L'exécution de clôtures et de palissades similaires a été jusqu'à maintenant liée à des opérations manuelles nombreuses et délicates sur le lieu de montage, ce qui nécessite l'utilisation d'une main-d'oeuvre spécialisée et provoque une augmentation importante du prix de revient des palissades. La présente invention a comme but de remédier à ces inconvénients.
L'invention a pour objet un procédé de fabrication d'un élément de clôture comprenant des lattes en bois fixées sur des profilés métalliques. Le procédé suivant l'invention est caractérisé en ce que, sur des dispositifs constitués de profilés métalliques, présentant aux points de fixation prévus pour les lattes de bois, deux languettes, repliées du même côté du profilé, et recourbées dans des directions opposées, on applique les lattes de sorte que les languettes pénétrent dans celles-ci et, en étant guidées par la matière de la latte, sont cintrées dans des directions opposées.
L'invention s'étend également à un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'invention, caractérisé en ce qu'il comprend un profilé métallique muni de deux languettes repliées du même côté du profilé et recourbées dans des directions opposées.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, quelques formes d'exécution du procédé, objet de l'invention.
La fig. 1 met en évidence une phase du procédé suivant l'invention.
La fig. 2 met en évidence la phase finale du procédé suivant l'invention.
La fig. 3 est une vue en perspective d'un élément de clôture fabriqué suivant le procédé de l'invention.
Les fig. 4 à 8 représentent une seconde forme de réalisation des languettes intervenant dans la mise en pratique du procédé suivant l'invention.
Les fig. 9 et 10 représentent une troisième forme de réalisation des languettes et elles mettent en évidence deux phases différentes du procédé suivant l'invention.
Les fig. 1 1 et 12 représentent une quatrième forme de réalisation des languettes et elles mettent en évidence deux phases différentes du procédé suivant l'invention.
Sur le dessin, la référence I désigne des lattes de bois destinées à être assemblées avec les profilés métalliques ou rails 2. La fig. 3 représente les lattes de bois I et les profilés métalliques 2 dans la condition d'assemblage.
On fixe les lattes en bois I sur les profilés métalliques 2 dans lesquels sont formées, par poinçonnage ou estampage, aux points prévus pour la fixation des lattes deux languettes 3 qui sont légèrement recourbées l'une en direction de l'autre. L'opération de poinçonnage ou d'estampage proprement dite peut être exécutée de toute manière appropriée et elle ne rentre pas dans le cadre de l'invention, de sorte qu'elle ne sera pas décrite de façon détaillée.
Les languettes 3 doivent cependant être poinçonnées et mises en forme pendant ou après l'opération de poinçonnage de telle sorte que leurs extrémités libres, écartées du profilé 2, soient orientées sensiblement les unes en direction des autres et soient reliées par une partie de courbure à peu près uniforme avec le profilé 2. Il est recommandé de poinçonner les languettes 3 de manière qu'il reste entre les trous 5 ainsi formés un voile 4.
La forme des languettes 3 est importante pour obtenir de bons résultats dans la mise en pratique du procédé mais elle peut cependant varier dans des limites assez larges. Le facteur essentiel est que les languettes présentent, à proximité de leurs extrémités libres, ou dans la zone de celles-ci, une surface de guidage 6 qui assure le guidage correct des languettes lorsque celles-ci sont enfoncées, de la manière qui sera décrite dans la suite, dans la latte en bois 1. On peut effectuer simultanément l'enfoncement des languettes 3 dans les lattes en bois I en comprimant l'ensemble des lattes I devant faire partie d'un élément de clôture 7 contre les profilés métalliques 2 de cet élément de clôture.
Si la presse dont on dispose n'a pas des dimensions suffisantes pour assurer en une fois la compression de l'ensemble des lattes contre les profilés métalliques 2 correspondant à un élément de clôture, cette opération peut être évidemment divisée en un nombre approprié d'opérations élémentaires.
Lors de la compression des lattes en bois 1 contre les profilés métalliques 2, les languettes 3 qui se trouvent entre les lattes et les profilés (fig. 1) pénètrent dans les lattes et sont alors guidées par le bois des lattes, en étant recourbées additionnellement les unes en direction des autres de manière à délimiter entre elles des parties 8 des lattes 1 qui, en coopération avec les languettes 3 formant après cintrage des parties ayant la nature de griffes, assurent une liaison solide entre les lattes I et les profilés 2. Cette liaison n'est pas visible du côté de la latte qui est opposé au profilé. Lors de la destruction par sciage d'un assemblage réalisé suivant le procédé décrit, il s'est avéré que les languettes étaient guidées et cintrées d'une manière parfaitement efficace par coopération avec le bois des lattes.
Les languettes fonctionnent, au début de cette opération, de la même façon que des lames qui auraient à découper des noeuds dans du bois.
Les languettes 10 représentées sur les fig. 4 à 8 sont coudées de façon à former un angle relativement obtus a, les languettes comportant alors deux branches 11, 12, de longueurs à peu près égales et qui sont reliées au sommet de l'angle a par une partie de courbure uniforme. Les extrémités libres 13 des languettes 10 sont orientées dans des directions opposées. L'écartement A entre les bases 15 des languettes 10 est plus faible que la largeur B de la latte 1.
Aux points de fixation théoriques de la latte 1, le profilé métallique 2 est pourvu des deux languettes 10 qui peuvent être formées par poinçonnage ou estampage dans le profilé. Il est recommandé de poinçonner simultanément les languettes 10 et de leur donner la forme prévue de manière à préparer le profilé en vue de sa liaison avec les lattes en bois 1. Les languettes 10 sont, après poin çonnage, incurvées dans des directions opposées et elles reçoivent une forme coudée ou cintrée telle que l'extrémité libre 13 de chaque languette soit située en majeure partie en face de la base 15, reliée au profilé 2. Après poinçonnage des languettes 10, le profilé 2 présente l'aspect indiqué sur la fig. 1 et, après incurvation des languettes, il présente l'aspect indiqué sur la fig. 5.
Le profilé métallique 2 et les lattes de bois 1 sont ensuite assemblés à plat de manière que les languettes 10 soient situées entre les profilés 2 et les lattes 1 (fig. 6). Ensuite, les lattes 1 sont appliquées contre les profilés 2 de manière que les languettes 10 s'ap puyant contre les lattes 1, pénètrent dans celles-ci et, par coopération des branches de languettes 12 avec le bois de la latte 1, les languettes sont incurvées dans des directions opposées, dans le cas présent en étant écartées l'une de l'autre, de sorte qu'elles entourent la matière de la latte en formant une liaison inséparable entre les lattes de bois 1 et les profilés métalliques 2 (fig. 7).
Les lattes I continuent à être appliquées contre les profilés 2 après que les languettes 10 ont complètement pénétré dans le bois des lattes I et que les lattes ont été guidées jusqu'à ce qu'elles s'appuient contre le profilé. En maintenant cette pression, les lattes 1 sont temporairement comprimées, ce qui provoque un aplatissement des languettes correspondantes 10 à l'intérieur du bois de la latte I (fig. 8). Les languettes 10 prennent alors la forme de griffes qui maintiennent encore plus efficacement la latte 1 appliquée contre le profilé 2 et qui font en sorte que la latte 1 ne peut être séparée du profilé 2 que par destruction de l'assemblage. Les forces auxquelles sont soumises les lattes et les profilés pendant l'opération de compression ont été mises en évidence sur les dessins par des fléches 16 orientées dans des directions opposées.
Au lieu que, comme dans la forme de réalisation précédente, les languettes 10 soient complètement noyées dans le bois de la latte 1, on peut obtenir une forme de réalisation telle que celle des fig. 9 et 10 où les languettes 17 ont une longueur telle qu'elles
pénètrent dans la latte 1 et dépassent de la latte sur la surface extérieure 18 opposée au profilé 2, la partie dépassante pouvant être
rabattue et enfoncée dans cette surface 18. La branche princi
pale 19 des languettes a, dans cette forme de réalisation, une lon gueur correspondant à peu prés à l'épaisseur de la latte 1.
Les branches de guidage 20 des languettes 17 sont bien plus courtes que les branches principales 19 mais elles sont cependant en mesure d'assurer, pendant l'assemblage des profilés 2 avec les lattes en bois 1, le guidage des languettes 17 de la position initiale représentée sur la fig. 9 jusque dans la position finale représentée sur la fig. 10. Les extrémités libres des languettes 17 peuvent soit être dirigées l'une vers l'autre, comme indiqué en traits pleins sur la fig. 9, soit être dirigées dans des directions opposées, comme indiqué en traits mixtes sur la fig. 9. Sur la fig. 9, la latte 1 n'a été représentée que pour donner les proportions existant entre les languettes et la latte, les languettes étant représentées en traits mixtes.
Dans la forme de réalisation de l'invention représentée sur les fig. 1 1 et 12, les languettes 21 sont plus courtes que l'épaisseur de la latte 1 et, en même temps, I'écartement entre les bases 22 des languettes 21 est supérieur à la largeur de la latte 1. Les languettes s'engagent par conséquent dans la latte I dans les surfaces latérales 23 de celle-ci qui sont orientées perpendiculairement au profilé 2. Les languettes 21 sont dans ce cas enfoncées dans la latte à l'aide d'un outil de presse agencé de façon appropriée pour appliquer les lattes I contre les profilés 2, cet outil n'étant pas représenté sur la figure.
Les branches 24 des languettes 21 coopèrent avec le bois pour assurer l'accrochage des lattes, cet accrochage étant encore plus efficace si on maintient la compression des lattes 1 contre les profilés 2 après enfoncement des languettes car les languettes 21 prennent la forme de griffes (fig. 12). Dans ce cas, les languettes 21 sont enfoncées dans la latte 1 dans les directions matérialisées par les flèches 25 et qui sont perpendiculaires aux directions matérialisées par les fléches 16, ce qui permet de donner aux branches 24 leur forme finale de griffes.
Dans les formes de réalisation précitées, les languettes sont poinçonnées de manière à avoir le profil représenté en traits pleins sur la fig. 4. Cependant, elles peuvent être également poinçonnées de manière à avoir le profil représenté en traits mixtes par les lignes 26 sur la fig. 4. Les languettes sont alors orientées dans des directions opposées et les trous, non représentés, formés par poin çonnage des languettes (et correspondant aux trous 27 des formes de réalisation précitées) sont situés en majeure partie à l'extérieur des lattes 1 et ne sont par conséquent pas recouverts par celles-ci, comme c'était le cas pour les trous 27. Le fait de placer les trous produits par poinçonnage des languettes à l'extérieur ou à l'intérieur des lattes est davantage une question d'esthétique plutôt qu'une question de pratique.
Lorsque les trous sont recouverts par les lattes 1, on obtient évidemment une construction plus robuste.
Dans le procédé décrit, on peut utiliser pour les lattes du bois de qualité courante, ce qui permet d'obtenir des clôtures extrêmement peu coûteuses du fait de la simplicité de montage des éléments.
L'invention s'étend également à un élément de clôture conforme à ceux obtenus par le procédé précité.