La présente invention a pour objet un paquet contenant un ou plusieurs comprimés rectangulaires enfermés individuellement dans une poche rectangulaire d'un matériau d'emballage.
Il est bien connu que l'on peut empaqueter individuellement des comprimés, des capsules et des articles similaires dans des poches en matériau d'emballage. Un procédé largement répandu consiste à interposer l'article entre deux feuilles superposées de matériau d'emballage, puis à assembler les feuilles autour de l'article en formant ainsi une poche dans laquelle est enfermé celui-ci.
Ordinairement, au moins une des feuilles porte une couche ou un enduit de matière thermoplastique, permettant l'assemblage par soudage à chaud. Afin d'assurer la qualité du soudage, on forme couramment la poche, en pratique, au moyen d'une ou de plusieurs paires de cylindres à gaufrer, s'interpénétrant, pour donner un gaufrage aux parties réunies des feuilles. L'emploi de cette technique permet d'empaqueter individuellement un certain nombre d'articles, en particulier des comprimés, dans des poches discontinues formées à une certaine distance l'une de l'autre entre deux bandes continues de matériau d'emballage (procédé dit empaquetage sous bandes ).
Le procédé de soudage chaud peut s'employer pour empaqueter individuellement des comprimés d'une forme standard quelconque, par exemple des comprimés plats, rectangulaires, ronds ou biconvexes. En conséquence, on n'a donc fait que peu ou pas d'effort dans le passé pour mouler des comprimés avec l'intention spécifique d'optimiser leur emballage dans des poches discontinues. Quand les poches sont formées de deux feuilles superposées de matériau d'emballage, il est d'habitude nécessaire de prévoir une poche d'un volume relativement grand, afin de pouvoir recevoir une forme de comprimé particulière quelconque. Il apparaît que quand on forme les poches de cette manière, leur forme optimale est définie par une soudure de contour rectangulaire entre les deux feuilles de matériau d'emballage.
On a adopté des poches de cette forme. pendant un temps considérable, pour l'emballage individuel de comprimés plats essentiellement rectangulaires ou ovales. Toutefois, les dimensions de la poche dans le plan du matériau d'emballage en feuille doivent être considérablement plus grandes que les dimensions correspondantes de ce comprimé, pour obtenir une profondeur de poche suffisante pouvant recevoir celui-ci sans que ses coins percent les parois de la poche et sans que les feuilles de matériau d'emballage s'écartent de force l'une de l'autre à la soudure périphérique délimitant la poche.
Le paquet de comprimés suivant l'invention, est caractérisé par le fait que le comprimé présente deux faces principales opposées dont chacune est délimitée par une surface convexe lisse.
L'une quelconque des faces du comprimé peut être entaillée, etlou gaufrée, ou gravée au moyen de lettres ou d'autres motifs, afin de ne présenter aucune arête vive qui pourrait percer les parois d'une poche enfermant le comprimé. En variante ou en plus. on peut former des cavités dans une surface quelconque du comprimé. ou on peut percer des trous de part en part dans celui ci. pour augmenter ainsi la superficie totale du comprimé, par exemple dans le cas de comprimés solubles dans l'eau, pour activer la dissolution de ceux-ci.
Le comprimé peut être en une matière quelconque qui puisse se comprimer, se mouler, se couler ou se façonner autrement pour obtenir la forme désirée. D'habitude, le comprimé sera préparé par compression d'une composition appropriée, d'un produit pharmaceutique par exemple, ou par coulée d'une composition de sucrerie susceptible de se fondre.
Dans le cas où le comprimé est essentiellement carré, on préfère que les deux faces principales de celui-ci soient partiellement sphériques. Ce comprimé présente, de préférence, deux paires de surfaces latérales opposées, planes, perpendiculaires l'une à l'autre, s'étendant entre les faces principales et dont chaque surface latérale d'une paire est assemblée aux autres surfaces latérales de l'autre paire par des coins arrondis.
Comme indiqué ci-dessus, le comprimé de la présente invention a été conçu dans l'intention spécifique d'optimiser l'emballage individuel de comprimés essentiellement rectangulaires, dans des poches discontinues d'un matériau d'emballage. Les dispositifs pour former de telles poches sont bien connus des personnes qualifiées dans ce domaine et l'on peut adopter l'un quelconque de ces dispositifs pour la mise en pratique de la présente invention. On préfère toutefois que la poche soit formée de deux feuilles superposées d'un matériau d'emballage, assemblées autour du comprimé. Le soudage peut s'effectuer d'une manière connue quelconque, mais de préférence, par des techniques de soudage à chaud.
Pour faciliter ce soudage à chaud, I'une des feuilles de matériau d'emballage, ou les deux, peuvent porter une couche ou un enduit d'une matière thermoplastique. On peut citer, comme matériaux d'emballage dont l'usage est aujourd'hui très répandu, le papier, la feuille d'aluminium, le film de cellulose régénérée ou pliofilm enduit de polythène ou d'une laque thermoplastique.
Les techniques d'emballage sous bandes, employant des bandes continues d'un matériau d'emballage soudable à chaud, peuvent s'employer pour la production d'un paquet de comprimés présentant plusieurs poches disposées à une certaine distance l'une de l'autre, dans une bande formée par soudage à chaud des bandes continues.
Le soudage périphérique délimitant la ou chaque poche aura généralement la même forme que l'arête ou la surface latérale du comprimé. Ainsi donc, dans le cas du comprimé carré préféré, le soudage aura normalement un contour essentiellement carré. Les coins de ce soudage seront courbés pour suivre les coins arrondis du comprimé enfermé. Le soudage délimitant une poche peut être continu autour de la périphérie de celle-ci et il sera généralement formé quand on utilise des techniques de soudage à chaud. Toutefois, il peut se présenter des cas où il est inutile ou même indésirable de former une soudure continue autour de la périphérie de la poche et dans ces cas, des parties soudées peuvent être espacées l'une de l'autre, le long de la périphérie de la poche, par des parties non soudées. Une soudure ainsi alternée peut être formée, par exemple, par agrafage du matériau en feuille.
Quand on forme une poche à partir de deux feuilles superposées d'un matériau d'emballage et qu'elle contient un comprimé selon la présente invention, les parties de chaque feuille à l'intérieur de la soudure étant séparées par le comprimé, les parois de la poche ainsi délimitée prennent une forme incurvée. Dans le cas où un comprimé n'est pas reçu dans la poche, les parties de paroi restent superposées dans le plan du matériau en feuille.
L'invention sera décrite plus particulièrement en se reportant aux dessins annexés, où:
La fig. 1 est une vue en perspective d'un comprimé selon une forme de réalisation préférée de la présente invention.
La fig. 2 est une vue de profil et en élévation du comprimé de la fig. 1 dont toutes les faces sont identiques.
La fig. 3 est une vue en plan, de dessous, du comprimé de la fig. 1.
La fig. 4 est une vue en perspective d'un comprimé selon une autre forme de réalisation préférée de la présente invention.
La fig. 5 est une vue en perspective d'une partie d'un paquet de comprimés sous bande, suivant une forme d'exécution préférée de la présente invention, dont on a découpé une partie d'une poche pour montrer le comprimé enfermé dans celle-ci, et
la fig. 6 est une vue en coupe dans une poche du paquet de comprimés de la fig. 1, prise suivant la ligne A-A de la fig. 5.
En se reportant d'abord aux fig. 1, 2 et 3, on voit qu'un comprimé est constitué par une plaquette 1, essentiellement carrée, obtenue par compression d'une composition appropriée au moyen d'un poinçon et d'une matrice de forme correspondante. La plaquette 1 présente deux faces principales opposées 2, chacune de forme convexe, partiellement sphérique, correspondant à celle du petit segment engendré dans un parallélépipède de section transversale carrée par l'intersection symétrique d'une sphère de dia mètre plus grand avec une extrémité de ce parallélépipède. Chacune des faces principales est donc délimitée par quatre arêtes courbes, réunies par des coins arrondis sous une forme carrée.
Chacune des arêtes est réunie à l'arête correspondante de l'autre face principale par une face latérale plane 3 s'étendant perpendiculairement entre ces arêtes. Les faces latérales 3 ont donc une forme ellipsoïde. Chaque face latérale 3 est réunie à la face latérale adjacente 3 par des coins arrondis correspondant à ceux des faces principales 2.
Revenant maintenant à la fig. 4, on voit qu'un comprimé selon une seconde forme préférée de la présente invention consiste aussi en une plaquette 1' obtenue par compression d'une composition appropriée au moyen d'une matrice et d'un poinçon de forme correspondante. Cette plaquette 1' est d'une forme essentiellement identique à celle de la plaquette des fig. 1, 2 et 3, sauf que les quatre coins de celle-ci sont chacun coupés à 45 , avec une courte surface plane 4, au lieu d'être arrondis.
Les comprimés selon l'une des fig. 1 et 4 peuvent s'employer en un paquet sous bande, comme illustré à la fig. 5, mais pour la commodité, les fig. 5 et 6 ne montrent que des comprimés selon la fig. 1. Le paquet est constitué d'un certain nombre de poches 5 espacées l'une de l'autre, par paires, suivant la longueur de la bande 6 en un matériau d'emballage composite et qui contiennent chacune un comprimé; les poches de chaque paire sont espacées l'une de l'autre en travers de la bande.
Chaque poche 5 est délimitée par deux parties de paroi opposées 7, dont chacune est formée d'une feuille d'aluminium dont la face intérieure (par rapport à la poche) est revêtue d'une couche de polythène. Ces parties de paroi 7 sont essentiellement carrées, avec des coins arrondis, et sont scellées à chaud autour de leur périphérie, d'une manière que l'on décrira cidessous. Les parties de paroi 7 sont séparées par le comprimé 1 reçu entre celles-ci et chaque partie de paroi 7 suit le contour de la face principale convexe adjacente 2 du comprimé.
La bande 6 est formée de deux bandes continues 8 de feuille d'aluminium dont une face de chacune est revêtue d'une couche de polythène. Les deux bandes continues sont amenées, superposées, avec leur couche de polythène se faisant face, entre deux cylindres de gaufrage s'interpénétrant (non représentés) dont chacun porte des cavités espacées dont la position et le contour correspondent aux parties de paroi des poches à former. Les cylindres de gaufrage sont chauffés et tournent pour entraîner entre eux les deux bandes continues, afin de les gaufrer et de les souder à chaud par leurs parties intermédiaires 9 situées entre les poches.
Les comprimés sont placés de manière appropriée entre les deux bandes continues 8, immédiatement avant leur passage entre les cylindres de gaufrage, de sorte que chaque comprimé est empaqueté individuellement dans une poche 5 formée pendant le passage entre les cylindres.
D'après la coupe transversale illustrée à la fig. 6, on notera que les dimensions d'ensemble de chaque poche 5 en feuille d'aluminium ne sont que légèrement supérieures à celles du comprimé 1 reçu dans cette poche et qu'en raison de la convexité des faces principales 2 du comprimé, il n'existe aucune arête vive susceptible, dans des circonstances normales, de percer les parois 7 de la poche; en outre, I'angle formé entre les deux parties de paroi 7, à la soudure périphérique de celles-ci, est suffisamment petit pour réduire dans une mesure considérable le risque de séparation des deux feuilles soudées l'une à l'autre.