La présente invention a pour objet un dispositif pour le ré glage de la convergence statique radiale des faisceaux d'électrons sur l'écran d'un tube à image ayant au moins deux canons à élec trons au moyen d'un bloc dit de convergence constitué de circuits magnétiques disposés sur le col du tube, chacun des circuits com portant une première bobine de correction pour la convergence statique radiale, une deuxième bobine de correction pour la con vergence dynamique radiale à la fréquence de trame et une troi sième bobine de correction pour la convergence dynamique ra diale à la fréquence de ligne,
la première bobine étant parcourue par un premier courant continu de direction constante et d'inten sité réglable fourni par un transistor, lequel courant crée un pre mier champ magnétique de direction constante et d'intensité va riable.
On sait que dans les tubes à image en couleur du type à mas que perforé et comportant trois canons à électrons, la conver gence statique des faisceaux rouge , vert et bleu peut être obtenue au moyen d'un champ magnétique produit par un cou rant parcourant une bobine.
Généralement, on commande indivi duellement le déplacement radial du faisceau bleu , et simulta nément ceux des faisceaux vert et rouge , au moyen d'un montage matriciel permettant de faire varier soit dans le même sens, soit différentiellement le courant des bobines de correction de convergence statique des faisceaux vert et rouge .
Un tel système, s'il permet de simplifier la procédure de ré glage, présente néanmoins certains inconvénients: c'est ainsi par exemple qu'il n'est pas possible d'inverser le sens du flux magnéti que autrement qu'en permutant les connexions des bobines. En outre, les bobines sont alimentées à partir de sources de tension à faible impédance, ce qui rend leur influence mutuelle très sensible et oblige à prévoir des découplages énergiques nécessairement coûteux.
Enfin, les potentiomètres et rhéostats de réglage des cou rants circulant dans les bobines sont du type bobiné dé'façon à pouvoir supporter sans dommage des courants relativement inten ses; de tels composants sont coûteux et encombrants.
Pour résoudre ce dernier problème, on a proposé d'alimenter les bobines à partir de transistors; c'est l'objet notamment du bre vet suisse N 489171. Dans le dispositif décrit dans ladite deman de, l'intensité du courant dans chaque bobine est ajustée par un réglage dans le circuit de base d'un transistor à l'aide d'un poten tiomètre de faible puissance; toutefois, le transistor est utilisé en source de tension et la bobine est alors bouclée sur un circuit à faible impédance, ce qui laisse subsister les inconvénients déjà ci tés pour ce genre de montage, tandis que les autres problèmes évoqués plus haut ne sont pas non plus résolus.
En particulier, on ne peut pas inverser le sens du courant fourni par le transistor. De plus, se pose le problème de la reproduction d'images dans les ré cepteurs de télévision bidéfinition (c'est-à-dire aptes à recevoir les émissions émises par exemple selon le standard à 625 lignes ainsi que les émissions conformes au standard à 819 lignes). Ces récep teurs doivent comporter, en plus des commutations habituelles des téléviseurs achromes, une commutation de convergence stati que et dynamique afin d'éviter, lors du passage d'un standard à l'autre, une altération de l'image due à une divergence indésirable des faisceaux électroniques issus des trois canons.
En ce qui concerne la convergence statique, la variation entre les deux standards résulte principalement de la légère modification des propriétés du matériau constituant les circuits magnétiques sous l'influence des courants à fréquence différente circulant dans les bobines de convergence dynamique de ligne, modifications se traduisant par une variation de la composante continue du champ magnétique au niveau de chacun des canons.
Les moyens connus de correction de la convergence statique dans un récepteur bidéfinition consistent essentiellement à substi tuer au jeu d'organes de réglage prévu pour l'un des standards un autre jeu d'organes utilisables pour l'autre standard, ce qui oblige à prévoir un grand nombre d'inverseurs généralement actionnés simultanément au moyen d'un relais électromagnétique relative ment complexe et coûteux.
Le but de l'invention est la réalisation d'un dispositif permet tant un réglage aisé de la convergence statique d'un tube à image en couleur au moyen de composants peu coûteux et de faibles di mensions, sans permutation des connexions des bobines et où le nombre de moyens de commutation est réduit au minimum.
Le dispositif de réglage de convergence statique radiale selon l'invention est caractérisé en ce qu'un deuxième courant continu d'intensité sensiblement constante est superposé aux courants de correction périodiques circulant dans l'une des deux autres bo bines, lequel courant crée un second champ magnétique antago niste au premier et d'intensité fixe de telle façon que le champ ma gnétique continu résultant puisse varier en grandeur et en signe au niveau de chacun des canons du tube à image.
Avantageusement, la bobine parcourue par le courant continu d'intensité constante est la bobine de correction de la convergence dynamique de trame et la première bobine est insérée entre le col lecteur du transistor et la première borne d'une source de tension, l'émetteur du transistor étant relié à la seconde borne de la source de tension par une résistance et la base au curseur d'un potentio mètre de réglage du premier courant dans ladite bobine.
Ainsi, par un choix judicieux des valeurs de courant et de sens d'enroulement des bobines, il est possible d'obtenir un champ ré sultant pouvant évoluer entre deux intensités déterminées de sens opposés en passant par une valeur nulle, de sorte que le faisceau électronique concerné peut être déplacé radialement de part et d'autre de la position neutre, (c'est-à-dire en l'absence de champ magnétique)
sans qu'il y ait à recourir à l'emploi d'aimants per manents ou à inverser les connexions d'une bobine.
De plus, si l'on donne aux résistances d'émetteur une valeur telle qu'elles confèrent aux transistors un fonctionnement en géné rateur de courant, les bobines de convergence statique deviennent pratiquement insensibles à l'influence des champs magnétiques ex térieurs parasites, rendant ainsi inutiles les découplages spécifi ques précédemment nécessaires aux sources d'alimentation des- dites bobines.
On peut, en outre, donner facilement au champ ma gnétique résultant deux valeurs différentes selon le standard de l'émission à recevoir et on peut, pour cela, connecter deux résis tances de valeurs relativement élevées, l'une à l'émetteur du tran sistor, l'autre au curseur du potentiomètre de réglage du premier courant dans la première bobine, ces résistances faisant retour en deux points d'un circuit dont la tension d'alimentation est com- mutable.
La commutation de la tension d'alimentation dudit circuit peut notamment être effectuée entre un point relié à la masse et un point porté à une tension continue existant déjà normalement dans le récepteur. Ainsi, en choisissant un point porté à une ten sion relativement élevée, on peut substituer aux premiers moyens de réglage du courant pour l'une des définitions, d'autres moyens de réglage pour l'autre définition, ces divers moyens n'ayant au cune influence les uns sur les autres en dépit du fait qu'ils restent toujours physiquement interconnectés.
La description qui va suivre en regard du dessin annexé, don né à titre d'exemple, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée.
La figure unique représente le schéma de principe du dispositif selon l'invention.
Sur la figure unique jointe, les circuits magnétiques des moyens de convergence sont disposés sur le col 1 du tube cathodi que (non représenté) comportant les canons électroniques 2, 3 et 4 correspondant respectivement aux faisceaux frappant les lumino- phores bleus, verts et rouges; sur le col 1 du tube, sont disposés radialement à 120 degrés trois circuits magnétiques 5a, 5b et 5c comportant chacun les bobines 6a, 6b et 6c de correction de con vergence statique, les bobines 7a, 7b et 7c de correction de conver gence dynamique de trame et les bobines 8a, 8b et 8c de correc tion de convergence dynamique de ligne.
La bobine 6a de correction de convergence statique du canon bleu 2 a l'une de ses extrémités reliée à une ligne de tension po sitive 9 correspondant à une première borne 10 d'une source de tension Vbl dont la seconde borne 11 est reliée à la masse 12 constituant la ligne de tension négative commune du montage. L'autre extrémité de la bobine 6a est reliée au collecteur d'un transistor 13 de type npn dont l'émetteur est connecté à la masse 12 à travers une résistance 14, la base en étant reliée à tra vers une résistance 42 au curseur d'un potentiomètre 15 disposé entre la ligne 9 et la masse 12.
La bobine 6b de convergence statique du canon vert 3 a ses extrémités reliées respectivement à la ligne 9 et au collecteur d'un transistor 16 de type npn dont l'émetteur est connecté à la masse 12 à travers une résistance 17, la base en étant reliée à la masse 12 à travers une résistance 18. De même, la bobine 6c de correction de convergence statique du canon rouge 4 a ses extrémités reliées respectivement à la ligne 9 et au collecteur d'un transistor 19 de type npn dont l'émetteur est connecté à la masse 12 à travers une résistance 20, la base en étant reliée à la masse 12 à travers une ré sistance 21.
Un potentiomètre 22, disposé entre la ligne 9 et la masse 12, a son curseur relié à travers une résistance 23 au curseur d'un autre potentiomètre 24 disposé entre les bases des transis tors 16 et 19, les émetteurs de ces derniers étant par ailleurs reliés aux deux extrémités d'un potentiomètre 25.
Un circuit magnétique 43 comporte une première bobine 44 de correction de convergence statique latérale du canon bleu 2, ainsi qu'une seconde bobine 45 de correction de convergence dy namique latérale de ligne. La bobine 44 a ses extrémités reliées respectivement à la ligne de tension positive 9 et au collecteur d'un transistor 46 de type npn dont l'émetteur est relié à la masse 12 à travers la résistance 47, la base en étant par ailleurs re liée à travers la résistance 48 au curseur d'un potentiomètre 49 disposé entre la ligne de tension positive 9 et la masse 12.
La bobine 7a de correction de convergence dynamique de trame du canon bleu 2 a ses extrémités reliées respectivement à la masse 12 et au collecteur d'un transitor 26 de type pnp dont l'é metteur est relié à travers une résistance 27 à la ligne 9; la base du transistor 26 est connectée à travers une résistance 28 au point commun de deux résistances 29 et 30 constituant avec une troi sième résistance 31 une chaîne disposée entre la ligne de tension positive 9 et la masse 12. La base du transistor 26 est aussi reliée à une borne 32a recevant des signaux paraboliques de correction, l'émetteur en étant relié à une borne 33a recevant des signaux de correction en dents de scie.
La bobine 7b de correction de convergence dynamique de trame du canon vert 3 a ses extrémités reliées respectivement à la ligne 9 et au collecteur d'un transistor 34 de type npn dont l'é metteur est relié à la masse 12 à travers une résistance 35, et de même la bobine 7c de correction de convergence dynamique de trame du canon rouge 4 a ses extrémités reliées respectivement à la ligne 9 et au collecteur d'un transistor 36 de type npn dont l'émetteur est relié à la masse 12 à travers une résistance 37.
Les bases des transistors 34 et 36 sont reliées, l'une à travers la résistance 38, l'autre à travers la résistance 39, au point commun des résistances 30 et 31; ces bases sont également reliées aux deux extrémités d'un potentiomètre 40 dont le curseur est connecté à une borne 32b recevant des signaux paraboliques de correction. Les émetteurs des transistors 34 et 36 sont reliés aux deux extré mités d'un potentiomètre 41 dont le curseur est connecté à une borne 33b recevant des signaux de correction en dents de scie.
Les circuits correspondant aux bobines 8a, 8b et 8c de correc tion de convergence dynamique de ligne n'ont pas été représentés par souci de simplification.
Un conducteur 50 peut être relié par un inverseur unipo laire 51, soit à une première borne 52 constituant le pôle positif d'une source de tension Vb2, soit à une deuxième borne 53 consti tuant le pôle négatif de ladite source reliée à la masse 12 et est re lié à travers une résistance 54 à l'émetteur du transistor 13, à tra- vers une résistance 55 au curseur du potentiomètre 25, et à travers une résistance 56 à l'émetteur du transistor 46.
Entre le conducteur 50 et la masse 12 sont disposés trois ré seaux constitués par un potentiomètre 57 en série avec une résis tance 58, un potentiomètre 59 en série avec une résistance 60 et un potentiomètre 61 en série avec une résistance 62. Le curseur du potentiomètre 57 est relié à travers une résistance 63 au curseur du potentiomètre 15, celui du potentiomètre 59 est relié par deux résistances 64 et 65 respectivement aux bases des transistors 16 et 19, et celui du potentiomètre 61 est relié à travers la résis tance 66 au curseur du potentiomètre 49.
Le fonctionnement du dispositif selon l'invention peut s'expli quer de la façon suivante, le conducteur 50 étant relié à la bor ne 53 Pour les canons à électrons 2, 3 et 4, on a représenté par des flèches le sens du déplacement des faisceaux correspondants sous l'action des commandes de convergence statique. Le faisceau bleu 2 peut être déplacé radialement sous l'action du champ du circuit magnétique 5a, et horizontalement sous l'action du champ du circuit magnétique 43. Les faisceaux des canons vert 3 et rouge 4 peuvent être déplacés dans le sens radial conjointe ment, soit d'un même sens, soit en sens inverse.
Le déplacement radial du faisceau du canon bleu 2 est com mandé par la manaeuvre du potentiomètre 15 qui fait varier la po larisation de base du transistor 13 depuis zéro jusqu'à une valeur déterminée et en conséquence le courant dans la bobine 6a varie depuis zéro jusqu'à une valeur<B>11</B> produisant un champ magnéti que de sens et d'intensité + H par exemple. Ainsi, en l'absence de tout autre champ magnétique, le faisceau ne pourrait être déplacé radialement que de la position neutre vers le centre, correspon dant par exemple à une variation de zéro à + H; si la procédure de réglage nécessite un déplacement vers la périphérie, il serait né cessaire alors de croiser les connexions afin de faire varier le champ de zéro -H.
Selon l'invention, on fait circuler dans la bobine 7a un courant permanent d'intensité 12 produisant un champ -H; il suffit alors de faire circuler dans la bobine 6a un courant variant de zéro à 21, pour que le champ résultant varie de façon continue de -H à + H. Dans ces conditions un champ -H correspond à un cou rant nul dans la bobine 6a; un champ nul correspond à un cou rant 11 et un champ + H correspond à un courant 211. Le cou rant 12 est fourni par le transistor 26 dont la base est polarisée né gativement à partir du pont de résistances 29, 30 et 31, et à ce courant sont superposés les courants de correction dynamique ré sultant des signaux paraboliques appliqués à la base du transis tor 26 et des signaux en dents de scie appliqués à l'émetteur du même transistor.
De la même façon, les bobines 6b et 6c sont alimentées par les transistors 16 et 19, et les courants permanents dans les bo bines 7b et 7c sont fournis par les transistors 34 et 36 dont les bases sont polarisées positivement à partir du pont de résis tances 29, 30 et 31.
Les faisceaux correspondant aux canons vert 3 et rouge 4 peuvent être déplacés radialement dans le même sens au moyen du potentiomètre 22 agissant sur la polarisation de base des tran sistors 16 et 19 et en sens inverse au moyen du potentiomètre 24; en effet le potentiomètre 24 forme avec les résistances de fuite de base 18 et 21 deux diviseurs de tension variant en sens inverse par le déplacement du curseur, faisant croître le courant dans l'une des bobines et décroître de la même valeur dans l'autre bobine. La résistance 23, disposée entre les curseurs des potentiomètres 22 et 24 a pour rôle d'accroître l'impédance de la source de tension constituée par le potentiomètre 22. La résistance 25 couplant les deux émetteurs permet d'amener l'un ou l'autre des transistors 16 et 19 au point de blocage.
De même que ci-dessus, des signaux paraboliques issus de la borne 32b et des signaux en dents de scie issus de la borne 33b sont appliqués aux transistors 34 et 36 de façon à faire circuler dans les bobines 7b et 7c les signaux de correction dynamique cor respondants; les circuits spécifiques de correction de convergence dynamique ont été ici volontairement simplifiés.
Les résistances d'émetteur 14, 17, 20, 27, 35 et 37 de chacun des transistors alimentant les bobines de convergence statique et dynamique imposent à ceux-ci un fonctionnement en régime de générateur de courant, donc à haute impédance, ce qui rend négli geable, comme il a été indiqué plus haut, l'influence mutuelle des bobines de correction de convergence statique et de convergence dynamique de trame.
Le conducteur 50 peut faire retour par l'intermédiaire de l'in verseur 51, soit à la masse 12, soit au pôle positif 52 de la source de tension Vb2. Les ajustements décrits correspondent au premier cas.
Dans le second cas, les tensions de base et d'émetteur de cha cun des transistors 13, 16, 19 et 46 sont simultanément accrues d'une valeur déterminée et les courants des bobines de conver gence radiale 6a et latérale 44 du canon bleu sont alors ajustés respectivement à l'aide des potentiomètres 57 et 61, tandis que les courants des bobines de convergence radiale 6b et 6c des canons vert et rouge sont ajustés globalement par le potentiomè tre 59 et différentiellement par le potentiomètre 25.
Si le rapport des tensions Vb2/Vbl est élevé, une indépen dance quasi totale des réglages de courant est obtenue pour cha cune des positions de l'inverseur 51; à titre d'exemple, des ten sions respectivement de 150 volts pour Vb2 et de 20 volts pour Vbl permettent d'obtenir une telle indépendance.
II est à noter qu'il n'est pas nécessaire théoriquement de met tre à la masse le conducteur 50, l'inverseur 51 pouvant alors être remplacé par un simple interrupeur; toutefois dans la pratique, le fait de laisser en l'air le conducteur 50 risque de faire du réseau auquel il est raccordé un collecteur de tensions parasites qui, ra menées sur les bases des transistors, provoqueraient des modula tions indésirables des courants de faisceaux.
Bien que le dispositif décrit ait été approprié pour un tube à image à masque perforé dans lequel les canons à électrons sont disposés aux sommets d'un triangle équilatéral, il est évident qu'un dispositif du même genre peut convenir à d'autres sortes de tubes, par exemple pour un tube dans lequel les canons sont situés dans un même plan.