Machine à laver les casseroles
On connaît déjà des machines à laver la vaisselle qui utilisent des brosses entraînées en rotation. Cependant, jusqu'à maintenant il n'a pas été possible de réaliser une machine de ce genre permettant de laver rapidement et par des moyens semi-automatiques des casseroles de différentes dimensions telles que celles utilisées par exemple dans les restaurants.
Le but de la présente invention est de réaliser une machine qui permette de telles opérations et qui soit d'une construction aussi simple et peu encombrante que possible.
Dans ce but, la machine selon l'invention est caractérisée en ce qu'elle comprend au moins deux brosses de forme générale cylindrique d'axes parallèles disposées verticalement et entraînées en rotation en sens inverse, des moyens pour projeter sur les brosses pendant qu'elles tournent au moins un jet de liquide et des moyens de commande du moteur d'entraînement des brosses et de la ou des vannes d'amenée du liquide.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de la machine selon l'invention.
La fig. 1 en est une vue en coupe selon la ligne I-I de la fig. 2, et
la fig. 2 une vue en plan de dessus.
La machine représentée au dessin est conçue de façon à permettre de laver des casseroles cylindriques à fond plat de différentes grandeurs et plus particulièrement des casseroles d'un diamètre maximum de 52 cm.
Une telle casserole est représentée schématiquement en traits mixtes en 1 à la fig. 2. La partie essentielle de la machine est composée de trois brosses, 2, 3 et 4 de forme cylindrique ayant environ 50 à 55 cm de longueur et des diamètres de 24, 20 et 16 cm respectivement. Chaque brosse se compose d'un noyau central 5 auquel sont rattachées les touffes de poils 6. Ces dernières sont dirigées radialement dans toute la partie inférieure de la brosse alors qu'elles sont dirigées en oblique et vers le haut à l'extrémité supérieure du noyau 5. La distance entre les axes des brosses 2 et 3 est de 20 cm alors que celle entre les axes des brosses 3 et 4 est de 16 cm. Ainsi, les poils des brosses pénètrent les uns dans les autres sur une profondeur de 2cm dans la zone de contact entre les brosses 2 et 3 d'une part et entre les brosses 3 et 4 d'autre part.
Il sera avantageux de réaliser les brosses de façon que les touffes de poils de l'une soient situées à des hauteurs différentes des touffes de poils de l'autre. On évite ainsi une usure prématurée des brosses due à leur interpénétration mutuelle. Les brosses seront avantageusement en nylon.
Les axes des brosses sont disposés au sommet d'un triangle présentant un angle très aigu comme on le voit à la fig. 2. Les noyaux 5 des brosses se prolongent vers le bas par des arbres qui traversent des paliers à roulement à billes 7 munis de dispositifs d'étanchéité et dont les parties fixes sont solidaires d'une plaque de base 8 de forme rectangulaire. Au-delà des roulements à billes, les arbres des brosses se prolongent en dessous de la plaque 8 et portent chacun à son extrémité inférieure une poulie 9. La plaque 8 supporte en outre un moteur 10 qui est fixé par son flasque 11 à la face inférieure de la plaque 8 et dont l'arbre 12 s'étend verticalement vers le bas et porte à son extrémité inférieure une poulie 13 située au même niveau que les poulies 9. Ce moteur est d'un type capable de démarrer rapidement avec un couple relativement grand.
Il peut être équipé d'un moyen de réglage de sa vitesse. L'ensemble du mécanisme de la machine décrite peut être monté sur la plaque 8, ajusté et essayé indépendamment des autres parties statiques qui seront décrites plus loin. Le moteur 10 entraîne les trois brosses 2, 3 et 4 par l'intermédiaire d'une seule courroie 14. Vue à la fig. 1, cette courroie passe derrière la poulie 13 du moteur, devant la poulie 9 de la brosse 2, derrière la poulie de la brosse 3 et devant celle de la brosse 4. Il en résulte que la brosse 2 tourne dans le même sens que le moteur, ainsi que la brosse 4, alors que la brosse 3 tourne en sens inverse.
La plaque 8 qui supporte l'ensemble du mécanisme décrit porte encore deux groupes de tuyères destinées à projeter les liquides de lavage dans les zones d'interpénétration des brosses. Ainsi, les trois tuyères 15 sont fixées le long du bord de la plaque 8 en regard de la zone d'interpénétration des brosses 2 et 3 alors que les trois tuyères 16 sont fixées le long d'une ligne oblique en regard de la zone d'interpénétration des brosses 3 et 4.
Ces deux groupes de tuyères sont reliés par des conduites 17 et 18 qui s'étendent horizontalement à des vannes 19 et 20. Ces vannes seront avantageusement du type à trois voies. Dans une autre forme d'exécution, les deux conduites 17 et 18 pourraient être réunies et on pourrait alors n'utiliser qu'une seule vanne. Cependant, comme on le verra plus loin, il y a intérêt dans certains cas à ce que les groupes de tuyères 15 et 16 puissent être commandés indépendamment l'un de l'autre. On notera encore que dans chaque groupe de tuyères une des tuyères extrêmes est un peu plus écartée de la tuyère centrale que l'autre tuyère extrême. La raison de cette disposition sera donnée plus loin.
Dans une autre forme d'exécution, on pourrait également prévoir, au lieu des tuyères 15 et 16 ou à côté d'elles des amenées de liquide pénétrant à l'intérieur des arbres des brosses jusque dans les noyaux 5 de façon que des jets de liquide puissent être projetés latéralement depuis l'intérieur des brosses sur toute la hauteur des noyaux. On pourrait également disposer d'autres gicleurs fixes verticalement sur la hauteur des brosses en regard de celles-ci.
La plaque 8 est fixée sur un bâti constitué de fers profilés tels que les barres transversales 21 et 22 qui sont reliées par leurs extrémités à un cadre 23 de forme rectangulaire ayant des dimensions nettement plus grandes que celles de la plaque 8. Ce cadre qui constitue une partie du support de la machine est relié par des montants verticaux 24 à un cadre supérieur 25 situé légèrement plus haut que le sommet des brosses. L'ensemble de ce bâti est recouvert d'un entourage de tôle 26 et fermé vers le bas par un fond 27 en forme de pyramide renversée dont le sommet est raccordé à un collecteur 28. Comme on le voit au dessin, les conduites 17 et 18 d'amenée de liquide sont fixées au cadre inférieur 23 et traversent l'une des parois de tôle qui ferment la machine, les vannes 19 et 20 étant situées à l'extérieur
Cependant, toute autre disposition peut également être envisagée.
Si nécessaire, on pourra prévoir un couvercle en plusieurs parties, à charnière ou à glissière, permettant de fermer complètement ou en partie la face supérieure de la machine.
Bien entendu, la machine décrite sera équipée d'organes de contrôle et de commande pour le moteur ainsi que l'alimentation en liquide. Dans une forme d'exécution particulièrement avantageuse, on utilise un dispositif de commande à pédale susceptible de prendre quatre positions. Dans la position de repos, les vannes 19 et 20 ou la vanne unique qui les remplace sont fermées et le moteur 10 est arrêté. Lorsqu'on presse sur la pédale, on atteint une première position d'enclenchement correspondant à la mise en marche du moteur. En continuant à presser, on atteint une seconde position dans laquelle le moteur continue à tourner et les vannes 19 et 20 sont ouvertes de façon à admettre dans les tuyères 15 et 16 de l'eau chaude.
Enfin, dans la troisième position, les vannes 19 et 20 cont commutées sur une autre voie de sorte que les tuyères projettent sur les brosses de l'eau additionnée de détergent. Pour réaliser cette commande, on peut utiliser trois organes de contact situés les uns à côté des autres et s'étendant à différentes hauteurs de façon que le mouvement descendant de la pédale actionne ces organes successivement dans l'ordre indiqué ci-dessus.
L'utilisation de la machine décrite s'effectue de la façon suivante: pour des casseroles de grandes dimensions comme la casserole 1 mesurant par exemple 52 cm de diamètre, ce qui est pratiquement le maximum de ce qu'on rencontre dans les restaurants, cette casse- role est engagée entre les brosses 2 et 3 de façon que le sommet des brosses 3 et 4 appuie contre la face interne de son fond. Lors de l'enclenchement du moteur, la casserole est entrainée en rotation autour de son axe par le mouvement des brosses 2 et 3. Comme la surface couverte par les brosses 3 et 4 s'étend sur une longueur supérieure au rayon de la casserole, on voit que toute la surface du fond est balayée au cours d'une rotation complète. I1 en est de même pour les faces interne et externe de la paroi latérale.
Les anses la et lb de la casserole passeront à l'intérieur des poils de la brosse 2, de sorte qu'elles seront également nettoyées.
La disposition décrite peut être utilisée avec toutes les casseroles ayant un diamètre supérieur à environ 35 cm. Une fois que l'intérieur et la face latérale ont été nettoyés, on retire la casserole des brosses et on pose la surface extérieure de son fond sur le sommet des brosses.
Pour des casseroles d'un diamètre inférieur à 35 cm, il sera possible d'utiliser uniquement les brosses 3 et 4.
La paroi latérale de la casserole est alors engagée entre ces deux brosses, et l'opération de nettoyage se déroulera comme indiqué précédemment. On voit que pour des casseroles engagées entre les brosses 2 et 3 deux tuyères 15 sont situées du côté extérieur et une du côté intérieur alors que les trois tuyères 16 se trouvent du côté intérieur. Ces tuyères peuvent être dirigées de façon à saturer d'eau les trois brosses sur toute leur hauteur et à projeter des jets sur les faces latérales de la casserole.
Lorsque les casseroles à laver sont toutes d'un diamètre inférieur à 35 cm, il sera possible dans la disposition représentée au dessin, de fermer les gicleurs 15 en bloquant la vanne 20 en position de fermeture.
Outre les casseroles à paroi cylindrique et à fond plat, la machine décrite permet également de laver d'autres ustensiles comme par exemple des poêles ou des plats circulaires de faible profondeur.
En vue du lavage des casseroles, on peut prévoir en outre, un support élastique à l'intérieur des parois de la machine afin d'éviter que la casserole repose de tout son poids sur l'extrémité supérieure des brosses. Ce support peut être constitué par exemple par une grille dont les barreaux s'étendent horizontalement dans le sens longitudinal de part et d'autre des brosses au-dessus de la plaque 8. Le cadre de cette grille peut être supporté par des tiges montées sur ressort et guidées par exemple par des tubes fixes par rapport au bâti de la machine. En posant la casserole sur cette grille, elle s'enfonce à l'intérieure de la machine et lorsque les ressorts sont suffisamment comprimés, ils supportent une partie de son poids.
II suffit de dimensionner et de tarer les ressorts de façon que la position d'équilibre soit atteinte lorsque le fond de la casserole se trouve au niveau des extrémités supérieures des brosses. Cependant, on peut également prévoir un autre dispositif de support, par exemple des tiges fixes munies à leur extrémité supérieure d'éléments de joints déformables élastiquement, par exemple de boules de nylon. Le cas échéant, le dispositif de support des casseroles pourrait être équipé d'un mécanisme susceptible d'être commandé à la fin de l'opération de lavage et soulevant la casserole à une hauteur suffisante pour la dégager des brosses afin de faciliter son extraction.
La machine décrite est d'une construction extrêmement simple. Sans augmenter outre mesure son encombrement, on peut utiliser pour les paliers qui supportent les brosses de même que pour le moteur des constructions extrêmement robustes et présentant une étanchéité suffisante pour assurer le service décrit. Bien entendu, on utilisera sur toutes les parties qui sont situées à l'intérieur du récipient et en particulier pour la courroie d'entraînement 14, des matériaux résistant à une eau portée à la température de lavage. Ainsi, on a obtenu de bons résultats avec des courroies et des brosses en nylon.