Dispositif de connexion électrique. La présente invention a pouf' objet un dispositif de connexion électrique comportant titi noyau isolant qui présente les logements nécessaires à la fixation et à la connexion des fils conducteurs au moyen de vis et de pièces de contact et porte en outre des rai nures superficielles et des perforations dans lesquelles sont logés les fils conducteurs et qui sont conformées de manière à cacher et à proteger de tout contact extérieur les extré mités dénudées de ces fils et à éviter leur redressement ainsi que l'échappement des vis de connexion, tout en assurant une solide liaison mécanique entre les fils conducteurs et le noyau isolant.
Les dessins annexés représentent, à titre d'exemple Fig. 1 et 2, les vues en élévation-coupe partielle et en plan, d'un bloc ou noyau isolant établi conformément à la présente invention, Fig. 3 une vue en élévation-coupe verti cale d'un support de lampe, le noyau isolant étant représenté en élévation, Fig. 4 une vue en élévation du noyau, prise suivant un plan différent de celui de la fig. 1, Fig. 5 une vue en plan de ce noyau, Fig. 6 une vue en élévation de ce noyau montrant le mode d'enroulement et de, fixation du conducteur,
Fig. 7 une vue en plan du noyau muni de la rondelle élastique, Fig. 8 une vue en élévation coupe partielle d'une autre variante d'établissement du dis p osi 'tif pré cité, le noyau isolant étant repré- senté en élévation, Fig. 9 une vue schématique d'un support pour lampe pendante, ne comportant qu'une seule pièce,
Fig.10 une vue en élévation-coupe partielle d'un dispositif de support de lampe, et com biné de manière à permettre la fixation sur ledit support d'un abat-jour, d'une griffe, d'un globe etc.
En se reportant aux fig. 1 et 2, on voit que le bloc ou noyau isolant 25 comporte deux canaux 26, traversant le bloc à partir du fond d'une rainure correspondante 24, deux autres canaux 23 se terminant chacun par un trou 22, et deux rainures 27 en arc de cercle, réunies suivant un diamètre à un canal central 28 traversant le bloc 25 sur toute sa hauteur.
Chacun des fils conducteurs est alors ajusté dans le bloc en suivant successivement le canal central 28, la rainure 27, le canal \?6, la rainure 24 et le trou 22. Chacune des rainures en arc de cercle pourra d'ailleurs présenter une longueur variable suivant les besoins, de manière à assurer la connexion d'un nombre de fils supérieur à deux, par exemple, trois.
Les extrémités des fils conducteurs sont cachées et protégées de tout contact extérieur. Leur redressement est évité ainsi que l'échap pement des vis de connexion.
Une application intéressante du dispositif dont il s'agit consiste dans un mode spécial d'établissement des supports de lampes, per mettant de supprimer la bague de raccord ordinairement employée dans ces derniers, cette suppression étant rendue possible pré cisément grâce à la résistance mécanique que permet d'obtenir le système en question.
Dans le dispositif en question, le support ne comporte pas de bague de raccord; il est d'un seul tenant, et il n'a pas besoin d'être démonté pour recevoir le noyau isolant.
En se reportant aux fig. 3 à 7 du dessin on voit que le dispositif de support dont il s'agit comporte simplement deux parties, la chemise 29, d'une part, et le chapeau 30 d'autre part.
Dans ce dispositif, les déplacements de la pastille isolante à l'intérieur de sa garniture sont évités grâce à l'action de la rondelle isolante 31 surmontant la pastille 32.
La rondelle 31 est établie en matière suffisamment élastique et munie de trous ou d'encoches convenablement disposées pour laisser passer les fils au-dessus de la pastille, cette rondelle s'engage à force dans la che mise 29.
Dans l'exemple représenté à la fig. 8, la rondelle 31 est dentelée comme une molette, et elle s'épanouit à la hauteur des trous 37 ménagés dans la garniture; les dents 38 de ladite rondelle, lorsqu'elles sont engagées dans les trous 37 ci-dessus spécifiés, empêchent alors tout mouvement de translation ou de rotation de la rondelle en question.
L'expérience a montré que les fils conduc teurs peuvent assurer entre la rondelle 31 et la pastille 32 une solidarisé suffisante, soit pour maintenir la pastille en place, dans le cas d'un montage en lampe pendante, soit pour ramener cette pastille en bonne position dans le cas où on visse la garniture sur un appareil quelconque (pied, lustre, patère, con sole, col de cygne etc.).
On peut mettre à profit cette propriété pour établir une chemise pour lampe pendante ne comportant qu'une seule pièce, comme l'indique la fig. 9.
Dans ce cas, le rôle de la rondelle 31 est rempli par le chapeau 30 solidaire . de la chemise 29, ledit chapeau étant muni d'en coches ou de trous convenablement disposés pour permettre le passage séparé des fils conducteurs. Pour assurer le bon guidage de la pastille 3.'3, cette dernière peut d'ailleurs être munie- de rainures correspondant à des saillies intérieures ménagées sur la chemise 29.
Le nombre des pièces venues solidaires de fabrication pour constituer un support non démontable peut varier de 1 à 3, mais on doit faire observer que la suppression de la bague filetée d'assemblage permet d'employer, pour la fabrication du chapeau 30, et parti culièrement pour la fabrication de la chemise 29, une matière isolante au lieu d'un métal.
L'exemple représenté à la fig. 10 corres pond à un support qui n'est plus du type couramment désigné sous le nom de douille simple bague, mais qui comporte au contraire une seconde bague permettant de fixer un abat-jour, une griffe, une tulipe etc.
Dans ce cas, le support comporte une partie renflée 39 ménagée sur la chemise 29 ou rapportée sur cette dernière et formant filet de vis. Sur cette partie vient s'adapter une seconde bague 40 qui permet de serrer entre son rebord 41 et le rebord 42 du chapeau 30, l'abat-jour, griffe, tulipe etc. 43, que l'on désire fixer sur le support couram ment désigné sous le nom de douille double bague. Il est à remarquer que les anciens sup ports de lampe du type courant comportaient une pastille ou un noyau isolant, un chapeau muni ou non d'un raccord fileté, une chemise présentant les encoches correspondant au joint à baïonnette, et enfin une bague d'assemblage.
Dans ces anciens supports, toutes les pièces doivent être d'abord séparées les unes des autres pour permettre le branchement des fils sur la pastille ou noyau isolant, puis elles doivent être ensuite réunies pour ren fermer ladite pastille. L'agencement de l'en semble de ces pièces doit être tel que la mise en place de la pastille dans sa garniture n'exige aucune traction importante sur les fils et que cette mise en place étant, terminée, la pastille soit immobilisée à l'intérieur de sa garniture, c'est-à-dire qu'elle ne puisse recevoir ni mouvement de rotation autour de l'axe de cette dernière, ni mouvement de translation parallèle à ce même axe.
Ce mode d'établissement en trois pièces des garnitures courantes était imposé par le fait que, les connexions ne présentant pas une résistance suffisante, on ne pouvait les soumettre à un effort de traction important, pas plus qu'à l'effort de traction résultant de la torsion des fils entre eux, lorsqu'on visse le support sur un appareil quelconque (pied lustre, patère, console, col de cygne etc.).
Dans les formes d'exécution du dispositif faisant l'objet de la présente invention, repré sentées aux fig. 3 à 9, le support de lampe ne comporte au contraire pas de bague de raccord; il est d'un seul tenant, et n'a pas besoin d'être démonté pour recevoir le noyau isolant dont la fixation est seulement assurée par la rondelle élastique isolante (31).
Comme l'indique la fig. 3, lorsque le bord de la rondelle 31 -a dépassé le renflement 33 de la garniture, ladite rondelle, tirée à fond, s'épanouit au-dessus de la collerette supé rieure 34 de la chemise 29, ce qui fait qu'elle ne peut plus redescendre sous la seule action de la poussée des fils.
En outre, si la pastille est convenablement guidée, la rondelle 31 présente, en face d'er- gots intérieurs 35 portés par la chemise 29 ou le chapeau 30, des logements ou encoches 36 destinés à s'engager sur les ergots précités, de manière à empêcher la rotation de la rondelle. Les ergots 35 sont représentés à la fig. 7 et les encoches 36 à la fig. 4.
Les formes génériques des noyaux isolants sont de préférence inscrites dans un cylindre dont la section droite est circulaire, mais entamée par deux ou trois encoches: cea noyaux peuvent présenter des saillies ou des vides sur les faces normales à l'axe du cy lindre; mais tout ce qui se rapporte à ces vides ou à ces saillies au logement dés pièces de connexion et à leur fixation, ainsi qu'à la circulation des fils, est obtenu de préférence par la simple descente d'un poinçon sur une matrice, sans aucun mouvement latéral de broches.
Le dispositif faisant l'objet de la présente invention permet de réaliser un grand progrès au point de vue de l'isolement des fils con ducteurs et de la résistance à tout effort tendant à séparer, par arrachement ou par rupture, les fils dont il s'agit, du noyau iso lant sur lequel ils sont assujettis pour cons tituer les connexions désirées, ce qui présente un intérêt très important dans tous les cas où les pièces d'appareillage sont susceptibles d'être soumises à des efforts de traction.