La présente invention est du domaine de la vie courante et concerne plus particulièrement un dispositif de verrouillage et de déverrouillage et ouverture automatique d'un boîtier.
On connaît déjà des dispositifs thermosensibles qui, en cas de surchauffe, permettent de couper par exemple une tension par fusion d'une substance et déplacement d'un contact sous l'effet d'un ressort.
Le boîtier selon l'invention est destiné à contenir un objet et à le présenter automatiquement, après un laps de temps, sous l'action de moyens élastiques.
Il est caractérisé par le fait qu'une de ses faces coopère au moins indirectement avec une coupelle contenant de la cire et une mèche, le fond de la coupelle coopérant avec un piston soumis à l'action d'un ressort, l'axe dudit piston étant apte à libérer lesdits moyens élastiques d'ouverture du boîtier après fusion de la cire.
Dans les variantes présentées ici, le boîtier comporte un couvercle pivotant latéralement ou sur charnière, ou un tiroir, mais d'autres utilisations de l'invention seront aisément développées par l'homme du métier.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemples non limitatifs, quelques formes d'exécution de l'objet de la présente invention.
La fig. 1 est une coupe longitudinale d'un boîtier à couvercle pivotant, en position de verrouillage.
La fig. 2 est une coupe transversale, selon II-Il à la fig. 1.
La fig. 3 est une vue de dessus du boîtier de la fig. 1, avec coupe partielle, en position d'ouverture.
La fig. 4 représente, en coupe longitudinale, une variante de boîtier à tiroir.
La fig. 5 montre une variante de dispositif disposé latéralement sur un boîtier à couvercle monté sur une charnière.
Le boîtier 10 représenté aux fig. 1 à 3 a une forme générale de "huit". Ce boîtier 10 est fermé par un couvercle 20 de forme correspondante qui, dans la variante présentée ici, est venu de fabrication avec une coupelle 30 destinée à recevoir le dispositif de verrouillage 40 selon l'invention.
Le boîtier 10 présente, dans la partie représentée à droite au dessin, un dégagement 11 constituant un réceptacle destiné à recevoir un objet et, dans la partie gauche 12, le dispositif de verrouillage 40 selon l'invention.
Le fond de la coupelle 30 comporte un tube cylindrique 31, partiellement fermé vers le bas, dans lequel est disposé un piston 32 poussé vers le haut à l'encontre d'un ressort 33. La partie supérieure du piston 32 reçoit un plateau 34 destiné à recevoir de la cire 35 et une mèche 36. On notera l'inclinaison 37 des parois de la coupelle 30, qui sont inclinées vers l'intérieur pour maintenir la masse de cire, comme on le verra plus loin.
Le dispositif de verrouillage 40 est constitué par deux colonnes 41 et 42, chassées dans le fond de la partie gauche 12 du boîtier, qui comporte en outre un dégagement 43 pour l'extrémité libre du piston 32, en position de verrouillage. On notera que la colonne 41 coopère également avec la coupelle 30 et constitue ainsi l'axe de rotation du couvercle 20 par rapport au boîtier 10. Les moyens élastiques d'ouverture du boîtier sont représentés ici par un ressort hélicoïdal 40 dont les extrémités sont attachées aux colonnes 41 et 42.
Pour ouvrir le boîtier représenté aux fig. 1 à 3, il suffit d'enflammer la mèche 36. Lorsque la cire 35 fond, le piston a tendance à soulever le plateau 34, sous l'action du ressort de piston 33. Dès que l'axe du piston sort du dégagement central 43, le couvercle 20 (et par conséquent la coupelle 30) pivote par rapport à la colonne 41, sous l'action du ressort d'ouverture 40 qui repousse le tube 31, jusqu'à la position représentée à la fig. 3.
Pour réutiliser le boîtier décrit jusqu'ici, il est nécessaire de remettre les éléments dans la position représentée à la fig. 1 et de maintenir le plateau 34 vers le bas pendant que l'on introduit une nouvelle mèche et de la cire, et jusqu'à ce que cette dernière soit durcie.
Par contre, le boîtier représenté dans les autres variantes peut être réarmé plus aisément. Dans la forme d'exécution de la fig. 4 on a schématisé un boîtier 110 paralléllipipédique comportant sur une face latérale un tiroir 120 et sur le dessus une coupelle 130. Comme dans la version précédente, la coupelle 130 comporte un tube 131 comportant le piston 132 et son ressort 133, un plateau 134 recevant de la cire 135.
Il est à noter que dans cette variante la mèche 136 est enfilée dans un perçage réalisé dans le piston 132, ce qui facilite le maintien de la mèche lorsque l'on coule la cire. En outre au lieu d'incliner les parois de la coupelle vers l'intérieur, on a prévu une bague 137, évitant que la masse de cire ne soit repoussée vers le haut sous l'action du ressort. Il est évident que ces variantes pourraient également être apportées à la première forme d'exécution décrite.
Ce qui différencie la coupelle 130 est le fait que le tube 131 comporte extérieurement un filetage 138 et un épaulement 139, permettant de visser l'ensemble dans un taraudage 111 pratiqué dans le dessus 112 du boîtier.
Le dispositif de verrouillage et de déverrouillage 140 est constitué ici par l'axe du piston 132 qui retient la paroi arrière 121 du tiroir 120 et un ressort 144 disposé entre la paroi arrière 113 du boîtier et la paroi arrière 121 du tiroir.
Pour réutiliser ce type de verrou, il suffit de revisser un ensemble neuf ou de réutiliser celui préalablement employé (à condition de remettre mèche et cire dans la coupelle, en vérifiant que le piston 132 soit en position basse), puis de disposer dans le tiroir l'objet que l'on veut présenter, de repousser le tiroir à l'encontre du ressort d'ouverture 144, avant de visser la coupelle dans la position représentée à la fig. 4.
La dernière forme d'exécution représentée aux fig. 5 et 6 montre de manière très simplifiée un boîtier 210 schématisé ici par une paroi latérale 211 et un couvercle 220 pivotant sur une charnière non représentée au dessin. Dans cette variante le dispositif de verrouillage est monté sur une plaquette 212 fixée à la paroi 211 et qui comporte un taraudage 213 destiné à recevoir le filetage 238 de la coupelle 230. Celle-ci se distingue des coupelles 30 et 130 décrites précédemment par le fait qu'elle comporte, au-dessus du plateau 234 solidaire du piston, un ressort hélicoïdal 251 et un second plateau 252 destiné à recevoir la masse de cire.
L'élément de blocage est constitué par un poussoir 240 de verrouillage et de déverrouillage soutenu par rapport à la plaquette 212 par un élément 214. Plus précisément le poussoir 240 comporte une tige 241 qui traverse librement la paroi 211 du boîtier, et un corps de forme générale cylindrique 242 qui comporte une gorge circulaire 243 destinée à coopérer avec le piston 232. Un ressort boudin 245 est disposé autour de la tige 241, entre la paroi 211 du boîtier et le corps 242 de l'élément de blocage.
Le couvercle 220 comporte une gache 221 munie d'un dégagement 222 qui, en position de fermeture du couvercle, fait face à la tige 241.
La coupelle 230 se visse sur la plaquette 212 dans la position représentée à la fig. 5, où l'axe du piston repose sur le corps 242 de l'élément de verrouillage. Dans cette position, il est possible de lever le couvercle 220 pour introduire un objet dans le boîtier 210. Pour verrouiller le couvercle, il suffit de déplacer le poussoir 240 vers la gauche, en comprimant le ressort 245, pour que la tige 241 s'introduise dans le dégagement 222 de la gâche et que, simultanément, le piston 232 descende dans la gorge circulaire 243, sous l'action du ressort 251. C'est dans cette position de verrouillage que l'on allumera la mèche 236.
Comme décrit précédemment, lorsque la cire fond, le ressort de piston peut remonter, ce qui libère l'axe 232 de la gorge 243, permettant au poussoir 240 de déverouiller le couvercle 220, qui se lèvera automatiquement sous l'effet de moyens élastiques non représentés au dessin.