CH722124A2 - Dispositif optique filtrant - Google Patents

Dispositif optique filtrant

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CH722124A2
CH722124A2 CH000984/2024A CH9842024A CH722124A2 CH 722124 A2 CH722124 A2 CH 722124A2 CH 000984/2024 A CH000984/2024 A CH 000984/2024A CH 9842024 A CH9842024 A CH 9842024A CH 722124 A2 CH722124 A2 CH 722124A2
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Kedochim Loïs
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Lois Kedochim
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Abstract

Dans un mode de réalisation privilégié, le dispositif optique filtrant est une lentille ophtalmique telle un verre de lunettes ou des lentilles de contact.

Description

Arrière-plan de l'invention
[0001] Les brevets traitant à la fois de lumière bleue et de verres de lunettes abordent le problème de la lumière bleue artificielle dans la vie de la population par l'angle de la fatigue oculaire et le potentiel photochimique dangereux de la lumière bleue artificielle sur la rétine du fait de sa forte énergie.
[0002] Nous commençons la description de cette invention par une chose constante depuis environ 4,5 milliards d'années, quelque chose qui fascine tous les êtres humains : les levers et les couchers du soleil. Ils existent car la Terre effectue une rotation sur son propre axe incliné à 23,5° par rapport à la perpendiculaire au plan de son orbite autour du soleil. Aussi, la Terre tourne autour du soleil, ce qui permet l'enchaînement des saisons, en fonction de l'endroit où nous nous trouvons sur la Terre. Entre le lever et le coucher du soleil, c'est-à-dire pendant la journée, l'exposition de l'être humain à la lumière naturelle lui permet de vivre, et l'exposition de ses aliments - plantes, animaux, et leurs produits, notamment - à la lumière naturelle lui permet de consommer leur énergie sous forme d'électrons chargés en énergie lumineuse, nécessaires au fonctionnement de la chaîne respiratoire mitochondriale aboutissant à la formation d'énergie utilisable par les mitochondries de l'être humain : l'ATP. Autrement dit, l'énergie de la lumière naturelle est nécessaire à la simple existence d'une chaîne alimentaire, sans parler de sa nécessité pour créer de l'oxygène, le tout par le phénomène de la photosynthèse.
[0003] Ainsi, l'alternance entre lever et coucher du soleil, et la journée entre les deux, est un changement vital. Ce changement quotidien, ainsi que celui des saisons, est constant. Il n'est pas identique selon le mois de l'année ou notre localisation sur la planète, mais il est constant, depuis 4,5 milliards d'années. Le vivant s'y est entièrement adapté, du micro-organisme le plus petit (par exemple, l'algue verte a bel et bien un rythme circadien), au plus grand (par exemple, la baleine a bel et bien un rythme circadien), et notamment par la présence de photorécepteurs non visuels partagés par de nombreuses espèces, présentes depuis 500 millions d'années pour certaines, comme les poissons.
[0004] L'être humain, Homo Sapiens, est apparu sur Terre il y a probablement 300 000 ans et les hominidés (famille de primates incluant l'homo sapiens mais aussi les grands singes : chimpanzés, bonobos, gorilles, et orangs-outans, ainsi que les espèces éteintes comme Australopithecus et Paranthropus) probablement il y a 2 ou 3 millions d'années. Dans tous les cas, l'Homme, ainsi que plus largement les hominidés, non seulement est une espèce qui a récemment apparu et pris sa place sur la planète, mais aussi s'est toujours adapté à ce changement constant, à cette rotation de la Terre sur son propre axe. L'adaptation de l'Homme à ceci se traduit le mieux par le rythme circadien que nous, homo sapiens, entraînons. Il s'est aussi adapté à la rotation de la Terre autour du soleil, et ceci se traduit le mieux par le rythme des saisons que nous entraînons. Ces deux rythmes ont une orchestration maîtrisée par le noyau suprachiasmatique, mesurant 1 à 3 mm, bilatéral, située dans l'hypothalamus, dans chaque hémisphère de notre cerveau. Le noyau suprachiasmatique a de multiples projections neuronales envers des structures vitales dans le cerveau (thalamus, glande pinéale, intergeniculate leaflet, système limbique, hypophyse), structures qui dictent la santé des neuromédiateurs, des hormones, et de toute l'harmonie complexe faisant de l'être humain une créature intelligente, pleine de ressources, et créative. Le noyau suprachiasmatique informe tous les oscillateurs esclaves, dans chaque cellule de notre corps, s'il est le moment de fonctionner à plein régime ou de se reposer. C'est le rythme circadien expliqué à une petite échelle, et qui peut l'être à une échelle encore plus petite, moléculaire. Pour revenir aux rythmes, le réglage de ces rythmes se fait en fonction de certains signaux - synchroniseurs externes -. Si des synchroniseurs externes tels que l'activité physique, les activités sociales ou l'alimentation participent au réglage de l'horloge biologique des êtres humains, le synchroniseur qui est le plus important selon tous les travaux et experts internationaux sur le sujet du sommeil et du rythme circadien est le suivant : l'exposition à la lumière.
[0005] Cette lumière éclairant et faisant vivre les hominidés a été seulement émise par des sources lumineuses naturelles pendant des milliards d'années - le soleil, et le faible éclairage de la lune et des étoiles -, puis est restée relativement naturelle avec la découverte du feu par l'Homme - début de la maîtrise de la nuit - riche en infrarouges (chaleur), et „semi“-naturelle avec l'avènement des lampes à huile, bougies, lampes à gaz, lampes à pétrole, puis, la révolution, cette fois entièrement artificielle, de la lampe à incandescence, dont l'inventeur le plus célèbre en fit la démonstration en 1879, il y a une poussière d'années comparativement aux millions d'années dont nous venons de parler. Et, à ce moment, si récent dans l'histoire de notre humanité, l'être humain s'apprêtait véritablement à conquérir la nuit. En effet, pour la première fois, l'éclairage de la vie humaine n'était pas nécessairement associé à une flamme. Le vingtième siècle a alors été éclairé par cette technologie, la lampe à incandescence, ce qui a permis de construire des voitures la nuit, travailler au bureau la nuit, et a permis l'industrialisation massive du monde. Puis le vingtième siècle a également vu la création des premières LEDs et lampes fluorescentes, avec leurs premiers risques inhérents (utilisation de vapeur de mercure pour les lampes fluorescentes, intensité d'éclairage, absence d'émission de chaleur, lumière pulsée pour les deux).
[0006] Afin de comprendre le paragraphe suivant et toute cette demande de brevet, il convient de décrire succinctement les différents types de lumière que nous percevons de la part du soleil mais également, pour certaines longueurs d'ondes, des sources de lumière artificielle :
Entre 250nm et 380nm se trouvent les ultraviolets, lumière invisible.
Entre 380nm et 780nm se trouve la lumière visible par l'œil humain. Entre 380 et 500nm se trouve la lumière violette et la lumière bleue. Entre 500 et 650nm se trouvent la lumière verte puis jaune. Entre 650 et 780nm se trouve la lumière orangée et rouge.
Entre 780nm et 1 000 000nm (1 mm) se trouve la lumière infrarouge, associée à de la chaleur car elle est absorbée par la matière et convertie en énergie thermique.
[0007] Pour compléter le spectre électromagnétique, au-delà de 1 mm se trouvent les micro-ondes puis les ondes radios. Tandis qu'en deçà de 250nm se trouvent les rayons X, puis les rayons Gamma. Dans l'ensemble de la présente demande de brevet, il est fait référence à des gammes de valeurs, en particulier de longueurs d'onde. L'expression „sous les valeurs x“ signifie „dans la plage de longueurs d'onde se trouvant dans une valeur inférieure à x“, la borne x étant incluse dans cette expression. Par exemple, „sous 420nm“ correspond à la plage de longueurs d'ondes lumineuses relatives à la lumière comprise entre 250nm (au-dessus de laquelle se trouvent les ultraviolets) et 420nm, incluant ces deux valeurs. Nous ne nous intéressons dans cette demande de brevet qu'à la lumière, et non à l'ensemble du spectre électromagnétique nous parvenant des objets célestes. De plus, dans cette demande sont décrites les plages de longueurs d'ondes entre une valeur x et y, incluant x et y dans cette plage, de la façon suivante: x-y nm. Par exemple, „500-650nm“ signifie: sur la plage de longueur d'onde comprise entre 500 et 650nm, incluant ces bornes.
[0008] En 1992, des chercheurs de nationalité japonaise et américaine (Isamu Akasaki, Hiroshi Amano, et Shuji Nakamura) ont mis au point une nouvelle variante des LEDs : les LEDs bleues. Celles-ci offrent un rendement lumineux vingt fois supérieur aux lampes à incandescence, cent fois supérieur aux bougies, et encore bien supérieur à celui de la lune et des étoiles, seule source d'éclairage nocturne disponible pour la majorité de nos ancêtres. Ces LEDs bleues émettent un pic de lumière bleue dont la longueur d'onde prédomine entre 441 et 570 nanomètres (nm), en particulier entre 441 et 470nm ou 450-480nm, et l'émission de lumière par ces sources est inexistante sous 440nm, élément crucial dans la compréhension de la présente invention, et qui est vérifiable par n'importe quel spectromètre indiquant la lumière visible. Le pic d'émission de lumière, sur 450-470nm comme présenté en figure 3 et 4, présente en moyenne 4 fois davantage de lumière bleue que des autres couleurs (vert, jaune, rouge), et est compensé par un phosphore jaune pour que le résultat soit de couleur blanche. La source de cette lumière est entièrement artificielle, l'être humain n'a pas évolué avec cette lumière, et celle-ci est loin de celle du soleil de par sa nature et sa temporalité d'utilisation, et il est logique que ses effets ne soient pas à la hauteur des bienfaits du soleil. Les bienfaits et les pseudo-méfaits du soleil sont discutés ci-après. Dans tous les cas, le résultat visible de ces LEDs est typiquement le blanc froid hyper-énergétique des phares des voitures du vingt-et-unième siècle qui causent le mécontentement de nombreuses personnes éblouies, ou celui des lampadaires, celui des éclairages dans les stations de métros, celui des salles de bains.
[0009] Mais les yeux ne servent pas qu'à voir.
[0010] Cette phrase va à l'encontre de toute l'ophtalmologie apprise par les étudiants en médecine du monde, mais elle est véridique : l'œil ne sert pas qu'à voir.
[0011] Les chercheurs sus-cités, américain et japonais, ont été récompensés du prix Nobel de physique en 2014, et le début d'une transformation colossale de la société commençait, à laquelle celle-ci s'est déjà habituée technologiquement et quotidiennement, mais pas physiologiquement. Écrans fixés par les yeux de la population des heures durant, à tout âge et à toute heure, phares de voiture hyper-énergétiques, éclairage au restaurant, lampadaires, publicités vidéos dans la rue, néons au supermarché et dans le bureau où travaillent les gens, éclairage à la crèche, éclairage domestique. Ces écrans et éclairages permettent de se connecter, de rester actif, de travailler sans limite horaire théorique (travail posté), de conduire des automobiles, mais l'Homme est un Homme, un homo sapiens, une espèce, et non un robot. Leur effet est, sans surprise, de mal se connecter, de mal communiquer, et de ne pas atteindre son véritable potentiel d'activité, de mal dormir, de mal se réparer la nuit, de mal se concentrer, d'être de mauvaise humeur, de mal vivre.
[0012] Les lampes à incandescence étaient branchées sur un courant électrique continu, émettaient de la chaleur (infrarouges), émettaient un spectre relativement continu (c'est-à-dire „riche“ et complet en différentes longueurs d'ondes) et principalement concentré sur les couleurs rouges et sur la lumière infrarouge, autrement dit se rapprochant relativement de la lumière émise par le soleil - bien que moins bonne par nature, et allumée à un moins bon moment que le soleil pour l'être humain qui ne devrait avoir que le soleil la lune et les étoiles -. Ces lampes ne sont plus utilisées aujourd'hui, pour cause d'un manque d'efficacité, autrement dit à cause d'un manque de rentabilité „puissance lumineuse“/coût énergétique car de l'énergie était perdue dans l'émission de chaleur (infrarouges).
[0013] Les lampes à incandescence sont donc aujourd'hui logiquement remplacées par deux sources principales : les LEDs bleues, inventées par les trois personnes sus-citées, et les lampes fluorescentes. Les LEDs bleues, présentées précédemment, correspondent à une puce d'ordinateur à travers laquelle passe un courant cette fois alternatif, émettant une lumière pulsée (passant de 0% à 100% en moyenne 120 fois par seconde, 120 Hertz), fortement concentrée sur le bleu, avec un spectre discontinu variant selon les sources d'émission (différences principales entre éclairage et écrans montrées en figure 3 et 4), non thermiques (sans infrarouges) c'est-à-dire „froides“, et particulièrement énergétiquement efficientes. Les lampes fluorescentes (néons et Compact Fluorescent Light, principalement) émettent également une lumière pulsée (entre 20 000 et 60 000 Hertz aujourd'hui), avec des pics d'émission sur des couleurs différentes, toujours uniquement visibles et non thermiques - contrairement au soleil -, et particulièrement énergétiquement efficientes.
[0014] La loi de Haitz affirme que chaque décennie, le coût par lumen (unité de lumière utile émise) est divisé par 10, et que la quantité de lumière générée par paquet de LED est multipliée par 20. Cette loi a même été „dépassée“ par certaines entreprises comme Philips en 2017. Philips Lighting a commencé à proposer des lampes LED grand public d'une efficacité de 200 Im/W à Dubaï en utilisant la technologie du filament LED, trois ans avant ce que prévoyait la loi de Haitz.
[0015] Mais cette efficience énergétique qui augmente rapidement a un coût : humain.
[0016] La lumière artificielle n'est ni intrinsèquement identique à la lumière naturelle (qualité des photons, longueurs d'ondes émise, présence ou non de chaleur, courant continue ou alternative, synergie ou non entre les longueurs d'onde), ni émise aux mêmes moments, ni émise avec les mêmes angles d'incidences, ni émise avec la même énergie.
[0017] Or, la physiologie humaine, en particulier la physiologie rétinienne, elle, n'évolue pas à la même vitesse qui pourrait être décrite selon une loi similaire à celle de Haitz. Nous avons la même rétine que nos ancêtres d'il y a 300 000 ans.
[0018] En tant qu'inventeur de la présente invention, et en tant que défenseur de la beauté et l'utilité des nouvelles technologies, je pense que le changement sociétal soumis à la technologie des LEDs et lampes fluorescentes s'est réalisé au détriment de la physiologie de l'être humain.
[0019] Physiologie interne débutant par son rythme circadien, mais d'une part complété par tous les processus chimiques, physiques et instinctifs qui sont permis par le respect de ce changement constant : l'alternance entre la journée véritable et la nuit véritable - obscure -, et d'autre part dicté par tous les processus permis par l'exposition de la peau humaine, des muqueuses, du système tégumentaire et des yeux à la lumière naturelle. Bien que cette lumière semble plus subtile que l'alimentation ou le toucher physique, notre physiologie interne est directement touchée par la lumière. Le caractère matériel de la lumière a été démontré lors de la mise en évidence du phénomène de la dualité onde-corpuscule, étudiée par Thomas Young, Max Planck, puis Albert Einstein. Par exemple, Albert Einstein a démontré l'effet photoélectrique, qui indique que lorsqu'un photon est envoyé sur une surface métallique, cette dernière peut émettre des électrons (si le photon avait une énergie suffisante), confirmant ainsi la nature corpusculaire (matérielle) du photon. Un photon a une masse, un photon est de la matière, l'être humain le ressent, mais ne le conçoit pour le moment toujours comme une onde sans réelle importance même s'il a évolué avec, voire même dangereuse en ce qui concerne celles du soleil.
[0020] La physiologie interne de l'être humain débute par une chimie plus externe, une chimie de surface : celle des interfaces de l'Homme avec la lumière en grande partie, ce qui est le sujet de ce document, mais aussi en particulier avec les électrons et plus largement les atomes de la Terre. Pour résumer, nos deux interfaces avec la lumière sont notre peau (et par extension les muqueuses et tout le système tégumentaire), organe aux fonctions démontrées allant bien au-delà de celles de barrière physique avec l'environnement, et les yeux, organes aux fonctions démontrées bien au-delà de celle de la perception visuelle dont avançons les grandes lignes dans ce document. La présente invention concerne principalement la physiologie qui dépend des yeux, c'est-à-dire tout le fonctionnement de l'être humain, même si ces yeux sont fermés ou aveugles.
[0021] Au-delà du rythme des saisons et du rythme circadien dépendant de la lumière et de l'obscurité, il faut décrire une infime partie des nombreux processus biologiques permis par l'exposition, soit de la peau, soit des yeux, à la lumière naturelle. Ceci est présenté en figure 2.
[0022] Il s'agit d'abord de rappeler à nouveau que la lumière est décomposée communément comme suit dans un ordre croissant de longueurs d'ondes : ultraviolets (lumière invisible, de 250 à 380 nm), lumière visible par l'œil allant du violet jusqu'au rouge (entre 380 nm et 780nm), infrarouges (lumière invisible par l'être humain, au-delà de 780 nm). Les ultraviolets et les infrarouges sont bien émis par le soleil, et représentent plus de la moitié de la lumière émise par le soleil, mais sont invisibles par l'œil humain. Mais le fait que l'être humain ne puisse pas les percevoir par les fonctions visuelles de sa rétine n'exclut pas le fait que les ultraviolets et les infrarouges aient des fonctions vitales pour l'être humain. S'ils sont émis, il y a une raison à cela : le vivant en a besoin, et nous allons le démontrer ici.
[0023] Les ultraviolets sont absorbés par les liaisons peptidiques de toutes les protéines constituant le corps humain, à des longueurs d'ondes spécifiques. Sans cette absorption, les protéines ne peuvent être hydratées correctement. Chaque protéine de notre corps absorbe la lumière avec une certaine spécificité, sans quoi elle n'atteint pas une conformation optimale ou ne peut pas se transformer en une autre protéine. Par exemple, les yeux contiennent beaucoup d'acides aminés aromatiques (tyrosine, tryptophane, phénylalanine, histidine). Ces derniers contiennent un cycle benzénique avec un système π conjugué absorbant chaque longueur d'onde des ultraviolets pour que ces acides aminés se transforment en neuromédiateurs et hormones vitaux, à travers l'action d'enzymes spécifiques (par exemple : tyrosine en dopamine, tyrosine en mélanine, tyrosine en hormones thyroïdiennes, tryptophane en sérotonine puis en mélatonine). Ceci est indiqué en figure 2. D'après Arturo Solis Herrera, la mélanine ne serait pas seulement une molécule aux fonctions de protection antioxydante dans la peau (fonction à laquelle nous restreignons habituellement la mélanine) comme la communauté scientifique a l'habitude de l'y cantonner ; elle serait également cruciale pour la création d'énergie dans notre corps, la dissociation de nos molécules d'eau, la neuroprotection, la couleur des yeux (mélanine dans l'iris) et leur capacité à utiliser l'énergie du soleil sans en souffrir (mélanine dans l'épithélium pigmentaire rétinien), ainsi que la protection cutanée contre les dommages excessifs infligés à l'ADN des cellules cutanées en cas d'absence de synthèse adaptée de cette molécule (mélanine au-dessus des noyaux des kératinocytes). Nous nous référons au livre Melanin, the Master Molecule, par Arturo Solis Herrera.
[0024] Les ultraviolets sont réputés comme étant dangereux, mais l'être humain est la seule espèce qui a des coups de soleil, car c'est la seule qui s'est volontairement découplé de son rythme circadien et s'est privé de ses capacités à utiliser les ultraviolets pour vivre.
[0025] Voici un exemple de processus vital permis par les ultraviolets dans la vie de l'être humain. Les ultraviolets sont absorbés par la membrane cellulaire des kératinocytes, composée de 7-déhydrocholestérol, dans l'épiderme de la peau pour former le 7-déhydrocholestérol-ergocalciférol qui, sous l'effet de la chaleur permise par le soleil également, se transforme en cholécalciférol : vitamine D3, hormone clé aux propriétés aussi nombreuses qu'essentielles, parmi lesquelles quelques unes sont : métabolisme phospho-calcique, système immunitaire, santé cardiovasculaire, neuroprotection contre la maladie d'Alzheimer et Parkinson, fonctionnement des muscles, santé osseuse et dentaire. Les ultraviolets seraient importants, d'après les travaux du Dr Jack Kruse, pour la synthèse de pro-opiomélanocortine, neuropeptide permettant la création d'ACTH (stress, régulation du métabolisme, du système immunitaire et d'autres fonctions), de lipotropine (métabolisme), d'endorphines. Mais les ultraviolets souffrent d'une image négative, pseudo-cancérigène ou accélérant le vieillissement cellulaire dans des conditions lumineuses artificielles et sur des cellules ou sujets déshabitués du soleil, servant la vente de crèmes ou de lunettes bloquant la lumière naturelle.
[0026] Nous avons évoqué une petite partie de la lumière, les ultraviolets, invisibles pour notre oeil, et pouvons aborder la lumière visible, celle composant les couleurs que nous voyons dans un arc-en-ciel, du violet jusqu'au rouge.
[0027] La lumière bleue naturelle ainsi que la lumière verte naturelle, entièrement transmises uniquement lorsque nous sommes à l'extérieur et avec des interfaces découvertes (yeux sans lunettes avec traitement spécifiques, peau sans habits ou crème solaire), permet de régler notre rythme circadien (principalement mais non exclusivement par le bleu), de participer au commencement de la synthèse matinale de cortisol au réveil, percevoir les nuances de vert (par les cônes, photorécepteurs dans la rétine), par exemple.
[0028] La lumière rouge naturelle ainsi que la lumière infrarouge, particulièrement abondants lors du lever et du coucher du soleil, sans qu'ils soient absents à midi et sans qu'ils soient totalement absents un jour de mauvais temps (ils sont au contraire bien plus présents que lorsque l'être humain est à l'intérieur d'une maison), participent fortement à la guérison de blessures, à la gestion de la douleur (antalgique), à l'augmentation de la fonction des mitochondries. Les mitochondries sont les centrales énergétiques présentes dans la majorité de nos cellules, qui font l'inverse de la photosynthèse pour nous permettre d'utiliser le glucose, l'oxygène et la lumière pour créer l'énergie nécessaire au fonctionnement des cellules du corps humain. Elles sont entre 300 et 1500 par cellule. Les mitochondries permettent également de créer l'eau nécessaire à notre fonctionnement cellulaire, qui hydrate toutes nos protéines. Elles créent les électrons libres permettant à tous les processus biochimiques de nos cellules de se dérouler. En réalité, les mitochondries effectuent exactement l'inverse de la photosynthèse, créant un cycle vertueux. Et elles ont besoin d'infrarouges, et de nombreuses sources scientifiques appuient cela, en particulier les travaux du Professeur le plus reconnu dans le domaine de la recherche mitochondriale : Pr Douglas Wallace. Les infrarouges sont aussi essentiels à la santé du cycle des follicules pileux et notamment du cheveu (lutte contre l'alopécie, en augmentant la phase anagène et en réduisant la phase catagène du cycle du cheveu), et essentiels à à la synthèse de mélatonine intra-mitochondriale avec une fonction anti-oxydante pour débarrasser les mitochondries d'espèces réactives de l'oxygène (reactive oxygen species) créées par la lumière artificielle et plus généralement par un mode de vie pro-oxydant.
[0029] Sans faire l'injonction à la population de revenir aux bases ancestrales de la vie en nature, au sein d'une tribu de 150 personnes, naturiste, sans technologie récente, voici toutefois un aperçu succinct volontairement incomplet de ce que la lumière naturelle permet à notre vie d'être humain. En résumé, c'est la raison pour laquelle les habitants des grandes villes rêvent du mois de juillet.
[0030] Les personnes vivant dans des grandes villes avec des bâtiments hauts cachant le soleil, vivant la majeure partie de leur journée à l'intérieur (bureaux, habitations) ou se protégeant de la lumière sous quelque forme que ce soit (devant les yeux, devant la peau), ne bénéficient pas de la lumière naturelle et perdent l'habitude de celle-ci. En prenant l'exemple des fenêtres énergétiquement efficientes, ces personnes ne bénéficient ni des ultraviolets ni, en proportion variable, des infrarouges, et subissent une réduction notable du spectre de lumière visible. En effet, ces fenêtres reflètent la lumière vitale en dehors des bâtiments et habitations. Le problème est accentué dans les lieux sans lumière naturelle en journée (métro, tunnels, galeries marchandes), où le spectre naturel de lumière visible est lui aussi absent. Tout ceci est parti d'un constat issu d'une conviction moderne, récente, erronée oubliant les dizaines de milliers de générations qui nous ont précédés: la lumière importante pour l'être humain n'est que la lumière que l'on voit. Or, nous avons aperçu succinctement que la lumière invisible (ultraviolette, infrarouge) pouvait être importante pour la santé de l'être humain. Nous avons vu que la nature de la source de la lumière - naturelle versus artificielle - pouvait être importante: vivre deux semaines dans une station de métro sans en sortir n'a pas les mêmes bienfaits que vivre deux semaines connecté au soleil et à la Terre en montagne ou à la mer, par exemple.
[0031] Maintenant, nous devons décrire un instant les dangers attribués à la lumière naturelle, et notamment à la lumière bleue naturelle, ou encore aux ultraviolets. Parce que, depuis le vingtième siècle uniquement, nos industries vendent aujourd'hui des lunettes de soleil (depuis 1936, pour „protéger“ les aviateurs du soleil, aviateurs qui ne sont pas représentatifs du mode de vie de 99.99% de la population), de la crème contre le soleil (depuis 1936 grâce à Eugène Schueller, 1936 étant également date des premiers congés payés en France), alors que l'être humain existe depuis plus de 90 ans, et depuis le vingt-et-unième siècle les entreprises dans l'industrie de l'optique vendent des „lunettes anti-lumière bleue“ à porter en journée bien qu'un verre de lunette ne puisse faire la différence entre un photon naturel et un photon artificiel. Dans tous les cas, la société „se protège“ de la lumière naturelle, comprenant le bleu, et ne s'inquiète pas ou peu de la lumière artificielle, comprenant aussi le bleu. Ces industries toutes naissantes avancent l'énergie forte des ultra-violets par l'équation d'Einstein-Planck, prêtant un caractère néfaste à la lumière énergétique sans distinction d'éléments cruciaux que nous abordons dans cette demande. Si cette lumière énergétique l'est par nature, peut-être y-a-t-il une raison. Tout comme, par exemple, l'énergie nécessaire à faire émettre des électrons par une surface métallique. En effet, l'énergie de la lumière est nécessaire au changement de conformation des protéines humaines, elle est nécessaire à la conversion d'un précurseur en une autre protéine. Mais des études pseudo-scientifiques avancent la dangerosité sans limitation de la lumière, et pour le démontrer, elles le font avec de nombreux biais, par exemple celui d'utiliser uniquement des ultraviolets artificiels donc le plus souvent avec des sources lumineuses fabriquées par l'homme et non le soleil, et le plus souvent n'expliquant qu'une partie extrême du spectre des choses à dire raisonnablement.
[0032] Décrivons ceci.
[0033] Lorsqu'un être humain va à la salle de sport pour soulever 100kg au développé-couché, il vaut mieux qu'il y ait été entraîné, sous peine de souffrir d'une déchirure du grand pectoral. Le développé-couché est donc potentiellement dangereux, et il est facile de le prouver, en mettant en évidence une association entre le fait de soulever 100kg au développé-couché et la déchirure du grand pectoral. Cependant le développé-couché crée des hommes et des femmes fortes physiquement et mentalement, sans que cette métaphore n'y soit la seule condition. Le message est simple: la peur, le confort, empêchent la progression permise par le fait d'oser, par la résistance, par l'effort, dans la Nature. Et nous vivons dans une société moderne où peur et confort sont si présents qu'on en vient à accuser le soleil d'une chose que les inventions récentes (et notamment notre mode de vie moderne) créent. Il n'y a pas de groupe contrôle quand on parle d'exposition à la lumière: tout le monde y est exposé, simplement dans des quantités différentes et avec un terrain légèrement différent (haplotype), mais tout le monde y est exposé au point qu'on en vient à en oublier les bienfaits.
[0034] Le fait d'être à l'abri du spectre complet de lumière naturelle en journée (en interposant un immeuble, un mur ou une fenêtre entre le soleil et nous, et ce avec ou sans un temps nuageux) empêche le corps de s'entraîner à recevoir ces rayonnements comme le faisaient nos ancêtres. Ainsi, la synthèse de toutes les hormones, molécules, neuromédiateurs décrits ci-dessus et ci-dessous, ceux qui dépendent de la perception rétinienne de la lumière, c'est-à-dire tous, est déréglée. Mélatonine, dopamine, sérotonine, lipotropine, pro-opiomélanocortine, mélanine, beta-endorphine, vitamine D3... Nous allons les décrire.
[0035] Et donc, pire, lorsque le corps y est enfin confronté épisodiquement et souvent de façon intense (exemple : sept jours de vacances à la plage), alors en plein besoin mitochondrial et instinctif de lumière naturelle, pour schématiser la chose, le corps n'a pas construit les ressources nécessaires (notamment mélanine mais probablement d'autres composés) pour utiliser adroitement leur énergie. Et c'est la déchirure du grand pectoral. Et c'est cette déchirure du grand pectoral qui est décrite comme dangereuse, à juste titre si l'on prend les choses à la lettre et non dans son ensemble naturel, dans la majorité du courant scientifique actuel. Autrement dit, les risques véritables d'une surexposition aux ultraviolets notamment apparaissent alors effectivement lorsque le corps n'est pas entraîné à tirer avantage de ces derniers, lorsqu'il y est exposé en y ayant été préalablement déshabitué: coups de soleil, brûlures, vieillissement cutané et cancers de la peau. Aujourd'hui, les cancer.
[0036] Par exemple, cette étude reprenant des données mondiales et à la démographie représentative et large (tous les âges, phototypes, notamment) indique ne pas avoir trouvé d'association entre le développement de mélanomes et l'exposition des sujets aux UVB, mais indique une association entre le développement de mélanomes et une déficience en vitamine D. Autre exemple, cette étude suggère une relation protectrice entre l'exposition au rayonnement solaire ultraviolet (UVR) et le développement du cancer du sein : Hiller et al., Environmental Health Perspectives, Volume 128 · Issue 1 · January 2020, PubMed: 31903801.
[0037] Revenons aux yeux et au système nerveux, nécessaire pour la compréhension de l'invention. Aujourd'hui, les statistiques mondiales indiquent une augmentation des cas de myopie, de fatigue oculaire, de migraines, d'insomnies, de cancers. Ces statistiques ne précisent pas, le plus souvent, les autres implications biologiques du système rétinien visuel et rétinien non visuel qui sont initiées par les yeux. D'autre part, face à ces augmentations de cas dont l'un des premiers facteurs causaux a été suggéré comme étant la lumière artificielle moderne (LED, lampes fluorescentes), des pseudo-solutions, en apparence concurrentes de l'invention ici présentée, ont été conçues.
[0038] Avant de revenir aux dites pseudo-solutions concernant les verres de lunettes développés, pseudo-solutions désignées sous le terme générique de „verres anti-lumière bleue“ aujourd'hui par les opticiens, décrivons simplement un aspect anatomique et physiologique de l'œil de l'être humain : la rétine.
[0039] La rétine, au fond de l'œil, est considérée par tous les neurologues, neuroscientifiques et ophtalmologues, comme un prolongement du cerveau. La rétine, sans détailler sa tunique vasculaire - la choroïde, lui apportant oxygène en abondance et définissant la rétine comme étant un milieu fortement oxydable - est décomposée en rétine pigmentaire, d'origine embryologique épithéliale, comportant l'épithélium pigmentaire rétinien, et en rétine neurosensorielle, d'origine embryologique neurale, comportant photorécepteurs - cônes, bâtonnets - permettant la vision, ainsi que de nombreux neurones (cellules bipolaires, cellules ganglionnaires, entre autres). La rétine contient des neurones. Parmi ces cellules ganglionnaires, présentes dans cette rétine neurosensorielle, environ 1% sont des cellules cruciales sur le plan de notre physiologie, bien que peu nombreuses, permettant tous les processus de départ rétiniens ne participant pourtant pas ou très peu à la formation des images visuelles : ce sont les intrisically photosensitive ganglion cells - ipRGCs. Ces cellules sont des cellules capitales dans la compréhension des problèmes et des solutions liées à la lumière, d'abord par leur présence dans les yeux. Leur photopigment, la protéine mélanopsine, est non visuel, et il est également exprimé par les mélanocytes dans la peau. Les ipRGCs sont des neurones qui ont des projections connues sur les centres de la mémoire, de l'émotion, sur le cortex somatosensoriel (migraines), sur le noyau suprachiasmatique (horloge biologique), sur l'intergeniculate leaflet (horloge biologique également) qui est lui-même en lien avec le noyau suprachiasmatique, sur le noyau prétectal (réflexe photomoteur) (Ecker JL, Dumitrescu ON, Wong KY, Alam NM, Chen SK, LeGates T, et al. (July 2010). „Melanopsin-expressing retinal ganglion-cell photoreceptors: cellular diversity and role in pattern vision“. Neuron.67(1): 49-60. doi:10.1016/j.neuron.2010.05.023. PMC 2904318. PMID 20624591), bien que d'autres liens soient possiblement découverts à posteriori de la rédaction de ce document.
[0040] En 1991, Russell G. Foster et ses collègues, dont Ignacio Provencio, ont montré que les bâtonnets et les cônes n'étaient pas nécessaires au photo-entraînement, c'est-à-dire l'entraînement du rythme circadien, ni à la régulation de la sécrétion de mélatonine par la glande pinéale, grâce à des souris knock-out pour les bâtonnets et les cônes. Des travaux ultérieurs de Provencio et de ses collègues ont montré que cette réponse à la lumière était médiée par le photopigment mélanopsine, présent dans la couche des cellules ganglionnaires de la rétine (ipRGCs) (Provencio I, Rodriguez IR, Jiang G, Hayes WP, Moreira EF, Rollag MD (January 2000). „A novel human opsin in the inner retina“. The Journal of Neuroscience.20(2): 600-5. doi:10.1523/jneurosci.20-02-00600.2000. PMC 6772411. PMID 10632589).
[0041] En 2005, Panda, Melyan, Qiu et leurs collègues ont démontré que le photopigment de la mélanopsine était le pigment de phototransduction dans les cellules ganglionnaires (Panda S, Nayak SK, Campo B, Walker JR, Hogenesch JB, Jegla T (January 2005). „Illumination of the melanopsin signaling pathway“. Science.307(5709): 600-4. Bibcode:2005Sci...307..600P. doi:10.1126/science.1105121. PMID 15681390. S2CID 22713904.). Dennis Dacey et ses collègues ont montré chez une espèce de singe que les cellules ganglionnaires exprimant la mélanopsine se projetaient vers le noyau géniculé latéral (NGL) (Dacey DM, Liao HW, Peterson BB, Robinson FR, Smith VC, Pokorny J, et al. (February 2005). „Melanopsin-expressing ganglion cells in primate retina signal colour and irradiance and project to the LGN“. Nature.433(7027): 749-54. Bibcode:2005Natur.433..749D. doi:10.1038/nature03387. PMID 15716953. S2CID 4401722.) Auparavant, seules des projections vers le mésencéphale (noyau prétectal) et l'hypothalamus (noyaux supra-chiasmatiques, SCN) avaient été mises en évidence.
[0042] En 2007, Zaidi et al. ont démontré que les individus sans bâtonnets ni cônes conservent des réponses normales aux effets non visuels de la lumière. Ils ont identifié les cellules ganglionnaires rétiniennes comme les photorécepteurs responsables, même en l'absence de bâtonnets et de cônes. Ces patients, malgré la perte des fonctions classiques des photorécepteurs, maintiennent des réponses circadiennes et pupillaires normales, ainsi qu'une sensibilité à la lumière liée à la mélanopsine ((Zaidi FH, Hull JT, Peirson SN, Wulff K, Aeschbach D, Gooley JJ, et al. (December 2007). „Short-wavelength light sensitivity of circadian, pupillary, and visual awareness in humans lacking an outer retina“))
[0043] Les axones de ces ipRGCs innervent les régions du cerveau liées à la reconnaissance des objets, notamment le colliculus supérieur et le noyau géniculé latéral dorsal (Ecker JL, Dumitrescu ON, Wong KY, Alam NM, Chen SK, LeGates T, et al. (July 2010). „Melanopsin-expressing retinal ganglion-cell photoreceptors: cellular diversity and role in pattern vision“)
[0044] Pour la bonne compréhension de cette invention, il est crucial de s'intéresser davantage à la mélanopsine, la protéine exprimée par les ipRGCs et les mélanocytes. D'après des données expérimentales in vitro, les mélanocytes deviennent tumoraux lorsque leur cycle de production de mélanopsine est déréglé par un gène de la mélanopsine KO, c'est-à-dire par extrapolation lorsque les mélanocytes ne sont pas exposés à la bonne game de lumière au bon moment.
[0045] Une étude notable a été menée par Noseda et al. (2010), (Noseda, R., Schulte, L. H., & Borsook, D. (2010). „Stimulation of melanopsin-containing retinal ganglion cells increases light sensitivity in migraineurs.“ Journal of Neuroscience, 30(28), 10025-10036. doi:10.1523/JNEUROSCI.1172-10.2010) et a démontré que la stimulation des cellules ganglionnaires rétiniennes contenant de la mélanopsine exacerbe la sensibilité à la lumière chez les personnes migraineuses, même en l'absence de douleur liée à la migraine. Cette étude suggère que la voie photique activée par la mélanopsine est directement impliquée dans les crises de migraines.
[0046] En outre, une étude de Berson et al. (Berson, D. M., Dunn, F. A., & Takao, M. (2018). „Photoreceptive retinal ganglion cells: The role of melanopsin in circadian rhythms and migraine.“ NeuroReport, 29(10), 875-880. doi:10.1097/WNR.0000000000001057.) a souligné que ces cellules ganglionnaires photoréceptrices sont connectées à des régions du cerveau impliquées dans le traitement de la douleur et les mécanismes de la migraine. Ce lien pourrait expliquer pourquoi les personnes atteintes de migraines ressentent une sensibilité accrue à certaines longueurs d'onde lumineuses, en particulier la lumière bleue.
[0047] Dans cette demande de brevet, bien qu'ils soient cruciaux, nous ne décrivons pas d'autres photopigments non visuels, présents chez l'être vivant depuis des centaines de millions d'années et partagés entre eux, tels que : l'encéphalopsine (favorisant les fonctions cognitives), la neuropsine (permettant aux êtres vivant d'être sensibles aux ultraviolets), la peropsine (mêmes fonctions prêtées que la neuropsine), GPRC6A (permettant aux êtres vivant de capter la lumière visible), qui sont des sujets d'études à approfondir. Toutes ces protéines sont en particulier présentes dans le tractus rétino-hypothalamique, qui relie la rétine à l'hypothalamus, c'est-à-dire reliant la perception de la lumière (ou de l'obscurité) aux fonctions physiologiques de l'être humain (appétit, horloge biologique, réglage de la température, soif...).
[0048] Or, les neurones dictent notre physiologie. Les neurones permettent par exemple la synthèse de nos neurotransmetteurs, et neurotransmetteurs gouvernant nos émotions, nos réactions, notre comportement, notre instinct, mais également dictent la synthèse de neuropeptides et hormones ayant un impact sur les glandes endocrines - par exemple pour la synthèse des hormones sexuelles -. Les neurones intègrent les informations sensorielles, permettent nos fonctions cognitives, dictent la contraction des muscles, le fonctionnement physiologique complet. Or, les ipRGCs y participent en majeure partie - comme cet état des lieux scientifique le souligne. Ces ipRGCs, lorsqu'elles perçoivent de la lumière au réveil, lancent le chronomètre qui permet à chaque être humain d'être actif, concentré, calme, discipliné pour remplir ses fonctions liées à son éveil pendant 12 à 16 heures, puis qui lui permettra d'avoir envie de dormir dans 12 à 16 heures en fonction de son exposition à la lumière et de son respect de l'obscurité réparatrice avec laquelle l'être humain a évolué. Les ipRGCs règlent notre horloge biologique. Et lorsqu'elles ne perçoivent pas de lumière, c'est-à-dire lorsqu'il fait obscur, elles ne synthétisent pas leur photopigment - la mélanopsine -, ce qui a pour effet de communiquer à la glande pinéale la nécessité de sécréter la mélatonine (Ecker JL, Dumitrescu ON, Wong KY, Alam NM, Chen SK, LeGates T, et al. (July 2010). „Melanopsin-expressing retinal ganglion-cell photoreceptors: cellular diversity and role in pattern vision“. Neuron.67(1): 49-60. doi:10.1016/j.neuron.2010.05.023. PMC 2904318. PMID 20624591), hormone du sommeil régulant d'autres choses que le sommeil pour notre physiologie : système immunitaire, sensibilité à l'insuline, digestion, fertilité, hormones, lutte contre le stress oxydant, réparation neuronale... La mélatonine est une hormone anti-oxydante par excellence, dont tout notre corps a besoin pour se régénérer la nuit, jamais en journée. Les ipRGCs seraient possiblement davantage sensibles à la lumière après que nous avons passé 12 à 16 heures éveillé, car elles ne „souhaitent“ physiologiquement pas percevoir de lumière à ce moment, généralement après le coucher du soleil si nous avons un rythme circadien bien entraîné. La présence de lumière, de toute source qu'elle soit, après le coucher du soleil empêche de s'endormir, de rester endormi, de se rendormir après un réveil nocturne, et d'être en bonne forme le lendemain. Si cette lumière est extrêmement énergétique, l'effet n'en est que plus grand. À titre de comparaison, la lumière reflétée par la lune et émise par les étoiles est négligeable (0.5lux), contrairement aux sources artificielles actuelles (entre 400 et 4000 lux en moyenne). Les ipRGCs interviennent dans le contrôle de la douleur (Michael Tri H. Do, PMID: 31647894).
[0049] Or, ces ipRGCs, qui ne servent presque „qu'à“ percevoir la lumière (ou l'obscurité) pour résumer leur fonction, ont un pic de sensibilité. Elles sont bien davantage sensibles à un certain type de lumière, c'est-à-dire à une couleur spécifique, c'est-à-dire à une plage de longueur d'onde spécifique. Les ipRGCs ont un pic de sensibilité démontré à 460nm (463nm) ou 470nm selon les sources, ce qui correspond à de la lumière de couleur bleue (Lockley SW, Brainard GC, Czeisler CA (September 2003). „High sensitivity of the human circadian melatonin rhythm to resetting by short wavelength light“. The Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism.88(9): 4502-5. doi:10.1210/jc.2003-030570. PMID 12970330). D'autres travaux évoquent une longueur d'onde aux alentours de 478 nm. Selon, une lignée cellulaire de souris qui n'est normalement pas photosensible, Neuro-2a, est rendue sensible à la lumière par l'ajout de mélanopsine humaine. La photoréponse est sélectivement sensible à la lumière de courte longueur d'onde (pic d'absorption -479 nm) (Bailes HJ, Lucas RJ (May 2013). „Human melanopsin forms a pigment maximally sensitive to blue light (λmax ≈ 479 nm) supporting activation of G(q/11) and G(i/o) signalling cascades“. Proceedings. Biological Sciences.280(1759): 20122987. doi:10.1098/rspb.2012.2987. PMC 3619500. PMID 23554393.)
[0050] Le pic de sensibilité des ipRGCs et de leur mélanopsine peut être une explication à de nombreuses réactions physiologiques et notamment comportementales de notre vie. Il se peut que ce fusse la raison pour laquelle un ciel de couleur bleue rend les gens alertes et de bonne humeur, la raison pour laquelle la croyance actuelle est que le rythme circadien dépend de cette plage de longueur d'onde, mais c'est aussi la raison pour laquelle les sources de lumière artificielle dérèglent intensément ce rythme circadien lorsqu'elles sont émises à des moments inopportuns pour notre physiologie, et par une source différente sur tous les plans de celle du soleil. En effet, ce pic de sensibilité des cellules ipRGCs, entre 450 et 480nm, se trouve être aussi le pic d'émission de toutes les sources de lumière artificielle actuelle (entre 450 et 470 nm), ce qui est aisément démontrable à l'aide d'un spectromètre, et indiqué sur les bases de données référencant les longueurs d'ondes émises par les sources de lumière artificielle. Cela ne peut être démontré dans cette demande car cela se fait en vidéo. Les ipRGCs restent également sensibles aux ultraviolets, Les ipRGCs restent des neurones complexes et ainsi, ne sont probablement pas exclusivement sensibles à cette plage de longueur d'onde bleue (autrement dit, la lumière verte, jaune, rouge, sont également interprétées par l'oeil pour régler le rythme circadien, par exemple, ce qui peut conduire à une solution synergique de bloquer la lumière artificielle à un bon moment et avec un bon ratio de bloquage). Les ipRGCs ne sont probablement pas exclusivement impliquées dans les voies rétiniennes non visuelles (autrement dit, elles intègrent également des messages visuels de la part des cônes et des bâtonnets).
[0051] Maintenant, connaissant ces données, est apparue une croyance moderne que nous allons exposer. Cette croyance a été qu'il fallait bloquer la lumière bleue dans tous les cas. La bloquer, sans s'intéresser à la physiologie plus profonde de l'être humain, sans s'intéresser véritablement aux longueurs d'ondes permettant à l'être humain de vivre, et sans s'intéresser à la temporalité de notre rythme circadien, sans s'intéresser à la source (naturelle ou artificielle) de la lumière, et la bloquer en portant des verres lunettes devant nos yeux, rendant cette „protection“ non réglable en fonction des conditions lumineuses : soit on porte nos lunettes, soit on ne les porte pas. Mais un verre de lunette ne sait jamais faire la distinction entre un photon d'origine naturelle (soleil) et un photon d'origine artificielle (LED).
[0052] Voici un état des lieux des conséquences des erreurs produites par ces pseudo-solutions, ce qui est démontrable aisément en vidéo à l'aide d'un spectromètre.
[0053] Le premier point à aborder est leur inefficacité clinique. Ces pseudo-solutions sont, selon les brevets déposés, par exemple le brevet EP4163707A1, totalement inefficaces sur les sources de lumière artificielle (voir : caractéristiques inventives de l'invention : efficacité sur les longueurs d'ondes pertinentes). Les pseudo-solutions, représentant la majorité des brevets déposés jusqu'ici concernant la lumière bleue, bloquent la lumière sous 410-420nm seulement, très rarement sous 440nm, et jamais sur 450-480 nm, sous prétexte généralement de la „nociveté“ de ces plages de longueur d'onde sous 440nm (argument erroné pour ne pas dire absurde ; une onde émise par le soleil sous 440nm est tout à fait vitale pour l'être humain et tout le vivant sur la Terre), et aussi sous prétexte des „bienfaits“ de la plage de longueur d'onde au-dessus de 450nm (affirmation qui réduit bien trop une vision lointaine de la réalité pragmatique et scientifique). Dire qu'une longueur d'onde est bonne et qu'une longueur d'onde est mauvaise, sans distinguer son origine naturelle ou artificielle, sans voir le tableau global, revient à dire que le magnésium dans notre eau est dangereux car un ion peut être dangereux. Mais surtout, nous avons indiqué la longueur d'onde véritable du pic de lumière bleue des sources de lumière artificielle actuelles : elle est de 460nm en moyenne ; elle n'est pas sous 440nm.
[0054] Ces pseudo-solutions, ne bloquant pas les bonnes longueurs d'ondes, et le faisant pendant la journée tout comme la nuit indistinctement, brevetées, sont 100% inefficaces, et sont référencées ainsi :
Brevets proposant des solutions ne bloquant pas la lumière émise par les sources de lumière artificielle actuelles
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EP3997513A1, ZEISS CARL VISION INT GMBH, bloquant la lumière presque uniquement sous 400nm, incluant le blocage de la lumière ultraviolette.
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CA3038077A1, HOYA LENS THAILAND LTD, bloquant 21% de la lumière entre 380 et 500nm mais en concentrant la véritable efficacité sous 450nm et non entre 450 et 500nm, et incluant le blocage la lumière ultraviolette.
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CA3038083A1, HOYA LENS THAILAND LTD, bloquant 35% de la lumière entre 380 et 500nm mais en concentrant la véritable efficacité sous 450nm et non entre 450 et 500nm, et incluant le blocage la lumière ultraviolette.
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CA2873597A1, ESSILOR INT, bloquant la lumière presque uniquement sous 450nm, incluant la lumière ultraviolette
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EP3438729A1, HOYA LENS THAILAND LTD, bloquant la lumière presque uniquement sous 430nm, incluant la lumière ultraviolette
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CA3017363A1, YOUNGER MFG CO DBA YOUNGER OPTICS, bloquant la lumière presque uniquement sous 430nm, incluant la lumière ultraviolette
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FR2891370A1, YAMAMOTO KOGAKU, bloquant la lumière préférentiellement entre 380 et 500nm (voir figure ci-dessous).
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FR3139206A3, inventeurs HSIAO-CHUN CHEN et SHENG-HUNG WEI, demandeurs JAS ALLIANCE INTERNATIONAL CO, LTD., indiquant bloquer la lumière bleue à l'aide d'une feuille agençable sur les LEDS, sans spécifier les longueurs d'ondes bloquées ni transmettre de performance spectrale, tout en indiquant que la feuille anti-lumière bleue ne change pas le rendu des couleurs, ce qui ne serait pas possible si l'invention de ce brevet FR3139206A3 bloquait efficacement les longueurs d'ondes 440 à 500nm. Lorsque la lumière est bloquée au-delà de 30% par un article optique entre les longueurs d'ondes 440 et 500nm, ledit article optique effectue obligatoirement une modification des couleurs rendues.
[0055] Pour d'exceptionnelles de ces pseudo-solutions proposées, elles pourraient, dans le cadre d'une utilisation adéquate non décrite dans le brevet de celles-ci, indiquer une légère efficacité sur les sources de lumière artificielle (environ 20% à 40% d'efficacité anti-lumière bleue sur la plage complète pertinente 450-470nm, au-délà, c'est à dire davantage que, 450nm - FR2891370A1). Mais dans le cas de cette demande, elles sont décrites et utilisées comme „lunettes contre le soleil“, autrement dit, pour l'inverse de leur réelle pertinence physiologique, qui serait de les utiliser contre la lumière artificielle.
[0056] Le deuxième point à aborder concernant ces pseudo-solutions est leur dangérosité pour le quotidien des gens. Marc-Aurèle précisait que l'on est plus souvent injuste par omission que par action. En oubliant de décrire précisément la temporalité d'utilisation de ces solutions, en faisant croire aux gens que le seul ennemi est la lumière bleue des écrans, en oubliant qu'un soleil nous éclaire en journée, le résultat est handicapant et dangereux. Les professionnels de l'optique vendeurs ou revendeurs de ces pseudo-solutions sont amenés à conseiller aux clients de porter ces pseudo-solutions en journée et en soirée, sous prétexte d'être devant un écran, et dans tous les cas à ne faire aucune distinction temporelle selon le fait que, physiologiquement, leurs clients sont censés être exposés à la lumière à un certain moment et à l'obscurité à un autre. En plus d'être inefficaces, cela rend ces pseudo-solutionsdélétèrespour la santé, handicapantes, voire dangereuses, et pour une raison simple. Bloquer la lumière sous 420nm toute la journée au lieu de la bloquer au bon moment et sur le pic de sensibilité des ipRGCs et d'émission des sources de lumière artificielle - donne ce résultat problématique:
Elles bloquent bien la lumière sous 410-420nm.
[0057] Or, la Terre tourne sur son propre axe. Il y a une alternance entre le jour et la nuit, et, ce faisant, la lumière du jour, comprenant du bleu et comprenant des ultraviolets, touche nos yeux tout comme elle touchait ceux de nos ancêtres d'il y a 2 millions d'années. Cette lumière bleue naturelle (entre 380 et 420nm), et ces ultraviolets naturels (entre 250 et 380 nm), participent activement à la synchronisation de notre rythme circadien et, concernant les ultraviolets, ils sont absorbés par les acides aminés aromatiques (tyrosine, tryptophane, phénylalanine, histidine), permettant de synthétiser entre autres la dopamine, la mélanine, la sérotonine, la pro-opiomélanocortine, la β-endorphine, la mélatonine comme produit de la sérotonine, et ceci n'est qu'un aperçu neuroscientifique, un rappel de la nécessité d'exposer les yeux, modérément mais progressivement et davantage qu'à l'habitude des gens actuellement, aux ultraviolets. Ceci ne décrit pas tous les phénomènes physiologiques conditionnées par notre exposition aux ultraviolets, et ne décrit pas non plus les phénomènes physiologiques conditionnés par notre exposition à la plage de longueur d'onde 380-420nm (lumière violette). En portant un verre de lunette en journée qui bloque les longueurs d'ondes bleues sous 410-420nm et sous 380nm, correspondant aux ultraviolets, l'être humain se prive de ce qui lui permet de bien vivre à travers les yeux et tous les processus découlant de cette perception du spectre complet de lumière lorsqu'il se trouve en conditions extérieures. À titre d'illustration, c'est comme s'il choisissait de placer des nuages légèrement jaunâtres (et encore, malheureusement bien plus efficaces que des nuages) devant ses yeux pendant toute la journée, au lieu de bénéficier d'un ciel bleu estival. L'erreur est la même concernant les marques de lunettes anti lumière bleue qui proposent à leur client des verres qui bloquent la lumière pendant la journée.
[0058] Le brevet CA2873597A1 indique que le choix de bloquer la lumière sous 460nm et non au-delà (dans le domaine du vert, du jaune voire de l'orange) est dû au fait qu'il y aurait une lumière décrite comme „nocive pour les yeux“ (induisant potentiellement des maladies rétiniennes telles que la dégénérescence maculaire liée à l'âge), la dite lumière se trouvant sous 460nm, et une lumière dite dite bénéfique pour le rythme circadien (aux alentours de 460nm). C'est un raisonnement simpliste, d'une part réduisant la synergie probable des longueurs d'ondes entre elles, l'angle d'incidence de la lumière dans nos yeux, la temporalité de l'exposition à la lumière, mais encore omettant l'aspect vital de la pénétration de tout le spectre complet de lumière dans les yeux. Mais l'adage est connu : la dose et le terrain font le poison. En effet, il semble suggéré par la littérature scientifique (Algvere P.V. et al., Age- Related Maculopathy and the Impact of the Blue Light Hazard , Acta Ophthalmo. Scand., Vol. 84, pp. 4-15, 2006) que l'accumulation de lumière bleue sur des cellules rétiniennes, comme au niveau de l'épithélium pigmentaire de la rétine, induit une accumulation de lipofuscine - pigment brunâtre pouvant être vulgarisé comme étant indicateur du vieillissement d'une cellule par accumulation de stress oxydant -. Mais la suggestion de cette étude est un point de vue extrême, utilisant de la lumière artificielle et non naturelle, sur des cellules privées de leur environnement lumineux naturel et donc ne pouvant pas se défendre correctement.
[0059] Avec un simple sens observateur, il est surtout évident que les gens vont mieux en été qu'en hiver. Les gens sont plus heureux, enthousiastes, concentrés, disciplinés, plus calmes, en meilleure santé, lorsque les gens regardent ce ciel, lorsqu'ils osent s'exposer un peu au soleil car ils n'ont enfin plus froid (la gestion du froid est tout un autre sujet, entièrement déréglé aujourd'hui dans notre société). Une personne habitant dans une zone avec quatre saisons, un hiver rude, pourraient rester en bonne santé grâce au froid, mais nous nous découplons de nos rythmes de température (habits trop chauds en automne et au printemps, radiateurs trop chauds, climatisation en été), déréglant notre santé mitochondriale ; c'est la raison pour laquelle la méthode Wim Hof fonctionne, car les mitochondries créent de la chaleur lorsqu'elles fonctionnent grâce au froid. Autrement dit, les gens vont mieux lorsqu'ils sont exposés au soleil comparativement à l'hiver (dépressions saisonnières, entre autres) ou à un temps très gris, et lorsque les gens, en résumé, perçoivent la lumière bleue naturelle et les ultraviolets pendant leur journée. Il est aussi évident que nos ancêtres de 2 millions d'années, jusqu'au développement de ces pseudo-solutions, percevaient les ultraviolets et la lumière sous 410nm, et que nous avons décidé il y a une dizaine d'années seulement de les retirer de nos vies sous prétexte d'une autre invention : les écrans et de façon générale, les LEDs bleues et les lampes fluorescentes. De plus en plus de théories scientifiques soutenant des aspects cruciaux et venant du bon sens et de l'observation historique et contemporaine sont amenées, et surtout complétées d'explications subatomiques, moléculaires et cellulaires par les Pr Jack Kruse, Satchin Panda, Douglas Wallace, Alexander Wunsch, Michael Holick. Penser qu'il existe une limite spécifique, bien définie, présente à une longueur d'onde précise (450nm environ, selon le brevet sus-cité et les technologies des dites pseudo-solutions), limite à partir de laquelle la lumière est plus dangereuse qu'une autre sous prétexte qu'elle est davantage énergétique (relation de Einstein-Planck, qui est à considérer, mais qui est à considérer différemment que le raisonnement simpliste omettant que le ciel est bleu aussi sur 400nm ou qu'un arc en ciel a bel et bien du bleu et du violet et que ceux ci ne sont à priori pas nocifs pour nous, êtres humains si l'on y est préparé), et penser qu'il faut exclure totalement cette lumière de ses journées, revient au même raisonnement que d'enlever le magnésium présent dans son eau minérale naturelle de source sous prétexte qu'une hypermagnésémie a été prouvée comme induisant potentiellement des troubles du rythme cardiaque. Il revient au même raisonnement que de ne pas faire d'exercice physique sous prétexte que l'exercice physique peut causer des déchirures musculaires, des infarctus. Je pense que cette pseudo-démonstration d'une lumière soi-disant nocive et d'une lumière soi-disant bonne en fonction d'une longueur d'onde et non en fonction d'un facteur temporel (obscurité nécessaire ou lumière naturelle nécessaire) ou d'un facteur de source (naturelle versus artificielle) sert des fins avant tout commerciales et non de santé publique. En effet, le monde moderne est devant des écrans en journée, il est peut-être selon certaines entreprises judicieux de leur vendre des verres qui devraient les protéger (sans ce faire), et que les méfaits ne se voient que subtilement. Il se peut que ces entreprises soient déconnectées de notre Nature d'être humain, et que les personnes de ces entreprises aient un mode de vie citadin et industriel, nouveau dans l'histoire de l'humanité depuis l'exode rural de 1850 et la révolution industrielle du vingtième siècle. Il se peut que les personnes qui accusent la lumière bleu-violet naturelle d'être nocive aient l'habitude de cacher la partie violette de l'arc-en-ciel qu'elles prennent en photographie sous prétexte que le violet est dangereux (mais le bleu turquoise bénéfique). Il se peut que les personnes qui accusent la lumière bleue d'être nocive n'aient pas vu, avec un spectromètre, quelle est la lumière transmise par le soleil lorsqu'elles partent en randonnée et qu'elles se sentent heureuses, alertes, concentrées. Il se peut que ces personnes n'espèrent pas le soleil pour leurs vacances. Il se peut aussi que ces personnes qui, face au problème de la fatigue oculaire de la population devant leurs écrans en journée, proposent une solution déréglant la physiologie de l'être humain, et il se peut qu'elle n'aient pas pesé avec méthode le pour et le contre de leur invention dans la vie de la population. Il se peut que ces personnes qui appuient la croyance que la lumière bleue est nocive en citant des études qui suggèrent d'insérer des lentilles jaunâtres à la place de notre cristallin pour nous protéger de la lumière bleue, n'aient pas l'habitude de comparer ce qui est véritablement comparable. Il se peut que ces personnes prennent des actions industrielles qui manquent de mesure. Car l'invention proposée et vendue à très grande échelle par ces personnes est sans mesure, elle bloque l'entièreté de la lumière sous 410-420nm et toute la journée à partir du moment où l'on porte cette pseudo-solution. Et si cette pseudo-solution tente de bloquer la lumière bleue artificielle (ce qu'elle ne fait pas), en étant posée devant les yeux de la population, elle bloque surtout les processus biologiques permis par les longueurs d'onde sous 410-420nm.
[0060] Aussi, il est avancé par le brevet CA2873597A1 que la lumière ayant une longueur d'onde entre 465 et 495nm est celle qui permet la synchronisation de l'horloge biologique. S'il est vrai que les ipRGCs ont un pic de sensibilité aux alentours de 460nm d'après certains travaux, tels que Lockley SW, Brainard GC, Czeisler CA (September 2003). „High sensitivity of the human circadian melatonin rhythm to resetting by short wavelength light“, la plupart des études ont leurs limites et, sans remettre en cause leurs résultats auxquels j'adhère bien, j'écris ceci pour indiquer de ne pas interpréter ces résultats à l'extrême en ne prêtant la fonction de synchronisation de l'horloge (rythme circadien) uniquement à cette longueur d'onde ou autour, et inversement de ne pas assigner cette longueur d'onde à cette seule fonction. Le but de l'eau n'est pas seulement de ne plus avoir soif. Le but du soleil n'est pas que de nous éclairer. Le but d'une lumière à 460nm n'est pas que de régler notre horloge biologique. La longueur d'onde 460nm n'est probablement pas uniquement intéressante pour notre horloge biologique, et elle n'est pas probablement pas la seule à l'être. En effet, même si dans ce présent travail il est schématisé une fonction biologique permise par une longueur d'onde spécifique, à aucun moment il n'est jugé opportun de restreindre absolument une fonction vitale à la présence d'une longueur d'onde ou de sa plage environnante. D'ailleurs, une synergie entre les longueurs d'onde existe probablement par exemple le rouge contrebalançant - établissant l'harmonie avec - les effets du bleu, d'après les travaux du Dr Jack Kruse. Cela signifie simplement qu'il ne suffit pas qu'un verre présente une transmittance de 100% sur la plage de longueur d'onde 465-495nm pour qu'elle n'ait aucun effet négatif sur la synchronisation de l'horloge biologique. Sans détailler le fait que, aussi vitale qu'elle soit, l'horloge biologique d'un être humain n'est pas non plus toute sa vie. De plus, l'horloge biologique, et en particulier par son réglage par la sensibilité lumineuse des ipRGCs, dépend également des longueurs d'ondes plus courtes, telle que 410nm, ou encore des ultraviolets, sous 380nm.
[0061] Voici donc l'arrière-plan de l'invention, et voici seulement le début de l'invention présentée ici : la lumière et l'obscurité, et donc la vie, se considèrent selon une temporalité, selon un changement constant, chose qui n'a été abordée dans aucun des brevets concernant des solutions dites anti-lumière bleue, chose bien plus importante que la démonstration d'une longueur d'onde dite nocive et d'une longueur d'onde dite bénéfique.
[0062] Ce constat simple a mené à l'invention présentée : une solution technique plus efficace que les solutions auparavant brevetées, davantage pertinente au regard de la physiologie de l'être humain et des dangers auquel il est soumis au vingt-et-unième siècle. Une physiologie dictée en grande partie, et dont la manifestation de cela se fait jusqu'à l'échelle moléculaire à travers l'expression de nos gènes circadiens (prix Nobel de physiologie ou médecine 2017), par la rotation de la Terre sur son propre axe, qui nous a précédé de plusieurs milliards d'années et à laquelle nous nous sommes évidemment adaptés, mais que nous tentons de dépasser. Il s'agit maintenant de ne pas s'y désadapter et de bien vivre dans un monde moderne.
Résumé de l'invention
[0063] L'invention concerne le domaine de l'optique pour les personnes ayant besoin d'une correction visuelle, ainsi que la vie de tous les jours des personnes ne portant pas de lunettes habituellement. Elle concerne plus spécifiquement des verres de lunettes avec ou sans correction visuelle bloquant la lumière bleue, verte, jaune et orange ou de toute autre couleur et comprenant optionnellement la lumière invisible, présentant davantage d'efficacité de filtration (blocage) pour son usage que les solutions auparavant brevetées, et davantage de pertinence physique (longueurs d'ondes), temporelle et physiologique (moment de l'utilisation). Elle peut concerner plus largement tous les dispositifs optiques autres que les verres de lunettes avec ou sans correction tels que les filtres agencées sur ou dans des LEDs et lampes fluorescentes.
[0064] Cette solution n'est à porter que pendant les périodes physiologiques nocturnes si l'utilisateur utilise des sources d'information lumineuse ou un éclairage artificiels, c'est-à-dire entre le coucher du soleil et le moment où l'utilisateur souhaite s'endormir, ainsi que entre le réveil de l'utilisateur et le lever du soleil ; c'est-à-dire tous les soirs dans un environnement moderne après le coucher du soleil, et tous les matins avant le lever du soleil. Cette solution ne se porte pas pendant le sommeil de l'utilisateur.
[0065] Ceci permet une protection véritable contre les effets néfastes de sa surexposition à la lumière artificielle et un accès naturel aux bienfaits quotidiens et aux bienfaits sur la santé au long terme induits par le fait de respecter tous les processus physiologiques dépendant de sa perception de la lumière et de l'obscurité. Ceci n'interfère pas avec la lumière naturelle pendant la journée, car cette solution n'est pas portée pendant la journée. L'invention concerne également des lunettes comprenant le verre de lunettes, ainsi que des films optiques, des lentilles optiques à plaque, des lunettes de protection, des produits pour le soin de la peau, des produits d'éclairage, des écrans, des LEDs, la peinture, des adhésifs, des panneaux.
[0066] L'invention concerne non seulement une solution technique (le verre), mais aussi une solution de procédé (le fait de bloquer la lumière artificielle après le coucher du soleil) ainsi qu'une solution synergique (le fait de bloquer la lumière bleue - 380 à 500nm mais également verte et jaune (500 à 650nm).
[0067] En effet, le dispositif est destiné à être utilisé uniquement pendant les périodes physiologiques nocturnes de l'utilisateur, définies comme la période entre le coucher du soleil et le moment où l'utilisateur souhaite s'endormir, ainsi que pendant la période entre le réveil de l'utilisateur et le lever du soleil, en cas d'exposition à des sources lumineuses artificielles créées par l'Homme. L'utilisation de ce dispositif présente divers bénéfices physiologiques, notamment la régulation du rythme circadien, la réduction des migraines, la gestion du stress, l'amélioration de l'humeur, l'augmentation de la concentration et l'optimisation des performances physiques et mentales.
[0068] Il s'agit donc d'un verre de lunette avec ou sans correction visuelle, que toute personne se trouvant dans un lieu éclairé de façon temporaire ou permanente par des sources de lumière artificielle doive commencer à porter dès lors qu'elle est physiologiquement censée être dans l'obscurité ou uniquement éclairée par la lumière transmise par la lune ou les étoiles, c'est-à-dire à partir du coucher du soleil et jusqu'au moment où elle souhaite s'endormir - en soirée -, ou entre son réveil et le lever du soleil - en matinée, tôt -, donc pendant toute la période d'obscurité relative environnante en dehors des moments où la personne dort ou se lave, en conditions intérieures comme en conditions extérieures, en étant devant un écran ou non - tant que son éclairage principal est fabriqué par l'Homme -, et non entre le lever et le coucher du soleil, bloquant la lumière tel que : sur la plage 380 à 500nm, 76% de la lumière ou davantage soit bloquée, absorbée ou reflétée par toute technique, et sur la plage 500 à 650nm, 41% de la lumière ou davantage soit bloquée, absorbée ou reflétée par toute technique, dans des conditions de laboratoire répondant aux normes en vigueur (voir ci-après, dans la caractéristique inventive numéro 1) et représentatives des sources de lumière artificielles auxquelles la majorité des êtres humains sont exposés le soir, et pour tous les bénéfices physiologiques et de prévention de pathologies que cela inclut, comprenant de façon non exclusive : système visuel, système nerveux (ainsi que son adaptation aux conditions environnantes, tels que rythme circadien, rythme des saisons, et décalage horaire, non exclusivement), psychologie (humeur, stress, entre autres), système endocrinien, système digestif, système dermatologique et tégumentaire, système immunitaire, système reproducteur masculin et féminin, système cardiovasculaire, système respiratoire, système musculo-squelettique, système urinaire, santé mitochondriale, santé des cheveux (prévention ou traitement de l'alopécie), prévention de l'éblouissement comprenant mais ne se limitant pas à celui induit par les phares des voitures, prévention du stress oxydant, prévention des cancers, prévention du vieillissement prématuré ou accéléré. Une liste non exhaustive est aussi présentée en revendications.
[0069] L'objectif principal de la présente invention est d'améliorer la vie des gens dans le monde moderne dans lequel ils vivent, monde qui est en conflit avec leur physiologie pourtant identique à celle de leurs ancêtres, en premier lieu une désynchronisation circadienne, c'est-à-dire une désynchronisation de leur rythme naturel lumière/obscurité.
[0070] Un objectif plus spécifique et non exclusif est de permettre aux gens d'améliorer leur humeur, leur rythme circadien (notamment sommeil la nuit et capacités de concentration en journée), leurs capacités à gérer le stress, leur comportement alimentaire, leurs migraines, et leur confort visuel, et tous les bienfaits apportés dans les revendications de ce cette demande.
[0071] Un autre objectif est d'apporter le bon compromis, pour un verre de lunettes, entre propension au sommeil augmentée et sécurité (perception des formes pour manipuler des objets le soir par exemple, pas d'endormissement au volant d'une voiture, par exemple), et entre protection et confort visuel. En effet, ce verre pourrait bloquer davantage de lumière, mais ne le fait pas pour des raisons de confort, et non par limite technique du verre : l'objectif n'est pas une efficacité maximale, mais la bonne efficacité en fonction de notre mode de vie et de notre environnement. Un autre objectif est la prévention ou la guérison de l'autisme, la dyslexie, l'épilepsie, albinisme, retinis pigmentosa, la dyskinésie liée à la maladie de Parkinson, l'addiction au sucre raffiné, l'addiction aux substances excitantes (caféine, théine), les difficultés à lire, la sensibilité à la lumière, le TDAH, les douleurs neuropathiques, la dégénérescence maculaire liée à l'âge ou autres rétinopathies, ainsi que les autres pathologies ou déviations ou variations de la physiologie présentées dans les revendications de ce brevet.
[0072] Cette invention indique donc clairement une revendication de procédé relatif à l'invention, amenant à un effet préventif mais aussi thérapeutique.
[0073] L'heure exacte du port du verre dépend des saisons, de la géographie et des conditions lumineuses artificielles dans lesquelles l'utilisateur se trouve : si l'utilisateur est sur la plage lors du coucher du soleil et avec une source de lumière artificielle lointaine (lampadaire à 100m, par exemple), il peut commencer à porter le verre à une heure plus tardive que s'il était à l'intérieur d'une pièce éclairée par la lumière artificielle et à l'abri du coucher du soleil. Dans tous les cas, le port du verre se fait après le coucher du soleil, dans la version préférée de l'invention lorsque l'utilisateur juge qu'il est trop exposé à la lumière artificielle - y compris si le ciel reste encore légèrement clair des dernières lueurs post-coucher du soleil.
[0074] Le verre est conçu pour bloquer spécifiquement la lumière émise par les sources de lumière artificielle (light emitting diodes - LEDs bleues - et lampes fluorescentes - néons, Compact Fluorescent Light -, ainsi que les lampes halogènes) sur les plages de longueur d'onde pertinentes, c'est à dire tels que représenté dans la figure 6. Il ne faut pas le porter pendant la journée, même si l'utilisateur est devant un écran toute la journée, du fait des processus biologiques permis par la perception de la lumière à travers les yeux (voir figure 2), car un verre de lunette ne peut pas faire la différente entre un photon artificiel et un photon naturel. Un utilisateur devant un écran toute la journée dans un bureau perçoit de la lumière naturelle malgré son environnement. Un utilisateur devant un écran et éclairé uniquement par de la lumière artificielle en journée (galerie marchande, station de métro) devrait avant tout être dehors et percevoir de la lumière pour avoir une horloge biologique bien réglée, et non se protéger du peu de lumière qu'il pourrait percevoir - même artificielle.
[0075] La présente invention est un dispositif optique. Il s'agit préférentiellement, dans un mode de réalisation privilégié, d'une lentille ophtalmique (verre de lunettes, lentilles de contact). Cependant, elle peut être appliquée à des produits tels que des films optiques, des lentilles optiques à plaque, des lunettes de protection, des produits pour le soin de la peau, des produits d'éclairage, la peinture, des adhésifs, des panneaux, des filtres d'écran agençables. Il peut aussi s'agir d'un cristallin ou toute structure ophtalmique créé par l'Homme (implant) capable de connaître l'information de la luminosité détectant l'heure du coucher du soleil et du lever du soleil, et faisant en sorte de bloquer la lumière artificielle spécifiquement entre ces deux moments. Il peut par exemple s'agir d'un implant utilisé lors d'opérations de la cataracte.
Caractéristiques inventives
1. Caractéristique inventive 1 : Technicité de la solution
[0076] La présente invention est un verre de lunette ; c'est une lentille ophtalmique.
[0077] Ce verre possède une surface avant et une surface arrière, la surface avant du verre de lunettes étant orientée à l'opposé de l'oeil et la surface arrière du verre de lunettes étant tournée vers l'oeil, et le verre de lunettes comprenant un substrat de lentille optique composé de verre minéral et/ou de verre organique ou comprenant du verre minéral et/ou du verre organique, le verre de lunettes comportant au moins un premier revêtement antireflet. Ce revêtement ou les revêtements anti-reflets ou tous les revêtements anti-reflets possiblement présents ou non, présentent un effet de filtre pour la lumière, notamment grâce à des agents filtrants spécifiques énoncés ci-après de façon non exhaustive.
[0078] Les mesures de transmittance spécifiées dans cette demande doivent être réalisées conformément à des conditions expérimentales strictement standardisées. Le dispositif optique utilise un spectromètre calibré et certifié selon les normes internationales les plus récentes et reconnues (telles que les normes ISO 12312-1:2013 ou équivalentes), avec une source lumineuse de référence conforme aux standards de lumière blanche définis par la Commission Internationale de l'Éclairage (CIE), en particulier les illuminants standard D65 pour une lumière du jour moyenne à 6500K, ou A pour la lumière incandescente à 2856K, conformément à la publication CIE 15:2004. Les mesures doivent idéalement être effectuées avec un angle d'incidence de la lumière parfaitement perpendiculaire à la surface de la lentille ou du dispositif optique (0 degré) si quelconque personne souhaite concurrencer la présente invention; cependant la présente invention est optimisée pour tous les angles d'incidences de la lumière en regard du dispositif optique. En effet, la présente invention couvre un dispositif de lentille ophtalmique avec ou sans correction assurant un fonctionnement efficace du filtre de lumière à tous les angles d'incidence, ou sur une large plage d'angles d'incidence, garantissant ainsi une protection optimale contre les rayonnements nocifs, quelle que soit l'orientation de la lumière incidente, sans limitation aux angles spécifiques mentionnés dans la technique antérieure.
[0079] Voici un rappel de quelques normes ISO auxquelles l'on doit se référer dans le cas d'étude de transmittance d'une lentille :
ISO 8980-3: Concerne la transmittance des lentilles ophtalmiques, spécifiant les méthodes de mesure de la lumière visible à travers les verres correcteurs.
ISO 12312-1: S'applique aux lunettes de soleil pour usage général et inclut des critères sur la transmission de la lumière visible.
ISO 9050: Spécifie les méthodes de mesure pour la transmittance des vitrages, en particulier pour la lumière solaire et visible.
[0080] Bien que les normes ISO 12312-1:2013 ou équivalentes traitent principalement des lunettes de soleil, nous nous référons dans la présente demande à travers cette norme ISO aux conditions d'étude de transmittance qui doivent être reproductibles et standardisées, et non au moyen de bloquer la lumière qui peut être un verre de lunette de soleil ou un verre contre la lumière artificielle.
[0081] Les mesures doivent être faites en conditions de laboratoire contrôlées, incluant, mais sans s'y limiter : une température ambiante de 23 ± 2 °C, une humidité relative de 40-60%, une atmosphère exempte de poussières et de contaminants, et en l'absence totale de lumière parasite ou de réflexion indésirable. Les résultats doivent être obtenus en moyenne sur au moins trois tests indépendants pour garantir la répétabilité et la fiabilité des données. Toute déviation ou modification de ces conditions standardisées sans l'accord explicite préalable et écrit de l'inventeur ou détenteur du brevet, ou toute tentative d'ajustement des paramètres de mesure (tels que le type de spectromètre, la source lumineuse, l'angle d'incidence, ou les conditions ambiantes) pour modifier les résultats de transmittance de la lentille, sera considérée comme une violation directe et délibérée de cette demande.
[0082] Dans le cadre de cette demande de brevet, les termes techniques tels que 'bloquer', 'absorber', 'réfléchir', et tout autre terme relatif à l'atténuation ou à la gestion de la lumière, ne font pas l'objet d'une distinction expresse. Ce qui importe est le résultat final en termes de réduction de la lumière perçue par l'œil humain sur les plages de longueurs d'onde spécifiées. Ainsi, toute méthode ou combinaison de méthodes qui aboutit à la diminution de la transmission de lumière conformément aux pourcentages indiqués pour chaque plage de longueurs d'onde est incluse dans le champ de protection de cette invention.
[0083] Les caractéristiques optiques du verre, mesurées dans les conditions ci-dessus, sont les suivantes. Il bloque la lumière tel que :
sur la plage 380-500nm, au moins 76% de la lumière est bloquée, c'est-à-dire que 24% au plus de la lumière est transmise. Cela veut dire qu'avant l'arrivée de la lumière au verre, on a 100% de l'intensité lumineuse, et après le passage dans le verre, on a 24% d'intensité lumineuse.
sur la plage 500-650nm, au moins 41% de la lumière est bloquée, c'est-à-dire que 59% au plus de la lumière est transmise.
de plus, il bloque optionnellement, indistinctement, la lumière invisible. Cela n'est pas nécessaire à la méthode de réalisation privilégiée.
[0084] La lumière bloquée ou transmise peut préférentiellement, dans cette demande, être mesurée selon une distribution spectrale de quantum d'énergie ou spectral quantum distribution, SQD, mesurée en photons/s/m<2>/nm ou en µmol/s/nm. Elle exprime le nombre de photons (quanta d'énergie) émis, transmis ou réfléchis par unité de surface, par unité de temps et par unité de longueur d'onde (ou de fréquence).
[0085] Dans un autre mode de réalisation de l'invention, la „lumière bloquée“ est définie comme l'intensité lumineuse bloquée par le dispositif, mesurée en candelas (cd). Elle peut être définie également comme l'intensité relative, mesurée en watts/cm2/nm). Dans un autre mode de réalisation, la „lumière bloquée“ fait référence à l'énergie lumineuse bloquée par le dispositif, exprimée en joules (J). Dans un autre mode de réalisation, la „lumière bloquée“ correspond à la puissance lumineuse bloquée par le dispositif, mesurée en watts (W). Peuvent être utilisés les quantités de flux lumineux (mesurées en lumens, lm), de radiance (mesurée en watts par mètre carré par stéradian, W/m<2>·sr), de luminosité (mesurée en candelas par mètre carré, cd/m<2>), d'absorption lumineuse (exprimée en pourcentage de la lumière incidente) ou d'atténuation lumineuse (exprimée en décibels, dB).
[0086] La „lumière bloquée“ peut également être mesurée en lux (Ix), en watts par mètre carré (W/m<2>), en joules par mètre carré (J/m<2>), en pourcentage de transmission, en watts par centimètre carré par nanomètre (W/cm<2>/nm), en densité spectrale d'énergie (W/m<2>/nm), en rapport de contraste, ou en lumens par mètre carré par nanomètre (Im/m<2>/nm).
[0087] Le verre comporte donc au moins un moyen de coupure partielle ou totale de la lumière bleue, verte, jaune ou rouge ou toute autre couleur dans le mode de réalisation préféré de l'invention arrivant sur la face principale avant de la lentille ophtalmique; et au moins un moyen bloquant au moins en partie la lumière bleue, verte, jaune ou rouge ou toute autre couleur dans le domaine de longueurs d'onde allant de 380 à 800 nanomètres.
[0088] Les moyens de réaliser un tel filtre bloquant la lumière sont nombreux et connus dans la technique et comprennent des techniques d'absorption, réflexion, interférence, polarisation, diffusion, ou des combinaisons de ces techniques, ou encore d'autres techniques. Les moyens de réaliser un tel filtre sont énoncés ci-après mais ne se limitent pas aux molécules indiquées.
[0089] Selon un mode de réalisation de l'invention, la technique d'absorption est utilisée. Cette méthode implique l'intégration de matériaux spécifiques dans le verre des lunettes, capables d'absorber certaines longueurs d'onde de la lumière, tout en laissant passer d'autres longueurs d'onde essentielles. Cette technique est particulièrement efficace pour filtrer la lumière artificielle, réduisant ainsi la fatigue oculaire causée par une exposition prolongée à la lumière artificielle sans altérer la perception des couleurs naturelles.
[0090] Selon un autre mode de réalisation, la technique de réflexion est employée. Cette méthode utilise des couches réfléchissantes appliquées à la surface du verre. Ces couches sont conçues pour renvoyer les longueurs d'onde spécifiques, comme la lumière bleue intense, hors du verre. L'effet principal de cette technique est de réduire l'éblouissement et la réverbération causés par des sources lumineuses artificielles, ce qui améliore le confort visuel en diminuant les reflets et en protégeant les yeux des lumières directes agressives.
[0091] Dans un autre mode de réalisation, la technique d'interférence est mise en œuvre. Ce procédé utilise des revêtements minces qui créent des effets d'interférence pour filtrer les longueurs d'onde indésirables. Ces couches ont des épaisseurs précises qui permettent d'annuler ou de réduire les longueurs d'onde spécifiques par interférence destructrice. Cette méthode est particulièrement efficace pour créer des lunettes avec des filtres sélectifs, offrant une protection contre des longueurs d'onde précises tout en préservant la clarté visuelle et la fidélité des couleurs.
[0092] Selon un autre mode de réalisation, la technique de polarisation est intégrée. Les verres sont dotés de filtres polarisants qui bloquent la lumière polarisée horizontalement ou verticalement, souvent associée à des éblouissements ou des reflets. Les polariseurs bloquent les ondes lumineuses polarisées dans une certaine direction, et les verres photochromiques, qui réagissent à l'intensité lumineuse en s'assombrissant pour filtrer les rayons. Cette technique réduit les reflets parasites des surfaces brillantes et améliore la visibilité en conditions de forte luminosité artificielle, en offrant un confort visuel accru et une meilleure clarté dans des environnements lumineux.
[0093] Enfin, un autre mode de réalisation utilise la technique de diffusion. Cette méthode intègre des matériaux qui diffusent la lumière incidente sur une surface large, réduisant ainsi la concentration de la lumière et adoucissant les contrastes. L'effet de cette technique est de diminuer la dureté des sources lumineuses directes, réduisant l'éblouissement et améliorant le confort visuel en créant une lumière plus uniforme et moins agressive pour les yeux.
[0094] Dans un mode de réalisation de l'invention, le dispositif optique est un verre correcteur. Dans le cadre du présent brevet, un „verre correcteur“ est défini comme un dispositif optique comportant une modification de l'indice de réfraction spécifiquement conçu pour corriger des défauts visuels tels que la myopie, l'hypermétropie, l'astigmatisme ou la presbytie. L'indice de réfraction de ce verre correcteur est compris entre 1,5 et 1,74, ajusté en fonction des besoins de correction optique spécifiques du porteur, afin d'assurer une correction visuelle optimale et personnalisée. Dans un autre mode de réalisation de l'invention, le dispositif est un verre sans correction visuelle.
[0095] Le moyen de coupure de la lumière entre 380 et 800 nm, arrivant sur la face principale avant de la lentille peut être constitué par le substrat de la lentille lui-même, de par sa propre nature, ou par incorporation et dispersion dans le matériau du substrat d'un ou plusieurs absorbeurs de la lumière dans le mode de réalisation préféré de l'invention. Parmi les absorbeurs ou bloqueurs qui peuvent être utilisés, on peut citer : dioxyde de zirconium, oxyde de silicium, pyrazoline, acide cinnamique, acétonitrile, néodyme, didyme, benzotriazoles, oxanilides, benzophénones, dihydroxybenzophénones, phénylbenzoates, mélanine synthétique, benzimidazoles, hydroxyphényltriazines, amines à empêchement stérique (AES ou HALS), fullerènes, pérylène, molécules à base de porphyrine, coumarine, acridine, polymère de Méthacrylate de Méthyle (PMMA) avec ou sans additifs spécifiques, Trivex, polycarbonate avec revêtement anti-lumière bleue, filtres photochromiques avec technologie de filtrage de la lumière bleue, lentilles avec filtre jaune ou ambre, revêtements antireflets avec filtrage sélectif, CR-39 (Columbia Resin #39), verre optique, oxyde de cérium, lentilles polarisées, verres minéraux, nylon optique, verres photochromiques standard, revêtements absorbants, revêtements réfléchissants, films polymériques transparents contenant des absorbeurs, nanoparticules d'oxyde de zinc, nanoparticules d'oxyde de titane, nanoparticules d'argent, feuilles de graphène, composites de graphène, polymères conducteurs, matériaux nanostructurés, cristaux photoniques, métamatériaux, verres électrochromes, lentilles adaptatives numériques, revêtements bio-inspirés, biopolymères modifiés, molécules photochromiques avancées, complexes de métaux de transition, films multicouches, revêtements à base de nitrure, matériaux quantiques capables de manipuler la lumière au niveau atomique, nanofibres tissées pour créer des réseaux de diffraction dynamiques, verres bioélectroniques capables de moduler la lumière à l'aide de signaux neuronaux, matériaux auto-réparants à base de cellules synthétiques capables de s'adapter aux changements de lumière, lentilles biohybrides utilisant des enzymes naturelles pour filtrer sélectivement les longueurs d'onde nocives, revêtements à base de matériaux à changement de phase qui ajustent automatiquement la transmittance en fonction de la température ambiante, films optiques avec cristaux liquides contrôlables électriquement pour ajuster la transparence en temps réel, composites superhydrophobes qui réfractent la lumière d'une manière unique pour optimiser la clarté visuelle, biopolymères synthétiques inspirés des protéines des yeux des animaux nocturnes pour améliorer la vision nocturne, matériaux biomimétiques imitant la structure des yeux de crevettes-mantes pour un filtrage optimisé des couleurs, revêtements à base de plasmonique pour interagir spécifiquement avec certaines fréquences lumineuses, films holographiques à changement de phase pour ajuster la couleur et la clarté selon l'heure de la journée, dispositifs optiques intégrés basés sur des supraconducteurs pour minimiser la dispersion de la lumière.
[0096] mais le moyen de coupure de la lumière peut être constitué par tout autre composé. Le moyen de coupure de la lumière entre 380 et 800nm peut aussi être un revêtement absorbant la lumière ou réfléchissant la lumière disposé sur la face principale avant de la lentille ophtalmique. Les revêtements absorbants sont connus dans la technique : par exemple on peut citer les films polymériques transparents contenant un ou plusieurs absorbeurs tels que ceux cités précédemment.
[0097] Dans le cadre de cette demande de brevet, il est également envisagé l'utilisation de technologies futures incluant, mais sans s'y limiter, des capteurs intégrés dans les lentilles ou verres qui adaptent automatiquement le filtrage de la lumière en fonction des conditions lumineuses ambiantes. Ces capteurs pourraient détecter en temps réel l'intensité lumineuse, la longueur d'onde dominante ou d'autres paramètres environnementaux pour ajuster dynamiquement la transmission ou le blocage de la lumière, offrant ainsi une protection optimisée et personnalisée contre les effets nocifs de la lumière artificielle.
[0098] La présente invention revendique une synergie d'efficacité de blocage de la lumière pour un dispositif optique, en particulier une lentille ophtalmique. Cette synergie optimise le filtrage des plages de longueur d'onde du spectre visible de la lumière, et, de manière optionnelle, du spectre invisible, apportant ainsi des bénéfices physiologiques à l'être humain. La synergie est de préférence obtenue par la combinaison de blocage des longueurs d'onde correspondant à la lumière bleue, verte et jaune, selon les conditions temporelles décrites dans la présente demande. Cependant, d'autres combinaisons de couleurs ou de lumière invisible peuvent être envisagées, bien qu'elles puissent présenter une synergie d'efficacité légèrement inférieure dans certains cas.
[0099] Dans le cadre de cette demande de brevet, toute modification, adaptation, ou transfert de la technologie décrite, y compris, mais sans s'y limiter, les aspects suivants, est strictement interdite sans l'autorisation préalable et écrite de l'inventeur ou du détenteur du brevet :
1.
Modification des méthodes de mesure de transmittance : Les mesures de transmittance spécifiées doivent être réalisées selon des conditions expérimentales standardisées, utilisant un spectromètre calibré et certifié, avec une source lumineuse conforme aux standards de la Commission Internationale de l'Éclairage (CIE), et des conditions de laboratoire strictes. Toute tentative de modification des conditions expérimentales, telles que le type de spectromètre, l'angle d'incidence de la lumière, ou les paramètres environnementaux, pour altérer les résultats de transmittance sera considérée comme une violation directe du brevet.
2.
Adaptation des revêtements ou des composés : Le brevet couvre des lentilles comprenant des revêtements anti-reflets avec un effet de filtre pour la lumière, ainsi que divers moyens de coupure de la lumière, tels que des absorbeurs ou des revêtements réfléchissants. Toute tentative d'adaptation ou d'utilisation de méthodes ou de matériaux autres que ceux spécifiés (par exemple, des nanoparticules non listées, des matériaux photochromiques non mentionnés, ou des composés innovants non cités) pour créer des lentilles ou des dispositifs similaires sera considérée comme une violation du brevet.
3.
Application de la technologie à des usages non prévus : Le brevet couvre spécifiquement les lentilles ophtalmiques avec des caractéristiques de filtration de lumière dans les plages de longueurs d'onde de 380 à 800 nm. Toute tentative d'utiliser cette technologie pour des applications non couvertes par la description initiale, comme des dispositifs optiques pour des domaines autres que ceux spécifiés (par exemple, des applications dans des équipements de mesure scientifiques ou des systèmes de filtrage de lumière dans des contextes industriels non décrits), sera considérée comme une violation directe du brevet.
[0100] Selon une technique, la lentille peut être teintée ou colorée avec un colorant de blocage de la lumière tel que les produits BPI Filter Vision 450, BPI Filter Vision 480 BPI, Diamond Dye 500, ou autres, en proportion ou concentration appropriée. La coloration peut s'effectuer entre autres par immersion de la lentille dans un bain chaud contenant la solution de colorant de blocage pendant une durée définie.
[0101] Selon une autre technique, il est possible d'utiliser un filtre formé sur au moins une des faces principales de la lentille pour bloquer la lumière. Le filtre peut inclure des molécules présentant une absorption et/ou une réflexion et/ou une interférence avec les longueurs d'onde de la lumière bleue, verte, jaune, rouge ou autre couleur. Le filtre peut être constitué de couches minces. Chaque couche peut avoir des propriétés qui, en combinaison avec les autres couches, absorbent, réfléchissent ou interfèrent avec les longueurs d'onde de la lumière ou bloquent la lumière par d'autres procédés. L'insertion de la substance bloquant la lumière peut se faire par incorporation directe dans le substrat, addition à un revêtement polymérique, imbibation dans la lentille, incorporation dans une structure stratifiée comprenant une couche imprégnée de la substance, ou sous forme d'un matériau composite imprégné de microparticules de la substance.
[0102] Bien sûr, le moyen de coupure de la lumière peut être une combinaison quelconque des moyens décrits ci-dessus, ou tout autre moyen. On entend dans la présente demande un moyen bloquant comme étant un moyen de coupure de la quantité de lumière. On entend par filtrage le fait de bloquer la lumière.
[0103] Comme indiqué ci-dessus, la lentille ophtalmique selon l'invention peut réfléchir la lumière tel que : sur la plage 380-500nm, au moins 76% de la lumière est bloquée, c'est-à-dire que 24% au plus de la lumière est transmise, sur la plage 500-650nm, au moins 41% de la lumière est bloquée, c'est-à-dire que 59% au plus de la lumière est transmise, et sur la plage 650-800nm, au moins 0% de la lumière est bloquée.
[0104] La lentille ophtalmique selon l'invention peut d'ailleurs comporter un composant „d'équilibrage de la couleur“ afin de réduire, déplacer, neutraliser ou compenser le jaunissement ou la couleur ambrée, ou tout autre effet indésirable dû au blocage de la lumière afin de produire une lentille esthétiquement plus agréable.
[0105] Comme largement reconnu, la lentille ophtalmique selon cette invention est constituée d'un substrat transparent en verre minéral ou organique.
[0106] En effet, selon un mode de réalisation de l'invention, le verre peut être minéral, ce qui offre une résistance accrue aux rayures et une durabilité améliorée, constituant un avantage technique notable pour des applications nécessitant une grande robustesse. Selon un autre mode de réalisation, le verre peut être organique, préférentiellement en CR39, mais aussi nylon, MR8, ou autre, qui est plus léger, offre une flexibilité accrue en termes de design et de confort, et est plus facile à travailler. L'utilisation de verre organique facilite la conception des lunettes tout en assurant une protection efficace contre la lumière artificielle. La conception de la lentille de l'invention est hautement adaptable en fonction de l'usage prévu : elle peut varier en taille et en courbure pour répondre aux besoins spécifiques de chaque application, tout en étant disponible en polymère léger, comme le CR39, ou en verre minéral durable. Cette flexibilité de conception permet de maximiser à la fois le confort visuel et la performance, offrant ainsi une solution innovante et personnalisée face aux offres concurrentielles d'Essilor et Hoya, qui se limitent souvent à des formats standardisés et moins modulables.
[0107] Dans tous les cas, le substrat utilisé peut être doté de plusieurs revêtements fonctionnels pour lui conférer des propriétés optiques et/ou mécaniques spécifiques, tels que des revêtements tous optionnels : anti-abrasion, anti-choc, anti-reflet, anti-UV, anti-statique, polarisants, anti-salissure ou anti-buée, ou tout autre revêtement fonctionnel à découvrir, tous bien établis dans le domaine des lentilles ophtalmiques ou à découvrir.
[0108] Le substrat peut être multicouche, et possiblement des quantités différentes de certains agents peuvent être utilisées.
[0109] Privilégiant un substrat en verre organique, tel qu'un plastique thermoplastique ou thermodurcissable, divers matériaux peuvent être utilisés, notamment des polymères (co)acryliques, du polyvinylbutyral, des polycarbonates, des polyuréthanes, des poly(thiouréthanes), des (co)polymères d'allylcarbonates de polyols, des copolymères thermoplastiques éthylène/acétate de vinyle, des polyesters tels que le poly(téréphtalate d'éthylène) ou le poly(téréphtalate de butylène), des polyépisulfures, des polyépoxydes, des copolymères polycarbonates/polyesters, des copolymères de cyclo-oléfines tels que les copolymères éthylène norbornène ou éthylène cyclopentadiène, et leurs combinaisons ou toute autre matière. Par (co)polymère, on entend un copolymère ou un homopolymère. Par (méth)acrylate, on entend un acrylate ou un méthacrylate. Par polycarbonate, on entend au sens de la présente invention aussi bien les homopolycarbonates que les copolycarbonates et les copolycarbonates séquencés. Les substrats particulièrement recommandés sont les substrats obtenus par (co)polymérisation du bis allyl carbonate du diéthylèneglycol, ou par polymérisation des monomères thio(méth)acryliques, tels que ceux décrits dans la demande de brevet français FR 2734827. Les substrats peuvent être obtenus par polymérisation de mélanges des monomères ci-dessus, ou peuvent encore comprendre des mélanges de ces polymères et (co)polymères. D'autres substrats préférés sont les polycarbonates. Les matériaux utilisés peuvent être des polycarbonates, polyamide (nylon), polyester, acrylique, polyuréthane, polystyrène, acrylonitrile styrène, norbornène, cellulose. Des exemples de la résine thermoplastique utilisée de manière appropriée dans la présente invention ne sont pas limités à, mais comprennent, une résine de polycarbonate, une résine de polyamide (nylon) transparent, une résine de polyester, une résine acrylique, une résine de polyuréthanne, une résine de polystyrène, une résine d'acrylonitrile styrène, une résine de norbornène et une résine à base de cellulose. Ils peuvent être desmonomères durcis: diéthylène glycol diallyl carbonate monomère, un phtalate de diallyle monomère, un mélange d'un composé à base d'isocyanate et de polyol ou de polythiol et un monomère acrylique.
[0110] Avant le dépôt du filtre, il est courant de soumettre la surface du substrat à un traitement d'activation physique ou chimique visant à améliorer l'adhésion du filtre sur la ou les faces principales. Ce prétraitement est généralement effectué sous vide. Il peut impliquer un bombardement avec des espèces énergétiques telles qu'un faisceau d'ions (appelé „lon Pre-Cleaning“ ou „PC“) ou un faisceau d'électrons, un traitement par décharge corona, par effluvage, un traitement UV, ou un traitement par plasma sous vide, généralement un plasma d'oxygène ou d'argon ou toute autre technique. Il peut également inclure un traitement de surface acide ou basique et/ou par solvants, tels que de l'eau ou un solvant organique. Dans cette demande, la transmittance spectrale de la lentille ophtalmique pour un angle d'incidence spécifique de la face équipée dudit filtre représente la variation de la transmittance (c'est-à-dire du facteur de réflexion) à cet angle en fonction de la longueur d'onde. Une courbe de transmittance spectrale est une représentation graphique de la transmittance spectrale où la transmittance spectrale (sur l'axe des ordonnées) est tracée en fonction de la longueur d'onde (sur l'axe des abscisses). Les courbes de transmittance spectrale peuvent être mesurées à l'aide d'un spectrophotomètre, tel qu'un spectrophotomètre Perkin Elmer Lambda 850 équipé d'un Accessoire de Réflectance Universel (URA).
[0111] L'exemple suivant détaille l'invention sans limitation; elle peut être réalisée différemment.
1.
Procédure générale Les filtres inventés sont par exemple, non nécessairement, appliqués sur des verres revêtus d'un revêtement anti-abrasion comme décrit dans l'exemple 3 du brevet EP614957. Les techniques d'évaporation et les conditions de dépôt des couches de SiO et de ZrO sont conformes à celles décrites dans la demande de brevet WO 2008107325.
2.
Calcul des courbes Les courbes de transmittance spectrale des filtres découverts peuvent être élaborées à l'aide du logiciel Essential Mac Leod (version 9.4) de Thin Film Center. Les courbes de transmittance spectrale sont mesurées, confirmant la correspondance avec les modèles. Elles correspondent aux règles standards internationales des mesures spectrales.
3.
Empilements des filtres et propriétés. Courbes de transmittance spectrale. Les caractéristiques structurales et les performances optiques des lentilles ophtalmiques obtenues sans mention d'angle d'incidence, pour des longueurs d'onde allant de 380 nm à 800 nm sont:
au moins 76% de la lumière est bloquée sur la plage 380-500nm
au moins 41% de la lumière est bloquée sur la plage 500-650nm.
au moins 0% de la lumière est bloquée sur la plage 650-800nm.
[0112] Concernant les ultraviolets, sous 380nm, toutes les performances optiques spectrales peuvent être obtenues en fonction des composés intégrés ou apposés à la lentille, sans préférence selon le mode de réalisation privilégié de l'invention. Autrement dit, des filtres anti-reflet peuvent être ajoutés ou non, cela n'importe pas l'invention et ne la définit pas.
[0113] Le calcul tient compte de toutes les réflexions multiples se produisant au sein de la lentille ophtalmique. Les courbes de transmission et de réflexion sont pondérées selon la fonction spectrale WB(2) issue de la norme internationale ISO 8980-3, intégrant la fonction de risque de la lumière (blue-light hazard function) et la fonction de distribution spectrale du soleil.
2. Caractéristique inventive 2: Naturalité de la solution
[0114] Cette solution technique n'est pas revendiquée comme naturelle par ses matériaux, mais naturelle par son mode d'action et naturelle pour son objectif. Cette solution ramène du naturel dans la vie des gens, réaligne les gens avec leur rythme circadien naturel et leur physiologie originelle par le fait que les yeux sont le début du cerveau, inhérent à toute notre vie hormonale, psychologique, organique, et que la lumière artificielle dérègle celle-ci.
[0115] Contrairement à des solutions médicamenteuses, contrairement à des compléments alimentaires, contrairement à des solutions „pseudo-naturelles“ qui tentent d'imiter le naturel (luminothérapie artificielle, thérapie infrarouge), cette solution, en bloquant l'artificiel (voir: Pertinence du principe), est davantage respectueuse de la physiologie des êtres humains que les premières. En effet, le fait d'imiter le naturel a un coût d'opportunité: celui de ne pas profiter du réel naturel, et le réel naturel n'est souvent pas égalé en terme de bienfaits par les solutions pseudo-naturelles.
[0116] À travers cette solution, on ne tente pas de supplanter la sécrétion d'une hormone (exemple: comprimés de mélatonine), on la rétablit naturellement grâce au respect amélioré de l'obscurité. On ne tente pas de prévenir l'apparition d'une crise de migraine par la prise médicamenteuse (exemple: anti-inflammatoire non stéroïdien), on la prévient en diminuant largement l'exposition à sa plus grande cause. On ne tente pas d'augmenter l'énergie des gens par la prise de vitamines, on augmente leur énergie en leur permettant un meilleur sommeil (endormissement plus rapide, moins de réveils pendant la nuit, amélioration de la sécrétion de mélatonine). On ne tente pas d'améliorer leur concentration par la prise de L-Dopa ou composés au mécanisme d'action identique aux amphétamines (méthylphénidate), on le fait en leur permettant de bien vivre leurs soirées, leurs nuits, et donc leurs lendemains, grâce au respect de l'obscurité au bon moment dans un société qui intrinsèquement tente de les en empêcher.
[0117] Un point d'attention majeur est celui des effets positifs majeurs et vastes de la mélatonine naturellement sécrétée, au-délà du sommeil. La mélatonine, sécrétée par la glande pinéale, a la même structure biologique depuis 2,5 milliards d'années, des bactéries jusqu'aux humains en passant par les dinosaures (melatonin-research.net). Cette caractéristique de la mélatonine, celle d'être au carrefour des fonctions physiologiques de l'être humain (système immunitaire, fertilité, digestion...) confère à la présente invention un impact positif vaste et profond sur la vie des gens, ce qui est une revendication de procédé.
[0118] On ne traite pas le symptôme en comblant le déficit et avec les risques que cela comporte, on prévient la cause naturellement.
[0119] Aujourd'hui, des solutions brevetées de luminothérapie tentent d'imiter la lumière du soleil sur différentes longueurs d'onde pour améliorer les fonctions physiologiques (photobiomodulation, dépression saisonnière, thérapie infrarouge). Ces solutions n'émettent que quelques longueurs d'ondes, en incitant la population à rester à l'intérieur d'une pièce, ce qui n'est pas leur habitat naturel en journée. Ces solutions ne transmettent pas le spectre complet de lumière qui permet à l'être humain de vivre. Par exemple, elles ne transmettent jamais la complexité des longueurs d'ondes infrarouges permettant à l'homme de structurer l'eau qui le compose (travaux du Dr Gerald Pollack, the Fourth Phase of Water).
[0120] Si ces solutions sont utilisées en journée, le coût d'opportunité de leur utilisation est de ne pas être exposé à tout le spectre de lumière visible - même sous les nuages ou la pluie - en journée, et de ne pas bénéficier non plus des autres bienfaits liés au fait d'être dehors (oxygénation, électrons libres, notamment). Si ces solutions sont utilisées lors d'une période d'obscurité, elles sont utilisées à un moment non physiologique. Ces solutions tentent d'imiter la lumière naturelle, sans l'égaler.
[0121] La présente invention ne tente pas d'imiter la lumière naturelle pour ses bienfaits, elle bloque la lumière artificielle pour contrer ses méfaits, et au bon moment, et avec un bon ratio de blocage (ni trop élevé - inconfortable, ni trop faible - inefficace).
[0122] Si la solution bloque l'artificiel, elle ne le bloque pas totalement, rendant la vie des gens meilleure car leur permettant toutefois de vivre pendant leurs soirées dans notre société moderne, mais sans en souffrir significativement sur le court terme (qualité de la soirée, symptômes de fatigue oculaire, efficacité du sommeil), moyen et long terme (hormones, mitochondries, mélatonine, neuromédiateurs).
3. Caractéristique inventive 3: Pertinence de son utilisation
[0123] Au-delà de la pertinence du principe de bloquer l'artificiel plutôt que d'imiter le naturel, la solution est pertinente au regard de la temporalité de son utilisation et de son efficacité sélective sur les longueurs d'ondes les plus importantes dans la société moderne dans laquelle nous vivons. Cette pertinence de la temporalité de leur utilisation et de l'efficacité sélective sur les longueurs d'ondes pertinentes dans notre société n'a pas été discutée dans des brevets antérieurs à ce document.
[0124] Pertinence de la temporalité de son utilisation:la solution doit être utilisée uniquementen conditions obscures naturelles - c'est-à-dire après le coucher du soleil
,et avant le leverdu soleil
.
[0125] Aux côtés de l'inventivité technique, c'est le point le plus important de la présente invention.
[0126] L'utilisation de la présente invention se fait en fonction de la rotation de la Terre sur son propre axe (alternance jour-nuit), c'est-à-dire en fonction du lever et du coucher du soleil. Elle s'utilise après le coucher du soleil, et avant le lever du soleil. Ce moment précis dépend grandement de la saison, et légèrement de l'instinct humain, de l'environnement lumineux (dans un appartement en grande ville ou dans un gîte de haute montagne, les conditions lumineuses ne sont pas les mêmes), de la géographie. Cette demande comporte donc une revendication de procédé, c'est à dire bloquer la lumière artificielle après le coucher du soleil, couvrant toutes les plages horaires à partir du coucher du soleil; et avant le lever du soleil, couvrant toutes les plages horaires avant le lever du soleil; et incluant ces moments (coucher et lever du soleil) en fonction des conditions environnementales variables.
[0127] Là où les solutions proposées par d'autres fabricants de verre indiquant bloquer la lumière bleue (voir „Pertinence de l'efficacité sélective sur les longueurs d'onde pertinentes, ci-dessous“) ne distinguent pas la temporalité de leur utilisation, et recommandent à la population de les porter sans se soucier du caractère changeant de la lumière ou obscurité environnante - ce qui a des conséquences physiologiques et pathologiques, notamment sur le plan de l'humeur et du sommeil -, la solution développée est pertinente grâce à la temporalité de son utilisation.
[0128] Cette pertinence temporelle s'explique physiologiquement à travers différents processus, le plus simple étant que nous avons évolué pour dormir la nuit et vivre - être actif - en journée, et que le non-respect de cela génère tous les problèmes de santé possibles : la littérature scientifique indique de nombreuses associations entre un mauvais sommeil ou un travail posté - de nuit - et l'apparition des maladies somatiques, psychiques, sociales.
[0129] Sur le plan plus neuroscientifique, la meilleure explication à notre sens vient des ipRGCs - les neurones dans la rétine qui règlent l'horloge biologique des êtres humains, et qui déclenchent potentiellement les migraines si ils voient de la lumière à un moment non physiologique -. Ces neurones sont plus sensibles à la lumière après que nous avons passé 12 à 16 heures éveillé. La dangerosité de la lumière est en effet aussi grandement liée à latemporalitéde l'exposition de nos yeux à celle-ci. Ceci n'a pas été décrit dans des brevets précédemments déposés. La dangerosité maximale de la lumière n'est pas seulement liée à sa quantité, pas seulement à sa longueur d'onde, pas seulement à la nature de sa source, mais aussi et en immense partie à la temporalité, c'est à dire à quel moment nous y sommes exposés. Le fait de bloquer cette lumière artificielle au moment le plus crucial selon notre physiologie est une caractéristique inventive majeure de la présente invention. Le fait de choisir de ne pas bloquer cette lumière artificielle en journée est une autre caractéristique inventive, privilégiant le mode de vie naturel en journée - à l'extérieur - et l'exposition au spectre complet de lumière, avec progressivité et raison.
[0130] Là où des solutions non brevetées, bien qu'inférieures sur le plan de l'efficacité en valeur absolue et de la pertinence de cette efficacité - c'est-à-dire sur les longueurs d'ondes qui comptent vraiment - (voir ci-dessous : pertinence de l'efficacité sélective sur les longueurs d'onde pertinentes) bloquent la lumière à un moment inopportun - en journée -, la caractéristique inventive de cette présente invention est donc de se restreindre aux périodes d'obscurité pour un respect optimal de notre physiologie et une prévention maximale de nos pathologies, pour ne pas imiter voire empêcher le naturel, mais pour bloquer l'artificiel et bénéficier de tous les avantages physiologiques que cela procure.
[0131] La véritable solution au problème de santé publique induit par „la lumière bleue artificielle“ est premièrement de limiter autant que possible son exposition à celle-ci en soirée, et deuxièmement de vivre davantage à l'extérieur en journée que les recommandations actuelles l'indiquent, sans risque si cela se fait avec progressivité (exposition hivernale, exposition le matin et le soir, par exemple). Il s'agit d'avoir pour objectif la compréhension intrinsèque de sa physiologie instinctive, toujours en modérant consciemment son exposition mais sans la bloquer par des verres devant les yeux. Bloquer la lumière bleue en journée avec des verres devant les yeux, même sur une plage de longueurs d'ondes ayant moins d'impact sur le rythme circadien - mais ayant toutes autres fonctions -, est un choix lourd de conséquences sur le quotidien et la santé, et possiblement associé aux incidences intensément croissantes de pathologies neurodégénératives et cognitives (Maladie de Parkinson, Maladie d'Alzheimer, entre autres), psychiatriques ou psychologiques (insomnies, TDAH, autisme, dyslexie, addictions à diverses substances, entre autres) et somatiques, listées de façon non exhaustives dans les revendications de cette demande.
Pertinence de l'efficacité sélective sur les longueurs d'onde importantes:efficacité sur leslongueurs d'ondes les plus utilisées par les fabricants de LEDs et lampes fluorescentes
,quise trouvent être les plus énergétiques et les plus handicapantes et dangereuses pour laphysiologie humaine.
[0132] Contrairement aux brevets précédemment déposés par d'autres fabricants de verre, cette solution bloque la lumière sur les longueurs d'ondes pertinentes physiquement et physiologiquement. Physiquement, d'abord car la lumière bleue et la lumière violette sont les lumières visibles les plus énergétiques : leurs photons transmettent environ 1,8 fois plus d'énergie que les photons de lumière rouge, par exemple (calcul selon la relation d'Einstein-Planck). Ensuite car la lumière émise par les LEDs et lampes fluorescentes actuelles a un pic d'émission prédominant sur les longueurs d'ondes bleues : en moyenne il y a quatre fois plus de bleu que les autres couleurs. Il faut savoir que ce pic est toujours situé sur la plage de longueur d'onde450-470 nanomètres (nm).
[0133] Physiologiquement, car, comme déjà indiqué, cette même plage de longueur d'onde se trouve être le pic de sensibilité des neurones se trouvant dans notre rétine (intrinsicallv photosensitive retinal ganglion cells, ipRGCs). Ces neurones régissent la synchronisation de notre rythme circadien, la sécrétion ou non de mélatonine, et le déclenchement ou non de migraines, ainsi que d'autres processus physiologiques (connexion à l'amygdale - émotions et souvenirs -, connexion au noyau ventrolatéral pré-optique - le noyau permettant de s'endormir -, connexion au noyau olivaire prétectal du mésencéphale - permettant d'effectuer le réflexe pupillaire). Les pseudo-solutions développées et brevetées jusqu'ici bloquent la lumière seulement sous 410-420nm, rarement 440nm, et surtout n'ayant aucune efficacité sur la plage 450-470nm et au-delà pour l'utilisation décrite. Rappelons que 450-470 nm est la plage de longueur d'onde du pic de bleu des LEDs et lampes fluorescentes, omniprésentes dans la société moderne et bien au-delà des écrans. Toutes les lumières allumées après le coucher du soleil sont concernées aujourd'hui, à l'exception des bougies, du feu et des lampes infrarouges. Ceci explique que les pseudo-solutions développées jusqu'à aujourd'hui sont inutiles en soirée face à la lumière des LEDs et lampes fluorescentes, mais leur efficacité sous 410-420nm les rend aussi handicapants au quotidien voire potentiellement dangereux et notamment sur le plan psychologique pendant la journée du fait des processus physiologiques rendus possibles ou améliorés par la pénétration de la lumière naturelle, en journée donc, ayant une longueur d'onde inférieure à 410-420nm dans les yeux (voir figure 2).. Au total, la présente invention bloque la lumière sur une plage de longueur d'onde plus étendue, avec davantage d'efficacité, et surtout de pertinence physiologique.
[0134] Les brevets précédemment déposés par des fabricants de verre ne bloquent pas les plages de longueur d'onde de la solution décrite ici, ceci est une caractéristique inventive de la pertinence de l'efficacité sélective de la solution. L'efficacité sélective de la solution est synergique, il s'agit de bloquer en particulier (mais non exclusivement), dans la forme préférée de l'invention, le bleu et le vert et le jaune, sans bloquer le rouge, pour permettre de vivre de bonnes soirées ; mais d'autres combinaisons sont possibles. Aucun brevet déposé jusqu'ici ne propose un blocage sélectif synergique.
[0135] L'efficacité sélective de la solution développée ici est indiquée par une représentation graphique en figure 6.
4. Caractéristique inventive 4 : Universalité de son utilisation
[0136] Les solutions développées par d'autres fabricants de verres - ne bloquant pas les longueurs d'ondes pertinentes, et n'étant pas utilisés au moment opportun pour notre physiologie, comme indiqué dans la caractéristique inventive 1 -, s'adressent majoritairement aux personnes qui portent usuellement des verres de lunettes. Il s'agit de l'optique ophtalmique. Il s'agit d'une option à laquelle leur client souscrit, lorsqu'il vient acheter ses lunettes avec correction visuelle chez l'opticien. Il ne concerne pas, d'après les brevets déposés jusqu'ici, la personne qui n'a pas besoin de correction visuelle.
[0137] Or, toute personne vivant dans notre société dite „moderne“ est exposée à la lumière artificielle lors des périodes d'obscurité physiologiques, et toute personne vivant aujourd'hui a la même physiologie - et notamment rétinienne et neurologique - que ses ascendants d'il y a 300 000 ans, et possiblement d'il y a 2 millions d'années.
[0138] L'invention présentée ici s'adresse à toutes les personnes vivant dans une société moderne, peu importe leur acuité visuelle, peu importe leur âge, et comprenant donc les personnes qui n'ont pas l'habitude de porter des verres de lunettes, et en particulier mais non exclusivement les enfants. Les enfants sont physiologiquement davantage sensibles à la lumière bleue artificielle pour des raisons anatomiques : pupille plus large, cristallin plus transparent, période de développement des structures anatomiques et par exemple cérébrales.
[0139] Plus précisément, la présente invention s'adresse à toutes les personnes qui sont situées dans un endroit éclairé par des sources de lumière créées par l'homme ou qui les regardent, en particulier mais non exclusivement les diodes électroluminescentes et les lampes fluorescentes : écrans, tous les éclairages domestiques actuels, tous les éclairages urbains actuels et futurs.
[0140] Son utilisation doit être universelle, à l'exception des endroits les plus „reculés“ de la planète où l'éclairage nocturne se fait par des méthodes plus traditionnelles (feu, notamment).
[0141] Cette solution technique répond à des problèmes techniques majeurs, souvent de santé publique, fréquents et parfois graves - et pour n'en citer que quelques-uns -, tous liés à une baisse d'exposition à la lumière naturelle pendant la journée et à un excès de lumière artificielle pendant les périodes d'obscurité physiologiques. Ceci est lié non exclusivement au rôle systémique de certains neuromédiateurs et certaines hormones dépendant de notre perception de la lumière et de notre sommeil. Lorsque leur synthèse ou sécrétion est perturbée, cela déclenche nombre des maux en augmentation dans notre société : fatigue chronique, anxiété, baisse d'humeurs voire épisodes dépressifs caractérisés, troubles de concentration (TDAH), addiction aux écrans, troubles du comportement alimentaire, insomnie (endormissement, réveils nocturnes), migraines, santé mitochondriale déficiente, évitement de prise de médicaments potentiellement risqués et porteurs d'effets indésirables, d'interactions médicamenteuses et de variabilité, stress oxydant intra-rétinien et ses conséquences, fatigue oculaire, solution potentiellement préventive des maladies rétiniennes - notamment DMLA, mauvais sommeil et décalages de phases et leurs conséquences - notamment maladies neurodégénératives, cancers, maladies métaboliques, maladies cardiovasculaires.
[0142] Ainsi, par le biais d'un sommeil amélioré - ce qui est le pilier de tout bien-être et de toute la santé humaine - mais plus largement par le respect de l'obscurité physiologique à laquelle l'être humain est censé être exposé, et après avoir été informé de tous les processus physiologiques nécessitant toute la lumière naturelle au cours de la journée et l'absence de lumière artificielle débutant par la rétine, l'utilisation de cette paire de lunettes avec verre bloquant la lumière artificielle après le coucher du soleil permet un effetaugmentant la performance,préventif ou thérapeutiquesur de nombreux pathologies. Elle permet l'amélioration des performances humaines, participe au bie bien-être, à la prévention et au traitement de toutes les maladies et dysfonctionnements du corps et de l'esprit humain, comprenant la régulation du cycle veille-sommeil et l'exposition contrôlée à la lumière, dans le but d'améliorer le fonctionnement des systèmes physiologiques, neurologiques, endocriniens, digestifs, métaboliques, cardiovasculaires, respiratoires, immunitaires, gynécologiques, urinaire, dermatologiques, musculo-squelettiques, reproductifs, et tous les autres systèmes corporels, ainsi que d'optimiser la santé cognitive, mentale et émotionnelle, en particulier mais non exclusivement : amélioration de l'humeur (réduction du stress, de l'anxiété, et prévention des troubles de l'humeur comme la dépression), régulation du rythme circadien (sommeil de meilleure qualité, endormissement plus rapide, éveil plus facile le matin), augmentation des capacités de concentration (meilleure attention et productivité pendant la journée), meilleure gestion du stress (réduction de la réponse au stress, amélioration de la résilience émotionnelle), amélioration du comportement alimentaire (réduction des fringales nocturnes, meilleure régulation de l'appétit, prévention de l'obésité), réduction des migraines (moins de déclencheurs liés à la lumière, prévention des céphalées), confort visuel accru (diminution de la fatigue oculaire, meilleure adaptation à l'obscurité, réduction de l'éblouissement), augmentation de la propension au sommeil (meilleur équilibre entre repos et vigilance, prévention de l'insomnie), réduction des symptômes d'autisme (régulation du cycle veille-sommeil pouvant améliorer certains symptômes), amélioration de la dyslexie (réduction de la fatigue visuelle et meilleure concentration), diminution des crises d'épilepsie (réduction des déclencheurs liés à la lumière artificielle), confort visuel pour l'albinisme (prévention des dommages rétiniens et confort visuel amélioré), prévention des dommages rétiniens pour la rétinite pigmentaire (protection des cellules rétiniennes en limitant l'exposition à la lumière artificielle), réduction de la dyskinésie et de tous les symptômes et les causes de la maladie de Parkinson (amélioration des symptômes moteurs grâce à un meilleur sommeil), prévention et traitement des addictions au sucre (régulation de l'appétit et réduction des fringales), réduction des addictions à la caféine (meilleur sommeil réduisant le besoin de stimulants), réduction des addictions à la théine (meilleur équilibre énergétique naturel), amélioration de la capacité à lire (moins de fatigue oculaire, meilleure concentration), réduction de la sensibilité à la lumière (moins d'inconfort visuel en milieu éclairé), amélioration des symptômes du TDAH (meilleure gestion de l'attention et de l'impulsivité grâce à un meilleur sommeil), réduction des douleurs neuropathiques (amélioration de la récupération nerveuse pendant le sommeil), prévention de la dégénérescence maculaire liée à l'âge (réduction du stress oxydatif lié à l'exposition à la lumière artificielle), prévention des rétinopathies (protection des cellules rétiniennes), amélioration du système immunitaire (meilleur sommeil, donc meilleure régénération et défense immunitaire), prévention des maladies métaboliques (réduction du risque de diabète, de maladies cardiaques et d'obésité grâce à un meilleur équilibre hormonal), réduction des risques de cancer (moins de perturbations du rythme circadien, associées à un risque accru de certains cancers), amélioration de la santé mentale (meilleure régulation des neurotransmetteurs, réduction du risque de troubles psychiatriques), réduction du syndrome prémenstruel (SPM) (amélioration de l'équilibre hormonal), meilleure récupération physique (sommeil de qualité, récupération musculaire et réduction des inflammations), réduction de l'inflammation (amélioration de la régénération des tissus pendant le sommeil), régulation de l'appétit nocturne (réduction des fringales et des excès alimentaires), amélioration de la qualité de la peau (régénération cutanée accrue pendant le sommeil), prévention du vieillissement prématuré (réduction du stress oxydatif et meilleure régénération cellulaire), réduction des cernes sous les yeux (meilleur sommeil, réduction de la fatigue visible), amélioration de l'équilibre hormonal (meilleur sommeil régulant les hormones), prévention de l'obésité (régulation de l'appétit et du métabolisme), régulation de la glycémie (meilleure gestion de la glycémie pendant le sommeil), prévention du diabète de type 2 (amélioration de la sensibilité à l'insuline grâce à un sommeil régulier), réduction des troubles de l'humeur (meilleure gestion émotionnelle grâce à un sommeil de qualité), amélioration de la mémoire (consolidation des souvenirs pendant le sommeil), meilleure régulation de l'humeur (moins de variations émotionnelles), réduction de l'irritabilité (meilleure gestion du stress et des émotions), amélioration de la concentration cognitive (meilleure attention et clarté mentale), réduction de la fatigue chronique (sommeil réparateur et réduction de la fatigue diurne), augmentation de l'énergie diurne (meilleur sommeil conduisant à plus d'énergie pendant la journée), prévention de l'hypertension (meilleur équilibre cardiovasculaire), réduction des risques de maladies cardiovasculaires (réduction du stress et amélioration de la santé du cœur), amélioration de la clarté mentale (meilleure gestion des tâches cognitives), meilleure gestion des émotions (réduction des pics émotionnels), amélioration de la circulation sanguine (sommeil aidant à la régénération vasculaire), réduction des risques de dépression (meilleure régulation du sommeil et de l'humeur), Réduction des symptômes de la maladie de Parkinson (amélioration de la motricité et de la coordination grâce à un sommeil réparateur), prévention et ralentissement de la progression de la maladie d'Alzheimer (réduction de l'accumulation de protéines toxiques dans le cerveau grâce à un meilleur sommeil), prévention des maladies métaboliques comme le syndrome métabolique (régulation du poids, réduction des niveaux de cholestérol, amélioration de la sensibilité à l'insuline), amélioration de la digestion (réduction des troubles gastro-intestinaux comme le reflux gastro-œsophagien, l'irritable bowel syndrome (IBS), et la constipation), réduction des symptômes de maladies neurologiques (meilleure gestion des troubles comme la sclérose en plaques, la maladie de Huntington, et les neuropathies), amélioration de la santé gynécologique (régulation des cycles menstruels, réduction des douleurs menstruelles, amélioration de la fertilité), prévention des maladies du système urinaire (réduction des infections urinaires, amélioration de la fonction rénale), amélioration des maladies dermatologiques (réduction de l'acné, de l'eczéma, du psoriasis, et autres affections cutanées grâce à un sommeil régénérateur), prévention des maladies cardiovasculaires (réduction des risques de crises cardiaques, d'accidents vasculaires cérébraux, et d'hypertension artérielle), amélioration de la santé respiratoire (réduction des symptômes de l'asthme, de la bronchite chronique, et amélioration de la fonction pulmonaire), amélioration de la santé osseuse et articulaire (réduction des douleurs arthritiques, meilleure régénération osseuse), amélioration de la fonction immunitaire (réduction des infections, prévention des maladies auto-immunes), amélioration de la santé endocrinienne (meilleure régulation hormonale, prévention des déséquilibres thyroïdiens), amélioration de la santé musculo-squelettique (meilleure récupération musculaire, réduction des douleurs chroniques), amélioration de la santé bucco-dentaire (réduction des inflammations, meilleure prévention des caries), amélioration de la santé reproductive (prévention des dysfonctionnements sexuels, amélioration de la fertilité).
[0143] La présente invention concerne un domaine plus large que l'optique ophtalmique. Elle couvre l'invention detous les dispositifsqui bloquent la lumière artificielle, en particulier dans un mode de réalisation préféré à partir du moment où le dit dispositif est utilisé dans les conditions environnementales et temporelles décrites dans cette demande (c'est-à-dire préférentiellement mais non exclusivement, après le coucher du soleil ou avant le lever du soleil dans un monde artificiellement éclairé), et ce pour les bénéfices pour le corps et l'esprit humain que cela peut procurer (évoqués non exhaustivement dans la description).
[0144] La présente invention couvre également l'utilisation future de lentilles intégrant un filtre intelligent ou une activation temporelle, automatique ou non, ajustant le filtrage de la lumière en fonction de l'heure de la journée, notamment par l'utilisation de capteurs de lumière ou de technologies chronobiologiques, même si ces fonctionnalités ne sont pas explicitement décrites dans cette demande.
[0145] Elle concerne aussi un procédé, qui consiste à bloquer la lumière lors des périodes physiologiques nocturnes de l'être humain (après le coucher du soleil ou à partir de celui-ci, avant le lever du soleil ou jusqu'à celui-ci) pour tout effet préventif, thérapeutique, de performance ou de bien-être que cela procure pour l'être humain, en particulier mais non exclusivement les effets décrits dans la description. Le moyen privilégié est un verre de lunette avec ou sans correction, mais ne se résume pas à celui-ci : il peut être toute autre technologie présente entre une source lumineuse artificielle et l'œil humain.
[0146] Cette solution a une application industrielle : elle est productible, efficace, au mécanisme d'action naturel et sans autres risques évidents que ceux du port de lunettes et des conséquences possibles d'une propension au sommeil augmentée ; elle est confortable, légère, et facilement délivrable.
Exemples de scénarios d'utilisation
Scénario 1: coucher de soleil sur une plage isolée du monde moderne.
[0147] Contexte: un sujet est assis sur le sable, au coucher du soleil, sur une plage isolée du monde moderne, sans téléphone, sans lampadaire, sans voitures environnantes, sans restaurants. Cette plage est sauvage. Le sujet n'a pas besoin d'utiliser la solution, et ce pendant toute la soirée, tant qu'il ne rencontre pas de source de lumière artificielle. La solution est préférentiellement un verre de lunette avec ou sans correction visuelle, qui est porté à droite et à gauche dans une monture. Elle peut aussi être toute autre solution qui bloque la lumière artificielle.
Scénario 2: coucher de soleil sur une plage à Cannes, en France.
[0148] Contexte: un sujet est assis sur le sable, au coucher du soleil, sur un plage à Cannes, avec son téléphone. Derrière-lui se trouvent des lampadaires, des voitures avec des phares modernes du vingt-et-unième siècle, des restaurants, des bus. Lors du coucher du soleil proprement dit, le sujet ne porte pas la solution. Immédiatement après que le soleil est passé l'horizon de sorte à ce qu'il soit invisible, le sujet ne porte toujours pas la solution, car le ciel est toujours clair. En revanche, dès que les phares des voitures, les lampadaires, les restaurants éclairent massivement leurs lumières, et que, conjointement, la lumière dans le ciel se fait de plus en plus sombre,l'utilisateur choisit instinctivement le bon momentoù il est temps de porter la solution. Typiquement, sans que cela soit l'unique mode de l'utilisation de la solution, cela peut se produire entre 5 minutes et une heure après le coucher du soleil. Si, 4 minutes après le coucher du soleil, l'utilisateur était éclairé par le phare d'une voiture alors qu'il marcherait sur le littoral de la plage (piste cyclable, par exemple), il pourrait tout à fait choisir à juste titre de porter l'invention décrite à ce moment.
Scénario 3: soirée entre amis.
[0149] Contexte: un sujet est invité à une soirée entre amis. Au début de la soirée, il fait toujours jour, et le sujet choisit donc de ne pas encore porter la solution. Mais, une fois le soleil couché, puis l'obscurité prenant le pas sur la lumière, il existe un moment où le sujet sentira, selon son instinct naturel et non selon une règle précisément établie, et c'est aussi ce que cette demande de brevet couvre (l'instinct naturel et l'approximation en fonction du nombre de situations possibles), le besoin de se protéger de la lumière artificielle avec l'invention qu'il portera devant les yeux.
Scénario 4: conduite nocturne
[0150] Contexte: Sur la route entre Cannes et Paris, le soleil est couché depuis plus d'une heure, il fait nuit, les phares des voitures éclairent la route et éblouissent un sujet. Selon un mode préféré et sécurisant de cette invention, il n'est pas recommandé de porter l'invention bien qu'elle réduirait largement l'éblouissement. En effet, la solution diminuerait les capacités de réaction, augmenterait le risque de somnolence au volant.
Scénario 5: dans une salle de bains, la nuit
[0151] Contexte: Dans sa salle de bains à Paris, le sujet, à 23 heures, la nuit, porte la solution pour se protéger de la lumière artificielle, en particulier l'éclairage de la salle de bains. Lorsqu'il va se doucher, l'utilisateur ne porte pas la solution. En sortant de la douche, il la porte à nouveau, et ce jusqu'au moment où il souhaite s'endormir, généralement dans son lit.
Scénario 6: dans une chambre, la nuit
[0152] Contexte: Dans sa chambre, à 23h30 et donc la nuit, sorti de sa salle de bains, le sujet porte la solution en se déshabillant, en lisant un livre ou son téléphone avec une lumière qui l'éclaire. Il est protégé, et le confort non uniquement visuel procuré par l'invention se ressent instantanément. Cependant, au moment de dormir, il pose sa solution sur sa table de nuit, préférentiellement avec un étui protecteur.
[0153] Grâce au port de l'invention le soir avant de se coucher, idéalement juste après le coucher du soleil, l'utilisateur s'endort rapidement, dort profondément, répare ses cellules (en particulier ses mitochondries) et une sécrétion maîtrisée de mélatonine, et se réveille régénéré et prêt à être actif le lendemain.
[0154] La solution peut être un dispositif optique différent d'une lentille ophtalmique. Il peut par exemple être un cristallin implanté après une opération de la cataracte, ou un filtre sur écran ou agencé dans l'écran. Une fonction de détection de la luminosité artificielle peut lui être attribué, à laquelle il répond par son activation lorsque la lumière artificielle est détectée après le coucher du soleil.
Scénario 7: Réveil à 4 heures du matin en septembre dans une grande ville
[0155] Contexte: Le matin avant le lever du soleil est une période d'obscurité physiologique pour l'être humain. La lumière artificielle de la grande ville et du logement du sujet, à ce moment en particulier, va à contre-courant de sa physiologie et de sa santé. Ainsi, avant le lever du soleil, le sujet porte l'invention, pour tous les bienfaits que cela procure. Bien que la sécrétion de cortisol ait commencée, bien que le sujet soit réveillé, l'invention protègera ses yeux, son cerveau et tous les processus physicochimiques qui dépendent de ceux-ci, ainsi que son rythme circadien dans la mesure où il sera plus concentré après le lever du soleil et dormira mieux après le coucher du soleil parce qu'il n'aura pas décalé son horloge biologique en étant exposé trop fort à une lumière artificielle avant le lever du soleil.
Scénario 8: Écrire une présentation sur Powerpoint à 22 heures après le coucher du soleil.
[0156] Contexte: Le sujet n'a pas pu préparer sa présentation en amont. Il doit absolument la finir avant de la présenter le lendemain. Après son repas du soir, bien qu'il fasse déjà nuit, il choisit d'allumer son ordinateur, de porter la solution décrite devant les yeux, et de travailler. L'invention lui permet de travailler le soir avec tranquillité, sans agression ressentie et effective par la lumière artificielle de son écran mais aussi de tout son environnement lumineux. Plus concentré, avec moins de douleurs dans les yeux et la tête, avec moins d'anxiété, le sujet réussit la préparation de sa présentation en moins de temps que prévu, et réussit la soutenance de celle-ci en ayant eu une nuit de sommeil réparatrice grâce au respect de l'obscurité dont il avait besoin, et à la protection vis-à-vis d'une lumière nouvelle, néfaste, qui aurait activé nombre de ses processus physiologiques à un moment inopportun et donc les aurait déréglés.
Figures
Liste des figures
[0157] 1.
Spectre de la lumière dans l'espace transmise par le soleil en fonction de la longueur d'onde
2.
Schéma des processus biologiques permis par l'exposition des yeux et de la peau à la lumière transmise par le soleil
3.
Spectre de la lumière transmise par des sources de lumière artificielle : LEDs pour éclairage
4.
Spectre de la lumière transmise par des sources de lumière artificielle : LEDs pour information (écrans)
5.
Spectre de la lumière transmise par des sources de lumière artificielle : lampes fluorescentes (néons, CFL)
6.
Spectre de transmittance de la lumière à travers l'un des modes de réalisation de la solution
7.
Longueurs d'ondes bloquées par les brevets jusqu'ici déposés décrivant d'autres lentilles ophtalmiques bloquant la lumière, en particulier la lumière bleue et la lumière ultra-violette, avec deux erreurs selon nous.
8.
L'état actuel des connaissances concernant les connexions synaptiques des ipRGCs.
Description détaillée des figures
Figure 1
[0158] Figure représentant la lumière émise par le soleil sur la Terre. La lumière du soleil accompagne depuis 4.5 milliards d'années la vie sur Terre. L'être humain, apparu probablement il y a 2 millions d'années, a évolué en synergie avec elle, et avec le respect de l'obscurité quasiment totale après le coucher du soleil et avant son lever. Le spectre de lumière émis par le soleil est continu, qualitatif de par l'énergie de ses photons, harmonieux - les photons de différentes longueurs d'ondes se complètent pour des effets variés sur la physiologie humaine -, variable au sein d'une journée - l'angle d'incidence de la lumière varie progressivement d'une façon prévisible et interprétée par le corps humain -, il émet de la chaleur par incandescence - lumière rouge et infrarouge -, respectueux de la physiologie de l'être humain si ce dernier sait s'y habituer, comme c'est resté le cas auprès des populations plus „primitives', reculées, qui n'ont ni coup de soleil, ni cancer de la peau.
[0159] L'irradiance, en watts par mètre carré par nanomètre c'est-à-dire en W/m<2>/nm, indique la quantité d'énergie lumineuse reçue par une surface d'un mètre carré pour chaque nanomètre de longueur d'onde.
Figure 2
[0160] Figure représentant la lumière émise par le soleil en omettant le reste du spectre électromagnétique, commençant par les ultraviolets et se terminant par les infrarouges, ainsi que ses bienfaits pour l'être humain liés à l'exposition de ce dernier à la lumière naturelle. Cette lumière, en partie invisible, est reçue et interprétée par l'homme grâce à deux systèmes en synergie : ses yeux, et son système tégumentaire - peau, muqueuses, cheveux, poils, ongles -, et principalement par des photopigments non visuels - mélanopsine, encéphalopsine et autres - et visuels - rhodopsine, iodopsine - . De nombreuses cellules sont spécialisées dans l'interprétation du signal et de l'énergie lumineuse pour le déclenchement de processus physiologiques plus „profonds“ permettant la vie, par exemple grâce aux ipRGCs - intrinsically photosensitive retinal ganglion cells, mélanocytes, kératinocytes, follicules du cheveu... Sans lumière - à cause d'un mode de vie se passant à l'intérieur, caché par murs et fenêtres -, ou avec un spectre de lumière incomplet - par exemple, sans ultraviolets à cause de lunettes anti-lumière bleue portées en journée, à cause de crème solaire, à cause de fenêtres, ou, sans infrarouges à cause de fenêtres encore -, l'être humain non seulement dysfonctionne - cause ou corrélation avec toutes les maladies chroniques d'aujourd'hui - mais également se déshabitue à gérer l'énergie donnée par le spectre complet de lumière et ainsi diminue ses capacités et augmente ses risques de souffrir des effets potentiellement néfastes, dans ce cas précis, de la lumière du soleil - coups de soleil, brûlures, cancers cutanés, cataracte, dégénérescence maculaire liée à l'âge...-. Cette figure insiste sur l'aspect vital de l'exposition de la peau et des yeux à la lumière avec laquelle l'être humain a toujours évolué mais de laquelle il s'est partiellement déconnecté depuis trois décennies.
[0161] Les ultraviolets ainsi que la lumière bleue de source naturelle - le soleil - sont vitaux par ces composés, leurs précurseurs ou leurs produits de substrats:
POMC: pro-opiomélanocortine, protéine précurseur qui, lorsqu'elle est clivée, produit plusieurs peptides importants impliqués dans diverses fonctions biologiques; voir ci-dessous.
MSH: yMSH pour la pigmentation, le contrôle de l'appétit, la régulation immunitaire, la réponse au stress, α-MSH pour des fonctions similaires
ACTH : hormone adrénocorticotrope. Elle favorise la libération de glucocorticoïdes, la néoglucogénèse, la lipolyse, la synthèse hépatique de protéines, fonctions anti-inflammatoires et immunosuppressives, favorise la sensibilité des vaisseaux sanguins aux catécholamines importantes pour la pression artérielle, participe à la régulation hydro-électrolytique en particulier de sodium-potassium en concert avec les minéralocorticoïdes, favorise la pigmentation cutanée
BL : β-Lipotropine. Elle favorise la régulation de l'appétit, le métabolisme lipides
BE : β-Endorphine. Elle participe à la gestion endogène de la douleur antalgique endogène, à la régulation de l'humeur, au contrôle de la réponse au stress, au contrôle du comportement
TY : Tyrosine. La tyrosine présente dans les yeux, en particulier dans la rétine et le cristallin, absorbe les ultraviolets, et peut ainsi être convertie en : dopamine, noradrénaline, adrénaline, mélanine qui est présente dans l'épithélium pigmentaire rétinien et l'iris, hormones thyroïdiennes, tyramine qui joue un rôle dans la pression artérielle.
TR : Tryptophane. Le tryptophane présent dans les yeux est un précurseur de la sérotonine et de la mélatonine, qui sont toutes deux importantes à la santé rétinienne. Il est particulièrement présent dans le cristallin, et une dérégulation de ce dernier est associé au développement de cataracte.
PH : Phénylalanine. La phénylalanine est présente dans les yeux, et est un précurseur de la dopamine, noradrénaline, mélatonine, mélanine et de la phényléthylamine responsable du sentiment d'euphorie.
HI: Histidine. L'histidine est présente dans les yeux, et est un acide aminé favorisant la santé du système immunitaire, la croissance des enfants, les défenses anti-oxydantes et le métabolisme des acides gras.
LP : Liaisons peptidiques. Toutes les liaisons peptidiques, c'est-à-dire toutes les protéines de notre corps, absorbent les longueurs d'ondes ultraviolettes.
AV : Antiviral. La lumière bleue et ultraviolette a été suggérée comme ayant des propriétés altérant la viabilité des virus.
D3: Vitamine D3, synthétisée grâce à l'interaction entre le cholestérol de la membrane des kératinocytes et la lumière ultraviolette.
M: Mélanine. La mélanine est directement influencée par l'exposition aux UV. Les UV stimulent la production de mélanine dans la peau, ce qui contribue à protéger les cellules des dommages causés par les rayons UV en absorbant et en dissipant l'énergie lumineuse. Cette protection est essentielle pour prévenir les lésions cutanées et les risques de cancer de la peau, tout en aidant à maintenir l'intégrité des tissus cutanés.
RC: Rythme circadien.
GR: Globules rouges. La santé des globules rouges est maintenue directement ou indirectement par la lumière ultraviolette et bleue. Par exemple, la vitamine D, synthétisée par les UV, favorise la production et la fonctionnalité des globules rouges, mais également favorise le métabolisme du fer, essentiel aux globules rouges. La lumière bleue naturelle, réduisant le stress oxydant, et favorisant le rythme circadien, apporte est bénéfique aux globules rouges.
C: Collagène. Le collagène absorbe les UV et la lumière bleue, permettant de ralentir la lumière et de permettre à la lumière d'être transformée en masse, selon l'équation d'équivalence masse-énergie développée par Albert Einstein en 1905.
[0162] La lumière verte et jaune naturelles sont également vitales.
CD: Contrôle de la Douleur et propriétés anti-inflammatoires. Les propriétés antalgiques de la lumière verte et rouge ont été suggérées par la modulation des voies de signalisation dans les nerfs périphériques et la diminution de Il'inflammation locale. La lumière rouge améliore la guérison des tissus endommagés, réduit la douleur post-opératoire, et diminue les symptômes de diverses affections inflammatoires.
NV: la lumière verte participe à la perception des nuances de vert, ce qui est important pour percevoir la complexité de la Nature.
AO: Anti-oxydant. La lumière verte améliore les capacités antioxydantes des cellules, ce qui peut avoir des implications bénéfiques pour la protection contre les dommages cellulaires et les maladies dégénératives. La lumière jaune réduit les niveaux de peroxydes lipidiques et augmente les niveaux d'enzymes antioxydantes dans les cellules.
[0163] La lumière rouge et infrarouge participe grandement à la santé du corps et de l'esprit humain.
- SM: Santé mitochondriale. La lumière rouge et proche infrarouge a des effets bénéfiques sur la santé mitochondriale. Les longueurs d'onde spécifiques, notamment dans le spectre de la lumière rouge entre 600 et 650 nm et proche infrarouge entre 650 et 1000 nm, peuvent stimuler la production d'ATP, améliorer la fonction mitochondriale et réduire le stress oxydatif. Ces effets sont importants pour la régénération cellulaire, la réduction de la fatigue musculaire et l'amélioration générale de la santé énergétique des cellules.
PB: Photobiomodulation. La photobiomodulation ou PBM utilise la lumière dans les gammes de longueurs d'onde rouge et proche infrarouge pour stimuler des processus biologiques au niveau cellulaire. Cette technique améliore la réparation des tissus, réduit l'inflammation, et favorise la régénération des cellules. En activant les mitochondries, la PBM améliore la production d'ATP, ce qui peut accélérer la guérison des blessures, réduire la douleur et optimiser la performance musculaire.
SC: Santé capillaire. La lumière, notamment dans les gammes de rouge et proche infrarouge, a montré des effets bénéfiques sur la santé des cheveux. L'exposition à ces longueurs d'onde peut stimuler la circulation sanguine dans le cuir chevelu, améliorer la croissance des cheveux et renforcer les follicules pileux. Les traitements par lumière, comme la thérapie au laser pour la croissance des cheveux, exploitent ces propriétés pour aider à traiter la perte de cheveux et favoriser une chevelure plus dense et en meilleure santé.
[0164] Tout ceci est permis par la pénétration de la lumière de source naturelle, non pulsée, thermique, temporellement juste (présente aux bons moments pour l'être humain), avec un angle d'incidence constamment variable selon la journée et les saisons en un point géographique donné, dans nos interfaces avec le soleil. Cela est permis à condition d'une exposition contrôlée, progressive, régulière ; car si ces facteurs ne sont pas respectés, le caractère aigu de l'exposition à une lumière énergétique (en particulier les ultraviolets) sur une peau ou dans des yeux non habitués est effectivement corrélé à l'apparition de coups de soleil ou lésions oculaires, de vieillissement prématuré et de cancers de la peau ou de la choroïde.
UV: ultraviolets
B: lumière bleue (et violette, par extension)
VJ: lumière verte et lumière jaune
R: lumière rouge
IR: lumière infrarouge.
Figure 3
[0165] Figure représentant le spectre d'émission des Light Emitting Diodes bleues ou LEDs bleues, qui ont été inventées par Shuji Nakamura, Isamu Akasaki et Hiroshi Amano en 1992, et qui sont aujourd'hui utilisées dans le monde entier, dans toutes les industries, et connaissent une progression de leur énergie émise selon la loi de Haitz décrite en description. Elles servent aujourd'hui à deux utilisations principales, l'éclairage et l'information. Cette figure représente le spectre lumineux émis par des LEDs bleues ou blanches, typiquement les lampes utilisées partout aujourd'hui : dans les salle de bains, cuisine, phare de voiture, restaurant, métros, lampadaires. Le spectre est ainsi : discontinu, sans les photons qualitatifs du soleil, sans ultraviolets, sans infrarouges pour ne pas perdre d'énergie en créant de la chaleur, avec un angle d'incidence constant et souvent au-dessus de la tête des êtres humains ce qui rend l'être humain éveillé comme s'il était midi, pour schématiser, et surtout, allumé à un moment auquel le corps humain ne s'y attend pas - le maintenant éveillé dans un état parfois léthargique, dépressif et stressé, et décalant massivement son rythme circadien avec toutes les conséquences néfastes que cela crée pour sa vie. De plus, la LED étant une puce d'ordinateur branchée sur courant alternatif, la lumière émise est pulsée, ce qui entraîne des effets néfastes tels qu'épilepsie, migraines, troubles de la concentration. La lumière émise prédomine sur le bleu sur 460 à 470nm, ce qui se trouve être le pic de sensibilité des ipRGCs, mais la figure montre aussi l'existence de nombreux photons de lumière verte et jaune, qui, à partir du principe selon lequel ils sont de source artificielle et transmis à l'oeil humain à un moment qui se trouve être contraire à la nature humaine - c'est-à-dire principalement après le coucher du soleil -, ils ont potentiellement des conséquences néfastes sur la santé humaine. Cependant, si les photons verts et jaunes étaient bloqués à plus de 60% par tout dispositif s'additionnant au blocage de plus de 76% de la lumière bleue artificielle au bon moment selon la physiologie humaine, alors le résultat serait inconfortable voire dangereux pour l'être humain, indiquant le fait qu'il est nécessaire de trouver le ratio confortable procurant la meilleure balance bénéfice/risques : se protéger efficacement tout en passant de bonnes soirées, entre autres.
[0166] La lumière est ici mesurée selon une distribution spectrale de quantum d'énergie ou spectral quantum distribution, SQD, mesurée en photons par seconde par mètre carré par nanomètre ou photons/s/m<2>/nm ou en µmol/s/nm. Elle exprime le nombre de photons c'est à dire de quanta d'énergie émis, transmis ou réfléchis par unité de surface, par unité de temps et par unité de longueur d'onde ou de fréquence.
Figure 4
[0167] Les écrans sont un type de LED. Aujourd'hui omniprésents et continueront d'exister dans les décennies futures : smartphones, tablettes, ordinateurs, télévisions, consoles portables, publicités dans la rue ou sur la route, affichages divers. Ceux-ci, décrits par le Dr Jack Kruse comme des soleils aliénés, ont un spectre d'émission se basant principalement sur trois couleurs donnant généralement une couleur blanche. De même que le spectre des LEDs servant à l'éclairage, celui des écrans est néfaste pour la santé humaine, et cela est décrit par toutes les grandes institutions de santé : européennes, américaines, chinoises..., tout en sachant qu'il existe une absence de recul sur les réelles conséquences futures du fait de l'adoption récente et massive de cette nouvelle technologie. La lumière est ici mesurée selon une distribution spectrale de quantum d'énergie ou spectral quantum distribution, SQD, mesurée en photons par seconde par mètre carré par nanomètre ou photons/s/m<2>/nm ou en µmol/s/nm. Elle exprime le nombre de photons c'est à dire de quanta d'énergie émis, transmis ou réfléchis par unité de surface, par unité de temps et par unité de longueur d'onde ou de fréquence.
Figure 5
[0168] La figure 5 présente le spectre d'émission de lumière des lampes fluorescentes. Les lampes fluorescentes s'opposent aux LEDs par leur mécanisme d'émission de lumière : il s'agit d'une ampoule contenant de la vapeur de mercure et fluorescent sous l'effet de l'introduction de courant alternatif dans celle-ci. Le courant électrique excite la vapeur de mercure qui produit alors de la lumière ultraviolette, lumière ultraviolette qui est ensuite convertie en lumière visible par le matériau fluorescent. Les lampes fluorescentes sont principalement : les néons, les compact fluorescent light (CFL). Leur spectre lumineux est encore plus discontinu, les photons émis sont parfois plus énergétiques ou nombreux que ceux des LEDs. La pulsation des lampes fluorescentes modernes (ballast électronique, et non magnétique) est entre 20 000 et 60 000 Hz, signifiant que la lumière présentée ici est émise entre 20 000 et 60 000 fois par seconde. Au-delà de cette différence avec la lumière du soleil, il est intéressant de noter la discontinuité du spectre, ainsi que le nombre de plages de longueurs d'ondes différentes qui sont émises. Concernant ce dernier élément, il est intéressant de noter que bloquer la lumière bleue (380-500nm) ne suffit pas en ce qui concerne les lampes fluorescentes : il s'agit de bloquer également, avec la bonne proportion (supérieure à 46% selon cette demande), la lumière verte et jaune (500-650nm). Il s'agit aussi de transmettre toute la lumière rouge, dans un mode de réalisation préféré, afin de permettre à l'utilisateur de vivre le soir en étant protégé tout en ayant un confort d'utilisation.
[0169] La lumière est ici mesurée selon une distribution spectrale de quantum d'énergie ou spectral quantum distribution, SQD, mesurée en photons par seconde par mètre carré par nanomètre ou photons/s/m<2>/nm ou en µmol/s/nm. Elle exprime le nombre de photons c'est à dire de quanta d'énergie émis, transmis ou réfléchis par unité de surface, par unité de temps et par unité de longueur d'onde ou de fréquence.
Figure 6
[0170] La figure 6 montre la transmittance de l'une des réalisations de la lentille ophtalmique développée. Elle peut être sans correction visuelle. En la portant après le coucher du soleil et avant le lever du soleil, ce verre de lunette, particulièrement, permet de rétablir naturellement, partiellement ou totalement, nombres de processus biologiques permis par le respect de l'obscurité lors des périodes nocturnes : sécrétion de mélatonine, calme, humeur, fatigue oculaire, migraines, efficacité du sommeil, protection contre le stress oxydant induit par la lumière artificielle, qualité du lendemain et donc des performances cognitives et physiques. La lentille ophtalmique développée se conçoit avec ou sans correction visuelle. Elle bloque ainsi la lumière artificielle au moment le plus opportun, tel que
sur la plage 380-500nm, au moins 76% de la quantité de lumière est bloquée, c'est-à-dire que 24% au plus de la lumière est transmise.
sur la plage 500-650nm, au moins 41% de la quantité de lumière est bloquée, c'est-à-dire que 59% au plus de la lumière est transmise.
ou une autre combinaison incluant les caractéristiques mentionnées immédiatement ci-dessus La lumière est ici mesurée selon une distribution spectrale de quantum d'énergie ou spectral quantum distribution, SQD, mesurée en photons par seconde par mètre carré par nanomètre ou photons/s/m<2>/nm ou en µmol/s/nm. Elle exprime le nombre de photons c'est à dire de quanta d'énergie émis, transmis ou réfléchis par unité de surface, par unité de temps et par unité de longueur d'onde ou de fréquence.
[0171] La figure n'illustre qu'un mode de réalisation, et qu'un seul résultat obtenu ; les performances en terme de blocage et donc de transmittance peuvent varier et sont concernés par cette demande tant qu'ils respectent l'une ou l'autre des deux caractéristiques spectrales citées ci-dessus, c'est-à-dire celles indiquées sur les plages 380-500nm et 500-650nm.
Figure 7
[0172] La figure 7 présente en un carré pointillé l'efficacité des verres bloquant la lumière selon l'art antérieur abrégé en EAA sur la figure, en comparaison avec la lumière émise par les lampes artificielles. Elle représente les longueurs d'ondes bloquées par les brevets jusqu'ici déposés décrivant d'autres lentilles ophtalmiques bloquant la lumière, en particulier la lumière bleue et la lumière ultraviolette, en comparaison avec la lumière réellement émise par une LED indiquée en rectangles noirs verticaux sur le graphique. Selon le bon sens, l'art antérieur réalise deux erreurs selon nous.
[0173] La première erreur, non abordée par la figure, étant la recommandation de porter ces lunettes toute la journée, privant la physiologie humaine d'une partie importante de ce avec quoi elle a toujours évolué : les ultraviolets naturels et la lumière bleue naturelle entre 200 et 410-420nm, et par extension 440 nm. En effet, ces longueurs d'ondes bloquées par les verres des brevets indiqués, sont bloquées pendant la journée. Pour voir quelques aspects vitaux favorisés par la pénétration de la lumière de 250 à 440nm dans les yeux et la peau de l'être humain, voir la figure 2.
[0174] La deuxième erreur, présentée par la figure, est l'absence de blocage, par ces lentilles, des longueurs d'ondes correspondant réellement aux ondes émises par toutes les lumières artificielles du vingt-et-unième siècle, en particulier décrites par un pic quantitatif d'émission sur 450 à 470nm. En effet, aucune des sources de lumière artificielle actuelles n'émettent de lumière sous 440nm, rendant les inventions des brevets précédents totalement, c'est-à-dire 100%, inefficaces. L'émission de lumière artificielle par les LEDs et les lampes fluorescentes commence toujours après 441 nm. Elle est représentée en rectangles noirs verticaux.
[0175] L'intensité relative de la lumière peut être mesurée selon les différentes mesures indiquées en description, tels que la distribution spectrale de quantum d'énergie en photons/s/m<2>/nm c'est à dire sur la figure en p/s/m<2>/nm, ou µmol/s/nm, l'énergie en Joules, la puissance en Watts. Elle doit être mesurée selon des conditions internationales standards également indiquées en description.
[0176] Sur le plan de la temporalité comme de la justesse ou pertinence d'efficacité, l'invention remédie à ce que nous jugeons comme étant des erreurs. Cette temporalité toute comme cette justesse d'efficacité sont davantage pertinentes pour la santé et le bonheur de l'être humain.
UV: ultraviolets
B: lumière bleue (et violette, par extension)
VJ: lumière verte et lumière jaune
R: lumière rouge
IR: lumière infrarouge.
Figure 8
[0177] La figure 8 représente l'état actuel des connaissances concernant les connexions synaptiques des ipRGCs ou intrinsically photosensitive retinal ganglion cells, cellules ganglionnaires de la rétine intrinsèquement photosensibles. Les carrés blancs entourés de noir représentent les connexions pré-synaptiques, les carrés noirs représentent les connexions post-synaptiques. Les ipRGCs sont les premières cellules à recevoir et à répondre directement à la lumière dans la rétine.
CAD: cellules amacrines dopaminergiques
CB: cellules bipolaires, situées entre les cônes et les bâtonnets d'une part, et les cellules ganglionnaires d'autre part. Elles transmettent les informations visuelles aux ipRGCs.
ipRGCs: intrisically photosensitive retinal ganglion cells, cellules ganglionnaires de la rétine intrinsèquement photosensibles
NSC: noyau suprachiasmatique, dans l'hypothalamus, chef d'orchestre du rythme circadien
VLPO: noyau ventrolatéral préoptique, dans l'hypothalamus, jouant le rôle clé du déclenchement de la machine du sommeil, comme le souligne par exemple la communauté scientifique, en particulier les Pr José Haba-Rubio et Dr Raphaël Heinzer, dans leur livre Je rêve de dormir.
NPV: noyau paraventriculaire, dans l'hypothalamus, réglant la température et l'appétit.
- IGL: intergeniculate leaflet, dans le thalamus, réglant le rythme circadien également
NP: noyau prétectal, dans le thalamus, permettant le réflexe photomoteur
A: amygdale, essentielle pour la gestion des émotions, telles que la peur et l'anxiété, et la gestion comportementale. Elle joue également un rôle dans la formation des souvenirs émotionnels. Elle est connectée en particulier à l'hippocampe, servant de stockage des informations et souvenirs.
CS: collicule supérieur, influençant les mouvements oculaires et la réponse visuelle
CV: cortex visuel ou cortex occipital, essentiel pour le traitement détaillé des informations visuelles. Les ipRGCs sont au carrefour des fonctions primitives et complexes de l'être humain, incluant la vision mais ne s'y limitant pas, permettant à l'être humain de vivre et performer lorsqu'elles perçoivent la lumière qu'elles doivent percevoir au moment où elles le doivent.

Claims (41)

1. Dispositif optique filtrant comprenant au moins un moyen bloquant une quantité de lumière dans le domaine de longueurs d'onde allant de 380 à 800 nanomètres, de préférence de 440 à 650 nanomètres.
2. Dispositif optique selon la revendication 1 caractérisée en ce qu'elle comprend un matériau de type polymère organique.
3. Dispositif optique selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que le moyen bloquant comprend au moins un filtre optique filtrant une quantité donnée de lumière ayant des longueurs d'onde dans une gamme prédéfinie, ledit filtre optique étant réalisé par au moins un filtre d'absorption et/ou au moins un filtre réflecteur et/ou au moins un polariseur et/ou au moins un filtre interférentiel.
4. Dispositif optique selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisée en ce que le moyen bloquant comprend au moins un filtre multicouches, chaque couche mince étant réalisée en un matériau diélectrique ayant un indice de réfraction propre, les couches étant agencées pour provoquer des interférences destructives dans une gamme donnée de longueur d'onde.
5. Dispositif optique selon l'une quelconque des revendications 2 à 4 caractérisée en ce que le moyen bloquant comprend au moins une couche comportant une quantité prédéfinie de matériaux intégrés dans le verre minéral ou le polymère pour absorber sélectivement une gamme donnée de longueur d'onde.
6. Dispositif optique selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisée en ce que le moyen bloquant la lumière arrivant sur la face avant ou arrière de la lentille coupe la lumière tel que sur la plage 380-500nm, au moins 76% de la quantité de la lumière est bloquée, c'est-à-dire que 24% au plus de quantité de la lumière est transmise.
7. Dispositif optique selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisée en ce que le moyen de coupure de la lumière arrivant sur la face avant ou arrière coupe la lumière tel que sur la plage 500-650nm, au moins 41% de la quantité de la lumière est bloquée, c'est-à-dire que 59% au plus de la lumière est transmise.
8. Dispositif optique selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisée en ce que le moyen bloquant de la lumière arrivant sur la face avant ou arrière coupe la lumière tel que sur la plage 650 à 800nm, moins de 10% de la quantité de la lumière est bloquée.
9. Dispositif optique selon la première ou la deuxième revendication, comportant un substrat de lentille monocouche comprenant une première quantité de un ou plusieurs agents absorbant la lumière bleue, une seconde quantité de un ou plusieurs agents absorbant la lumière verte, une troisième quantité de un ou plusieurs agents absorbant la lumière jaune.
10. Dispositif optique selon la première ou la deuxième revendication, comportant un substrat de lentille monocouche comprenant une quatrième quantité de un ou plusieurs agents absorbant la lumière ultraviolette et/ou une cinquième quantité de un ou plusieurs agents absorbant la lumière infrarouge.
11. Dispositif optique selon la première ou la deuxième revendication, caractérisée en ce qu'elle comprend un revêtement absorbant la lumière appliqué sur la face principale avant ou arrière, et/ou un revêtement réfléchissant la lumière sur la face avant ou arrière.
12. Dispositif optique selon toute revendication précédente, distinguée par l'utilisation d'un colorant bloquant la lumière, intégré à la lentille ou d'un filtre bloquant la lumière bleue ou verte ou jaune.
13. Dispositif optique selon toute revendication précédente, où le moyen de blocage est un filtre interférentiel configuré pour bloquer une première quantité de lumière dans la bande bleue, une seconde quantité de lumière dans la bande verte, une troisième quantité de lumière dans la bande jaune.
14. Dispositif optique selon toute revendication précédente, caractérisée en ce que le verre est un verre correcteur comportant une modification de l'indice de réfraction, adaptée pour corriger des défauts visuels tels que la myopie, l'hypermétropie, l'astigmatisme ou la presbytie, l'indice de réfraction étant compris entre 1,5 et 1,74, selon les besoins de correction optique spécifiques du porteur.
15. Dispositif optique filtrant selon l'une quelconque des revendications 1 à 14 caractérisé en ce qu'il forme une lentille ophtalmique, c'est -à-dire une lentille de contact ou un verre de lunettes.
16. Dispositif optique filtrant selon l'une quelconque des revendications 1 à 15 caractérisé en ce qu'il forme un filtre protecteur d'un dispositif d'éclairage artificiel comportant une pluralité de LED et/ou de lampe fluorescente.
17. Dispositif optique filtrant selon la revendication 16 caractérisé en ce que le dispositif d'éclairage est un terminal électronique tel que pc, tablette, smartphone, télévision, ordiphone qui comprend un écran d'affichage, ledit filtre protecteur étant un élément mobile agençable sur l'écran ou un filtre intégré à l'écran.
18. Procédé pour l'aide à l'endormissement comportant une étape de port d'au moins une lentille, c'est-à-dire d'un verre correcteur ou non, ou d'une lentille de contact selon la revendication 18 dans une plage horaire débutant sensiblement au coucher du soleil pendant une durée d'au moins une heure.
19. Procédé consistant à bloquer au moins en partie la lumière artificielle devant les yeux d'un utilisateur à l'aide d'un dispositif optique avec ou sans correction visuelle dans une plage horaire débutant sensiblement au coucher du soleil et pendant une durée d'au moins 5 minutes.
20. Procédé pour l'aide à l'endormissement comportant une étape de port d'au moins une lentille selon la revendication 18 dans une plage horaire débutant dans un intervalle de plus ou moins une heure de la référence temporelle du coucher du soleil et se terminant au moins 1 heure après le le début du port.
21. Procédé pour l'aide à l'endormissement comportant une étape de port d'au moins une lentille selon la revendication 18 dans une plage horaire débutant sensiblement au coucher du soleil pendant une durée d'au moins 3 heures.
22. Procédé pour l'aide à l'endormissement comportant une étape de port d'au moins une lentille selon la revendication 18 dans une plage horaire débutant sensiblement au coucher du soleil pendant une durée allant jusqu'au coucher de l'individu portant la au moins une lentille, lorsque ce dernier souhaite s'endormir, par un moyen de rétablissement naturel, c'est-à-dire sans ingestion de substance industriellement et chimiquement synthétisée, de sécrétion et régulation de mélatonine.
23. Procédé pour l'aide au maintien du sommeil ou la réduction des réveils nocturnes comportant une étape de port d'au moins une lentille selon la revendication 18 dans une plage horaire débutant sensiblement au coucher du soleil pendant une durée allant jusqu'au coucher de l'individu portant la au moins une lentille.
24. Procédé pour la réduction des migraines comportant une étape de port d'au moins une lentille selon la revendication 18 dans une plage horaire débutant sensiblement au coucher du soleil pendant une durée allant jusqu'au coucher de l'individu portant la au moins une lentille, lorsque ce dernier souhaite s'endormir.
25. Procédé pour la réduction de l'anxiété et la gestion du stress comportant une étape de port d'au moins une lentille selon la revendication 18 dans une plage horaire débutant sensiblement au coucher du soleil pendant une durée allant jusqu'au coucher de l'individu portant la au moins une lentille, lorsque ce dernier souhaite s'endormir.
26. Procédé pour l'amélioration des performances physiques, en particulier sportives, en particulier par l'augmentation de la récupération physique nocturne, comportant une étape de port d'au moins une lentille selon la revendication 18 dans une plage horaire débutant sensiblement au coucher du soleil pendant une durée allant jusqu'au coucher de l'individu portant la au moins une lentille, lorsque ce dernier souhaite s'endormir.
27. Procédé pour l'amélioration des fonctions mitochondriales comportant une étape de port d'au moins une lentille selon la revendication 18 dans une plage horaire débutant sensiblement au coucher du soleil pendant une durée allant jusqu'au coucher de l'individu portant la au moins une lentille, lorsque ce dernier souhaite s'endormir.
28. Procédé pour le contrôle de la douleur, en particulier des douleurs chroniques, comportant une étape de port d'au moins une lentille selon la revendication 18 dans une plage horaire débutant sensiblement au coucher du soleil pendant une durée allant jusqu'au coucher de l'individu portant la au moins une lentille, lorsque ce dernier souhaite s'endormir.
29. Procédé pour l'amélioration de l'humeur, en particulier la prévention et le traitement du trouble affectif saisonnier ainsi que de la dépression, comportant une étape de port d'au moins une lentille selon la revendication 18 dans une plage horaire débutant sensiblement au coucher du soleil pendant une durée allant jusqu'au coucher de l'individu portant la au moins une lentille, lorsque ce dernier souhaite s'endormir.
30. Procédé pour l'amélioration des performances cognitives, en particulier la concentration, l'apprentissage et la mémoire, comportant une étape de port d'au moins une lentille selon la revendication 18 dans une plage horaire débutant sensiblement au coucher du soleil pendant une durée allant jusqu'au coucher de l'individu portant la au moins une lentille, lorsque ce dernier souhaite s'endormir.
31. Procédé pour la prévention et le traitement du trouble déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité, comportant une étape de port d'au moins une lentille selon la revendication 18 dans une plage horaire débutant sensiblement au coucher du soleil pendant une durée allant jusqu'au coucher de l'individu portant la au moins une lentille, lorsque ce dernier souhaite s'endormir.
32. Procédé pour la régulation des troubles de la glycémie, comportant une étape de port d'au moins une lentille selon la revendication 18 dans une plage horaire débutant sensiblement au coucher du soleil pendant une durée allant jusqu'au coucher de l'individu portant la au moins une lentille, lorsque ce dernier souhaite s'endormir.
33. Procédé pour la réduction des troubles digestifs, comportant une étape de port d'au moins une lentille selon la revendication 18 dans une plage horaire débutant sensiblement au coucher du soleil pendant une durée allant jusqu'au coucher de l'individu portant la au moins une lentille, lorsque ce dernier souhaite s'endormir.
34. Procédé favorisant le contrôle du comportement alimentaire, la prévention et le traitement des troubles du comportement alimentaire, en particulier l'hyperphagie et la boulimie, comportant une étape de port d'au moins une lentille selon la revendication 18 dans une plage horaire débutant sensiblement au coucher du soleil pendant une durée allant jusqu'au coucher de l'individu portant la au moins une lentille, lorsque ce dernier souhaite s'endormir.
35. Procédé pour la prévention et le traitement du surpoids et de l'obésité, comportant une étape de port d'au moins une lentille selon la revendication 18 dans une plage horaire débutant sensiblement au coucher du soleil pendant une durée allant jusqu'au coucher de l'individu portant la au moins une lentille, lorsque ce dernier souhaite s'endormir.
36. Procédé pour la prévention et le traitement d'addictions ou dépendances à l'alcool, aux drogues, à la caféine, au sucre raffiné principalement, comportant une étape de port d'au moins une lentille selon la revendication 18 dans une plage horaire débutant sensiblement au coucher du soleil pendant une durée allant jusqu'au coucher de l'individu portant la au moins une lentille, lorsque ce dernier souhaite s'endormir.
37. Procédé pour la prévention et le traitement du syndrome de la fatigue oculaire numérique c'est-à-dire des douleurs oculaires, de la vision floue, des yeux secs et irrités, comportant une étape de port d'au moins une lentille selon la revendication 18 dans une plage horaire débutant sensiblement au coucher du soleil pendant une durée allant jusqu'au coucher de l'individu portant la au moins une lentille, lorsque ce dernier souhaite s'endormir.
38. Procédé pour la prévention et le traitement de la myopie, comportant une étape de port d'au moins une lentille selon la revendication 18 dans une plage horaire débutant sensiblement au coucher du soleil pendant une durée allant jusqu'au coucher de l'individu portant la au moins une lentille, lorsque ce dernier souhaite s'endormir.
39. Procédé pour la prévention et le traitement des maladies neurodégénératives, en particulier la maladie d'Alzheimer, comportant une étape de port d'au moins une lentille selon la revendication 18 dans une plage horaire débutant sensiblement au coucher du soleil pendant une durée allant jusqu'au coucher de l'individu portant la au moins une lentille, lorsque ce dernier souhaite s'endormir.
40. Procédé selon l'une des revendications précédentes comportant une étape de port d'au moins une lentille avant le lever du soleil, débutant au réveil de l'individu qui a lieu avant le lever du soleil et se terminant sensiblement au lever du soleil.
41. Procédé d'activation automatique d'un filtre de lumière pour un dispositif selon la revendication 19, caractérisé en ce que le dispositif comporte un calculateur et une interface de communication permettant d'interroger une base de données et de recevoir l'heure du coucher du soleil, ou de mesurer directement la lumière ambiante par un capteur, permettant une activation automatique du filtre bloquant la lumière qui est déclenchée à partir de cette heure de coucher et se désactive automatiquement après une durée prédéfinie.
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