La présente invention concerne un dispositif de maintien d'une piéce à rectifier sur une machine selon la méthode centerless. Un tel dispositif est agencé pour entraîner une pièce à rectifier et pour supporter celle-ci par sa surface périphérique, comme c'est le cas par exemple pour un dispositif du type à deux rouleaux et un sabot utilisé dans une machine centerless à rectifier les intérieurs.
Un des dispositifs classiques de ce genre utilisés jusqu'à maintenant comprend un assemblage de deux rouleaux d'entraînement et d'un sabot, qui supporte une piéce à rectifier à la surface périphérique de celle-ci et qui maintient la position radiale de cette pièce, des orifices étant disposés directement en face d'une des surfaces d'extrémité de la pièce à rectifier et un jet d'huile éjecté par ces orifices pressant cette pièce axialement contre une plaque fixe et maintenant ainsi la position axiale de la pièce.
Toutefois, avec cette méthode de pression directe, en particulier dans le cas d'une pièce à rectifier ayant une aire de surface latérale extrêmement petite, comme par exemple une pièce de roulement à billes miniature, la force qui presse cette pièce en direction axiale devient relativement faible de sorte qu'un effet de maintien axial suffisant ne peut pas être obtenu, ce qui pose de nombreux problèmes quant à la précision du meulage de rectification. De plus, cette méthode de pression directe nécessite un agencement d'alimentation hydraulique à haute pression, de 30 à 50 kg cm2.
On connait également un dispositif du type à rouleaux obliques qui utilise deux rouleaux et un sabot. Avec cette méthode. qui fournit une force de maintien axial de la pièce à rectifier par le fait qu'un au moins des deux rouleaux est oblique, chacun des rouleaux n'entre en contact avec la pièce à maintenir qu'en un point, de sorte que, à côté du désavantage consistant en ce que la force d'entrainement de la pièce par les rouleaux est plus faible et s'avère insuffisante pour un meulage fort, on a encore l'inconvénient de devoir ajuster l'inclinaison des rouleaux pour obtenir une force de maintien axial stable.
La pièce qui doit subir un meulage rectificateur de son intérieur n'est, dans ce cas, pas maintenue par référence à son diamètre extérieur, mais par référence à une de ses surfaces d'extrémité, de sorte que si les surfaces d'extrémité de cette pièce n'ont pas un meulage de finition orienté exactement à angle droit avec l'axe de la pièce, l'alésage de cette pièce annulaire est rectifié de coin .
Dans une autre méthode qui fait appel à un dispositif de maintien magnétique, la pièce terminée doit être démagnétisée après le rectifiage, et de plus, les poussières de rectifiage adhérent a la machine du fait du flux magnétique, de sorte que la machine se raye; de plus, il est impossible avec un tel dispositif magnétique de maintenir une pièce à rectifier n'ayant que de très faibles caractéristiques magnétiques, comme c'est le cas, par exemple pour l'acier inoxydable. Par ailleurs, lorsque l'on veut rectifier des pièces ayant un diamètre plus petit que 10 mm, l'aire de contact de la pièce à rectifier avec la surface magnétique devient très petite de sorte qu'il est plus difficile de la maintenir en position correcte et que la précision du rectifiage diminue notablement.
Le but de la présente invention est de fournir un dispositif de maintien d'une pièce pour un rectifiage centerless, qui soit exempt des défauts susmentionnés, et avec lequel notamment il soit plus facile d'usiner ou de meuler des pièces extrêmement petites avec précision. en effectuant le cas échéant des passes de meulage fortes.
Conformément à l'invention, le dispositif de maintien d'une pièce à rectifier selon la méthode centerless est caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour supporter ladite pièce sur sa surface périphérique, des moyens pour entraîner cette pièce, une plaque frontale agencée pour fournir un appui glissant à une extrémité de cette pièce et présentant une ouverture pour laisser passage à une meule, un élément support présentant un alésage et une chambre cylindrique coaxiale à cet alésage, une surface d'embout située à l'autre extrémité de ladite pièce étant parallèle à
la surface d'appui de la plaque frontale, et un rotor d'appui axial
sous pression disposé dans ledit alésage de l'élément support de
manière à pouvoir se mouvoir en rotation avec ladite pièce et à
pouvoir glisser axialement dans ledit alésage, ce rotor étant
pourvu,
du côté opposé à celui qu'il dirige vers ladite pièce, d'une
partie qui s'insére dans ladite chambre cylindrique et qui est
destinée à recevoir une pression de fluide pour la transmission de
laquelle des conduits débouchent dans ladite chambre. des jeux
existant entre les surfaces de coopération glissante du rotor et de la chambre cylindrique étant dimensionnés par rapport auxdits
conduits de manière telle que ledit rotor soit mû axialement avec
un agent fluide adéquat.
La pièce est ainsi maintenue d'une manière stable et ferme, en
position axiale correcte, à l'aide d'une pression exercée axialement
par un agent fluide, tel que de l'huile, de l'air, un mélange d'huile
ou de liquide de refroidissement, cette pression étant transmise à
la pièce à maintenir par l'intermédiaire du rotor. Ce rotor est
donc pressé par pression de fluide ou pression hydraulique contre
la pièce à rectifier qui s'appuie à son autre extrémité contre la
plaque frontale, le rotor se mouvant par ailleurs en rotation avec
cette pièce à rectifier, laquelle se trouve ainsi maintenue de
manière stable et ferme dans la bonne position axiale.
Le jeu (ou
entrefer) entre le rotor et la paroi cylindrique de la chambre est
rendu suffisamment large pour que le fluide hydraulique puisse
s'écouler adéquatement vers l'extérieur tout en maintenant la
pression impartie au rotor à la valeur voulue pour maintenir
correctement et fermement la pièce sans que des perturbations se
produisent durant la rotation du rotor.
Avantageusement, ledit rotor comprend un perçage coaxial
traversant et présente des creusures dans sa surface destinée à
entrer en contact avec la pièce à rectifier, une jauge tampon
coaxiale avec ladite pièce lorsque celle-ci se trouve en position
d'usinage étant prévue de manière à pouvoir se mouvoir axiale
ment à travers ledit perçage du rotor pour contrôler la dimension
de l'alésage rectifié dans ladite pièce.
De cette manière, le dispositif présente l'avantage de permettre
de contrôler le diamètre intérieur de la pièce directement durant
les opérations de rectifiage ou de meulage. Lesdites creusures
permettent au liquide hydraulique qui se trouve dans la chambre
cylindrique de s'échapper dans une plus grande mesure durant le
processus de jaugeage, et ainsi le mouvement axial de la jauge
devient plus doux, la pression agissant sur le rotor étant mainte
nue à une valeur adéquate du fait que ce liquide n'est pas sujet à
un confinement dans le cylindre (sans cette mesure la pression du
liquide dans la chambre cylindrique augmenterait ou diminuerait
en réponse au mouvement axial de la jauge, lequel mouvement
serait lui-même gêné par la présence de ce liquide).
On note par ailleurs que des grains et déchets abrasifs sont
toujours mélangés au liquide déversé hors du dispositif, liquide
qui doit être recollecté afin d'être utilisé à nouveau comme liquide
hydraulique pour exercer la pression voulue sur le rotor. Dans un dispositif utilisant une telle circulation de liquide, il semblerait devoir être nécessaire, et, en l'absence de mesures particulières, il
serait effectivement nécessaire, que l'agencement hydraulique
comprenne un filtre de qualité supérieure, résistant aux hautes
pressions, de texture très fermée, et donc d'un prix élevé, de même
qu'une pompe à haute puissance capable de surmonter l'effet de résistance à l'écoulement exercé par un tel filtre.
Dans une forme d'exécution avantageuse de l'invention, on prévoit donc également des mesures techniques avantageuses concernant cette question, et elle propose d'utiliser un agencement hydraulique comprenant une pompe à basse pression qui délivre le liquide à un filtre peu coûteux, et une pompe à haute pression pour mettre ensuite sous pression le liquide filtré et le délivrer ainsi au dispositif de maintien de la pièce à rectifier avec une pression suffisante et à l'état épuré. Cet agencement hydraulique peut servir également d'agencement de refroidissement.
Le dessin annexé illustre, à titre d'exemple, des formes d'exé
cution de l'objet de l'invention; dans ce dessin:
la fig. 1 est une vue de côté d'une forme d'exécution dans
laquelle l'assemblage de maintien de la pièce selon la méthode
centerless est monté sur une machine à rectifier les intérieurs,
la fig. 2 est une vue de face du dispositif de la fig. 1.
la fig. 3 est une vue en coupe à travers certains éléments
faisant partie du dispositif selon les fig. 1 et 2,
la fig. 4 est une vue schématique, partiellement en coupe selon
la ligne IV-IV de la fig. 3,
la fig. 5 est une vue en coupe analogue à la fig. 3 illustrant une
autre forme d'exécution, et
la fig. 6 est un schéma d'un agencement hydraulique dont est muni le dispositif en question.
Pour faciliter la compréhension du dispositif qui va être décrit,
il est avantageux de considérer tout d'abord la nomenclature des principaux éléments référencés au dessin. Celle-ci se présente de la manière suivante:
5.. rouleau d'entraînement inférieur
9.. rouleau d'entraînement supérieur
19 pièce à usiner (à rectifier)
21 plaque frontale
22 élément support (plaque support
pour l'agencement sous pression)
25 sabot
27.. ..... ouverture pour pénétration de la meule
28 ....alésage
29 .... rotor d'appui sous pression
30 creusures de dégagement d'huile
31 ........... partie recevant la pression
32. . chambre cylindrique
33 ..... douille de guidage de la jauge
35 . . . . . . . . .
. jauge
En considérant les fig. 1 à 4, qui représentent une première forme d'exécution d'un dispositif de maintien d'une pièce à rectifier selon la méthode centerless, on voit que ce dispositif comprend une base I sur laquelle est monté un bloc 2, un arbre 4, solidaire d'une poulie 3 à une de ses extrémités, étant supportée de manière mobile en rotation dans le bloc 2, l'axe de cet arbre 4 étant parallèle avec l'axe d'une meule de rectifiage 26 qui sera mentionnée plus loin. Un rouleau d'entraînement inférieur 5 est fixé à l'autre extrémité de l'arbre 4, et un arbre 7 de rouleau est supporté parallèlement à l'arbre de rouleau 4 par un bloc 6 placé plus haut que le bloc 2.
Une poulie 8 est fixée à une extrémité de l'arbre 7, tandis qu'un rouleau d'entraînement supérieur 9 est monté à l'autre extrémité de cet arbre en alignement avec le rouleau d'entraînement inférieur 5. Ledit bloc 6 est monté sur une portion d'extrémité d'un bras d'ajustage 10, lui-même supporté de manière ajustable sur un bras basculant 12 monté sur un pivot 11 fixé à une partie en projection 1' de la base 1. Une vis d'ajustage 13, vissée à travers la face frontale du bloc 6, vient buter par sa pointe contre l'extrémité avant du bras 12 pour ajuster la position du rouleau supérieur 9 en fonction des dimensions de la pièce à rectifier.
Un boulon 14 est prévu pour le montage dudit bras d'ajustement 10 sur le bras basculant 12. L'autre extrémité de ce bras 12 est attirée vers le bas par un ressort 15; un suiveur de came 17 est monté à l'extrémité dudit bras 12 connecté au ressort, ce suiveur de came 17 étant maintenu en contact avec une came rotative 18 par l'action du ressort 15.
A l'embouchure inférieure 20' d'une coulisse 20 d'alimentation en pièces à rectifier, se trouve disposé un chemin de guidage 23 pour ces pièces, ce chemin étant formé horizontalement entre une plaque frontale 21 faisant partie du dispositif de maintien des pièces et une plaque support 22 qui sera décrite plus loin. Une extrémité de ce chemin de guidage 23 est ouverte sur la position de rectifiage a , entre les rouleaux inférieur et supérieur 5 et 9.
Une plaque poussoir de chargement 24 transporte les pièces à rectifier 19 depuis l'embouchure inférieure 20' jusqu'à la position de rectifiage a , cette plaque étant insérée de manière coulissante dans le chemin de guidage 23 et se déplaçant d'une manière synchronisée avec le mouvement que le rouleau supérieur 9 effectue sous la commande de la came 18.
On voit par ailleurs qu'un sabot 25, en contact avec la périphérie de la pièce à usiner 19 et faisant partie des éléments spécifiquement destinés au maintien de cette pièce, se trouve placé à l'endroit de rectifiage a juste en dessous de la sortie du chemin de guidage 23.
Les fig. 3 et 4 montrent la construction détaillée des éléments de maintien de la pièce à rectifier, éléments qui caractérisent la construction particulière ci-décrite. Une ouverture 27 pour le passage d'une meule 26 est formée dans la plaque frontale 21 juste en face de la position de rectifiage a de la pièce 19; les parties de la pièce 21 situées au bord de l'ouverture 27 et qui se trouvent en contact avec la pièce 19 présentent un fini résistant à l'usure.
L'élément support 22 pour l'agencement de pression présente un alésage 28 formé en correspondance avec ladite ouverture 27 de la plaque frontale 21, l'axe de l'alésage 28 coïncidant avec l'axe de l'ouverture 27. Une partie cylindrique 29' d'un rotor d'appui sous pression 29 est insérée dans ledit alésage 28 de manière à s'y trouver montée de manière rotative et coulissante en direction axiale. Ce rotor est supporté dans l'alésage à la manière d'un palier lisse, et l'on voit que des creusures 30 destinées à l'évacua- tion de l'huile sont formées dans la surface frontale du rotor 29 destinée à entrer en contact avec la pièce à usiner et à s'y appuyer sous pression.
Par ailleurs, une partie 31 en rebord est formée à l'extrémité de la surface périphérique du rotor 29 opposée à sa surface d'appui contre la pièce 19, cette partie 31 étant destinée à recevoir la pression de commande du mouvement axial du rotor et se situant dans une chambre cylindrique 32 ménagée dans l'élément support pour l'agencement sous pression 22. Un espace de jeu d1 subsiste entre la paroi cylindrique de la chambre 32 et la surface périphérique du rebord 31 du rotor 29; ce jeu (ou entrefer) commande le passage de l'huile qui peut s'échapper par là de la chambre 32 à travers un conduit d'échappement. Cette chambre 32 est fermée, du fait de sa configuration particulière, par une douille de guidage de jauge 33 et un bloc 34.
On voit par ailleurs qu'une jauge tampon 35 est montée de manière coulissante et rotative dans un perçage central 33' de la douille de guidage 33, ce qui rend possible un jaugeage direct de la dimension intérieure de la pièce à rectifier 19, ladite jauge 35 étant constituée pour venir s'insérer dans l'alésage rectifié de la pièce 19 à travers la portion cylindrique 29' du rotor d'appui sous pression 29.
Une partie avancée et amincie 33" de la douille de guidage de jauge 33 vient se situer dans la partie cylindrique 29' du rotor 29, un espace (ou jeu, ou entrefer) d2 de commande du passage de l'huile se trouvant ménagé entre l'extrémité 33" de la douille de guidage et une surface intérieure cylindrique du rotor 29; cet espace d2 est plus large que l'espace dl précédemment mentionné entre la périphérie du rebord 31 du rotor et la surface du membre support d'agencement sous pression 22. Des canaux d'entrée et de sortie d'huile 36 et 37 sont ménagés dans le membre support 22 et le bloc 34. Le canal 36 est connecté à un chemin de passage de l'huile 38 formé de manière annulaire à la périphérie de la douille de guidage de jauge 33, et ce chemin 38 est connecté à la chambre cylindrique 32 par un conduit d'alimentation d'huile 39 passant dans ladite douille.
Le canal de sortie d'huile 37 est quant à lui connecté à la chambre cylindrique 32 par un conduit C.
Comme le montre la fig. 4, ledit membre support de l'agence- ment sous pression 22 présente une partie 22' en gradin, c'est-àdire que, sur la partie située à droite de l'axe central vertical L perpendiculaire à l'axe de la pièce à rectifier en position de rectifiage a , ce membre 22 s'avance plus loin que sur la partie située à gauche de cet axe. Ainsi, lorsque le rotor 29 se retire, sa surface frontale dépasse encore la surface de la partie gauche de la plaque support 22 tandis qu'elle se trouve déjà en retrait de la surface de la partie droite de ce membre 22.
Sur la fig. 1, on voit encore en 40 les coulisses de décharge pour les pièces 19 terminées.
La relation de dimension concernant les espaces dl et d2 qui commande l'échappement d'huile lorsque le rotor avance, le conduit d'alimentation 39 et le conduit d'alimentation C connecté audit canal de sortie 37 par lequel la pression arrive lorsque le rotor se retire, de même que le conduit de décharge d'huile b ouvrant ladite chambre cylindrique 32 vers l'extérieur, est déterminée de manière appropriée de sorte que les mouvements dudit rotor d'appui axial sous pression sont effectués rapidement.
Le fonctionnement du dispositif est le suivant: une pièce à rectifier 19, introduite par la coulisse 20, est transférée à la position de rectifiage (ou de meulage) a entre les rouleaux d'entraînement inférieur et supérieur 5 et 9 à l'aide de la lame poussoir de chargement 24, comme cela est représenté à la fig. 1.
Lorsque la pièce est dans la position de rectifiage, le rouleau supérieur 9 s'abaisse, du fait d'une rotation de la came 18, pour venir s'engager avec pression contre la périphérie de la pièce à rectifier, de sorte que cette pièce 19 est maintenue fermement en trois points, par le rouleau d'entraînement 5, le rouleau d'entraînement 9 et le sabot 25.
Dans ces conditions, si chacun des rouleaux est mû en rotation, en direction anti-horaire, par l'action d'un moteur, la pièce à rectifier 19 va se mouvoir en rotation en direction horaire et elle va venir s'appuyer en même temps contre le sabot 25. Lorsque de l'huile sous pression est amené dans la chambre annulaire 32, par l'entrée d'huile 36, l'espace annulaire 38 et le conduit d'alimentation d'huile 39, la pression hydrostatique engendrée par l'huile sous pression dans la chambre cylindrique 32 est appliquée à la partie de réception de pression 31 du rotor 29, ce qui meut celwci vers l'avant et presse sa surface avant contre la pièce à rectifier 19 qui subit ainsi une forte poussée axiale et est pressée contre la plaque frontale 21. Cette pièce à rectifier 19 est ainsi maintenue et positionnée de manière correcte.
En synchronisme avec l'établissement de ce positionnement ferme, la meule 26 est insérée à travers l'ouverture 27 de la plaque frontale 21 pour venir rectifier par meulage la surface intérieure de la pièce à rectifier 19.
L'huile sous pression conduite depuis le canal d'entrée 36 jusque dans la chambre 32 fournit une force de pression axiale au rotor 29, et en même temps une partie de cette huile sous pression est conduite, en tant que liquide de refroidissement et de lubrification du meulage, jusqu'à la pièce 19 depuis la chambre 32 à travers l'espace d2; par ailleurs, l'huile sous pression est déchargée à travers le canal de sortie 36, et également à travers le conduit de décharge b en passant par l'espace de jeu dl.
Lorsque le rotor 29 est pressé en direction de la pièce à rectifier, de l'huile sous pression pénètre également, en tant que lubrifiant, dans la partie formant palier pour le rotor 29, de sorte que la rotation de ce rotor à la même vitesse que la pièce à rectifier peut s'effectuer de manière douce.
Lorsqu'un meulage particulier spécifié a été accompli sur la pièce à rectifier, la jauge 35 est déplacée vers l'avant, la partie de jaugeage 35' étant insérée dans l'alésage rectifié de la pièce 19 pour effectuer un contrôle direct de dimension. A ce moment, l'alésage rectifié de la pièce 19 est obturé par ladite jauge, mais des creusures de passage d'huile 30 sont prévues dans la surface d'extrémité du rotor 29 de telle sorte que l'huile confinée dans la chambre cylindrique peut se décharger par ces creusures de passage d'huile et ne vient pas influencer le jaugeage direct de la pièce rectifiée.
Lorsque cette pièce a été meulée (ou rectifiée) à la dimension voulue, l'alimentation d'huile sous pression est stoppée dans le canal d'entrée 36, de l'huile sous pression étant en revanche amenée par le canal 37 dans la chambre 32. De ce fait, le rotor se retire et sa surface d'extrémité se sépare de la pièce à rectifier.
Simultanément, le rouleau d'entraînement supérieur 9 s'éloigne de la périphérie de la pièce à rectifier, et une nouvelle pièce à rectifier 19 est amenée dans la position de rectifiage a entre les deux rouleaux, par l'action de la plaque poussoir 24 qui la fait avancer depuis le bas de la coulisse 20. La mise en place de la nouvelle pièce à rectifier chasse la pièce terminée qui se trouve poussée dans la coulisse de décharge 40 par la nouvelle pièce mise en place. Les opérations susmentionnées se répètent cycliquement et les pièces à rectifier sont meulées (rectifiées) et contrôlées comme ayant la dimension voulue, d'une manière automatique et continue.
La fig. 5 représente une forme d'exécution dans laquelle le maintien en place correct de la pièce à rectifier n'est pas fait par le rotor d'appui sous pression 29 en prenant pour référence la surface d'extrémité de la pièce à rectifier, mais est fait en prenant comme référence la surface périphérique de la pièce à rectifier, par l'intermédiaire de rouleaux d'entraînement inférieur et supérieur 5' et 9' qui ont chacun une largeur suffisamment grande pour assurer ce rôle de référence. Avec ce dernier procédé, un meulage de rectifiage interne précis, de même qu'un meulage fort peut être effectué sur des pièces à rectifier d'une certaine longueur, même si aucune des surfaces terminales des pièces à rectifier ne présentent un état de fini rectifié.
La fig. 6 représente le schéma de l'agencement hydraulique dont est muni le dispositif précédemment défini en liaison avec les fig. 1 à 4 (de même que la variante selon la fig. 5). On voit en 41 la machine à rectifier sur laquelle le dispositif de maintien de la pièce à rectifier est monté, et en 47 un réservoir d'huile pour l'huile qui a été utilisée en tant que liquide hydraulique pour appliquer la pression au rotor et en tant que lubrifiant et liquide de refroidissement
Le réservoir 47 est muni d'un séparateur de débris magnétique 48, et l'huile est aspirée hors de ce réservoir par une pompe à basse pression 49, afin d'être conduite à un filtre 50. Ce dernier consiste en un genre de filtre à papier fermé et peu coûteux. La sortie de ce filtre 50 est connectée, à travers une vanne A, à une pompe à haute pression 51 qui élève la pression de l'huile, par exemple jusqu'à 10 kg/cm2.
La sortie de cette pompe à haute pression 51 est connectée, par un ensemble comprenant une vanne de commande directionnelle 52 et des vannes de commande d'écoulement 53a et 53b, auxdits canaux d'entrée et de sortie 36 et 37 du dispositif. La conduite d'huile entre ladite pompe à haute pression 51 et ladite vanne de commande directionnelle 52 est encore équipée d'une vanne de sécurité (ou de décharge en cas de surpression) 55, de même que d'une jauge de pression 56.
Une fois qu'elle a été utilisée en tant qu'agent de pression hydraulique, lubrifiant, ou liquide de refroidissement, l'huile s'écoule à nouveau dans le réservoir 47 à travers le séparateur 48 et est à nouveau envoyée au filtre 50 par la pompe à basse pression 49. De ce fait, tous les grains abrasifs et autres déchets résiduels susceptibles de se trouver dans l'huile sont retirés de celle-ci par le filtre fermé. L'huile filtrée est ensuite aspirée et sa pression est à nouveau élevée jusqu'à la valeur appropriée par la pompe à haute pression 51.
Comme le filtre 50 est placé entre la pompe à basse pression 49 et la pompe à haute pression 51, la pression différentielle entre l'entrée et la sortie de ce filtre est suffisamment faible pour qu'il soit possible d'utiliser un filtre peu coûteux du type filtre à papier.
La durée de vie du filtre est donc prolongée et de plus, il n'est pas nécessaire d'avoir recours à un boîtier de filtre d'une grande solidité, résistant aux hautes pressions.
Dans la situation représentée à la fig. 6, la vanne de commande directionnelle 52 conduit l'huile sous pression au canal d'entrée 36 par l'intermédiaire de la vanne de commande d'écoulement 53a. L'huile qui, en quelque sorte, déborde du dispositif d'action hydraulique parvient à la pièce à rectifier où elle agit, comme précédemment indiqué, comme lubrifiant et liquide de refroidissement; ensuite, cette huile revient au réser voir 47. L'huile qui ressort du canal de sortie 37 retourne également, par l'intermédiaire de la vanne 53b et de la vanne 52, jusque dans le réservoir 47 (la ligne de retour entre la vanne 52 et le réservoir 47 n'a toutefois pas été dessinée sur la fig. 6).
Dans les formes d'exécution décrites, le dispositif de maintien de la pièce à rectifier est du type à deux rouleaux et un sabot, mais il est clair que l'on pourrait utiliser aussi, pour maintenir en place la pièce à rectifier par sa périphérie et pour mouvoir celle-ci en rotation, un autre agencement d'entraînement, par exemple l'agencement déjà connu qui comporte trois rouleaux.
En utilisant le dispositif particulier ci-décrit, dans lequel un rotor d'appui axial sous pression est monté de manière rotative et coulissante dans un membre support, la pièce à rectifier est soumise à une force axiale de maintien fournie par ledit rotor, de sorte que la construction du dispositif est simple et que son coût est faible en comparaison avec les dispositifs utilisant la méthode classique de paliérage hydrostatique.
Il est d'autre part possible, avec le dispositif décrit, de rectifier ou de meuler des pièces ne présentant qu'une petite surface d'extrémité, et, par ailleurs, l'agencement fournissant la pression de fluide utilisée pour faire avancer et reculer le rotor d'appui axial sous pression n'a pas besoin d'être un agencement à très haute pression, puisque la pression requise peut n'être que de l'ordre de 10 kg/cm2; ainsi, le liquide de lubrification ou de refroidissement pour le meulage peut être utilisé comme fluide hydraulique, le lubrifiant (ou l'agent refroidisseur) et le fluide hydraulique peuvent donc constituer un seul fluide commun.
Il faut également noter, en ce qui concerne le jaugeage direct par la méthode de la jauge tampon automatique, que les creusures de passage de l'huile ménagées dans la surface du rotor entrant en contact avec la pièce à rectifier permettent d'éviter que, lorsque le jaugeage direct est effectué, l'opération de jaugeage soit gênée par le fluide sous pression.
Pour autant que la pression hydrostatique appliquée au rotor d'appui sous pression ait une valeur appropriée, il est possible de meuler (rectifier) des pièces non seulement selon la méthode avec laquelle les surfaces d'extrémité de la pièce à rectifier sont utilisées comme référence, mais également selon la méthode avec laquelle on utilise la périphérie de la pièce à rectifier comme référence.
Ainsi, un rectifiage d'intérieur précis peut être effectué même si les deux surfaces d'extrémité de la pièce présentent un état de fini laissant à désirer; il est également possible d'effectuer un meulage fort (rencontrant une grande résistance, avec une grande profondeur de passe), ou de meuler des pièces à rectifier plus longues, par élargissement des deux rouleaux et renforcement de l'action de friction contre la pièce à rectifier pour entraîner celle-ci en rotation.
Par ailleurs, dans le dispositif décrit, étant donné que des valeurs bien spécifiées sont données aux rapports des aires d'étranglement des conduits par lesquels le fluide peut gagner et quitter la chambre cylindrique dans laquelle se trouve la portion du rotor destinée à recevoir la pression de fluide, il est possible de mouvoir rapidement le rotor vers l'arrière; et, comme une portion en gradin est formée dans la plaque support pour l'agencement sous pression, le chargement et le déchargement de pièces à rectifier peuvent être réalisé d'une manière sûre, ce qui constitue également un avantage appréciable.