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REVENDICATIONS
1. Appareil de mesure de la température en valeur numérique d'un corps vivant, du type comprenant une sonde thermométrique de contact (1) comportant un élément thermosensible (2) dont une caractéristique électrique varie en fonction de la température, et un calculateur (Ca) commandé par cette sonde, pour fournir, sous forme électrique, la valeur numérique de la température mesurée analogiquement par la sonde, caractérisé en ce qu'il comporte, associé à la sonde (1), un contrôleur de contact (Co) pour contrôler que la sonde (I) est en contact ininterrompu avec une partie du corps vivant dont il s'agit de mesurer la température, pendant une durée prédéterminée, suffisante pour que la sonde ait le temps, vu son inertie thermique, de prendre effectivement la température de cette partie du corps,
ce contrôleur de contact (Co) comportant des moyens (Pi) pour commander le transfert d'informations du calculateur (Ca) à au moins un organe récepteur (R).
2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte un moyen de temporisation (16) pour autoriser le transfert d'informations du calculateur (Ca) à au moins un organe récepteur (R) seulement après écoulement d'un laps de temps prédéterminé de contact ininterrompu de la sonde (I) avec la partie susdite du corps.
3. Appareil selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le contrôleur de contact comprend un détecteur de contact (3, 6) de la sonde (1) avec le corps susdit qui est disposé sur la sonde et agencé pour commander le contrôleur de contact (Co).
4. Appareil selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens comparateurs (ICi) pour comparer la température mesurée par la sonde (Te), à une température de référence mémorisée (To) et différente de la température ambiante, ces moyens comparateurs (ICI) appartenant, avec la sonde elle-même (2, 63), au contrôleur de contact.
5. Appareil selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens comparateurs (65) pour comparer entre elles deux à deux des températures mesurées successivement par la sonde (Ti; Ti-l), ces moyens comparateurs (65) appartenant, avec la sonde elle-même (1), au contrôleur de contact.
6. Appareil selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le contrôleur de contact comporte deux contacts électriques voisins (5, 7), isolés l'un de l'autre et disposés à la surface de la sonde (1), dans la région de la partie de mesure (2) de la sonde, pour que le contact de cette partie avec le corps (29) susdit établisse une liaison électrique entre ces contacts (5, 7).
7. Appareil selon la revendication 6, caractérisé en ce que les deux contacts susdits (5, 7) sont dans un circuit électrique comportant une source de tension (11) connectée à un circuit logique (30) dont l'état est fonction de la tension à ses bornes, en série avec cette source et une résistance (31) de forte valeur, ce circuit étant ainsi fermé seulement lorsque la sonde est en contact avec le corps susdit.
8. Appareil selon la revendication I ou 2, caractérisé en ce que le contrôleur de contact comporte, disposée dans la région de la partie de mesure (2) de la sonde (la), une partie de condensateur électrique (32, 33) disposée dans un circuit capacitif (35) et comprenant une armature (32) recouverte d'une couche isolante (33) destinée à faire contact avec le corps susdit (29) en même temps que la sonde (la), ce corps (29) formant alors l'autre armature du condensateur, pour que la variation de capacité totale du circuit soit modifiée lorsque la sonde (la) est en contact avec la partie susdite (29) du corps.
9. Appareil selon la revendication I ou 2, caractérisé en ce que le contrôleur de contact comporte deux électrodes voisines (45, 46), de nature chimique différente, disposées à la surface de la sonde, dans la région de sa partie de mesure (2), ces électrodes étant disposées dans un circuit de commande (fig. 4) qui comporte des moyens d'amplification (50) de la tension d'origine électrochimique apparaissant entre ces électrodes lorsqu'elles sont mises en contact avec une partie humide, formant électrolyte, du corps susdit, et qui comporte en outre un élément logique (55) dont l'état varie en réponse aux variations de cette tension.
10. Appareil selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le contrôleur de contact comporte deux contacts électriques (60, 61) portés par la sonde, disposés à proximité l'un de l'autre et mobiles l'un par rapport à l'autre, l'un au moins de ces contacts (60, 61) étant élastiquement mobile par rapport à l'autre, pour qu'une pression exercée sur le corps susdit par cette partie sensible produise le déplacement de la partie mobile de ces contacts et la mise en contact électrique de ces deux contacts et la fermeture d'un circuit de commande.
il. Appareil selon la revendication 5, caractérisé en ce que le contrôleur de contact est agencé pour autoriser le transfert d'informations du calculateur au récepteur lorsque la première de ces températures est au moins égale à la seconde (fig. 6).
12. Appareil selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le contrôleur de contact comporte des moyens comparateurs réagissant lorsque la température mesurée par la sonde passe d'une valeur pratiquement stationnaire à une valeur supérieure (fig. 9).
13. Appareil selon la revendication 5, agencé pour effectuer de manière cyclique plusieurs mesures préliminaires de température, avant une mesure effective de température, et pour mémoriser les valeurs numériques successives de ces mesures préliminaires, caractérisé en ce qu'il comporte un compteur (72) agencé pour être incrémenté lorsque deux valeurs préliminaires successives (Tj; Tm) sont égales, et pour être remis à zéro lorsqu'elles sont différentes, des moyens (74, 75) interrompant la mémorisation desdites valeurs lorsque le contenu du compteur (72) atteint une valeur prédéterminée, la dernière valeur mémorisée (Tm) constituant alors la valeur effective mesurée.
14. Appareil selon la revendication 1, dans lequel le calculateur (Ca) est agencé pour générer périodiquement un signal numérique dont la valeur varie avec la température mesurée par la sonde, caractérisé en ce que le contrôleur de contact est agencé pour commander le transfert des valeurs numériques successives dudit signal à au moins un organe récepteur, par exemple une mémoire et/ou un moyen d'affichage numérique, en réponse à la détection du contact entre la sonde et le corps susdit (fig. 6).
15. Appareil selon la revendication 14, caractérisé en ce que le contrôleur de contact comporte un circuit (65; IC1) agencé pour comparer périodiquement entre elles, deux à deux, les valeurs successives dudit signal numérique (Ti; Ti-l) représentatif de la température mesurée par la sonde (2), et produire ledit transfert lorsque l'écart entre ces valeurs successives passe de zéro à une valeur positive.
On connaît des thermomètres électroniques de divers types, comprenant une sonde thermométrique destinée à être mise en contact avec un corps dont la température est à mesurer. Toutefois, ces thermomètres connus ont l'inconvénient d'exiger de l'usager de maintenir la sonde en contact avec le corps considéré pendant un temps suffisant. Si le maintien en contact de la sonde avec ledit corps est trop bref pour la mesure, les circuits électroniques ne peuvent pas calculer la valeur numérique correcte de la température à mesurer, ce qui peut conduire à un fonctionnement perturbé et à des pertes de valeurs de températures antérieurement mémorisées et encore nécessaires.
La présente invention vise à fournir un appareil de mesure de la température en valeur numérique d'un corps vivant, qui soit exempt de cet inconvénient, c'est-à-dire qui ne fasse que des mesures correctes, et elle a pour objet un appareil qui est conforme à la revendication 1.
Les dessins annexés représentent, schématiquement et à titre d'exemples, plusieurs formes d'exécution de l'appareil de mesure de la température selon l'invention.
Fig. I est un schéma d'une forme d'exécution de l'appareil illustrant le principe de l'invention.
Fig. 2, 3, 4 et 5 illustrent différentes variantes de la sonde.
Fig. 6, 7, 8 représentent schématiquement trois autres formes d'exécution de l'appareil.
Fig. 9 est un diagramme explicatif du fonctionnement de la forme d'exécution selon fig. 8.
Dans la forme d'exécution selon fig. I, l'appareil comprend une sonde thermométrique I dans laquelle est disposé un élément thermosensible 2 (thermistance) dont une caractéristique électrique (la résistivité) varie en fonction de la température. Sur cette sonde thermométrique et au voisinage de la partie dans laquelle se trouve l'élément 2, il est disposé un détecteur de contact constitué par un interrupteur 3 prévu pour se fermer au moment où on applique la sonde contre une partie d'un corps vivant dont on veut déterminer la température. On voit que ce contact ou interrupteur 3 pivote en 4 sur une partie métallique 5 de la sonde, tandis que lorsque ce commutateur 3 se ferme, il vient faire contact avec une partie 6 fixée sur le corps métallique de la sonde, visible en 7.
La partie 5 est reliée par un conducteur 8 à une autre partie de l'appareil, comme on le verra plus loin, tandis que la partie 7 est reliée par un conducteur 9 à une autre partie de l'appareil, comme on le verra aussi plus loin. L'élément thermosensible 2 est relié par des conducteurs 10 à d'autres parties de l'appareil comme il sera expliqué plus loin.
L'appareil comprend en gros une partie Co qui constitue un contrôleur de contact de la sonde avec le corps dont on veut mesurer la température et un récepteur R qui est destiné à recevoir, sous forme numérique, la température mesurée du corps avec lequel la sonde est mise en contact. Une calculatrice Ca dont la fonction est de convertir sous forme numérique les valeurs de température données sous forme analogique par l'élément 2 au moyen du conducteur 10. Une porte Pi est disposée entre le calculateur Ca et le récepteur R. Dans une variante, la porte Pi pourrait être remplacée par une porte P2 disposée entre la sonde et le calculateur Ca.
Le contrôleur Co comprend un circuit que l'on va décrire maintenant et dont la fonction est de s'assurer qu'il y a contact entre la sonde et le corps dont on veut mesurer la température et que ce contact reste ininterrompu pendant un laps de temps suffisant pour que l'on soit sûr, étant donné l'inertie thermique de la sonde, que celle-ci a effectivement pris la température de la partie du corps avec laquelle elle est en contact (constante de temps de la sonde). Il s'agit donc de s'assurer que le contact entre 3 et 6 existe et qu'il est maintenu sans interruption pendant ce laps de temps au moins. Pour cela, le contrôleur Co comprend le circuit que voici: une source d'alimentation électrique 11, dont le côté positif est relié à la partie 7 de la sonde par le conducteur 9; le côté négatif est mis à la terre.
Le circuit comprend encore un transistor 12 dont la base est reliée au conducteur 8 à travers une résistance 13 de par exemple 1 kQ. Le conducteur 8 est relié à la masse à travers une résistance 14 de valeur élevée, par exemple 1 Mn. Une diode 15 relie le conducteur 8 à une armature d'un condensateur 16 à travers une résistance 17 de par exemple I MQ. La valeur de cette résistance est choisie pour déterminer la durée imposée pendant laquelle le contact entre 3 et 6 doit être ininterrompu. L'autre armature du condensateur 16 est mise à la masse.
Le condensateur pourra avoir une capacité de par exemple 500 uF.
L'émetteur du transistor 12 est relié à un point situé entre la résistance 17 et le condensateur 16. Cette liaison sert à décharger rapidement le condensateur 16 au cas où, pendant la durée imposée de non-ouverture du contact entre 3 et 6, une ouverture se produirait accidentellement. Le collecteur du transistor 12 est relié à la masse par l'intermédiaire d'une résistance 18 de par exemple 22 Q. Le circuit considéré comporte en outre un comparateur de tension 19.
En 20 on voit l'entrée inverseuse du comparateur 19 et en 21 l'entrée non inverseuse de ce comparateur. La tension de la source 20 est divisée au moyen de trois résistances 22, 23, 24 dont la dernière est ajustable de manière que la tension en 20 corresponde au temps de charge désiré pour le condensateur 16. L'entrée est reliée à la sortie de la résistance 17 et à l'entrée du condensateur 16, ainsi qu'à l'émetteur du transistor 12. L'alimentation du comparateur a lieu par la source 11 par l'intermédiaire des conducteurs 25, 26.
Le fonctionnement du circuit décrit est le suivant. Lorsque le contact s'établit entre 3 et 6, le condensateur 16 commence à se charger à travers la diode 15 et la résistance 17. Au fur et à mesure qu'il se charge, sa tension en 21 est comparée à la tension choisie en 20. Dès que la tension en 21 dépasse la tension en 20, la sortie 27 du comparateur 19 change de niveau logique de zéro à 1. On verra plus loin que ce changement de niveau constitue un signal agissant sur la porte Pi. Ce cas correspond à celui où le contact entre 3 et 6 est resté ininterrompu pendant toute la durée exigée qui est, comme on l'a indiqué plus haut, au moins égale à la constante de temps de la sonde.
Si l'on se trouve dans le cas d'un changement résultant du fait que le contact entre 3 et 6 se trouve rompu avant que la durée imposée se soit écoulée, alors, au moment de l'ouverture du contact entre 3 et 6, la base du transistor 12 qui était reliée à la borne positive de la source 11 par le conducteur 8, ce qui bloque le transistor, se trouve maintenant reliée à la masse par l'intermédiaire de la résistance 14, ce qui provoque la décharge rapide du condensateur 16 à travers le transistor et la résistance 18. Dès lors, le comparateur 19 ne peut pas délivrer de signal de sortie en 27 et, par conséquent, la porte Pi ne peut pas être actionnée. Le but est en effet de n'ouvrir cette porte que lorsqu'il est établi que le contact entre 3 et 6 est resté ininterompu pendant la durée fixée.
Au moment de l'ouverture de la porte Pi, la valeur numérique calculée de la température fournie par le calculateur Ca est autorisée à être transférée à un ou plusieurs organes récepteurs R, par exemple un affichage et/ou une mémoire. Bien entendu, comme déjà mentionné plus haut, la porte Pi disposée entre le calculateur Ca et le récepteur R pourrait être remplacée par une porte P2 disposée entre la sonde et le calculateur Ca. Le fonctionnement serait semblable, simplement on agirait sur l'entrée du calculateur au lieu d'agir sur sa sortie.
On voit de la description qui précède que le contrôleur de contact Co assure que la transmission de données (c'est-à-dire de la température en valeur numérique) du calculateur au récepteur n'est autorisée que si le contact entre 3 et 6 est fermé et reste fermé de façon ininterrompue pendant le laps de temps prédéterminé correspondant au réglage de l'appareil. De cette façon, on est sûr que la valeur numérique de température transmise par le calculateur au récepteur est bien celle de la température du corps avec lequel la sonde est en contact, car on a donné à cette sonde le temps de prendre la température de ce corps en tenant compte de sa propre constante de temps.
La fig. 2 représente une première forme d'exécution de la sonde pouvant être utilisée en pratique, celle illustrée sur la fig. I et comportant un interrupteur 3, 6 ayant été donnée pour faciliter la compréhension mais ne correspondant pas aux besoins d'une utilisation pratique. Sur la fig. 2, on retrouve l'élément thermosensible 2 et on voit que les parties métalliques 5 et 7 sont mécaniquement reliées entre elles par une partie isolante 28 qui les isole l'une de l'autre. Au moment où une partie 29 d'un corps vivant dont la température est à mesurer est appliquée sur la sonde, de façon à toucher à la fois la partie 5 et la partie 7, il s'établit une liaison électrique entre ces parties 5 et 7 à travers la partie 29 du corps. La résistance de la partie du corps 29 entre 5 et 7 peut être désignée par Rc.
Dans le cas d'un tel moyen détecteur de contact entre le corps 29 et la sonde 1, il est nécessaire d'ajouter au circuit selon fig. 1 un amplificateur opérationnel 30 monté en adaptateur d'impédance entre le conducteur 8 et le point A de la fig. 1. Une résistance 31 de par exemple 10 Mn est disposée entre l'entrée non inverseuse 21a de 30 et la masse. Cette entrée est reliée par ailleurs au conducteur 8. Pour le reste, le circuit est identique au cas de la fig. 1.
Dans l'exemple de sonde représenté sur la fig. 3, la disposition est la suivante. Le corps la de la sonde est en matière isolante. A l'intérieur de son extrémité de mesure se trouve d'une part l'élément thermosensible 2 et, d'autre part, une pièce métallique 32 qui constitue une armature d'un condensateur, dont le diélectrique est constitué par la partie 33 en matière isolante de la sonde. Lorsqu'on amène une partie 29 du corps dont la température est à mesurer en contact avec la partie 33, cette partie 29 ferme la deuxième armature d'un condensateur dont le diélectrique est en 33 et la première électrode en 32. On a symbolisé ce condensateur en 34. Le circuit comporte un oscillateur LC 35 dont on a indiqué uniquement la capacité, en 36.
La capacité 34 est reliée à l'entrée de l'oscillateur d'une part par un conducteur 37, relié lui-même à 32, et, d'autre part, à 29 par l'intermédiaire d'un conducteur 38 aboutissant à une gaine métallique 39 de la sonde la. Cette gaine est disposée comme on le voit sur le dessin, de manière que la partie du corps 29 soit en contact avec elle et s'étende jusqu'en regard de la pièce métallique 32 pour fermer la capacité symbolisée par 34. On comprend que lorsque la partie 29 est amenée dans la position représentée sur la fig. 3, la capacité 34 se trouve en parallèle avec la capacité interne 36 de l'oscillateur 35, ce qui dérègle l'oscillateur, provoquant un signal alternatif à la sortie 40 de l'oscillateur, signal qui est redressé par un redresseur 41 et envoyé au point A de la fig. I par l'intermédiaire d'une résistance 42 et d'un trigger de Smitt 43.
Un élément de filtrage (condensateur) 44 est connecté entre 42 et 43 d'une part et la masse d'autre part, pour égaliser la tension continue délivrée au point A. Le rôle de l'élément 44 est d'assurer que le signal délivré par 43 soit propre, c'est-à-dire ait un flanc pratiquement vertical. Pour le reste, le circuit est pareil à celui de la fig. I et l'appareil assure, comme dans le premier exemple, que la transmission du calculateur au récepteur ne se fait que si le contact de 29 avec la sonde existe et est maintenu pendant la durée voulue.
Dans l'exemple de sonde selon fig. 4, la disposition est la suivante. La sonde comporte une gaine métallique 45 en un métal tel que du zinc et une cape 46 en un autre métal tel que de l'or ou un autre métal dont la surface est dorée. Une partie isolante 47 sépare 45 de 46. Les deux métaux de 45 et 46 sont choisis tels que lorsqu'on amène une partie 29 du corps dont on veut mesurer la température en contact à la fois avec 45 et 46, si cette partie est humide et forme un électrolyte, les parties 45, 46 et 29 constituent une pile générant une certaine tension. Une des électrodes, 45, de cette pile est reliée à la masse par le conducteur 48, tandis que l'autre électrode constituée par 46 est reliée par un conducteur 49 à une entrée d'un amplificateur 50, par l'intermédiaire d'une résistance 51.
L'autre entrée de cet amplificateur est reliée à la masse par l'intermédiaire d'une résistance 52 et d'un conducteur 53. La source d'alimentation électrique est représentée en 11, comme dans la fig. 1. L'amplificateur 50 est alimenté par la source, comme on le voit sur le dessin. Une résistance de contre-réaction 54 détermine le gain de l'amplificateur 50.
La sortie de l'amplificateur 50 donne un signal électrique proportionnel à la tension fournie par la pile 45, 29, 46. Ce signal agit sur une entrée d'un comparateur 55, par l'intermédiaire d'une résistance 56. Un diviseur de tension, constitué par une résistance 57 et une résistance variable 58, alimente l'autre entrée du comparateur 55 lequel est alimenté par la source 11. La sortie du comparateur est reliée au point A du circuit selon fig. 1. Là encore, l'appareil n'autorise le transfert de l'information du calculateur au récepteur que si le contact est établi par 29 entre 45 et 46 et reste ininterrompu pendant la durée fixée pour l'opération de mesure de température.
La fig. 5 illustre une réalisation pratique de la sonde selon fig. 1.
Le corps 59 en matière isolante de la sonde est légèrement flexible et il est disposé à son intérieur deux pièces métalliques 60, 61 isolées électriquement l'une de l'autre et qui, à leur extrémité de gauche sur la fig. 5, sont normalement légèrement distantes l'une de l'autre.
C'est à proximité de cet intervalle entre 60 et 61 que se trouve l'élément thermosensible 2. Un tampon en matière élastique 62 tend constamment à écarter l'une de l'autre les pièces 60 et 61. Lorsqu'on sert l'extrémité de la sonde entre deux parties 29a, 29b d'un corps dont on veut mesurer la température (par exemple les deux lèvres entre lesquelles on introduit la sonde dans la bouche), l'extrémité de cette sonde s'aplatit légèrement et le contact électrique s'établit entre 60 et 61. Dans ces conditions, le circuit est identique à celui de la fig. 1.
Dans l'exemple selon la fig. 6, la sonde est représentée en 63. Elle ne comporte aucun élément détecteur de contact contrairement à ce qui est le cas dans les exemples précédents. Elle contient simplement, à l'intérieur de son extrémité de mesure, l'élément thermosensible 2.
Cet élément thermosensible 2 est relié à un calculateur A/D tel que
Ca sur fig. 1. La porte correspondant à Pi sur fig. I est remplacée ici par une porte 1C3 (par exemple de type 74C373 de National Semi conductors).- Cette porte est destinée à laisser passer les informations venant du calculateur Ca lorsqu'il en reçoit la commande par le conducteur 64. La sortie du calculateur Ca est reliée par ailleurs à une entrée d'un comparateur ICI (par exemple de type 74C85 de National Semiconductors) en vue de comparer la valeur numérique Te de la température mesurée en 2, délivrée par Ca, à une température de référence TO mémorisée dans une mémoire Mo. Lorsque le comparateur IC1 constate que Te > TO, il délivre par sa sortie un signal au point A (fig. 1). Par ailleurs, le conducteur 64 est relié au point B (fig. 1).
Pour le reste, le circuit est pareil à celui de la fig. 1 et le fonctionnement aussi.
Dans l'exemple selon fig. 7, on voit une sonde 63 pareille à celle de fig. 6, un calculateur Ca pareil à celui de fig. 6, en IC1 se trouve un comparateur pareil à ICI de fig. 6. On voit en 65 un registre à décalage dont la fonction est de garder en mémoire la dernière valeur numérique de température Ti délivrée par le calculateur. Sa fonction est en outre de garder en mémoire la valeur précédente Ti
1, de manière à pouvoir délivrer constamment au comparateur ICI deux valeurs numériques mesurées consécutives Ti et Ti- 1. Lorsque le comparateur ICI constate que Ti > Ti-l, il délivre un signal par sa sortie qui va au point A (voir fig. 1). La porte 1C3 reçoit sa commande à partir du point B (voir fig. 1). Pour le reste, le circuit et le fonctionnement sont les mêmes que dans le cas de la fig. 1.
La fig. 8 illustre, sous forme de schéma-bloc, une dernière forme d'exécution. La sonde thermométrique ne comporte comme dans l'exemple précédent que l'élément thermosensible 2 qui agit sur le calculateur Ca, lequel transmet à une mémoire 66 la valeur Tj qu'il vient de calculer. La mémoire Tj envoie périodiquement la valeur qu'elle vient de recevoir à un comparateur 67. Par ailleurs, la mémoire 66 transmet la valeur Tj à une autre mémoire 68 lorsqu'une porte 69 l'autorise à le faire. Cette mémoire 68 mémorise une température Tm mesurée antérieurement par Ca. La valeur de Tm est envoyée régulièrement au comparateur 67. Lorsque ce comparateur constate que Tj > Tm, il donne un signal d'ouverture à la porte 69, par l'intermédiaire d'une porte logique OU 70.
De même, si le comparateur 67 constate que Tj < Tm, il donne le signal d'ouverture à la porte 69 par l'intermédiaire de la porte logique OU 70. Enfin, si le comparateur 67 constate l'égalité entre Tj et Tm, il donne un signal en-71 qui a pour effet d'incrémenter d'une unité un compteur 72. Ce compteur 72 est remis à zéro par le conducteur 73 chaque fois que la porte logique 70 laisse passer le signal, c'est-à-dire chaque fois qu'il y a inégalité entre Tj et Tm.
En 74 se trouve une mémoire dans laquelle on a mémorisé un certain nombre qui est celui du nombre de mesures successives que l'on admet être suffisantes pour permettre la validation de la température mesurée si elle est restée égale à elle-même durant ce nombre de mesures. Un comparateur 75 détermine donc si le nombre atteint en 72 est devenu égal à celui mémorisé en 74 ou s'il ne l'est pas. S'il est égal, le comparateur 75 donne par le conducteur 76 un signal à une porte 77 ouvrant celle-ci pour laisser passer la valeur Tm dans le récepteur R qui peut être constitué par une mémoire et/ou un affichage. Cette valeur Tm est alors la valeur mesurée validée de la température.
Toutefois, pour que l'appareil puisse distinguer automatiquement s'il est avant le début de la courbe représentée sur la fig. 9 ou dans la partie finale de celle-ci, car dans les deux cas l'appareil constate au cours de plusieurs mesures successives une différence nulle entre chaque mesure et la précédente, il est prévu un contact 78 placé entre la sortie du comparateur 75 et la porte 77. Ce contact 78 est normalement fermé et l'opérateur doit agir sur lui pour rouvrir juste avant de mettre la sonde en contact avec le corps. Ce contact est temporisé, c'est-à-dire qu'il se referme automatiquement au bout de quelques secondes lorsque l'on se trouve dans la partie ascendante de la courbe selon fig. 9.
Dès lors, il n'y a plus d'indétermination et l'appareil fonctionne uniquement sur la base des comparaisons de températures successives et détermine alors sans erreur le moment où on est arrivé dans la partie finale de la courbe où la croissance est nulle.
Le diagramme selon fig. 9 illustre ce qui se passe par ces mesures successives, en ordonnées on a indiqué les températures et en abscisses les mesures successives faites à des intervalles de temps égaux.
On voit que dans la première phase, au fur et à mesure que la sonde voit sa température augmenter et se rapprocher de celle du corps dont on veut déterminer la température, le transfert de Tm à R sera bloqué. Ce n'est qu'au moment où on aura pendant plusieurs mesures successives égalité de Tj à Tm, ce qui est représenté par la partie finale de la courbe, que la mesure sera validée et que Tm sera transféré en R.
La différence de fonctionnement entre cette forme d'exécution et celle selon fig. I est que l'on n'a pas ici un élément fixant la durée minimum des opérations de mesure, mais que la durée nécessaire est fournie par les mesures elles-mêmes, c'est-à-dire par le temps nécessaire pour arriver à l'égalité de température pendant un certain nombre suffisant, par exemple 5 ou 6, de mesures successives.