Isolateur pour lignes électriques. L'invention a pour objet un isolateur pour lignes électriques.
Le dessin annexé en représente des for mes d'exécution données à titre d'exemples. Fig.l montre deux isolateurs destinés plus particulièrement à constituer les éléments de chaînes souples horizontales, l'un en coupe longitudinale, l'autre en élévation, avec leur organe d'attache commun; Fig. 2 e. ,t une vue en bout de l'un d'eux; Fig. 3 et 4 représentent chacune deux isolateurs pour .chaînes verticales selon deux autres formes d'exécution, l'un également en coupe et l'autre en vue ; Fig. 5 est une coupe verticale de l'isola teur inférieur de fig. 4, coupe qui est d'ail leurs la même que celle de l'isolateur supé rieur par un plan de bout;
Fig. 6 est une coupe horizontale de la noix du précédent isolateur; Les fig. 7 à 11 se rapportent à une cons truction et à l'agrafage de l'attache; Les fig. 12, 13 et 14 représentent un autre dispositif d'agWafage.
Dans les fig. 1 et 2, 1 et 2 sont deux cloches extérieures de forme irrégulière, dis- posées de faon due leurs plans de symétrie soient perpendiculaires entre eux, et faisant corps avec deux godets intérieurs l' et 2' qui font saillie eux-mêmes sur la noix cen trale.
Entre cette dernière et la cloche 1 existe un canal 6 dans lequel est passée une attache 18, attache qui sert à fixer l'isolateur à un support ou à le relier à un autre isolateur, par exemple dans une chaîne ; 5 est un autre canal percé au centre de la noix et commu niquant avec l'intérieur du godet 2'; ce canal 5 est destiné à recevoir une autre attache. L'épaisseur de la noix entre le canal 5 et le canal 6 doit être suffisante pour sup porter l'effort d'écrasement qu'exerce l'attache 18 ; mais, dans le cas de. la porcelaine, une forte épaisseur en cette place serait la cause de fissures lors de la cuisson ;
c'est pour cette raison qu'on a ménagé un passage 7 qui, sans diminuer sensiblement la résistance mécanique de l'isolateur, évite ce danger, ce qui compense largement le petit incon vénient résultant du fait que, l'air étant moins bon diélectrique que la porcelaine, ce passage 7 réduit un peu la valeur isolante de la noix. La fig. 3 représente, comme il a été dit, deux isolateurs verticaux dont la forme rie diffère de celle représentée par les fig. 1 et 2 que par le fait que la cloche 1 et le godet l' ont été supprimés, tandis que la cloche 2 et le godet 2' ont été évasés et complétés par une paroi en forme de para pluie.
Le creux constitué par le canal 6 dans lequel de l'eau pourrait s'accumuler a été supprimé dans l'isolateur que représentent les fig. 4, 5 et 6, et remplacé par un pas sage 30 à parois inclinées. En outre, dans cet isolateur, on a prévu des plats 16-19 et 17-2l sur la face 22, respectivement 23, du noyau, et des joues 25-28 et 27-29 normale,- à la face 24, respectivement 26.
Le but de ces plats et de ces joues est d'obliger l'isolateur à se maintenir constam- nrent parallèle à la direction de l'attache par l'effet de la pression que cette dernière exerce sur eux, et d'éviter que, par suite d'une variation de direction due au vent ou à la forme de la chaîne d'isolateurs, par exemple l'attache vienne cri contact. avec la cloche, ce qui diminuerait considérablement la distance disruptive de cette dernière.
La forme des canaux 5 et 6 que doivent traverser les attaches rie permet pas facile ment de constituer ces dernières au moyen d'un fil de longueur déterminée passé à plu sieurs reprises dans les deux isolateurs à relier,. comme cela, se fait habituellement dans les isolateurs destinés à former des chaînes souples ; ce travail exige d'ailleurs beaucoup de soin et d'habileté et oblige à donner à l'isolateur lui-même des formes qui ne sont nullement rationnelles. Pour le même motif, une attache rigide, attache dont on connaît d'ailleurs tous les inconvénients, n'est pas applicable.
L'attache et le mode d'agrafage que représentent les fig. 7- à 14 permettent -tu contraire de réaliser des chaînes souples présentant le maximum de sécurité au point de vue mécanique et pouvant être montées et démontées très rapidement sans nécessiter une habileté professionnelle quelconque ; un élément quelconque peut par exemple être échangé sans que la chaîne entière soit démontée. Enfin, la distance d'élément à élé ment-peut être des plus réduites.
L'attache représentée dans ces figures est obtenue en enroulant sur deux tiges<I>c. et d</I> (fig. 7 et 8) un fil métallique dont on relie les extrémités par une épissure lorsque le diamètre désiré de l'attache a été atteint. On obtient ainsi deux boucles 8 et 8' que l'on passe dans le canal 6 de l'urr des iso lateurs et dans le canal 5' du suivant (fig. 1) ; l'une des boucles est partagée en deux moi tiés 7' et 7" que l'on écarte et entre les quelles on -engage l'autre boucle 8 (fig. 1 et 3) ; on agrafe ensuite au moyen d'une cheville 4 maintenue en place par des ron delles et des goupilles 3 et 9.
Les fig. 10 et 11 montrent une variante pour l'agrafage, ce dernier étant obtenu en introduisant l'une des boucles 8' dans l'an-. tre 8 et en passant dans la première une cheville 20 qu'on peut maintenir en place par torsade de la boucle ou par tout autre moyen; dés qu'une traction s'exerce sur les attaches les boucles se resserrent et l'accou plement est réalisé.
Les fig. 12 à 14 représentent un troisième mode d'agrafage de l'attache; dans ces figures. 12 est un chevalet possédant deux talons 13 et 14 percés de deux trous 13', respective ment 14'; l'une des boucles 8 est passée sur le chevalet 12 entre les deux moitiés de la seconde boucle et la goupille fendue 15 tra versant la boucle 8 ferme le chevalet et empêche l'attache de s'ouvrir.
Dans toutes ces dispositions, pour éviter que l'attache ne se défile cri cas de rupture d'un brin, on peut sertir les boucles dans une cosse spéciale, ou bien l'on peut souder les brins entre eux dans la région des bou cles. Dans ces conditions, la rupture d'un brin n'aurait comme conséquence qu'un affai blissement insignifiant de l'attache.
Ce qui distingue l'objet de l'invention des isolateurs connus c'est qu'il nous permet de réaliser des chaînes souples d'isolateurs dans lesquelles chaque élément possède le maximum des propriétés diélectriques et méca- niques et peut cependant être monté et démonté par une manceuvre très simple et rapide, ne demandant aucune habileté profes sionnelle.
On voit de plus, sur le dessin, qu'il existe, aussi bien dans l'isolateur horizontal que dans l'isolateur vertical, entre les clo ches d'ut) même isolateur, deux chambres rz et b qui sont constamment sèches, même pour des précipitations atmosphériques incli nées à 450. Des bourrelets 10 et 11 ména gés sur les bords de ces cloches et formant larmiers s'opposent d'ailleurs à la pénétra tion de l'humidité dans cesdites chambres, par capillarité.