L'invention a pour objet une chaussure de patin dont la tige, en cuir ou en matière synthétique présentant des caractéristiques analogues, présente une découpe frontale s'étendant jusque sur l'avant pied et serrable autour du pied et du bas de jambe par un lacet.
Ce type de chaussure est communément utilisé comme chaussure de patin, notamment pour les patins à glace destinés au patinage artistique. La tige de ces chaussures présente une découpe frontale de largeur uniforme sous laquelle est montée une languette. Des trous à Öillets sont prévus de chaque côté de la découpe pour le passage du lacet.
La présente invention a pour but d'améliorer les chaussures connues, en particulier en ce qui concerne la tenue du pied, le laçage et l'esthétique.
A cet effet, la chaussure de patin selon l'invention est caractérisée en ce que la tige présente trois zones de laçage distinctes différentes, à savoir une zone d'avant pied caractérisée par une découpe relativement étroite dont les côtés présentent des trous nus pour le passage du lacet, une zone de cou de pied où la découpe est plus large que dans la zone d'avant pied et dont les côtés sont munis d'anneaux pour le passage du lacet et une zone de bas de jambe dont les côtés sont munis de crochets pour le passage du lacet.
Cette subdivision de la découpe en trois zones distinctes présentent plusieurs avantages. Dans la zone d'avant pied, la rigidité de la chaussure est augmentée de telle sorte que la tenue du pied est améliorée dans cette zone particulièrement sollicitée en patinage artistique. Un écartement du bord de la découpe de la tige dans cette zone n'est pratiquement pas nécessaire lors du chaussage et, par conséquent, les bords de la découpe ne se rapprochent que très peu lors du serrage. Le coulissement du lacet dans les trous de cette zone est donc très faible. Il est par conséquent possible de supprimer les Öillets métalliques, ce qui améliore l'esthétique de la chaussure.
La zone de cou de pied doit par contre pouvoir être largement desserrée pour le chaussage et le déchaussage, puis resserrée dans la même mesure pour la tenue du pied. En outre, le cou de pied étant une région sensible, il est judicieux de supprimer toute irrégularité à la surface interne de la tige susceptible d'exercer une pression localisée. Pour satisfaire ces conditions, le passage du lacet est prévu dans des anneaux situés à l'extérieur de la tige, qui facilitent le coulissement du lacet et maintiennent le lacet à l'extérieur de la tige.
En ce qui concerne la zone du bas de jambe, on doit pouvoir l'ouvrir totalement puis la refermer rapidement. Ceci est possible grâce aux crochets dont elle est munie.
Il est possible d'améliorer encore une telle chaussure en prévoyant, entre au moins deux des trois zones, des entailles transversales de séparation dans les bords de la découpe de la tige. Les zones sont ainsi indépendantes les unes des autres en ce qui concerne le mouvement des lèvres formant les bords de ces zones. Les lèvres de la zone de cou de pied peuvent ainsi mieux s'adapter à la forme du cou de pied. Il en est de même des lèvres ou rabats de la zone de bas de jambe.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, un mode d'exécution de la chaussure selon l'invention.
L'unique figure du dessin représente une chaussure de patin à glace dont la tige haute 1, par exemple en cuir, présente une découpe frontale 2 s'étendant du bord supérieur de la tige sur l'avant pied, jusqu'à la région métatarsophalangienne. La découpe 2 peut être resserrée sur une languette 3 au moyen d'un lacet 4.
La tige 1, plus précisément la découpe 2, présente trois zones distinctes de laçage A, B, C.
La zone A constitue la zone d'avant pied. Dans cette zone A, la découpe 2 est relativement étroite. Cette partie étroite 2a est plus étroite que dans les chaussures connues. Des deux côtés de cette partie 2a, la tige est munie de trous nus 5 pour le passage du lacet 4.
La zone B est la zone de cou de pied. Dans cette zone B, la découpe 2 présente une section 2b plus large que la section 2a. De chaque côté de la découpe, la zone B présente, pour le passage du lacet 4, des anneaux métalliques 6 attachés par un côté à la tige 1 par des languettes de cuir cousues à la tige.
La zone C correspond à la partie de la tige destinée à entourer le bas de jambe. Dans cette zone, la largeur de la découpe 2c est sensiblement la même que celle de la zone 2b. Dans cette zone C, la tige 1 est munie de crochets 7 pour le passage du lacet 4.
Dans la zone d'avant pied A, la faible largeur de la découpe 2a assure un bon enveloppement du pied par la tige et une plus grande rigidité de la chaussure et par conséquent une bonne liaison entre le pied et le patin. Cette zone A est peu déformable, de sorte que le lacet 4 n'a pratiquement pas besoin de coulisser dans les trous 5. Ceux-ci peuvent donc être dépourvus d'Öillets ou d'autres moyens facilitant le glissement du lacet. L'esthétique de la chaussure s'en trouve améliorée.
La zone de cou de pied B doit pouvoir s'ouvrir et se refermer aisément sur la languette 3. Le lacet 4 coulisse aisément dans les anneaux 6 sans être pincé entre la tige et la languette 3.
Les crochets 7 de la zone C permettent d'ouvrir complètement et de refermer rapidement cette partie de la tige pour le déchaussage et le chaussage.
Dans le mode d'exécution représenté, les bords de la découpe 2 présentent en outre deux entailles transversales opposées 8, à la jonction des zones A et B. Ces entailles ont pour effet de donner une réelle indépendance des zones B et C relativement à la zone A, B, C en dégageant dans les zones B et C de véritables lèvres pouvant s'ouvrir et s'écarter indépendamment des lèvres de la zone A. L'adaptation de la zone B de la tige au cou de pied est par conséquent améliorée car elle n'est plus du tout gênée par la zone A de la tige.
Des entailles analogues aux entailles 8 pourraient également être prévues entre les zones B et C.