La présente invention concerne de façon générale
les échafaudages, fixes ou roulants, réalisés notamment en
acier ou en aluminium, dont la structure comprend des
échelles verticales opposées, entre lesquelles sont montés
des plateaux de travail ou d'accès, accrochés par leurs
extrémités aux barreaux des échelles. Cette invention se
rapporte, plus particulièrement, à un dispositif conçu
pour le montage en toute sécurité de tels échafaudages.
On connaít, plus particulièrement, les
échafaudages roulants en acier ou en aluminium, qui
comportent une structure de base mobile, pourvue de roues,
sur laquelle est fixée une structure verticale, de section
horizontale rectangulaire, qui comprend deux échelles
opposées reliées entre elles par des croisillons ou
diagonales. Les échelles correspondent aux petits côtés de
la section horizontale rectangulaire, tandis que les
croisillons ou diagonales correspondent aux grands côtés
de cette section.
Les échelles, tubulaires, sont essentiellement
constituées de montants verticaux et de barreaux
horizontaux disposés régulièrement le long des montants.
Ces échelles remplissent les fonctions suivantes :
- elles participent à la résistance mécanique de
la structure verticale ;
- elles permettent l'accès aux planchers de
travail ou d'accès ;
- elles permettent le positionnement et le réglage
en hauteur des plateaux.
Les plateaux de travail ou d'accès sont disposés
horizontalement entre les deux échelles ; ils comportent
des dispositions permettant leur accrochage sur les
barreaux de ces échelles. La constitution des plateaux
reste simple : un cadre métallique assure la résistance
mécanique du plateau et la fonction de plinthe, et un
panneau en contreplaqué inséré dans le cadre assure la
fonction de plancher.
L'une des difficultés majeures rencontrées lors de
l'assemblage des échafaudages roulants réside dans la mise
en place des plateaux de travail ou d'accès. Un mode
opératoire couramment mis en oeuvre consiste à utiliser
deux cordes que l'on attache à chaque extrémité du
plateau, puis à disposer ce plateau à l'extérieur de la
structure verticale, parallèlement au grand côté du
rectangle formé par la section horizontale de cette
structure verticale. Après avoir grimpé jusqu'aux sommets
des échelles, deux opérateurs peuvent, grâce aux cordes,
hisser la plateau sur le côté extérieur de la structure
verticale jusqu'au niveau souhaité. Le plateau est
provisoirement maintenu à ce niveau par les cordes fixées
à la structure, puis de manière plus ou moins malaisée, le
plateau est glissé manuellement par les opérateurs à
l'intérieur de la structure pour y être accroché en
position ; enfin des garde-corps sont mis en place sur les
côtés longitudinaux du plateau.
Cette opération reste longue et dangereuse puisque
les opérateurs sont placés a l'extérieur de la structure
verticale, tenus aux échelles seulement par les jambes,
afin de disposer de leurs bras pour tirer le plateau.
Une deuxième difficulté réside dans le réglage de
niveau du plateau. En effet, pour des besoins de
positionnement en hauteur pour travailler en plafond, il
est souvent nécessaire de déplacer verticalement le
plateau d'un barreau ou deux. Cette opération nécessite
deux personnes, car il faut soulever la plateau pour
dégager ses crochets des barreaux, incliner le plateau
afin que les crochets échappent à ces barreaux lors du
mouvement vertical de réglage, et le repositionner à
l'horizontale souvent en engageant le plateau entre les
barreaux. Cette opération est non seulement dangereuse
mais encore difficile à exécuter, car les opérateurs
doivent se tenir à l'extérieur des échelles, tout en
tenant le plateau à l'intérieur de la structure verticale.
Une troisième difficulté réside dans la mise en
place des échelles et des diagonales. Celles-ci, selon un
mode opératoire connu, sont hissées au sommet de la
structure grâce à des cordes ou manuellement, l'opération
d'emboítage de l'échelle n'étant possible que si
l'opérateur dégage son corps à l'extérieur de la
structure, tout en étant accroché à la structure avec ses
jambes. Il s'agit d'une opération dangereuse. Une autre
méthode consiste à disposer des plateaux tous les deux
mètres environ et à construire l'échafaudage à partir
desdits plateaux. Cette opération reste longue et
nécessite un nombre important de plateaux, ce qui n'est
pas toujours avantageux, surtout pour les grandes hauteurs
où l'on a besoin seulement du dernier plateau pour
travailler.
Comme on peut donc le constater, une grande partie
des difficultés actuellement rencontrées résulte de ce que
les plateaux ne peuvent pratiquement pas être introduits
et déplacés entre les deux échelles opposées, en étant
maintenus horizontaux ou légèrement inclinés.
Le précédent brevet français N° 9302356 du 24
février 1993 au nom du Demandeur, publié sous le
N° 2701981, apporte déjà une solution partielle à la mise
en place des plateaux et à leur réglage en hauteur, en
prévoyant un plateau d'échafaudage pourvu à ses extrémités
de crochets pivotants, aptes à s'effacer au passage d'un
barreau d'échelle, ces crochets pivotants étant notamment
amarrés à des câbles ou cordes de traction, utilisés pour
le hissage ou la descente du plateau à l'intérieur de la
structure verticale de l'échafaudage.
Tout en représentant une avancée significative sur
le plan de la sécurité, la solution donnée par le brevet
précité ne résoud pas encore toutes les difficultés et, en
particulier, le problème du montage ou démontage en toute
sécurité de la structure de l'échafaudage n'était pas
solutionné.
La présente invention vise à remédier à cette
difficulté, en proposant un dispositif composé d'un
plateau spécifique et d'au moins un accessoire de montage,
pour un échafaudage du genre ici concerné, qui permet le
montage de l'ensemble de l'échafaudage en toute sécurité
pour l'opérateur.
A cet effet, l'invention a pour objet un
dispositif pour le montage en sécurité des échafaudages
appartenant au genre indiqué en introduction, qui comprend
essentiellement, en combinaison :
- au moins un plateau spécifique, composé d'un
plancher, de deux paires de bras latéraux dirigés
vers le haut, montés pivotants par leur base,
autour d'axes horizontaux transversaux,
respectivement aux deux extrémités du plancher,
et d'au moins une lisse reliant de façon
articulée les deux bras pivotants sur chaque côté
du plateau, en autorisant l'une des paires de
bras pivotants à suivre une direction légèrement
différente de celle de l'autre paire de bras,
chaque paire de bras pivotants portant au moins
une paire de crochets tournés vers l'extérieur et
prévus pour s'accrocher sur les barreaux de l'une
des échelles, et
- au moins une tablette de montage, possédant une
largeur inférieure à celle du plateau précité, et
comprenant une plaque horizontale formant une
petite plateforme, solidaire d'une structure
pourvue d'au moins une paire de crochets tournés
vers l'extérieur et prévus pour s'accrocher sur
les barreaux de l'une des échelles, la tablette
de montage étant prévue pour prendre place au-dessus
d'une extrémité du plancher du plateau
précité, et étant ainsi utilisable comme
plateforme auxiliaire pour permettre la
manipulation de la paire de bras pivotants situés
à l'extrémité correspondante, en vue de leur
déplacement et de leur accrochage sur un barreau
d'échelle supérieur ou inférieur.
Ainsi, l'invention propose un ensemble comprenant
un plateau spécifique constituant une plateforme de
montage principale, équipée de garde-corps, et capable
d'être déplacée verticalement entre les échelles, par un
ou deux opérateurs se tenant temporairement debout sur au
moins une tablette de montage, accrochée comme le plateau
lui-même à une échelle et constituant une petite
plateforme auxiliaire. En se plaçant sur cette petite
plateforme, qui constitue un point d'appui fixe
indépendant du plateau, l'opérateur peut aisément saisir
la paire de bras pivotants située à l'extrémité
correspondante du plateau, et la soulever en la séparant
du barreau d'échelle sur laquelle elle se trouvait
accrochée, pour venir l'accrocher sur le barreau situé
immédiatement au-dessus. La même opération étant effectuée
alternativement à une extrémité et à l'autre du plateau,
on comprend que ce plateau peut ainsi "suivre" l'érection
de la structure verticale de l'échafaudage, pour permettre
un montage en toute sécurité de cette structure. Lorsque
l'échafaudage a été monté, le même plateau peut aussi être
positionné à divers niveaux, pour servir de plateforme de
travail, et être déplacé rapidement, en s'aidant toujours
de la tablette de montage, afin de parcourir une façade ou
de travailler en plafond. Bien entendu, le même dispositif
est aussi utilisable lors du démontage de l'échafaudage.
Selon la forme de réalisation la plus simple, le
dispositif objet de l'invention comprend une tablette de
montage unique prévue pour être alternativement accrochée
sur l'une ou l'autre des échelles, et être ainsi
alternativement utilisée pour la manipulation de l'une ou
l'autre des deux paires de bras pivotants du plateau.
Constituant un accessoire de montage léger, cette tablette
peut être aisément décrochée d'une échelle et amenée sur
l'échelle opposée.
Selon une autre possibilité, évitant de déplacer
une tablette d'une échelle à l'autre, le dispositif
comprend deux tablettes de montage prévues pour être
accrochées respectivement aux deux échelles, et pour être
utilisées, chacune, pour la manipulation de l'une des deux
paires de bras pivotants du plateau.
Les lisses, qui peuvent comporter de chaque côté
du plateau une lisse proprement dite et au moins une sous-lisse,
forment avec les bras pivotants des garde-corps
complets du plateau, entre lesquels prend place la ou
chaque tablette de montage. Dans une forme d'exécution
avantageuse, chaque lisse du plateau est liée à l'une de
ses extrémités par une simple articulation au bras
pivotant correspondant, tandis que l'autre extrémité de
chaque lisse comporte une lumière assurant une liaison
pivotante et coulissante avec le bras pivotant
correspondant. La lumière permet une rotation limitée de
chaque paire de bras pivotants, autorisant le dégagement
des crochets de ces bras vis-à-vis des échelles, et la
déformation du plateau, nécessaire pour le passage d'un
niveau à un autre, avec des positions intermédiaires
légèrement inclinées (une extrémité du plateau étant
temporairement accrochée à une barreau d'échelle situé
plus haut que le barreau d'accrochage du même plateau sur
l'échelle opposée). Dans une variante équivalente, chaque
lisse est constituée de deux tubes télescopiques,
simplement articulés par une extrémité au bras pivotant
correspondant.
Selon une disposition complémentaire, les bras
pivotants portent, dans leur partie supérieure, des anses
de protection tournées à l'opposé des crochets et situées
sensiblement dans le plan vertical des lisses, lesdites
anses assurant notamment une protection latérale vis-à-vis
de la tablette de montage, qui en cours d'utilisation est
située plus haut que le plancher du plateau. Ces anses
complètent ainsi les garde-corps latéraux du plateau et
protègent, contre les chutes vers l'extérieur, l'opérateur
qui se tient debout sur la tablette de montage, une
véritable "cage" de protection de l'opérateur étant
réalisée de cette manière.
En ce qui concerne la structure de la ou chaque
tablette de montage, celle-ci comporte de préférence, au-dessus
de sa plaque ou plateforme, deux montants qui
portent les crochets et qui présentent des parties coudées
obliques, prévues pour retenir une barre transversale de
sécurité reliant rigidement entre eux les deux bras de
chaque paire de bras pivotants, en cas d'amorce de chute
du plateau. En cas de mauvaise manipulation des bras, si
ceux-ci sont lâchés, leur rotation limitée (notamment par
les lumières précitées) permet leur interception quasi-immédiate
par les parties obliques de la tablette de
montage, empêchant la chute du plateau.
Dans l'ensemble, la combinaison d'un plateau
spécifique et d'une ou deux tablettes de montage, objet de
l'invention, constitue un dispositif complet de montage et
de démontage en toute sécurité d'un échafaudage du genre
concerné. On notera aussi la simplicité de structure et
d'utilisation du dispositif, qui ne nécessite aucun moyen
tel que câble ou corde pour déplacer verticalement le
plateau.
De toute façon, l'invention sera mieux comprise à
l'aide de la description qui suit, en référence au dessin
schématique annexé représentant, à titre d'exemple, une
forme d'exécution de ce dispositif pour le montage en
sécurité des échafaudages :
Figure 1 est une vue partielle, en perspective
éclatée, d'un échafaudage pourvu du dispositif de montage
objet de la présente invention ; Figure 2 est une vue en perspective du plateau
seul de ce dispositif ; Figure 3 est une vue partielle en perspective de
l'échafaudage en cours de montage ; Figure 4 est une vue de face, avec coupes, de cet
échafaudage en cours de montage avec le plateau à
l'horizontale ; Figure 5 est une vue similaire à figure 4, mais
avec indication du plateau en position inclinée.
L'invention se rapporte à un échafaudage qui,
comme le montre le dessin, comprend une structure de base
1, roulante ou fixe, et une structure verticale composée
de deux échelles verticales opposées 2 et 3, reliées entre
elles par des diagonales 4. Chaque échelle 2 ou 3 est
composée de plusieurs tronçons superposés, comprenant deux
montants verticaux 5 reliés entre eux par des barreaux
horizontaux 6, séparés les uns des autres par des
intervalles verticaux réguliers. Entre les deux échelles 2
et 3 sont mis en place des plateaux d'échafaudage, servant
de plateformes de travail, d'accès et de montage, et
comprenant notamment un plateau spécifique 7, représenté
seul et de façon complète sur le figure 2.
Le plateau 7 comprend, à sa partie inférieure, un
plancher 8 par exemple en contreplaqué, entouré par un
cadre rectangulaire métallique 9, par exemple en
aluminium, constitué par des profilés dont l'aile
verticale, tournée vers le haut, forme une plinthe.
A chaque extrémité du plateau 7 sont prévus deux
bras latéraux parallèles 10, dirigés vers le haut, qui
sont reliés rigidement entre eux par une barre
transversale supérieure 11 et par une barre transversale
intermédiaire 12. Les deux bras 10 sont montés pivotants
par leur base, autour d'un axe horizontal transversal 13,
sous l'extrémité correspondante du plancher 8. Sur ces
deux bras 10 sont encore fixés des crochets 14 tournés
vers l'extérieur, et plus particulièrement, dans l'exemple
illustré au dessin, une paire unique de crochets 14 situés
à même hauteur intermédiaire sur les bras 10.
Sur chaque côté longitudinal du plateau 7, les
deux bras latéraux 10 sont reliés l'un à l'autre par une
lisse 15 et par une sous-lisse 16. Une extrémité de la
lisse 15 est liée par une simple articulation 17 à l'un
des bras 10 ; l'autre extrémité de la lisse 15 est liée à
façon pivotante et coulissante au bras 10 correspondant,
grâce à une lumière 18 ménagée à cette extrémité de ladite
lisse 15. D'une manière identique, une extrémité de la
sous-lisse 16 est liée par une simple articulation 19 a
l'un des bras 10, tandis que son autre extrémité est liée
de façon pivotante et coulissante, grâce à une lumière 20,
au bras 10 correspondant. L'ensemble des lisses 15 et des
sous-lisses 16 forme deux garde-corps latéraux, équipant
de façon permanente le plateau 7.
Les quatre bras pivotants 10 portent encore, dans
leur partie supérieure, des anses de protection 21 qui se
situent, de chaque côté, dans le plan vertical des lisses
15 et sous-lisses 16, au-dessus desdites lisses 15.
Outre le plateau spécifique 7 précédemment décrit,
le dispositif comprend au moins une tablette de montage
22, bien visible sur la figure 1. La tablette 22 comporte
une plaque horizontale 23 sensiblement carrée ou
rectangulaire, portée par un châssis inférieur 24 à partir
duquel s'étendent deux montants coudés parallèles 25,
s'élevant à partir de deux angles consécutifs de la plaque
23. Deux crochets 26, tournés vers l'extérieur, sont fixés
respectivement sur les parties verticales des deux
montants 25. Les parties coudées obliques de ces deux
montants 25 sont reliées rigidement l'une à l'autre par
une traverse 27, et portent ou forment à leurs extrémités
libres respectives des poignées de préhension 28. Des
barres obliques de renfort 29 relient encore rigidement
chaque montant 25 au côté correspondant du châssis
inférieur 24. La largeur hors tout de la tablette de
montage 22 est inférieure à la largeur intérieure du
plateau d'échafaudage 7.
Les crochets 14 des bras pivotants 10 du plateau 7
sont prévus pour s'accrocher sur les barreaux horizontaux
6 des deux échelles 2 et 3 de la structure verticale. De
même, les crochets 26 de la tablette de montage 22 sont
prévus pour s'accrocher sur les barreaux 6 de l'une ou
l'autre des échelles 2 et 3, la largeur de la tablette 22
lui permettant en outre de prendre place au-dessus d'une
extrémité du plancher 8 du plateau 7, entre les deux
garde-corps latéraux de ce plateau 7. Le dispositif peut
ainsi être utilisé comme suit, pour le montage de
l'échafaudage (voir en particulier les figures 3 à 5):
A partir du sol, l'opérateur installe la structure
de base 1 de l'échafaudage, et les premiers tronçons des
échelles 2 et 3, directement montés sur la structure de
base 1. Puis, toujours à partir du sol l'opérateur met en
place le plateau 7 entre les deux échelles 2 et 3, en
positionnant les crochets 14 des bras pivotants 10 sur des
barreaux 6 des premiers tronçons des échelles 2 et 3. Les
lisses 15 et sous-lisses 16, formant les garde-corps du
plateau 7, peuvent alors être montées entre les bras 10, à
l'aide de boulons épaulés matérialisant les axes de
liaison et d'articulation tels que 17.
La tablette de montage 22 est alors aussi
accrochée sur un barreau 6 de l'un des tronçons d'échelle
2 en place, sur le côté intérieur de cette échelle 2, de
telle sorte que ladite tablette 22 surmonte une région
d'extrémité du plancher 8 du plateau 7, tout en prenant
place entre les deux garde-corps latéraux de ce plateau 7.
En variante, la tablette de montage 22 peut aussi
être accrochée à l'échelle 2 avant mise en place des
garde-corps.
A partir du plateau 7 ou du sol, l'opérateur peut
encore mettre en place des accessoires tels que les
diagonales 4, complétant le premier niveau de la structure
verticale de l'échafaudage.
L'opérateur se positionne alors, comme représenté
sur la figure 3, sur la plaque horizontale 23 de la
tablette de montage 22, et à l'aide de ses mains il
soulève les deux bras pivotants 10 du plateau 7, tout en
les tirant vers lui, en utilisant la barre transversale 11
ou les anses 21 comme des poignées de préhension. Ce
mouvement est rendu possible par le montage pivotant des
bras 10 à leur base sous le plancher 8, par la liaison
articulée des lisses 15 et sous-lisses 16 avec ces bras
10, et par les lumières respectives 18 et 20 des lisses 15
et sous-lisses 16. Au cours de cette manipulation, les
anses 21 des bras 10 complètent les garde-corps vers le
haut et permettent à l'opérateur, debout sur la tablette
22, de rester en sécurité.
Les deux bras 10, ainsi soulevés, sont amenés
jusqu'à une position dans laquelle ils sont accrochés,
toujours par leurs crochets 14, sur le barreau 6 de
l'échelle 2 situé immédiatement au-dessus du barreau 6
auquel ils se trouvaient initialement accrochés. Le
plateau 7 occupe alors, temporairement, une position
stable mais légèrement inclinée sur l'horizontale (voir
figure 5), une extrémité du plateau 7 étant accrochée à
l'échelle 2 un peu plus haut que ne l'est son autre
extrémité, vis-à-vis de l'échelle 3.
L'opérateur, revenant alors sur le plancher 8 du
plateau 7, peut décrocher la tablette de montage 22 de
l'échelle 2, et venir accrocher cette tablette 22 sur
l'échelle 3, au-dessus de l'autre extrémité du plancher 8.
La même manipulation est alors opérée à cette autre
extrémité, par l'opérateur reprenant place sur la tablette
22, et saisissant l'autre paire de bras 10, ce qui
rétablit l'horizontalité du plateau 7 (voir figure 4), et
ainsi de suite...
Ainsi, le dispositif est élevé, barreau par
barreau jusqu'à la hauteur nécessaire, en déplaçant
alternativement le plateau 7 et la tablette de montage 22.
Une fois le plateau 7 amené suffisamment haut, l'opérateur
assemble les éléments du deuxième niveau de la structure
verticale de l'échafaudage, en s'aidant d'une corde pour
hisser ces éléments.
En recommençant les mêmes opérations, aussi
souvent que nécessaire, l'échafaudage peut être monté en
toute sécurité, jusqu'au niveau souhaité.
Lorsque le plateau 7 est parvenu au sommet de
l'échafaudage ou du moins dans sa position supérieure, il
peut être maintenu à ce niveau pour servir de plateforme
de travail, ou être redescendu par le même processus,
auquel cas des plateaux intermédiaires sont hissés et
positionnés entre les échelles 2 et 3 lors de la
redescente du plateau 7. Ces opérations se font elles
aussi en toute sécurité, l'opérateur restant posté sur le
plateau 7 toujours pourvu de ses garde-corps latéraux.
Le démontage de l'échafaudage s'effectue, bien
entendu, par le processus inverse de celui précédemment
décrit.
On notera que les lumières 18 et 20 ménagées dans
les lisses 15 et les sous-lisses 16 n'autorisent qu'une
légère rotation des bras pivotants 10. De plus, ces bras
10 ne peuvent être manipulés par l'opérateur que s'il se
trouve sur la tablette de montage 22. Ceci garantit le
maintien en place des bras pivotants 10 et de l'ensemble
du plateau 7.
Si les bras 10 sont lâchés accidentellement au
cours d'une mauvaise manipulation, un début de chute du
plateau 7 se produit mais les parties coudées obliques des
deux montants 25 de la tablette de montage 22 assurent
très rapidement la retenue des bras pivotants 10, en
interceptant la barre transversale intermédiaire 12 qui
joue alors le rôle d'une barre de sécurité. Ainsi, la
chute du plateau est presque immédiatement arrêtée.
Partant de la forme d'exécution décrite ci-dessus,
l'on ne s'éloignerait pas du cadre de l'invention :
- en remplaçant la paire unique de crochets 14,
portée par les bras pivotants 10 à chaque
extrémité du plateau 7, par deux ou plusieurs
paires superposées de crochets, permettant un
accrochage simultané sur deux ou plusieurs
barreaux 6 consécutifs de l'échelle 2 ou 3 ;
- de même, en remplaçant la paire unique de
crochets 26 de la tablette de montage 22 par deux
ou plusieurs paires superposées de crochets ;
- en supprimant les lumières 18 et 20 des lisses
15 et sous-lisses 16, pour les remplacer par des
lisses et sous-lisses constituées chacune de deux
tubes télescopiques, simplement articulés chacun
par une extrémité à l'un des bras pivotants 10 ;
- en remplaçant la tablette de montage 22 unique
par deux tablettes de montage, l'une restant du
côté de l'échelle 2 et l'autre restant du côté de
l'échelle 3, ce qui évite les déplacements
importants d'une tablette unique et permet, le
cas échéant, de travailler avec deux opérateurs
postés respectivement vers les deux extrémités du
plateau 7, pour un montage plus rapide de
l'échafaudage ;
- en utilisant le plateau spécifique 7 côte à côte
avec un autre plateau similaire, dans le cas d'un
échafaudage de grande largeur.