On a proposé dans le passé un grand nombre de calibre pour mesurer le diamètre intérieur d'ouvertures dans une pièce, mais aucun ne s'est révélé totalement satisfaisant. Certains de ces dispositifs antérieurs sont ,difficiles à utiliser parce qu'ils ne donnent pas une lecture directe et nécessitent un pré-réglage afin de donner une lecture précise. En outre, ces dispositifs sont sujets à de sévères limitations dans leur emploi en ce qui concerne la mesure d'une rainure dans un corps qui est connectée à l'extérieur de la pièce par Xune ouverture d'un diamètre plus petit.
Par suite de la dimension des détecteurs ou des organes de mesure des dispositifs antérieurs, il n'est pas possible de mesurer le diamètre intérieur d'une rainure quand l'épaisseur de celle-ci ne permet pas l'entrée d'un organe de mesure relativement grand.
On a donc cherché un calibre à lecture directe et ne nécessitant pas de pré-régl ge. Le calibre selon l'invention est caractérisé en ce qu'il comprend un corps tubulaire cylindrique présentant un axe longitudinal, une paroi d'extrémité à une extrémité du corps, une fente s'étendant diamétralement et centralement dans cette paroi, I'axe étant perpendiculaire à la fente et coupant celle-ci, une tige allongée s'étendant dans l'autre extrémité du corps et pouvant se déplacer longitudinalement relativement à ce dernier le long de l'axe, deux saillies opposées faisant cames sur l'extrémité in 1rieur de la tige, deux lames plates dans le corps tubulaire à proximité d'une extrémité de ce dernier, ces lames comportant des surfaces opposées et des extrémités intérieures et extérieures,
deux chevilles de montage s'étendant transversalement à travers le corps et portées par ce dernier parallèlement l'une à l'autre, ces chevilles étant disposées sur les côtés opposés de l'axe longitudinal, des moyens sur les extrémités extérieures des lames pour monter chacune des lames sur une des chevilles afin d'empêcher tout mouvement longitudinal des lames et leur permettre d'être déplacées indépendamment le long des chevilles transversalement à l'axe longitudinal, des doigts détecteurs fixés aux extrémités intérieures des lames et perpendiculaires l'un à l'autre, chaque doigt étant disposé dans des parties opposées de la fente diamétrale et mobile en sens opposés pour s'étendre en contact avec le diamètre intérieur de l'ouverture de la pièce ou se retirer du dit diamètre,
les surfaces opposées des lames présentant chacune un évidement en diagonale s'étendant diagonalement en travers de la surface, ces évidements étant angulairement inversés l'un par rapport à l'autre de manière à se croiser mutuellement, les saillies formant cames sur la tige s'étendant dans ces évidements à leur point de croise- ment de manière que le déplacement de la tige le long de l'axe longitudinal oblige ces saillies à faire cames sur les lames pour produire le mouvement simultané de celles-ci en sens opposés le long des chevilles de montage et le mouvement des doigts détecteurs dans la dite fente, et des moyens pour mesurer le déplacement de la tige.
Le calibre selon l'invention peut être utilisé pour mesurer des rainures relativement minces, par exemple d'une épaisseur de 1,25 mm. En outre, ce calibre peut être manipulé à l'aide d'une main seulement, laissant l'autre main libre pour maintenir le corps à mesurer, par exemple. De plus, le nouveau calibre peut couvrir un domaine de dimensions relativement grand, alors que les calibres connus ne pouvaient mesurer que des dimensions dans un petit domaine. Par exemple, un calibre connu fonctionne dans un domaine de 5,35 mm, alors que le présent calibre permet un domaine de 16 mm. On comprend ainsi que ce calibre peut être utilisé pour remplacer trois des calibres connus. Le calibre selon l'invention peut mesurer une ouverture présentant un diamètre minimum de 12,45 mm jusqu'à un diamètre maximum de 102 mm.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution du calibre selon l'invention:
la fig. 1 est une vue latérale partiellement en coupe de cette forme d'exécution, représentée en position fermée,
la fig. 2 est une vue en plan partiellement en coupe correspondant à la fig. 1,
la fig. 3 est une vue prise selon la ligne 3-3 de la fig. 2,
la fig. 4 est une coupe selon la ligne 4-4 de la fig. 1, et
la fig. 5 est une coupe à plus grande échelle selon la ligne 5-5 de la fig. 2, montrant le calibre en position étendue.
Le calibre 10 représenté comprend un organe de calibrage 12 allongé et rectiligne sur lequel est monté à glissement un cadran indicateur 14. Le cadran 14 est de construction connue et comprend une enveloppe 16 sur laquelle est monté un engrenage pour actionner une aiguille 18 visible de l'extérieur. Un plateau 20 est disposé en arrière de l'aiguille 18. Ce plateau porte une graduation de zéro à 0,100 pouce (2,5 mm). Le cadran 14 est monté sur un chariot 22. Ce dernier comprend une paroi de fond 24, des parois latérales 26, 28 et des brides supérieures repliées 30, 32 qui délimitent une ouverture centrale entre elles. L'organe de calibrage 12 s'étendant à travers cette ouverture. Le chariot 22 s'ajuste fermement sur l'organe 12 mais à glissement doux.
L'organe de calibrage 12 présente un évidement allongé 34 qui s'étend depuis un point proche de l'extrémité avant de l'organe jusqu'à son bord arrière. Une crémaillère 36 est fixée dans l'évidement 34 à proximité d'une paroi latérale de celui-ci, les dents faisant face vers l'intérieur. Un pignon denté non représenté est monté sur le côté inférieur du cadran 14 en engagement avec la crémaillère 36 afin de faire tourner l'aiguille 18 quand le chariot 22 se déplace longitudinalement par rapport à l'organe de calibrage 12. Les rapports d'engrenage sont établis, de la façon ordinaire, de manière que le mouvement du chariot 22 soit enregistré directement avec précision par le mouvement de l'aiguille 18.
Le plateau 20 du cadran et la structure associée sont montés à rotation sur l'enveloppe du cadran afin de permettre le reglage de cadran. Une pince 38 et une vis molletée 40 permettent de bloquer le plateau dans une position donnée. La vis 40 se visse dans une ouverture ménagée dans la paroi latérales 28 du chariot 22 et peut être vissée vers l'intérieur ou vers l'extérieur pour engager la pince 38 avec une partie molletée 42 du cadran, ou au contraire dégazer la pince de cette partie. Une roue molletée double 44 est montée à rotation sur un prolongement 46 du chariot 22 pour faciliter le mouvement manuel de ce dernier. Une barre 48 est fixée à l'organe de calibre 12 à l'extrémité arrière de celui-ci pour empêcher que le chariot 22 soit séparé par inadvertance de l'organe 12.
Des traits 50 sont portés par la surface de l'organe de calibrage 12 à la partie avant de celui-ci. La distance entre deux traits est égale à 0,100 pouce (2,5 mm).
Le bord 52 du chariot 22 est rectiligne et utilisé pour mesurer le mouvement avant du chariot 22 en unités de cent-m'ilièmes de pouce. Le cadran 14 est utilisé pour mesurer le degré de mouvement en avant entre chaque trait 50. Cet arrangement permet une lecture directe du calibre 10 quand il mesure le diamètre intérieur d'une ouverture. On peut noter qu'il existe sept traits 50. Cela permet un domaine maximum de mesures du calibre 10 de 0,700 pouce (17,8 mm). Le calibre peut être conçu toutefois pour l'utilisation dans divers domaines. Dans un modèle particulier, ce domaine est de 16 mm. Cependant, le domaine peut être augmenté ou diminué par rapport à cette valeur, si nécessaire.
Une vis molletée 54 se visse dans une ouverture du côté 26 du chariot 22 pour s'engager par frottement avec le côté de l'organe de calibrage 12 afin de maintenir le chariot 22 dans toute position désirée par rapport à cet organe.
'L'extrémité avant 56 de l'organe 12 est reçue dans une fente radiale 58 ménagée dans un corps cylindrique 60. Le corps 60 comporte un bouchon 62 de diamètre réduit qui est reçu dans une extrémité d'un tube cylindrique 64. Le bouchon 62 peut être ajusté à la presse dans le tube 64 et fixé fermement en place au moyen d'un coup de poinçon appliqué à l'extérieur du tube 64.
Un évidement .66 en forme de fente est ménagé dans la face inférieure de l'organe de calibrage 12 à la partie avant de ce dernier. Une tige 68 est reçue à glissement dans l'évidement 66. L'extrémité arrière 70 de cette tige présente une configuration plate en ruban et est reçue au-dessous d'une saillie avant 72 du chariot 22.
La tige 68 est fixée au chariot 22 par des vis 74 qui passent à travers la saillie 72 et s'engagent à vissage avec l'extrémité 70. Une partie semi-cylindrique 76 de la tige 68 s'étend vers l'avant de l'extrémité 70 à tra
Vers une ouverture 78 de forme semblable dans le corps cylindrique 60. Cet arrange ment permet de guider de façon précise la tige 68 dans son mouvement longitudinal.
Une partie 80 en forme de ruban plat de la tige 68 s'étend vers l'avant de la partie semi-cylindrique 76 à travers l'ouverture 78. La partie 80 s'étend radialement par rapport à la partie 76 et pratiquement à angle droit avec la surface plate de cette dernière. La partie 80 est plus large que la partie 76 n'est épaisse. L'ouverture 78 comporte une partie avant élargie pour loger la partie 80. Celle-ci s'étend hors du corps cylindrique 60 et se termine dans l'intérieur du tube cylindrique 64.
L'extrémité avant de la partie 80 est reçue entre deux lames 84, 86. Celles-ci comportent des parties élargies 88, 90 présentant des ouvertures. Des chevilles transversales 92, 94 s'étendent à travers ces ouvertures des parties 88, 90 pour monter à glissement les lames 84, 86.
La largeur de ces lames est légèrement supérieure au rayon de l'intérieur du tube 64. Les lames sont ainsi capables d'un certain mouvement transversal quelque peu inférieur à la longueur du rayon de l'intérieur du tube.
Les lames 84, 86 s'étendent dapuis les chevilles 92, 94 vers l'extrémité avant du tube 64. Un capuchon d'extrémité 96 en forme de disque est monté à l'extrémité avant du tube 64. Le capuchon 96 comporte une partie 68 de diamètre réduit qui est ajustée à la presse dans l'extrémité du tube. Une ouverture 100 est ménagée dans le capuchon 96 et s'étend diamètralement en travers de ce dernier. L'extrémité avant des lames 84, 86 se projette à travers cette ouverture 100. Un organe détecteur 102, 104 est monté à l'extrémité avant de chacune des lames. Les organes 102, 104 sont perpendiculaires aux lames. fls sont constitués par des rubans plats et sont guidés dans un évidement 106 formé dans la surface extérieure du capuchon 96.
Quand le calibre 10 est en position fermée, les extrémités intérieures des organes 102, 104 butent l'une contre l'autre. Dans cette position, les extrémités extérieures 108, 110 des organes détecteurs forment un prolongement de la circonférence du capuchon 96. On peut noter que les extrémités 108, 110 sont courbées pour s'adapter à la courbure du capuchon. Un couvercle de protection 112 est fixé sur le capuchon 96 au moyen de vis 114.
Un évidement 116, 118 s'étendant en diagonale est ménagé dans chacune des faces opposées des lames 84, 86. Chaque évidement s'étend pratiquement d'un angle à l'autre des lames. Les évidements sont angulairement opposés de manière qu'ils se coupent mutuellement quelle que soit la position des lames. Une petite cheville 120 est montée à l'extrémité avant de la tige 68. La cheville 120 s'étend vers l'extérieur depuis cette tige et son extrémité est reçue dans chacun des évidements 116, 118. En fonctionnement, quand le chariot 22 est déplacé le long de l'organe de calibrage 12, la tige 68 est obligée de se déplacer longitudinalement par rapport au tube 64.
La cheville 120 glisse ainsi dans les évidements 116, 118 au point d'intersection de ces der niers, agissant comme une came sur les lames 84, 86 pour les déplacer transversalement afin d'étendre ou de rétracter les organes détecteurs 102, 104.
On peut envisager maintenant le fonctionnement du calibre. L'extrémité avant du tube 64 '(fig. 3 et 5) est insérée dans une ouverture 122 d'une pièce 124 afin de mesurer le diamètre intérieur d'une fente circulaire 126.
Après que le calibre à été inséré d'une distance suffisante dans la partie 124, le chariot 22 est déplacé le long de l'organe de calibrage 12 vers la partie 124.
Comme décrit ci-dessus, cela oblige les organes détecteurs 102, 104 à se projeter radialement vers l'extérieur du calibre 10. Le mouvement du chariot 22 est poursuivi jusqu'à ce que les extrémités extérieures 108, 110 des éléments détecteurs viennent en contact avec la surface intérieure de la fente 126. Le diamètre de la fente est lu ainsi directement en notant d'abord la position du bord 52 du chariot 22. On note le numéro du dernier trait 50 devant lequel le bord 52 à passé. On mul- tiplie ce nombre par 0,100. Puis la position de l'aiguille 18 est notée. Cette valeur est ajoutée à la valeur précédemment notée pour donner une lecture directe du diamètre intérieur de la fente 126.
Le calibre 10 est représenté au cours de la mesure de la fente 126 de la partie 124 pour montrer qu'il est capable de mesurer le diamètre intérieur d'une fente relativement étroite. Il était difficile de mesurer des fen tes aussi étroites avec les calibres connus par suite des dimensions de la partie de détection qui empêchent son insertion dans la fente.
Le mouvement des organes détecteurs 102, 104 est en corrélation avec le mouvement du chariot 22 pour permettre la lecture directe de toute mesure particulière. Dans l'exemple représenté, les organes 102, 104 se déplacent vers l'extérieur avec un rapport d'un à quatre par rapport au mouvement du chariot 22. Cela est possible en réglant l'angle des évidements 116, 118 approximativement à 14 2' par rapport à l'axe longitu dinal du calibre, ou avec un rapport d'un à deux par rapport au mouvement du chariot 22. Cela se fait en réglant l'angle des évidements 116, 118 à approximativement 26034' par rapport à l'axe longitudinal du calibre. Le choix de ce rapport est avantageux parce qu'il permet l'utilisation d'un cadran indicateur 14 conventionnel.
De tels cadrans sont disponibles avec des unités de calibrage de 0,001 pouce (O,025 mm). 11 est seulement nécessaire de changer le plateau de face pour utiliser d'autres graduations et de numéroter à nouveau le plateau de façon correspondante.
REV!ENDICATION
Calibre pour mesurer le diamètre intérieur d'une ouverture dans une pièce, caractérisé en ce qu'il comprend un corps tubulaire cylindrique présentant un axe longitudinal, une paroi d'extrémité à une extrémité du corps, une fente s'étendant diamétralement et centralement dans cette paroi, l'axe étant perpendiculaire à la fente et coupant celle-ci, une tige allongée s'étendant dans l'autre extrémité du corps et pouvant se déplacer longitudinalement relativement à ce dernier le long de l'axe, deux saillies opposées faisant cames sur l'extrémité intérieure de la tige, deux lames plates dans le corps tubulaire à proximité d'une extrémité de ce dernier, ces lames comportant des surfaces opposées et des extrémités intérieures et extérieures,
deux chevilles de montage s'étendant transversalement à travers le corps et portées par ce dernier parallèlement l'une à l'autre, ces chevilles étant disposées sur les côtés opposés de l'axe longitudinal, des moyens sur les extrémités extérieures des lames pour monter chacune des lames sur une des chevilles afin d'empêcher tout mouvement longitudinal des lames et leur permettre d'être déplacées indépendamment le long des chevilles transversalement à l'axe longitudinal, des doigts détecteurs fixés aux extrémités intérieures des lames et perpendiculaires l'un à l'autre, chaque doigt étant disposé dans des parties opposées de la fente diamétrale et mobile en sens opposés pour s'étendre en contact avec le diamètre intérieur de l'ouverture de la pièce ou se retirer du dit diamètre,
les surfaces opposées des lames présentant chacune un évidement en diagonale s'étendant diagonalement en travers de la surface, ces évidements étant angulairement inversés l'un par rapport à l'autre de manière a se croiser mutuellement, les saillies formant cames sur la tige s'étendant dans ces évidements à leur point de croisement de manière que le déplacement de la tige le long de l'axe longitudinal dblige ces saillies à faire cames sur les lames pour produire le mouvement simultané de cellesci en sens opposés le long des chevilles de montage et le mouvement des doigts détecteurs dans la dite fente, et des moyens pour mesurer le déplacement de la tige.
SOUS;EV ENDICAT[ONS
1. Calibre selon la revendication, caractérisé en ce qu'il comprend un capuchon sur l'autre extrémité du corps tubulaire, ce capuchon présentant une ouverture qui le traverse, la tige comportant une partie intermédiaire configurée pour s'adapter dans cette ouverture et être reçue à travers celle-ci de façon que la tige soit guidée dans son mouvement.
2. Calibre selon la sous-revendication 1, caractérisé en ce que la tige comporte une partie avant s'étendant depuis la partie intermédiaire dans le corps tubulaire et entre les lames, cette partie avant s'ajustant entre les lames quand celles-ci sont rapprochées étroitement l'une de l'autre.
3. Calibre selon la sous-revendication 2, caractérisé en ce qu'il comprend un organe de calibrage linéaire allongé, fixé au corps tubulaire et s'étendant en arrière de ce dernier, un chariot monté à glissement sur l'organe de calibrage, un cadran indicateur monté sur le chariot et connecté à l'organe de calibrage pour enregistrer le mouvement du chariot le long du dit organe, la tige comportant une partie s'étendant extérieurement au corps tubulaire et connectée au chariot pour permettre à la tige et au chariot de se déplacer ensemble.
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