La présente invention est relative aux dispositifs d'assemblage de pièces, et notamment de pièces accessibles d'un seul côté, comportant un élément expansible et des moyens pour exercer un effort de compression sur cet élément.
De nombreux dispositifs ont déjà été proposés en vue de la réalisation d'assemblages, notamment du type dans lequel l'une des faces de l'ensemble obtenu n'est pas directement accessible, et on peut citer entre autres les dispositifs à rivets dits borgnes bien connus dont le corps ou la tête ist expansible de manière à assurer l'assemblage, et divers dispositifs du type dans lequel un boulon de serrage axial, dont la tête et/ou l'écrou comporte une surface externe tronconique ou similaire, provoque, par vissage de l'écrou, l'expansion radiale d'un fourreau entourant le boulon et, en particulier, d'une portion de ce fourreau faisant saillie sur la face non accessible de l'assemblage à réaliser.
On peut citer, notamment, les dispositifs de ce type décrits dans le brevet français N" 724508 où le manchon est une fourrure métallique, le brevet anglais NO 553124, les brevets français N"" 916981 et 1266450 et les brevets américains N s 2343283 et 2435876 dans lesquels le fourreau comporte, sur une partie de sa longueur, à partir de l'extrémité adjacente à la surface tronconique de la tête du boulon ou de l'écrou, des fentes longitudinales facilitant l'expansion ou épanouissement radial lors du serrage axial.
Tous ces dispositifs connus comportent généralement des pièces d'une élaboration relativement complexe et/ou ne peuvent être mis en oeuvre qu'au moyen d'outils bien déterminés qui leur sont spécialement adaptés. Souvent, en outre, ils nécessitent que, dès avant l'assemblage, les pièces à réunir soient maintenues parfaitement appliquées les unes contre les autres pour que, après assemblage, il ne subsiste pas de jeu entre elles.
Enfin et surtout, ils ne permettent un serrage radial, par expansion, que sur une très faible portion de leur longueur, ce qui, pour un serrage axial donné, réduit considérablement la résistance à l'arrachement obtenue.
L'invention a pour but de remédier à ces divers inconvénients et en particulier au premier, en permettant la fixation, I'assemblage et/ou le serrage de pièces et parois de toute nature, l'une d'elles étant inaccessible ou difficilement accessible par l'une de ses faces et étant telle qu'on ne peut ou ne désire pas la pourvoir d'un trou fileté.
Elle a donc pour objet un dispositif d'assemblage comportant un élément expansible et des moyens pour exercer un effort de compression sur cet élément, caractérisé en ce que ledit élément est constitué par un faisceau tubulaire, expansible, composé de fils juxtaposés, situés entre deux surfaces-enveloppes coaxiales et concentriques, l'une externe, l'autre interne, ces fils, en un matériau élastiquement flexible et résistant à l'écrasement, étant maintenus par un moyen susceptible de céder sous un faible effort d'expansion radiale du faisceau et ayant chacun, dans une portion au moins de leur longueur, la forme d'une hélice dont l'axe est confondu avec celui des deux surfaces-enveloppes, la portion correspondante du faisceau formant une torsade hélicoïdale.
Grâce à cet agencement, lorsque le faisceau est soumis à une compression axiale qui diminue le pas des hélices formées par les fils, ce faisceau subit, sur toute la longueur axiale de la torsade, une expansion radiale uniforme qui fait céder la liaison entre les fils et est telle que la surface externe enveloppant la torsade expansée reste concentrique à la surface-enveloppe externe du faisceau à l'état libre.
D'autres caractéristiques résulteront de la description qui va suivre.
Aux dessins annexés, donnés uniquement à titre d'exemple:
la fig. 1 est une vue en perspective d'un faisceau expansible faisant partie du dispositif d'assemblage suivant l'invention;
la fig. 2 est une vue de l'ensemble du dispositif d'assemblage pourvu de ce faisceau;
Les fig. 3, 4 et 5 sont des vues en perspective à trois stades différents dans l'exécution d'un assemblage à l'aide de ce dispositif, celui-ci faisant saillie sur une portion de la longueur du faisceau, sur la face non accessible de l'ouvrage à assembler;
la fig. 6 est une vue analogue en perspective, dans le cas d'un assemblage à trou borgne;
la fig. 7 est une vue en perspective, avec arrachement partiel, d'une variante de dispositif d'assemblage;
la fig. 8 est une vue en élévation et coupe partielle d'une autre variante de dispositif d'assemblage;
;
la fig. 9 est une vue en perspective de la bague à collerette dont est pourvu le dispositif d'assemblage de la fig. 8;
la fig. 10 est une vue en perspective, avec arrachements partiels, montrant la pose de ce dispositif en vue d'un assemblage à trou traversant de part en part l'ouvrage à assembler;
la fig. 11 est une coupe longitudinale montrant, avant serrage, un dispositif suivant l'invention, combiné avec une variante d'outil de pose, particulièrement adapté à ce dispositif;
les fig. 12 et 13 sont des vues analogues dans des positions correspondant respectivement à un stade ultérieur et à la fin de la pose;
la fig. 14 est une coupe longitudinale montrant, avant serrage, une autre variante de dispositif suivant l'invention dans lequel l'épanouissement du faisceau est assuré par l'écrou, et d'une autre variante d'outil de pose;
la fig. 15 est une vue analogue, en fin de pose;
et
la fig. 16 représente une autre variante du dispositif.
On se reportera d'abord à la fig. 1 qui représente, en perspective, un mode d'exécution préféré de l'élément expansible faisant partie du dispositif d'assemblage suivant l'invention.
Cet élément est constitué par un faisceau tubulaire A1 de fils 1 juxtaposés, en un matériau élastiquement déformable en flexion et présentant une certaine résistance à l'écrasement. Ce matériau peut être, par exemple, de l'acier doux, de l'acier à ressort, un alliage d'aluminium, une superpolyamide telle que le Nylon , etc.
Les fils 1 sont déformés, de manière permanente, suivant une hélice, de telle sorte que l'ensemble du faisceau forme une torsade hélicoïdale logée entre deux surfaces-enveloppes, l'une externe C et l'autre interne C2, coaxiales suivant l'axe X-X du faisceau.
Les axes tels que Y-Y des fils hélicoïdaux sont des hélices coaxiales, leur axe commun étant la ligne X-X, équidistantes des deux surfaces-enveloppes. Dans l'exemple qui n'a pas de caractère limitatif, ces surfaces Cl et C2 sont cylindriques et de section droite circulaire et il en est de même du faisceau creux expansible Ai.
Les fils juxtaposés peuvent se toucher ou non, la section des fils et leur nombre-étant choisis pour assurer soit un taux de remplissage optimal de l'espace tubulaire ménagé entre les surfaces Cl et C2, soit une disposition optimale des fils en vue de l'usage particulier du dispositif d'assemblage auquel le faisceau est destiné.
Les fils 1 sont réunis sur une portion au moins de leur longueur, par exemple à partir de l'une des extrémités du faisceau, par un moyen susceptible de céder sous un faible effort, la liaison étant juste suffisante pour permettre les manipulations et la pose du faisceau sans risque d'une fragmentation prématurée.
Ce moyen peut céder:
soit par rupture, ledit moyen pouvant être, par exemple, de la soudure ou de la colle qui peut former une couche continue externe 2 ou se trouver limitée à des cordons remplissant les rainures hélicoïdales ménagées entre les fils 1 adjacents et cette soudure ou cette colle 2 étant de nature non élastique telle que la liaison entre les fils se rompt lorsque le faisceau est soumis à une faible force d'expansion radiale;
soit élastiquement, le moyen de liaison étant par exemple une colle ou un enrobage élastique.
A leurs extrémités, les fils 1 se terminent par des tranches 3 et 4 qui sont planes et, de préférence, situées, à l'état libre, dans deux plans transversaux perpendiculaires à l'axe X-X.
On voit immédiatement que, si on soumet le faisceau AI à un effort de compression axial, les spires hélicoïdales constituées par chaque fil tendent à s'aplatir parallèlement à l'axe X-X et, de ce fait, augmentent de diamètre. Toute compression axiale du faisceau se traduit donc par son expansion radiale hors de l'enveloppe Cl du faisceau à l'état libre.
On notera que l'angle x de la tangente OT à l'hélice constituant l'axe de chaque fil, par rapport à une direction axiale OU, parallèle à l'axe X-X du faisceau, n'est pas critique. Cependant, un calcul approché montre que si D est le diamètre externe du faisceau à l'état libre, d le diamètre du fil utilisé, (L) la lon
gueur développée de chaque fil, F un effort de compression axial
exercé sur le faisceau et (G) la somme arithmétique des forces
radiales exercées vers l'extérieur par l'ensemble des fils sur l'enve
loppe extérieure Cl du faisceau, on a:
G 2L
F (l+cosx.sinx).
F D-d
On voit ainsi que le rapport
G
F
qui doit être aussi grand que possible, est maximal pour
x=-.
4
Ce rapport augmente en raison directe de L; en allongeant le faisceau Al on augmente donc proportionnellement le rapport ci-dessus.
On notera que l'effort G ci-dessus est calculé dans l'hypothèse où les fils 1 se touchent; mais ce n'est pas une solution exclusive et, si l'on peut se contenter d'efforts de serrage moindres, les fils peuvent être écartés les uns des autres et maintenus écartés provisoirement par la soudure ou le collage 2 ou par tout autre moyen.
Le manchon constitué par le faisceau expansible Al qui vient d'être décrit constitue l'un des éléments constitutifs d'un dispositif d'assemblage dont l'un des modes de réalisation est représenté aux fig. 2 à 6. Ce dispositif, représenté à l'état libre à la fig. 2, comporte, en combinaison avec le faisceau Al de fils élastiques 1, une tige de serrage 5 qui, dans l'exemple, est constituée par un boulon dont la partie courante a une surface externe qui cor
respond au moins très sensiblement à la surface-enveloppe interne C2.
Ce boulon comporte, à l'une de ses extrémités, du côté des
tranches libres 3 des fils 1, une tête 6 dont la surface inférieure
annulaire 7 faisant face aux tranches 3 est plane et perpendiculaire à l'axe longitudinal X-X, cependant que, dans la portion
d'extrémité éloignée de la tête 6, le boulon est fileté pour recevoir
un écrou de serrage 8, derrière une rondelle 9 à surface plane
transversale et annulaire 10 d'appui sur les tranches 4 des fils.
Il comporte enfin un moyen permettant d'immobiliser en rotation
ce boulon lorsqu'on voudra faire tourner l'écrou 8; ce moyen
consiste, par exemple, en une rainure 11 d'extrémité pour tournevis.
On notera que, à l'état libre, le diamètre externe de la tête
6 cylindrique du boulon est au plus égal au diamètre externe D
du faisceau expansible Al.
On se référera maintenant aux fig. 3 à 5 qui montrent une
application du dispositif de serrage de la fig. 2, dans le cas de
l'assemblage d'un ouvrage formé de deux pièces 12 et 13, la pièce
13 étant supposée inaccessible par sa face 14. Les deux pièces
sont percées coaxialement de trous 15 et 16 d'un diamètre légère
ment supérieur au diamètre du faisceau Al. Il en résulte que le
dispositif peut être engagé dans le trou d'assemblage formé de
ces trous coaxiaux et ce dans la position représentée à la fig. 3.
Le faisceau AI prend appui sur la face 10 de la rondelle 9,
elle-même en appui sur l'écrou 8 et cette rondelle 9 est au contact
de la face accessible 17 de l'ouvrage.
L'ensemble du dispositif de serrage étant maintenu dans cette position, il suffit, à l'aide d'un tournevis engagé dans la rainure 11, d'immobiliser en rotation le boulon 5 et de visser l'écrou 8 sur ce boulon pour provoquer le rapprochement de la tête 6 et de la rondelle 9 poussée par l'écrou et, de ce fait, comprimer axialement le faisceau Al entre les surfaces transversales 7 et 10 de cette tête et de cette rondelle.
Il en résulte d'abord une expansion radiale, uniforme, de ce faisceau sur toute sa longueur; la mince couche de soudure 2 cède en effet, en se rompant, comme on le voit sur la fig. 4, libérant ainsi les fils 1 dont la soudure ou le collage provisoire n'a eu pour but que de permettre les manipulations, le stockage et le montage du faisceau Al avant l'opération d'assemblage.
Dans le cas d'une liaison par une colle plus ou moins élastique au moyen équivalent, ce moyen cède en s'allongeant.
La portion du faisceau logée dans les trous d'assemblage 15, 16 vient très rapidement en appui contre la paroi de ces trous et crée automatiquement, sous l'action de la force d'expansion provoquée par la compression axiale, un couple résistant qui s'oppose désormais à la rotation du faisceau expansible Al et celui-ci, à son tour, par le contact sous pression de ses tranches 3 avec la surface 7 de la tête 6 du boulon, transmet ce couple résistant au boulon, soulageant d'autant le couple d'immobilisation à transmettre, à l'aide du tournevis, à la rainure 11.
On continue à visser simplement l'écrou 8 et, à partir de ce moment, la portion du faisceau Al, logée dans les trous 15, 16 ne pouvant plus bouger, seule la partie ensaillie au-dessus de la face inaccessible 14 de l'ouvrage va continuer à subir une déformation du fait du serrage axial.
Les portions des diverses spires hélicoïdales situées au-dessus de cette surface 14 s'infléchissent élastiquement d'abord et ne peuvent le faire qu'en s'écartant progressivement de l'axe X-X, comme on le voit dans les deux positions successives représentées aux fig. 4 et 5.
Dans la position de la fig. 4, les tranches supérieures 3 des extrémités libres des fils 1 sont encore partiellement au contact delta surface plane inférieure 7 de la tête 6 du boulon 5 mais, au fur et à mesure de la déformation, ces faces glissent sur cette surface 7 contre laquelle elles restent pour l'instant appliquées et ce jusqu'au moment où ces tranches, débordant vers l'extérieur par rapport à l'enveloppe externe Cl du faisceau (fig. 1), dépasseront la surface externe de la tête 6 du boulon, permettant alors à ce boulon de s'enfoncer progressivement dans l'espace rendu libre par l'écartement des portions des fils 1 en saillie sur l'ouvrage;
ces portions prennent alors des positions telles que celles 1' représentées à la fig. 5, c'est-àire que le faisceau, dans sa portion libre, se trouve déformé de façon plus ou moins permanente suivant la nature du matériau constituant les fils, sous forme d'un épanouissement plus ou moins tronconique. Les portions 1' des fils 1 sont alors coincées entre le bord périphérique 18 de la tête 6 du boulon 5 et le bord 19 du trou 16 sur la face inaccessible 14 de l'ouvrage.
Il en résulte qu'en fin de compte le serrage axial pratiqué par le vissage de l'écrou 8 sur le boulon 5 se traduit:
d'une part, par une expansion radiale uniforme de toute la portion du faisceau A1 qui est logée dans les trous d'assemblage
15, 16, avec serrage élastique uniforme contre la paroi de ces trous;
et, d'autre part, par l'épanouissement plus ou moins élastique, formant butée axiale, des portions 1' des fils 1 entre la tête 6
et la surface inaccessible 14.
L'assemblage des pièces 12 et 13 est donc maintenu serré d'une façon positive par le serrage de ces pièces entre la face 10 de la rondelle 9 et l'épanouissement 1'.
L'assemblage des fig. 3. à 5 n'a aucun caractère exclusif. Il est bien évident que le nombre de pièces assemblées peut être quelconque, sous réserve que la longuur totale du trou d'assemblage à travers lequel doit passer le dispositif d'assemblage soit inférieure à la longueur du faisceau Al.
Mais le dispositif d'assemblage suivant l'invention est utilisable pour d'autres assemblages que ceux dans lesquels le trou d'assemblage traverse l'ensemble de cet ouvrage. Il est utilisable en particulier pour des assemblages à trou borgne, chaque fois qu'il n'est pas possible ou qu'on ne désire pas traverser l'une des pièces de l'ouvrage à assembler. C'est le cas, par exemple, représenté à la fig. 6 où la pièce 12 doit être fixée sur une pièce 1 3a qui peut avoir des dimensions quelconques et constitue, par exemple, une paroi d'un bâtiment (cloison, mur, plafond, etc.) et dans laquelle il n'est possible de creuser qu'un trou borgne 16a, la pièce 12 continuant à comporter un trou coaxial et de même diamètre 15.
Dans ce cas, le dispositif d'assemblage est engagé dans le trou d'assemblage (15, 16 mais, lors du vissage de l'écrou 8 sur le boulon 5, on n'obtient plus qu'une expansion radiale uniforme du faisceau Al qui reste cylindrique et concentrique à sa forme à l'état libre, cette expansion radiale l'appliquant purement et simplement contre la paroi du trou d'assemblage (15, 1 6a).
La portion libre filetée du boulon 5 peut également servir à la fixation d'une ou plusieurs autres pièces à la pièce 13a; dans ce cas, la pièce 12 peut ne pas exister.
Dans les exemples qui viennent d'être décrits, le faisceau A est de section droite circulaire, mais cette forme n'a aucun caractère exclusif, les spires hélicoïdales de chaque fil pouvant avoir, en plan, une forme quelconque telle que ovale ou polygonale.
C'est ainsi qu'à la fig. 7, on a représenté un faisceau expansible A2 qui a la forme d'un prisme de section carrée à coins arrondis; les axes hélicoïdaux des spires afférentes à chaque fil ont, en plan, la même forme.
Naturellement, le boulon 5" a une forme similaire tant dans sa partie courante que dans sa tête 6a et, dans cet exemple, les portions filetées sont limitées aux angles de la portion d'extrémité du boulon opposée à la tête 6a. En outre, dans cet exemple, la soudure du premier exemple est remplacée par une gaine mince ou par un enrobage léger 2a, par exemple en matière plastique, entourant le faisceau A2 sur tout (ou partie) de sa hauteur. Ce faisceau peut, par exemple, être en une superpolyamide.
Quant aux fils la, ils peuvent être en l'un des matériaux quelconques indiqués plus haut et, en particulier, quoique non exclusivement, en une superpolyamide facilitant leur liaison provisoire avec l'enveloppe mince ou l'enrobage mince 2" qui est appelé à se déchirer ou céder élastiquement entre les fils, lors de l'expansion radiale uniforme. Cette expansion aura lieu approximativement comme dans le premier exemple, le faisceau A2 s'épanouissant en outre sous l'action de la tête 6a Si ce faisceau fait saillie hors du logement ménagé pour le recevoir dans les pièces à assembler.
On a représenté à la fig. 8 une variante de dispositif d'assemblage qui ne diffère des précédents, la section du faisceau A pouvant être circulaire ou autre, que par la présence, autour d'une portion de ce faisceau écartée de la tête 6a du boulon 5b, d'une douille 20. Cette douille, de préférence en métal ductile tel que laiton, fer blanc, etc., mais pouvant être éventuellement en une matière plastique, enserre les fils 1 pour les maintenir réunis sur une courte portion de leur longueur.
Ceci peut être obtenu aisément par une légère expansion du faisceau A1 sous l'action du boulon 5b. I1 suffit pour cela que la douille 20 ait, à l'état libre, un diamètre très légèrement supérieur au diamètre externe du faisceau Al à l'état libre et que le boulon 5b ait un diamètre légèrement supérieur au diamètre interne du faisceau, toujours à l'état libre, de telle sorte que l'introduction du boulon 5b dans le faisceau Al préalablement emmanché dans la douille 20, provoque une légère expansion de ce faisceau, suffisante pour l'appliquer étroitement contre la douille 20 dans laquelle les fils 1 s'impriment légèrement, comme le montre la déformation de la douille 20 sur la fig. 8.
Cette douille 20 peut être utilement pourvue d'une.collerette 21 et peut, sur son fût cylindrique, comporter extérieurement un certain nombre de saillies 22 (fig. 9) constituées, par exemple, par des refoulements dans la douille lorsque celle-ci est métallique.
Lorsque le dispositif est engagé dans le trou d'assemblage, la douille s'engage avec un léger frottement dans ce trou par ses saillies 22, de telle sorte que dés le début du serrage axial du faisceau Al, ces saillies s'impriment dans la paroi du trou et empêchent l'ensemble du dispositif de toumer, ce qui, en assurant un ancrage dans le sens circonférentiel du dispositif d'assemblage dans le trou de l'ouvrage, facilite le vissage de l'écrou 8 sans qu'il soit nécessaire de prévoir dans l'extrémité du boulon 5b une rainure pour tournevis, comme celle 11 des exemples précédents.
Enfin, la tête 6b du boulon 5b comporte (fig. 8), sur le bord de sa surface inférieure plane et transversale 7, des empreintes 23 dans chacune desquelles vient se loger la portion supérieure de l'un des fils 1 lorsque ces fils sont épanouis dans une position analogue à celle 1' représentée à la fig. 5, du fait du serrage axial, ce qui immobilise positivement le boulon 5b en rotation par rapport au faisceau Al et facilite de ce fait le dévissage de l'écrou 8 pour le cas où l'assemblage doit être défait.-Le même agencement peut être prévu naturellement dans l'exemple de la fig. 2.
On notera, dans le même ordre d'idées, que, dans tous les exemples, lorsque le serrage se traduit par l'épanouissement en 1' (fig. 5) des fils 1, ceux-ci, s'ils sont en un matériau plus dur que celui de la pièce 13 de l'ouvrage à assembler et/ou celui de la tête du boulon, creuseront eux-mêmes une certaine empreinte dans ces pièces et assureront, de ce fait, l'immobilisation en rotation du dispositif, ce qui facilitera le dévissage ultérieur éventuel de l'écrou.
Dans tous les exemples décrits plus haut, l'élément de serrage axial 5, 5a, 5b est un boulon coopérant avec un écrou 8 de serrage, mais cette solution n'a aucun aractère exclusif et tout autre moyen permettant d'exercer un effot de compression axial sur le faisceau expansible Al ou A2 peut être utilisé.
C'est ainsi que dans l'exemple de la fig. 10 on utilise, dans ce but, un outil de traction de type connu dont on voit en 24 la tête externe dans laquelle peut se déplacer, sous l'action d'un fluide, un piston 25 permettant de serrer radialement puis d'entraîner vers le bas des griffes 26. Dans ce cas, l'élément de serrage 5c n'est pas fileté mais comporte une gorge 27 dans laquelle s'engageront les crochets 28 des griffes 26 pour exercer une traction vers le bas sur l'élément 5', cependant que la tête 24 prendra appui contre la rondelle 9ç, elle-même en appui par sa face 10 contre la collerette 21 de la douille 20 et contre les tranches 4 des fils 1, la collerette 21 étant elle-même en appui contre la pièce 12 de l'ouvrage.
Cette rondelle 9c est élastique et destinée à s'ancrer par les extrémités centrales 29 de pattes radiales 30, contre la partie courante lisse delta tige 5'.
Le montage est le suivant: le dispositif d'assemblage étant engagé dans le trou d'assemblage (15, 16), les saillies 22 de la douille 20 venant suffisamment en contact du trou 15 pour maintenir le dispositif d'assemblage en place, on vient coiffer l'extrémité 31 de la tige 5c en saillie sur l'extérieur de l'ouvrage, à l'aide de l'outil dont les griffes 26 s'engagent par leurs crochets 28 dans la rainure 27.
Puis, par déplacement vers le bas du piston 25 et des griffes 26, on déplace vers le bas la tige 5c Sa tête 6c vient comprimer axialement le faisceau Al maintenu dans sa portion inférieure par la douille 20, elle-même maintenue par l'outil par l'intermédiaire de la rondelle 9c
Au fur et à mesure du déplacement de la tige 5c provoquant l'expansion radiale élastique uniforme de la portion du faisceau logée dans le trou d'assemblage et l'expansion élastique du reste de ce faisceau, la rondelle 9 glisse en formant cliquet sur la tige et la maintient dès que l'effort de traction exercé par l'outil cesse et ce en antagonisme à l'action élastique du faisceau qui tend à reprendre sa forme initiale.
A un moment donné, la tige 5e se rompt au niveau de la rainure 27 qui constitue, de ce fait, un limiteur d'effort. L'extrémité 31 détachée de la tige 5c peut être éjectée de l'outil par un éjecteur 32.
Les fig. 11 à 13 montrent un autre outil permettant d'abord d'exercer une traction axiale sur le boulon 5, puis de visser l'écrou 8 pour bloquer le dispositif dans la position finale d'expansion radiale et d'épanouissement (fig. 13).
Cet outil comporte un fût prismatique 33 formant poignée et en bout duquel peut tourillonner une clé tubulaire 34 engageable sur l'écrou 8. Cette clé est maintenue axialement par une vis 35, vissée dans le fût 33 et engagée dans une rainure 36 de la clé.
Par ailleurs, dans le trou axial 37 de section polygonale du fût, est clavetée coulissante, par une portion à pans 38, une tige de traction 39. L'extrémité supérieure de cette tige comporte un
trou borgne fileté 40, par lequel elle peut être vissée sur l'extré
mité filetée du boulon 5. Sur une certaine longueur, à partir de
son autre extrémité, la tige 39 est filetée en 41 et, sur cette
portion est vissé, à l'extérieur du fût 33, un écrou 42.
Le fonctionnement est le suivant: L'écrou 42 étant près de
l'extrémité de la tige 39, on fait tourner sur lui-même le fût 33
de manière que la tige 39 se visse, par son trou borgne 40, sur
le boulon 5 (fig. 11). Puis, on visse l'écrou sur la tige 39, qui
est immobilisée dans le fût 33, lui-même immobilisé en rotation à
l'aide d'une clé. L'écrou 42 monte, repoussant devant lui le fût
33 et la clé tubulaire 34 qui s'engage sur l'écrou 10 et vient
buter bientôt contre la rondelle 9.
A partir de ce moment, en
continuant à visser l'écrou 42 maintenu axialement par sa butée
contre le fût 33, la tige 39 est tirée vers le bas; cette tige tire donc
sur le boulon 5 (comparer les positions des fig. 11 et 12), provo
quant l'expansion radiale et l'épanouissement du faisceau
expansible Al (fig. 12). I1 ne reste plus qu'à visser l'écrou 8
qui est descendu avec le boulon pour le ramener (fig. 13) contre la
rondelle 9. Pour ce faire, on fait tourner la clé 34 par rapport
au fût 33 toujours immobilisé en rotation.
Dans tous les exemples précédents, c'est la tête 6 du boulon
5 qui provoque l'expansion du faisceau; mais cette solution n'est
pas exclusive. Les positions de la tête du boulon et de l'écrou
peuvent être interverties. C'est ainsi que dans l'exemple des fig. 14
et 15 le boulon 5d est vissé dans un écrou 8d qui prend appui,
sur la face inaccessible de l'assemblage, sur les tiges du faisceau Al,
cependant que la tête 6d du boulon prend appui contre la
rondelle 9. Cette tête 6d est filetée au même pas que celui des file
tages de la tige du boulon et de l'écrou. Cette tête 6d comporte,
en outre, une fente lld.
La pose du dispositif est assurée à l'aide de l'outil représenté. Cet outil comporte un fût 43 prismatique ou au moins à pans extérieurs. Son trou longitudinal comporte, à partir de l'une de ses extrémités, une portion 44 filetée au pas et au diamètre de la tête 6d du boulon.
En outre, ce trou est obturé, à son autre extrémité, par un bouchon 45 dans lequel peut tourner un tournevis 46 engageable dans la rainure I id du boulon, à l'encontre d'un ressort antagoniste 47.
Sur la fig. 14 on a vissé le fût 43 sur la tête 6d du boulon jusqu'à contact de la rondelle 9, puis on engage, à l'encontre de l'action d'un essort antagoniste 47, le tournevis 46 dans la rainure 1 Id et, à l'aide de ce tournevis maintenu immobile, on empêche le boulon 5d de tourner, cependant qu'à l'aide d'une clé on continue à visser le fût 43 sur la tête 6d du boulon. Ce boulon descend donc, par rapport au dispositif Al et à la rondelle 9, amenant avec lui, sans tourner, l'écrou 8d, ce qui provoque l'expansion et l'épanouissement du faisceau Al (fig. 15).
Il ne reste plus qu'à bloquer le dispositif en vissant, à l'aide du tournevis, le boulon 5d dans l'écrou 8d empêché de tourner par les tiges épanouies en 1' du faisceau Al. Le boulon remonte donc, sa tête vient reprendre appui contre la rondelle 9, tandis que sa tige filetée fait saillie en 8' au-dessus de l'écrou.
Enfin, la fig. 16 représente une variante de dispositif dans laquelle la vis 5e comporte une tête tronconique 6e sur laquelle prend appui une rondelle, elle-même tronconique 9e qui présente sa surface transversale d'appui 10e pour le faisceau A3. Cet agencement permet d'avoir un dispositif d'assemblage qui affleure la surface 17 de l'ouvrage à la condition que le trou d'assemblage soit fraisé en 48 pour recevoir la rondelle 9e qui reçoit elle-même la tête 6e du boulon.
Par ailleurs, les fils 1 peuvent présenter (au même titre que dans les autres exemples) des tranches 3e, 4e inclinées sur l'axe X-X et, par exemple, perpendiculaires pour chaque fil à l'axe hélicoïdal de ce fil. La surface transversale conjuguée de serrage, prévue sur l'écrou 8e (et éventuellement aussi sur la rondelle 9e) peut comporter des empreintes telles que 23e de forme correspondante, obtenues de matriçage et débouchant librement à la périphérie de cet écrou (et de cette rondelle).
Dans cet exemple, on a supposé que l'immobilisation initiale en rotation du dispositif est assurée par l'enrobage partiel 2 de maintien des fils, cet enrobage ayant une épaisseur suffisante pour remplir complètement le jeu radial entre les fils 1 et la paroi du trou 15, 16 de l'ouvrage à assembler et assurer par friction le couple résistant nécessaire.