Redresseur de courant électrique du type à vapeurs de métal. La présente invention se rapporte à un redresseur de courant électrique du type à vapeurs de métal.
Les redresseurs de courant de ce genre comportent en général plusieurs anodes et une cathode en mercure renfermées dans un récipient à vide. Ces constructions remplissent bien le but auquel elles sont destinées, ce pendant elles exigent l'emploi de moyens auxiliaires pour l'amorçage de l'arc électrique et présentent une tendance plus ou moins prononcée au court-circuit avec la nécessité, qui en résulte, de prévoir une longueur d'arc relativement longue pour un voltage de fonc tionnement donné.
Le redresseur de courant suivant l'inven tion comporte un récipient clos renfermant au moins une anode et une cathode vapori- sable susceptible de se reconstituer, mais il présente la particularité que le récipent est rempli de gaz argon. Par ce remplissage, la longueur d'arc peut être sensiblement rac courcie, avec un voltage donné, ou un voltage plus élevé peut être employé pour la même longueur d'arc que dans les constructions ac tuelles. De plus, un redresseur à remplissage de gaz argon peut être amorcé facilement par ajustement approprié de la pression de rem plissage de gaz argon.
Un redresseur de cou rant de ce genre a l'avantage marqué qu'il peut être amenée à fonctionner pour des va leurs de courant bien inférieures que cela ne peut se faire avec un redresseur ordinaire à vapeurs de mercure. De cette façon, un fonc tionnement satisfaisant peut être assuré pour des courants de charge de '/z ampère. D'une manière analogue, les limites de courant entre lesquelles le redresseur peut s'employer sont sensiblement plus écartées que dans un redresseur ordinaire à vapeurs de mercure, c'est-à-dire que le même appareil qui fonc tionne d'une manière satisfaisante à '/2 am père peut fonctionner d'une manière satisfai sante pour des courants de 4-'/s ampères.
Un autre avantage du remplissage de gaz argon est que ce gaz empêche efficacement l'arc de se promener ou s'éloigner de la par tie inférieure ou active de l'anode; il en ré sulte une protection des scellements. Uri au tre avantage encore du redresseur à remplis sage de gaz argon est que le dégagement d'une petite quantité de gaz des électrodes ou des parois du récipient a un effet perturbateur bien moins prononcé sur le fonctionnement que dans un redresseur à vide élevé. Il s'en suit qu'il est possible d'employer des moyens plus simples pour la libération de gaz de l'intérieur du récipient dans la fabrication de l'appareil, attendu qu'il n'est pas nécessaire de pousser le procédé de traitement à l'ex trême limite comme dans les redresseurs à vide élevé.
En résumé, le redresseur perfec tionné est très efficace, d'une grande durée et d'un fonctionnement certain.
Les fig. 1 et 2 du dessin schématique annexé représentent, à titre d'exemple, deux formes d'exécution de l'objet de l'invention.
Les deux formes d'exécution comportent un récipient clos 3 pourvu de deux anodes solides 4, 5, par exemple en tungstène, en charbon, en fer ou en autre matière appro priée, et une cathode métallique vaporisable 6, susceptible de se reconstituer, par exemple en mercure, en un amalgame de sodium etc. Ce récipient est rempli de gaz argon, de préférence à une pression de sensiblement 20 centimètres de colonne de mercure.
Une force électromotrice est appliquée entre les anodes 4, 5 et la cathode 6 prove nant d'une source de courant alternatif 7, formée par un enroulement transformateur, et une charge 8 est interposée entre la ca thode _6 et un point intermédiaire de cet en roulement, comme cela est d'ailleurs d'usage dans les redresseurs de ce genre.
Les anodes 4, 5 sont placées relativement près l'une de l'autre en comparaison de leur distance telle qu'elle est usitée dans les re dresseurs ordinaires à vapeurs de métal et en outre elles sont relativement rapprochées de la cathode 6 sans avoir une tendance marquée en court-circuit et avec uni effet de redressement satisfaisant. Les anodes étant ainsi disposées près de la cathode et avec les propriétés conductrices du gaz argon, on peut faire démarrer l'appareil avec une grande facilité.
Ainsi, un faible secouage du récipient de manière à agiter la surface de l'éloctrode liquide 6 et à occasionner ainsi un contact de courte durée de celui-ci avec une anode auxi- liaire permettra de faire démarrer l'appareil avec facilité et certitude.
!)arts certaines conditions, il peut être trouvé désirable d'assurer un démarrage plus impératif ou contraint de l'appareil. C'est à cet effet que la forme d'exécution de la fig. <B>21</B> est pourvue du dispositif suivant: Une anode auxiliaire 10 est disposée à proximité de l'anode 4 et de la cathode 6, inâis >éloignée de l'anode 5. Elle est reliée à un enroule ment de transformateur auxiliaire 11 de ma nière qu'elle soit positive au même moment que l'est l'anode 4. Dans ces conditions, le chemin relativement court pour l'arc entre l'anode auxiliaire 10 et la cathode 6 est in terrompu facilement et l'anode 4 étant posi tive à ce même instant, l'arc s'y portera. de lui-même.
Si on le désire, le circuit auxiliaire de démarrage pourra être coupé automatiquement par l'action d'riri relais de charge 12 évité par le courant de charge du circuit principal.
L'emploi de gaz rares de l'atmosphère comme agents de remplissage pour les réci pients de redresseurs à vapeurs de métal a été déjà proposé, mais l'usage de gaz argon, de préférence à la pression indiquée, pour l'obtention des caractéristiques de fonctionne ment signalées n'a pas encore été proposé jusqu'à ce jour.