Dispositif de verrouillage à secret. L'objet de l'invention est un dispositif de verrouillage à secret.
Il se distingue d'autres dispositifs connus de verrouillage à secret en ce qu'il comporte une monture présentant un logement dans lequel un verrou est introduit, ainsi qu'au moins une pièce tournant autour d'un axe géométrique, qui est immobile par rapport à la monture, et pouvant produire l'immobili sation du verrou, quand ce dernier est amené à sa position de verrouillage, cette pièce étant disposée de manière que, si on l'amène, par une rotation autour de son axe, à une autre position donnée, elle libère le verrou.
Le dessin annexé représente, à titre d'ex emple, quatre formes d'exécution du dispositif. Les fig. 1 et 2 sont une vue de face et une élévation latérale d'une première forme d'exécution; Les fig. 3 et 4 en sont des coupes sui vant les ligues A-B de la fig. 1 et C-D de la fig. 2;
Les fig. 5 à 12 en montrent des détails La fig. <B>13</B> est une coupe longitudinale d'une seconde forme d'exécution Les fig. 14, 15, 16 sont une vue de face, une coupe longitudinale, une coupe transver sale d'une troisième forme d'exécution, le verrou étant représenté à des positions diffé rentes aux figures 14, 15 La fig. 17 est une coupe longitudinale de la dernière forme d'exécution.
La première forme d'exécution (fig. 1 â 12) est constituée par un cadenas à chaîne pour immobiliser un cycle.
Elle comporte une monture a de forme circulaire, dans un trou ai de laquelle l'un des maillons extrêmes de la chaîne non repré sentée est immobilisé à demeure, tandis que l'autre maillon extrême est logé, à demeure également, dans un trou b1 du verrou b qui peut être introduit dans un logement g, de la monture a et y être immobilisé à volonté.
La monture a se compose de cinq plaques métalliques circulaires c <I>d e f</I> g assemblées en un seul bloc par des rivets h; les trois plaques c d e sont notablement plus minces que les plaques f g qui sont respectivement placées chacune entre deux des premières.
Dans la plaque g est ménagé le logement gl, de forme générale rectangulaire, partant de la périphérie de la monture rz dans une direc tion diamétrale, mais s'arrêtant à .une cer taine distance de la partie opposée périphérie; comme indiqué plus haut, il reçoit le verrou b de forme générale rectangulaire également et ayant une épaisseur légèrement plus faible que la plaque g, afin de pouvoir passer facile ment entre les plaques d e.
De part et d'autre du logement g1 se trouve une décou pure circulaire g2 ou g3 qui communique avec lui et dans laquelle est logée une pièce rota tive i ou j ; celle-ci est de forme circulaire et pénètre dans le logement g1 où elle entre dans une découpure correspondante b2 ou b3 du verrou b, si ce dernier se trouve alors à sa position d'enfoncement maximum dans le dit logement et immobilise ainsi le verrou, la pièce i ou j présente cependant un pan coupé tel que il qui, lorsqu'il est amené en regard de la découpure b2 ou b3 par rotation de la pièce,
permet de retirer sans difficulté le verrou b du logement g1. Chacune des pièces rotatives i ou j est montée sur un axe<I>k</I> ou d sur lequel elle ne peut tourner grâce à des plats correspondants présentés, l'un par l'axe, l'autre par l'ouver ture de la pièce dans laquelle celui-ci passe.
Les axes<I>k</I> et l traversent les trois plaques <I>c d e</I> dans des trous tels que cl et la plaque f dans des découpures f 1<B><I>f2;</I></B> ils sont munis, à l'une de leurs extrémités, d'une tête k1 Il de petites dimensions, à l'autre d'une large tête moletée k2 Z2 permettant de les faire tourner à la main avec les pièces i j. Ces axes<I>k,</I> d portent dans les découpures f1 f2 des organes dentés<I>in</I> 7a, à l'intérieur des quels ils ne peuvent tourner grâce à des plats qu'ils présentent de même que des découpures de ces organes.
Des billes p et q sont pressées dans les entre-dents des organes m n par un ressort à boudin r commun aux deux et logé dans une découpure rectiligne f 3 réunis sant les deux découpures f l <B><I>f</I></B> l. La plaque c présente extérieurement en son centre une butée diamétrale c2 à laquelle peuvent venir se heurter des butées k3 <B>13</B> disposées sous les têtes<I>k 2</I> l2. <I>-</I> On se sert comme suit de cette forme d'exécution Lorsqu'on veut fermer le cadenas après avoir passé la chaîne non représentée autour de deux parties du cycle à immobiliser l'une par rapport à l'autre,
on amène les pans coupés tels que il des pièces<I>i j</I> en regard du logement g1 en agissant de la façon vou lue sur les têtes k? L2 et on enfile à fond dans le logement g1 le verrou b qui ne ren contre aucun obstacle, puisqu'à cette position les pièces i j le laissent passer. Une fois cela fait, on fait tourner les pièces<I>i j</I> dans un sens ou dans l'autre, ce quia pour résul tat d'amener dans les découpures b2 b3 du verrou b une partie circulaire de ces pieces et d'immobiliser ainsi ce verrou b qu'on ne peut plus retirer du logement g1.
Le verrou b ne peut plus alors être libéré que si l'on amène de nouveau les pièces<I>i j</I> à la position qu'elles avaient lors de son intro duction. Comme les têtes k2 l2 ne présentent aucune marque, cette position ne peut être trouvée sans de longs tâtonnements par une personne qui lie connaît pas le secret du cadenas.
Quant à la personne qui connaît le secret, elle commence par amener les deux butées k3 d3 en contact avec la butée c3 de la plaque c et fait tourner dès cette position limite les deux têtes<I>k 2</I> 12 dans une direction déterminée et d'un angle donné par le secret;
elle atteint sans peine cet angle en comptant les déclics de chaque tête k 2 ou d2, en nom bre déterminé, provenant de la pénétration des billes p et q dans les entre-dents des organes<I>an</I> et<I>n</I> sous la poussée du ressort r. Une fois les deux pièces<I>i j</I> amenées aux positions voulues, rien ne s'oppose plus à la sortie du verrou b.
En changeant les pièces i j, on peut changer le secret du cadenas. Les angles dont il faut les faire tourner à partir de la position limite, pour pouvoir libérer le verrou, peuvent naturellement différer pour chacune d'elles dans le même cadenas. Le nombre de ces pièces peut être plus grand que deux, si l'ouverture non autorisée du cadenas doit être rendue plus difficile. Les têtes moletées k2 12 peuvent être remplacées par de simples fraisures pratiquées dans les axes<I>k</I> l et rece vant une clé ad hoc; la manoeuvre de ces derniers peut avoir lieu de tout autre manière.
On se rend compte par l'examen des fig. 1 à 12 que, même lorsque le verrou b est bloqué à sa position de verrouillage par les pièces i j, il peut se déplacer longitudinale ment d'une petite quantité, ce qui provient du jeu existant entre ces pièces et les décou pures b2 b3 de ce verrou b. Daris la forme d'exécution selon la fig. 13, cette possibilité d'un faible déplacement longitudinal à la position de verrouillage est supprimée.
Pour cela, le verrou b présente des découpures rec tangulaires b6 b' où peuvent pénétrer les branches médianes des coulisseaux 1, 2 en forme de<B>T</B> qui s'adaptent exactement, de même qu'elles passent juste dans des décou pures 18', 182 de la plaque 18. De cette façon, tout jeu sensible du verrou b à la position d'immobilisation disparait. Chacun des coulisseaux 1, 2 est poussé contre la périphérie de la pièce<I>i ou</I> j correspondante, par un ressort 3 ou 4.
Ces pièces<I>i</I> j les empêchent de sortir des découpures b6 b7, tant que leurs pans coupés il j1 n'ont pas été amenés en regard des branches transver sales des coulisseaux 1, 2. Ici aussi, la mon ture 17 est faite de plaques. découpées rivées les unes aux autres.
Dans la troisième forme d'exécution (fig. 14 à 16 et 17), constituée par un dispositif de verrouillage pour cycles, la monture t a la forme d'un bloc parallélipipédique à base rectangulaire et est faite de plaques décou pées rivées les unes aux autres.
Elle peut tourner tout entière autour d'un pivot v1 venu de fabrication avec une plaque v assujettie par deux vis iv à des oreilles x1, x2 d'un collier x enserrant la plaque<I>v</I> avec une branche de l'une des fourches du cycle; les têtes de vis<B>iv</B> se trouvent dans la face de la plaque v qui est du côté de la monture et à une distance telle du pivot v1 qu'elles sont au moins partiellement recouvertes par t quand cette dernière est parallèle à v (fig. 15); on ne peut alors désserrer les vis w.
Le des- serrage ne peut avoir lieu que lorsque la monture<I>t</I> est en croix avec la plaque<I>v,</I> comme cela est représenté à la fig. 16.
Le verrou y est constitué ici par une barre traversant la monture t dans toute sa longueur, et dont l'une des extrémités est destinée à s'engager dans une mortaise pra tiquée dans une pièce non représentée, assu jettie à demeure à l'autre branche de la fourche. La barre y est munie à cet effet d'une tête y' et présente deux butées y2 y' destinées, soit à se heurter à la partie circu laire des pièces<I>i</I> j pour immobiliser la barre à sa position de verrouillage; soit à passer devant les pans coupés<I>il</I> j1 de ces pièces, si elles occupent la position voulue, ce qui libère la barre y.
Les axes<I>k l</I> sont fendus à leur extrémité extérieure pour recevoir un organe de manoeuvre.
On se sert comme suit de cette forme d'exécution Lorsque le dispositif n'est pas utilisé, la monture t est en croix avec la plaque v.
Si l'on veut se servir du dispositif, on amène la monture t à être parallèle à la plaque v, alors que la barre y est à sa posi tion pour laquelle la pièce y1 est aussi éloi gnée que possible de t. On fait passer la barre y entre des rayons consécutifs de 1â' roue du cycle et on l'enfile dans la mortaise de la pièce assujettie à la seconde branche de la fourche. Il ne reste plus alors qu'à la bloquer à la nouvelle position prise en fai sant tourner les pièces<I>i j.</I> La monture<I>t</I> peut être de forme autre que parallélipipédique, par exemple cylindrique ou ovale.
La dernière forme d'exécution (fig. 17) est un cadenas comprenant la monture 5, faite de plaques superposées et rivées les unes aux autres, et une boucle 6 en forme de<B>U</B> à branches inégales, constituant le verrou. Les deux branches 61, 62 peuvent coulisser longi tudinalement dans des logements 5', 52 prévus dans la monture 5 ; la branche la plus longue 61 peut en outre -tourner dans son logement, une fois que la boucle 6 a été amenée par coulissement longitudinal à une position telle que la branche 6? ne se trouve plus dans le logement correspondant. Un ressort 7 agis sant sur fi', tend constamment à la ramener au fond de son logement.
Dans chacune des deux branches sont ménagées des découpures 63, 64, 65, 66 où peuvent se loger les parties pleines des pièces rotatives 8, 9, 10, 11 des tinées à immobiliser la boucle 6, mais présen tant des pans coupés permettant de faire coulisser cette boucle lorsqu'ils sont à la bonne position.
Les montures des différentes formes d'exé cution sont formées de plaques obtenues par découpage et assemblées d'une façon simple, telle qu'un rivage. Les organes à verrouiller, les pièces rotatives les verrouillant et les pièces connexes sont également de forme simple et peuvent aussi être obtenues par découpage. Il est donc possible de fabriquer ces formes d'exécution, en grande série et à bon marché, sans opérations ou outillage compliqués.