale d'un U et ici également la tranche 5 des ailes du profilé constitue des arêtes de la surface de glissement de la lame. L'espace compris entre les ailes du profilé est rempli d'une matière synthétique 9 armée ou non dont la surface libre présente une bande centrale de glissement 6 raccordée aux arêtes par deux pans 8 formant un angle compris entre 1 et 100 avec la surface de glissement 6. Il est à noter qu'ici également la bande de glissement 6 fait saillie hors du plan contenant les arêtes 5 d'une distance comprise entre 0,05 et 1 mm.
Dans la troisième forme d'exécution (fig. 3) le profilé 7 présente des ailes de forte épaisseur 11 et la matière synthétique 9 est une bande de matière plastique dont la tranche libre forme la surface de glissement 6.
Dans cette variante, les arêtes de la lame sont formées par les angles 10 raccordant la tranche à la face latérale de chaque aile 11 du profilé 7. Ici également la surface de glissement 6 fait saillie hors du profilé 7.
Les trois formes d'exécution qui viennent d'être décrites sont des lames de patin à glace destinées à équiper de façon permanente une chaussure. Par contre, les formes d'exécution suivantes concernent des lames de patin à glace amovibles pouvant se fixer sur la lame en acier d'un patin à glace conventionnel et permettant ainsi de transformer celui-ci en un patin à glace pour patinoire artificielle en matière synthétique.
La fig. 4 illustre une lame de patin à glace formée par un profilé métallique 12 dont la section transversale présente la forme d'un H. Le vide intérieur de ce profilé est rempli d'une masse de matière synthétique 13 qui est conformée, comme dans la seconde forme d'exécution décrite de manière à constituer une bande de glissement centrale 6 et des arêtes longitudinales 5.
Cette même masse de matière synthétique 13 remplit le fond de l'évidement supérieur du profilé et forme une semelle, la lame médiane du profilé étant munie d'ouvertures 14.
En service, la lame d'un patin à glace conventionnel est introduite entre les ailes supérieures du profilé et est fixée dans cette position par tous moyens connus, tendeur, vis, etc.
On a ainsi réalisé une lame amovible permettant de transformer instantanément un patin à glace conventionnel en un patin à glace spécialement conçu pour des patinoires artificielles en matière synthétique.
Dans la cinquième forme d'exécution (fig. 5) la lame de patin à glace est formée par une bande en matière synthétique armée ou non 15, dont la face libre inférieure constitue la surface de glissement 6. Cette bande 15 est disposée entre deux parois latérales métalliques 16, des organes de serrage 17 maintenant l'assemblage en place. Dans cette exécution, la position de la bande en matière synthétique 15 entre les flancs métalliques peut être réglée à volonté. Cette lame peut constituer une lame fixe, si les flancs 16 sont fixés rigidement sur un support destiné à être fixé sous une chaussure. Alternativement cette lame peut être munie de moyens de fixation sur une lame d'acier d'un patin conventionnel.
Dans ce dernier cas, la lame d'acier du patin conventionnel est introduite entre les flancs 16 et repose sur la tranche supérieure de la bande 15.
Enfin, la dernière forme d'exécution illustrée (fig. 6) montre une lame de patin à glace constituée par un profilé en matière plastique ou synthétique 18 présentant une rainure 19 débouchant sur sa face supérieure; rainure 19 destinée à recevoir la lame d'acier d'un patin à glace conventionnel. Des moyens de fixation (non illustrés) permettent d'assujettir ce profilé 18 sur la lame d'acier d'un patin classique.
Cette lame comporte encore des carres 20 fixées dans des logements adéquats du profilé 18 et dont la tranche inférieure est située dans le plan de la surface de glissement 6 du profilé 18.
Enfin la fig. 7 illustre schématiquement une chaussure sur la semelle de laquelle un support 21 est fixé, ce support portant lui-même une lame 22. Cette lame 22 peut être réalisée par exemple selon l'une des formes d'exécution décrites plus haut.
De nombreuses variantes de la lame de patin à glace peuvent être prévues; par exemple elle pourrait être exempte de carres. La lame ainsi que le support pourraient être ainsi entièrement en matière synthétique.
Dans d'autres variantes, les carres pourraient être noyées dans la masse de matière synthétique et simplement affleurer la surface de glissement.
Enfin la lame de patin à glace pourrait comporter une âme métallique munie d'une semelle de glissement en matière synthétique.
Il va sans dire que cette nouvelle lame peut être utilisée en remplacement des surfaces de glissement actuelles des différents engins de sport. En particulier cette lame peut être adaptée pour constituer un patin de luge de bob, de traîneau, etc.