Calendrier mécanique
La présente invention a trait à un calendrier mécanique.
Dans cet appareil, il est possible de réaliser différentes relations qui existent entre le millésime, le mois, le jour de la semaine et le quantième.
I1 existe une première relation directe entre le millésime et le jour de la semaine. Si l'on avance ou recule d'une année dans les millésimes successifs, les quantièmes de chaque mois particulier avancent ou reculent respectivement d'une unité dans les jours de la semaine. Par exemple, si le premier Janvier d'une année tombe un Dimanche, alors en laissant de côté les années bissextiles, le premier Janvier de l'année suivante tombe un Lundi et celui de l'année après un Mardi. L'apparition des années bissextiles rompt cette succession tous les quatre ans pour les mois suivant Février, en déplaçant les quantièmes d'une unité de plus de telle sorte que si au cours d'une année le premier Mars tombe par exemple un Dimanche et que l'année suivante soit bissextile, son premier Mars tombe non pas le Lundi, mais bien le Mardi.
I1 existe une seconde relation, plus subtile, entre les mois, les quantièmes et les jours de la semaine. Si l'on présente les mois dans l'ordre indiqué dans l'un quelconque des tableaux ci-après:
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<tb> alors pour toutes les années considérées, les mois commencent suivant les jours successifs de la semaine, un espace blanc devant être prévu aux espacements appropriés dans l'ordre du tableau (comme montré). Cette disposition, qui semble purement aléatoire, se répète toutes les 21 colonnes, c'est-à-dire qu'en utilisant le facteur 7 qui correspond au nombre de jours dans la semaine, il est possible de prédire pour chaque année le jour de la semaine qui constitue le commencement d'un mois quelconque.
Si l'on relie l'une à l'autre la première et la seconde rela- tions, la disposition du calendrier réalise une troisième relation symétrique complexe entre chaque couple de variables. En maintenant une liaison constante, il est possible de reproduire la prévision du jour de la semaine et de son quantième pour n'importe quel mois au cours de n'importe quelle année.
Le calendrier mécanique suivant l'invention est remarquable en ce qu'il comprend:
- un corps constituant une enveloppe comportant une première fenêtre d'observation, une seconde, une troisième et une quatrième;
- un premier jeu de roues dentées annulaires, une seconde roue dentée annulaire, une troisième et une quatrième, toutes montées à rotation à l'intérieur du corps derrière les fenêtres d'observation respectives de celui-ci;
;
- des indications disposées sur la périphérie externe des roues dentées annulaires de manière à apparaître dans les fenêtres d'observation de façon à être visibles par l'utilisateur du calendrier, ces indications comprenant une première information qui correspond aux millésimes et qui est portée par les premières roues dentées annulaires, une seconde information pour les mois de l'année, disposée sur la seconde roue dentée annulaire, une troisième correspondant aux jours de la semaine, disposée sur la troisième roue dentée annulaire et une quatrième correspondant aux quantièmes et disposée sur la quatrième roue dentée annulaire;
;
- et un dispositif d'actionnement susceptible d'être manoeuvré par l'utilisateur du calendrier et agencé de manière à faire tourner sélectivement soit les premières et la troisième roues dentées annulaires indépendamment de la seconde et de la quatrième en vue de modifier simultanément le millésime de l'année et l'indication du jour tels qu'ils sont affichés, soit la seconde et la quatrième roues dentées annulaires indépendamment des premières et de la troisième pour modifier simultanément le mois et le quantième qui se trouvent affichés.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'invention.
Fig. 1 est une vue en perspective du calendrier suivant cette forme d'exécution de l'invention.
Fig. 2 en est une vue en élévation avec arrachement d'une partie du corps ou enveloppe extérieure.
Fig. 3 est une coupe suivant III-III (fig. 1).
Fig. 3A représente une partie d'un engrenage annulaire portant des chiffres qui correspondent aux unités du millésime dans le calendrier, suivant fig. 1.
Fig. 3B montre un pignon à fonctionnement intermittent propre à engrener avec l'engrenage de fig. 3A.
Fig. 3C reproduit à grande échelle la partie supérieure gauche de fig. 3.
Fig. 4 est une coupe suivant A-A (fig. 3).
Fig. 5 est une coupe suivant B-B (fig. 3).
Fig. 6 est une vue en perspective avec coupe d'une partie du calendrier, montrant l'engrenage annulaire des quantièmes, celui des mois, et un levier à fourche qui agit sur des moyens de déplacement des écrans de quantième (l'engrenage annulaire des jours, situé entre celui des quantièmes et des mois, ayant été omis pour la clarté du dessin).
Fig. 7 représente deux quadrants de quantièmes destinés à être montés sur l'extérieur de l'engrenage annulaire correspondant.
Fig. 8 est une vue développée de l'information portée par deux quadrants de quantièmes adjacents passant au droit d'une fenêtre prévue à cet effet dans le corps du calendrier.
Fig. 9 est une vue développée de l'information portée par les quatre quadrants de mois adjacents, tandis qu'au-dessous de ce développement, on a représenté celui d'une rainure de came creusée dans la paroi interne de l'engrenage annulaire des mois, la conformation de cette rainure étant figurée en correspondance avec l'information portée par les quadrants.
Fig. 10 est une vue en perspective partielle d'un bâti à engrenages prévu dans le calendrier.
Fig. 11 est une vue en plan schématique partielle du bâti de fig. 10, en vue de montrer la disposition des satellites autour du pignon moteur central, cette figure représentant en outre un engrenage annulaire en prise avec l'un des satellites.
Fig. 12 est une vue en perspective d'un cliquet de blocage utilisé dans le calendrier pour maintenir en position l'un des engrenages annulaires.
Le calendrier représenté aux dessins annexés comporte un corps principal creux 2 de forme générale cylindrique, formant enveloppe, ce corps étant surmonté à l'avant de son extrémité supérieure par une autre enveloppe 4, également de forme générale cylindrique, mais de plus petit diamètre que le corps principal, tandis qu'à l'arrière de celui-ci il est prévu une saillie longitudinale creuse 6. Dans la paroi avant du corps 2 sont découpées huit ouvertures ou fenêtres 8, 10, 12, 14, 16, 18, 20 et 22, disposées suivant la même verticale, ces fenêtres étant recouvertes par des plaques 24 (fig. 3) de verre ou autre matière transparente sur lesquelles toute formation intérieure de buée est empêchée grâce à la disposition de trous de ventilation (non représentés) dans le fond 26 du corps ou enveloppe.
Derrière chaque fenêtre sont montés des engrenages annulaires 28, 30, 34, 36, 38 et 40.
Ensemble des engrenages annulaires
correspondant aux millésimes
Cet ensemble est constitué par les engrenages 28, 30, 32 et 34 en forme d'anneaux individuellement supportés par des rebords intérieurs (non représentés) prévus sur la paroi de l'enveloppe supérieure 4. L'engrenage 34 est celui des unités.
Il porte sur sa périphérie l'indication des chiffres d'ordre inférieur du millésime qui apparait à travers la fenêtre. Les chiffres des unités sont disposés sur tout le pourtour de l'engrenage et ils peuvent être agencés suivant la disposition ci-après:
EMI2.1
<tb> 1 <SEP> 2 <SEP> 3 <SEP> 4 <SEP> g <SEP> 5 <SEP> 6 <SEP> 7 <SEP> 8 <SEP> 09 <SEP> 0 <SEP> 1 <SEP> 2 <SEP> 3 <SEP> 4 <SEP> 5 <SEP> 6 <SEP> 27 <SEP> 8 <SEP> 9
<tb> ou suivant celle ci-dessous:
:
EMI2.2
<tb> 2345 <SEP> 5 <SEP> z <SEP> 678 <SEP> 9 <SEP> 20 <SEP> 1 <SEP> 2 <SEP> 3 <SEP> 24 <SEP> 4 <SEP> <SEP> 5 <SEP> 6 <SEP> 7 <SEP> [2 <SEP> 8 <SEP> 9 <SEP> 0 <SEP> 1 <SEP>
<tb> le tout étant agencé de façon que les signes de chaque succession soient équidistants. La partie inférieure de la face interne de cet engrenage 34 des unités comporte un certain nombre de dents identiques et équidistantes 34a. Il peut y avoir, par exemple, cinquante dents 34a auquel cas la disposition est telle qu'il faille faire tourner l'engrenage 34 de deux pas de denture pour amener un nouveau signe en face de la fenêtre 14.
Ainsi qu'on le décrira plus loin, la rotation de l'engrenage annulaire 34 des unités est assurée par celle (qu'on décrira ci après) d'un autre engrenage 42 comportant par exemple dix dents qui viennent en prise avec les dents 34a. Cet engrenage 42 est monté fou sur un axe 44 vertical, dont l'extrémité supérieure est engagée dans une perforation de la paroi supérieure de l'enveloppe 4, tandis que son extrémité inférieure est vissée dans le haut d'une tige porteuse creuse 46.
La partie intérieure 34b de la face supérieure de l'engrenage annulaire 34 est lisse sur la majeure partie de son étendue, sauf en ce qui concerne deux creusures 34c diamétralement opposées (dont une seule est visible en fig. 3A) de part et d'autre de chacune desquelles sont disposées deux petites saillies ou protubérances 34d.
Il est encore prévu un pignon composite d'une seule pièce, à fonctionnement intermittent, auquel on a affecté la référence générale 48, ce pignon étant monté fou sur l'axe 44 et étant maintenu écarté de l'engrenage 42 par des moyens non représentés. Le pignon 48 comporte sur sa périphérie deux rangées de dents, savoir une rangée supérieure 48a et une rangée inférieure 48b (voir fig. 3B). Le nombre des dents 48b est moindre que celui des dents 48a. Le pignon peut comporter par exemple, dix dents 48a et cinq dents 48b, les unes et les autres étant équidistantes et une dent 48b coïncidant avec une sur deux des dents 48a.
Chacune des dents 48b se termine par une pointe, ces dents étant destinées à venir s'engager les unes à la suite des autres, dans les creusures 34c de l'engrenage annulaire 34 lorsque celui-ci tourne, de sorte que pour un tour
complet de cet engrenage, le pignon intermittent 48 tourne d'un arc égal à deux fois le pas des dents 48b, c'est-à-dire à
quatre fois celui des dents 48a (en supposant qu'il y ait deux fois plus de dents 48a que de dents 48b). Lorsque l'engrenage
annulaire 34 tourne, les protubérances 34d frappent l'extré
mité d'une dent 48b pour assurer l'engagement positif de celleci dans la creusure 34c.
Les dents 48a engrènent avec des dents 32a prévues sur toute
la partie inférieure de la face interne de l'engrenage annulaire
32; il peut par exemple être prévu vingt dents 32a. Cet engrenage 32 est celui qui correspond aux dizaines et il porte sur sa périphérie extérieure les chiffres 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9, équidistants, en vue d'indiquer le chiffre du second ordre du millésime
affiché à travers les fenêtres. Si l'engrenage 32 comporte vingt dents 32a, il doit être entraîné de deux pas de sa denture
par le pignon 48 pour faire apparaître un chiffre à la place d'un autre à travers la fenêtre 12.
La partie supérieure 32b de la face interne de l'engrenage des dizaines 32 est lisse à l'exception d'une creusure 32c qui y
est prévue de façon semblable aux creusures 34c susmentionnées, des protubérances 32d étant prévues de part et d'autre de cette creusure 32c (voir fig. 3c).
Une fois lors de chaque révolution de l'engrenage des dizaines 32, la creusure 32c peut venir s'engager sur une dent inférieure d'un pignon 48', de construction semblable à celle du pignon 48 et également monté fou sur l'arbre 44. Ce pignon 48' est maintenu écarté du pignon 48 par des moyens non représentés; il comporte des dents supérieures qui engrènent avec des dents 30a prévues dans le bas de la paroi interne de l'engrenage annulaire 30, le nombre de ces dents 30a pouvant être de onze, toutes situées sur un arc de cette paroi.
L'engrenage 30 est celui des centaines et il porte sur sa face extérieure les chiffres 8 9 0 1 2 disposés au droit de l'arc intéressé par les dents 30a, de manière telle qu'il faille faire tourner cet engrenage de deux pas de denture (en supposant que les dents soient au nombre de onze) pour remplacer un chiffre par un
autre dans les unités du troisiéme ordre du millésime qui apparaissent à travers la fenêtre 10. Au-dessus de la partie centrale
de l'arc sur lequel s'étendent les dents 30a, il est prévu une
creusure semblable à la creusure 32c et destinée à coopérer
une fois lors de chaque tour de l'engrenage 30, avec une des
dents inférieures d'un pignon 48" de construction semblable à celle des pignons 48 et 48', et monté fou comme eux sur l'axe 44 en étant maintenu convenablement écarté du pignon 48 par des moyens non représentés.
Les dents supérieures du pignon 48 engrènent avec des dents 28a prévues sur un arc de la partie inférieure de la paroi interne de l'engrenage annulaire 28. Ce dernier est celui des mille et il porte sur sa périphérie externe les chiffres 1 et 2 situés au droit de l'arc intéressé par les dents 28a. I1 peut y avoir par exemple cinq dents 28a, l'agencement des chiffres étant tel que l'engrenage 28 doive tourner de deux pas de denture (en supposant qu'il y ait bien cinq dents 28a) pour modifier le chiffre des mille qui apparaît à travers la fenêtre 8.
Il résulte de ce qui précède que lorsque l'engrenage 42 tourne, le millésime change d'une unité à chaque fois en augmentant ou en diminuant, suivant le sens de rotation de l'engrenage précité.
L'engrenage annulaire des mois
L'engrenage annulaire 36 est celui qui correspond aux mois.
Il est lui aussi supporté par un rebord intérieur 2a prévu sur le corps ou enveloppe 2. Cet engrenage comporte un certain nombre d'encoches verticales (non représentées) dans lesquelles peuvent venir s'engager à queue d'aronde les saillies arrière (non figurées) de quatre bandes incurvées ou quadrants de mois 48, 50, 52 et 54 (voir fig. 9) en vue d'empêcher tout déplacement vertical ou horizontal de ces quadrants par rapport à l'engrenage 36. Les quadrants en question s'étendent sur toute la périphérie de l'engrenage annulaire des mois et chacun porte des indications qui diffèrent de celles des autres.
La façon dont ces indications sont affichées sur les quadrants individuels ressort du développement des quadrants représentés en fig. 9. Les noms des mois y sont portés suivant deux rangées horizontales 56, 58, divisées en sept colonnes dans chaque quadrant. L'ensemble des mois de la rangée supérieure 56 correspond aux années ordinaires, cette information étant affichée mois par mois, à travers la fenêtre 16, lorsque cela est nécessaire, tandis que l'agencement de la rangée inférieure 58 concerne les années bissextiles, l'information correspondante étant également affichée mois par mois lorsqu'il le faut, mais à travers la fenêtre 18. Une denture est prévue sur tout le haut de la périphérie interne de l'engrenage 36, les dents 60 de celle-ci pouvant être au nombre de cinquante-six.
Cette denture vient en prise avec d'autres dispositifs d'engrenages qu'on décrira ci-après, de façon telle que l'engrenage 36 soit entraîné en rotation pour réaliser le changement du mois affiché à travers l'une des deux fenêtres 16 et 18. Sur le bas de la périphérie externe de l'engrenage 36 il est prévu une rangée d'encoches de verrouillage 62 à profil en forme de V dont le nombre peut être par exemple la moitié de celui des dents 60, ces encoches étant disposées de façon que chacune corresponde à une sur deux de ces dents.
Le masque des mois
Le masque des mois constitue un dispositif propre à masquer l'indication de la rangée inférieure 58 au cours d'une année ordinaire et celle de la rangée supérieure 56 lors des années bissextiles, en faisant alors apparaître les mots ANNEE BISSEXTILE à travers la fenêtre 16. Ce masque est établi sous la forme d'un anneau tournant 64 supporté par des moyens non représentés et disposé de manière à entourer l'engrenage annulaire des mois 36. Le bord supérieur de ce masque 64 comporte des dents intérieures 66, au nombre de cinquante, et qui sont propres à engrener avec les dents 68 d'un pignon 70 monté fou sur l'axe 44. Le pignon 70 peut comporter par exemple dix dents; un manchon 72 le rend solidaire de l'engrenage 42, de manière que lorsque ce dernier est entraîné en rotation, ledit pignon 70 tourne pour entraîner le masque.
Sur toute la périphérie de ce dernier il est prévu d'une part une rangée supérieure d'ouvertures traversantes 74 (fig. 2) de forme allongée ou rectangulaire, ces ouvertures étant équidistantes et semblables les unes aux autres, d'autre part une rangée inférieure d'ouvertures 76 de moindre longueur, elles aussi équidistantes et semblables les unes aux autres. Ces rangées d'ouvertures supérieures 74 et inférieures 76 sont au niveau des fenêtres respectives 16 et 18.
S'il est prévu par exemple cinquante dents 66 et cinq ouvertures supérieures 74, chacune de ces dernières peut alors avoir une longueur égale à huit pas de la denture précitée, en étant écartée l'une de l'autre d'une distance égale à deux pas. Dans chacun des espaces les mots ANNEE BISSEXTILE , et audessous de chaque inscription se trouve située l'une des ouvertures inférieures 76, de manière que sur la périphérie du masque les ouvertures supérieures alternent avec les ouvertures inférieures. Chaque ouverture inférieure 76 peut avoir sur cette périphérie une longueur égale à deux pas des dents 66, la distance entre deux ouvertures successives étant égale à huit pas.
Lorsque le masque des mois tourne, puis s'arrête de manière
qu'une ouverture supérieure coïncide avec la fenêtre 16, on peut observer à travers celle-ci sur l'un des quadrants l'indication des mois pour années ordinaires dans la rangée 56, tandis que les indications de la rangée 58 correspondant aux années bissextiles sont cachées au droit de la fenêtre 18 par la paroi du masque. Au contraire lorsque le masque s'arrête avec une ouverture 76 au droit de la fenêtre 18, les mots ANNEE
BISSEXTILE sont affichés à travers la fenêtre 16 et l'on peut apercevoir l'indication des mois pour les années en question à travers la fenêtre 18 sur l'un des quadrants et dans la rangée 58.
Du fait que le pignon 70 est d'une seule pièce avec l'engrenage 42, le masque des mois ne tourne que lorsque le millésime de l'année change et les mots ANNEE BISSEXTILE ne sont automatiquement affichés à travers la fenêtre 16 que lorsque l'annèe en cause est réellement bissextile; pour les autres années les mots en question ne sont automatiquement pas visibles et l'on peut apercevoir à leur place à travers la fenêtre 16 l'indication des mois sur la rangée 56 alors que l'indication de la rangée 58 est masquée.
L'engrenage annulaire des jours
L'engrenage 38 supporté par un rebord intérieur 2b est celui qui correspond aux jours de la semaine. n comporte sur sa périphérie quatre bandes incurvées ou quadrants 78 semblables les unes aux autres, ces quadrants étant disposés à la suite les uns des autres de manière à entourer l'engrenage. Chacun d'eux comporte au moins une saillie arrière qui s'engage à queue d'aronde dans une rainure verticale, non représentés, creusée dans l'engrenage 38 et qui s'entend à partir du bas de celui-ci en direction du haut. Comme ces rainures sont ainsi ouvertes à l'une de leurs extrémités, les quadrants des jours peuvent être aisément retirés et interchangés.
Chacun d'eux porte sur sa face externe exactement les mêmes jours de la semaine, c'est-à-dire les initiales D L M M J V S représentant les jours du Dimanche au Samedi, comme montré en fig. 1, ou des abréviations telles que Dim, Lun, Mar, Mer, Jeu, Ven,
Sam (voir fig. 2). Les indications en question peuvent être observées à travers la fenêtre allongée 20 et elles tournent au droit de celle-ci avec l'engrenage annulaire des jours sous l'effet d'un engrenage moteur (qu'on décrira plus loin) en prise avec les dents 80 d'une denture établie dans la partie supérieure de la périphérie interne de l'engrenage 38. I1 peut y avoir par exemple cinquante-six dents 80.
La partie haute de la face externe de l'engrenage annulaire 38 comporte une série d'encoches de verrouillage 82 à profil en V dont le nombre peut n'être que la moitié de celui des dents 80, chaque encoche coincidant avec une sur deux des dents précitées.
L'engrenage annulaire des quantièmes
L'engrenage annulaire 40 est celui qui correspond aux quantièmes du mois. I1 comprend une embase 84 qui repose librement sur un bossage 86 prévu sur la face interne du fond 26 de l'enveloppe ou corps 2. L'embase 84 est solidaire d'un manchon axial 88 orienté vers le haut, qui forme palier tournant fou sur une douille à bride 90 elle-même montée sur un axe 92, lequel s'élève de façon verticale en traversant le fond du corps. Sur la périphérie externe de l'engrenage annulaire 40 sont montés quatre bandes ou quadrants semblables 94 dont chacun porte sur sa face externe quaranté-deux espaces disposés en huit rangées horizontales et en sept colonnes verticales (voir fig. 1, 2, 7 et 8), ces espaces portant les nombres 1 à 31 à la façon indiquée en fig. 7 et 8.
Chaque quadrant 94 est solidaire de deux rebords rabattus 96 dont chacun passe à travers l'une d'une série de fentes verticales 98 (voir fig. 6) disposées sur la périphérie de l'engrenage 40 à 90o les unes des autres, chaque fente traversant l'engrenage de part de manière que le pli terminal du rebord vienne buter contre la face interne de cet engrenage en vue d'empêcher le dégagement intempestif des quadrants 96. Comme chaque fente 98 s'étend sur une partie seulement de l'engrenage à partir de son bord inférieur; elle est ouverte dans le bas pour permettre l'enlèvement et le remplacement des quadrants à la façon désirée.
Chaque fente 98 est également plus longue que les rebords 96 de manière que les quadrants puissent se déplacer verticalement les uns par rapport aux autres et par rapport à l'engrenage 40, mais que tout déplacement horizontal par rapport à ce dernier leur soit interdit.
L'engrenage annulaire 40 peut être entraîné par un dispositif (à la façon décrite plus loin) en prise avec les dents 100 d'une denture qui s'étend sur la partie supérieure de sa face interne. ll peut être prévu par exemple cinquante-six dents 100. D'autre part le haut de la périphérie de cet engrenage 40 comporte une série d'encoches de verrouillage 102 à profil en
V, le nombre de ces encoches pouvant être la moitié de celui des dents 100 et chacune d'entre elles coincidant avec une de ces dents sur deux.
Lorsque l'engrenage annulaire 40 tourne, les quadrants 94 sont amenés successivement au droit de la fenêtre 22, prévue juste à la longueur voulue dans le sens de la périphérie du corps pour que tous les quantièmes d'un mois puissent être observés sur l'un d'eux. Toutefois le calendrier est également agencé de manière que les dates du mois puissent être affichées en utilisant une partie des indications de deux quadrants adjacents (voir fig. 8).
Cela est réalisé grâce à l'agencement d'une rampe d'embase 104 (voir fig. 4 et 8) prévue à l'intérieur du bas du corps 2 à une position située le long de la fenêre 22, de manière que lorsque l'engrenage annulaire 40 tourne pour amener le quadrant suivant à la position de visibilité, le bord inférieur de celui-ci s'élève sur un plan incliné pour soulever le quadrant considéré par rapport à l'engrenage en tirant parti à cet effet du débattement vertical possible des rebords 96 dans les fentes 98. Entre temps le quadrant précédent est retombé le long du bord droit 108 de la rampe en descendant ainsi par rapport à l'engrenage 40, cette descente étant aidée par l'action d'une autre rampe 110 prévue sur le bord supérieur du quadrant et qui vient en contact avec une saillie 112 solidaire de la paroi interne du corps 2, au-dessus de la fenêtre 22.
Le quadrant qui se trouve soulevé par la rampe 104 est décalé par rapport aux autres d'une quantité égale à l'écartement qui sépare deux rangées horizontales de nombres, mais en fait les rangées apparaissent en alignement, de sorte que lorsqu'on lit les quantièmes de gauche à droite et de haut en bas à travers la fenêtre 22, on a devant soi un jeu complet de ceux-ci, les quantièmes de la partie des quadrants qui se trouvent cachée étant remplacés par ceux de la partie du quadrant suivant qui est venue en face de la fenêtre (voir fig. 8).
Comme plusieurs mois de l'année ont moins de trente et un jours, il est nécessaire de masquer les quantièmes inutiles pour les mois en question. Cela est réalisé par le moyen d'un écran de quantièmes 114.
Les écrans de quantièmes
I1 existe quatre écrans de quantièmes 114 dont chacun est constitué par une bande incurvée solidaire d'une saillie arrière 116 (fig. 5) qui traverse une fente horizontale 118 (fig. 7) creusée dans chaque quadrant 94 à une position située audessous et en arrière du chiffre 31 (le sens de rotation du quadrant étant considéré comme le sens avant), cette fente étant juste assez large dans le sens vertical pour recevoir la saillie. Chacune de ces saillies est montée sur l'avant d'un élément 120 en forme de boîte rectangulaire ouverte à l'arrière et comportant un espace intérieur 122.
Chacun de ces quatre éléments 120 est logé dans l'une de quatre ouvertures traversantes 124 (fig. 4) de forme rectangulaire, creusées dans l'engrenage annulaire 40. Une partie de chaque ouverture 124 est située dans l'embase 84 de l'engrenage et toutes ces ouvertures sont disposées à 90o les uns des autres sur la périphérie de celui-ci en se trouvant derrière les fentes 118. En outre les ouvertures 124 sont suffisamment larges pour permettre aux écrans 114 d'exécuter le déplacement horizontal nécessaire pour masquer ou démasquer les chiffres de quantièmes 29, 30 et 31 .
Un collier 126 (fig. 6) reposant sur l'embase 84 entoure librement l'extrémité inférieure du manchon axial 88. Dans ce collier sont vissées les extrémités de quatre tiges rayonnantes 128, horizontales, qui s'étendent radialement en direction de l'extérieur, à angle droit les unes par rapport aux autres, l'extrémité libre 130 de chacune d'elles étant logée dans l'espace intérieur 122 de l'élément 120 correspondant. La rotation du collier 126 dans un sens ou dans l'autre entraîne une rotation équivalente des tiges rayonnantes qui déplacent ainsi les écrans 114 dans le sens horizontal pour leur faire couvrir ou découvrir les quantiémes 29, 30 ou 31 .
Le collier 126 est entraîné en rotation par le mécanisme ciaprès. En deux points de ce collier diamétralement opposés l'un à l'autre, il est prévu une rainure hélicoïdale ascendante 132, ces deux rainures étant de même pas. Dans chaque rainure 132 est logé un goujon 134 monté sur la face interne de l'un de deux bras I36 qui dépassent en direction du bas à partir d'une bague 138 entourant le haut du manchon 88, cette bague étant contrainte à tourner avec le manchon par une nervure 140 verticale, montée sur l'extérieur de ce dernier et qui s'engage dans une rainure 142 creusée dans la face interne de la bague de manière à permettre le déplacement vertical de celle-ci par rapport au manchon. Une gorge circulaire 144 est creusée sur l'extérieur de la bague 138.
Un bras horizontal 146 à profil en
C (bras à fourche) est engagé dans cette gorge 144 en permettant ainsi à la bague 138 de tourner par rapport à lui. Ce bras est monté sur l'extrémité inférieure d'une tige verticale de liaison 148, à profil carré, qu'une vis de réglage 150 avec une autre tige semblable 152 dont l'extrémité supérieure est équipée d'un goujon dépassant 154 orienté vers les fenêtres
16, 18 et engagé à coulissement dans une rainure de came 156 creusée autour de la paroi interne de l'engrenage annulaire des mois 36. Ces deux tiges de liaisons inférieure et supérieure se déplacent de façon verticale à l'intérieur de la tige porteuse creuse 46, laquelle est fermée dans le haut et ouverte dans le bas, son espace interne comportant une section carrée en vue d'empêcher la rotation des tiges de liaison.
Le goujon 154
dépasse à l'extérieur de la tige creuse 46 à travers une ouverture 158 allongée dans le sens vertical et qui lui permet ainsi de se déplacer vers le haut et vers le bas par rapport à la tige creuse elle-même. Une autre ouverture verticale 160 ménagée dans le bas de cette dernière est destinée à laisser passer le bras dépassant 146 également dans le but de lui permettre de monter et de descendre. Pour maintenir fixe la tige creuse 46, celle-ci est montée sur la paroi interne du corps ou enveloppe 2 par l'intermédiaire de saillies 162 qui s'ajustent à queue d'aronde dans des creusures 164 de forme appropriée prévues dans la paroi de l'enveloppe.
Chacune de ces saillies comporte deux éléments femelles 166 à profil en C, convenablement écartés l'un de l'autre et dans lesquels s'engagent des oreilles mâles 168 dépassant sur deux côtés opposés de la tige creuse.
La rainure de came 156 est conformée de façon telle que lorsque l'engrenage annulaire des mois 36 tourne, le goujon 154 est entraîné verticalement dans un sens et dans l'autre pour soulever et abaisser les tiges de liaison 148, 152 et par conséquent le bras à fourche 146.
Cela a pour conséquence de soulever et d'abaisser également la bague 138, les bras 136 et les goujons 134. Le déplacement vertical de ces derniers dans les rainures hélicoidales 132 oblige le collier 126 à tourner et à déplacer les écrans de quantièmes 114 par rapport au quadrant 94 correspondant. Ce mouvement relatif peut être soit dans le même sens que la rotation de l'engrenage annulaire des quantièmes quand il s'agit de masquer l'un quelconque des nombres 29, 30, 31 , soit en sens inverse lorsqu'au contraire ces nombres doivent être découverts.
Il y a lieu de souligner que tout mouvement vers l'arrière (le sens d'orientation de l'engrenage 40 étant considéré comme avant) des écrans précités est simplement relatif par rapport aux quadrants à quantièmes parce que la rotation de l'engrenage 40 oblige ceux-ci à se déplacer dans le même sens par rapport au corps 2.
Pour assurer le mouvement relatif désiré des écrans, la rainure de came 156 présente la forme représentée dans la vue développée de fig. 9. Cette rainure est située derrière les quadrants 48 à 54 qui correspondent aux mois, de manière telle qu'une partie supérieure horizontale 156a de celle-ci soit située au droit des indications de mois à trente et un jours, savoir Janvier, Mai, Août, Mars, Décembre, Juillet et Octobre.
La rainure s'abaisse ensuite pour arriver à une autre partie horizontale 156b située derrière les mois de trente jours, savoir Novembre, Juin, Septembre et Avril. A partir de cette partie 156b ia rainure précitée descend vers son point le plus bas 156c situé au droit de Février pour une année ordinaire, puis s'élève légèrement vers une partie 156d qui se trouve derrière le mois de Février pour une année bissextile. Elle continue ensuite à s'élever jusqu'à revenir à la partie 156a.
Lorsque le goujon supérieur 154 se trouve dans la partie 156a de la rainure, le bras à fourche 146 est complètement soulevé, de sorte que les écrans 114 sont situés à leur position la plus en arrière par rapport aux quadrants de quantièmes et ne recouvrent aucun des nombres portés par ceux-ci.
Quand on fait tourner l'engrenage annulaire des mois 36, la partie 156b de la rainure de came vient au contact du goujon supérieur, de sorte que le bras à fourche 146 est légèrement abaissé pour faire tourner le collier vers l'avant et que les écrans de quantièmes se déplacent pour venir devant les nombres 31 . Une autre rotation de l'engrenage 36 amène la partie 156c à coopérer avec le goujon supérieur, le levier à fourche étant alors abaissé à fond pour faire avancer davantage les écrans par rapport aux quadrants à quantièmes et pour leur faire recouvrir les nombres 29, 30, 31 . La rotation de l'engrenage 36 se poursuivant, la zone de la rainure située entre les parties 156c et 156d déplace à nouveau le goujon supérieur pour soulever légèrement le levier à fourche jusqu'à ce que ledit goujon arrive en 156d.
Ce soulèvement fait que les écrans tournent en arrière par rapport aux quadrants en découvrant les nombres 29 , mais en continuant à recouvrir 30 et 31 . Ces derniers nombres sont découverts à leur tour lors qu'une nouvelle rotation de l'engrenage 36 ramène la partie 156a de la rainure au contact du goujon supérieur.
Mécanisme d'actionnement du calendrier
Ce mécanisme comprend un bâti à engrenages auquel on a affecté la référence générale 170, ce bâti étant constitué par une plaque d'embase 172 montée sur les extrémités inférieures de trois entretoises 174 verticales rigides et disposées à des écartements angulaires égaux autour d'un axe vertical central.
Les extrémités supérieures de ces entretoises sont montées sur deux cames 176, 178 faites l'une et l'autre d'une seule pièce et comportant un alésage central entouré par un manchon 180, vertical monté sur la came 178 et traversant à rotation une ouverture prévue dans le haut du corps ou enveloppe 2. Un axe de pivotement 182 qui dépasse en direction du bas à travers la plaque d'embase 172 vient s'engager dans un alésage 184 prévu à l'une des extrémités d'une plaque de support 186 dont le centre est fixé sur l'extrémité supérieure de l'axe 92.
Le bâti 170 peut donc tourner autour d'un axe vertical qui traverse le manchon 180 et l'axe 182. La plaque de support 186 est maintenue fixe par une goupille de blocage 188 fixée à son extrémité supérieure dans l'enveloppe 4, son extrémité inférieure 190 étant logée dans un alésage de la plaque précitée.
Au centre du bâti 170 est disposé un pignon d'entraînement 192 de grande longueur, susceptible de tourner autour de l'axe de rotation du bâti lui-même. L'extrémité supérieure de ce pignon 192 est calée sur un arbre 194 qui traverse le manchon 180, tandis qu'à son extrémité inférieure ledit pignon est monté sur l'axe de pivotement 182. L'arbre 194 peut être entraîné à la main par le moyen d'un bouton de commande 196 comportant une pièce supérieure 196a en forme de coupelle renversée, vissée sur une pièce inférieure 196b, elle aussi en forme de coupelle, qui comporte une surface inférieure interne rugueuse ou moletée contre laquelle la surface inférieure moletée ou rugueuse d'une plaque d'embrayage 200 est sollicitée par un ressort hélicoïdal de compression 202 qui entoure l'arbre 194.
L'extrémité supérieure de ce ressort bute contre une nervure annulaire 206a prévue à l'intérieur de la pièce 196a. Le plateau d'embrayage 200 est claveté dans une rainure (non représentée) creusée dans l'arbre 194, de manière à pouvoir se déplaceer verticalement sur ce dernier, mais sans pouvoir tourner par rapport à lui ni par rapport au pignon d'entraînement 192. Lorsqu'on fait tourner à la main la pièce supérieure 196a du bouton, la pièce inférieure 196b tourne avec elle, une vis 206, vissée dans cette pièce inférieure dépassant en direction de t'extérieur à travers l'une d'un certain nombre d'ouvertures ou entailles allongées 208, de faible largeur, creusées sur la périphérie de la pièce 196a. La rotation de cette pièce 196b entraîne celle du plateau d'embrayage 200 appuyé contre elle, de sorte que le pignon 192 est entraîné à son tour.
Si la rotation de ce pignon 192 est bloquée, le moletage de la face 198 glisse sur le plateau 200 lorsqu'on manoeuvre le bouton 196, ce qui constitue un dispositif de sécurité propre à empêcher tout effort exagéré.
La poussée que le ressort 202 applique en direction du bas au plateau d'embrayage 200 peut être réglée par démontage de la vis 206 et rotation de la pièce 196a par rapport à la pièce 196b jusqu'à obtention de la réaction élastique désirée. I1 suffit ensuite de remettre en place la vis 206 à travers l'une des ouvertures ou entailles 208.
Autour du centre du bâti à engrenages 170 sont disposés trois axes substantiellement verticaux 210, 212 et 214 situés à 1200 les uns des autres. Les extrémités supérieure et inférieure de chacun d'eux sont montées à rotation dans des alésages des cames 176, 178 et dans la plaque d'embase 172. Sur chacun de ces axes sont calés deux satellites, respectivement 216 et 218, 220 et 222, 224 et 226. Les axes 210, 212 et 214 sont disposés dans les espaces qui séparent les unes des autres les entretoises 174 du bâti, de manière telle que les satellites précités engrènent avec le pignon d'entraîement 192. Ce dernier peut par exemple comporter dix dents, les satellites 216 à 226 pouvant en avoir le même nombre. Les satellites 216 et 218 correspondent respectivement aux années et aux jours.
En fig. 3 le satellite 218 a été représenté comme se trouvant en position d'entraînement, c'est-à-dire en prise avec les dents 80 de l'engrenage annulaire des jours 38 alors que le satellite 216 engrène avec des dents 228 d'une denture solidaire de la face interne d'un engrenage annulaire asservi 230 supporté par des rebords (non représentés) prévus à l'intérieur du corps 2. Les dents 228 peuvent par exemple être au nombre de cinquante six. Elles engrènent d'autre part avec le pignon 42. Ainsi toujours en référence à fig. 3, lorsqu'on fait tourner le bouton de commande 196, le pignon d'entraînement 192 fait tourner à son tour les satellites 216 et 218.
L'engrenage asservi 230 est donc entraîné pour faire tourner l'engrenage 42, lequel détermine un changement dans les chiffres affichés à travers les fenêtres 8, 10, 12 et 14 en faisant également tourner le masque des mois 64 derrière les fenêtres 16 et 18. La rotation du satellite 218 entraîne celle de l'engrenage annulaire 38 pour déplacer l'indication des jours sur les quadrants 78 au droit de la fenêtre 20. Les satellites 220 et 222 portés par l'axe 212 sont respectivement ceux des mois et des quantièmes.
Lorsqu'on fait tourner le bâti à engrenages (par des moyens qu'on décrira plus loin) en vue d'amener l'axe 212 en position d'entraînement, c'est-à-dire à la position occupée par l'axe 210 en fig. 3 et 11, le satellite 220 engrène avec les dents 60 de l'engrenage annulaire des mois 36, tandis que le satellite 222 en fait autant en ce qui concerne les dents 100 de l'engrenage annulaire 40 des quantièmes. Quand les satellites 220 et 222 se trouvent ainsi en position d'entraînement, la rotation du bouton de commande 196 entraîne celle de ces satellites qui font tourner l'engrenage annulaire 36 des mois et celui 40 des quantièmes de manière à déterminer une modification dans les indications affichées à travers les fenêtres 16 ou 18 et 22. Les satellites 224 et 226 portés par l'axe 214 correspondent respectivement aux jours et aux quantièmes.
En faisant tourner le bâti à engrenages autour de son axe on peut amener ces satellites 224 et 226 en position d'entraînement où le premier engrène avec l'engrenage annulaire des jours 38 et le second avec l'engrenage annulaire 40 des quantièmes. Ainsi la rotation du bouton 196 provoque alors celle des engrenages annulaires des jours et des quantièmes au droit des fenêtres 20 et 22 de façon à déterminer une modification correspondante des indications affichées à travers celles-ci.
Ainsi qu'on l'a indiqué plus haut, les couples de satellites 216-218, 220-222, 224-226 peuvent être amenés successivement en position d'entraînement par rotation du bâti à engrenages, ce qui peut s'effectuer en manoeuvrant à la main un bouton sélecteur 232. Celui-ci est calé sur une partie cannelée verticale 324 prévue à l'extrémité supérieure du manchon 180 en étant retenue à l'encontre de tout déplacement vertical par rapport à celui-ci par le moyen d'un jonc fendu 236. Ce bouton est percé de part en part d'une perforation 328, verticale, dans laquelle est disposée une bille 240 sollicitée en direction du bas par un ressort 242 que retient une vis 244 montée dans l'extrémité supérieure de l'alésage. Quand on fait tourner le bouton sélecteur, la bille 240 se déplace sur une face supérieure 246 du corps 2, jusqu'à retomber dans une dépression 248 prévue sur son trajet circulaire.
Quand la bille se trouve ainsi engagée dans cette dépression, elle oppose à toute rotation ultérieure une certaine résistance de faible valeur, mais qu'on peut surmonter en augmentant le couple appliqué au bouton. La bille 240 et la dépression 248 constituent ainsi un dispositif grâce auquel le bouton sélecteur et le bâti à engrenages peuvent être maintenus positivement à une posi tion angulaire déterminée par rapport à l'axe de rotation du bâti. En fait il est prévu trois dépressions 248 (dont une seule est visible en fig. 5) situées à 1200 les unes des autres sur le parcours de la bille.
Sur le bouton sélecteur sont prévus trois repères (non représentés), chacun étant situé immédiatement au-dessus de l'un des axes 210, 212 et 214, de façon à correspondre aux satellites portés par ceux-ci. L'un des repères correspond aux années et aux jours, le second aux mois et aux quantièmes et le troisième aux jours et aux quantièmes. Un point de repérage (non figuré) est prévu sur la face supérieure 246 à un emplacement situé au-dessus de la position d'entraînement. Lorsqu'on fait tourner le bouton sélecteur jusqu'à amener un repère déterminé en face du point précité, les satellites correspondant à ce repère se trouvent en position d'entraînement.
Par exemple quand le repère mois-quantième est en face du point, les satellites 220 et 222 engrènent respectivement avec les engrenages annulaires 36 et 40 pour les entraîner, si l'on fait tourner le bouton 196.
Les trois dépressions 248 sont prévues de manière que la bille tombe successivement dans chacune d'elles quand on fait tourner le bouton sélecteur 232, en retenant positivement chacun des trois repères en face du point de repérage qui correspond à la position d'entraînement.
Bien qu'on puisse faire tourner le bouton 196 dans les deux sens, le bâti à engrenages ne peut tourner que dans un sens unique par suite de la présence d'une roue à rochet 250 solidaire du manchon 180 et qui coopère avec un cliquet (non représenté) prévu à l'intérieur de la saillie creuse 6.
Quand l'engrenage asservi 230 et les engrenages annulaires 36, 38 et 40 ne sont pas en prise avec l'un quelconque des satellites 216 à 226, ils sont retenus à l'encontre de toute rotation par des cliquets respectifs 252, 252a, 252b et 252c, de construction semblable, portés à rotation par un arbre 256, vertical sur lequel ils sont maintenus à l'écartement voulu par des entretoises 254. L'extrémité supérieure de cet arbre est montée dans le haut de la saillie creuse 6, tandis que son extrémité inférieure repose dans un élément 258 prévu dans le bas de cette saillie. Le cliquet 252 peut s'engager dans des encoches de verrouillage 260 à profil en V, creusées dans le haut de la périphérie externe de l'engrenage annulaire asservi 230. Le nombre de ces encoches 260 peut n'être que la moitié de celui des dents 228.
Les autres cliquets 252a, 252b et 252c peuvent s'engager dans les encoches 62, 82 et 102 prévues respectivement dans les engrenages annulaires 36, 38 et 40 qui correspondent respectivement aux mois, aux jours et aux quantièmes.
Chacun de ces cliquets (fig. 12) comporte un moyeu 262 percé d'un alésage traversant 264 propre à recevoir l'arbre 256. De ce moyeu partent deux bras 266, 268. Le premier ou bras avant 266 comporte à son extrémité libre une dent ou crochet 270 duquel dépasse vers le haut un court goujon 272, tandis que le second bras 268, ou bras arrière, porte à son extrémité libre un goujon vertical 274 de plus grande longueur.
Le fonctionnement de chacun de ces cliquets est substantiellement le même; on le décrira en se référant au cliquet 252 en fig. 3, 10 et 11.
Le cliquet 252 est actionné par rotation des cames 176,178 lorsqu'on fait tourner le bâti à engrenages. Ces cames sont de forme générale circulaire, mais la première 176, comporte un plus faible diamètre et sur sa périphérie il est prévu une saillie 276 voisine de l'axe porte-satellite 210. Quant à la came
178, sa périphérie comporte une dépression 278 quelque peu à l'arrière de la saillie 276 en se référant au sens de rotation du bâti à engrenages en guise de sens avant.
Les goujons 272 et 274 sont agencés de manière à venir respectivement au contact de la périphérie des cames 176 et 178 de façon telle que lorsque l'axe 210 ne se trouve pas en position d'entraînement, le goujon long 274 porte contre la périphérie de la came 178 et maintient ainsi le cliquet 252 à une position pour laquelle son crochet 270 est engagé dans une encoche 260 de l'engrenage asservi 230. Quand on fait tourner le bâti pour amener l'axe 210 en position d'entraînement, la dépression 278 arrive en face du goujon long 274 en même temps que la saillie 276 de la came 176 se trouve en contact avec le goujon court 272 en dégageant le crochet 270 de l'encoche de verrouillage considérée de l'engrenage asservi, tandis que le goujon long pénètre dans la dépression 278. On peut alors faire tourner l'engrenage asservi en agissant sur le bouton de commande 196.
Toute rotation ultérieure du bâti en vue d'éloigner l'axe 210 de la position d'entraînement, a pour résultat que la saillie 276 dépasse le goujon court 272 en amenant une paroi d'extrémité biseautée 278a de la dépression 278 au contact du goujon long 274 qui est repoussé vers l'extérieur sur la périphérie circulaire de la came 178, le crochet 270 étant luimême engagé dans une autre encoche de verrouillage 260 de l'engrenage annulaire.
Les cliquets 252a, 252b et 252c sont actionnés de façon semblable lorsqu'on amène en position entraînement le satellite des mois 220, ceux des jours 218, 224 et ceux des quantièmes 222, 226, ou qu'on les éloigne de cette position. Des cames 176b, 178b et 176c, 178c, montées sur le bâti à engrenages, actionnent respectivement les cliquets 252b et 252c. Du fait qu'il y a deux satellites des jours 218 et 224, il est prévu deux saillies 276b (dont une seulement est visible en fig. 10) dans la came à petit diamètre 176b et deux dépressions 278b (dont une seule visible en fig. 10) dans la came à grand diamètre 178b. De même manière, comme il y a deux satellites des quantièmes 222 et 226, il existe deux saillies 276c convenablement disposées (une seule visible) dans la plus grande came 178c. Deux cames 176a et 178a, également portées par le bâti à engrenages, actionnent le cliquet 252a.
Ce dernier est monté en position renversée par rapport aux autres, de sorte que la plus petite came 176a se trouve au-dessus de la plus grande 178a. Comme il n'existe qu'un seul satellite 220 des mois, la came 176a ne comporte qu'une saillie 276a et la came 178a qu'une seule dépression 278 a.
Mode d'utilisation du calendrier
Le calendrier ci-dessus est prévu pour indiquer le jour de la semaine sur lequel tombe toute date d'un mois quelconque au cours des années 1801 à 2199. Concernant les années 1901 à 2099, aucune correction n'est nécessaire pour le quantième, mais au contraire pour les années 1801 à 1900 et 2100 à 2199, il faut corriger de t 1 le nombre affiché à travers la fenêtre 22 des quantièmes.
Ceci posé le calendrier s'utilise comme suit:
I - On fait tourner le bouton sélecteur 232 jusqu'à ce que le repère année-jour qu'il porte se trouve en face du point de repérage de la position d'entraînement, prévu sur la face supérieure 246 du corps de l'appareil. Lorsque ce résultat est atteint, la bille 240 s'est logée dans l'une des dépressions 248 et elle maintient le bouton à cette position. Le satellite 216 des années est donc en prise avec l'engrenage annulaire asservi 230, tandis que le satellite 218 des jours engrène avec l'engrenage annulaire 38 correspondant.
II - On fait tourner le bouton de commande 196 jusqu'à ce que le millésime désiré soit affiché à travers les fenêtres 8, 10, 12 et 14.
III- On actionne à nouveau le bouton sélecteur 232 pour amener le repère mois-quantième en face du point de repérage de la position d'entraînement, la bille 240 se logeant dans une autre dépression 248 pour maintenir le bouton à l'arrêt. A ce moment le satellite des mois 220 est en prise avec l'engrenage annulaire correspondant 36 tandis que le satellite des quantièmes 222 engrène de son côté avec l'engrenage annulaire 40.
IV - On fait tourner à nouveau le bouton 196 jusqu'à ce que le mois désiré apparaisse à travers la fenêtre 16 ou 18, suivant que l'année considérée est bissextile ou non.
V -Comme l'engrenage annulaire des quantièmes 40 avait été entraîné en rotation pendant la phase II et celui des jours pendant la phase IV, les quantièmes correspondant aux jours de la semaine sur lesquels il tombent pendant le mois et l'année considérés se trouvent alors affichés à travers les fenêtres 40 et 38, les quantièmes appropriés se trouvant ainsi dans l'alignement vertical des jours corrects.
VI - Si l'on désire que la semaine affichée à travers la fenêtre 20 commence par un jour particulier, par exemple un
Jeudi, on manoeuvre le bouton sélecteur jusqu'à ce que le repère jour-quantième se trouve en face du point de repérage du poste d'entraînement, le bouton étant alors retenu en position par la bille 240, laquelle vient se loger dans une troisième dépression 248. Cette rotation du bouton sélecteur amène le satellite 224 en prise avec l'engrenage annulaire des jours 38 et le satellite 226 avec l'engrenage annulaire 40 des quantièmes.
VII - On fait alors tourner le bouton de commande 196 jusqu'à ce que le jour désiré apparaisse sur la gauche extrême de la fenêtre 20.
Comme indiqué plus haut, le bouton de commande 196 peut être entraîné dans n'importe quel sens, mais c'est seulement au cours de la phase II qu'on peut utiliser cette possibilité à plein, l'usager pouvant déplacer ce bouton en avant ou en arrière pour modifier de même manière le millésime à la façon désirée. Au cours des phases IV et VII, une rotation en arrière du bouton 196 fait reculer l'engrenage annulaire des quantièmes 40, de sorte qu'un côté de l'un des quadrants 94 peut frapper le bord 108 de la rampe 104, ce qui bloque le mécanisme.
Toutefois iI ne peut en résulter aucun dommage; Si le ressort 202 n'a pas été comprimé à l'extrême, parce qu'alors la face interne 198 peut glisser contre le plateau d'embrayage 200 dans le dispositif de sécurité si l'on persiste à faire tourner le bouton en arrière, en évitant ainsi tout effort exagéré.
Dans le calendrier sus-décrit les millésimes et les quantièmes sont en chiffres arabes, les mots et les jours étant en français. Mais ces indications peuvent être modifiée pour se conformer à celles utilisées dans tous autres pays sans que cela modifie le mécanisme du calendrier, à la seule condition que les pays intéressés établissent les millésimes et les mois d'après le calendrier grégorien. L'amovibilité du montage des quadrants de mois 52, de ceux de jours 78 et de ceux de quantièmes 94 sur les engrenages annulaires correspondants permet de les remplacer facilement par tous autres portant des chiffres ou noms d'une autre sorte.
Les divers constituants du calendrier peuvent être faits en tous matériaux appropriés, y compris matière plastique, ces dernières convenant particulièrement pour la réalisation du corps, des engrenages et des quadrants.