Procédé et appareil pour la réception de signaux transmis par radiosiignalisation. La présente invention comprend titi pro cédé pour la réception de signaux transmis par radios ignalisation et titi appareil pour la mise en aeuvre dé ce procédé.
Dans la réception de messages par voie électrique sans fil, on a eu l'habitude jusqu'à présent d'employer à la station réceptrice l'une ou l'autre forme de détecteur sur lequel vient agir l'onde à haute fréquence reçue, de façon à produire un courant capable d'ac tionner un récepteur téléphonique ordinaire. La réception de ces signaux dépend de l'habileté de l'opérateur pour traduire les sons entendus par lui dans le récepteur en carac tères ou lettres constituant le message.
Cette méthode présente cet inconvénient que dans le cas où l'opérateur lie parvient pas à com prendre une des lettres ou l'un des mots, il est nécessaire de répéter une partie du mes sage pour avoir la certitude qu'il a été reçu correctement.
Dans le cas où l''appareil ré cepteur est. affecté par des impulsions vaga bondes, qui peuvent être d'intensité beaucoup plis grande que les impulsions des signaux transmis, l'effet produit dans le récepteur par ces impulsions vagabondes est plus grand que celui produit par les impulsions de signali- sation utiles,
ît un tel degré que leur effet sur l'oreille persiste méine après que Finipul- sion vagabonde a passé et l'effet d'une seule impulsion vagabonde peut être de durée suf fisante pour empêcher l'opérateur de com prendre plusieurs des signaux du message.
Cette méthode de signalisation a également cet iuconvéiiient ilu'il est physiquement im possible pour un opérateur de recevoir des messages qui sont envoyés à une vitesse plus grande que vingt à trente mots par minute.
Le but de la présente invention est de supprimer les inconvénients signalés ci-dessus et d'autres encore. Suivant le procédé de l'invention. les ondes électro-inagiiétiqaes re çues sont amenées ii produire à la station réceptrice titi courant de signalisation de fré quence auditive (de préférence au moins 150!) périodes par secondes), puis ce courant est amené.
à faire vibrer un diaphragme et) con cordance avec ses variations et le diaphragme ainsi influencé est utilisé à faire osciller un faisceau lumineux dirigé sur une surface en- regitreuse, telle que par exemple une sur face à sensibilisation photographique.
L'ap pareil pour la mise en oeuvre de ce<B>,</B> procédé comporte un diaphragme disposé pour faire osciller un miroir de commande d'un faisceau lumineux, destiné à vibrer en résonnance avec la fréquence des impulsions de courant à en registrer et qui est monté à proximité des pôles d'au moins un aimant, en combinaison avec une série d'enroulements entourant le diaphragme, reliés dans un circuit récepteur de signaux de radiosignalisation de façon à être traversés par les impulsions de courant correspondant à ces signaux et obligeant ainsi le diaphragme à.
vibrer en concordance avec lesdites impulsions de courant, ce qui oblige le miroir à faire osciller un faisceau lumineux dirigé sur une surface enregistreuse.
On comprend que l'effet des impulsions vagabondes sur l'appareil récepteur durera seulement aussi longtemps que dure l'impul sion elle-même et n'affectera pas la réception des caractères suivants du message. Par con séquent, une onde vagabonde qui dans la réception à l'oreille pourrait oblitérer un mot tout. entier peut affecter ici seulement une simple lettre de l'enregistrement lumineux et ne pas avoir d'influence fâcheuse sur la ré ception de l'ensemble du message. Orr voit également que le degré d'habileté nécessaire pour lire l'enregistrement lumineux d'un mes sage sera beaucoup moindre que celle qui sera nécessaire pour recevoir le message à l'oreille.
Dans le dessin annexé, donné à titre d'eemple, la fi-. 1 concerne une forme d'exé cution de l'appareil récepteur et en montre, en section transversale, un dispositif en registreur pour faire osciller un faisceau la- mineux en concordance avec les variations dans le courant de signalisation; la fig. 2 est une vue en plan de ce dispositif dont la partie supérieure a été enlevée; la fig. 3 est une section transversale suivant la ligne 3-3 de la fig. 1; la fig. 4 est une vue en perspec tive de l'appareil complet;
la fig. 5 est une vue partielle en perspective montrant à plus grande échelle la disposition d'un miroir à l'aide duquel le faisceau lumineux est réfléchi sur un ruban à sensibilisation plrotograplrique la fig. 6 est une vue en plan à une échelle encore plus grande montrant l'élément mobile qui porte le miroir; la fig. 7 est une vue bout de l'appareil complet avec la paroi d'el- trémité enlevée;
la fig. 8 est le ,diagramme d'un circuit détecteur qui peut être employé pour recevoir les impulsions de signaux; les fig. 9, 10 et 11 sont des exemples d'enre gistrements photographiques obtenus dans différentes conditions de fonctionnement.
Comme le montre le dessin, l'appareil représenté comporte un diaphragme 1 en matière magnétique, en forme de bande mince. qui est maintenu en place à l'aide des or ganes 2 et 3 auxquels il est fixé, ceux-ci étant à. leur tour reliés de façon réglable aux supports 4 et 5 qui sont maintenus en place par les vis 6 et 7 sur la plaque de base 8. Dans le fonctionnement de l'appareil, le diaphragme 1 devra avoir une vitesse naturelle de vibration égale à la fréquence du courant à enregistrer. La vitesse naturelle de vibration du diaphragme 1 peut être réglée par une variation de la tension qu'il subit de la part de la vis 9, qui peut être mise en rotation à l'aide des roues dentées 10 et 11 et de la poignée 12.
La vis 13 agissant sur l'autre extrémité de diaphragme peut également être tournée pour faciliter le réglage préliminaire du diaphragme.
Le diaphragme 1 est maintenu entre les pôles 14 de deux aimants 15 et 16. Ces aimants sont fixés aux flasques de support mobiles 17 et 18 et l'écartement entre les pôles des aimants et le diaphragme peut être réglé à l'aide des vis 19 et 20, dont la ro tation provoque un mouvement glissant des plaques de support 17 et 18 dans les glis sières formées par les blocs 21, 22 et 23, 24. Des enroulements 25, 26, 27 et 28, à tra vers lesquels passe le courant de signalisation à enregistrer, entourent le diaphragme 1 et le sollicitent à osciller à l'unisson avec les variations dans le courant traversant ces enroulements. Les enroulements sont main tenus en place à l'aide de supports 29 et 30 qui sont fixés aux blocs fixes 21, 22.
Le mouvement oscillant du diaphragme 1 pro duit un léger mouvement angulaire d'un arbre 31 de section transversale triangulaire (fig. 6), en matière magnétique, qui est relié ait diaphragme à l'aide d'une tige 32 dont les extrémités sont fixées au diaphragme et à l'arbre, comme cela est représenté à la fig. 6. L'extrémité de la tige 32 qui est adja cente à l'arbre 31 est amincie en 33 au point où elle se rattache à l'arbre 31, de façon à réaliser une connexion flexible avec l'arbre, ce qui permettra à l'arbre des mouvements de rotation limités à des petits angles, sans mouvement perdu, dut fait qu'il n'y a pas d'articulation, dans laquelle il pourrait se pro duire un jeu nuisible.
Par soit bord opposé à l'endroit de. fixation de la tige 32, l'arbre 31 est maintenu dans l'angle de supports 34. 35 en forme de<B>V</B> par l'effet d'attraction d'un aimant permanent 36, ces supports étant prévus à proximité des pôles de cet aimant 36. Des supports réglables 37 sont. également prévus aux extrémités de l'arbre 31, mais ces supports servent simplement de guides. Le mouvement angulaire de l'arbre 31 pro voque un mouvement angulaire du miroir 38 qui est monté sur cet arbre, et produit, par conséquent, un mouvement oscillant dans titi faisceau lumineux qui est réfléchi par le miroir sur titi ruban à sensibilisation photo graphique d'une manière qui sera expliquée plus loin.
L'ensemble qui vient d'être décrit est monté sur une base 39 de telle façon qu'il est capable d'exécuter un mouvement relatif limité par rapport à cette base autour de l'axe 40. Une vis de réglage 41 permet de fixer à volonté la position de l'ensemble par rapport à la base 39. Le dispositif représenté aux fig. 1. 2 et 3 est. monté dans une boîte 42 imperméable à la lumière, comme repré senté aux fig. 4 et 7.
Cette boîte contient deux lampes à incandescence 43 et 44 et le dispositif y est placé de telle façon que, la vis 41 étant convenablement réglée, deux faisceaux lumineux provenant des lampes 43 et 44 sont réfléchis par le miroir 38 à travers la lentille 45 sur les deux _fentes 46 et 47 pratiquées au sommet de la boîte 42.
Tandis que la fente 47 est masquée par le couloir 48 dans lequel' se meut le ruban photographique 49, la fente 46 est librement ouverte pour per mettre à l'opérateur de juger d'après la posi tion de l'un des faisceaux lumitieui par rap port à cette fente si l'autre faisceau lumineux est convenablement dirigé sur la fente 47.
Le ruban photographique enroulé sur un rou leau qui tourne cri 50 à l'intérieur d'une boîte raccordée au couloir 48, passe de ce rouleau sous le galet 51 de façon que sa face inférieure est exposée au faisceau lit- mineux passant par la fente 47, pais de là il passe sur le galet 5 2 et descend dans un bac 53 qui est rempli d'une solution de dé- veloppateur et dans lequel.
il passe autour dit galet 54, ensuite il remonte dans le bac, en se retournant sui' lui-même, passe alors hors du bac sur le rouleau 55, (le sorte que le côté qui a été'exposé à la lumière arrive vers le haut, se déplace ensuite sous un verre rouge 56 et l'enregistrement développé peut alors être lui sur le ruban si on le désire.
Après passage sous le verre rouge .ï6, le ruban se rend sur titi rouleau 5 7 et traverse titi bac 58 qui est rempli d'une solution de fixage, passe ensuite sur un rouleau 59 et sous titi verre clair 60, oit l'enregistrement petit de nouveau être lit, puis, après avoir passé sur titi rouleau 61, descend dans tin reeeptacle 62.
Le ruban est entraîné dans le cycle de mouvements décrit plus haut à l'aide d'riti moteur à ressort 63 qui commande le rouleau d'entraînement 61 par l'intermédiaire d'une poulie à corde 64 et d'un train d'en grenage 65, 66 et 67, mais 1\entraînement dut ruban peut aussi être obtenu par d'autres moyens.
La base 39 dit dispositif enregistreur représenté aux fig. 1. '_' et 3 est fixée à un arbre 68 qui fait saillie hors de la boîte 42 comme cela est représenté à la fig. 4. A l'aide d'uni bras 69 prévu à l'extrémité de cet arbre et d'une vis de réglage 70 engagée dans ce bras, le dispositif enregistreur petit être mis cri rotation avec l'arbre 68 pour faciliter le réglage des faisceaux lumineux à la position désirée.
On a représenté à la fig. 8 des moyens récepteurs électriques si.rples dans le but d'illustrer la manière générale suivant la quelle les impulsions de signalisation peuvent être appliquées pour faire fonctionner le dis positif enregistreur décrit.
Comme on le voit, les enroulements 25, 26, 27 et 28 de ce dis positif sont reliés au circuit de plaque d'un détecteur de radiosignalisation <B>71.</B> Le récep teur téléphonique usuel 72 peut également être placé en dérivation par rapport à ces enroulements pour faciliter, lors du réglage du circuit récepteur, l'obtention de l'amplitude maximum du courant de signalisation dans les enroulements 25, 26, 27 et 28. LTri con densateur 73 est monté en série avec ces enroulements de façon que seule la coin- posante alternante du courant de signalisation les traverse.
La fig. 9 est un exemple d'en registrement fait à l'aide d'un transmetteur- manipulateur télégraphique ordinaire.
Le fonctionnement du diaphragme 1, qui produit le mouvement oscillant du circuit 38, s'obtient comme suit: Les aimants 15 et 16 sont disposés de telle façon que le pôle nord de l'aimant 15 est en face du pôle sud de l'aimant 16 et que, par conséquent, le pôle sud de l'aimant 15 est en face du pôle nord de l'aimant 16. Lorsqu'un courant alternatif est envoyé à travers les enroulements 25, 26, 27 et 28, la polarité des parties du diaphragme situées en face des pôles des aimants change en concordance avec les alternances du courant.
On voit donc qu'une impulsion dans une direction provoquera l'attraction du diaphragme vers l'un des aimants et qu'une impulsion dans la direction opposée provoquera l'attrac tion du diaphragme vers l'autre aimant. On a trouvé que cette disposition spéciale des aimants et des enroulements d'excitation est particulièrement sensible pour le fonctionne ment avec les courants extrêmement petits dont on dispose pour le fonctionnement du diaphragme. On a également trouvé qu'il est désirable que la vitesse de vibration du dia phragme soit aussi élevée que possible.
Des expériences soigneuses ont montré que lorseue le diaphragme vibre avec une fréquence de 2000 périodes par seconde, l'effet des ir1- $uences électriques statiques ordinaires sur l'enregistrement est beaucoup moindre que lorsque le diaphragme vibre à une vitesse de 1200 périodes par seconde par exemple.
Cet effet est représenté aux fig.10 et 11, la fig. 10 montrant un enregistrement obtenu en présence d'influences électriques statiques ordinaires et avec le diaphragme vibrant < < la vitesse de 1200 périodes par seconde, tandis que la fig. 11 montre un enregistre ment obtenu dans les mômes conditions avec: le diaphragme vibrant à la vitesse de 2000 périodes par seconde. Par suite de ces faits, il sera préférable de faire vibrer le diaphragme avec . une vitesse de vibration d'au moin,, 1500 périodes par seconde.
On remarquera évidemment que le circuit de réception simple représenté à la fi-. 8 ne convient que pour la réception d'ondes amorties et que la vitesse de vibration du diaphragme avec une semblable disposition de circuit doit correspondre à la fréquence d'étincelle de l'onde à recevoir. Il est évident que l'appareil décrit fonctionnera de la même manière pour enregistrer des impulsions d'onde continue reçues par la méthode hétérodyne. A. cause des avantages mentionnés plus haut des hautes fréquences, lorsqu'on emploie la transmission par onde amortie, on utilisera une fréquence d'étincelle d'au moins 1500.
Avec la trans mission par onde continue, ce sera 6videm- ment une chose relativement simple que de régler la fréquence du courant de signalisation à la station réceptrice à 1500 périodes ou à toute valeur plus élevée désirée.