Résumé de l’invention [0006] L’invention se propose de mettre au point une meilleure régulation, en diminuant les variations de consommation de couple du mouvement, sans toutefois les annuler, en raison des plus fortes consommations de couple correspondant aux sonneries de l’heure pleine.
[0007] A cet effet, l’invention concerne une pièce d’horlogerie selon la revendication 1.
[0008] De par sa simplicité, mais qui n’est effective que par la possibilité de réglages fins très précis qu’offre l’invention, celle-ci autorise aussi l’optimisation de mécanismes de pièces d’horlogerie existants, et l’invention concerne aussi un mécanisme additionnel selon la revendication 8, qui peut être rajouté à une pièce d’horlogerie existante.
[0009] L’invention concerne encore une pièce d’horlogerie comportant au moins un tel mécanisme additionnel.
Description sommaire des dessins [0010] D’autres caractéristiques et avantages de l’invention apparaîtront à la lecture de la description détaillée qui va suivre, en référence aux dessins annexés, où:
les fig. 1 à 6 représentent, de façon schématisée et en plan, dans six positions successives, un détail d’une réalisation particulière de l’invention, où le mécanisme d’affichage est un mécanisme de sonnerie incorporé dans une pièce d’horlogerie, et qui comporte, autour d’un mobile de sortie entraîné par un mouvement d’horlogerie, ici constitué non limitativement par une étoile de quatre, d’une part des composants propres au mécanisme de sonnerie: un röchet de détente coopérant avec un cliquet principal porté, ainsi que son ressort, par une bascule de déclenchement par le mouvement, et une bascule intermédiaire de déclenchement par le mouvement, soulevée périodiquement par une dent du mobile de sortie, et dont le pivotement entraîne le pivotement de la bascule de déclenchement par le mouvement, et d’autre part un sautoir lisseur de couple, qu’un premier ressort tend à ramener en appui sur le mobile de sortie;
les fig. 7 à 11 représentent, de façon schématisée, à chaque fois en vues de dessus, dessous et perspective, différents composants propres à ce mécanisme:
en fig. 7 une étoile de quatre constituant une réalisation particulière du mobile de sortie;
CH 714 033 A2
en fig. 8
un mobile entraîneur de sonnerie avec son röchet monté;
en fig. 9
un levier de débrayage de sonnerie, comportant une bascule de déclenchement par le mouvement, qui porte un cliquet principal de sonnerie et un ressort de poussée qui prend appui sur ce dernier;
en fig. 10
le sautoir lisseur de couple propre à l’invention;
en fig. 11
une bascule intermédiaire de déclenchement par le mouvement qui coopère directement avec le mobile de sortie;
la fig. 12
est un diagramme représentant, en ordonnée, la consommation de couple, en fonction du temps exprimé en abscisse; deux courbes de couple se croisent sensiblement:
d’une part une première courbe, en trait interrompu, avec un cycle périodique, sensiblement rectangulaire, avec des valeurs de couple non nulles et égales entre elles, pendant des plages de temps de 3 minutes au moment des changements de quarts, et qui correspond au couple résistant supplémentaire créé par le sautoir lisseur de couple, et
d’autre part une deuxième courbe, en trait continu, qui correspond à la consommation de couple par le mécanisme de sonnerie sans la mise en oeuvre de l’invention;
et cette fig. 12 comporte des repères A, B, C, D, E, R correspondant aux instants respectifs des fig. 1 à 6;
la fig. 13
est un schéma-blocs représentant une pièce d’horlogerie comportant un mouvement avec son mobile de sortie coopérant avec un mécanisme de sonnerie auquel est incorporé le dispositif à sautoir lisseur de couple selon l’invention,
la fig. 14
est un autre schéma-blocs représentant une pièce d’horlogerie comportant un mouvement avec son mobile de sortie coopérant avec un mécanisme de sonnerie, et avec un mécanisme additionnel lequel comporte le dispositif à sautoir lisseur de couple selon l’invention;
les fig. 15 et 16
illustrent un détail d’une variante comportant, entre le mobile de sortie et la bascule intermédiaire de déclenchement par le mouvement que comporte le mécanisme, une roue intermédiaire synchrone avec le mobile de sortie et porteuse d’une came avec laquelle coopère une bascule d’appui, rappelée sur la came par un ressort non représentée sur la figure:
sur la fig. 15
la bascule est en appui sur un rayon concentrique à l’axe de la came, le couple consommé est négligeable;
sur la fig. 16
la bascule est en appui sur un rayon ascendant de la came, le couple consommé correspond à l’entraînement de la bascule intermédiaire de déclenchement par le mouvement.
Description détaillée des modes de réalisation préférés [0011] L’invention concerne une pièce d’horlogerie 2000, notamment une montre, comportant au moins un mouvement 200. Ce mouvement 200 comporte des moyens principaux de stockage d’énergie, tels que barillet ou similaire, pour l’alimentation au moins d’un résonateur. L’invention concerne aussi bien des montres mécaniques que des montres électromécaniques.
[0012] Une telle pièce d’horlogerie 2000 peut aussi être une boîte à musique, ou comporter une boîte à musique.
[0013] Le mouvement 200 est agencé pour entraîner en continu au moins un mobile de sortie 3 comportant au moins une dent.
[0014] Cette pièce d’horlogerie 2000 comporte au moins un mécanisme d’affichage, qui est agencé pour être commandé par un tel mouvement 200 ou par une action d’un utilisateur. Ce mécanisme d’affichage est alimenté en énergie au moins par les moyens principaux de stockage d’énergie au travers dudit mobile de sortie 3.
[0015] Ce mécanisme d’affichage comporte des moyens de rappel élastique à armement progressif sous l’action du mobile de sortie 3, et qui sont agencés pour modifier l’affichage à des instants commandés par un mouvement 200 ou par une action d’un utilisateur, par un désarmement des moyens de rappel élastique. Le cycle d’armement et de désarmement des moyens de rappel élastique correspond à une variation du couple consommé par le mécanisme d’affichage au niveau du mobile de sortie 3. Ce mobile de sortie 3 comporte au moins une dent qui est agencée pour soulever une bascule intermédiaire de déclenchement par le mouvement 70, que comporte ledit mécanisme d’affichage.
[0016] Selon l’invention, le mécanisme d’affichage comporte un sautoir lisseur de couple 900, qui est agencé pour coopérer en appui discontinu avec le mobile de sortie 3, soit directement, soit au travers d’un rouage intermédiaire. Un premier
CH 714 033 A2 ressort 902 tend à ramener ce sautoir lisseur de couple 900 en appui sur le mobile de sortie 3, de façon à consommer, quand la bascule intermédiaire de déclenchement par le mouvement 70 n’est pas en prise avec le mobile de sortie 3, un couple équivalent à celui que consomme la bascule intermédiaire de déclenchement par le mouvement 70 quand elle est en prise avec le mobile de sortie 3, de façon à éviter des à-coups sur le rouage de finissage du mouvement 200, et à prévenir toute variation d’amplitude du résonateur.
[0017] Plus particulièrement, et tel qu’illustré par les figures, le mécanisme d’affichage est un mécanisme de sonnerie 100. Le mobile de sortie 3 comporte au moins une dent, qui est agencée pour coopérer avec des organes de commande de ce mécanisme de sonnerie.
[0018] La pièce d’horlogerie 2000 comporte ainsi au moins un mécanisme de sonnerie 100 pour l’exécution d’une sonnerie au passage et/ou de répétition minutes quand ce mécanisme de sonnerie 100 comporte une répétition minutes. Le mécanisme de sonnerie 100 est agencé pour être commandé par un mouvement 200 ou par une action d’un utilisateur. Le mécanisme de sonnerie 100 est classiquement alimenté en énergie, par les moyens principaux de stockage d’énergie ou/et par des moyens secondaires de stockage d’énergie 220 tels que barillet de sonnerie ou similaire.
[0019] Ce mécanisme de sonnerie 100 n’est pas détaillé ici. L’ouvrage de François LECOULTRE «Les montres compliquées», Editions horlogères, Bienne (Suisse), 1985, ISBN 2-88175-000-1, expose de façon détaillée les mécanismes de base constitutifs des mécanismes de sonnerie, aux pages 97 à 205, sous différents chapitres:
- sonneries,
- répétition antique,
- répétition à quarts moderne,
- répétition simplifiée,
- répétition demi-quarts,
- répétition demi-quarts Breguet,
- répétition cinq minutes,
- répétition à minutes,
- grande sonnerie.
[0020] Sauf nécessité, ces mécanismes de base ne seront pas repris ici en détail, le spécialiste des sonneries saura en retrouver la constitution dans cet ouvrage de référence universel, en particulier dans les deux derniers chapitres cités ci-dessus.
[0021] Ce mécanisme de sonnerie 100 comporte encore au moins un mobile entraîneur de sonnerie 2, tel qu’exposé notamment au chapitre «grande sonnerie» de l’ouvrage «Les montres compliquées» et visible notamment en fig. 40 de cet ouvrage. Ce mobile entraîneur de sonnerie 2 comporte classiquement un röchet de détente 22 et un pignon de crémaillère.
[0022] Le röchet de détente 22 est agencé pour coopérer avec un cliquet principal 85 pour l’exécution d’une sonnerie au passage, ou avec un cliquet de répétition minutes, non illustré sur les figures, quand le mécanisme de sonnerie 100 comporte une répétition minutes.
[0023] Plus particulièrement le mécanisme de sonnerie 100 comporte un levier de débrayage de sonnerie 55, qui est agencé pour éloigner du mobile de sonnerie 2 le cliquet principal 85, et le cliquet de déclenchement de répétition minutes quand le mécanisme de sonnerie 100 en comporte.
[0024] Ce levier de débrayage de sonnerie 55 comporte une bascule de déclenchement par le mouvement 50, qui porte le cliquet principal de sonnerie 85 et un ressort de poussée 52 qui prend appui sur le cliquet principal de sonnerie 85.
[0025] Le mobile de sortie 3 comporte au moins une dent agencée pour soulever une bascule intermédiaire de déclenchement par le mouvement 70, que comporte le mécanisme de sonnerie 100, et dont le pivotement entraîne le pivotement de la bascule de déclenchement par le mouvement 50.
[0026] Selon l’invention, le mécanisme de sonnerie 100 comporte un sautoir lisseur de couple 900, agencé pour coopérer avec le mobile de sortie 3, soit directement comme illustré par les figures, soit au travers d’un rouage intermédiaire. Un premier ressort 902 tend à ramener ce sautoir lisseur de couple 900, ou le dernier mobile de son rouage intermédiaire s’il y a lieu, en appui sur le mobile de sortie 3, de façon à consommer, quand la bascule intermédiaire de déclenchement par le mouvement 70 n’est pas en prise avec le mobile de sortie 3, un couple équivalent à celui que consomme la bascule intermédiaire de déclenchement par le mouvement 70 quand elle est en prise avec le mobile de sortie 3, de façon à éviter des à-coups sur le rouage de finissage du mouvement 200 et à prévenir toute variation d’amplitude du résonateur.
[0027] La description qui suit n’expose que le cas préféré de la liaison directe entre le sautoir lisseur de couple 900 et le mobile de sortie 3, l’homme du métier n’aura aucune difficulté à interposer des mobiles intermédiaires, notamment si l’encombrement l’exige. Toutefois le dernier mobile agencé pour coopérer directement avec le mobile de sortie doit alors comporter les caractéristiques particulières exposées plus loin.
[0028] Plus particulièrement, le mécanisme de sonnerie 100 comporte un excentrique 901 prenant appui sur un bras 903 du sautoir lisseur de couple 900 pour régler la position du sautoir lisseur de couple 900, pour que le couple consommé par le sautoir lisseur de couple 900 et celui consommé par la bascule intermédiaire de déclenchement par le mouvement 70 se superposent le moins possible.
CH 714 033 A2 [0029] Plus particulièrement, le sautoir lisseur de couple 900 comporte une tête polygonale, comportant une surface principale d’appui 906 dont la position est réglable par cet excentrique 901, séparée par une arête 905 d’une deuxième surface d’appui 904, laquelle est prévue pour être ajustée en position en usine par enlèvement de matière, après la mise en place du mouvement 200 et du mécanisme de sonnerie 100 dans la pièce d’horlogerie 2000 et avant la mise en service de celle-ci, et de façon à éviter une libération anticipée du sautoir lisseur de couple 900 et à prévenir ainsi tout rebat au niveau du résonateur, et à éviter une libération trop tardive du sautoir lisseur de couple 900 et à prévenir ainsi toute perte d’amplitude au niveau du résonateur.
[0030] De façon avantageuse, la bascule intermédiaire de déclenchement par le mouvement 70 comporte un bec 72 élastique agencé pour coopérer avec une dent du mobile de sortie 3. Ce bec 72 peut, selon l’effort qui lui est appliqué, être à distance d’un bras 75 de la bascule intermédiaire de déclenchement par le mouvement 70, ou bien en appui sur ce bras 75.
[0031] Plus particulièrement, la bascule de déclenchement par le mouvement 50 est soumise au couple de rappel d’un deuxième ressort 501 prenant appui sur un pion 502 qu’elle comporte.
[0032] Les figures illustrent une réalisation particulière, non limitative, du mobile de sortie 3, sous la forme non limitative d’une étoile 130 de déclenchement de sonnerie par le mouvement comportant quatre dents, de façon à pouvoir soulever, à chaque quart d’heure, la bascule intermédiaire de déclenchement par le mouvement 70.
[0033] Les fig. 15 et 16 illustrent un détail d’une variante comportant, une roue intermédiaire 132 synchrone avec le mobile de sortie 3, par l’intermédiaire d’une première roue 131 que comporte ce dernier, et porteuse d’une came 133 avec laquelle coopère une extrémité 134 d’une bascule d’appui 135, dont l’autre extrémité 136 est soumise à l’action d’un ressort non représenté pour plaquer la bascule d’appui 135 sur la came 133. L’extrémité 134 de la bascule 135 parcourt la périphérie de la came, laquelle est indexée sur sa roue 132 par un pion 137, pour la synchronisation entre la bascule d’appui 135 sur la carnei33 et le mobile de sortie 3 avec la bascule intermédiaire de déclenchement par le mouvement 70. Lorsque le mobile de sortie 3 est en contact avec la bascule intermédiaire de déclenchement par le mouvement 70, la bascule d’appui 135 est sur un rayon concentrique de la came 133, le couple consommé par la bascule est alors négligeable; lorsque le mobile de sortie 3 n’est plus en contact avec la bascule intermédiaire de déclenchement par le mouvement 70, la bascule d’appui 135 est sur un rayon ascendant de la came 133, afin de consommer le même couple que lors de l’entraînement de la bascule intermédiaire de déclenchement par le mouvement 70. Sur la fig. 15, l’extrémité 134 de la bascule 135 est en appui sur un rayon concentrique 1330 à l’axe de la came 133, le couple consommé est négligeable. Sur la fig. 16, l’extrémité 134 de la bascule 135 est en appui sur un rayon ascendant 1331 de la came, le couple consommé correspond à l’entraînement de la bascule intermédiaire de déclenchement par le mouvement 70.
[0034] Dans une réalisation particulière, la came 133 comporte une alternance de rayons concentriques 1330 et de rayons ascendants 1331, et est de type escargot, avec un saut brusque entre son plus grand rayon et son plus petit rayon, tel qu’illustré par les fig. 15 et 16.
[0035] Plus particulièrement, la roue intermédiaire 132 et la première roue 131 sont choisies de façon à ce que chaque passage d’une dent à l’autre sur l’étoile 130 de déclenchement de sonnerie par le mouvement corresponde à un changement de rayon concentrique 1330.
[0036] Cette variante peut, encore, être agencée sous d’autres formes, et notamment:
- l’appui sur la came peut se faire par l’intermédiaire d’un galet sur la bascule;
- la forme de la came peut varier, et en particulier en utilisant la possibilité de restituer du couple sur le mobile de sortie 3, avec une pente descendante au lieu d’une pente descendante.
[0037] On comprend que l’extrapolation de l’invention permet de gérer ainsi différents types d’échange de couple, prise de couple, ou restitution de couple, à des instants choisis. Cette fonctionnalité est particulièrement intéressante pour de nombreux mécanismes horlogers, notamment du type consommant périodiquement un couple important et ensuite plus rien, le tout durant un laps de temps assez court, de l’ordre de l’heure ou moins.
[0038] Illustré ici dans le cas particulièrement avantageux d’une grande sonnerie, le mécanisme selon l’invention peut également être utilisé, de façon nullement limitative, dans les mécanismes suivants, pour lesquels le constructeur horloger doit gérer de gros écarts de couple, qui conduisent habituellement à des surdimensionnements de certains composants et à une dégradation du rendement énergétique:
- seconde rétrograde;
- seconde sautante;
- minute rétrograde;
- minute sautante;
- heure rétrograde;
- heure sautante;
- chronographe;
- compte à rebours;
- automate; et similaires.
CH 714 033 A2 [0039] L’invention concerne encore un mécanisme additionnel 1000 pour une pièce d’horlogerie 2000 telle que décrite plus haut, comportant un mouvement 200 comportant des moyens principaux de stockage d’énergie pour l’alimentation au moins d’un résonateur et agencé pour entraîner en continu au moins un mobile de sortie 3 comportant au moins une dent. Cette pièce d’horlogerie 2000 comporte un mécanisme d’affichage comportant des moyens de rappel élastique à armement progressif sous l’action du mobile de sortie 3, et qui sont agencés pour modifier l’affichage à des instants commandés par le mouvement 200 ou par une action d’un utilisateur, par un désarmement des moyens de rappel élastique, Le cycle d’armement et de désarmement des moyens de rappel élastique correspond à une variation du couple consommé par le mécanisme d’affichage au niveau du mobile de sortie 3.
[0040] Selon l’invention, ce mécanisme additionnel 1000 comporte un sautoir lisseur de couple 900, qui est agencé pour pivoter sur une platine ou un pont d’une telle pièce d’horlogerie 2000 ou d’un tel mécanisme d’affichage ou d’un tel mouvement 200. Le mécanisme additionnel 1000 comporte un premier ressort 902, fixé à la platine ou au pont, et qui tend à ramener le sautoir lisseur de couple 900 en appui discontinu sur le mobile de sortie 3, soit directement, soit au travers d’un rouage intermédiaire, de façon à consommer autant de couple du mouvement 200 que le mécanisme d’affichage en consomme quand il en consomme, pendant les phases où le mécanisme d’affichage ne consomme pas de couple du mouvement 200.
[0041] Et le mécanisme additionnel 1000 comporte avantageusement un excentrique 901, qui est agencé pour être fixé sur la platine ou le pont, et pour prendre appui sur un bras 903 du sautoir lisseur de couple 900 pour régler la position du sautoir lisseur de couple 900, pour que le couple consommé par le sautoir lisseur de couple 900 et celui consommé par le mécanisme d’affichage se superposent le moins possible.
[0042] Plus particulièrement, ce mécanisme additionnel 1000 est prévu pour une pièce d’horlogerie 2000, et en particulier mais non limitativement pour une pièce d’horlogerie 2000, notamment une montre, dont au moins un mécanisme d’affichage est un mécanisme de sonnerie 100 pour l’exécution d’une sonnerie au passage et/ou de répétition minutes, et un mouvement 200 comportant des moyens principaux de stockage d’énergie pour l’alimentation au moins d’un résonateur et agencé pour entraîner en continu au moins un mobile de sortie 3 comportant au moins une dent, et agencé pour déclencher le fonctionnement de sonneries au passage.
[0043] Selon l’invention, ce mécanisme additionnel 1000 comporte un sautoir lisseur de couple 900, agencé pour pivoter sur une platine ou un pont d’une telle pièce d’horlogerie 2000 ou d’un mécanisme de sonnerie 100 ou d’un mouvement 200. Il comporte un premier ressort 902, fixé à la platine ou au pont, et tendant à ramener le sautoir lisseur de couple 900 en appui sur le mobile de sortie 3, soit directement, soit au travers d’un rouage intermédiaire, de façon à consommer autant de couple du mouvement 200 que le mécanisme de sonnerie 100 en consomme quand il en consomme, pendant les phases où le mécanisme de sonnerie 100 ne consomme pas de couple du mouvement 200.
[0044] L’invention concerne encore une telle pièce d’horlogerie 2000 comportant au moins un tel mécanisme additionnel 1000.
[0045] La cinématique est exposée aux fig. 1 à 6, en relation avec les instants A à F au voisinage de la demi-heure et des trois quarts d’heure du graphe de la fig. 12, qui illustre un exemple de mise en oeuvre de l’invention dans une montre-bracelet à grande sonnerie, avec en ordonnée un couple, et en abscisse un temps en minutes.
[0046] La fig. 1, à l’instant A, montre le bras 903 du sautoir 900 au repos sur l’excentrique 901. Une première dent du mobile de sortie 3 est en appui sur la surface principale d’appui 906, du côté opposé à l’arête 905, et sa course ultérieure le long de cette surface d’appui 906, à rencontre du premier ressort 902, va se traduire par la consommation de couple du sautoir lisseur de couple 900. Une deuxième dent du mobile de sortie 3 est en appui pointe sur pointe sur le bec 72, qu’elle s’apprête à quitter. Le cliquet 85 est dans la position extrême, la plus en arrière, par rapport au röchet 22.
[0047] La fig. 2, à l’instant B immédiatement consécutif à l’instant A, de l’ordre d’une seconde après, montre le mobile de sortie 3 poussant le sautoir 900 en sens anti-horaire, toujours sur la surface principale d’appui 906, et en se rapprochant de l’arête 905, et décollant son bras 903 de l’excentrique 901. La consommation de lissage de couple est effectuée lors de cette phase. La bascule intermédiaire de déclenchement par le mouvement 70, qui n’est plus retenue par le mobile de sortie 3, pivote dans le sens anti-horaire, sa course étant limitée par une goupille, non représentée, qui coopère avec la lumière oblongue qu’elle comporte. Le cliquet 85 est encore immobile, mais le pivotement de la bascule intermédiaire de déclenchement par le mouvement 70 va autoriser celui de la bascule de déclenchement par le mouvement 50, et donc le mouvement du cliquet vers la gauche de la figure.
[0048] La fig. 3, à l’instant C quelques minutes après l’instant B, montre l’instant où on quitte la consommation de couple par le sautoir de lissage de couple 900, pour reprendre la consommation de couple par le mécanisme de sonnerie. Une dent du mobile de sortie 3 est sur l’arête 905, pointe sur pointe, ce qui correspond au point haut extremum du sautoir 900, une autre dent du mobile de sortie 3 vient au contact du bec 72 de la bascule intermédiaire de déclenchement par le mouvement 70, sans encore le faire fléchir, ce qui va permettre l’armement du deuxième ressort 501 poussant la bascule de déclenchement par le mouvement 50, puis du premier ressort 902 via le sautoir 900.
[0049] La fig. 4, à l’instant D immédiatement consécutif à l’instant C, de l’ordre d’une seconde après, montre la dent du mobile de sortie 3 en train de franchir l’arête 905, et l’autre dent du mobile de sortie 3 pousse maintenant le bec 72 de
CH 714 033 A2 la bascule intermédiaire de déclenchement par le mouvement 70, en appui sur son bras 75, effectuant ainsi le rattrapage du jeu.
[0050] La fig. 5, à l’instant E quelques minutes après l’instant D, montre la course en sens horaire de la bascule intermédiaire de déclenchement par le mouvement 70 sous la poussée d’une dent du mobile de sortie 3, correspondant à l’armement de la bascule de déclenchement de sonnerie. La dent opposée du mobile de sortie 3 est le long de la deuxième surface d’appui 904. Le sautoir 900 retombe lentement en sens horaire, en accompagnant la rotation du mobile de sortie 3, et restitue du couple au déclenchement de sonnerie. Le bras 903 du sautoir 900 revient au contact de l’excentrique 901. Le réglage fin de celui-ci permet l’ajustement précis de la position de l’arête 905 du sautoir lisseur de couple 900. Le cliquet 85 commence son recul.
[0051] La fig. 6, à l’instant F quelques minutes après l’instant E, montre le mobile de sortie 3 sans aucun contact avec le sautoir 900 qui repose en appui sur l’excentrique 901, et qui achève la poussée en sens horaire du bec 72 et de la bascule intermédiaire de déclenchement par le mouvement 70, dont la face 74 entraîne la bascule de déclenchement par le mouvement 50. La poursuite de la rotation du mobile de sortie 3 ramène ensuite l’ensemble dans la position de la fig. 1.
Revendications
1. Pièce d’horlogerie (2000) comportant au moins un mouvement (200) comportant des moyens principaux de stockage d’énergie pour l’alimentation au moins d’un résonateur et agencé pour entraîner en continu au moins un mobile de sortie (3) comportant au moins une dent, ladite pièce d’horlogerie (2000) comportant encore au moins un mécanisme d’affichage agencé pour être commandé par un dit mouvement (200) ou par une action d’un utilisateur, ledit mécanisme d’affichage étant alimenté en énergie au moins par lesdits moyens principaux de stockage d’énergie au travers dudit mobile de sortie (3), et ledit mécanisme d’affichage comportant des moyens de rappel élastique à armement progressif sous l’action dudit mobile de sortie (3) et agencés pour modifier l’affichage à des instants commandés par un dit mouvement (200) ou par une action d’un utilisateur, par un désarmement desdits moyens de rappel élastique, le cycle d’armement et de désarmement desdits moyens de rappel élastique correspondant à une variation du couple consommé par ledit mécanisme d’affichage au niveau dudit mobile de sortie (3), lequel comporte au moins une dent agencée pour soulever une bascule intermédiaire de déclenchement par le mouvement (70), que comporte ledit mécanisme d’affichage, caractérisée en ce que ledit mécanisme d’affichage comporte un sautoir lisseur de couple (900) agencé pour coopérer en appui discontinu avec ledit mobile de sortie (3), soit directement, soit au travers d’un rouage intermédiaire, et qu’un premier ressort (902) tend à ramener en appui sur ledit mobile de sortie (3), de façon à consommer, quand ladite bascule intermédiaire de déclenchement par le mouvement (70) n’est pas en prise avec ledit mobile de sortie (3), un couple équivalent à celui que consomme ladite bascule intermédiaire de déclenchement par le mouvement (70) quand elle est en prise avec ledit mobile de sortie (3), de façon à éviter des à-coups sur le rouage de finissage dudit mouvement (200) et à prévenir toute variation d’amplitude dudit résonateur.