Procédé pour obtenir, d'après des sujets en couleurs, des clichés photographiques tramés destinés<B>à</B> être employés en chromolithographie on applications analogues. La chromolithographie emploie depuis longtemps pour la reproduction d'images co lorées, les procédés photomécaniques pour la sélection des couleurs, combinés avec l'emploi de la trame.
Mais, si l'on est arrivé<B>déjà à</B> réduire ainsi au minimum le rôle des spécia listes ou chromistes, qui anciennement opé raient manuellement la séparation des tons, et<B>à</B> exécuter avec 4,<B>5</B> ou<B>6</B> couleurs au maximum des travaux qui, en lithographie ordinaire, exigent<B>10,</B> 12 et 14 couleurs, c'est- à-dire <B>10,</B> 12 et 14 tirages de la même épreuve, tous les praeticiens ont reconnu qu'il <B>y</B> avait encore de grandes améliorations et apporter<B>à</B> ces moyens industriels d'impres- Sion.
Leurs recherches pour les tirages<B>à</B> ,grande production se sont heurtées aux dif ficultés suivantes: Nécessité d'employer un papier spécial dit couché.
Obligation pour obtenir de la finesse et de la vigueur dans l'image, de passer par l'intermédiaire de la, photogravure. Le premier<B>de</B> -ces inconvénients a paru être écarté par l'emploi des machines type Off-Set, qui permettent d,'obtenir des tiraecµ <B>à</B> fort débit, sur n'importe quel papier<B>à</B> grain, et même sur étoffe (toile, peluche, soie etc.), mais il était encore nécessaire d'effec tuer les opérations successives suivantes, Obtention de bons clichés photomécani ques tramés.
Report sur cuivre par insolation. Retouche sur cuivre (opération de photo gravure).
Report direct, ou par décalque, sur pierre lithographique.
Report par décalque sur la plaque de la machine.
Le passage par la photogravure (retouche sur cuivre) paraissait indispensable, parce que cette dernière permettait seule de retou cher<B>à</B> la trame qui est le véhicule indispen sable de l'encre d'impression, mais dont l'ap parition, surtout dans les clairs, enlève toute finesse<B>à</B> l'image et nuit<B>à</B> l'obtention des demi-teintes et des fondus, d'où netteté in- suffisante, et même manque de vigueur des épreuves.
L'invention actuelle a pour but de résou dre cette difficulté; elle évite la mise au point de la trame par des opérations subsé quentes, telles que celles employées en pho- logravure, en produisant le résultat photo- mécaniquement. Elle permet donc de repor ter directement par insolation des clichés tra més convenablement, sur toutes surfaces lithographiques, pierre, zinc etc., qui, après avoir subi les préparations usuelles (encrage, 'UOMMtto*e, acidification etc.) peuvent être <B>-</B> tI <B><I>,
</I></B> employées pour l'impression par décalque ou métallographique.
tD Elle fait ainsi réaliser de grosses écono mies de temps et de matières premières; elle permet d'utiliser au mieux les machines Off- S '#\et et d'obtenir grâce<B>à</B> elles les plus gros ,.irages sur n'importe quel papier, étoffe etc.
Le procédè qui fait l'objet de l'invention présente la particularité qu'on réalise dans une chambre photoggraphique, pourvue d'une trame, pour chaque couleur deux clichés photographiques superposables qui, dans leur ensemble, reproduisent exactement l'image, dans toutes ses nuanc es et sur lesquels la trame a été mise au point par des moyens purement photomécaniques, la différence en tre les deux clichés résultant de déplacements de la trame pendant l'exposition.
De préférence, la trame est amenée<B>à</B> s'é- loin,ner progressivement de la plaque sensible, pendant l'exposition du premier cliché, dans une direction parallèle<B>à</B> l'axe de la chambre photographique et, pendant l'exposition du second cliché, la trame est déplacée de la même manière que pour le premier cliché, c'est-à-dire parallèlement<B>à</B> l'axe de la. cham bre photographique, mais en plus encore dans une direction transversale<B>à</B> cet axe, ces deux déplacements de la trame pendant l'exposi tion du second cliché s'effectuant, de préfé rence, simultanément.
Ces déplacements, indépendants de la va riation de position initiale de la tramp, indi quée dans les traités de physique, sélection nent. pour ainsi dire, mécaniquement les par- tics de la trame<B>à</B> conserver de celles<B>à</B> ré duire ou<B>à</B> effacer.
Le dessin ci-annexé montre, schématique ment et<B>à</B> titre d'exemple, comment agissent les rayons lumineux avec les déplacements décrits de la trame.
La fig. <B>1</B> donne une coupe d'un appareil photographique, dans lequel<B>1</B> désigne la chambre noire renfermant entre la plaque sensible 2 et le diaphragme<B>3</B> une trame ap propriée 4 montée dans un châssis<B>5</B> suscep tible de se déplacer horizontalement suivant l'axe de la, chambre photographique lors qu'on a2tionne une vis micrométrique<B>6</B> et verticalement lorsqu'on agit sur une autre vis micrométrique<B>7.</B>
Les fig. 2 et<B>3, à</B> une plus grande échelle, précisent la marche des rayons lumineux dans l'appareil photographique lors des<B>dé-</B> placements de la trame, la fig. '-) se rappor tant au premier cliché, et la fig. <B>3</B> au second cliché. Le premier cliché qui doit fournir une image sur laquelle apparaissent tous les<B>dé-</B> tails, subit pendant la pose en agissant sur la vis<B>6</B> un déplacement progressif de la trame 4 dans le sens horizontal et suivant la flèche<B><I>f</I></B> en éloignement de la plaque sen sible 2. On obtient de cette façon la réduc tion maximum de la trame dans les plus<B>lé-</B> gères nuances.
La fig. 2 montre, en effet que, lorsque la trame 4 s'est déplacée de la position<B>A à</B> la position B, le faisceau lumineux<B>10</B> s'ap puyant sur la partie<B>9</B> de la. trame vient en<B>8</B> de sorte que la partie non exposée a<B>b</B> de la plaque sensible se réduit<B>à</B> a'<B>b.</B> Par le fait du déplacement dans le sens horizontal on voit que la trame peut se réduire dans toute propo-rtion désirée.
Pour le second cliché qui doit fournir des ions vigoureux et les liaisons avec les tons moyens, on déplace la trame pendant l'ex position dans le sens horizontal en agissant sur la vis<B>6</B> et dans le sens vertical en agis sant sur la vis<B>7.</B> Le déplacement horizontal a pour but d'éloigner la trame autant qu'il est nécessaire de façon<B>à</B> obtenir une image suffisamment réduite des points de la frame au point de vue valeur de ton. Le déplace ment dans le sens vertical a pour but de faire disparaître la trame partout où il est néces saire.
La fig. <B>3</B> montre que lorsque la trame passe de la position<B>-A' à</B> la position B', la partie<B>c d</B> de la plaque sensible qui était sous traite<B>à</B> l'influence des rayons lumineux par la trame, est exposée en partie<B>à</B> son tour<B>à</B> leur action et dès lors, impressionnée.