Dispositif indiquant la teneur en liquide d'une matière humide. La présente invention a pour objet un dispositif indiquant la. teneur en liquide d'une matière humide. Ce dispositif s'emploiera avec avantage pour indiquer la teneur en eau existant dans des matières pulvérulentes oit granulaires, spécialement dans les<B>cé-</B> réales;
son emploi est donc particulièrement indiqué dans les minoteries, où cette teneur joue un rôle important tant au point. de vue, de la fabrication qu'au point de vue écono mique.<B>Il</B> est caractérisé par une chambre chauffée que la matière humide traverse et dont les orifices d'entrée et de sortie sont (ommandés automatiquement de façon<B>à</B> as surer un débit constant de cette matière ainsi que par un dispositif mesurant, dans un temps donné, la quantité de liquide trans formé en vapeur.
Le dessin ci-annexé représente,<B>à</B> titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention et deux variantes de cette forme d'exécution.
La fig. <B>1</B> est une vue en coupe verticale <B>(le</B> celle-ci; La fig. 2 montre la première, et La fig. <B>3,</B> la seconde variante.
En fig. <B>1,</B> la chambre cl'échauffement <B>1</B> a la forme d'un tube relié,<B>à</B> ses deux extré mités,<B>à</B> deux robinets 2 et<B>3.</B> Cette chambre renferme un tube 4 fermé aux deux bouts et percé d'un grand nombre de petits orifices destinés<B>à</B> recueillir la vapeur émise par la matière qui circule dans la partie annulaire entre les tubes<B>1</B> et 4 et<B>à</B> la conduire, par l'intermédiaire des conduites<B>à</B> et<B>6, à</B> l'aju tage de perte de charge<B>7.</B> La vaporisation clans cette chambre pourrait être facilitée en créant, dans celle-ci, une diminution de pression.
Les robinets<B>3</B> et 4 comportent des bois seaux cylindriques<B>9</B> et<B>10</B> dans lesquels ont M6 ménagées des cavités<B>Il</B> et 12 #déstinées <B>à</B> faire passer<B>à</B> chaque oscillation de ces bois seaux une quantité constante de matière, de la partie supérieure<B>à</B> la partie inférieure de chaque robinet. En raison<B>de</B> l'étancliéité des robinets, l'introduction et la vidange du <B>blé</B> n'apportent -aucune modification appr & ciable dans la pression de vapeur qui règne dans la cliambre.
La vapeur,<B>à</B> la sortie de l'ajutage <B>7,</B> est introduite dans le condenseur<B>à</B> surface<B>13</B> où elle se condense en se réunissant dans le collecteur inférieur 14 d'où elle passe par l'ajutage<B>15</B> dans le tube gradué<B>16. 17</B> est vue cheminée d'équilibre des pressions. L'eau qui circule autour des tubes du condenseur est maintenue au voisinage du zéro de tem- pératarè <B>à</B> l'aide de glace fondante.
La pression aval de l'ajutage<B>7</B> étant sen siblement égale<B>à</B> la pression atmosphérique, on se contente de mesurer la pression en amont<B>à</B> l'aide du manomètre<B>18,</B> relié<B>à 6</B> par le tube<B>19.</B>
Le tube<B>1</B> et les conduits<B>5</B> et<B>6</B> sont plon gés dans une cuve 20 qui renferme le liquide chauffé par la résistance électrique 21 et maintenu<B>à</B> une température constante par un régulateur 22.
On a prévu pour la rotation des bois seaux<B>9</B> et<B>10</B> une commande hydraulique; ces boisseaux sont reliés par des axes aux pignons dentés<B>23</B> et 24 conjugés par une chaîne 25 qui supporte, d'une part, le contre poids<B>26,</B> d'autre part, le réservoir<B>27.</B> Ce dernier reçoit par<B>le</B> tube souple<B>28,</B> relié au niveau d'eau constant<B>29,</B> un courant d'eau constant; le siphon<B>30 à</B> amorçage automa tique provoque des vidanges périodiques du réservoir<B>27.</B> Les variations de poids de<B>27</B> ont pour effet d'entraîner les boisseaux dans des oscillations alternatives de<B>180 '</B> limitées par la présence de butoirs.
Le, réservoir d'eau<B>à</B> niveau constant<B>299</B> peut être déplacé verticalement le long d'une échelle<B>31</B> gra duée en valeurs des poids<B>à</B> l'hectolitre,<B>de</B> façon<B>à</B> faire dépendre de cette dernière donnée la vitesse<B>de</B> remplissage de<B>27</B> et, par suite, la fréquence des oscillations des boisseaux.
Ainsi qu'il a été dit ci-dessus, le tube<B>1</B> peut ne comporter comme issue au départ rie la vapeur qu'un robinet non représenté, manoeuvré périodiquement, par exemple, en même temps que les boisseaux; le tube<B>1</B> est alors relié directement<B>à</B> un manomètre in- dicateur ou enre#,istreur donnant le maxi mum de pression atteint au cours de chaque période.
Les indications fournies par l'appareil dépendent: <B>l'</B> Du poids de la matière essayé traver sant l'appareil dans l'unité de temps.
2' De la température atteinte par les parois de la chambre de chauffe.
Le débit de la matière dépend lui-même de<B>la</B> vitesse de commande des robinets et du poids spécifique apparent de la. matière soumise<B>à</B> l'essai. Il a, été reconnu, d'une part, que les robinets pouvaient être commandés par un lent mouvement de rotation continue, des variations de 2<B>à 3</B> dans la vitesse de commande étant admissibles; d'autre part, que le débit de matière devait être contrôlé par le robinet de vidange de la matièreé des séchée.
En ce qui concerne l'application<B>à</B> des, céréales, on a reconnu que les poids<B>à</B> l'hecto litre des céréales torréfiées sont assez peu variables et qu'une correction au résultat in- diqu6 est généralement inutile.
On élimine aisément l'influence de va riations de température en employant une surface de chauffe notable par rapport au débit de<B>la</B> matière, de telle sorte que la quantité de vapeur émise par la matière située dans le bas de la colonne de chauffe soit né gligeable. D'autre part, on est conduit<B>à</B> sta biliser les variations momentanées de la source de chauffage en employant un corps de chauffe de grande, capacité thermique.
Dans ces conditions, un régulateur auto matique de la température devient inutile. Lorsque les matières essayées ne subis sent que de lentes variations de la teneur en eau, la mesure peut simplement être effec tuée en recueillant l'eau condensée dans une éprouvette graduée en<B>'/ô</B> d'humidité, la lec ture étant faite toutes les heures, par exem ple, et suivie d'une vidange de l'éprouvette.
Le débit de vapeur peut être mesuré en condensant la vapeur dans un condenseur<B>à</B> surface, alimenté par un courant d'eau<B>à dé-</B> bit constant. La différence des températures relevées<B>à</B> la sortie et<B>à</B> l'entrée du courant d'eau est fonction du poids de -vapeur con densée dans l'unité de temps et, par suite, de la teneur en humidité de la matière essayée.
La fig. 2 représente un appareil établi suivant les données qui précèdent.
Dans cette variante, la colonne de<B>blé</B> soumise<B>à</B> la dessication est située<B>à</B> l'inté rieur de la douille de bronze,<B>A.</B> Ce tube est relié<B>à</B> ses deux extrémités<B>à</B> deux robinets B et C, comprenant un boisseau cylindrique présentant une cavité permettant de faire passer<B>à</B> chaque rotation du robinet un vo lume constant de<B>blé</B> de la partie supérieuf-e <B>à</B> la partie inférieure.
La douille<B>A</B> est logée<B>à</B> l'intérieur de la masse de fonte<B>D</B> ayant la forme d'un<B>cy-</B> lindre portant<B>à</B> ses deux extrémités les deux robinets. Ce cylindre est chauffé latérale ment par une résistance électrique logée<B>à</B> l'intérieur de l'enveloppe de tôle<B>E</B> et limitée par les flasques F. L'espace compris entre la résistance et l'enveloppe est rempli de ca lorifuge.
Le corps de fonte' sert aux trois fins sui vantes: Uniformiser les températures le long de la colonne de<B>blé,</B> rendre par sa grande inertie calorifique la température indépen dante des variations de tension du réseau alimentant la résistance (au moins dans cer- taÎnes limites), constituer un lien rigide en- ire les deux robinets.
Pour éviter une déperdition de chaleur excessive par le socle, le 'bloc de fonte re pose sur quatre tasseaux de fibro-cimeni'l.
Le départ de la vapeur- d'eau -émise par le<B>blé</B> s'opère de la façon suivante: <B>-</B> La douille de bronze<B>-<I>-A-</I> -</B> présente exté rieurement une rainure lonoitudinale <B>G</B> dont le fond est percé, suivant une génératrice, par des orifices<B>0.</B> La vapeur émise aux différents étages de la colonne & <B>blé</B> trouve ainsi un chemin dire-et pour se rendre dans le condenseur<B>à</B> surface H.
Les deux robinets sont reliés par deux. pignons dentés réunis par une chaîne. Ils sont animés d'un lent mouvement de rotation. La capacité du robinet supérieur étant supé- rieure <B>à</B> celle du robinet inférieur, la colonne de<B>blé</B> demeure toujours complète,<B>le,</B> débit de l'appareil étant assuré par le robinet in férieur seulement.
<B>Il</B> a été expliqué que la collecte de l'eau distillée dans une éprouvette graduée en %û d'humidité est faite dans un temps constant, par exemple une heure. Cette manière d'agir oblige un opérateur<B>à</B> intervenir<B>à</B> des ins tants précis pour faire<B>la,</B> lecture de l'éprou vette et en vider le contenu. En outre, les indications ne sont exactes que si la vitesse de rotation des robinets reste égale<B>à</B> une valeur déterminée.
Sur la fig. <B>3,</B> on a représenté une va riante disposée de façon<B>à</B> rendre les indica tions de l'appareil indépendantes de la vitesse et de supprimer toute intervention manuelle.
Dans cette variante, la collecte, de l'eau peut être faite alternativement dans deux éprouvettes identiques<B>-A\</B> et Y portées par le secteur<B>G\</B> qui se place dans un plan hori zontal et _pivote autour de l'axe<B>D',</B> de façon <B>à</B> présenter, dans ses déplacements extrêmes, l'une ou l'autre des deux éprouvettes au- dessous de l'extrémité du condenseur.
La man#uvre du secteur est liée<B>à</B> l'intro duction d'un courant dans l'électro-aimant <B>T\</B> dont le noyau mobile est réuni au secteur par la bielle<B>G'.</B> La suppression du courant dans l'électro-aimant entraîne, le déplacement du secteur dans la position opposée sous l'in fluence du ressort de rappel H. L'introduc tion du courant dans F' est commandée par le contact tournant l' qui est calé sur un ar bre relié par une démultiplication de vitesse au robinet de vidange<B>de</B> l'appareil.
Ce con tact comprend un disque isolant<B>J' qui</B> porte le segment de cuivre K' et la couronne L'; celle-ci est en contact avec le balai<B>N'.,</B> Un deuxième balai,<B>N',</B> ferme le circuit sur l'élec- tro-aimant, lorsqu'il est en contact avec K' pendant la durée d'un demi-tour du dis que<B>J'.</B>
<B>Il</B> résulte de ces dispositions que la col lecte de l'eau se produit pendant le temps nécessaire pour que le robinet de vidange effectue un nombre détermin6 de rotations et correspond par conséquent au passage dans l'appareil d'une quantité constante de la ma tière examinée. Les indications de l'appareil sont donc indépendantes de la vitesse. L'ac tion de l'opérateur se borne<B>à</B> la lecture de l'éprouvette<B>à</B> un instant quelconque entre deux inversions et<B>à</B> la vidange de cette éprouvette.
Il va de soi que l'appareil faisant l'objet de l'invention est applicable<B>à</B> la détermina tion continue de la teneur d'un constituant volatil autre que l'eau (par exemple l'al cool) de la matière essayée.
Pour que cette application soit possible, il faut évidemment que, la matière essayee puisse se prêter<B>à</B> un jaugeage satisfaisant par les robinets de dosage. volumétrique et que l'action de la chaleur n'en. puisse modi fier les facilités d'écoulement dans la cliam- bre de chauffe. Enfindans le cas où ce cons tituant ne pourrait être recueilli par conden- ,ation dans un réfrigérant, on devrait pré voir la mesure de son débit par un dispositif approprié.