La présente invention est relative à un meuble pour faire la cuisine, particulièrement pour petit appartement tel qu'un studio.
Il est courant dans de petits appartements tels que des studios de disposer la cuisine dans un coin de la pièce principale, ce qui a pour résultat que, de l'endroit de séjour servant de living-room et de salle à manger, on a toujours la vue sur un meuble de cuisine avec son réchaud et son évier.
Pour obvier à cet inconvénient, on a imaginé divers subterfuges destinés à cacher ce meuble inesthétique, mais, qu'il s'agisse de portes ou de volets, le résultat n'est pas heureux, car ou bien le dispositif est trop encombrant ou bien il est encore inesthétique.
Il a paru avantageux suivant l'invention de créer un meuble qui sert de meuble de cuisine avec son réchaud, son évier et sa hotte d'aspiration tout en ayant l'apparence d'un meuble de rangement.
Suivant l'invention, un meuble pour faire la cuisine, notamment pour petit appartement, est caractérisé en ce qu'il consiste en un meuble de rangement comprenant plusieurs compartiments dont l'un est fermé par un panneau coulissant derrière lequel est disposée une table de travail pour faire la cuisine avec réchaud et évier.
Le panneau coulissant peut se présenter derrière un encadrement, dont trois côtés sont fixés aux parois latérales du compartiment et le quatrième audit panneau. De préférence ledit panneau coulissant est maintenu dans la position fermée ou ouverte par un mécanisme monté sur le panneau et venant en prise avec les glissires.
Au-dessus des surfaces de chauffe de la table de travail, peut être prévue une hotte d'aspiration qui communique par un conduit avec une buse d'évacuation servant simultanément à l'aération d'un appareil, tel qu'un gril, posé devant le conduit sur une tablette constituant la hotte. Un frigo, d'autre part, peut être encastré dans une des armoires, la porte de ce frigo étant fixée à la face interne de la porte de l'armoire pour ne pas rompre l'harmonie du meuble de rangement.
Une petite échelle repliable et encastrable peut être insérée dans le socle du meuble.
Pour mieux faire comprendre l'invention, celle-ci est décrite ciaprès sur la base des dessins annexés, à titre d'exemple uniquement, où l'on voit à:
La fig. 1 une vue de face d'un meuble pour faire la cuisine selon une forme de réalisation de l'invention.
La fig. 2 une coupe par 2-2 de la fig. 1.
La fig. 3 une coupe par 3-3 de la fig. 1, à plus grande échelle.
La fig. 4 une vue en perspective à plus grande échelle du mécanisme de libération et de blocage du panneau.
La fig. 5 diverses positions du mécanisme de la fig. 4.
La fig. 6 une vue d'une échelle particulièrement adaptée à un meuble pour studio, en vue de profil et en position ouverte, et
la fig. 7 une vue analogue à celle de la fig. 6, l'échelle étant en position fermée ou repliée.
Le meuble pour faire la cuisine pour studio représenté aux dessins en fig. 1 et 2 se présente comme un meuble de rangement courant. Il est constitué d'un certain nombre de compartiments ou d'armoires, dont certains ont une porte à charnière 1 et d'autres, les compartiments inférieurs 2, sont des armoires à portes coulissantes. La grande armoire supérieure possède une porte basculante 3.
Entre les armoires supérieures et inférieures est disposée la table de travail 4, sur laquelle sont montés un réchaud à gaz ou électrique et un évier avec sa robinetterie et au-dessus une hotte d'aspiration. Devant cette table de travail 4 et formant une surface substantiellement continue avec la face du meuble se trouve un panneau 5, qui possède le même aspect que lesdites portes ou un autre aspect attrayant approprié. Ce panneau est monté de manière coulissante, pour venir en position ouverte se glisser derrière la porte supérieure basculante 3. En position ouverte, il permet l'utilisation aisée de la table de travail et en position fermée, il cache à la vue du ou des occupants du studio les appareils de cuisine.
Ce panneau 5 est légèrement en retrait par rapport aux diverses portes, mais il est pourvu d'un encadrement se trouvant dans le plan des portes et dont les trois côtés 6 sont solidaires du meuble tandis que le côté inférieur 6' est fixé sur la base du panneau.
Le coulissement du panneau est réalisé grâce à des glissières 7 en forme de rail en L, dont une aile 7' est vissée sur les parois latérales de l'armoire contenant la table de travail et de l'armoire voisine supérieure. L'autre aile 7" du rail 7 est embrassée par un élément en U 8 en matière synthétique fixé sur le côté du panneau 5 (fig. 3).
L'aile 7" de chaque rail 7 est pourvue à la base et vers le sommet de l'armoire d'une découpe 8, dans laquelle vient en prise soit dans la découpe inférieure dans la position fermée du panneau, soit dans la découpe supérieure dans sa position ouverte un cliquet 9 monté sur une tringle pivotante 10 reposant dans des paliers (non représentés) fixés au dos et à la base du panneau 5. A sa partie centrale, cette tringle 10 porte une bielle 11 reliée à la tige d'un bouton-poussoir à ressort 12 faisant saillie à travers la pièce d'encadrement 6', donc sur la face du meuble (fig. 4). La fig. 5 montre diverses positions du cliquet 9 par rapport au rail 7.
On comprend aisément que, pour pouvoir utiliser la table de travail, il suffit de presser le bouton-poussoir 12, ce qui fait pivoter la tringle 10 et libère les cliquets 9. Par suite, le panneau soumis à des éléments élastiques quelconques (non représentés) tend à se déplacer vers le haut en coulissant dans les glissières 7. La tension des éléments élastiques est assez légère, de manière à ne pas présenter lors de l'abaissement du panneau trop de résistance, et cependant suffisamment assez forte pour aider au relèvement du panneau. Dès que les cliquets 9 atteignent les découpes supérieures 8, ils viennent en prise avec elles et bloquent le panneau en position haute.
Pour camoufler à nouveau la table de travail, on presse le bouton-poussoir 12, les cliquets sont libérés et une traction vers le bas sur le panneau ramène celui-ci à sa position de fermeture avec les cliquets en prise avec les découpes inférieures 8.
Bien entendu, le camouflage d'une table de travail par un panneau coulissant peut s'adapter à n'importe quel genre ou n'importe quelle grandeur de meuble de cuisine.
On a décrit ci-dessus un meuble de cuisine dont le panneau coulissant se relève en position d'ouverture derrière la porte de l'armoire supérieure, mais ce panneau peut aussi bien coulisser sur le côté ou même s'abaisser derrière les portes des armoires inférieures, pour autant bien entendu qu'il s'agisse d'armoires courantes.
Il est particulièrment important pour un meuble de cuisine destiné à équiper un studio qu'une bonne aspiration des vapeurs de cuisine soit réalisée. C'est pourquoi on a créé un circuit d'aspiration particulièrement approprié. Comme on le voit aux dessins en fig. 2 est prévue au-dessus des surfaces de chauffe 13 une hotte, constituée par une tablette horizontale 14 et un auvent 15. Cette hotte 14, 15 est en communication par un conduit vertical 16, formé par une partie 17 du fond de l'armoire et par une plaque verticale 18 montée à l'extrémité arrière de la tablette 14, avec une buse d'évacuation 19 reliée à l'extérieur du local.
Pour permettre d'obtenir également une aération pour un appareil tel qu'un gril
G, avantageusement placé sur la tablette 14, la buse 19 est montée dans l'armoire supérieure et reliée à sa partie inférieure à une boite 20 s'ouvrant vers le bas au-dessus du conduit 16 et au-dessus de la tablette 14 pourvue du gril G. Une seule évacuation est ainsi réalisée pour les surfaces de chauffe et pour le gril. Le compartiment formant hotte, conduit et emplacement pour le gril est fermé latéralement vers l'intérieur du meuble par une paroi 21 contre laquelle reposent des tablettes de rangement 22.
Dans un meuble de cuisine pour studio on prévoit encore, avec l'encastrement d'un frigo dans une des armoires, le montage sur le dos de la porte 1 de ladite armoire intermédiaire de la porte étanche du frigo, de manière ainsi à garder au meuble tout son aspect de meuble de rangement pour living-room.
Comme les armoires de rangement sont difficilement accessibles pour des personnes au plus de taille moyenne, il est prévu d'intégrer au meuble une petite échelle de deux marches. L'intégrer dans une des armoires inférieures serait créer une perte de place pour le rangement, aussi cette petite échelle est réalisée de manière repliable et encastrable dans le socle 23 sous le meuble.
Une telle échelle est constituée par une base formée de deux glissières 24, reliées ensemble à leur extrémité avant par une plaque 25 conformée comme le socle du meuble, et par deux montants 26, dont chacun pivote en 27 sur l'extrémité avant d'une des glissières 24. Sur chacun des montants 26, à leur partie supérieure, est fixé de manière pivotante un bras 28, dont l'autre extrémité porte un galet 29 venant en prise avec la coulisse 30 de la glissière correspondante 24. Ces montants 26 sont reliés entre eux par des marches 31. En position repliée ou fermée de l'échelle, les montants 26 reposent sur les glissières 24 avec les bras 28 disposés sous eux (fig. 7).
Pour maintenir l'échelle en position ouverte, il suffit de relever les montants 26, qui pivotent en 27, les galets 29 des bras 28 s'écartant alors automatiquement des montants 26 pour prendre leur position extrême dans les coulisses 30 grâce à un ressort (non représenté) ayant tendance à repousser les bras loin des montants (fig. 6). Pour refermer ou replier l'échelle, il suffit d'exercer une pression sur les bras 28, c'est-à-dire sur les ressorts, et automatiquement l'ensemble, montants et bras, s'abaisse.
L'échelle est alors remisée à la partie tout à fait inférieure du meuble, où la plaque 25 se confond avec le socle 23.
Bien entendu, l'échelle décrite s'appliquant particulièrement bien à un meuble tel que décrit ci-dessus, peut aussi trouver son application avec n'importe quel meuble de rangement pourvu d'un socle et où les armoires supérieures sont difficilement accessibles.