Appareil pour mesurer le temps de coagulation d'un échantillon de sang
La coagulation du sang humain est le résultat d'un processus de nature biochimique particulièrement compliqué, mettant enjeu une douzaine de composants, nommés facteurs , qui sont réper tories par convention. a l'aide de chiffres romains I, Il, III, etc.
L'absence ou la déficience de l'un ou de plusieurs de ces facteurs détermine chez l'homme une coagulation du sang altérée, voire impossible, pour certains facteurs; et, de façon pratiquement générale, des affections plus ou moins prononcées pour certains organes, notamment du foie, ainsi que divers troubles du métabolisme.
La détection des facteurs éventuellement déficients ou manquants dans un sang est évidemment très importante, que ce soit pour décider des thérapies les plus appropriées en vue d'éliminer ou de circonscrire certaines affections éventuellement constatées chez un sujet, ou, à titre précautionnel, comme préalable à toute intervention chirurgicale, de manière à éviter des hémorragies par exemple.
Cette détection acquiert également une importance particulière dans le cadre des soins à donner aux patients victimes d'une thrombose, auxquels il est nécessaire d'administrer des anticoagulants en quantité qui doit évidemment étre déterminée compte tenu des facteurs anormaux à l'origine de la thrombose.
Parmi les nombreux tests mis en oeuvre pour réaliser cette détection, celui préconisé par A. Quick est l'un des plus simples et des plus rapides à exécuter. Ce test, qui est essentiellement destiné à mettre en évidence d'éventuelles déficiences de concentration des facteurs I, Il, V.
VII et X du sang, s'effectue grosso modo de la façon suivante: après avoir ajouté une solution d'anticoagulant (solution de trisodium-citrate ou d'oxalate de sodium) à du sang fraîchement prélevé. ce qui élimine du sang les ions Cl+ t et en empêche la coagulation, on soumet le tout à une opération de centrifugation et on prélève le plasma surnageant obtenu, On ajoute alors à ce surnageant une même quantité d'une suspension de thrombokinase (extrait tissulaire de nature correspondant à celle du facteur 111 du sang) et on porte l'ensemble à une température de 37 - C. On introduit ensuite dans ce mélange une solution de chlorure de calcium (addition d'ions Ca + +), portée également à 37 C, et on mesure le temps de coagulation du liquide composite obtenu.
Selon une variante d'exécution de ce test, préconisée par Soulier, il est possible de remplacer le surnageant de plasma par du sang complet, fraîchement prélevé.
Si la concentration des facteurs 1, II. V. VII et X du sang testé est normale, le temps de coagulation est de l'ordre de 10 à 15 secondes, selon l'activité de la thrombokinase employée. Par contre, un temps de coagulation supérieur à la valeur obtenue avec du sang normal dénote une déficience d'un ou de plusieurs facteurs sans toutefois indiquer lequel, d'autres types de tests devant permettre ensuite l'identification de ces facteurs.
La mesure de ce temps de coagulation. réalisée à l'origine à l'aide d'un simple chronomètre qu'un opérateur arrêtait au jugé sur la base d'une appréciation visuelle de l'état de coagulation atteint par le liquide composite examiné. est exécutée de façon automatique depuis un certain temps déjà. grâce à divers appareils.
On connaît, en particulier du brevet U. S. N" 3053078 un ag pareil constitué par un viscosimètre comprenant un palpeur pivotant plongé dans le liquide composite à tester, lequel est disposé dans un récipient entraîné en rotation à une vitesse constante. A ce palpeur est associé un interrupteur électrique pour la commande de l'alimentation, d'une part, du moteur d'entraînement du récipient et, d'autre part, d'un compteur de temps.
Cet interrupteur est commandé par le palpeur dans le sens de l'ouverture lorsque la viscosité du liquide testé atteint une valeur limite, caractéristique d'un état de coagulation bien déterminé du sang ou du plasma sanguin, selon la nature du liquide composite soumis au test. le palpeur étant alors entraîné angulairement par le liquide d'une quantité suffisante pour actionner l'interrupteur. L'indication donnée alors par le compteur de temps correspond au temps de coagulation du sang testé.
On connaît également un autre appareil pour la mesure du temps de coagulation sanguine, faisant usage de récipients à trois compartiments dont les deux premiers contiennent. I'un, un sel de calcium et, l'autre, de la thrombokinase. et sont destinés à être mis en communication avec le troisième compartiment recevant le plasma sanguin à tester, ce troisième compartiment contenant un agitateur constitué par un barreau magnétisable.
Cet appareil est également un viscosimètre, comprenant un support pour le récipient, un aimant rotatif, une armature magnétisable s'étendant de cet aimant jusqu'à proximité du troisième compartiment du récipient disposé sur le support, en vue de procéder à l'entraînement du barreau magnétisable que contient ce compartiment. une bobine captrice entourant l'armature et reliée aux bornes d'un détec- teur électronique des variations de lux parcourant la bobine, variations découlant essentiellement d'une modification. dans le temps, de la position relative du barreau et de l'armature due à l'augmentation de viscosité du liquide dans lequel se déplace le barreau. augmentation consécutive à la coagulation du sang.
Dans un brevet suisse la titulaire a proposé un récipient pour l'exécution d'un test de coagulation sanguine comprenant deux enceintes superposées. séparées l'une de l'autre par une cloison amovible et dont une première enceinte contient l'échantillon de sang ainsi qu'une suspension d'au moins l'un des facteurs de coagulation sanguine dans une solution d'un anticoagulant alors que l'autre enceinte contient une solution d'un sel de calcium, ce récipient présentant un agitateur faisant corps avec une portion de la paroi disposée en regard de ladite cloison et appartenant à l'enceinte supérieure du récipient. cette portion de paroi étant reliée.
amoviblement, au reste de cette enceinte et l'agitateur représentant une tige de commande faisant saillie au-dessus de l'enceinte supérieure. en position sensiblement verticale.
Comme cela est décrit dans ce brevet. le récipient peut se mettre en action en introduisant une dose du sang à tester dans la première enceinte. en portant le contenu des deux enceintes à une température de 37 C. en exerçant sur la tige de l'agitateur une pression d'intensité suffisante pour introduire l'agitateur d'abord dans la première enceinte puis dans la seconde. après éloignement de la cloison amovible. en entraînant en rotation l'agitateur. en particulier de manière à mélanger de façon homogène le contenu liquide de chaque enceinte avec celui de l'autre enceinte. et enfin en déterminant le temps séparant l'instant de mise en liaison des deux enceintes du récipient et celui où le couple résistant agissant sur l'agitateur. et dû à la viscosité du liquide composite remplissant le récipient.
atteint une valeur limite déterminée, correspondant à un état bien défini de coagulation du sang que contient ce liquide.
Le but de la présente invention est la création d'un appareil pour mesurer le temps de coagulation d'un échantillon du sang, disposé dans un récipient du genre mentionné ci-dessus. caractéri- sé par le fait qu'il comprend un équipage rotatif. monte pivotant autour d'un axe vertical. un moteur électrique pour l'entraîne- ment en rotation de cet équipage, un dispositif pour mesurer la durée de cet entrainement. un interrupteur solidaire de l'équipage rotatif, pour la commande de !'alimentation en courant du dispositif de mesure et du moteur d'entrainement.
un support pour le récipient contenant le sang à tester, disposé sous l'équipage rotatif dans une position telle que l'axe longitudinal de la tige de l'agita- teur de tout récipient placé sur le support s'étend dans le prolongement de l'axe de rotation de l'équipage. une broche fixée à l'équipage, en position coaxiale à l'axe de rotation de celui-ci.
cette broche étant articulée autour de cet axe, des moyens pour accoupler amoviblement l'extrémité inférieure de la broche et ladite tige du récipient. au moins un doigt de positionnement de la broche. solidaire de celle. deux organes de butée définissant.
par rencontre dudit doigt alternativement avec chacun d'eux, le premier, une première position angulaire limite de la broche par rapport à l'équipage rotatif et. le second, une seconde position angulaire limite de cette broche. située en arrière de la première position par rapport au sens de rotation imposé à l'équipage par le moteur d'entrainement. un organe d'actionnement dudit interrug teur. cinématiquement solidaire de la broche et agencé de manière à actionner cet interrupteur. dans le sens d'une fermeture. lorsque la broche est placée dans sa première position angulaire limite. un organe maintenant la broche dans cette première position tant que le couple résistant. agissant sur la broche et s'opposant à la rotation de l'équipage.
demeure inférieur à une valeur caracteristi- que d'un état déterminé de coagulation du sang.
Le dessin annexé represente à titre d'exemple et très schéma tiquement. une forme d'exécution de l'objet de la présente inventic
La fig. 1 en est une élévation latérale.
La fig. 2 une vue en plan.
La fig. 3 est une vue en coupe au niveau de l'axe 111-111 de la fig. 2.
La fig. 4 est une coupe de détail, à plus grande échelle, pratiquée au niveau de l'axe IV-IV de la fig. 2.
La fig. 5 est une vue similaire à celle de la fig. 4 dans une autre position relative de certains de ses éléments.
La fig. 6 est une vue en coupe pratiquée au niveau de l'axe VI
VI de la fig. 4.
La fig. 7 est une vue en direction A des éléments illustrés sur la fig. 4. certains de ces éléments étant représentés en élévation et d'autres en coupe verticale.
La fig. 8 montre le schéma du circuit électrique de l'appareil.
Les fig. 9. 10 et Il illustrent trois phases successives du mode de mise en action de l'appareil faisant l'objet des fig. 1 à 3.
L'appareil selon l'invention est plus particulièrement destiné à l'exécution des deux phases finales de tests de coagulométrie san guinde, phases qui sont:
a) la mise en présence et le mélange du sang et des réactifs de coagulation.
b) la détection d'un état de coagulation donné du sang et la mesure du temps mis par le sang testé pour atteindre cet état à partir du moment où la phase a) ci-dessus du test a été exécutée.
A cet effet, le sang et les réactifs nécessaires à sa coagulation sont disposés dans des récipients du type décrit dans le brevet parallèle NO 506791 et dont les fig. 9, 10 et 11 montrent une coupe verticale.
Comme on le voit en particulier sur la fig. 99 et comme cela est décrit en détail dans le brevet ci-dessus. un tel récipient est constitué par emboîtement bout à bout de deux éléments tubulaires 1 et 2. par exemple en polyéthyléne ou en polypropylène, à l'inte- rieur desquels sont disposées trois parois, dont la première 3. est formée par l'extrémité inférieure d'une tige 3 disposée dans l'élément 1, coaxialement à celui-ci, dont la seconde 4. est constituée par une pastille de forme circulaire fixée par son bord à l'élé- ment 2, par l'intermédiaire d'une membrane annulaire déchirable.
et dont la troisième 5, est constituée par un disque chassé dans l'ouverture de l'élément 2. Il est encore à remarquer que la tige 3 est fixée à l'élément 1, par le bord de son extrémité inférieure et par l'intermédiaire d'une membrane annulaire déchirable.
Ces trois parois délimitent, dans les éléments 1 et 2, une première enceinte El, et dans l'élément 2, une seconde enceinte E..
Dans la première enceinte El. qui est destinée à recevoir l'échantillon du sang à tester. est disposée une suspension d'un facteur de coagulation sanguine dans une solution d'un anticoagulant du sang. Il pourra par exemple s'agir d'une suspension de thrombokinase dans une solution de trisodium-citrate ou d'oxalate de sodium.
Dans la seconde enceinte, E2, est disposée une solution d'un sel de calcium, par exemple de chlorure de calcium, chimiquement équivalente à la solution d'anticoagulant que contient l'enceinte E1. De plus. le volume de solution occupant l'enceinte E2 est le même que celui de la suspension de tracteur de coagulation dans une solution d'anticoagulant occupant l'enceinte El.
Il est à remarquer que ce dernier volume est au plus égal à la moitié du volume total de l'enceinte El, cette dernière étant desti nee à recevoir de plus une quantité du sang à tester identique à celle de la suspension.
Ainsi que cela est indiqué dans la demande de brevet parallèle de la titulaire. le récipient décrit est livré aux usagers déjà prèt à l'emploi, c'est-à-dire avec ses enceintes El et E2 remplies des liquides cités.
Une fois l'échantillon de sang à tester collecté, on soumet le récipient à une accélération axiale de manière à amener le liquide
remplissant l'enceinte El dans la portion de cette enceinte faisant partie de l'élément 1; on sépare ensuite par déboîtement les deux éléments tubulaires 1 et 2 et on introduit la dose de sang à tester dans l'autre portion de l'enceinte El, c'est-à-dire celle faisant partie de l'élément 2. puis on referme ce récipient. Les ions Ca + que contient le sang étant fixés par le trisodium-citrate ou par l'oxalate de sodium, selon l'anticoagulant utilisé pour la suspension de facteur de coagulation disposée dans l'enceinte El. ce sang ne coagule pas.
C'est à partir de cet instant qu'il est fait usage de l'appareil qui va maintenant être décrit.
Cet appareil comprend (fig. 1 à 3) un boîtier formé d'un fond rectangulaire 10. en matière plastique. reposant sur un socle. non représenté. par l'intermédiaire de piliers 11, et le long du bord droit duquel est fixée une paroi verticale 12. également rectangulaire, par exemple en matière plastique, portant un interrupteur 13 pour la commande de l'alimentation en électricité de l'appareil; le boîtier comporte de plus une chape 14 fixée le long des trois bords libres du fond 10 et de la paroi 12 à l'aide de vis non représentées.
Sur le fond 10 est disposé un moteur synchrone M auquel est associé un réducteur D dont l'arbre secondaire d est relié à un arbre horizontal 15 par un manchon élastique 16. Cet arbre 15 est monté rotativement à l'intérieur de deux flasques 17a et 17b que présente le bâti 17 d'un compteur 18 fixé au fond 10 et muni de tambours numérotés 19 dont l'entraînement est assuré à partir d'une roue dentée 20, solidaire de l'arbre 15 et par l'intermédiaire d'un pignon 21 commandant la rotation du premier parmi les tambours 19. Les tambours 19 suivants sont entraînés chacun par le tambour d'ordre décimal précédent, de façon traditionnelle.
Comme le compteur 18 est directement accouplé à l'arbre 15 et donc au moteur M au travers du démultiplicateur D, et que ce moteur est un moteur synchrone, tournant à vitesse pratiquement constante, il sera possible de connaitre la durée de rotation du moteur en lisant le nombre inscrit sur le compteur 18 au terme de cette rotation, à condition bien entendu que le compteur 18 ait été mis à zéro avant que le moteur M n'ait commencé à tourner. Si le premier tambour 19, en partant de la gauche (fig. 1) est numéroté de 0 à 9, le deuxième tambour étant numéroté de 0 à 6, le troisième de 0 à 9 et le quatrième également de 0 à 9, le compteur 8 peut donner une indication correspondant au plus à 9 minutes, 59 secondes, et 9 dixièmes de seconde.
Il est donc possible d'utiliser le compteur 18 pour indiquer le temps de coagulation dans le cas du test de Quick, puisque ce temps est normalement de l'ordre de 10 à 15 secondes.
Pour mettre à zéro le compteur 18, il suffit d'entraîner le pignon 21 dans une direction angulaire contraire à celle d'entraînement normal par la roue dentée 20. A cet effet, I'axe portant le pignon 21 traverse le flasque 17b du bâti 17 et présente, à son extrémité libre, un pignon 22 qui est en prise, d'une part, avec une cré- maillère 23a solidaire d'une tige verticale 23, et, d'autre part, avec une roue 24 (fig. 3). Cette roue est montée pivotante sur une oreille 24a, fixée verticalement sur le fond 10, cette roue étant en prise avec une vis sans fin 25 que porte une extrémité d'un axe 26 (fig. 3).
La tige 23 présente une longueur supérieure à la hauteur du boîtier de l'appareil. Elle est montée coulissante verticalement par engagement dans deux ouvertures ménagées, l'une au-dessus de l'autre, dans le fond 10 et dans la partie supérieure de la chape 14.
Au-dessus de la crémaillère 23a, la tige 23 porte une patte horizontale 27, et à son extrémité supérieure. un bouton de préhension 28 permettant de saisir la tige et de la déplacer axialement entre une première position basse, représentée sur la fig. 1 et une autre position haute, dans laquelle la patte 27 est proche de la chape 14, et vice-versa. L'amplitude de ce déplacement est suffisante pour réaliser la mise à zéro du compteur 18, cette mise à zéro s'effectuant lorsque la tige 23 est conduite de sa position haute dans la position basse.
A son extrémité libre, opposée au manchon d'accouplement 16, I'axe 15 présente un engrenage conique 29, en prise avec un second engrenage conique 30. Cet engrenage 30 est monté sur
le pied cylindrique 31a d'une pièce tubulaire 31 (fig. 1 et 4) enga
gée à pivotement dans une ouverture circulaire 10a découpée dans
le fond 10. A l'extrémité supérieure de son passage central, la
pièce 31 porte une douille métallique 32 engagée à pivotement
dans une ouverture circulaire 33'a prévue dans un pont métallique 33 solidaire de la paroi 12 du boîtiers I'ouverture 33'a étant dis-
posée trés exactement au-dessus de l'ouverture 10a du fond 10.
Des rondelles-ressort 34a et 34b veillent au maintien de la pièce
tubulaire 31 dans une position axiale bien définie.
Comme représenté en détail sur la fig. 7. la pièce 31 est découpée longitudinalement par une fente 35. à bords parallèles relativement resserrés. dans sa partie supérieure 35a. et dont la largeur de sa portion inférieure 35b, est sensiblement égale à trois fois celle de la partie 35a.
Au-devant de cette fente 35, la pièce 31 porte une lamelle élastique 36, en métal, fixée à cette pièce par une vis 36a, et en contact avec la douille 32 par l'intermédiaire de cette vis. La lamelle 36 est donc reliée galvaniquement au pont 33' par l'intermédiaire de la douille 32 et de la rondelle-ressort 34b.
Comme on le voit sur la fig. 5, la lamelle 36 est légèrement repliée à proximité de son extrémité inférieure. en 36b, ce repli faisant saillie à l'intérieur de la fente 35 de la pièce 31 en position de repos de la lamelle. En outre, la lamelle 36 est introduite, par cette extrémité inférieure. dans un logement annulaire 29a que présente la face supérieure de l'engrenage 29, en position distante de cet engrenage. tant que la lamelle 36 est dans la position de repos de la fig. 5. ou en contact avec l'engrenage 29, lorsqu'elle est écartée de cette position par un poussoir 37 faisant saillie dans la fente 35 et porté en appui sur le pli 36b de la lamelle (fig. 4).
L'engrenage 29 étant relié galvaniquement au pont 33" par la rondelle-ressort 34b, il s'ensuit que, lorsque la lamelle élastique 36 est conduite dans la position fléchie faisant l'objet de la fig. 4, les ponts 33' et 33" sont reliés galvaniquement alors qu'ils sont isolés l'un de l'autre lorsque la lamelle est dans sa position de repos visible sur la fig. 5.
La lamelle 36 et la face interne du logement 29a de l'engrenage forment donc le contact mobile et le contact fixe d'un interrupteur de courant indiqué par la référence I sur le schéma de la fig. 8 et qui est disposé entre une borne du moteur synchrone M, d'entraînement de l'appareil, et un pôle de l'interrupteur 13, de commande de l'alimentation en courant électrique de cet appareil.
En effet (voir fig. 2 et 8), le pont 33' est branché par une connexion p, d'une part, à ce moteur M et, d'autre part, à une armature d'un condensateur C de compensation; le pont 33" est relié par une connexion 9 au contact mobile de l'interrupteur 13.
Le moteur M et l'autre armature du condensateur C sont reliés par une connexion m à l'une des lignes, V, d'un réseau mono phasé à courant alternatif, VO.
Le contact fixe de l'interrupteur 13 est relié par une connexion n à l'autre ligne, 0, de ce réseau.
Comme on le voit sur les fig. 4 et 5 des dessins annexés, le poussoir 37 précédemment cité est monté sur une broche 38 traversant axialement la pièce tubulaire 31 et qui est montée coulissante, d'une part, dans le pied 3 la de celle-ci. et, d'autre part, dans une douille en matière plastique 39, chassée dans la douille métallique 33a. En plus de ce coulissement, la broche 38 peut ef- fectuer. autour de son axe longitudinal. un léger mouvement angulaire dont l'amplitude est limitée par rencontre du poussoir 37 alternativement avec la portion de l'un et de l'autre bord longitudinal de la fente 35 délimitant la partie évasée 35b de celle-ci.
La fig. 6 montre précisément les deux positions angulaires limites que peut occuper le poussoir 37 dans cette partie 35b de la fente 35, positions auxquelles correspondent deux positions angulaires limites de la broche 38. Dans la première de celles-ci, le poussoir 37 est représenté en trait plein, alors que dans la seconde, ce poussoir est représenté en trait mixte et est indiqué par la référence 37'.
La broche 38 peut occuper deux positions axiales limites par rapport à la pièce tubulaire 31 et, en particulier. une première po
sition. haute. dans laquelle cette broche est en appui par le pous
soir 37 sur le bord supérieur de la fente 35 position non représen
tée au dessin) et une seconde position. basse, qui est celle fraisant l'objet des fig. 4 et 7. dans las telle le poussoir 37 repose sur le
bord inférieur de la fente 35. II est à remarquer que, lorsque la
broche 38 occupe simultanément cette seconde position axiale et
sa premiére position angulaire. le poussoir 37 est en contact, par
son extrémité, avec la partie la plus saillante de la portion re
pliée 36b de la lamelle 36 et que.
c'est seulement dans ces condi
tions que la lamelle est portée en contact avec l'engrenage 39 par
son extrémité libre. En outre, comme les bords parallèles de la
portion 35a de la fente 35 sont distants l'un de l'autre d'une quantité légèrement supérieure à la largeur du poussoir 37, il s'ensuit que non seulement ce poussoir peut coulisser librement entre ces
bords, par exemple lorsque la broche 3S est conduite de sa position haute dans sa position basse, mais encore que ce mouvement de coulissement s'effectue alors que la broche est maintenue dans sa première position angulaire limite.
De plus, il est à remarquer que. dans l'éventualité ci-dessus. le poussoir 37 demeure distant de la lamelle 36. de sorte que l'interrupteur I est ouvert pendant la plus grande partie de sa course entre le bord supérieur de la fente 25 et son bord inférieur ce poussoir ne venant en contact avec cette lamelle que lorsqu'il est amené à proximité immédiate avec la portion repliée 36b de celle-ci et cet interrupteur n'étant fermé que dans la position relative de la lamelle 36 et du poussoir 37 visible sur la fig. 4 (correspondant à la position limite basse de la broche).
II convient à ce point de signaler que. dans ces conditions. la broche 38 ne peut être cartée de sa première position angulaire, pour être conduite dans la seconde position angulaire, qu'en exer
çant sur cette broche un couple de direction i' > tfig. 61 dont l'in- tensité dépend directement de l'effort élastique exercé par la lamelle 36 sur le poussoir 37 et de l'effort de frottement qui en résulte sur celui-ci. Ainsi que nous le verrons par la suite, cet effort est choisi de manière bien déterminée en fonction du test de coagulométrie que l'appareil représenté doit permettre d'exécuter.
Pour commander le déplacement de la broche 38 de sa pre mièvre position axiale limite dans sa seconde position axiale limite.
ou vice versa, cette broche porte à son extrémité supérieure un disque 40 (fig. 1) engagé dans une découpure 27a de la patte 27 fixée à la tige 23 de sorte que la broche 38 est ainsi cinématiquement solidaire de cette tige.
L'extrémité inférieure de cette broche est profilée de manière à former une lancette 38a et porte un capuchon 41, dont l'ouverture présente une section lègérement supérieure à celle de la tige 3 d'un récipient du genre représenté aux fig. 9 à 11. La lancette 38a, est en effet destinée à être enfoncée dans l'extrémité supérieure de cette tige, ainsi que cela sera indiqué par la suite. le capuchon devant coiffer cette extrémité en vue d'assurer le maintien latéral de la tige pendant l'opération d'enfichage de la rincette sur la tige.
L'extrémité droite de l'axe 26 (fig. 3) porte un pignon conique 42 faisant prise avec une roue 43 montée pivotante autour d'un axe vertical 44. Sur cet axe est fixé un bras 45 portant un cliquet articulé 46 qu'un ressort 47 maintient en contact permanent avec la denture d'une roue 48. Un second cliquet 49. soumis à l'action d'un ressort 49a, empéche toute rotation de la roue 48 en direction antihoraire (fig. 2).
La roue 48 est calée à l'extrémité supérieure d'un axe creux 50
monté rotativement dans un palier 51 lequel palier est engagé
dans un passage 10b du fond 10 et fixé à ce dernier.
A son extrémité inférieure. l'axe 50 porte un plateau métalli
que 52, par exemple en aluminium. sur la face supérieure duquel
font saillie, de façon équidistante. dix bossages cylindriques 52a.
Chacun de ces bossages un diamètre et une hauteur correspon
dant respectivement au diamètre et à la profondeur du logement
que présente la partie inférieure de l'élément 2 du récipient. entre
la paroi 5 et l'extrémité de cet élément (fig. 9).
Dans le plateau 52, est disposée une résistance électrique an angulaire R (fig. 3 et 8). convenablement isolée du plateau et qui est destinée à chauffer ce plateau en vue de le maintenir à une tempé- rature de 37 C.
L'alimentation de cette résistance est réalisée par des conducteurs électriques 53. s'étendant à l'intérieur de l'axe 50, et par quatre bagues de contact 55. dont les deux inférieures sont réunies à ces conducteurs. que porte un manchon 54, en matière isolante.
fixé à l'extrémité supérieure de cet axe.
Dans l'un des bossages 52a est de plus monté un thermocou ple T qui est relié à une boite de commutation 58 (fig. 2 et 8) par l'intermédiaire de deux fils 57 s'étendant également dans l'axe creux 50 et aboutissant aux deux bagues supérieures 55 du manchon 54 (fig. 3). Une paire de frotteurs 59 relie les bagues du thermocouple T à la boite de commutation 58. De façon analogue.
une seconde paire de frotteurs 60 relie les bagues auxquelles sont branchées les extrémités de la résistance R. l'une, à cette méme boite de commutation et, l'autre, par des connexions r et m à la
ligne V du réseau électrique d'alimentation de l'appareil. La boîte de commutation 58 est en outre reliée à l'interrupteur 13 par une connexion t (fig. 8).
Cette boîte de commutation 58 est agencée de manière à commander l'alimentation en courant de la résistance R tant que le thermocouple T indique que le plateau 52 a une température inférieure à 37 C, et cela de manière que les récipients. contenant le sang à tester ainsi que les réactifs (thrombokinase. Cacl2) et placés sur ce plateau, soient maintenus à cette température pendant toute la durée du test.
Avant d'indiquer de façon complète le mode de fonctionnement de l'appareil décrit, il convient de relever encore que:
a) l'emplacement de l'axe creux 50 et les dimensions du plateau 52 sont telles que. si ce plateau tourne. les divers récipients qu'il porte passent au fur et à mesure au droit de la broche 38.
très exactement en dessous de celle-ci;
bt le nombre de dents de la roue 48 est égal au nombre de bossages 52a du plateau 52:
c) lorsque la tige 23 occupe la position basse représentée par exemple sur la fig. 3. le cliquet 47 est en position de retrait, illustrée en trait interrompu sur la fig. 2, ce cliquet prenant la position représentée en trait continu, compte tenu des démultiplications en jeu. seulement lorsque la tige 23 a été conduite dans une position correspondant à la première position axiale (position haute) de la broche 38.
A signaler que l'entraînement du plateau 52 ne peut se l'aire qu'en direction F1 (fig. 2), ce plateau étant empêché de se mouvoir en direction contraire par le cliquet 49 de sorte que le cliquet 46 saute sur la denture de la roue 48 lorsqu'il est reconduit dans la position illustrée en trait interrompu:
d) la longueur de la broche 38 est telle que, dans sa première position axiale (haute). la lancette 38a de la broche se trouve audessus du niveau du bord supérieur des récipients portés par le plateau 52.
Pour utiliser l'appareil décrit, on soulève d'abord la tige 23. ce qui provoque l'ouverture de l'interrupteur I (fig. 8), le poussoir 37 étant porté au-dessus de la portion coudée de la lamelle 36 et cette lamelle étant distante de la roue 29 (fig. 5); on ferme ensuite l'interrupteur 13 de manière à alimenter en courant la résistance R du plateau 52 et à chauffer ce plateau à 37 C.
On place alors sur le plateau dix récipients contenant chacun. comme décrit, d'une part. leur dose de mélange de sang et de suspension de thrombokinase dans une solution de trisodium-citrate et d'autre part, leur dose de solution de chlorure de calcium. ces doses ayant été ré chauffées au préalable à une température de 37-C, par exemple en plaçant ces récipients dans une ambiance ayant cette température.
A ce moment, le compteur 18 marque 0 et le moteur M est à l'arrêt. On conduit alors la tige 23 dans la position basse, illustrée aux fig. 1 et 3. La broche 38 étant cintimatiquement solidaire de cette tige 23, et son capuchon s'étendant légèrement au-dessus d'un récipient du plateau 52 le fait de déplacer la tige 23 de la manière indiquée amène tout d'abord la lancette 38a de la bro che 38 à s'enfoncer dans l'extrémité supérieure de la tige 3 du récipient (fig. 9).
Puis. le mouvement vers le bas de la tige 23 se poursuivant. la broche 38 exerce sur la tige 3 du récipient une poussée axiale en direction F (fig. 9), qui. si elle est suffisamment intense, provoque la rupture de la faible membrane annulaire rattachant la tige 3 à l'élément tubulaire 1 du récipient. de sorte que cette tige s'enfonce dans l'enceinte El.
Une fois l'enceinte El traversée. la tige 3 du récipient vient en contact avec la pastille 4 (fig. 10) et transmet à cette dernière un effort tel que, s'il est suffisamment intense, provoque la rupture de la membrane annulaire reliant cette pastille et l'élément tubulaire 2 de sorte que la tige pénètre également dans l'enceinte E2 du récipient. enceinte dans laquelle se trouve la solution de chlorure de calcium.
Lorsque la tige 23 arrive dans sa position basse (fig. 1 et 3). la broche 38 et la tige 3 du récipient fixé à cette broche occupent la position visible sur la fig. Il position dans laquelle le poussoir 37 qui lui est solidaire applique la lamelle 36 contre la roue 29 (interrupteur 1 fermé). II s'ensuit que, dès cet instant, le moteur M tourne et entraîne à vitesse synchrone le compteur 18. la pièce tubulaire 31, la broche 38 et donc également la tige 3 du récipient soumis au test et fixée à l'extrémité inférieure de la broche.
Mais dès l'instant où la solution de chlorure de calcium a pu se mélanger au combiné solution de trisodium-citrate, thromboki nase-sang, c'est-à-dire dès le moment où la paroi que constituait la pastille 4 a cédé. le mélange liquide que contient le récipient commence à coaguler. devient de plus en plus visqueux et tend donc à s'opposer de plus en plus au mouvement rotatif dont est animée la tige 3. et en conséquence à la rotation de la broche 38.
A un certain moment, cette action freinante exercée par le mélange coagulé devient prépondérante par rapport à l'action de retenue de la lamelle 36 sur le poussoir 37. Il s'ensuit que la broche 38 bascule dans sa seconde position angulaire limite et que le poussoir 37 vient occuper la position effacée 37' (fig. 6) de sorte que la lamelle 36 n'est plus en contact avec la roue 29: le moteur M s'arrête et, avec lui, le compteur 18.
L'indication numérique donnée par les tambours 19 du compteur est caractéristique du nombre de tours que le moteur M a effectué depuis le début du processus, et donc de la durée de ce processus puisque le moteur M est un moteur synchrone et que sa vitesse de rotation est pratiquement constante.
C'est donc par la lecture de cette indication numérique qu'il sera possible de déduire, de cas en cas, si les échantillons de sang testés ont des facteurs de coagulation normaux ou non.
Lorsque la lecture du compteur est terminée, on lève la tige 23 et la broche 38 qui lui est associée, ce qui permet de libérer cette broche de la tige 3 appartenant au récipient à peine utilisé pour le test de coagulométrie, cette tige étant retenue dans le récipient par la masse coagulée remplissant les enceintes E1 et E2 du récipient.
Par ce mouvement de la tige 23, vers le haut, il est de plus procédé à l'entraînement angulaire du plateau 52 sur une longueur suffisante pour amener sous la broche 38 le deuxième des dix récipients que porte ce plateau. Il convient à ce point de signaler que le déplacement angulaire du plateau 52 n'a pas lieu pendant tout le mouvement vertical de bas en haut de la tige 23. mais seulement une fois que celle-ci a effectué environ les 409/0 de son parcours. Il est en effet indispensable que la broche 38 soit presque sortie du récipient qui vient d'être utilisé pour l'exécution du test de ma niera que ce récipient ne bute pas sur la broche lorsque le plateau 52 commence à se mouvoir angulairement.
Ce retard d'actionnement du plateau est obtenu en donnant au cliquet 47 une course supérieure à la longueur du pas de la denture de la roue 48 mais inférieure au double de ce pas. Cette course pourra être de 1,8 pas si le cliquet de verrouillage est en contact avec le flanc radial d'une dent lorsque le cliquet 46 est dans la position représentée en trait plein. c'est-à-dire en bout de course dans la phase d'entraînement du cliquet 46.
Dans sa seconde position de repos, représentée en trait interrompu sur le dessin (position de retrait du cliquet), le cliquet 46 sera distant du flanc radial de la dent, contre lequel il devra appuyer par la suite. d'une longueur sensiblement égale à 0,8 fois le pas de la denture. II s'ensuit que, pour entrainer la roue 48 et donc le plateau 52 en direction F1, le cliquet doit d'abord parcourir un trajet à vide, en se déplaçant au contact de la tranche de la dent précédant celle qu'il doit pousser.
C'est précisément pendant ce temps, où le cliquet 46 n'entraîne pas le plateau 52, que la broche 38 se dégage du récipient qui vient de servir à l'exécution d'un test.
II est à remarquer que, dans le cadre de l'exécution de tests de coagulation sanguine autres que le test de Quick ou de Soulier, la solution de thrombokinase pourra être remplacée par une solution d'au moins un autre facteur coagulant. C'est ainsi que, pour exécuter le test de Stypven auquel il a été fait allusion auparavant, la suspension de thrombokinase sera remplacée par une solution contenant un venin de vipère par exemple. Dans une telle éventualité, le temps de coagulation est de l'ordre de 13 à 14 secondes.