Procédé de fabrication du lithopone. L'invention a pour objet un procédé de fabrication du lithopone.
Le lithopone est un composé de sulfate de baryum et désulfure de zinc; il peut être obtenu en mélangeant une solution de sul fate de zinc et une solution de sulfure de baryum de manière à obtenir nu précipité, qui est ensuite lavé et séché, et qui est connu dans le commerce sous le nom de lithopone brut. Ce produit a peu d'éclat et une colo ration d'un blanc douteux. Il est dur et gru meleux et ne possède qu'une force d'adhé rence ou pouvoir couvrant insuffisants, ainsi qu'une très faible capacité d'absorption de l'huile.
Le lithopone brut est de ce fait tout à fait impropre à la peinture, mais quand il a été chauffé, par exemple au rouge sombre et brusquement refroidi dans l'eau froide, ses propriétés sont considérablement modifiées et il devient alors très propre à être utilisé en peinture.
Une bonne couleur doit posséder une grande force d'adhérence et une capacité d'absorption de l'huile suffisante. Le litho- en plus de ces qualités nécessaires, doit être brillant et résistant à la lumière. Or, tandis que le lithopone brut est émi nemment insensible à la lumière solaire, le lithopone cuit ou moufté est toujours dans une proportion plus ou moins grande sensible à la lumière et accuse un noircissement pro noncé quand il est exposé au soleil. Ce noir cissement est fâcheux pour l'emploi du li- thoporre à la peinture.
.Dans la fabrication ordinaire le lithopone est précipité en présence d'un électrolyte, généralement un chlorure soluble ajouté à la solution de sulfate de zinc à raison de 5 gr. de chlore par litre de cette solution à 20 Bé. Un des meilleurs d'entre les chlorures so lubles utilisés dans ce but comme électrolyte est le chlorure de sodium, tant à cause de son bon marché qu'à cause de sa forte ca pacité de dissociation en ions chlore et so dium, lorsqu'il est dissous dans l'eau, mais d'autres chlorures solubles peuvent également être employés.
Fréquemment l'une ou l'autre des deux solutions dont on veut précipiter le lithopone - désignées ci-après "solutions précipitantes l' -- contient déjà une certaine quantité de chlorure soluble. Ainsi, des tra ces de chlorures solubles peuvent être restées dans la solution de sulfate de zinc à la suite du traitement qu'elle a pu subir pour en éliminer le fer, le manganèse, etc. au moyen du chlorure de chaux ou du chlore sous toute autre forme. Lorsque la solution de sulfate de zinc est préparée avec des ma tières qui ont été préalablement grillées en présence du chlore, elle peut également con server certaines traces de chlorures solubles.
Il a été jusqu'ici reconnu dans l'industrie que le lithoporre précipité de solutions ne con tenant pas trace de chlore est très résistant à la lumière solaire. C'est un fait d'expé rience cependant que tous les lithopones, produits par les procédés connus, dans les quels le chlore est totalement absent des so lutions précipitantes, ne sont pas neutres vis à-vis de l'huile ou du vernis utilisé comme véhicule; c'est-à-dire que ces lithopones pos sèdent une grande capacité d'absorption de l'huile et marquent à la longue une tendance à se foncer et à s'épaissir par suite de l'ex cès d'huile ou de vernis absorbé.
On a es sayé aussi de rendre le lithopone tout à fait résistant à la lumière au moyen de certains additifs ajoutés soit au cours, soit en fin de fabrication de la couleur sèche. Les plus avantageux de ces additifs sont de nature basique et l'un d'eux, en particulier l'oxyde de magnésium, a été et est encore actuelle ment employé sur une très grande échelle à cet effet. L'usage de ces additifs présente, cependant, les mêmes inconvénients que les procédés dans lesquels les solutions préci- pitantes sont tout à fait exemptes de chlore, c'est-à-dire qu'il rend également le lithopone actif et sujet d'une manière croissante à se foncer et à s'épaissir sous l'action de la lu mière.
Par conséquent l'influence protectrice de ces additifs contre les effets de la lumière se perd souvent avec le temps et, pour cette raison, ils n'atteignent généralement pas leur but.
Les recherches de l'inventeur l'ont amené à constater que, dans la fabrication du li- thopone, pour obtenir une couleur ayant une grande fixité, c'est-à-dire résistant bien à l'ac tion de la lumière, et les autres qualités re quises, soit la fonce d'adhérence, la capacité d'absorption de l'huile, la couleur blanche, etc., la condition importante n'est pas comme on l'a cru jusqu'ici - l'absence to tale de chlore dans les solutions précipitan- tes,
mais bien le rapport existant entre la quantité de l'électrolyte présent dans ces so lutions pendant la précipitation du lithopone brut et la température à laquelle le lithopone est ensuite chauffé, considéré en égard à cha cune des qualités requises énumérées ci-des sus. Ainsi, ces recherches ont permis d'éta blir que la température de cuisson nécessaire pour donner au lithopone une force d'adhé rence suffisante doit être d'autant plus éle vée que la teneur en chlore des solutions précipitantes est plus faible. Par exemple, lorsque cette teneur en chlore est de 9 gr.
par litre de solution de sulfate de zinc à 20 Bé, le lithopone acquiert une force d'adhé rence suffisante déjà à une température d'en viron 600 C tandis qu'il n'acquiert cette même force d'adhérence qu'à une tempéra ture de 650 à 800 C quand cette teneur en chlore est inférieure à 1 gr. par litre de so lution de sulfate de zinc à 20 Bé. Entre ces deux limites la température de calcina tion nécessaire pour donner au lithopone la force d'adhérence désirée est d'autant plus haute que la teneur en chlore des solutions précipitantes est plus faible.
Indépendamment de cette température cri tique d'adhérence il existe également une température critique de fixité à la lumière, c'est-à-dire une température à laquelle le li- thopone peut être calciné sans perdre sa résistance à la lumière au-delà d'une certaine limite fixée. A la suite de ses recherches l'inventeur a constaté que cette température critique de fixité, comme la précédente, s'élève quand la teneur en chlore des solutions précipitantes est abaissée, mais d'une façon notablement plus rapide.
Ainsi la tempéra ture critique de fixité à la lumière d'un li- thopone précipité avec une teneur en chlore des solutions d'environ 9 gr. par litre de so- lution de sulfate de zinc à 20 Bé est d'en viron 500 C tandis que la température cri tique d'adhérence correspondante est d'envi ron 600 C pour le même lithopone. Par suite, lorsque un tel lithopone est calciné à sa température critique d'adhérence, il a une faible fixité à la lumière.
Par, contre ces deux températures criti ques sont ensemble d'environ 650 pour une teneur en chlore de 2 gr. environ par litre de solution de sulfate de zinc à 20 Bé et la température critique de fixité à la lumière est plus haute que celle d'adhérence pour des teneurs en chlore inférieures à cette dernière.
La coloration du lithopone sous sa forme commerciale est améliorée d'une façon très remarquable lorsqu'on effectue la calcination du lithopone brut à de hautes températures dans certaines conditions qui seront décrites ci-après.
La capacité d'absorption de l'huile d'un lithopone calciné à une température donnée dépend aussi de la teneur en chlore des so lutions précipitantes. Plus faible est cette teneur, plus grande est cette capacité d'absorp tion. Cette dernière augmente graduellement au fur et à mesure que diminue la teneur en chlore (le lithopone étant calciné à la température critique d'adhérence correspon dant à cette teneur en chlore) jusqu'à ce que celle-ci soit d'environ 1 gr. par litre de solution de sulfate de zinc à 20 Bé, puis augmente très brusquement à partir de ce moment lorsque cette teneur diminue au-des sous de cette limite de 1 gr. par litre.
Enfin, dernière constatation, par ses re cherches l'inventeur a pu établir qu'une ac tion oxydante, même très faible pendant l'opération de chauffage au moufle du litho- pone brut, entraîne la formation de notables quantités d'oxyde de zinc qui peuvent être aisément identifiées dans le produit calciné par l'épreuve à l'acide acétique, sous forme d'oxyde de zinc.
Suivant le procédé faisant l'objet de la présente invention, afin d'obtenir un litho- pone possédant toutes les qualités requises pour son emploi en peinture comme couleur, on effectue la précipitation en présence d'une quantité d'électrolyte telle qu'on puisse cal ciner le précipité, après lavage et séchage, en le chauffant dans un four à moufle à une température suffisante pour obtenir un pro duit ayant la force d'adhérence, la colora tion et la capacité d'absorption d'huile vou lues pour être utilisable comme couleur en peinture, tout en lui conservant sa fixité à la lumière, la calcination étant faite de ma nière que ce produit soit exempt de grumeaux et ait une teneur d'environ 0,5 % de zinc soluble dans l'acide acétique,
calculé comme oxyde de zinc.
Exemple On ajoute au mélange des solutions pré- cipitantes, une quantité de chlorure de so dium telle que la teneur en chlore du mé lange soit supérieure à 0,1 et inférieure à 2 gr. de chlore par litre de solution de sulfate de zinc @à 20 Bé employée.
Le précipité obtenu est ensuite lavé et séché de la manière usuelle pour obtenir le produit connu dans le commerce sous le nom de lithopone brut.
Ce lithopone brut est ensuite calciné en le chauffant au four à moufle à une tempé rature comprise entre 650 et 800 , puis est plongé dans l'eau froide de la manière usuelle. Le produit calciné et ainsi refroidi est alors moulu, pressé et désintégré suivant la prati que actuelle, et l'on obtient alors un litho- pone réunissant toutes les qualités requises pour en faire une bonne couleur, à savoir a) Une grande force d'adhérence, c'est-à- dire un grand pouvoir courant; b) une coloration blanche, légèrement bleuâtre, à éclats brillants et reflets satinés;
c) une capacité d'absorption de l'huile pas trop grande, par exemple voisine de celle de la céruse corrodée; d) une consistance homogène, complète ment exempte de grumeaux, c'est-à-dire d'agrégats de particules résistant à l'action défloculente de l'huile; e) une teneur d'environ 0,5 % de zinc soluble dans l'acide acétique et calculé comme oxyde de zinc; f) enfin une fixité à la lumière telle qu'il puisse résister relativement bien, même aux rayons ultraviolets.
On obtient ei particu lier un lithopone réunissant toutes ces qua lités ern ajoutant au mélange des solutions précipitantes une quantité de chlorure de so dium telle que la teneur eni chlore du mé lange soit de 1 gr. environ de chlore par li tre de solution de zinc. à 20 Bé.
Au sujet de la qualité de fixité à la lu rniére de ce lithopone le rendant apte à ré sister relativement bien aux rayons ultra violets, il est peut-être utile de faire remar quer ce qui suit, afin de mieux souligner l'importance de cette particularité : La plu part des couleurs réagissent plus ou moins activement lorsqu'elles sont exposées à l'ac tion des rayons ultraviolets, c'est-à-dire qu'elles transforment les rayons lumineux ultraviolets invisibles en rayons lumineux visibles.
Si l'on expose, côte à côte, par exemple des échantillons d'oxyde de zinc, de céruse cor rodée et de lithopone ordinaire, soit à l'état sec, soit à l'état de pâte formée avec l'eau, la glycérine ou l'huile, à la lumière ultra violette dans une enceinte dont sont exclus tous les rayons lumineux visibles, or cons tate que chacune de ces trois couleurs reste visible parce qu'une partie des rayons lumi neux ultraviolets sont convertis par elle eni rayons lumineux visible, donnant ià, l'oxyde de zinc une couleur jaunâtre, à la céruse corrodée une couleur grisâtre et au lithopone ordinaire une très brillante fluorescence jau nâtre.
Par contre un échantillon du nouveau lithopone, placé dans les mêmes conditions, restera absolument invisible, ce qui semble bien prouver qu'il re réagit pas sous l'action des rayons lumineux ultraviolets.
En pratique il est difficile de réaliser ces conditions d'expérimentation, parce que l'on ne peut pas obtenir aisément une source de rayons ultraviolets qui rie contiennent aucun rayon de lumière visible. Par contre, il est relativement facile, en se servant d'un verre ou de tout autre écran approprié, d'arrêter la plus grande partie des rayons lumineux visi- bles émanant d'une source donnée tout en laissant passer une grande quantité de rayons ultraviolets.
LTne substance qui rie réagit pas sous l'action des rayons ultraviolets, exposée dans les conditions indiquées, réfléchira les rayons lumineux visibles qui passent inchangés à travers l'écran, tandis qu'une substance qui réagit soirs cette action des rayons ultravio lets convertira en d'autres couleurs tarit de rayons ultraviolets que la petite quantité de lumière visible réfléchie sera complètement masquée par ces rayons convertis et que la substance aura une couleur totalement dif férente de celle des rayons lumineux visibles primitifs.
Pour effectuer en laboratoire ces essais de résistance du nouveau lithopone à l'action des rayons lumineux ultraviolets, les échan tillons de lithopone sont préparés à l'état de pâte à l'eau, étendus sur (me palette de por celaine et séchés. La source lumineuse em ployée est de préférence un arc au fer dont les rayons émis sont filtrés à travers un écran en verre spécial, qui rie laisse passer qu'une très petite quantité de rayons rouges et de rayons violets et urne plus forte pro portion de rayons ultraviolets.
Lorsque des échantillons de lithopone or dinaire sont exposés dans une chambre noire à cette lumière filtrée, ils montrent une re marquable fluorescence, comparable à celle du nitrate d'urane, du tungstate de chaux ou de la willémite, tandis que lorsque ce sont des échantillons du nouveau lithopone, qui sont exposés à cette lumière filtrée, seuls les rayons rouges et les rayons violets sont réfléchis, ce qui donne à ces échantillons une couleur pourpre analogue à celle réfléchie par la, palette de porcelaine sur laquelle ils sont séchés.
' La précipitation du lithopone peut être effectuée cri présence d'un autre électrolyte qu'un chlorure soluble. Par exemple, l'acide sulfurique peut, dans de certaines circons tances, être employé à cet effet. En fait, on a déjà proposé dans la pratique d'ajouter une certaine quantité d'acide sulfurique à la solution de sulfate de zinc, et constaté que cette quantité d'acide sulfurique ainsi ajoutée agit comme électrolyte dans la précipitation du lithopone, d'une manière à peu de chose près analogue à celle d'un chlorure soluble.
Dans ces procédés connus cette quantité est intermédiaire entre 0,3 à 0,5 % du mélange dos solutions précipitantes, l'acide sulfurique étant à 60 Bé, la solution de sulfate de zinc à 20 Bé et la solution de sulfure de baryum à 12 Bé. L'emploi de l'acide sulfu- riquc comme électrolyte pendant la précipi tation du lithopone, en aussi forte proportion produit les mêmes conséquences fâcheuses que l'emploi en grande quantité d'un chlo rure soluble.
Pour cette raison, si dans la mise eu #uvre du présent procédé on préfère, pour une raison quelconque, employer comme électrolyte l'acide sulfurique, il faudra, pour supprimer ces inconvénients, doser la teneur en acide sulfurique du mélange des solutions précipitantes de manière qu'elle soit inférieure à 0,1 % de l'ensemble du mélange, l'acide sulfurique étant à 60 Bé, la solution de sulfate de zinc à 20 Bé et la solution de sulfure de baryum à 12 Bé.
Manufacturing process of lithopone. The subject of the invention is a process for manufacturing lithopone.
Lithopone is a compound of barium sulfate and zinc desulfide; it can be obtained by mixing a solution of zinc sulphide and a solution of barium sulphide so as to obtain a precipitate, which is then washed and dried, and which is known commercially as crude lithopone. This product has little shine and a questionable white color. It is hard and greasy and has insufficient adhesion or covering power and very low oil absorption capacity.
Raw lithopone is therefore quite unsuitable for painting, but when it has been heated, for example to dark red and suddenly cooled in cold water, its properties are considerably changed and it then becomes very suitable for use. in painting.
A good color should have a high adhesive force and sufficient oil absorption capacity. The litho- in addition to these necessary qualities, must be shiny and resistant to light. Now, while the raw lithopone is eminently insensitive to sunlight, the fired or moufted lithopone is always in a more or less large proportion sensitive to light and shows a pronounced blackening when it is exposed to the sun. This black curing is unfortunate for the use of li- thoporre in painting.
In ordinary manufacture, lithopone is precipitated in the presence of an electrolyte, generally a soluble chloride added to the solution of zinc sulfate in an amount of 5 g. of chlorine per liter of this solution at 20 Bé. One of the best of the soluble chlorides used for this purpose as an electrolyte is sodium chloride, both because of its cheapness and because of its high capacity to dissociate into chlorine and sodium ions, when is dissolved in water, but other soluble chlorides can also be used.
Frequently one or the other of the two solutions from which the lithopone is to be precipitated - hereinafter referred to as "precipitating solutions l '- already contains a certain quantity of soluble chloride. Thus, traces of soluble chlorides may have remained in the solution. zinc sulphate solution as a result of the treatment which it may have undergone to remove iron, manganese, etc. therefrom by means of chloride of lime or chlorine in any other form. When the solution of zinc sulphate is prepared with materials which have been roasted beforehand in the presence of chlorine, it may also retain certain traces of soluble chlorides.
It has heretofore been recognized in the industry that the lithoporre precipitated from solutions containing no trace of chlorine is very resistant to sunlight. It is a fact of experience, however, that all lithopones, produced by known processes, in which chlorine is totally absent from precipitating solutions, are not neutral with respect to the oil or varnish used. as a vehicle; that is to say that these lithopones have a great capacity for absorbing oil and in the long run show a tendency to darken and thicken as a result of excess oil or varnish absorbed.
Attempts have also been made to make the lithopone completely resistant to light by means of certain additives added either during or at the end of the production of the dry color. The most advantageous of these additives are basic in nature and one of them, in particular magnesium oxide, has been and still is used on a very large scale for this purpose. The use of these additives has, however, the same drawbacks as the processes in which the precipitating solutions are completely free of chlorine, i.e., it also renders the lithopone active and subject to. an increasing way to darken and thicken under the action of light.
Therefore, the protective influence of these additives against the effects of light is often lost over time and, for this reason, they generally do not achieve their purpose.
The researches of the inventor led him to note that, in the manufacture of li- thopone, to obtain a color having a great fixity, that is to say resistant to the action of light, and other required qualities, i.e. dark adhesion, oil absorption capacity, white color, etc., the important condition is not as hitherto believed - the absence total chlorine in precipitating solutions,
but the ratio existing between the quantity of the electrolyte present in these solutions during the precipitation of the crude lithopone and the temperature to which the lithopone is then heated, considered with regard to each of the required qualities listed above. Thus, this research has made it possible to establish that the firing temperature necessary to give the lithopone sufficient adhesion strength must be all the higher as the chlorine content of the precipitating solutions is lower. For example, when this chlorine content is 9 gr.
per liter of zinc sulphate solution at 20 Bé, the lithopone acquires sufficient adhesive strength already at a temperature of about 600 C, while it only acquires this same adhesive strength at a temperature ture from 650 to 800 C when this chlorine content is less than 1 gr. per liter of zinc sulphate solution at 20 Bé. Between these two limits, the calcination temperature necessary to give the lithopone the desired adhesion strength is all the higher the lower the chlorine content of the precipitating solutions.
Independently of this critical temperature of adhesion there is also a critical temperature of fixity to light, that is to say a temperature at which the li-thopone can be calcined without losing its resistance to light beyond d 'a certain limit set. As a result of his research, the inventor has observed that this critical temperature of fixity, like the preceding one, rises when the chlorine content of the precipitating solutions is lowered, but in a notably more rapid manner.
Thus the critical fixity temperature in the light of a precipitated li-thopone with a chlorine content in solutions of about 9 gr. per liter of zinc sulphate solution at 20 Bé is about 500 ° C. while the corresponding critical adhesion temperature is about 600 ° C. for the same lithopone. Therefore, when such a lithopone is calcined at its critical adhesion temperature, it has poor light fixity.
On the other hand, these two critical temperatures are together about 650 for a chlorine content of 2 gr. approximately per liter of zinc sulfate solution at 20 Bé and the critical light fixity temperature is higher than that of adhesion for chlorine contents lower than the latter.
The coloration of lithopone in its commercial form is improved in a very remarkable manner when calcining the crude lithopone at high temperatures under certain conditions which will be described below.
The oil absorption capacity of a calcined lithopone at a given temperature also depends on the chlorine content of the precipitating solutions. The lower the content, the greater the absorption capacity. The latter gradually increases as the chlorine content decreases (the lithopone being calcined at the critical adhesion temperature corresponding to this chlorine content) until it is approximately 1 g. per liter of zinc sulphate solution at 20 Bé, then increases very sharply from this moment on when this content decreases below this limit of 1 gr. per liter.
Finally, last observation, by his researches the inventor was able to establish that an oxidizing action, even very weak during the operation of heating in the muffle of the crude lithopone, leads to the formation of significant quantities of zinc oxide. which can be readily identified in the calcined product by the acetic acid test, as zinc oxide.
According to the process forming the subject of the present invention, in order to obtain a lithopone having all the qualities required for its use in painting as a color, the precipitation is carried out in the presence of a quantity of electrolyte such that can calcine the precipitate, after washing and drying, by heating it in a muffle furnace at a temperature sufficient to obtain a product having the adhesion strength, color and oil absorption capacity required for be usable as a color in paint, while retaining its fixity to light, the calcination being carried out so that this product is free of lumps and has a content of approximately 0.5% of zinc soluble in acetic acid ,
calculated as zinc oxide.
Example A quantity of sodium chloride such that the chlorine content of the mixture is greater than 0.1 and less than 2 g is added to the mixture of precipitating solutions. of chlorine per liter of zinc sulfate solution @ to 20 Bé used.
The precipitate obtained is then washed and dried in the usual manner to obtain the product known commercially under the name of crude lithopone.
This crude lithopone is then calcined by heating it in a muffle furnace at a temperature between 650 and 800, then is immersed in cold water in the usual manner. The calcined and thus cooled product is then ground, pressed and disintegrated according to current practice, and a lithopone is then obtained which combines all the qualities required to make it a good color, namely a) A great strength of adhesion, that is to say a great current power; b) a white color, slightly bluish, with brilliant flashes and satin reflections;
c) an oil absorption capacity not too great, for example close to that of corroded white lead; d) a homogeneous consistency, completely free of lumps, that is to say of aggregates of particles resistant to the deflocculent action of the oil; e) a content of about 0.5% of zinc soluble in acetic acid and calculated as zinc oxide; f) finally, a fixity to light such that it can resist relatively well, even to ultraviolet rays.
In particular, a lithopone is obtained which combines all these qualities ern adding to the mixture of precipitating solutions a quantity of sodium chloride such that the chlorine content of the mixture is 1 gr. approximately chlorine per liter of zinc solution. at 20 Bé.
Regarding the quality of fixity at the light of this lithopone making it able to resist relatively well to ultra violet rays, it is perhaps useful to point out the following, in order to better underline the importance of this peculiarity: Most colors react more or less actively when exposed to the action of ultraviolet rays, that is, they transform invisible ultraviolet light rays into visible light rays.
If, for example, samples of zinc oxide, white lead, and ordinary lithopone are exposed side by side, either in the dry state or in the state of a paste formed with water, the glycerin or oil, in ultraviolet light in an enclosure from which all visible light rays are excluded, and note that each of these three colors remains visible because part of the ultraviolet light rays are converted by it intoi rays luminous visible, giving the oxide of zinc a yellowish color, to the corroded white lead a grayish color and to the ordinary lithopone a very brilliant yellowish-nish fluorescence.
On the other hand, a sample of the new lithopone, placed under the same conditions, will remain absolutely invisible, which seems to prove that it does not react under the action of ultraviolet light rays.
In practice, it is difficult to achieve these experimental conditions, because it is not possible to easily obtain a source of ultraviolet rays which contains no visible light rays. On the other hand, it is relatively easy, by using a glass or any other suitable screen, to stop most of the visible light rays emanating from a given source while allowing a large quantity of rays to pass. ultraviolet.
A substance which does not react under the action of ultraviolet rays, exposed under the conditions indicated, will reflect visible light rays which pass unchanged through the screen, while a substance which reacts even to this action of ultraviolet rays will convert into other colors dries up from ultraviolet rays that the small amount of reflected visible light will be completely masked by these converted rays and the substance will have a totally different color from that of the primitive visible light rays.
To carry out in the laboratory these tests of resistance of the new lithopone to the action of ultraviolet light rays, the lithopone samples are prepared in the form of a water paste, spread out on a porcelain pallet and dried. The light source used is preferably an iron arc, the emitted rays of which are filtered through a special glass screen, which allows only a very small amount of red and violet rays to pass through and a greater proportion of rays. ultraviolet.
When samples of gold lithopone are exposed in a darkroom to this filtered light, they show a remarkable fluorescence, comparable to that of uranium nitrate, tungstate of lime or willemite, whereas when they are samples of the new lithopone, which are exposed to this filtered light, only the red rays and the violet rays are reflected, giving these samples a purple color similar to that reflected by the porcelain palette on which they are dried.
The precipitation of the lithopone can be carried out without the presence of an electrolyte other than a soluble chloride. For example, sulfuric acid can in certain circumstances be used for this purpose. In fact, it has already been proposed in practice to add a certain quantity of sulfuric acid to the solution of zinc sulphate, and found that this quantity of sulfuric acid thus added acts as an electrolyte in the precipitation of lithopone, of in a manner very nearly analogous to that of a soluble chloride.
In these known processes, this amount is intermediate between 0.3 to 0.5% of the mixture of precipitating solutions, the sulfuric acid being at 60 Bé, the zinc sulphate solution at 20 Bé and the barium sulphide solution at 12 Bé. The use of sulfuric acid as an electrolyte during the precipitation of lithopone, in such a large proportion, produces the same unfortunate consequences as the use in large quantities of a soluble chloride.
For this reason, if in carrying out the present process it is preferred, for whatever reason, to use sulfuric acid as electrolyte, it will be necessary, in order to eliminate these drawbacks, to determine the sulfuric acid content of the mixture of precipitating solutions of so that it is less than 0.1% of the whole mixture, the sulfuric acid being at 60 Be, the zinc sulphate solution at 20 Be and the barium sulphide solution at 12 Be.