CH714319A2 - Dispositif pour guidage en translation d'un composant mobile. - Google Patents

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CH714319A2
CH714319A2 CH01362/17A CH13622017A CH714319A2 CH 714319 A2 CH714319 A2 CH 714319A2 CH 01362/17 A CH01362/17 A CH 01362/17A CH 13622017 A CH13622017 A CH 13622017A CH 714319 A2 CH714319 A2 CH 714319A2
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Abstract

L’invention concerne un dispositif (1; 2) comprenant un élément fixe (13, 23), un élément mobile (100) et des premier (12) et deuxième (22) organes élastiques reliant l’élément fixe (13, 23); et l’élément mobile (100) et étant agencés pour guider l’élément mobile (100) en translation par rapport audit élément fixe (13, 23). Chacun des premier (12) et deuxième (22) organes élastiques est agencé pour exercer sur l’élément mobile (100) une force de rappel élastique sensiblement constante sur une plage prédéterminée de positions de l’élément mobile (100) par rapport à l’élément fixe (13, 23), les forces de rappel élastique exercées par les premier (12) et deuxième (22) organes élastiques se compensant au moins partiellement dans toute ladite plage prédéterminée. L’invention concerne également un procédé de réalisation d’un tel dispositif, un ensemble horloger comprenant un tel dispositif et un composant horloger solidaire en translation de l’élément mobile, ainsi qu’une pièce d’horlogerie telle qu’une montre-bracelet ou une montre de poche, comprenant un tel ensemble.

Description

Description [0001] La présente invention concerne un dispositif, typiquement horloger, pour le guidage d’un composant mobile en translation.
[0002] Le brevet européen EP 2 607 968 B1 décrit un mécanisme d’échappement horloger comprenant une ancre d’échappement effectuant un mouvement alternatif en translation selon une direction de manière à se rapprocher et à s’éloigner de l’ancre de l’organe régulateur. Ce mécanisme d’échappement comprend des moyens de guidage en coulissement agencés pour coopérer avec des éléments d’appui solidaires d’un bâti d’une pièce d’horlogerie. De tels moyens de guidage présentent l’inconvénient d’engendrer des frottements et donc des pertes d’énergie.
[0003] La demande internationale WO 2013/144 236 décrit également un mécanisme d’échappement comprenant une ancre d’échappement effectuant un mouvement alternatif en translation. Le guidage en translation de l’ancre est réalisé au moyen de deux lames flexibles précontraintes en flambage, chacune de ces lames étant associée à un ressort de charge afin d’annuler sa rigidité. De tels moyens de guidage permettent d’éliminer les frottements mais présentent l’inconvénient d’engendrer une force de rappel élastique.
[0004] D’une manière générale, les guidages flexibles définissent un axe de déplacement uniquement virtuel pour le composant mobile et présentent l’avantage d’annuler les frottements. Cependant, ils présentent l’inconvénient d’engendrer une force de rappel qui, dans certaines utilisations, est indésirable ou trop importante, une telle force engendrant une surconsommation d’énergie.
[0005] Pour diminuer cette force de rappel une possibilité consistant à réaliser des guidages flexibles avec des lames présentant de très faibles raideurs n’est pas convenable car des lames de très faible raideur sont généralement fines et donc fragiles et difficiles à fabriquer. De plus, des lames de très faible raideur entraînent un guidage moins précis qu’un guidage avec des lames plus épaisses et autorisent notamment des déplacements parasites en dehors du plan défini par l’élément à guider lors de son déplacement en translation. En outre, une telle méthode ne peut permettre d’annuler complètement la force de rappel.
[0006] Un but de la présente invention est de proposer un dispositif de guidage d’un composant mobile en translation qui soit précis et qui permette d’annuler les frottements tout en atténuant voire en supprimant toute force de rappel.
[0007] L’invention propose à cette fin un dispositif comprenant un élément fixe, un élément mobile et des premier et deuxième organes élastiques reliant l’élément fixe et l’élément mobile et étant agencés pour guider l’élément mobile en translation par rapport audit élément fixe, caractérisé en ce que chacun des premier et deuxième organes élastiques est agencé pour exercer sur l’élément mobile une force de rappel élastique sensiblement constante sur une plage prédéterminée de positions de l’élément mobile par rapport à l’élément fixe, les forces de rappel élastique exercées par les premier et deuxième organes élastiques se compensant au moins partiellement dans toute ladite plage prédéterminée.
[0008] L’invention propose également un procédé selon la revendication 13 de réalisation d’un tel dispositif, un ensemble horloger selon la revendication 15 comprenant un tel dispositif et un composant horloger solidaire en translation de l’élément mobile, ainsi qu’une pièce d’horlogerie selon la revendication 17 telle qu’une montre-bracelet ou une montre de poche, comprenant un tel ensemble.
[0009] D’autres caractéristiques et avantages de la présente invention apparaîtront à la lecture de la description détaillée suivante faite en référence aux dessins annexés dans lesquels:
la fig. 1 est une vue en perspective d’un dispositif selon un premier mode de réalisation de l’invention;
les fig. 2a et 2b sont des représentations schématiques en vue de dessus d’une unité isolée du dispositif représenté à la fig. 1 respectivement au repos et pré-armée;
la fig. 3 (courbe Co) est une représentation graphique de la force de rappel élastique exercée dans l’unité isolée de la fig. 2b;
la fig. 4 représente graphiquement la force de rappel élastique exercée par une lame travaillant en flambage appartenant à l’unité isolée représentée à la fig. 2b (courbe C-ι) ainsi que la contrainte maximale de Von Mises exercée sur cette lame (courbe C2);
la fig. 5 représente graphiquement la force de rappel élastique exercée par un ensemble de lames travaillant en flexion appartenant à l’unité isolée représentée à la fig. 2 (courbe C3) ainsi que la contrainte maximale de Von Mises exercée sur cet ensemble de lames (courbe C4);
la fig. 6 est une représentation dans un même graphique des courbes Co, C-ι et C3.
les fig. 7a et 7b sont des représentations schématiques en vue de dessus décrivant des étapes successives de la réalisation du dispositif représenté à la fig. 1;
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les fig. 7c et 7d sont des représentations schématiques en vue de dessus décrivant différentes configurations du dispositif représenté aux fig. 1 et 7b;
les fig. 8a et 8b sont des schémas illustrant l’état d’armage de chacune des unités du dispositif représenté respectivement aux fig. 7a et 7b; la fig. 8c est un schéma illustrant l’état d’armage de chacune des unités du dispositif représenté à la fig. 10b;
la fig. 9 est une représentation graphique de la force de rappel élastique exercée dans chacune des unités du dispositif de la fig. 7b ainsi que de la force de rappel élastique exercée sur un élément à guider joint à des parties de liaison appartenant aux deux unités de ce dispositif lors de son déplacement en translation par rapport à un ensemble comprenant des supports faisant également partie desdites deux unités;
les fig. 10a et 10b sont des représentations schématiques en vue de dessus décrivant des étapes successives de la réalisation d’un dispositif selon un second mode de réalisation de l’invention;
la fig. 11 est une représentation graphique de la force de rappel élastique exercée dans chacune des unités du dispositif de la fig. 10b ainsi que de la force de rappel élastique exercée sur un élément à guider joint à des parties de liaison appartenant aux deux unités de ce dispositif lors de son déplacement en translation par rapport à un ensemble comprenant des supports faisant également partie desdites deux unités;
la fig. 12 est une vue de dessus d’un dispositif selon le premier mode de réalisation de l’invention intégré dans un mécanisme horloger;
[0010] La fig. 1 représente un dispositif 1, typiquement horloger, selon un premier mode de réalisation de l’invention comprenant une première 10 et une deuxième 20 unité monolithique se faisant face et un élément rigide mobile à guider en translation 100. Chacune des unités 10, 20 comprend une partie de liaison 11,21, rigide et mobile, jointe à l’élément à guider 100 et un organe élastique 12, 22 reliant cette dernière à un support 13, 23 rigide. Chacun des supports 13, 23 est en une seule partie dans le dispositif 1 représenté à la fig. 1 mais pourrait comprendre plusieurs parties fixes les unes par rapport aux autres, par exemple plusieurs parties fixées sur un même bâti. L’ensemble des supports 13, 23 du dispositif 1 représenté à la fig. 1 constitue un élément fixe en deux parties fixes l’une par rapport à l’autre mais pourrait également être en une seule partie.
[0011] Chaque organe élastique 12, 22 comprend typiquement:
- une lame élastique 12a, 22a travaillant en flambage, ladite lame 12a, 22a étant interrompue dans sa partie centrale par la partie de liaison 11,21 et ayant ses deux extrémités jointes audit support 13, 23;
- une paire de lames élastiques de jonction 12b, 22b travaillant en flexion, une des extrémités de chaque lame de ladite paire étant reliée à la partie de liaison 11, 21 et s’étendant de cette partie de liaison 11,21 vers le support 13, 23; et
- deux paires de lames élastiques 12c, 22c parallèles, travaillant en flexion et reliant la paire de lames élastiques de jonction 12b, 22b au support 13, 23.
[0012] Le support 13, 23 de chacune des unités 10, 20 est fixé sur un bâti 3, la partie de liaison 11,21 étant mobile par rapport au support 13, 23. Le bâti 3 peut être fixe ou mobile et comprend typiquement une platine, un pont ou une cage de tourbillon d’un mécanisme horloger.
[0013] La partie de liaison 11, 21 de chacune des unités 10, 20 est guidée en translation par l’organe élastique 12, 22 de ladite unité 10, 20 et se déplace le long d’une droite (d).
[0014] Chacune des parties de liaison 11,21 est jointe à l’élément à guider 100 par tout moyen convenable, par exemple par la réalisation d’une structure monolithique ou bien par collage, vissage, soudure, brasage, chassage sur goupilles, clipsageou autre.
[0015] Les parties de liaison 11, 21 et l’élément à guider 100 peuvent donc se déplacer en translation le long de la droite (d) définie précédemment.
[0016] Dans l’exemple représenté à la fig. 1, pour chaque unité 10, 20, l’ensemble comprenant l’organe élastique 12, 22 et la partie de liaison 11,21 est symétrique par rapport à cette droite (d).
[0017] Au sein du dispositif 1, chacun des organes élastiques 12, 22 est pré-armé et exerce une force respectivement F-io, F20 tendant à éloigner l’élément à guider 100 du support 13, 23 auquel il est associé. Les unités 10, 20 étant placées face à face, en opposition, les forces F10 et F20 sont opposées, comme représenté par les flèches F10 et F20 à la fig. 1.
[0018] Chaque lame élastique 12a et 22a est ici préformée droite et travaille en flambage sous l’effet de son pré-armage. Les lames élastiques 12a et 22a pourraient cependant être préformées flambées, c’est-à-dire usinées avec une forme flambée. Encore une autre possibilité consisterait en l’utilisation de lames élastiques 12a, 12b préformées droites puis comprimées lors de l’assemblage des unités 10, 20.
CH 714 319 A2 [0019] Le déplacement des parties de liaison 11, 21 dans le sens opposé aux flèches F10, F20 peut être limité par des butées 14, 24 faisant partie des supports 13, 23.
[0020] Les deux unités 10, 20 du dispositif 1 représenté à la fig. 1 sont identiques (en particulier les organes élastiques 12, 22 ont la même forme).
[0021] Pour la compréhension de l’invention, le comportement de chaque unité 10, 20 du dispositif 1, considérée isolément, c’est-à-dire libre de toute interaction avec l’élément à guider 100 ou avec l’autre unité, et sans butée 14, 24, est décrit ci-dessous. Les fig. 2a et 2b représentent l’unité 10 isolée.
[0022] L’unité 10 isolée représentée à la fig. 2a peut être armée par translation de sa partie de liaison 11 le long de la droite (d) dans la direction entraînant un effort de compression sur la lame élastique 12a et son flambage, c’est-à-dire dans la direction de son support 13 (sens d’armage) d’une distance Δ10. La position dans laquelle Δ10= 0 correspond à la position de repos de l’unité 10 isolée, c’est-à-dire à la position dans laquelle toutes les lames élastiques de son organe élastique 12 sont au repos (n’exercent aucune force de rappel élastique) et la valeur de Δ10 augmente lorsque sa partie de liaison 11 se rapproche de son support 13. La fig. 2a représente l’unité 10 isolée dans ladite position de repos. Lorsque l’organe élastique 12 est au repos, la droite (d) est typiquement sensiblement parallèle aux lames de jonction 12b et sensiblement équidistante de chacune desdites lames 12b.
[0023] Lors de l’armage, l’organe élastique 12 de l’unité 10 se déforme pour exercer, dans l’unité 10 armée, une force de rappel F10(A10) dans le sens opposé au sens d’armage, cette force dépendant de la position Δ10 de la partie de liaison 11 et tendant à faire revenir l’unité 10 dans sa position de repos, c’est-à-dire à éloigner la partie de liaison 11 du support 13.
[0024] La fig. 2b représente l’unité 10 isolée après armage. La flèche F10 représentée à la fig. 2b illustre la force de rappel F ιο(Δι o)· [0025] L’unité 10 représentée aux fig. 2a et 2b correspond à une unité particulière réalisée par la demanderesse dont les dimensions sont, lorsque elle est à l’état de repos, celles indiquées dans le tableau 1 ci-dessous.
Tableau 1: Dimensions de l’unité particulière 10 réalisée par la demanderesse, isolée et à l’état de repos [0026]
Référence Grandeur Valeur Unité
a Longueur 10 mm
b Espace entre lames en flexion 12c 0.94 mm
c Espace entre lame 12 a et lame inférieure 12c 2.5 mm
d Largeur 3.7 mm
E Espace d’ouverture E de l’unité 10 (au repos) e = 0.94 mm
f Flèche de la lame 12a 1.2 mm
g Epaisseur lame 12a 40 μm
h Epaisseur lames 12b et 12c 47.46 μm
Hauteur des lames 0.3 mm
[0027] Les grandeurs g «épaisseur lame 12a» et h «épaisseur lames 12b et 12c» se mesurent dans le plan dans lequel est représenté l’organe moteur 1 tandis que la grandeur «hauteur» se mesure perpendiculairement à ce plan.
[0028] Comme cela est visible à la fig. 2b, les lames élastiques de jonction 12b travaillant en flexion donnent un degré de liberté aux lames élastiques 12c qui peuvent s’écarter, augmentant ainsi la valeur de la distance E (cf. fig. 2b). Ce degré de liberté est nécessaire pour le bon fonctionnement du mécanisme, cependant, il pourrait être obtenu par tout autre moyen convenable. La valeur de E dépend donc de l’état d’armage de l’unité 10.
[0029] Avant le pré-armage de l’unité 10, l’espace d’ouverture E à une valeur de 0,94 mm égale à l’espace «e» séparant les lames 12b au niveau de la partie de liaison 11.
[0030] Lorsque l’unité 10 est pré-armée d’une valeur AiOarm, l’espace d’ouverture E vaut «e’» et, lorsque, en fonctionnement, l’unité 10 est armée d’une valeur AiOmax, l’espace d’ouverture E vaut «e»».
[0031] En référence à la fig. 3, soit Δ10 la position de la partie de liaison 11 de l’unité 10 isolée le long de la droite (d), tel que défini précédemment; la fig. 3 représente l’évolution F10(A10) de la force F10 exercée par la partie de liaison 11 en direction de la flèche F10, cette force étant la résultante des forces de rappel élastique exercées par les lames élastiques 12a, 12b et 12c de l’organe élastique 12. Les valeurs de la force F10(A10), pour chaque position Δ10, correspondent à la
CH 714 319 A2 force nécessaire pour maintenir la partie de liaison 11 dans la position Δ10 correspondante. Ces valeurs sont issues d’une simulation de l’évolution de la force de rappel élastique de l’unité 10 particulière isolée réalisée par la demanderesse en fonction de la position Δ10.
[0032] Comme cela est visible sur le graphique de la fig. 3 (courbe Co), cette force suit une évolution en plusieurs phases:
- pour une position A10 comprise entre 0 et une première valeur, la force de rappel élastique augmente rapidement avec la position A10; cette phase correspond à la phase d’armage;
- au-delà de cette première valeur, l’unité 10 est dans une phase stable. En effet, entre cette première valeur et une seconde valeur, la force de rappel élastique est sensiblement constante par rapport à la position Δ10, c’est-à-dire qu’elle ne varie pas de plus de 10%, de préférence 5%, de préférence 4%, de préférence 3%, de préférence 2%, de préférence encore 1%, sur la plage de positions comprise entre lesdites première et deuxième valeurs.
- au-delà de cette deuxième valeur, la force de rappel élastique augmente à nouveau jusqu’à atteindre une valeur limite Fioiimite, pour un déplacement A10 = A10iimite· Cette valeur F10iimite dépend des propriétés du matériau dans lequel l’unité 10 est réalisée et est atteinte lorsque l’unité 10 subit la contrainte maximale qu’elle peut supporter.
[0033] L’unité particulière isolée 10 étudiée à la fig. 3 est réalisée en aciersulem H1 CK101 (acier de construction non-allié) mais tout matériau approprié peut être utilisé. Par exemple des matériaux tels que le silicium typiquement revêtu d’oxyde de silicium, le Nivaflex® 45/18 (alliage à base de cobalt, nickel et chrome;), le plastique ou le verre métallique conviennent également et permettent l’obtention d’unités dont la force de rappel élastique est sensiblement constante sur les mêmes plages de positions mais avec des intensités différentes.
[0034] La plage de positions permettant la délivrance d’une force de rappel sensiblement constante étant une constante liée à la forme des lames élastiques, la contrainte maximale subie par les lames élastiques doit être inférieure ou égale à la limite élastique (F|imite) du matériau dans lequel elles sont fabriquées. Lors de l’utilisation du dispositif selon l’invention, il sera donc important de ne pas dépasser Δι0|Μθ pour ne pas plastifier ou casser les lames.
[0035] Le choix du matériau dépend de l’application. Les différents matériaux utilisables cités ci-dessus, aux dimensions considérées, peuvent subir, sans risque de déformation plastique ou de rupture, des contraintes (de Von Mises) allant jusqu’à 2100 MPa.
[0036] L’unité 10 isolée présentant une évolution de la force F10(A10) telle que représentée à la fig. 3 diffère des structures élastiques classiques. Ses propriétés reposent sur l’association de différents types de lames élastiques dont les propriétés sont spécifiquement choisies ainsi que sur leur agencement permettant l’addition de leurs forces de rappel élastique.
[0037] La courbe C-ι de la fig. 4 illustre (en N) la force de rappel élastique F10fiamb associée à la lame élastique 12a travaillant en flambage en fonction de la position A10 de la partie de liaison 11 de l’unité 10 isolée par rapport à son support 13, le long de la droite (d). On remarque que pour une certaine plage de valeurs deA10 s’étendant, dans cette unité 10 particulière, d’environ 0,01 mm à environ 1,6 mm, la courbe Ci associée à la lame 12a est sensiblement droite, de coefficient directeur environ égal à -0,28. Une régression linéaire a été effectuée et donne une équation de droite y= -0,2777x + 0,3367 avec R2 = 0,999. La lame élastique 12a du dispositif 1 présente donc, sur cette plage de valeurs au moins, une raideur négative.
[0038] La capacité de la lame élastique 12a à travailler en flambage lui permet, lorsqu’elle est considérée isolément, de se comporter comme un bistable ou du moins de posséder une raideur linéaire négative sur une plage de positions données. L’ajustement du rapport entre la flèche f de la lame 12a au repos et son épaisseur ainsi que l’ajustement de sa longueur, de sa hauteur et de son matériau permettent de moduler la linéarité de la portion de droite sur laquelle la lame 12a possède une raideur négative.
[0039] La courbe C2 de cette même fig. 4 illustre, quant à elle, la contrainte maximale de Von Mises (en MPa) exercée sur la lame 12a en fonction de la position A10. Il est à noter que la contrainte de Von Mises exercée sur la lame 12a est inférieure à 2100 MPa sur toute la plage de positions A10 allant de 0,01 mm à 1,6 mm. En effet, elle n’atteint 2000 MPa qu’à partir d’une position A10 supérieure à 2mm environ.
[0040] La courbe C3 de la fig. 5 illustre, la force de rappel élastique Ρ10ΠθχίΟη associée à l’ensemble des lames 12b, 12c travaillant en flexion en fonction de la position A10 de la partie de liaison 11 de l’unité 10 isolée par rapport à son support 13, le long de la droite (d). Comme c’est le cas pour tout type de ressort travaillant en flexion, la courbe C3 illustrant la force de rappel élastique en fonction du déplacement est une droite sur une plage de valeurs donnée. Les lames 12b, 12c ont une raideur positive et sont choisies pour que la raideur de l’association des lames 12b, 12c en flexion soit environ égale à 0,28 c’est-à-dire pour que le coefficient directeur de la droite Fi0fiexion(Ai0) soit environ égal à 0,28.
[0041] Ainsi les coefficients directeurs des portions de droites associées aux courbes C-ι (F10fiamb(A10)) et C3 (F10fiexion(A10)) sont opposés. La courbe C3 fléchit légèrement pour des valeurs de A10 dépassant 1,6 mm, et peut donc être considérée comme une droite de coefficient directeur environ égal à 0,28 pour des valeurs de A10 comprises entre 0 et 1,6mm. Une régression linéaire a été effectuée et donne une équation de droite y=0,2814x + 0,0002 avec R2 = 1.
[0042] La courbe C4 de cette même fig. 5 illustre, quant à elle, la contrainte maximale de Von Mises (en MPa) exercée sur l’ensemble des lames 12b et 12c travaillant en flexion en fonction de la position A10. Il est à noter que la contrainte de Von Mises exercée sur cet ensemble de lames 12b, 12c est inférieure à 2100 MPa sur une plage de positions allant de 0 mm à 1,4 mm. Elle n’atteint 2100MPa qu’à partir d’une position A10 d’environ 1,42 mm.
CH 714 319 A2 [0043] L’agencement des lames 12a, 12b et 12c de l’unité 10 est tel que la courbe Co de la fig. 3 correspond à la somme des courbes C-ι et C3 des fig. 4 et 5, comme illustré à la fig. 6. Ainsi, dans la mesure où les coefficients directeurs des portions de droites associées aux courbes Ci et C3 sont opposés, l’association de la raideur négative obtenue par le biais de la lame 12a travaillant en flambage avec la raideur positive obtenue par le biais des lames 12b, 12c travaillant en flexion, permet l’obtention d’une raideur sensiblement nulle, c’est-à-dire d’une force de rappel sensiblement constante, comme illustré aux fig. 3 et 6.
[0044] L’ensemble des lames de l’organe élastique 12 de l’unité 10 du dispositif 1 est donc agencé pour exercer, dans cette unité 10, une force de rappel élastique F10(A10) sensiblement constante sur une plage de positions [A10min, A10max] de la partie de liaison 11 de ladite unité 10 par rapport à son support 13.
[0045] On distinguera la plage [Amin, Amax] théorique ([AminJhéo, Amax_théo]), correspondant à la plage de positions de la partie de liaison 11 de l’unité 10 par rapport à son support 13 dans laquelle l’unité 10 est potentiellement apte à exercer une force sensiblement constante de valeur Fconstante> indépendamment de tout risque de rupture et/ou de déformation élastique, et la plage [Amin, Amax] d’utilisation ([Amin utilisation, Amax utilisation]) correspondant à la plage de positions de la partie de liaison 11 de l’unité 10 par rapport à son support 13 dans laquelle l’unité 10 est apte à exercer une force sensiblement constante de valeur Festante, sans risque de déformation plastique ou de rupture de l’une des lames élastiques de son organe élastique 12.
[0046] La plage de positions ([Aminjhéo, AmaxJhéo]) correspond à la plage de recoupement des plages de positions dans lesquelles les courbes Ci et C3 sont droites. Cette plage de positions s’étend de A = 0,01 mm à A = 1,6mm dans l’exemple illustré.
[0047] La plage ([Amin utilisation, Amax_utiiisation]), incluse dans la plage ([Amin théo, AmaxJhéo]), prend en compte les données des courbes C2 et C4. Elle est restreinte à une plage de positions allant de A = 0,01 mm à A = 1,4 mm. En effet, les courbes C2 et C4 indiquent que pour des valeurs de A supérieures à 1,4mm (à partir de 1,42mm environ), la contrainte de Von Mises excède 2100 MPa, c’est-à-dire que pour des valeurs de A supérieures à Amax utilisation = 1,4 mm, l’organe élastique 12 de l’unité 10 risquerait une déformation plastique ou une rupture. Il est à noter toutefois que, en changeant le matériau utilisé pour la réalisation de cette unité 10, la limite au-delà de laquelle les lames présentent un risque de déformation plastique ou de rupture pourrait être supérieure à 2100 MPa.
[0048] La force Fconstante correspond à la valeur de la force F exercée entre les positions Amin et Amax considérées (valeur du plateau). Cette force vaut 0.343N environ dans l’exemple illustré.
[0049] Dans la suite de la description, quelle que soit l’unité considérée, nous entendrons par plage de positions [Amin, Amax], la plage [Amin utilisation, Amax utilisation]· Cette plage s’étend de A = 0,01 mm à A =1,4 mm pour l’unité 10.
[0050] De manière analogue, l’unité 20 du dispositif 1 considérée isolée peut également, à partir de sa position de repos, être armée d’une distance Δ20 par translation de sa partie de liaison 21 le long de la droite (d) dans son sens d’armage, c’est-à-dire dans le sens allant de sa partie de liaison 21 vers son support 23. La position dans laquelle A20= 0 correspond à la position de repos de l’unité 20 isolée, c’est-à-dire à la position dans laquelle toutes les lames de son organe élastique 22 sont au repos (n’exercent aucune force de rappel élastique) et la valeur de A20 augmente lorsque sa partie de liaison 21 se rapproche de son support 23. La force de rappel élastique exercée par l’unité 20 et opposée à son sens d’armage est désignée par F20.
[0051] De manière générale, lorsque la partie de liaison 11, 21 d’une unité 10, 20 est dans la position dans laquelle la valeur de Δ associée, respectivement A10 ou A20, est égale à x mm, on dit que l’unité 10, 20 est armée x mm.
[0052] Chaque unité 10, 20 du dispositif 1 possède une plage de positions, respectivement [A10min, A10max], [A20min, A20max] qui lui est propre, dans laquelle elle exerce une force de rappel élastique, respectivement F10(A10) et F20(A20), sensiblement constante. Dans le premier mode de réalisation de l’invention, les deux unités 10, 20 étant identiques, on a [A10min, AiOmax] = [A2o min, A2omax]· [0053] Le dispositif 1 est conçu de sorte que, lorsqu’il est au repos, c’est-à-dire lorsqu’aucune force extérieure ne s’exerce sur lui, et notamment lorsqu’aucune force extérieure ne tend à engendrer un déplacement de ses parties de liaison 11, 21 par rapport à ses supports 13, 23, chacune de ses deux unités 10, 20 est armée d’une valeur respectivement AiOarm et A2oarm- On dit alors que les unités 10, 20 sont pré-armées respectivement de AiOarm et de Δ2θ3ΓΠ· [0054] Comme déjà indiqué, les deux unités 10, 20 se font face de sorte que les forces F10 et F20 qu’elles exercent sont dans des sens opposés.
[0055] Au repos, les unités 10, 20 sont typiquement armées de la même valeur de sorte que AiOarm = A20arm = Aarm. Aarm est, pour chaque unité 10, 20, inclus dans la plage [A10min, A10max], [A20min, A20max] qui lui est associée. Le dispositif 1 est alors dans une position dite «d’équilibre d’armage» dans laquelle les forces de rappel F10(Aarm) et F20(Aarm) respectivement exercées par les organes élastiques 12, 22 des unités 10, 20 se compensent théoriquement parfaitement:
F 1o(Aarm) = F 2o(Aarm).
[0056] Des valeurs d’armage AiOarm et A20arm différentes sont également possibles. En effet, quelle que soit la valeur d’armage de chacune des unités 10, 20, tant que, pour chacune des unités 10, 20, elle est comprise dans la plage de
CH 714 319 A2 valeurs respectivement [A10min, A10max], [A20min, A20max] qui lui est associée, l’équation F10(A10arm) F20(A20arm) est vérifiée et le système est en position dite «d’équilibre d’armage».
[0057] Les fig. 7a et 7b sont des représentations schématiques décrivant des étapes successives de la réalisation du dispositif 1.
[0058] Afin d’obtenir un dispositif 1 tel que représenté à la fig. 1:
a) deux unités monolithiques 10, 20 identiques à l’unité particulière 10 développée par la demanderesse ont été réalisées, les parties de liaison 11,21 de chacune de ces unités 10, 20 étant positionnées face à face et jointes à l’élément à guider 100. Le dispositif intermédiaire ainsi obtenu correspond au dispositif 1 avant armage, dans une position dans laquelle l’armage est nul pour chacune des unités (AiOarm = A20arm = 0), c’est-à-dire dans une position dans laquelle les organes élastiques 12 et 22 sont au repos. La fig. 7a illustre ce dispositif intermédiaire. La fig. 8a illustre quant à elle schématiquement l’état d’armage des unités 10 et 20 de ce dispositif intermédiaire. Dans cette fig. 8a, les repères «0» alignés respectivement sur les traits verticaux représentant les positions A10 et A20 de chacune des unités 10 et 20 servent d’index pour repérer l’état d’armage de ces unités 10, 20.
b) chacune des deux unités 10, 20 a ensuite été armée d’une même valeur Aarm par rapprochement des supports 13, 23 l’un de l’autre, le long de la droite (d), de sorte que sa partie de liaison 11,21 exerce une force de rappel élastique sur l’élément à guider 100, repoussant cet élément à guider 100 vers l’autre unité 10, 20. Dans l’exemple illustré, A10min = A20min = 0,01 mm, A10max = A20max = 1,4 mm et A10arm = A20arm = Aarm = 0,7 mm. Cet armage engendre une déformation des lames élastiques que comprennent les organes élastiques 12 et 22, ce qui est visible à la fig. 7b.
c) les supports 13, 23 ont ensuite été fixés sur le bâti 3 dans cette position par insertion de vis 16, 26 dans les trous 15, 25 des supports 13, 23. Tout autre moyen de fixation approprié est envisageable. La fig. 7b illustre le dispositif 1 obtenu à l’issue de cette étape c. La fig. 8b illustre schématiquement l’état d’armage des unités 10 et 20 du dispositif 1 représenté à la fig. 7b. Dans cette position, chacune des unités 10, 20 exerce une force de rappel élastique tendant à éloigner l’élément à guider 100 de son support 13, 23 de même valeur F20(0,7) = F10(0,7)=0,343 N mais dans des sens opposés.
[0059] Lorsque l’unité 10 est pré-armée d’une valeur A10arm = 0,7mm, l’espace d’ouverture E vaut «e’» et est égal à 1,074 mm. Lorsque, en fonctionnement, l’unité 10 est armée d’une valeur A10max = 1,4 mm, l’espace d’ouverture E vaut «e»» et est égal à 1,475 mm.
[0060] Il apparaît clairement à l’homme du métier qu’un dispositif 1 selon le premier mode de réalisation de l’invention peut être obtenu par une succession d’étapes différente.
[0061] Considérons le dispositif 1 obtenu à l’issue de l’étape c) ci-dessus. Soit D la position de l’élément à guider 100 par rapport au bâti 3, D étant égal à zéro dans la position d’équilibre d’armage et augmentant lors de la translation de l’élément à guider 100 le long de la droite (d) en direction de l’unité 10.
[0062] La courbe C10 de la fig. 9 correspond à la courbe F10(D) de l’unité 10 et la courbe C20 de la fig. 9 correspond à la courbe F20 (D) de l’unité 20. Une force de rappel positive correspond à une force tendant à faire avancer l’élément à guider 100 le long de la droite (d), dans la direction de l’unité 20, c’est-à-dire vers le bas sur les fig. 7a à 7d.
[0063] La courbe C10 correspond à la courbe F10(A10) que l’on aurait pour l’unité 10 isolée et qui aurait subi, du fait de la phase d’armage, une translation de A10arm = 0,7 mm vers la gauche. La force F10 exercée par l’unité 10 tend à pousser l’élément à guider 100 vers l’unité 20 et est donc positive.
[0064] La courbe C20 correspond à la symétrique de la courbe F20(A20) que l’on aurait pour l’unité 20 isolée par rapport au centre du repère et qui aurait subi une translation de A20arm = 0,7 mm vers la droite. La force F20 exercée par l’unité 20 tend à pousser l’élément à guider 100 vers l’unité 10 et est donc comptée négativement.
[0065] La courbe CdisPositif_i de la fig. 9 illustre la force de rappel globale F(D) s’exerçant sur l’élément à guider 100 en fonction de sa position D, le long de la droite (d). Cette courbe correspond à la somme des courbes C10 et C20.
[0066] Comme cela est visible sur la fig. 9, tant que la position D est telle que l’armage de chacune des deux unités 10, 20 reste dans la plage de valeurs [Amin, Amax] = [0,01 mm; 1,4mm] qui lui est associée (c’est-à-dire dans la plage de valeurs [Aïomin, A-iomax] pour l’unité 10 et dans la plage de valeurs [A20min, A20max] pour l’unité 20), les forces de rappel élastique exercées par les deux unités 10, 20 sur l’élément à guider 100 se compensent théoriquement complètement. Ainsi, la force de rappel résultante sur l’élément à guider 100 est sensiblement nulle. Cela correspond à une plage de positions prédéterminées D de l’élément à guider 100 allant de-0,69 mm à+0,69 mm, soit une plage prédéterminée de 1,38mm (cf. fig. 8b et 9). Ainsi, la plage de positions prédéterminée du dispositif 1 selon le premier mode de réalisation de l’invention correspond à la plage de chevauchement des plages [AiOmin, A10max ] et [A20min, A20max] au sein du dispositif 1. Ladite plage de positions prédéterminée est typiquement d’au moins 1mm. Un déplacement de l’élément mobile à guider 100 en dehors de la plage [-0,69mm, +0,69mm] engendre un risque de déformation plastique ou de rupture des organes élastiques 12,
CH 714 319 A2 que comprend le dispositif 1. Les butées 14, 24 sont avantageusement aménagées pour limiter les déplacements de l’élément à guider 100 à la plage prédéterminée de positions permettant un guidage en translation sans force de rappel et sans risque d’endommager le dispositif 1.
[0067] Les fig. 7c et 7d représentent schématiquement le dispositif 1 dans les positions respectivement dans lesquelles D = + 0,69mm et -0,69mm.
[0068] Dans le cas étudié, A10arm et A20arm sont centrés sur les plages [AiOmin, A10max] et [Δ2θΓηίη, A20max]· Ainsi, on obtient la plage de positions prédéterminée la plus étendue possible et un dispositif 1 de guidage «bidirectionnel à partir de sa position de repos», l’élément à guider 100 pouvant, à partir de sa position de repos, être entraîné en translation vers le haut de 0,69mm (jusqu’à D = 0,69 mm) et vers le bas de 0,69mm (jusqu’à D = -0,69 mm) en subissant une force de rappel élastique sensiblement nulle, comme illustré aux fig. 8b et 9.
[0069] A10arm est donc de préférence égal à (A^omin + ((A^omax — A^omin)/2)), de sorte que [Aïomm, A-ιoarrn] = [A-ioarm, A^omax] et A2oarm est de préférence égal à (A2omjn + ((A2omax — A2omjn)/2)), de sorte que [A2omjn, A2oarm] = [A2oarm, A2omaxj. De Cette façon, les unités 10, 20 exercent des forces de rappel F10(A10), F20(A20) se compensant presque totalement sur une plage de positions prédéterminée des parties de liaisons 11,21 par rapport aux supports 13, 23 s’étendant deAiOmin à A10max et de A20mjn à A20max et pour une translation D de l’élément à guider 100 aussi bien vers l’unité 10 que vers l’unité 20.
[0070] Pour comparaison, si l’on avait armé chacune des unités 10, 20 du dispositif précédemment décrit d’une valeur A-ioarm = A20arm = Aarm = 0,5 mm, la plage prédéterminée de positions aurait été de 0,98 mm, et si l’on avait armé l’unité 10 du dispositif précédemment décrit d’une valeur AiOarm = 0,01 mm et l’unité 20 du dispositif précédemment décrit d’une valeur A20arm = 1,4 mm, la plage prédéterminée de positions aurait été de 1,39 mm mais le dispositif de guidage aurait été «unidirectionnel à partir de sa position de repos», l’élément à guider 100 pouvant, à partir de sa position de repos, être entraîné en translation vers le haut de 1,39 mm (jusqu’à D = 1,39 mm) en subissant une force de rappel élastique sensiblement nulle.
[0071] Un dispositif 1 selon le premier mode de réalisation de l’invention peut par exemple être utilisé pour guider en translation un composant horloger tel qu’une ancre d’échappement comme celle décrite dans le brevet EP 2607 968 B1 ou dans la demande internationale WO2013/144236, effectuant un mouvement alternatif en translation. La fig. 12 illustre une telle utilisation dans laquelle le cadre mobile de l’ancre d’échappement 101 est l’élément mobile 100 et est donc solidaire en translation des parties de liaison 11,21. Le mécanisme horloger représenté à la fig. 12 comprend un balancier spiral 4 dont la cheville de plateau 5 coopère avec les cornes 102 de l’ancre d’échappement 101.
[0072] Une ancre d’échappement guidée en translation par un dispositif 1 utilisant deux unités 10, 20 identiques à l’unité particulière réalisée par la demanderesse avec une valeur d’armage initiale de chaque unité de 0,7 mm peut théoriquement se déplacer sur une plage de 1,38 mm sans frottement et avec une force de rappel négligeable.
[0073] Un tel dispositif 1 peut également être utilisé pour guider en translation sans frottements ni force de rappel un mécanisme tel que décrit dans la demande de brevet européenne déposée sous le numéro 17 166 832.0 ainsi que pour le guidage de tout composant que l’on cherche à guider en translation sans frottement et avec une force de rappel la plus faible possible, typiquement pour le guidage d’une crémaillère, par exemple pour un affichage jour/nuit ou de réserve de marche en translation, d’une masse de remontage à mouvement linéaire, ou d’un système conjuguant came et bielle.
[0074] En variante, il est envisageable de réaliser un dispositif selon le premier mode de réalisation de l’invention comprenant des unités différentes l’une de l’autre (dont la taille, le nombre, la forme et/ou le matériau des lames élastiques est différent entre l’une et l’autre), chacune desdites unités étant agencée au sein du dispositif pour exercer une force de rappel élastique sensiblement constante sur une plage prédéterminée de positions de sa partie de liaison par rapport à son support, la valeur de cette force sensiblement constante étant sensiblement la même pour les deux unités. En d’autres termes, les «plateaux» des courbes F(A) associées à chacune des deux unités correspondraient à des valeurs de force de rappel élastique sensiblement identiques. Dans cette variante, il est possible d’avoir des plages [Amin, Amax] différentes d’une unité à l’autre.
[0075] Un dispositif 2 selon un second mode de réalisation de l’invention diffère du dispositif 1 selon le premier mode de réalisation en ce que ses deux unités ne sont pas identiques et présentent des courbes F(A) dont les «plateaux» correspondent à des valeurs de force de rappel élastique sensiblement différentes. Chacune des unités du dispositif 2 selon le second mode de réalisation de l’invention est apte à engendrer une force de rappel sensiblement constante sur une plage de positions de sa partie de liaison par rapport à son support, cette force de rappel s’exerçant dans un premier sens le long de la droite (d) et étant sensiblement égale à une première valeur X pour une première des deux unités et s’exerçant dans un second sens opposé au premier et sensiblement égale à une seconde valeur Y, différente de X pour une seconde desdites unités.
[0076] Un tel dispositif 2 permet un guidage en translation sans frottement, engendrant une force de rappel élastique sensiblement constante environ égale à IX—Yl. Un tel dispositif 2 peut être préféré au dispositif selon le premier mode de réalisation de l’invention, par exemple lorsque l’on cherche à obtenir un dispositif de guidage sans frottement et avec une force de rappel faible mais non sensiblement nulle, par exemple pour le guidage d’un poussoir, d’une tige de remontoir ou d’un doigt de lecture de came.
CH 714 319 A2 [0077] La fig. 10b illustre un tel dispositif 2. La fig. 10a illustre une étape de réalisation de ce dispositif, avant la phase d’armage.
[0078] Le dispositif 2 représenté à la fig. 10b diffère du dispositif 1 représenté à la fig. 7b en ce que ses deux unités 10, 30 ne sont pas identiques. Une première 10 de ses unités 10, 30 monolithiques est identique à l’unité particulière 10 utilisée dans le dispositif 1 et l’autre unité 30 diffère de la première unité 10 en ce que ses lames élastiques 32a, 32b et 32c, similaires aux lames 12a, 12b et 12c de l’unité 10, sont moins épaisses (représentation en pointillés) que les lames 12a, 12b et 12c (35pm d’épaisseur pour la lame 32a contre 40um pour la lame 12a et 41,52um d’épaisseur pour les lames 32b et 32c contre 47,46um pour les lames 12b et 12c). L’unité 30 possède des propriétés similaires à celle de l’unité 10. Dans le dispositif 2 illustré à la fig. 10b, les valeurs A30min et A30max associées à l’unité 30 sont les mêmes que pour l’unité 10. Cependant, les propriétés de l’unité 30 diffèrent de celles de l’unité 10 en ce que la courbe M30(D) associée (cf. courbe C3ode la fig. 10) présente un «plateau» (force de rappel sensiblement constante) pour une valeur de force de rappel élastique en valeur absolue inférieure à celle de l’unité 10 (environ 0,225N pour l’unité 30 contre 0.343N pour l’unité 10).
[0079] Dans ce dispositif 2, l’unité 10 est légèrement armée de A10arm = AiOmin «0.01 mm, par translation de sa partie de liaison 11 le long de la droite (d) vers son support 13, pour que son comportement soit à la limite inférieure de la zone constante (au début du «plateau»); l’unité 30 est, quant à elle, fortement armée deA30arm = A30max= 1,4 mm par translation de sa partie de liaison 31 le long de la droite (d) vers son support 33, pour que son comportement soit à la limite supérieure de la zone constante (à la fin du «plateau»). La fig. 8c illustre schématiquement l’état d’armage des unités 10 et 30 du dispositif 2 représenté à la fig. 10b.
[0080] Les sens des forces de rappel F-io, F3o exercées respectivement par les unités 10, 30 suite à leur armage sont représentés respectivement par les flèches F10 et F30 sur la fig. 10b.
[0081] Des butées 6 coopèrent avec une de chacune des paires de lames élastiques 12c de l’unité 10 et évitent que cette unité 10 dont la force de rappel élastique F10 associée est, en valeur absolue, la plus importante, n’entraîne la partie de liaison 31 de l’unité 30 (dont la force de rappel F30 associée est moins importante) vers son support 30 (vers le bas sur la fig. 10b), ce qui reviendrait à l’armer au-delà de sa valeur A30max.
[0082] Le dispositif 2 est asymétrique et se comporte comme un ressort à force constante lors de la translation de l’élément à guider 100 en direction du support 13 de l’unité 10. Les fig. 10a et 10b illustrent ce dispositif avant et après armage.
[0083] Dans le dispositif 2 tel que décrit ci-dessus, il n’existe pas de position d’équilibre d’armage à proprement parler. A l’état de repos du dispositif 2, l’unité 10 est armée de 0,01 mm, l’unité 30 est armée de 1,4 mm et la translation de l’élément à guider 100 le long de la droite (d) n’est possible que dans la direction de l’unité 10. Le dispositif 2 est en appui contre la butée 6 qui empêche la translation de l’élément à guider 100 vers l’unité 30. Cette position, représentée à la fig. 10b, sera considérée dans la suite comme la position d’équilibre d’armage du dispositif 2.
[0084] Soit D la position de l’élément à guider 100 par rapport au bâti 3, D étant égal à zéro dans la position d’équilibre d’armage et augmentant lors de la translation de l’élément à guider 100 le long de la droite (d) en direction de l’unité 10.
[0085] La courbe C-io de la fig. 11 correspond à la courbe F-io(D) de l’unité 10 et la courbe C3o de la fig. 11 correspond à la courbe F3o(D) de l’unité 30. Une force de rappel positive correspond à une force tendant à faire avancer l’élément à guider 100 le long de la droite (d), dans la direction de l’unité 30, c’est-à-dire vers le bas sur la fig. 10b.
[0086] La courbe C10 correspond à la courbe F10(A10) que l’on aurait pour l’unité 10 isolée et qui aurait subi, du fait de la phase d’armage, une translation de AiOarm = 0,01mm vers la gauche. La force F10 exercée par l’unité 10 tend à pousser l’élément à guider 100 vers l’unité 30 et est donc positive.
[0087] La courbe C30 correspond à la symétrique de la courbe F3o(A3o) que l’on aurait pour l’unité 30 isolée par rapport au centre du repère et qui aurait subi une translation de A30arm = 1,4mm vers la droite. La force F30 exercée par l’unité 30 tend à pousser l’élément à guider 100 vers l’unité 10 et est donc comptée négativement.
[0088] La courbe CdisPositif_2 de la fig. 11 illustre la force de rappel F(D) s’exerçant sur l’élément à guider 100 en fonction de sa position D, le long de la droite (d). Cette courbe correspond à la somme des courbes C10 et C30.
[0089] Comme cela est visible sur la fig. 11, tant que la position D est telle que l’armage de chacune des deux unités 10,30 reste dans la plage de valeurs [Amin, Amax ] = [0,01 mm; 1,4 mm] qui lui est associée, les forces de rappels élastiques exercées par les deux unités 10, 30 sur l’élément à guider 100 sont sensiblement constantes et se compensent partiellement de sorte que la force de rappel résultante sur l’élément à guider 100 est sensiblement constante est abaissée par rapport à la force de rappel élastique de l’unité 10 considérée seule. Cela correspond à une plage de positions prédéterminées D de l’élément à guider 100 allant de D = 0 mm à D = 1,39 mm, soit une plage prédéterminée de 1,39mm. Ainsi, la plage de positions prédéterminée du dispositif 2 selon le second mode de réalisation de l’invention correspond à la plage de chevauchement des plages [A10min, A10max] et [A30min, A30max] au sein du dispositif 2.
[0090] Les autres considérations se rapportant au premier mode de réalisation de l’invention restent valables pour ce second mode de réalisation. Par exemple, les supports 13, 33 des unités 10, 30 sont fixés sur un bâti 3, par exemple au moyen de vis 16, 36 insérées dans des trous 15, 35 des supports 13, 33.
CH 714 319 A2 [0091] Le dispositif 2 selon le second mode de réalisation de l’invention présente l’avantage de guider en translation sans frottement tout en permettant d’ajuster la valeur de la force de rappel s’exerçant sur l’élément à guider 100. En effet, cette force de rappel élastique s’obtient en faisant la différence entre les forces de rappel élastique exercées par chacune des unités 10, 30 du dispositif 2. Il est ainsi possible d’obtenir un guidage avec une force de rappel très faible tout en ayant des unités qui exercent chacune des forces de rappel pouvant être importantes.
[0092] Le dispositif selon l’invention permet un guidage précis, sans frottements, d’un composant mobile en translation, ce guidage se faisant avec une force de rappel sensiblement constante dont la valeur peut être ajustée typiquement à une valeur faible voire sensiblement nulle bien que ce dispositif comprenne des organes élastiques de raideur pouvant être importante. L’agencement des organes élastiques du dispositif selon l’invention permet de diminuer la raideur ressentie au niveau de l’élément à guider dans le plan qu’il définit en se déplaçant en translation tout en conservant une raideur importante lors de déplacements de cet élément en dehors de ce plan.
[0093] Il apparaîtra clairement à l’homme du métier que la présente invention n’est en aucun cas limitée aux modes de réalisation présentés dans les figures.
[0094] Il est par exemple très bien envisageable de réaliser un dispositif 1; 2 selon l’invention comprenant des unités avec des lames élastiques de formes différentes de celles représentées dans les figures et/ou dont le nombre de lames élastiques est différent de celui représenté dans les figures, les lames pouvant avoir une section constante ou une section variable.
[0095] Il est également envisageable de positionner les unités du dispositif selon l’invention dans des plans différents, par exemple l’une au-dessus de l’autre dans des plans parallèles, ou bien dans des plans différents non parallèles, typiquement en faisant pivoter une des unités de x° autour de la droite (d). Cette dernière configuration présente l’avantage de diminuer le risque de déformation des lames élastiques de chacune des unités en dehors du plan qu’elles définissent lorsqu’elles sont au repos, cela est par exemple particulièrement avantageux dans le cas du guidage d’un élément 100 massif, type masse de remontoir. Il est possible de compenser ledit risque de déformation des lames élastiques en adaptant le matériau utilisé pour les réaliser.

Claims (17)

  1. Revendications
    1. Dispositif (1; 2) comprenant un élément fixe (13, 23, 33), un élément mobile (100) et des premier (12) et deuxième (22; 32) organes élastiques reliant l’élément fixe (13, 23, 33) et l’élément mobile (100) et étant agencés pour guider l’élément mobile (100) en translation par rapport audit élément fixe (13, 23, 33), caractérisé en ce que chacun des premier (12) et deuxième (22; 32) organes élastiques est agencé pour exercer sur l’élément mobile (100) une force de rappel élastique sensiblement constante sur une plage prédéterminée de positions de l’élément mobile (100) par rapport à l’élément fixe (13, 23, 33), les forces de rappel élastique exercées par les premier (12) et deuxième (22; 32) organes élastiques se compensant au moins partiellement dans toute ladite plage prédéterminée.
  2. 2. Dispositif (1; 2) selon la revendication 1, caractérisé en ce qu’il comprend une première unité monolithique (10) comprenant une première partie de liaison (11 ) jointe à l’élément mobile (100), ledit premier organe élastique (12) et une première partie (13) de l’élément fixe, ledit premier organe élastique (12) reliant lesdites premières parties (11,13), et une deuxième unité monolithique (20; 30) comprenant une seconde partie de liaison (21; 31) jointe à l’élément mobile (100), ledit second organe élastique (22; 32) et une seconde partie (23; 33) de l’élément fixe, ledit second organe élastique (22; 32) reliant lesdites secondes parties (21,23; 31,33).
  3. 3. Dispositif (1 ; 2) selon la revendication 2, caractérisé en ce que les deux unités monolithiques (10, 20, 30) et l’élément mobile (100) forment un ensemble monolithique.
  4. 4. Dispositif (1; 2) selon l’une des revendications précédentes, caractérisé en ce que chacun desdits premier (12) et second (22; 32) organes élastiques comprend plusieurs lames élastiques (12a, 12b, 12c, 22a, 22b, 22c, 32a, 32b, 32c).
  5. 5. Dispositif (1; 2) selon la revendication 4, caractérisé en ce que les premier (12) et second (22; 32) organes élastiques comprennent chacun au moins une lame élastique (12a, 22a, 32a) travaillant en flambage et au moins une lame élastique (12b, 12c, 22b, 22c, 32b, 32c) travaillant en flexion.
  6. 6. Dispositif (1; 2) selon la revendication 5, caractérisé en ce que chacune des unités (10, 20, 30) est apte à exercer une force de rappel élastique sensiblement constante sur une plage de positions [Amin, Amax] de sa partie de liaison (11, 21,31 ) par rapport à la partie (13, 23, 33) de l’élément fixe à laquelle elle est associée,
    A étant croissant dans le sens du déplacement de la partie de liaison (11, 21,31) de l’unité (10, 20, 30) considérée entraînant un effort de compression sur ladite au moins une lame élastique (12a, 22a, 32a) travaillant en flambage, en ce que les sens des forces de rappel élastique exercées par chacune des unités (10, 20, 30) sont opposés, et en ce que, à l’état de repos du dispositif (1; 2), chacune desdites unités (10, 20, 30) est armée d’une valeur Aarm, cette valeur Aarm étant, pour chaque unité (10, 20, 30) comprise entre les valeurs Amin et Amax associées à cette unité (10, 20, 30), les valeurs Amin, Amax et/ou Aarm pouvant être identiques ou différentes d’une unité à l’autre.
    CH 714 319 A2
  7. 7. Dispositif (1; 2) selon la revendication 6, caractérisé en ce que, pour chacune desdites unités (10, 20, 30), Aarm = Amin + ((Amax Amjn)/2).
  8. 8. Dispositif (1) selon l’une des revendications précédentes, caractérisé en ce que les forces de rappel élastique exercées par les premier (12) et deuxième (22; 32) organes élastiques se compensent presque totalement dans toute ladite plage prédéterminée.
  9. 9. Dispositif (1) selon l’une des revendications précédentes, caractérisé en ce que les premier (12) et deuxième (22) organes élastiques sont identiques.
  10. 10. Dispositif (1; 2) selon l’une des revendications précédentes, caractérisé en ce que ladite plage prédéterminée de positions de l’élément mobile (100) par rapport à l’élément fixe inclut l’ensemble des positions que peut prendre l’élément mobile (100).
  11. 11. Dispositif (1; 2) selon l’une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu’il comprend des butées (14, 24, 34) limitant les positions que peut prendre ledit élément mobile (100) à ladite plage prédéterminée de positions.
  12. 12. Dispositif (1; 2) selon l’une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu’il s’agit d’un dispositif horloger.
  13. 13. Procédé de réalisation d’un dispositif (1; 2) selon l’une des revendications 2 à 12, caractérisé en ce qu’il comprend les étapes successives suivantes:
    a. Réaliser lesdites deux unités monolithiques (10, 20, 30);
    b. Armer chacune desdites deux unités (10, 20, 30);
    c. Fixer lesdites parties (13, 23, 33) de l’élément fixe (10, 20, 30) à un bâti (3).
  14. 14. Procédé de réalisation d’un dispositif (1; 2) selon la revendication 13, caractérisé en ce que l’étape (c) est réalisée par introduction de moyens d’attache (16, 26) dans des trous (15,25) de chacune des parties (13,23,33) de l’élément fixe.
  15. 15. Ensemble horloger comprenant un dispositif (1; 2) selon l’une des revendications 1 à 12 et un composant horloger solidaire en translation de l’élément mobile.
  16. 16. Ensemble horloger selon la revendication 15, caractérisé en ce que le composant horloger est une ancre d’échappement, une crémaillère, une masse de remontage ou une partie d’une bielle d’un système conjuguant came est bielle.
  17. 17. Pièce d’horlogerie, telle qu’une montre bracelet, comprenant un ensemble horloger selon l’une des revendications 15 ou 16.
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* Cited by examiner, † Cited by third party
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WO2022106433A1 (fr) * 2020-11-17 2022-05-27 Patek Philippe Sa Geneve Procede de fabrication d'une lame ressort d'un organe horloger et ladite lame ressort

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