CH714032A2 - Procédé de réalisation d'un mécanisme de guidage flexible pour oscillateur mécanique d'horlogerie. - Google Patents
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Abstract
L’invention concerne un procédé de réalisation d’un guidage flexible pour oscillateur à élément inertiel oscillant en un plan supporté par des lames flexibles fixées sur un support fixe (4) le rappelant vers une position de repos: on détermine ce guidage avec des lames élémentaires en niveaux superposés, chacune de rapport d’aspect inférieur à 10, on décompose le nombre de niveaux élémentaires en une pluralité de sous-unités (308), chacune comportant une ou deux lames joignant un support élémentaire (48, 49) et un élément inertiel élémentaire (58, 59), qu’on réalise par gravure de substrats, on assemble ces sous-unités, en solidarisant leurs éléments inertiels élémentaires, on fixe les supports élémentaires au support, directement ou via des tables de translation selon un ou deux degrés de liberté en translation plane, de raideur en translation inférieure à celle de la sous-unité.
Description
Description
Domaine de l’invention [0001] L’invention concerne un procédé de réalisation d’un mécanisme de guidage flexible pour oscillateur mécanique comportant au moins un élément inertiel massif agencé pour osciller dans un plan d’oscillation, ledit guidage flexible comportant au moins deux premières lames flexibles s’étendant dans des plans parallèles ou confondus et chacune de section sensiblement rectangulaire et agencée pour être fixée ou encastrée sur un support fixe et supporter ledit élément inertiel massif, et agencées ensemble pour le rappeler vers une position de repos.
[0002] L’invention concerne le domaine des oscillateurs mécaniques d’horlogerie comportant des guidages à lames flexibles assurant les fonctions de maintien et de rappel d’éléments mobiles.
Arrière-plan de l’invention [0003] L’utilisation de guidages flexibles, notamment à lames souples, dans des oscillateurs mécaniques d’horlogerie, est rendue possible par des procédés d’élaboration, tels que «MEMS», «LIGA» ou similaires, de matériaux micro-usinables, tels que le silicium et ses oxydes, qui permettent une fabrication très reproductible de composants qui présentent des caractéristiques élastiques constantes dans le temps et une grande insensibilité aux agents extérieurs tels que température et humidité. Des pivots à guidage flexible, tels que décrits dans les demandes EP 1 419 039 ou EP 16 155 039 du même déposant, permettent notamment de remplacer le pivot d’un balancier classique, ainsi que le ressort-spiral qui lui est usuellement associé. La suppression des frottements de pivots permet d’augmenter substantiellement le facteur de qualité d’un oscillateur. Toutefois les pivots à guidage flexible ont généralement une course angulaire faible, de l’ordre de 10° à 20°, ce qui est très faible en comparaison de l’amplitude usuelle de 300° d’un balancier-spiral, et qui n’autorise pas leur combinaison directe avec des mécanismes d’échappement classiques, et notamment avec des arrêtoirs usuels tels qu’une ancre suisse ou similaire, qui exigent une grande course angulaire pour assurer leur bon fonctionnement.
[0004] Lors du Congrès de Chronométrie de Montreux, Suisse, des 28 et 29 septembre 2016, l’équipe de M. H. Kahrobaiyan a abordé l’augmentation de cette course angulaire dans l’article «Gravity insensitive flexure pivots for watch oscillators», et il apparaît que la solution -complexe- envisagée n’est pas isochrone.
[0005] Le document EP 3 035 127 A1 au nom de même déposant SWATCH GROUP RESEARCH & DEVELOPMENT Ltd décrit un oscillateur d’horlogerie comportant une base de temps avec au moins un résonateur constitué par un diapason lequel comporte au moins deux parties mobiles oscillantes, lesdites parties mobiles étant fixées à un élément de liaison, que comporte ledit oscillateur, par des éléments flexibles dont la géométrie détermine un axe de pivotement virtuel de position déterminée par rapport audit élément de liaison, autour duquel axe de pivotement virtuel oscille ladite partie mobile respective, dont le centre de masse est confondu en position de repos avec ledit axe de pivotement virtuel respectif. Pour au moins une dite partie mobile, lesdits éléments flexibles sont constitués de lames élastiques croisées et s’étendant à distance l’une de l’autre dans deux plans parallèles, et dont les projections des directions sur un desdits plans parallèles se croisent au niveau dudit axe de pivotement virtuel, de ladite partie mobile considérée.
[0006] Le document US 3 628 781 A au nom de GRIB décrit une fourche de diapason, sous la forme d’une structure en porte-à-faux double, pour permettre un mouvement de rotation accentué d’une paire d’éléments mobiles, par rapport à un plan de référence fixe comprenant un premier corps élastiquement déformable ayant au moins deux parties flexibles allongées élastiquement similaires, les extrémités de chacune desdites parties flexibles étant respectivement solidaire de parties rigides agrandies dudit élément, la première desdites parties rigides étant fixée pour définir un plan de référence et la seconde étant supportée élastiquement pour avoir un mouvement de rotation accentué par rapport à la première, un second corps déformable élastiquement sensiblement identique au premier corps déformable élastiquement, et des moyens pour fixer rigidement les premières desdites parties rigides respectives desdits corps élastiquement déformables en relation espacée pour fournir une structure de fourche de diapason dans laquelle chacune des dents du diapason comprend l’extrémité libre de l’un desdits corps élastiquement déformables.
[0007] Le document EP 3 130 966 A1 au nom de ETA Manufacture Horlogère Suisse décrit un mouvement d’horlogerie mécanique qui comprend au moins un barillet, un ensemble de roues d’engrenage entraîné à une extrémité par le barillet, et un mécanisme d’échappement d’un oscillateur local avec un résonateur sous forme d’un balancier-spiral et un système de rétroaction du mouvement d’horlogerie. Le mécanisme d’échappement est entraîné à une autre extrémité de l’ensemble de roues d’engrenage. Le système de rétroaction comprend au moins un oscillateur de référence précis, combiné à un comparateur de marche pour comparer la marche des deux oscillateurs, et un mécanisme de réglage du résonateur de l’oscillateur local pour ralentir ou accélérer le résonateur sur la base d’un résultat de la comparaison dans le comparateur de marche.
[0008] Le document CH 709 536 A2 au nom de ETA Manufacture Horlogère Suisse décrit un mécanisme régulateur d’horlogerie comportant, montés mobiles, au moins en pivotement par rapport à une platine, une roue d’échappement agencée pour recevoir un couple moteur via un rouage, et un premier oscillateur comportant une première structure rigide reliée à ladite platine par des premiers moyens de rappel élastique. Ce mécanisme régulateur comporte un deuxième oscillateur comportant une deuxième structure rigide reliée à ladite première structure rigide par des deuxièmes moyens de rappel élastique, et qui comporte des moyens de guidage agencés pour coopérer avec des moyens de guidage com
CH 714 032 A2 plémentaire que comporte ladite roue d’échappement, synchronisant ledit premier oscillateur et ledit deuxième oscillateur avec ledit rouage.
[0009] La demande de brevet EP 17 183 666 du même déposant, incorporée ici par référence, décrit un pivot à grande course angulaire. En utilisant un angle entre les lames d’environ 25° à 30°, et un point de croisement situé à environ 45% de leur longueur, il est possible d’obtenir simultanément un bon isochronisme et une insensibilité aux positions sur une grande course angulaire (jusqu’à 40° ou plus). Afin de maximiser la course angulaire tout en conservant une bonne rigidité hors plan, on tend à affiner les lames tout en augmentant leur hauteur. L’utilisation d’une grande valeur du rapport d’aspect, c’est-à-dire du rapport entre la hauteur de la lame sur son épaisseur est théoriquement avantageuse, mais dans la pratique on rencontre souvent des phénomènes de courbure anti-clastique, qui altèrent les propriétés.
Claims (25)
- Résumé de l’invention [0010] L’invention se propose de mettre au point un procédé de réalisation d’un mécanisme de guidage flexible pour oscillateur mécanique d’horlogerie, de façon à ce que sa course angulaire soit compatible avec des mécanismes d’échappement existants, et dont les guidages flexibles se comportent de façon régulière quelle que soit leur déformation.[0011] Ce résonateur à guidage flexible en rotation doit posséder les propriétés suivantes:- un facteur de qualité élevé;- une grande course angulaire;- un bon isochronisme;- une grande insensibilité aux positions dans l’espace.[0012] Et il s’agit de réaliser un tel oscillateur de façon à garantir le maintien de l’isochronisme dans les positions extrêmes des lames flexibles qu’il comporte, et, à cet effet, de prévenir tout vrillage ou toute courbure anticlastique de ces lames.[0013] A cet effet, l’invention concerne un procédé de réalisation d’un mécanisme de guidage flexible pour oscillateur mécanique d’horlogerie selon la revendication 1.Description sommaire des dessins [0014] D’autres caractéristiques et avantages de l’invention apparaîtront à la lecture de la description détaillée qui va suivre, en référence aux dessins annexés, où:la fig. 1 représente, de façon schématisée, et en perspective, une première variante d’oscillateur mécanique, qui comporte un élément support rigide, de forme allongée, pour sa fixation à une platine du mouvement ou similaire, auquel est suspendu un élément inertiel massif par deux premières flexibles disjointes, croisées en projection sur le plan d’oscillation de cet élément inertiel, lequel coopère avec un mécanisme d’échappement classique avec ancre suisse et roue d’échappement standard;la fig. 2 représente, de façon schématisée, et en plan, l’oscillateur de la fig. 1;la fig. 3 représente, de façon schématisée, et en coupe passant par l’axe de croisement des lames, l’oscillateur de la fig. 1;la fig. 4 représente, de façon schématisée, un détail de la fig. 2, montrant le décalage entre le croisement des lames et la projection du centre de masse du résonateur, ce détail avec décalage étant applicable de la même façon aux différentes variantes décrites ci-après;la fig. 5 est un graphe, avec en abscisse rapport X= D/L entre, d’une part la distance D du point d’encastrement d’une lame dans la masse fixe et le point de croisement, et d’autre part la longueur totale L de cette même lame entre ses deux encastrements opposés, et en ordonnées l’angle au sommet de croisement des lames flexibles, et qui définit deux courbes, inférieure et supérieure, en trait interrompu, qui bornent le domaine convenable entre ces paramètres pour assurer l’isochronisme, la courbe en trait plein correspondant à une valeur avantageuse;la fig. 6 représente, de façon similaire à la fig. 1, une deuxième variante d’oscillateur mécanique, où l’élément support rigide, de forme allongée, est aussi mobile par rapport à une structure fixe, et est porté par un troisième élément rigide, par l’intermédiaire d’un second jeu de lames flexibles, agencées de façon similaire au premières lames flexibles, l’élément inertiel étant encore agencé pour coopérer avec un mécanisme d’échappement classique non représenté;la fig. 7 représente, de façon schématisée, et en plan, l’oscillateur de la fig. 6;la fig. 8 représente, de façon schématisée, et en coupe passant par l’axe de croisement des lames, l’oscillateur de la fig. 1;CH 714 032 A2
la fig. 9 est un schéma-blocs représentant une montre qui comporte un mouvement avec un tel résonateur; la fig. 10 représente, de façon schématisée et en perspective, un guidage à lames flexibles croisées en projection, entre une structure fixe et un élément inertiel; la fig. 11 représente, de façon similaire à la fig. 10, un guidage flexible théorique dont chaque lame a un rapport d’aspect supérieur à celui des lames de la fig. 10; la fig. 12 représente, de façon similaire à la fig. 10, un guidage flexible, équivalent en termes de rappel élastique au guidage théorique de la fig. 11, mais comportant un nombre supérieur de lames, dont chacune a un rapport d’aspect inférieur à 10, dans cette variante deux lames élémentaires d’un premier type sont superposées dans une première direction, et croisent en projection deux lames élémentaires d’un deuxième type qui sont aussi superposées entre elles et s’étendent dans une deuxième direction; la fig. 13 représente, de façon similaire à la fig. 12, un autre guidage flexible, dont les quatre lames sont en quinconce; la fig. 14 représente, de façon similaire à la fig. 12, encore un autre guidage flexible, dont les quatre lames comportent deux lames élémentaires d’un premier type dans une première direction, qui encadrent deux lames élémentaires d’un deuxième type qui sont superposées entre elles et s’étendent dans une deuxième direction; la fig. 15 représente, de façon similaire à la fig. 12, un autre guidage flexible, comportant six lames superposées par trois; la fig. 16 représente, de façon similaire à la fig. 13, un autre guidage flexible, dont les six lames sont en quinconce; la fig. 17 représente, de façon similaire à la fig. 14, un autre guidage flexible, dont les huit lames comportent une première et une deuxième superposition de deux lames élémentaires d’un premier type dans une première direction, qui encadrent quatre lames élémentaires d’un deuxième type qui sont superposées entre elles et s’étendent dans une deuxième direction; la fig. 18 représente, de façon similaire à la fig. 12, encore un autre guidage flexible, à nombre inégal de lames, dont les cinq lames comportent deux lames élémentaires d’un premier type dans une première direction, qui encadrent trois lames élémentaires d’un deuxième type qui sont superposées entre elles et s’étendent dans une deuxième direction; la fig. 19 est identique à la fig. 13, et la fig. 20 montre la décomposition de ce guidage flexible à quatre lames alternées en deux sous-unités de pivots à deux lames; la fig. 21 est identique à la fig. 14, et la fig. 22 montre la décomposition de ce guidage flexible à quatre lames encadrées en deux sous-unités de pivots à deux lames; la fig. 23 représente, de façon schématisée, et, ramenés dans le même plan, la partie supérieure et la partie inférieure d’un oscillateur avec un tel guidage flexible décomposé en plusieurs sous-unités, dans le cas d’espèce un étage supérieur et un étage inférieur, avec des tables de translation interposées entre le support fixe et l’appui des lames vers l’élément inertiel, ces tables de translation comportant des guidages élastiques souples selon les directions X et Y des bissectrices aux directions en projection des lames; la fig. 24 est similaire à la fig. 23, et comporte un réglage de position en X sur une partie rigide inférieure, de façon à modifier l’écart entre les projections des croisements des lames supérieures et inférieures; les fig. 25 à 27 illustrent d’autres variantes de tables de translation; la fig. 28 représente, de façon schématisée, et en vue de côté, la partie supérieure et la partie inférieure d’un oscillateur avec un guidage flexible décomposé en deux sous-unités, dans le cas d’espèce un étage supérieur et un étage inférieur, avec une table de translation interposée entre le support fixe et l’appui supérieur des lames supérieures vers l’élément inertiel; la fig. 29 est un logigramme représentant les étapes d’un procédé de réalisation d’un guidage flexible selon l’invention. CH 714 032 A2Description détaillée des modes de réalisation préférés [0015] L’invention concerne la réalisation d’un oscillateur mécanique 100 d’horlogerie, comportant au moins un élément support rigide 4 fixé directement ou indirectement sur une platine 900, et un élément inertiel massif 5. Cet oscillateur 100 comporte, entre l’élément support rigide 4 et l’élément inertiel massif 5, un mécanisme de guidage flexible 200. Ce mécanisme de guidage flexible comporte au moins deux premières lames flexibles 31,32, qui supportent l’élément inertiel massif 5 et sont agencées pour le rappeler vers une position de repos. Cet élément inertiel massif 5 est agencé pour osciller angulairement selon un plan d’oscillation autour de cette position de repos.[0016] Les deux premières lames flexibles 31 et 32 ne se touchent pas, et, en position de repos, leurs projections sur le plan d’oscillation se croisent en un point de croisement P, au voisinage immédiat duquel ou par lequel passe l’axe de rotation de l’élément inertiel massif 5 perpendiculairement au plan d’oscillation. Tous les éléments géométriques décrits ci-après s’entendent, sauf mention contraire, comme étant considérés dans la position de repos de l’oscillateur à l’arrêt.[0017] Les fig. 1 à 4 illustrent une première variante avec un élément support rigide 4 et un élément inertiel massif reliés par deux premières lames flexibles 31,32.[0018] Les encastrements des premières lames flexibles 31,32, avec l’élément support rigide 4 et l’élément inertiel massif 5 définissent au moins deux directions de lames DL1, DL2, qui sont parallèles au plan d’oscillation et qui font entre elles, en projection sur le plan d’oscillation, un angle au sommet a.[0019] La position du point de croisement P est définie par le rapport X= D/L où D est la distance entre la projection, sur le plan d’oscillation, de l’un des points d’encastrement des premières lames 31, 32, dans le premier élément de support rigide 4 et le point de croisement P, et où L est la longueur totale de la projection, sur le plan d’oscillation, de la lame 31, 32, concernée. Et la valeur du rapport D/L est comprise entre 0 et 1, et l’angle au sommet a est inférieur ou égal à 70°.[0020] De façon avantageuse, à la fois l’angle au sommet a est inférieur ou égal à 60°, et, pour chaque première lame flexible 31,32, le rapport d’encastrement D1/L1, D2/L2, est compris entre 0.15 et 0.85, bornes comprises.[0021] De façon particulière, tel que visible sur les fig. 2 à 4, le centre de masse de l’oscillateur 100 dans sa position de repos est distant du point de croisement P d’un écart t qui est compris entre 10% et 20% de la longueur totale L de la projection, sur le plan d’oscillation, de la lame 31, 32. Plus particulièrement encore, l’écarte est compris entre 12% et 18% de la longueur totale L de la projection, sur le plan d’oscillation, de la lame 31,32.[0022] Plus particulièrement, et tel qu’illustré sur les figures, les premières lames 31,32, et leurs encastrements définissent ensemble un pivot 1 qui, en projection sur le plan d’oscillation, est symétrique par rapport à un axe de symétrie AA passant par le point de croisement P.[0023] Plus particulièrement, quand le pivot 1 est symétrique par rapport à l’axe de symétrie AA, en position de repos, en projection sur le plan d’oscillation, le centre de masse de l’élément inertiel massif 5 est situé sur l’axe de symétrie AA du pivot 1. En projection, ce centre de masse peut être confondu ou non avec le point de croisement P.[0024] Plus particulièrement encore, le centre de masse de l’élément inertiel massif 5 est situé à une distance non nulle du point de croisement P correspondant à l’axe de rotation de l’élément inertiel massif 5, tel que visible sur les fig. 2 à 4.[0025] De façon particulière, en projection sur le plan d’oscillation, le centre de masse de l’élément inertiel massif 5 est situé sur l’axe de symétrie AA du pivot 1, et est situé à distance non nulle du point de croisement P laquelle est comprise entre 0.1 fois et 0.2 fois la longueur totale L de la projection, sur le plan d’oscillation, de la lame 31,32.[0026] Plus particulièrement, les premières lames 31 et 32 sont des lames droites.[0027] Plus particulièrement encore, l’angle au sommet a est inférieur ou égal à 50°, ou encore est inférieur ou égal à 40°, ou encore inférieur ou égal à 35°, ou encore inférieur ou égal à 30°.[0028] Plus particulièrement, le rapport d’encastrement D1/L1, D2/L2, est compris entre 0.15 et 0.49, bornes comprises, ou entre 0.51 et 0.85, bornes comprises, tel que visible sur la fig. 5.[0029] Dans une variante, et plus particulièrement selon l’exécution selon la fig. 5, l’angle au sommet a est inférieur ou égal à 50°, et le rapport d’encastrement D1/L1, D2/L2, est compris entre 0.25 et 0.75, bornes comprises.[0030] Dans une variante, et plus particulièrement selon l’exécution selon la fig. 5, l’angle au sommet a est inférieur ou égal à 40°, et le rapport d’encastrement D1/L1, D2/L2, est compris entre 0.30 et 0.70, bornes comprises.[0031] Dans une variante, et plus particulièrement selon l’exécution selon la fig. 5, l’angle au sommet a est inférieur ou égal à 35°, et le rapport d’encastrement D1/L1, D2/L2, est compris entre 0.40 et 0.60, bornes comprises.[0032] De façon avantageuse, et tel que visible sur la fig. 5, l’angle au sommet a et le rapport X= D/L satisfont la relation: h1(D/L)<a< h2(D/L), avec, pour 0.2<X<0.5:h1(X) = 116-473*(X + 0.05) + 3962*(X + 0.05)3-6000*(X + 0.05)4, h2(X) = 128-473*(X-0.05) + 3962*(X-0.05)3-6000*(X-0.05)4, pour 0.5<X<0.8;h1 (X) = 116-473* (1.05-X) + 3962*(1.05-X)3-6000*(1.05-X)4,CH 714 032 A2 h2(X) = 128-473*(0.95-X) + 3962*(0.95-X)3-6000*(0.95-X)4.[0033] Plus particulièrement, et notamment dans l’exécution non limitative illustrée par les figures, les premières lames flexibles 31 et 32 ont la même longueur L, et la même distance D.[0034] Plus particulièrement, entre leurs encastrements, ces premières lames flexibles 31 et 32 sont identiques.[0035] Les fig. 6 à 8 illustrent une deuxième variante d’oscillateur mécanique 100, où l’élément support rigide 4 est aussi mobile, directement ou indirectement par rapport à une structure fixe que comporte cet oscillateur 100, et est porté par un troisième élément rigide 6, par l’intermédiaire de deux secondes lames flexibles 33, 34, agencées de façon similaire au premières lames flexibles 31, 32.[0036] Plus particulièrement, dans la réalisation non limitative illustrée par les figures, les projections des premières lames flexibles 31,32, et des secondes lames flexibles 33, 34, sur le plan d’oscillation se croisent au même point de croisement P.[0037] Dans une autre forme particulière d’exécution non illustrée, en position de repos, en projection sur le plan d’oscillation, les projections des premières lames flexibles 31, 32, et des secondes lames flexibles 33, 34, sur le plan d’oscillation se croisent en deux points distincts tous deux situés sur l’axe de symétrie AA du pivot 1, quand le pivot 1 est symétrique par rapport à l’axe de symétrie AA.[0038] Plus particulièrement, les encastrements des secondes lames flexibles 33, 34, avec l’élément support rigide 4 et le troisième élément rigide 6, définissent deux directions de lames parallèles au plan d’oscillation et faisant entre elles, en projection sur le plan d’oscillation, un angle au sommet de même bissectrice que l’angle au sommet a que les premières lames flexibles 31,32. Plus particulièrement encore, ces deux directions des secondes lames flexibles 33, 34, présentent le même angle au sommet a que les premières lames flexibles 31,32.[0039] Plus particulièrement, les secondes lames flexibles 33, 34, sont identiques aux premières lames flexibles 31, 32, comme dans l’exemple non limitatif des figures.[0040] Plus particulièrement, quand le pivot 1 est symétrique par rapport à l’axe de symétrie AA, en position de repos, en projection sur le plan d’oscillation, le centre de masse de l’élément inertiel massif 5 est situé sur l’axe de symétrie AA du pivot 1.[0041] De façon similaire et particulière, quand le pivot 1 est symétrique par rapport à l’axe de symétrie AA, en position de repos, le centre de masse de l’élément support rigide 4 est situé, en projection sur le plan d’oscillation, sur l’axe de symétrie AA du pivot 1.[0042] Dans une variante particulière, quand le pivot 1 est symétrique par rapport à l’axe de symétrie AA, en position de repos, en projection sur le plan d’oscillation, à la fois le centre de masse du élément inertiel massif 5 et le centre de masse du élément support rigide 4 sont situés sur l’axe de symétrie AA du pivot 1. Plus particulièrement encore, les projections du centre de masse de l’élément inertiel massif 5 et du centre de masse de l’élément support rigide 4, sur l’axe de symétrie AA du pivot 1, sont confondues.[0043] Une configuration particulière illustrée par les figures pour de tels pivots superposés est celle où les projections des premières lames flexibles 31,32, et des secondes lames flexibles 33, 34, sur le plan d’oscillation se croisent au même point de croisement P, qui correspond aussi à la projection du centre de masse de l’élément inertiel massif 5, ou du moins qui en est la plus proche possible. Plus particulièrement ce même point correspond aussi à la projection du centre de masse de l’élément support rigide 4. Plus particulièrement encore, ce même point correspond aussi à la projection du centre de masse de l’oscillateur 100 tout entier.[0044] Dans une variante particulière de cette configuration de pivots superposés, quand le pivot 1 est symétrique par rapport à l’axe de symétrie AA, en position de repos, en projection sur le plan d’oscillation, le centre de masse de l’élément inertiel massif 5 est situé sur l’axe de symétrie AA du pivot 1, et à une distance non nulle du point de croisement correspondant à l’axe de rotation de l’élément inertiel massif 5, laquelle distance non nulle est comprise entre 0.1 fois et 0.2 fois la longueur totale L de la projection, sur le plan d’oscillation, de la lame 33, 34, avec un écart similaire à l’écart ε des fig. 2 à 4.[0045] De façon similaire et particulière, quand le pivot 1 est symétrique par rapport à l’axe de symétrie AA, le centre de masse de l’élément inertiel massif 5 est situé, en projection sur le plan d’oscillation, sur l’axe de symétrie AA du pivot 1 et à une distance non nulle du point de croisement correspondant à l’axe de rotation de l’élément support rigide 4 laquelle distance non nulle est comprise entre 0.1 fois et 0.2 fois la longueur totale L de la projection, sur le plan d’oscillation, de la lame 31,32.[0046] De façon similaire et particulière, quand le pivot 1 est symétrique par rapport à l’axe de symétrie AA, le centre de masse de l’élément support rigide 4 est situé, en projection sur le plan d’oscillation, sur l’axe de symétrie AA du pivot 1 et à une distance non nulle du point de croisement P correspondant à l’axe de rotation de l’élément inertiel massif 5. Notamment cette distance non nulle est comprise entre 0.1 fois et 0.2 fois la longueur totale L de la projection, sur le plan d’oscillation, de la lame 33, 34.[0047] De façon similaire et particulière, quand le pivot 1 est symétrique par rapport à l’axe de symétrie AA, le centre de masse de l’élément support rigide 4 est situé, en projection sur le plan d’oscillation, sur l’axe de symétrie AA du pivot 1 et à une distance non nulle du point de croisement correspondant à l’axe de rotation de l’élément support rigide 4 laquelleCH 714 032 A2 distance non nulle est comprise entre 0.1 fois et 0.2 fois la longueur totale L de la projection, sur le plan d’oscillation, de la lame 31,32.[0048] De façon similaire et particulière, le centre de masse de l’élément support rigide 4 est situé sur l’axe de symétrie AA du pivot 1 et à la distance non nulle du point de croisement P laquelle est comprise entre 0.1 fois et 0.2 fois la longueur totale L de la projection, sur le plan d’oscillation, de la lame 33, 34.[0049] Plus particulièrement, et tel que visible sur la variante des figures, quand le pivot 1 est symétrique par rapport à l’axe de symétrie AA, en projection sur le plan d’oscillation, le centre de masse de l’oscillateur 100 dans sa position de repos est situé sur l’axe de symétrie AA.[0050] Plus particulièrement, l’élément inertiel massif 5 est allongé selon la direction de l’axe de symétrie AA du pivot 1, quand le pivot 1 est symétrique par rapport à l’axe de symétrie AA. C’est par exemple le cas des fig. 1 à 4 où l’élément inertiel 5 comporte une embase sur laquelle est fixé un balancier traditionnel à bras longs pourvus de tronçons de serge ou de masselottes en arc de cercle. L’objectif est de minimiser l’influence des accélérations angulaires externes autour de l’axe de symétrie du pivot, car les lames ont une faible rigidité en rotation autour de cet axe à cause du petit angle a.[0051] L’invention se prête bien à une exécution monolithique des lames et des composants massifs qu’elles joignent, en matériau micro-usinable ou au moins partiellement amorphe, avec une mise en oeuvre par procédé «MEMS» ou «LIGA» ou similaire. En particulier, dans le cas d’une exécution en silicium, l’oscillateur 100 est avantageusement compensé thermiquement par ajout de dioxyde de silicium sur des lames flexibles en silicium. Dans une variante, les lames peuvent être assemblées, par exemple encastrées dans des rainures, ou autre.[0052] Lorsque on a deux pivots en série, comme dans le cas de fig. 6 à 9, on peut mettre le centre de masse sur l’axe de rotation, dans le cas où l’agencement est choisi pour que les déplacements parasites se compensent, ce qui constitue une variante avantageuse mais non limitative. Il convient toutefois de remarquer qu’il n’est pas nécessaire de choisir un tel agencement, et un tel oscillateur fonctionne avec deux pivots en série sans pour autant positionner le centre de masse sur l’axe de rotation. Bien sûr, même si les réalisations illustrées correspondent à des configurations géométriques particulières d’alignement, ou de symétrie, on comprend qu’il est aussi possible d’empiler deux pivots différents, ou avec des points de croisement différents, ou avec des centres de masses non alignés, ou encore de mettre en oeuvre un nombre supérieur de jeux de lames en série, avec des masses intermédiaires, pour augmenter encore l’amplitude du balancier.[0053] Les variantes illustrées comportent tous les axes de pivotement, croisements de lames, et centres de masse, coplanaires, ce qui est un cas particulier avantageux, mais non limitatif.[0054] On comprend qu’il est ainsi possible d’obtenir une course angulaire qui est grande: en tous les cas supérieure à 30°, elle peut même atteindre 50° voire 60°, ce qui la rend compatible en combinaison avec tous les échappements mécaniques usuels, ancre suisse, détente, co-axial, ou autre.[0055] Il s’agit, encore, de déterminer une solution pratique qui soit équivalente à l’utilisation théorique d’une grande valeur du rapport d’aspect des lames.[0056] A cet effet, il est avantageux de subdivises les lames dans le sens de la longueur, en substituant à une lame unique une pluralité de lames élémentaires dont le comportement global soit équivalent, et où chacune des lames élémentaires a un rapport d’aspect limité à une valeur seuil. On diminue ainsi, par rapport à une lame unique de référence, le rapport d’aspect de chaque lame élémentaire, pour retrouver l’optimum d’isochronisme et d’insensibilité aux positions.[0057] Chaque lame 31,32, a un rapport d’aspect RA = H/E, où H est la hauteur de la lame 31,32, perpendiculairement à la fois au plan d’oscillation et à l’élongation de la lame 31,32, selon la longueur L, et où E est l’épaisseur de la lame 31, 32, dans le plan d’oscillation et perpendiculairement à l’élongation de la lame 31,32, selon la longueur L.[0058] De façon préférée, le rapport d’aspect RA = H/E est inférieur à 10 pour chaque lame 31,32. Plus particulièrement ce rapport d’aspect est inférieur à 8. Et le nombre total des lames flexibles 31, 32, est strictement supérieur à deux.[0059] Plus particulièrement, l’oscillateur 100 comporte un premier nombre N1 de premières lames appelées lames primaires 31 s’étendant selon une première direction de lame DL1, et un deuxième nombre N2 de premières lames secondaires 32 s’étendant selon une deuxième direction de lame DL2, le premier nombre N1 et le deuxième nombre N2 étant chacun supérieur ou égal à deux.[0060] Plus particulièrement, le premier nombre N1 est égal au deuxième nombre N2.[0061] Plus particulièrement encore, l’oscillateur 100 comporte au moins une paire formée d’une lame primaire 31 s’étendant selon une première direction de lame DL1, et d’une lame secondaire 32 s’étendant selon une deuxième direction de lame DL2.[0062] Et, dans chaque paire, la lame primaire 31 est identique à la lame secondaire 32 à l’orientation près.[0063] Dans une variante particulière, l’oscillateur 100 ne comporte que des paires chacune formée d’une lame primaire 31 s’étendant selon une première direction de lame DL1, et d’une lame secondaire 32 s’étendant selon une deuxième direction de lame DL2, et, dans chaque paire, la lame primaire 31 est identique à la lame secondaire 32 à l’orientation près.CH 714 032 A2 [0064] Dans une autre variante, l’oscillateur 100 comporte au moins un groupe de lames formé d’une lame primaire 31 s’étendant selon une première direction de lame DL1, et d’une pluralité de lames secondaires 32 s’étendant selon une deuxième direction de lame DL2. Et, dans ce cas, dans chaque groupe de lames, le comportement élastique de la lame primaire 31 est identique au comportement élastique résultant du cumul de la pluralité de lames secondaires 32 à l’orientation près.[0065] On remarque encore que, si le comportement d’une lame flexible dépend de son rapport d’aspect RA, il dépend également de la valeur de la courbure qui lui est imprimée. Sa déformée dépend à la fois de la valeur du rapport d’aspect et de la valeur locale du rayon de courbure, notamment à l’encastrement. C’est la raison pour laquelle on adopte, de préférence, une disposition des lames en symétrie en projection plane.[0066] L’invention concerne encore la réalisation d’un mouvement d’horlogerie 1000 comportant au moins un tel oscillateur 100 mécanique.[0067] L’invention concerne encore la réalisation d’une montre 2000 comportant au moins un tel mouvement d’horlogerie 1000.[0068] Un procédé de fabrication convenable consiste à effectuer, pour les différents types de pivots ci-dessous, les opérations suivantes:[0069] Pour un type de pivot AABB:a. utiliser un substrat avec au moins quatre couches, résultant par exemple mais non limitativement de l’assemblage de deux wafers SOI;b. graver par procédé de gravure «DRE» face avant pour obtenir AA, avec notamment gravure des deux couches d’un seul tenant;c. graver par procédé de gravure «DRE» face arrière pour obtenir BB, avec notamment gravure des deux couches d’un seul tenant;d. effectuer la séparation partielle des quatre couches par gravure de l’oxyde enterré.[0070] La grande précision du procédé «DRIE», c’est-à-dire gravure ionique réactive profonde (en anglais Deep Reactive Ion Etching DRIE) garantit une très bonne précision en positionnement et en alignement, inférieure ou égale à 5 micromètres, grâce à un alignement optique, ce qui garantit un très bon alignement face à face. Naturellement des procédés équivalents peuvent être mis en oeuvre selon le matériau choisi.[0071] Il est possible de mettre en oeuvre des substrats avec un nombre supérieur de couches, notamment un substrat à six couches disponibles, par exemple par assemblage de deux DSOI, pour obtenir une structure de type AAABBB.[0072] Une variante pour l’obtention d’un même type de pivot AABB consiste à:a. utiliser deux substrats SOI standard à deux couches;b. graver par procédé de gravure «DRIE» le premier substrat, sur la face avant pour obtenir A, sur la face arrière pour obtenir A;c. graver par procédé de gravure «DRIE» le deuxième substrat, sur la face avant pour obtenir B, sur la face arrière pour obtenir B; en alternative des opérations b et c on peut, sur le premier substrat et sur le deuxième substrat effectuer la gravure outre des deux couches en une fois, sans effectuer une gravure face avant et face arrière;d. effectuer l’assemblage «wafer à wafer» des deux substrats ou «pièce à pièce» des composants individuels, pour obtenir AABB. Le bon alignement des géométries est alors lié à la spécification de la machine de bonding «wafer à wafer» ou au process «pièce à pièce», de façon bien connue de l’homme du métier.[0073] Pour un type de pivot ABAB:a. utiliser deux substrats SOI standard à deux couches;b. graver par procédé de gravure «DRIE» le premier substrat, sur la face avant pour obtenir A, sur la face arrière pour obtenir B;c. graver par procédé de gravure «DRIE» le deuxième substrat, sur la face avant pour obtenir A, sur la face arrière pour obtenir B;CH 714 032 A2d. effectuer l’assemblage «wafer à wafer» des deux substrats ou «pièce à pièce» des composants individuels, pour obtenir ABAB. Comme précédemment, Le bon alignement des géométries est lié à la spécification de la machine de bonding «wafer à wafer» ou au process «pièce à pièce».[0074] Bien d’autres variantes de procédé peuvent être mises en oeuvre, selon le nombre de lames et l’équipement disponible.[0075] Les méthodes standard de fabrication par gravure DRIE du silicium ne permettent pas encore de fabriquer facilement un pivot monolithique ayant plus de deux niveaux distincts. Il est donc plus facile fabriquer des pièces séparées qui sont ensuite assemblées. Toutefois, la sensibilité aux erreurs d’assemblage nécessite une précision supérieure au micromètre, pour obtenir les propriétés optimales d’isochronisme et/ou d’insensibilité aux positions. Afin de résoudre ce problème, il est nécessaire d’adopter une stratégie de fabrication qui est décrite ci-dessous.[0076] Dans une première démarche, il s’agit d’assembler avec une grande précision deux lames ayant des directions différentes. L’invention se propose de diviser le guidage flexible, ou pivot, en sous-unités composées de pivots à deux lames, par exemple une sous-unité supérieure et une sous-unité inférieure, dans le cas d’un guidage flexible comportant quatre lames, tel que visible sur la fig. 19, avec quatre lames alternées, que l’on décompose en deux sous-unités de pivots à deux lames. Les fig. 21 et 22 illustrent une décomposition similaire dans le cas de lames encadrées plutôt que de lames alternées. Chaque sous-unité est fabriquée par gravure DRIE à deux niveaux (wafer SOI attaqué par-dessus et par dessous) afin de garantir une précision d’alignement suffisante.[0077] La sous-unité supérieure est ensuite assemblée à la sous-unité inférieure.[0078] Cet assemblage peut être effectué par toute méthode traditionnelle: goupillage d’alignement et vissage, ou collage, ou «wafer fusion bonding», ou soudure, ou brasure, ou toute autre méthode connue de l’homme du métier.[0079] Le défaut d’assemblage se manifeste par un petit décalage Δ des axes de rotation des sous-unités supérieure et inférieure. De sorte que le mouvement de rotation du résonateur dicté par la sous-unité supérieure n’est pas en accord avec le mouvement de rotation dicté par la sous-unité inférieure. Pour éviter que ce décalage ne produise une sur-contrainte, le mécanisme comporte au moins une table de translation, dont le mouvement libre permet d’absorber le désaccord entre les deux rotations d’axes distincts. Au moins une des tables de translation doit être suffisamment souple pour que le désaccord de mouvement ne dégrade pas l’isochronisme. Dans le cas où l’on introduit deux tables de translation identiques, comme représenté dans la fig. 23, elles doivent être suffisamment souples pour que le désaccord de mouvement ne dégrade pas l’isochronisme, et suffisamment rigides pour que la position du pivot soit bien déterminée. Les calculs montrent que ces conditions ne sont pas contradictoires si le décalage entre les axes de rotation est inférieur à 10 micromètres, ce qui est réalisable par assemblage traditionnel. Naturellement la précision d’un tel assemblage peut être améliorée avec des gravures complémentaires, de type tenon-mortaise, ou avec une pluralité d’assemblages tenon-mortaise faisant entre eux un angle non nul, ou tout autre agencement connu en mécanique de précision.[0080] Plus particulièrement, tel que visible sur les figures, le mécanisme de guidage flexible 200 comporte, superposés l’un sur l’autre, au moins un étage supérieur 28 et au moins un étage inférieur 29.[0081] La sous-unité supérieure comporte un étage supérieur 28, qui comporte, entre un support supérieur 48 et un élément inertiel supérieur 58, au moins une lame primaire supérieure 318 s’étendant selon une première direction de lame supérieure DL1S et une lame secondaire supérieure 328 s’étendant selon une deuxième direction de lame supérieure DL2S, croisées en projection en un point de croisement supérieur PS.[0082] La sous-unité inférieure comporte un étage inférieur 29, qui comporte, entre un support inférieur 49 et un élément inertiel inférieur 59, au moins une lame primaire inférieure 319 s’étendant selon une première direction de lame inférieure DL11 et une lame secondaire inférieure 329 s’étendant selon une deuxième direction de lame inférieure DL2I croisées en projection en un point de croisement inférieur PI, distant au repos du point de croisement supérieur PS d’un écart Δ.[0083] Et au moins l’étage supérieur 28 ou l’étage inférieur 29 comporte, entre la platine 900 et le support supérieur 48, ou respectivement le support inférieur 49, une table de translation supérieure 308, ou respectivement une table de translation inférieure 309, qui comporte au moins une liaison élastique qui autorise la translation selon un ou deux axes de liberté dans le plan d’oscillation, et dont la raideur en translation selon ces deux axes est inférieure à celle de chaque lame flexible 31,32, 333, 34, 318, 319, 328, 329, que comporte le mécanisme de guidage flexible 200.[0084] Notons que cette liaison élastique n’autorise pas les rotations d’axe parallèle à celui du résonateur.[0085] On notera qu’il n’est pas nécessaire que les directions supérieures DL1S et DL2S de l’étage supérieur 28 soient identiques aux directions inférieures DL1I et DL2I de l’étage inférieur 29. De préférence, elles possèdent les mêmes bissectrices.[0086] Plus particulièrement, le point P par lequel passe l’axe de rotation de l’élément inertiel 5 est situé entre le point de croisement supérieur PS et le point de croisement inférieur PI, exactement au milieu si le mécanisme de guidage flexible 200 comporte deux tables de translations supérieure 308 et inférieure 309 qui sont identiques. Dans une variante, ce point P est situé exactement sur le point de croisement inférieur PI si l’étage inférieur 29 ne possède pas de table de translation, ou sur le point de croisement supérieur PS si l’étage supérieur 28 ne possède pas de table de translation.CH 714 032 A2 [0087] De préférence, l’oscillateur 100 comporte, pour chaque mécanisme de guidage flexible 200 qu’il comporte, un élément inertiel massif 5 est unique. Plus particulièrement, le mécanisme de guidage flexible 200 est unique, et l’élément inertiel massif 5 est unique.[0088] Naturellement, la configuration préférée des tables de translation 308 et 309 illustrée par les figures n’est pas limitative. Ces tables de translation 308 et 309 peuvent aussi se trouver entre l’élément inertiel 5 et les encastrements du côté élément inertiel.[0089] Si l’on définit par X et Y les axes des bissectrices des angles que font entre elles les projections des lames flexibles sur un plan parallèle commun, la combinaison des tables en translation, selon l’axe X et selon l’axe Y, doit être plus souple que le pivot flexible selon les mêmes axes. Cette règle est valable quel que soit le nombre d’étages, le cumul dû à la combinaison de toutes les tables, en translation, selon l’axe X et selon l’axe Y, doit être plus souple que le pivot flexible. La liaison élastique de la table de translation supérieure 308, ou respectivement de la table de translation inférieure 309, selon un ou deux axes de liberté dans le plan d’oscillation, est ainsi de préférence une liaison élastique selon ces axes X et Y.[0090] Le stockage supplémentaire d’énergie élastique dans la ou les tables de translation, qui résulte du désaccord de mouvement, s’ajoute au stockage principal d’énergie du pivot, et tend à perturber l’isochronisme, sauf si la valeur du stockage supplémentaire est très inférieure à celle du stockage principal. C’est pourquoi les liaisons élastiques dans les tables de translation doivent être beaucoup plus souples que celles du pivot flexible.[0091] Plus particulièrement, l’étage supérieur 28 et l’étage inférieur 29 comportent chacun, entre la platine 900 et le support supérieur 48, et respectivement le support inférieur 49, une table de translation supérieure 308, ou respectivement une table de translation inférieure 309, comportant au moins une liaison élastique selon un ou deux axes de liberté dans le plan d’oscillation, et dont la raideur est inférieure à celle de chaque lame flexible.[0092] Quand il existe une table de translation par étage, elles ne sont pas nécessairement identiques entre elles.[0093] Une variante consiste à utiliser deux tables de translation différentes, la première étant souple afin que le désaccord de mouvement ne dégrade pas l’isochronisme, et la seconde étant rigide afin d’assurer le positionnement du pivot.[0094] Dans une autre variante, un étage peut comporter une table de translation, et l’autre étage avoir une fixation rigide. [0095] L’élément inertiel supérieur 58 et l’élément inertiel inférieur 59 constituent tout ou partie de l’élément inertiel massif 5, et sont rigidement liés, directement ou indirectement, entre eux. Le support supérieur 48 et le support inférieur 49 sont quant à eux, liés, selon le cas directement ou au travers d’une table de translation supérieure 308, ou respectivement une table de translation inférieure 309, à une partie rigide supérieure 480, respectivement une partie rigide inférieure 490, qui elles sont rigidement liées à l’élément support rigide 4, ou à la platine 900.[0096] Les fig. 23 et 24 montrent un exemple d’une telle liaison. Une table de translation supérieure 308 comporte, entre le support supérieur 48 et une masse intermédiaire supérieure 68, des premières liaisons élastiques souples 78 s’étendant selon la direction X, et, entre la masse intermédiaire supérieure 68 et la partie rigide supérieure 480, des deuxièmes liaisons élastiques souples 88 s’étendant selon la direction Y. De la même façon une table de translation inférieure 309 comporte, entre le support inférieur 49 et une masse intermédiaire inférieure 69, des premières liaisons élastiques souples 79 s’étendant selon la direction X, et, entre la masse intermédiaire inférieure 69 et la partie rigide inférieure 490, des deuxièmes liaisons élastiques souples 89 s’étendant selon la direction Y.[0097] Ainsi, le mouvement de la table de translation, ou avantageusement des tables de translation, permet d’absorber le désaccord éventuel entre les rotations de la sous-unité supérieure et de la sous-unité inférieure. De plus, Chaque table de translation participe à la protection du mécanisme contre les fortes accélérations, lors d’une chute ou percussion par exemple.[0098] On comprend que l’assemblage tel que décrit ci-dessus dans le cadre de la première démarche permet de rendre négligeable l’anisochronisme ajouté, à condition que le défaut d’assemblage Δ soit suffisamment petit.[0099] A contrario, on peut décider d’exagérer volontairement le défaut d’assemblage Δ, afin d’introduire de l’anisochronisme de façon contrôlée, par exemple pour compenser un retard à l’échappement. Il est alors avantageux de rendre mobile, et réglable, au moins l’un des encastrements à la platine, c’est-à-dire le support supérieur 48 et/ou le support inférieur 49 dans le cas de la variante particulière non limitative illustrée. En effet, en ajustant la position relative de ces deux encastrements, on modifie la rigidité des tables de translation 308, 309, ce qui a pour effet de permettre le réglage de l’anisochronisme ajouté. Un tel réglage peut être effectué facilement avec la combinaison d’une gorge et d’un excentrique, ou par toute autre solution connue de l’horloger.[0100] En somme, en déplaçant la position d’au moins un des encastrements à la platine, tel que visible sur la fig. 24, il est possible d’ajuster l’anisochronisme produit par le défaut d’assemblage Δ.[0101] Cet agencement particulier avec au moins une table de translation permet, en somme, de garantir l’alignement entre les étages supérieur et inférieur, et d’éviter les grandes contraintes que subiraient les lames si les étages supérieur et inférieur ne suivaient pas la même trajectoire.[0102] Une autre alternative encore consiste à équiper le mécanisme avec une table de translation supérieure 308 et d’une table de translation inférieure 309, avec un support supérieur 48 et un support inférieur 49 qui ne sont plus rigidementCH 714 032 A2 liés à l’élément support rigide 4, ou à la platine 900, mais qui sont contraints à des mouvements plans, inverses en X et en Y, par une liaison de type vilebrequin ou similaire, par rapport à un axe fixe de l’élément support rigide 4, ou de la platine 900. Cette solution a l’avantage de permettre d’ajuster l’anisochronisme sans pour autant déplacer légèrement l’axe de rotation du résonateur.[0103] On comprend que les tables de translation, qui constituent des guidages flexibles en translation, peuvent être réalisées de bien des manières différentes. L’homme du métier en trouvera des exemples dans les références suivantes: [1] S.Henein, Conception des guidages flexibles. PPUR, [2] Larry L. Howell, Handbook of compliant mechanisms, WILEY), ou encore [3] Zeyi Wu and Qingsong Xu, Actuators 2018. De tels exemples non limitatifs sont illustrés aux fig. 25 à 27.[0104] La fig. 28 illustre un exemple simplifié avec une table de translation avec liaison par cols: le support supérieur 48 est lié à un élément intermédiaire 488 suspendu par un premier col élastique 880 à un deuxième élément intermédiaire 889 à un deuxième col 890 qui effectue la liaison élastique avec la partie rigide inférieure 490, rigidement liée à la platine 900. Dans cet exemple l’élément inertiel supérieur 58 et l’élément inertiel inférieur 59 sont liés à un autre élément intermédiaire 589 pour constituer avec lui l’élément inertiel massif 5.[0105] L’invention concerne ainsi un procédé de réalisation d’un mécanisme de guidage flexible 200 pour oscillateur mécanique 100 comportant au moins un élément inertiel 5 massif agencé pour osciller dans un plan d’oscillation, ce guidage flexible 200 comportant au moins deux premières lames flexibles 31, 32, s’étendant dans des plans parallèles ou confondus, et chacune de section sensiblement rectangulaire, et agencée pour être fixée ou encastrée sur un support fixe 4 et supporter cet élément inertiel 5, et agencées ensemble pour le rappeler vers une position de repos, selon lequel on effectue les étapes suivantes:- (10) on détermine la géométrie du guidage flexible 200, on choisit le matériau des lames flexibles théoriques qu’il comporte, et on calcule le nombre et l’inclinaison des lames flexibles théoriques qu’il comporte;- (20) on calcule la longueur L entre encastrements, la hauteur H et l’épaisseur E de chaque lame flexible théorique;- (30) on calcule le rapport d’aspect RA= H/E de chaque lame flexible théorique;- (40) pour chaque lame flexible théorique; dont le rapport d’aspect RA calculé est supérieur ou égal à 10, on décompose cette lame flexible théorique en une pluralité de lames élémentaires incluses dans des niveaux superposés et chacune ayant un rapport d’aspect RA inférieur à 10, et on détermine le nombre de niveaux élémentaires de lames à superposer;- (50) on reprend le calcul des caractéristiques du guidage flexible 200 avec ces lames élémentaires, en substitution des lames flexibles théoriques, par itération, jusqu’à obtention de caractéristiques satisfaisantes;- (60) on décompose le nombre de niveaux élémentaires en une pluralité de sous-unités 308, 309, chaque sous-unité étant, ou bien une sous-unité double comportant deux lames selon deux niveaux superposés et distantes selon deux plans parallèles, ou bien une sous-unité simple comportant une lame unique;- (70) on détermine, pour chaque sous-unité, un support élémentaire 48, 49, et un élément inertiel élémentaire 58, 59, que joignent les deux lames dans le cas d’une sous-unité double, ou que joint la lame unique dans le cas d’une sous-unité simple;- (80) on se munit, au moins pour chaque dite sous-unité double, d’un substrat SOI à deux niveaux dudit matériau, et on grave ce substrat par-dessus et par dessous au moins quand la forme en projection des deux lames est distincte, et pour chaque sous-unité simple, d’un substrat SOI à un ou deux niveaux, qu’on grave, selon son épaisseur, d’un seul côté ou par-dessus et par-dessous, pour obtenir les différentes sous-unités constitutives du guidage flexible 200;- (90) on assemble les uns sur les autres ces sous-unités formées de substrats gravés, en solidarisant tous leurs éléments inertiels élémentaires, et en fixant tous ces éléments inertiels élémentaires à l’élément inertiel 5, soit directement, soit par l’intermédiaire de tables de translation selon un ou deux degrés de liberté en translation dans le plan de chaque sous-unité, la raideur en translation de chaque table de translation étant inférieure à celle de chaque sous-unité;- (100) on fixe tous les supports élémentaires des sous-unités formées de substrats gravés au support fixe (4), soit directement, soit par l’intermédiaire de tables de translation selon un ou deux degrés de liberté en translation dans le plan de chaque sous-unité, la raideur en translation de chaque table de translation étant inférieure à celle de chaque sous-unité.[0106] Dans une première variante, on calcule le guidage flexible 200 avec uniquement des lames théoriques coplanaires, parallèles et/ou divergentes.[0107] Dans une deuxième variante, on calcule ce guidage flexible 200 avec uniquement des paires de lames croisées en projection, sur au moins deux niveaux différents et distinctes.[0108] Dans une variante mixte, on calcule le guidage flexible 200 avec à la fois une premier groupe de lames théoriques coplanaires, parallèles et/ou divergentes, et un deuxième groupe de paires de lames croisées en projection, sur au moins deux niveaux différents et distinctes.[0109] Plus particulièrement, quand on choisit des lames flexibles divergentes ou des d lames flexibles par paires croisées en projection, leur point de divergence ou leur point de croisement, en projection sur le plan d’oscillation, définit l’axe de pivotement virtuel de l’élément inertiel 5.[0110] Plus particulièrement, dans la deuxième variante, quand on choisit des lames flexibles par paires croisées en projection, qui s’étendent à distance l’une de l’autre dans deux plans parallèles au plan d’oscillation de l’élément inertiel 5, et dont les projections des directions sur le plan d’oscillation se croisent au niveau d’un axe de pivotement virtuel O deCH 714 032 A2 l’élément inertiel 5 et définissent ensemble un premier angle a qui est l’angle au sommet, depuis cet axe de pivotement virtuel O, face auquel s’étend la partie du support fixe 4 qui est située entre les attaches des lames croisées sur le support fixe 4, on choisit ce premier angle a compris entre 70° et 74°. Plus particulièrement encore, on choisit ce premier angle a égal à 71,2°.[0111] Toujours dans cette deuxième variante, on dimensionne avantageusement les lames flexibles avec un rayon intérieur ri qui est la distance entre l’axe de pivotement virtuel O et leur point d’attache sur l’élément de support fixe 4, avec un rayon extérieur re qui est la distance entre l’axe de pivotement virtuel O et leur point d’attache sur l’élément inertiel 5 et avec une longueur totale L avec L = ri + re, tels qu’un premier rapport Q tel que Q = ri/L, soit compris entre 0.12 et 0.13, ou tels qu’un deuxième rapport Qm tel que Qm =(ri+e/2)/(ri+e/2+re), soit compris entre 0.12 et 0.13. Plus particulièrement, on choisit ce premier rapport Q ou ce deuxième rapport Qm égal à 0,1264.[0112] Avantageusement, quand on choisit des lames flexibles par paires croisées en projection, qui s’étendent à distance l’une de l’autre dans deux plans parallèles au plan d’oscillation de l’élément inertiel 5, et dont les projections des directions sur le plan d’oscillation se croisent au niveau d’un axe de pivotement virtuel O de l’élément inertiel 5, avec les encastrements des lames flexibles avec le support fixe 4 et l’élément inertiel 5 définissant deux directions de lames DL1, DL2, parallèles au plan d’oscillation, on réalise le mécanisme de guidage flexible 200 comportant, superposés l’un sur l’autre:- au moins un étage supérieur 28 qui comporte, entre un support supérieur 48 et un élément inertiel supérieur 58, au moins une lame primaire supérieure 318 s’étendant selon une première direction de lame DL1 et une lame secondaire supérieure 328 s’étendant selon une deuxième direction de lame DL2 croisées en projection en un point de croisement supérieur PS,- et au moins un étage inférieur 29 qui comporte, entre un support inférieur 49 et un élément inertiel inférieur 59, au moins une lame primaire inférieure 319 s’étendant selon une première direction de lame DL1 et une lame secondaire inférieure 329 s’étendant selon une deuxième direction de lame DL2 croisées en projection en un point de croisement inférieur PI;et on réalise cet étage supérieur 28 et/ou cet étage inférieur 29 comportant, entre d’une part le support fixe 4 et d’autre part le support supérieur 48, ou respectivement le support inférieur 49, et/ou entre d’une part l’élément inertiel 5 et d’autre part l’élément inertiel élémentaire supérieur 58, ou respectivement l’élément inertiel élémentaire inférieur 59, une table de translation 308, 309, qui comporte au moins une liaison élastique selon un ou deux axes de liberté dans le plan d’oscillation, et dont la raideur en translation est inférieure à celle de chaque lame flexible.[0113] Plus particulièrement, et tel que visible sur les fig. 23 et 24, on réalise l’étage supérieur 28 et l’étage inférieur 29 comportant chacun, entre le support fixe 4 et le support supérieur 48, et respectivement le support inférieur 49, une table de translation 308, 309, comportant au moins une liaison élastique selon un ou deux axes de liberté dans le plan d’oscillation, et dont la raideur en translation est inférieure à celle de chaque lame flexible.[0114] De façon particulière, on réalise la liaison élastique de la table de translation supérieure 308, ou respectivement de la table de translation inférieure 309, selon un ou deux axes de liberté dans le plan d’oscillation, sous la forme d’une liaison élastique selon les axes X et Y des bissectrices des angles que font entre elles les projections des lames flexibles du mécanisme de guidage flexible 200 sur le plan d’oscillation.[0115] Dans une variante, on choisit des lames flexibles par paires croisées en projection, qui s’étendent à distance l’une de l’autre dans deux plans parallèles au plan d’oscillation de l’élément inertiel 5, et dont les projections des directions sur le plan d’oscillation se croisent au niveau d’un point de croisement P à proximité de l’axe de pivotement virtuel O de l’élément inertiel 5. Les encastrements des lames flexibles avec le support fixe 4 et l’élément inertiel 5 définissent deux directions de lames DL1, DL2, parallèles au plan d’oscillation. On réalise le mécanisme de guidage flexible 200 avec les deux directions de lames DL1, DL2, parallèles au plan d’oscillation et faisant entre elles, en position de repos, en projection sur le plan d’oscillation, un angle au sommet a, la position du point de croisement P étant définie par le rapport X= D/L où D est la distance entre la projection, sur le plan d’oscillation, de l’un des points d’encastrement des premières lames 31, 32, dans le support fixe 4 et le point de croisement P, et où L est la longueur totale de la projection, sur le plan d’oscillation, de la lame 31,32, et avec le centre de masse de l’oscillateur 100 dans sa position de repos distant du point de croisement P d’un écart t qui est compris entre 12% et 18% de la longueur totale L, avec la valeur du rapport D/L comprise entre 0 et 1, avec l’angle au sommet a inférieur ou égal à 60°, et avec, pour chaque première lame flexible 31, 32, le rapport d’encastrement D1/L1, D2/L2, compris entre 0.15 et 0.85, bornes comprises.[0116] Dans l’une quelconque de ces variantes de procédé, il peut être avantageux de réaliser le guidage flexible 200 avec un premier nombre N1 de premières lames appelées lames primaires 31 s’étendant selon une première direction de lame DL1, et un deuxième nombre N2 de premières lames dites lames secondaires 32 s’étendant selon une deuxième direction de lame DL2, le premier nombre N1 et le deuxième nombre N2 étant chacun supérieur ou égal à deux. Cette disposition permet de limiter la hauteur des lames, ce qui est avantageux pour leur fonctionnement. Plus particulièrement, mais non nécessairement, on choisit le premier nombre N1 égal au deuxième nombre N2.[0117] Plus particulièrement, on réalise le guidage flexible 200 avec au moins une paire formée d’une lame primaire 31 s’étendant selon une première direction de lame DL1, et d’une lame secondaire 32 s’étendant selon une deuxième direction de lame DL2, et avec, dans chaque paire, la lame primaire 31 identique à la lame secondaire 32 à l’orientation près. Plus particulièrement encore, on réalise le guidage flexible 200 ne comportant que des telles paires chacune forméeCH 714 032 A2 d’une lame primaire 31 s’étendant selon une première direction de lame DL1, et d’une lame secondaire 32 s’étendant selon une deuxième direction de lame DL2, et avec, dans chaque paire, la lame primaire 31 identique à la lame secondaire 32 à l’orientation près.[0118] De façon particulière, on réalise le guidage flexible 200 avec au moins un groupe de lames formé d’une lame primaire 31 s’étendant selon une première direction de lame DL1, et d’une pluralité de lames secondaires 32 s’étendant selon une deuxième direction de lame DL2, et avec, dans chaque groupe de lames, le comportement élastique de la lame primaire 31 identique au comportement élastique résultant de la pluralité de lames secondaires 32 à l’orientation près.[0119] Dans une exécution particulière, on réalise le guidage flexible 200 avec un premier nombre de premières lames appelées lames primaires 31 s’étendant selon une première direction de lame DL1, et un deuxième nombre N2 de premières lames dites lames secondaires 32 s’étendant selon une deuxième direction de lame DL2, avec les deux directions de lames DL1, DL2,parallèles au plan d’oscillation et faisant entre elles, en position de repos, en projection sur ce plan d’oscillation, un angle au sommet a, les deux directions de lames DL1, DL2, se croisant, en projection sur le plan d’oscillation, en un point de croisement P dont la position est définie par le rapport X= D/L, où D est la distance entre la projection, sur le plan d’oscillation, de l’un des points d’encastrement des premières lames 31,32,dans le support fixe 4 et le point de croisement P, et où L est la longueur totale de la projection, sur le plan d’oscillation, de la lame 31,32, dans son élongation, et avec le rapport d’encastrement D1/L1, D2/L2, compris entre 0.15 et 0.49, bornes comprises, ou entre 0.51 et 0.85, bornes comprises. Plus particulièrement, on choisit l’angle au sommet (a) inférieur ou égal à 50°, et le rapport d’encastrement (D1/L1 ; D2/L2) compris entre 0.25 et 0.75, bornes comprises. Plus particulièrement, on choisit l’angle au sommet (a) inférieur ou égal à 40°, et le rapport d’encastrement (D1/L1 ; D2/L2) compris entre 0.30 et 0.70, bornes comprises. Plus particulièrement, on choisit l’angle au sommet (a) inférieur ou égal à 35°, et ledit rapport d’encastrement (D1/L1 ; D2/L2) compris entre 0.40 et 0.60, bornes comprises. Plus particulièrement, on choisit l’angle au sommet (a) inférieur ou égal à 30°.[0120] Dans cette même variante où le rapport d’encastrement D1/L1, D2/L2, est compris entre 0.15 et 0.49, bornes comprises, ou entre 0.51 et 0.85, bornes comprises, plus particulièrement on choisit l’angle au sommet a et le rapport X= D/L satisfaisant la relation: h1 (D/L) < a < h2(D/L), avec, pour 0.2<X<0.5:h1 (X) = 116-473*(X + 0.05) + 3962*(X + 0.05)3-6000*(X + 0.05)4, h2(X) = 128-473*(X-0.05) + 3962*(X-0.05)3-6000*(X-0.05)4, pour 0.5<X<0.8:h1 (X) = 116-473*(1 Ό5-Χ) + 3962*(1,05-X)3 -6000*(1.05-X)4, h2(X) = 128-473*(0.95-X) + 3962*(0.95-X)3-6000*(0.95-X)4.[0121] Dans l’une quelconque de ces variantes de procédé, on réalise plus particulièrement le guidage flexible 200 avec un nombre total de lames flexibles strictement supérieur à deux.[0122] Plus particulièrement, on réalise le guidage flexible 200 avec des lames flexibles droites et planes au repos. Plus particulièrement encore, on réalise le guidage flexible 200 avec toutes ses lames flexibles droites et planes au repos.[0123] En somme, l’invention permet la réalisation de guidages flexibles pour oscillateurs de différentes géométries, avec des lames coplanaires: en vé, parallèles, ou autre, ou bien dans des plans décalés, notamment lames croisées en projection, ou autre. L’invention permet d’assurer le comportement régulier de ces lames sur toute leur plage d’utilisation, et donc de garantir l’isochronisme des oscillateurs conçus de façon adéquate et comportant de telles lames.[0124] Naturellement, si l’invention s’applique de façon préférée à des guidages flexibles comportant plusieurs lames, et qui procurent les meilleurs résultats d’isochronisme, le procédé de réalisation est également applicable à des guidages comportant une lame unique.Revendications1. Procédé de réalisation d’un mécanisme de guidage flexible (200) pour oscillateur mécanique (100) comportant au moins un élément inertiel (5) massif agencé pour osciller dans un plan d’oscillation, ledit guidage flexible (200) comportant au moins deux premières lames flexibles (31,32) s’étendant dans des plans parallèles ou confondus et chacune de section sensiblement rectangulaire et agencée pour être fixée ou encastrée sur un support fixe (4) et supporter ledit élément inertiel (5), et agencées ensemble pour le rappeler vers une position de repos, selon lequel on effectue les étapes suivantes:- (10) on détermine la géométrie dudit guidage flexible (200), on choisit le matériau des lames flexibles théoriques qu’il comporte, et on calcule le nombre et l’inclinaison des lames flexibles théoriques qu’il comporte ;- (20) on calcule la longueur L entre encastrements, la hauteur H et l’épaisseur E de chaque dite lame flexible théorique;- (30) on calcule le rapport d’aspect RA= H/E de chaque dite lame flexible théorique;- (40) pour chaque dite lame flexible théorique; dont le rapport d’aspect RA calculé est supérieur ou égal à 10, on décompose cette lame flexible théorique en une pluralité de lames élémentaires incluses dans des niveaux superpoCH 714 032 A2 sés et chacune ayant un rapport d’aspect RA inférieur à 10, et on détermine le nombre de niveaux élémentaires de lames à superposer;- (50) on reprend le calcul des caractéristiques dudit guidage flexible (200) avec lesdites lames élémentaires, en substitution desdites lames flexibles théoriques, jusqu’à obtention de caractéristiques satisfaisantes;- (60) on décompose ledit nombre de niveaux élémentaires en une pluralité de sous-unités (308, 309), chaque dite sous-unité étant, ou bien une sous-unité double comportant deux lames selon deux niveaux superposés et distantes selon deux plans parallèles, ou bien une sous-unité simple comportant une lame unique;- (70) on détermine, pour chaque sous-unité, un support élémentaire (48, 49) et un élément inertiel élémentaire (58, 59) que joignent lesdites deux lames dans le cas d’une sous-unité double, ou que joint ladite lame unique dans le cas d’une sous-unité simple;- (80) on se munit, au moins pour chaque dite sous-unité double, d’un substrat SOI à deux niveaux dudit matériau, et on grave ledit substrat par-dessus et par dessous au moins quand la forme en projection desdites deux lames est distincte, et pour chaque sous-unité simple, d’un substrat SOI à un ou deux niveaux, qu’on grave, selon son épaisseur, d’un seul côté ou par-dessus et par-dessous, pour obtenir les différentes sous-unités constitutives dudit guidage flexible (200);- (90) on assemble les uns sur les autres lesdites sous-unités formées de substrats gravés, en solidarisant tous leurs dits éléments inertiels élémentaires, et en fixant tous ces éléments inertiels élémentaires audit élément inertiel (5), soit directement, soit par l’intermédiaire de tables de translation selon un ou deux degrés de liberté en translation dans le plan de chaque dite sous-unité, la raideur en translation de chaque dite table de translation étant inférieure à celle de chaque dite sous-unité;-(100) on fixe tous les dits supports élémentaires desdites sous-unités formées de substrats gravés audit support fixe (4), soit directement, soit par l’intermédiaire de tables de translation selon un ou deux degrés de liberté en translation dans le plan de chaque dite sous-unité, la raideur en translation de chaque dite table de translation étant inférieure à celle de chaque dite sous-unité. - 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l’on calcule ledit guidage flexible (200) avec uniquement des lames théoriques coplanaires, parallèles et/ou divergentes.
- 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l’on calcule ledit guidage flexible (200) avec uniquement des paires de lames croisées en projection, sur au moins deux niveaux différents et distinctes.
- 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l’on calcule ledit guidage flexible (200) avec à la fois une premier groupe de lames théoriques coplanaires, parallèles et/ou divergentes, et un deuxième groupe de paires de lames croisées en projection, sur au moins deux niveaux différents et distinctes.
- 5. Procédé selon l’une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que, quand on choisit des dites lames flexibles divergentes ou des dites lames flexibles par paires croisées en projection, leur point de divergence ou leur point de croisement, en projection sur le plan d’oscillation, définit l’axe de pivotement virtuel dudit élément inertiel (5).
- 6. Procédé selon l’une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que, quand on choisit des dites lames flexibles par paires croisées en projection, qui s’étendent à distance l’une de l’autre dans deux plans parallèles au plan d’oscillation dudit élément inertiel (5), et dont les projections des directions sur ledit plan d’oscillation se croisent au niveau d’un axe de pivotement virtuel (O) dudit élément inertiel (5) et définissent ensemble un premier angle (a) qui est l’angle au sommet, depuis ledit axe de pivotement virtuel (O), face auquel s’étend la partie dudit support fixe (4) qui est située entre les attaches desdites lames croisées sur ledit support fixe (4), on choisit ledit premier anqle compris entre 70° et 74°.
- 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce qu’on choisit ledit premier angle (a) égal à 71,2°.
- 8. Procédé selon la revendication 6 ou 7, caractérisé en ce qu’on dimensionne lesdites lames flexibles avec un rayon intérieur (ri) qui est la distance entre ledit axe de pivotement virtuel (O) et leur point d’attache sur ledit élément de support fixe (4), avec un rayon extérieur (re) qui est la distance entre ledit axe de pivotement virtuel (O) et leur point d’attache sur ledit élément inertiel (5) et avec une longueur totale (L) avec L = ri + re, tels qu’un premier rapport (Q) tel que Q = ri/L, soit compris entre 0.12 et 0.13, ou tels qu’un deuxième rapport (Qm) tel que Qm =(ri+e/2)/(ri+e/2+re), soit compris entre 0.12 et 0.13.
- 9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce qu’on choisit ledit premier rapport (Q) ou ledit deuxième rapport (Qm) égal à 0,1264.
- 10. Procédé selon l’une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que, quand on choisit des dites lames flexibles par paires croisées en projection, qui s’étendent à distance l’une de l’autre dans deux plans parallèles au plan d’oscillation dudit élément inertiel (5), et dont les projections des directions sur ledit plan d’oscillation se croisent au niveau d’un axe de pivotement virtuel (O) dudit élément inertiel (5), avec les encastrements desdites lames flexibles avec ledit support fixe (4) et ledit élément inertiel (5) définissant deux directions de lames (DL1 ; DL2) parallèles audit plan d’oscillation, on réalise ledit mécanisme de guidage flexible (200) comportant, superposés l’un sur l’autre, au moins un étage supérieur (28) qui comporte, entre un support supérieur (48) et un élément inertiel supérieur (58), au moins une lame primaire supérieure (318) s’étendant selon une première direction de lame (DL1 ) et une lame secondaire supérieure (328)CH 714 032 A2 s’étendant selon une deuxième direction de lame (DL2) croisées en projection en un point de croisement supérieur (PS), et au moins un étage inférieur (29) qui comporte, entre un support inférieur (49) et un élément inertiel inférieur (59), au moins une lame primaire inférieure (319) s’étendant selon une première direction de lame (DL1) et une lame secondaire inférieure (329) s’étendant selon une deuxième direction de lame (DL2) croisées en projection en un point de croisement inférieur (PI), et en ce qu’on réalise ledit étage supérieur (28) et/ou ledit étage inférieur (29) comportant, entre ledit support fixe (4) et ledit support supérieur (48), ou respectivement ledit support inférieur (49), et/ou entre ledit élément inertiel (5) et ledit élément inertiel élémentaire supérieur (58), ou respectivement ledit élément inertiel élémentaire inférieur (59), une table de translation (308; 309) comportant au moins une liaison élastique selon un ou deux axes de liberté dans le plan d’oscillation, et dont la raideur en translation est inférieure à celle de chaque dite lame flexible.
- 11. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce qu’on réalise ledit étage supérieur (28) et ledit étage inférieur (29) comportent chacun, entre ledit support fixe (4) et ledit support supérieur (48), et respectivement ledit support inférieur (49), une table de translation (308; 309) comportant au moins une liaison élastique selon un ou deux axes de liberté dans le plan d’oscillation, et dont la raideur en translation est inférieure à celle de chaque dite lame flexible.
- 12. Procédé selon la revendication 10 ou 11, caractérisé en ce qu’on réalise ladite liaison élastique de ladite table de translation supérieure (308), ou respectivement de ladite table de translation inférieure (309), selon un ou deux axes de liberté dans ledit plan d’oscillation, sous la forme d’une liaison élastique selon les axes X et Y des bissectrices des angles que font entre elles les projections des lames flexibles dudit mécanisme de guidage flexible (200) sur ledit plan d’oscillation.
- 13. Procédé selon l’une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que, quand on choisit des dites lames flexibles par paires croisées en projection, qui s’étendent à distance l’une de l’autre dans deux plans parallèles au plan d’oscillation dudit élément inertiel (5), et dont les projections des directions sur ledit plan d’oscillation se croisent au niveau d’un point de croisement (P) à proximité de l’axe de pivotement virtuel (O) dudit élément inertiel (5), avec les encastrements desdites lames flexibles avec ledit support fixe (4) et ledit élément inertiel (5) définissant deux directions de lames (DL1 ; DL2) parallèles audit plan d’oscillation, on réalise ledit mécanisme de guidage flexible (200) avec lesdites deux directions de lames (DL1; DL2) parallèles audit plan d’oscillation et faisant entre elles, en position de repos, en projection sur ledit plan d’oscillation, un angle au sommet a, la position dudit point de croisement (P) étant définie par le rapport X= D/L où D est la distance entre la projection, sur ledit plan d’oscillation, de l’un des points d’encastrement desdites premières lames (31; 32) dans ledit support fixe (4) et ledit point de croisement (P), et où L est la longueur totale de la projection, sur ledit plan d’oscillation, de ladite lame (31; 32), et avec le centre de masse dudit oscillateur (100) dans sa position de repos distant dudit point de croisement (P) d’un écart (ε) qui est compris entre 12% et 18% de ladite longueur totale L, avec la valeur dudit rapport D/L comprise entre 0 et 1, avec ledit angle au sommet (a) inférieur ou égal à 60°, et avec, pour chaque dite première lame flexible (31; 32), le rapport d’encastrement (D1/L1 ; D2/L2) compris entre 0.15 et 0.85, bornes comprises.
- 14. Procédé selon l’une des revendications 1 à 13, caractérisé en ce qu’on réalise ledit guidage flexible (200) avec un premier nombre N1 de dites premières lames appelées lames primaires (31) s’étendant selon une première direction de lame (DL1 ), et un deuxième nombre N2 de dites premières lames dites lames secondaires (32) s’étendant selon une deuxième direction de lame (DL2), ledit premier nombre N1 et ledit deuxième nombre N2 étant chacun supérieur ou égal à deux.
- 15. Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce qu’on choisit ledit premier nombre N1 égal audit deuxième nombre N2.
- 16. Procédé selon la revendication 14 ou 15, caractérisé en ce qu’on réalise ledit guidage flexible (200) avec au moins une paire formée d’une dite lame primaire (31) s’étendant selon une première direction de lame (DL1 ), et d’une dite lame secondaire (32) s’étendant selon une deuxième direction de lame (DL2), et avec, dans chaque paire, ladite lame primaire (31) identique à ladite lame secondaire (32) à l’orientation près.
- 17. Procédé selon la revendication 16, caractérisé en ce qu’on réalise ledit guidage flexible (200) ne comportant que des dites paires chacune formée d’une dite lame primaire (31) s’étendant selon une première direction de lame (DL1 ), et d’une dite lame secondaire (32) s’étendant selon une deuxième direction de lame (DL2), et avec, dans chaque paire, ladite lame primaire (31) identique à ladite lame secondaire (32) à l’orientation près.
- 18. Oscillateur mécanique (100) selon la revendication 14, ou selon la revendication 16 selon la revendication 14, caractérisé en ce que on réalise ledit guidage flexible (200) avec au moins un groupe de lames formé d’une dite lame primaire (31) s’étendant selon une première direction de lame (DL1 ), et d’une pluralité de dite lames secondaires (32) s’étendant selon une deuxième direction de lame (DL2), et avec, dans chaque dit groupe de lames, le comportement élastique de ladite lame primaire (31) identique au comportement élastique résultant de ladite pluralité de lames secondaires (32) à l’orientation près.
- 19. Oscillateur mécanique (100) d’horlogerie, selon l’une des revendications 1 à 18, caractérisé en ce qu’on réalise ledit guidage flexible (200) avec un premier nombre de dites premières lames appelées lames primaires (31) s’étendant selon une première direction de lame (DL1 ), et un deuxième nombre N2 de dites premières lames dites lamesCH 714 032 A2 secondaires (32) s’étendant selon une deuxième direction de lame (DL2), avec lesdites deux directions de lames (DL1; DL2) parallèles audit plan d’oscillation faisant entre elles, en position de repos, en projection sur ledit plan d’oscillation, un angle au sommet a, lesdites deux directions de lames (DL1; DL2) se croisant, en projection sur ledit plan d’oscillation, en un point de croisement (P) dont la position est définie par le rapport X= D/L, où D est la distance entre la projection, sur ledit plan d’oscillation, de l’un des points d’encastrement desdites premières lames (31; 32) dans ledit support fixe (4) et ledit point de croisement (P), et où L est la longueur totale de la projection, sur ledit plan d’oscillation, de ladite lame (31 ; 32) dans son élongation, et avec ledit rapport d’encastrement (D1/L1 ; D2/L2) compris entre 0.15 et 0.49, bornes comprises, ou entre 0.51 et 0.85, bornes comprises.
- 20. Procédé selon la revendication 19, caractérisé en ce qu’on choisit ledit angle au sommet (a) inférieur ou égal à 50°, et ledit rapport d’encastrement (D1/L1 ; D2/L2) compris entre 0.25 et 0.75, bornes comprises.
- 21. Procédé selon la revendication 20, caractérisé en ce qu’on choisit ledit angle au sommet (a) inférieur ou égal à 40°, et ledit rapport d’encastrement (D1/L1 ; D2/L2) compris entre 0.30 et 0.70, bornes comprises.
- 22. Procédé selon la revendication 21, caractérisé en ce qu’on choisit ledit angle au sommet (a) inférieur ou égal à 35°, et ledit rapport d’encastrement (D1/L1 ; D2/L2) compris entre 0.40 et 0.60, bornes comprises.
- 23. Procédé selon l’une des revendications 19 à 22, caractérisé en ce qu’on choisit ledit angle au sommet (a) inférieur ou égal à 30°.
- 24. Procédé selon l’une des revendications 19 à 23, caractérisé en ce qu’on choisit ledit angle au sommet (a) et ledit rapport X= D/L satisfaisant la relation:h1(D/L) < a < h2(D/L), avec, pour 0.2<X<0.5:h1 (X)= 116-473*(X + 0.05) + 3962*(X + 0.05)3-6000*(X + 0.05)4, h2(X)=128-473*(X-0.05) + 3962*(X-0.05)3-6000*(X-0.05)4, pour 0.5<X<0.8:h1 (X)= 116-473*( 1.05-X) + 3962*(1,05-X)3-6000*(1 Ό5-Χ)4, h2(X)=128-473*(0.95-X) + 3962*(0.95-X)3-6000*(0.95-X)4.
- 25. Procédé selon l’une des revendications 1 à 24, caractérisé en ce qu’on réalise ledit guidage flexible (200) avec un nombre total de dites lames flexibles strictement supérieur à deux.CH 714 032 A2CH 714 032 A2
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