Procédé de fabrication d'anodes. Dans l'exécution de recouvrements gal vaniques, il importe, entre autres, que les surfaces des anodes qui abandonnent le mé tal à l'électrolyte, ou l'anode tout entière, soient constituées par du métal aussi par faitement pur que possible et c'est là la raison pour laquelle les anodes sont souvent prépa rées avec du métal déposé électrolytique- ment. Pour le cuivrage électrolytique par exemple, il a été d'usage- (le déposer du cui- vre provenant d'une anode relativement. im pure sur une plaque mince qui sert ensuite d'anode. Le cuivre ainsi déposé est friable et granuleux, mais parfaitement pur.
Il n'a pas une tenacité suffisante pour faire un bon usage comme anode pour le procédé final du cuivrage galvanique et il est. par conséquent d'usage de le fondre et (le le laminer pour en faire de nouvelles plaques propres à l'emploi.
Les plaques d'anodes ainsi obtenues sont généralement suspendues à l'aide de crochets intercalés clans le circuit du courant de Ira- vail et passant. à travers des trous percés près du bord supérieur des plaques, et les plaques ainsi suspendues sont immergées dans l'électrolyte.
I1 a été reconnu dans la pratique chie les plaques ainsi employées comme anodes s'usent rapidement par leurs bords infé rieurs et latéraux, de telle sorte que leur surface utile- diminue rapidement, et qu'elles se brisent fréquemment., de telle sorte due (les morceaux de cuivre (ceci. est: vrai aussi pour d'autres métaux) tombent en pure perte au. fond du bac.
Le résultat en est. qu'il reste suspendu aux crochets. un lambeau. inutili sable de déchets métalliques (le forme i.rré- gulière (lui doit être refondu comme vieux métal. Ce gaspillage est: dû au fait que- le métal de l'anode se dissout dans l'électrolyte beaucoup plus vite le long des bords de la.
plaque on le liquide a. la possibilité de cir culer, qu'aux autres parties de la plaque et où la<B>,</B> plaque est pour cette raison mangée plus rapidement de la, manière décrite pré cédemment.
Le but (le la, présente invention est.<B>de</B> préparer une anode telle due les inconvé nients cités, soient évités et que la masse en- Lii_re du m(1-al à déposer s'use uniformément sans laisser de bouts restants ni (.le déchets.
La pré=sente invention se rapporte donc, à, un procédé pour fabriquer des anodes des tinées à la production de dépôts métalliques par galvanoplastie, suivant:, lequel. le métal est. déposé électrolytiquement sur une car casse conductrice présentant, (les parties pleines alternant avec des vides.
L'invention se rapporte encore à, une anode obtenue par le procédé défini ci dessus, comportant une carcasse en mé tal présentant, des parties pleines et des vides et un revêtement. métallique déposé sur cette carcasse, le revêtement présentant des ouvertures correspondant audits vides et permettant une libre circulation du bain électrolytique à travers ces ouver tures.
Au dessin. annexé est représentée, à titre d'exemple, une forme d'exécution d'une anode ainsi fabriquée.
La fi-. 9. est une vue antérieure de l'a node, une partie du métal à, déposer étant enlevée pour montrer la carcasse; et La fig. 2 est une coupe suivant. la ligne 2-2 de la fig. 2.
La, carcasse A a la forme d'une grille à ou==ertures très grandes de faeon qu'une grande masse clé métal peut se déposer au tour de leurs bords sans que les ouvertures se trouvent complètement bouchées. Dans la. forme d'exécution représentée par le dessin, cette grille est. formée d'éléments B ayant. une forme lenticulaire et. reliés entre eux par des parties étranglées C.
Les ouvertures D sont préférablement au moins aussi larges que les éléments h. Pour suspendre ces grilles clans l'électrolyte, elles sont munies de cro chets F qui peuvent. être suspendus (le la manière connue au conducteur positif ou att conducteur négatif.
Pour des raisons faciles à. comprendre, ces grilles ou ces. carcasses, sont faites an plomb ou en tout autre métal inattaquable par l'électrolyte particulier dont on se sert. On peut. choisir n'importe quel métal appro prié, et il n'est pas nécessaire que ce métal soit aussi bon conducteur que le métal dont il s'agit de le recouvrir.
Dans, l'exécution du procédé suivant. l'in vention, on emploie la grille ou la carcasse A. comme cathode, l'anode étant faite d'un métal dont on veut la recouvrir électrolyti- quement, comme clans la préparation des métaux électrolytiques purs par les procédés connus.
Il a été constaté qu'avec l'emploi d'une telle carcasse ou grille, le métal dé posé est généralement lisse, au lieu d'être .granuleux, et suffisamment tenace et solide pour servir- directement comme anode sans être d'abord fondu et. laminé. Cela provient du. fait que la<B>,</B> forme<B>du</B> noyau A est parti culièrement favorable à la circulation du liquide, et qu'en raison de la surface tés étendue des arêtes par rapport à la surface plane,<B>il.</B> se produit une action beaucoup plus uniforme sur l'ensemble de la carcasse que s'il. s'agissait. d'une plaque n'ayant point., ou seulement peu de perforations.
Par suite de cette action, l'opération élec trolytique, fournit un corps F en métal pur destiné à former des dépôts électrolytiques, qui se trouve clans les meilleurs condition imaginables. pour servir ensuite d'anode clans un procédé galvanoplastique.
Comme il est. indiqué au bas: et dans la partie gauche de la fig. 1, le dépôt électro lytique de métal ne bouche pas complète ment les ouvertures D.
Dans beaucoup de, cas on peut même choisir une proportion de surfaces ouver+.os plus grande dans l'anode que celle indiquée au dessin.
L'expérience pratique a. démontré qu'en employant pour des dépôts galvanoplastiques comme anode une pièce. composée comme if vient d'être expliqué, le métal déposé se con-- som.me uniformément sur toute la surface jusqu'à usure complète, grâce à la grande surface de perforations ou d'espaces libres et à, l'étendue relativement grande clés arê tes par rapport à, la surface plane.
Il e4: en core à remarquer que grâce à la. circons tance que les ouvertures s'agrandissent ,au fur et à mesure que le métal. à. déposer se consomme, il ne se produit pratiquement aucune diminution de l'ensemble de la sur face en contact avec le bain, ce qui con tribue à assurer à ce dernier une résistaiic;, intérieure constante.
L'emploi de la carcasse qui vient d'être décrite et l'application du procédé évitent non seulement le coût des méthodes de pré paration connues, mais suppriment en même temps les pertes par les déchets et la ehute de morceaux au fond du bac.