Outil perfectionné. La présente invention a pour objet un outil présentant la particularité qu'il coni- porte, en combinaison avec au moins une partie travaillante, au moins une portée à surface réduite, grâce à laquelle il peut por ter pendant le fonctionnement. sur la paroi de la pièce travaillée, cette portée s'oppo sant à une attaque trop profonde ou irré# gulière de cette paroi par la partie travail- lante.
Le dessin annexé, donné à titre (l'exem ple, représente une série de formes d'exécu tion de l'objet de l'invention.
La fig. 1 montre une lame de scie cons tituant une première forme d'exécution; Les fig. 2, 2a, 2t), 3, 3a montrent diverses formes de nervures pour outils travaillant axialement;
les fig. 2a et 3a sont (les coupes suivant C-D (fig. 2) et E--F (fig. 3), res pectivement, tandis que la fig. 2b est un dé veloppement. schématique correspondant à la fig. 2; La fig. Ai montre une forme d'exécution pour un outil de grattage;
Les fig. 5 à 8 montrent diverses formes de profil (lue peuvent < < voir la ou les por tées (le l'outil: Les <B>fi"--.</B> 9 et 9a montrent un outil pourvu d'une suite alternante de parties de travail et de portées, la fi-. 9a étant une coupe sui vant: I-J @fig. 9);
Les fig. 10, Ii, 1.2 montrent sclién iatique- n lent des nervures de portée dites: internes, affleurantes ou externes, dont il sera ques tion plus loin;
Les fig. 13 et 13a montrent un outil t:rari- chant rotatif à nervures externes pour fau cheuses, moissonneuses ou machines ana- logues; Les fib. 1.i et lia montrent un outil ro t.atif pouvant. servir pour le planage;
Les fib. 15 et 15a montrent un outil à nain pour le mandrinage (cludgeonnage); Les fin-. 10 et 16a montrent une filière pour travaux d'étirage (tréfilage).
La fig. 1 représente, à titre d'exemple. un fragment de scie avec (les nervures ar- rondies 9 formant des portées à. surface réduite et avec des nervures aiguës 1.0 for mant les parties tranchantes de l'outil. Les nervures arrondies pourraient aussi avoir la forme indiquée en traits mixtes.
Dans des outils travaillant axialement, c'est-à-dire dont l'avance a, lieu suivant l'axe clé rotation, tels que: mèches, forets etc., les portées à surface réduite sont for mées par des nervures. en bout qui peu vent être réalisées de plusieurs manières.
La fig. 2 est une vue en bout de la pointe d'un. foret avec une arête biseautée tran chante 11 émergente, formant partie travail lante (arc en prise<B>360',</B> une dent seule ment) et avec deux nervures 12 du type ra dial, formant portées à surface réduite, prolongeant des nervures latérales de gui- (la.ge jusqu'à l'extrême pointe de l'outil. Les crêtes de ces nervures sont disposées suivant clés génératrices d'un cône dont l'inclinai son sur l'axe à la même valeur due celle. de l'arête tranchante. Pour les former, on a creusé la pointe par places.
La fi-. 2a est une coupe suivant Ç-1) (fi-. \?@, et la fig. 2h, un développement.
La. fig. 3 représente un deuxième type de pointe avec son arête biseautée tran chante 13, mais avec. une portée à surface réduite du type concentrique, formée par une petite calotte centrale 1l clé quelque millimètres de diamètre. La fig. 3a est une coupe suivant. E-F (fig. 3). Cette calotte constitue, de la sorte, un pivot qui tient et guide l'outil. Elle s'oppose à l'attaque trop profonde ou irrégulière de la pièce travaillée par l'arête tranchante 13.
Lorsque l'outil est établi pour certains travaux, tels que le grattage, comme celui de la fig. 4, il comporte des pointes clé tra vail 18, avec lesquelles alternent des por tées. en forme de dents, à surface réduite, 19.
Au point. de vue de la forme de la por tée à surface réduite, on peut distinguer quatre catégories de portées, savoir: i" Des ,portées à bords arrondis" repré sentées fig. ô, ayant clés bords soigneuse ment arrondis; Des "portées à bords angulaires\ (fig. 6); 3" Des "portées à angle aigu et à. angle obtus" (fig. 7), et i" Des ,.portées triangulaires" (fig. 8) avec Crète se réduisant à une simple ligne.
Dans les exemples décrits, la ou les par ties clé travail et la ou les portées. à surface réduite sont nettement séparées sur le noyau. On peut cependant les combiner de façon qu'une portée à surface réduite fasse suite à une partie de travail.
:1 titre d'exemple, la fig. 9 représente le développement schématique d'une fraise à mortaiser cylindrique, à six dents, ayant de la sorte des parties travaillantes et des portées à surface réduite faisant suite les unes aux autres. La fig. 9a est une coupe suivant<I>1-J</I> (fig. 10). On voit bien en fig. 9 les parties travaillantes 27 (traits pleins ren forcés) et les portées à surface réduite en forme clé nervures 28 (doubles traits légers).
Les parties travaillantes 27 sont échelonnées circonférentiellement de telle sorte que la fraise ait, à un instant donné, seulement une clé ces parties en prise dans la même trajectoire. Ces parties alternantes travail lantes et formant portées divisent le co peau, équilibrent l'outil, régularisent et, réduisent l'effort de coupe. Elles facilitent en outre le taillage et augmentent la durée des outils de faible diamètre.
La crête des nervures formant portées peut occuper trois positions types par rap port à la trajectoire des arêtes des parties travaillantes: 1" Elle peut se trouver en retrait ou à l'intérieur de cette trajectoire. Les nervures sont dites "internes". Dans les outils rota tifs, le cercle clés nervures est alors con tenu élans le cercle des arêtes des parties travaillantes.
La fig. 1.0 représente schéma tiquement les positions respectives clé la tra- jectoire clés arêtes clé travail (traits pleins renforcés et de la trajectoire clés crête: (les nervures (doubles traits légers) dans les deux cas extrêmes, savoir: déplacement rectiligne de l'outil, 29 désigne la trajectoire. clés arêtes de travail et 30 la trajectoire des nervures, et déplacement circulaire de l'outil avec la trli.iectoire clos arêtes 31 et la trajectoire clos nervures 32.
'3" La crête clos nervures-portées peut oc cuper la même position que les arêtes tra- vaillantes; leurs, trajectoires se confondent. Ces nervures sont. dites .,affleurantes". La fig. 1i. représente les trajectoires travaillan- tes 33, 35 et clos nervures-portées 34, 36 con fondues.
3" Enfin, elle peut se trouver en dehors de la trajectoire des arêtes travaillantes. Ce sont les nervures dites "externes". Dans les outils rotatifs, c'est alors le cercle décrit par les arêtes travaillantes qui est. contenu dans le cercle (les nervures-portées. La fig. 1? re présente la trajectoire des arêtes travaillantes à déplacement rectiligne en 3\ï, circulaire en 3J et la trajectoire des nervures-portées correspondantes en 38 et 40.
Ces nervures externes protègent les arêtes tranchantes et présentent un très grand intérêt clans plusieurs applications. Grâce à elles, on peut réaliser des faucheu ses, clos moissonneuses, des tondeuses, des épileuses etc. à couteau rotatif. La fi,-. 13 re présente schématiquement un de ces outils. La fig. i_31, en est une coupe transversale. Le noyau 41 (le cet outil est pourvu de touril lons 4? et présente des logements fraisés pour recevoir des lames tranchantes amo vibles 43. Ces lames minces à biseau très affilé font une forte saillie hors du noyau.
Les nervures externes 44, formant: portées à surface réduite, sont circulaires avec crête triangulaire. Pour couper les herbes et pail les, la vitesse circonférentielle des lames tranchantes devra atteindre au moins un mètre à la seconde, mais des lames affilées tournant et cette allure au ras du sol seraient bien rapidement endommagées par les pier res et -débris traînant à la surface clos champs. II est visible due les nervures i feront office de tamis; elles laisseront passer les brins qui viendront se faire couper par les lames, mais elles arrêteront toutes les pierres sauf les plus petites qui pourront s'insérer entre elles.
En outre, elles guide ront l'outil, lui éviteront de plonger en terre eh l'aideront à franchir les obstacles (tau pinières). Enfin, les lames tranchantes étant en retrait sur les nervures-portées, on n'aura plus à redouter les accidents toujours graves causés par les lames tranchantes actuelles.
L'invention petit s'appliquer à de nom breux outils. Parmi ces outils, or citera la plane rotative à main, le rabot rotatif à main, le ciseau rotatif à main, les appareils à saboter les traverses, à gom mer, à tronçonner, les éplucheuses, les épi-- leusses, rasoirs, grattoirs et.c. tous appareils rotatifs comportant une fraise nervurée dont un spécimen (outil. de plane) est représenté par les fig. 14 et 14n, en coupe longitudinale et transversale, respectivement, et.
qui com porte des lames tranchantes amovibles 45 et clos nervures-portées circulaires 46.
()tt notera due, clans ces outils, le réglage (Je l'émergence clos parties tranchantes peut être réalisé par avoyage, soit des parties tranchantes, soit des parties-portées, ou des deux à la fois.
L'invention ne s'applique pas seulement aux outils tranchants, c'est-à-dire opérant par coupe et enlèvement de matière, mais aussi à des outils agissant. différemment, en paitictilier aux outils de mandrinage, cl'em- boutissage, de dudgeonnage, d'étirage, de tréfilage etc.
Pour préciser, il est donné ci- dessous cieux exemples: la fig. 15 représente schématiduetnent en vue de côté et la fi:
15a en coupe transversale suivant A-I3 de fig. i- un .outil à. main pour mandrinage, établi suivant l'invention. Cet outil rappelle l'alé- soir, il est de forme générale conique allon gée.
avec manche ou tige de manoeuvre. Le noyau 52 comporte une arête mandrinante et clos nervures-portées. Devant. agir dans une cavité circulaire, avec arc en prise de <B>360',</B> l'outil n'a qu'une seule arête active 53, longitudinale ott hélicoïdale disposée non pour trancher; mais pour mandriner. Comme indiqué au dessin, le sommet émerge hors dit cercle des nervures-portées 55.
Les nervures-portées 55, au nombre mi nimum de trois, sont du type longitudinal ou hélicoïdal; leurs crêtes sont soigneuse- ment arrondies. L'outil étant. introduit dans un trou, on le fait. pénétrer en pressant et en le faisant. en même temps tourner soit dans un seul sens, lorsque l'arête de tra vail est à plan incliné, soit alternativement. à droite et à gauche lorsque l'arête a des flans symétriques. L'arête mandrinante re foule la matière et ouvre le chemin à l'outil qui s'enfonce progressivement.
Dans le cas d'un outil en forme de fi lière pour l'étirage (fig. 16 et 16a), l'outil comporte une bague 56 percée d'un trou conique, dont. les parois sont. pourvues de quatre nerv ures-portées à crêtes arrondis. Le refoulement et l'étirage de la matière 57 sont opérées par une seule arête active<B>58</B> (arc en prise<B>360')</B> à. bords soigneusement adoucis dont le sommet se trouve à l'inté rieur du cercle 59 des nervures. Son émer gence décroît progressivement depuis la grande base jusqu'à la petite base de la fi lière, où arête active et nervures-portées se trouvent sur le même cercle.
L'outil tourne soit dans un seul sens, soit alternativement. à droite et à gauche. La barre 57 est. tirée au travers de cette filière rotative par les moyens usuels. Au lieu d'être d'une seule pièce, cet outil pourrait être formé d'or ganes indépendants réunis par un montage spécial.
I1 convient de dire finalement. que la partie active de la ou des portées (le l'outil peut être formée par un organe mobile. tel que, par exemple, un galet ou un rouleau.