La présente invention se rapporte à un dispositif à antenne
demi-boucle installé sur un véhicule pour établir des communications dans la
bande des hautes fréquences, communément notée HF. Dans le cadre de
l'invention, les fréquences mises en jeu sont typiquement comprises entre
1,5 et 24 MHz.
L'invention permet en particulier à un véhicule en mouvement de
communiquer par l'intermédiaire d'une liaison HF avec un correspondant fixe
ou mobile.
Pour assurer des transmissions radioélectriques à courtes ou
longues distances la gamme des fréquences HF est généralement utilisée.
Cette gamme de fréquence permet, en fonction de critères de puissance des
émetteurs, en fonction des antennes utilisées, en fonction des distances
entre les stations et de leur situation géographique et en fonction des dates
et heures de transmission et de l'activité solaire, de prévoir une probabilité
de transmission en fonction de la fréquence HF utilisée. Ainsi, l'opérateur
choisit la fréquence HF la plus appropriée pour établir une communication à
une distance déterminée.
Dans le cas de transmission entre des stations fixes, le choix
d'une antenne appropriée pour obtenir des caractéristiques de rayonnement
en mode émission et en mode réception permettant d'optimiser un bilan de
liaison est relativement facile. Dans le cas de stations mobiles de
radiocommunication, tel un véhicule, le type d'antenne pouvant être utilisée
est très limité pour des raisons mécaniques d'installation et pour des raisons
de sécurité du véhicule en mouvement.
Les systèmes connus actuellement résolvent un des deux
problèmes précédents mais pas les deux simultanément de façon
satisfaisante.
Un autre problème fréquemment rencontré dans les
communications HF consiste en l'existence d'une « zone d'ombre » située, à
titre indicatif, entre 50 et 150 km (la distance dépend de la puissance, du
relief, ...). Cette « zone d'ombre » dépend de la directivité des antennes
utilisées, et du type de propagation mis en oeuvre. La propagation des ondes
se fait généralement suivant deux modes, un mode dit de sol qui correspond
à une onde directe et un mode dit ionosphérique qui correspond à une onde
réfléchie par les différentes couches ionisées de l'atmosphère terrestre. Les
directivités des antennes utilisées sont telles qu'entre les deux modes de
propagation, il existe une zone non couverte par les ondes, cette zone est
dite « zone d'ombre ».
Un but de l'invention est de résoudre simultanément les
problèmes précédents à un coût raisonnable.
A cet effet, l'invention a pour objet un dispositif à antenne
demi-boucle pour des communications dans la bande HF, installé sur un
véhicule équipé d'un plan de masse, comprenant un dispositif
émetteur/récepteur, caractérisé en ce qu'il comprend :
une antenne comprenant un premier élément rayonnant flexible et
léger de longueur déterminée et de section faible par rapport à la longueur et
dont une première extrémité est maintenue à proximité du plan de masse
par l'intermédiaire d'un premier moyen de fixation et est couplée au plan de
masse par une impédance d'accord, et comprenant un point d'attaque situé sur un point déterminé de
l'antenne et couplé électriquement au dispositif émetteur/récepteur au
moyen d'une boíte d'adaptation en série avec un dispositif de couplage pour
assurer l'alimentation de l'antenne, et caractérisé en ce qu'il comprend un deuxième moyen de
fixation qui maintient rabattue une seconde extrémité du premier élément
rayonnant à proximité du plan de masse pour imposer au premier élément
rayonnant une forme courbe au-dessus du plan de masse.
Ainsi, le premier élément rayonnant, typiquement une antenne
filaire est fixé par ses deux extrémités au véhicule, ce qui assure son
maintien et ce qui permet de maítriser parfaitement la hauteur totale du
véhicule. Les deux caractéristiques précédentes sont particulièrement
importantes car elles participent fortement à la sécurité du véhicule en
mouvement. L'installation sur le véhicule ne nécessite pas de travaux
importants étant donné la légèreté de l'antenne et étant donné que sa
longueur et sa courbure peuvent être adaptées en fonction de la longueur du
véhicule.
L'invention sera bien comprise et ses avantages et autres
caractéristiques ressortiront, lors de la description suivante présentée à titre
d'illustration non limitative et faite en regard d'exemples particuliers de
réalisation illustrés par des figures annexées qui représentent :
- la figure 1, un mode d'installation sur un véhicule d'un premier
mode de réalisation d'un dispositif selon l'invention,
- la figure 2, un schéma de connexions électriques entre des
éléments composant le dispositif de la figure 1, selon une première variante,
- la figure 3, un schéma de connexions électriques entre des
éléments composant le dispositif de la figure 1, selon une deuxième
variante,
- la figure 4, un mode d'installation sur un véhicule d'un deuxième
mode de réalisation d'un dispositif selon l'invention,
- la figure 5, un schéma de connexions électriques entre des
éléments composant le dispositif de la figure 4.
Sur les différentes figures les éléments homologues sont
représentés avec une même référence.
La figure 1 illustre un mode d'installation sur un véhicule 1 d'un
premier mode de réalisation d'un dispositif selon l'invention. Le dispositif
comprend une antenne 2, un premier moyen de fixation 3, un deuxième
moyen de fixation 4, une boíte d'accord 5, une boíte d'adaptation 6, un
dispositif émetteur/récepteur 7 et un dispositif de couplage 8.
Le véhicule 1 est du type voiture tout terrain, par exemple. Le
véhicule 1 comprend une carrosserie 9 réalisée avec des tôles. Les tôles
réalisent un plan de masse du véhicule 1 dont la qualité dépend en partie de
l'assemblage des tôles entre elles. Lorsque la carrosserie 9 ne comprend
pas de tôle, le véhicule 1 peut être équipé d'un plan de masse réalisé par
l'adjonction d'un ruban conducteur (du type tresse de masse, grillage ou
feuillard métallique (bande de cuivre), par exemple) installé sur le véhicule 1.
Cette adjonction peut aussi être réalisée lorsque la qualité du plan de masse
réalisé par les tôles est jugée insuffisante.
L'antenne 2 comprend un premier élément rayonnant 10. Le
premier élément rayonnant 10 est flexible, léger, de longueur déterminée et
de section faible par rapport à la longueur. Dans un premier mode de
réalisation du premier élément rayonnant 10, le premier élément rayonnant
10 est une antenne filaire du type « antenne fouet » réalisée par une
succession de segments. Sur chaque segment est réalisé, à une extrémité
un filetage et à l'autre extrémité un taraudage complémentaire du filetage.
Les segments sont interconnectables et interchangeables entre eux. Suivant
ce mode de réalisation il est aisé de réaliser une antenne filaire de longueur
déterminée en assemblant plus ou moins de segments les uns à la suite des
autres. Dans un deuxième mode de réalisation du premier élément
rayonnant 10, le premier élément rayonnant 10 est une antenne filaire du
type « antenne fouet » réalisée par un seul segment dont la longueur
coïncide avec la longueur voulue de l'antenne filaire. La longueur de
l'antenne filaire est typiquement entre 4 et 6 m pour la bande de fréquence
considérée. Quel que soit le mode de réalisation du premier élément
rayonnant 10, les matériaux utilisés pour fabriquer le premier élément
rayonnant 10, métal ou fibre de verre métallisée par exemple, lui confèrent
flexibilité et légèreté. Ses propriétés de flexibilité permettent de courber le
premier élément rayonnant 10 entre deux extrémités. Une première
extrémité 11 est maintenue à proximité du plan de masse par le premier
moyen de fixation 3, qui réalise un premier point de fixation. Une seconde
extrémité 12 est maintenue à proximité du plan de masse par le deuxième
moyen de fixation 4, qui réalise un deuxième point de fixation. La longueur
du premier élément rayonnant 10 doit être la plus longue possible tout en
restant compatible mécaniquement des exigences de sécurité et de mobilité
du véhicule 1.
Le premier moyen de fixation 3 isole électriquement la première
extrémité 11 du premier élément rayonnant 10 du plan de masse et il
maintient la première extrémité 11 du premier élément rayonnant 10 à
proximité du plan de masse. Le premier moyen de fixation 3 est monté sur le
véhicule 1, par exemple sur l'arrière. Le premier moyen de fixation 3 est, par
exemple, un support isolant utilisé couramment pour fixer des antennes du
type « antenne fouet » sur un véhicule.
Le deuxième moyen de fixation 4 maintient rabattue la seconde
extrémité 12 du premier élément rayonnant 10 à proximité du plan de masse
pour imposer au premier élément rayonnant 10 une forme courbe au-dessus
du plan de masse. Selon une première variante, le deuxième moyen de
fixation 4 isole électriquement du plan de masse la seconde extrémité 12 du
premier élément rayonnant 10. Les connexions électriques du dispositif
suivant cette première variante, sont détaillées dans la suite du document en
regard de la figure 2. Selon une première réalisation particulière, le
deuxième moyen de fixation 4 consiste en une pièce isolante boulonnée sur
le véhicule 1, par exemple sur l'avant du toit. Selon une deuxième réalisation
particulière, le deuxième moyen de fixation 4 consiste en une pièce
magnétique recouvert d'une matière isolante posée sur une partie métallique
du toit. Selon une deuxième variante, le deuxième moyen de fixation 4
réalise une continuité électrique entre la seconde extrémité 12 du premier
élément rayonnant 10 et le plan de masse du véhicule 1. Les connexions
électriques du dispositif correspondant sont détaillées dans la suite du
document en regard de la figure 3.
Suivant les différentes variantes précédentes, le premier élément
rayonnant 10 réalise une demi-boucle au-dessus du véhicule 1 dont la
courbure dépend essentiellement de la longueur du premier élément
rayonnant 10 et de l'emplacement des points de fixation sur le véhicule 1.
La boíte d'accord 5 est installée dans le véhicule 1, ou
éventuellement à l'extérieur du véhicule 1 (si elle est installée à l'extérieur
elle peut même remplacer le premier moyen de fixation 3 et assurer le
maintien de la première extrémité 11 du premier élément rayonnant 10). Elle
permet d'accorder le premier élément rayonnant 10 pour une fréquence
donnée. En fonction de l'impédance du premier élément rayonnant 10 la
boíte d'accord 5 commute des éléments capacitifs ou inductifs au moyen
d'un dispositif de commutation, des relais par exemple. L'accord peut
également être réalisé par des éléments capacitifs et/ou inductifs variables
commandés en fonction de l'impédance du premier élément rayonnant 10
pour une fréquence donnée. La boíte d'accord 5 permet ainsi d'obtenir une
impédance d'accord Za variable entre un point de connexion et le plan de
masse du véhicule 1. Le point de connexion est relié électriquement par une
liaison souple ou rigide à la première extrémité 11 du premier élément
rayonnant 10.
La boíte d'adaptation 6 est installée dans le véhicule 1. Elle
réalise un interface entre le premier élément rayonnant 10 et le dispositif
émetteur/récepteur 7. Généralement le dispositif émetteur/récepteur 7 est
adapté pour une charge de 50 Ω. Dans ce cas, la boíte d'adaptation 6
réalise une adaptation d'impédance entre la sortie du dispositif
émetteur/récepteur 7 et l'antenne 2.
Le dispositif émetteur/récepteur 7 est installé dans le véhicule 1. Il
génère un signal à émettre et exploite les signaux reçus par l'antenne 2.
Le dispositif de couplage 8 est installé dans le véhicule 1, ou
éventuellement sur le véhicule 1, à proximité du deuxième moyen de
fixation 4. Lorsque le dispositif comprend un deuxième moyen de fixation 4
isolant, le dispositif de couplage 8 consiste en un transformateur formé d'un
circuit primaire de np spires et d'un circuit secondaire de ns spires, ce qui
détermine son rapport de transformation n. Lorsque le dispositif comprend
un deuxième moyen de fixation 4 qui réalise une mise à la masse du premier
élément rayonnant 10, le dispositif de couplage 8 consiste en un élément
magnétique, par exemple un tore, dans lequel passe le premier élément
rayonnant 10 et sur lequel est bobiné np spires.
Les connexions électriques au sein d'un dispositif illustré par la
figure 1 et équipé d'un deuxième moyen de fixation 4 isolant, sont
schématisées sur la figure 2.
Le dispositif émetteur/récepteur 7 est couplé au premier élément
rayonnant 10 par la boíte d'adaptation 6 en série avec le transformateur 8.
Le circuit primaire du transformateur 8 est connecté en série entre la boíte
d'adaptation 6 et le plan de masse. Le circuit secondaire du transformateur 8
est connecté en série entre un point d'attaque 13 de l'antenne 2 et le plan de
masse. Le point d'attaque 13 est situé à un point déterminé de l'antenne 2
localisé entre les deux extrémités du premier élément rayonnant 10. Le point
déterminé est localisé au plus près de la seconde extrémité 12 du premier
élément rayonnant 10. Un signal émis E1 par le dispositif émetteur/récepteur
7 est adapté par la boíte d'adaptation 6 pour générer un signal d'attaque E2.
Le signal d'attaque E2 est transmis par le transformateur 8 au point d'attaque
13. Suivant cette disposition, lors d'une émission, le rayonnement est réalisé
par le premier élément rayonnant 10.
La boíte d'adaptation 6 est reliée à la boíte d'accord 5 par une
liaison électrique. La boíte d'adaptation 6 génère un signal de commande C1
donnant une information de fréquence. La boíte d'accord 5 exploite ce signal
de commande C1 pour régler l'impédance d'accord Za. Le réglage de
l'impédance d'accord Za est réalisé de manière à accorder le premier
élément rayonnant 10 pour la fréquence de fonctionnement du dispositif
émetteur/récepteur 7. Il est possible de remplacer la liaison électrique entre
la boíte d'adaptation 6 et la boíte d'accord 5 par une liaison similaire entre le
dispositif émetteur/récepteur 7 et la boíte d'accord 5. La demi-boucle formée
par le premier élément rayonnant 10 est bouclée par l'impédance d'accord
Za de la boíte d'accord 5 en série avec le plan de masse et le circuit
secondaire du transformateur 8. Dans le cas où le plan de masse n'assure
pas une bonne continuité électrique entre le circuit secondaire du
transformateur 8 et l'impédance d'accord Za de la boíte d'accord 5, il est
possible d'améliorer la continuité électrique en ajoutant un ruban conducteur
(du type tresse de masse, grillage ou feuillard métallique (bande de cuivre),
par exemple) sur le véhicule 1.
Les connexions électriques au sein d'un dispositif illustré par la
figure 1 et équipé d'un deuxième moyen de fixation 4 qui réalise une mise à
la masse du premier élément rayonnant 10, sont schématisées sur la
figure 3. Le dispositif émetteur/récepteur 7 est couplé au premier élément
rayonnant par la boíte d'adaptation 6 en série avec le tore 8. Un circuit de np
spires bobinées sur le tore 8 est connecté en série entre la boíte
d'adaptation 6 et le plan de masse. Le passage du premier élément
rayonnant 10 à l'intérieur du tore réalise une spire au secondaire. Dans cette
configuration le point d'attaque 13 de l'antenne représente d'une manière
symbolique l'alimentation du premier élément rayonnant 10 à partir du signal
d'attaque E2 et la demi-boucle formée par le premier élément rayonnant 10
est bouclée par l'impédance d'accord Za de la boíte d'accord 5 en série avec
le plan de masse. Suivant un mode préféré de réalisation, le tore est installé
au plus près de la seconde extrémité du premier élément rayonnant 10.
Suivant cette disposition le point d'attaque 13 correspond à la seconde
extrémité 12 de l'élément rayonnant 10.
La figure 4 illustre un mode d'installation sur un véhicule 1 d'un
deuxième mode de réalisation d'un dispositif selon l'invention. Le dispositif
comprend une antenne 2, un premier moyen de fixation 3, un second moyen
de fixation 4, une boíte d'accord 5, une boíte d'adaptation 6, un dispositif
émetteur/récepteur 7 et un dispositif de couplage 8.
L'antenne 2 comprend un premier élément rayonnant 10 et un
second élément rayonnant 14. Le premier élément rayonnant 10 est du type
décrit précédemment en regard de la figure 1. Le second élément rayonnant
14 consiste en un conducteur électrique. Le conducteur électrique est par
exemple un fil de cuivre. Le second élément rayonnant 14 est fixé par une
extrémité à un troisième point de fixation 15 et par une autre extrémité à un
point déterminé 16 de l'antenne 2. Le point déterminé 16 est situé entre les
deux extrémités du premier élément rayonnant 10. Le troisième point de
fixation 15 maintient le second élément rayonnant 14 et l'isole du plan de
masse. Le troisième point de fixation 15 est localisé sur une partie haute du
véhicule 1, par exemple sur le toit.
Le second moyen de fixation 4 maintient rabattue la seconde
extrémité 12 du premier élément rayonnant 10 à proximité du plan de masse
pour imposer au premier élément rayonnant 10 une forme courbe au-dessus
du plan de masse. Dans cet exemple particulier de réalisation, le deuxième
moyen de fixation 4 réalise une continuité électrique entre la seconde
extrémité 12 du premier élément rayonnant 10 et le plan de masse du
véhicule 1. La continuité électrique doit être de très bonne qualité. Ceci
nécessite de soigner le contact entre le plan de masse et la seconde
extrémité 12 du premier élément rayonnant 10. Ceci est réalisé, selon un
premier mode de réalisation, d'une part en décapant la carrosserie 9 au
deuxième point de fixation pour y mettre à nu la tôle et d'autre part en
réalisant un point de connexion électrique à la seconde extrémité 12 du
premier élément rayonnant 10 et enfin en maintenant une forte pression
entre la seconde extrémité 12 du premier élément rayonnant 10 et la
carrosserie 9. La forte pression peut, par exemple, être exercée par un
dispositif boulonné.
Le premier moyen de fixation 3, la boíte d'accord 5, la boíte
d'adaptation 6 et le dispositif émetteur/récepteur 7 sont du même type que
ceux décrits en regard des figures 1 et 2 et leur installation est la même.
Le dispositif de couplage 8 consiste en un lien électrique, une
liaison coaxiale par exemple.
La figure 5 donne une représentation schématique des
connexions électriques au sein du dispositif de la figure 4.
Le dispositif émetteur/récepteur 7 est couplé à l'antenne 2 par la
boíte d'adaptation 6 en série avec le dispositif de couplage 8. Le signal émis
E1 par le dispositif émetteur/récepteur 7 est adapté par la boíte d'adaptation
6 pour générer un signal d'attaque E2. Le signal d'attaque E2 est transmis
par le dispositif de couplage 8, une liaison coaxiale par exemple, à un point
d'attaque 13. En négligeant les pertes dans la liaison coaxiale 8 (ces pertes
sont très faibles), le signal d'attaque E2 se retrouve au point d'attaque 13. Du
point d'attaque 13, le signal d'attaque E2 est transmis par le second élément
rayonnant 14 au point déterminé 16. Suivant cette disposition, lors d'une
émission, le rayonnement est réalisé par l'antenne 2 composée du premier
élément rayonnant 10 et du second élément rayonnant 14. Il existe ainsi un
couplage entre une boucle de faible surface, délimitée par le second élément
rayonnant 14, une partie du premier élément rayonnant 10 (celle à proximité
de la seconde extrémité 12 du premier élément rayonnant 10) et le plan de
masse, et une boucle principale, délimitée par le second élément rayonnant
14, l'autre partie du premier élément rayonnant 10, l'impédance d'accord Za
et le plan de masse. Dans le premier mode de réalisation du premier
élément rayonnant 10 (décrit en regard de la figure 1 lors de la description
de l'antenne 2) le point déterminé 16 est choisi entre deux segments
consécutifs de l'antenne filaire 10. Le point déterminé 16 est localisé sur une
pièce mécanique, par exemple un segment de longueur très courte, insérée
entre les deux segments consécutifs de l'antenne filaire 10. Cette disposition
permet de modifier l'impédance vue au point d'attaque 13 en déplaçant le
point déterminé 16 le long de l'antenne filaire 10. Le point déterminé 16 est
déplacé en déplaçant la pièce mécanique entre deux autres segments
consécutifs. L'impédance peut ainsi évoluer entre une première valeur
lorsque le point déterminé 16 est localisé au plus près de la seconde
extrémité 12 de l'antenne filaire 10, et une deuxième valeur lorsque le point
déterminé 16 est localisé au plus près de la première extrémité 11. Dans le
deuxième mode de réalisation du premier élément rayonnant 10 (décrit en
regard de la figure 1 lors de la description de l'antenne 2), la position du
point déterminé 16 est déterminée lors d'une simulation informatique du
dispositif. A l'endroit correspondant sur l'antenne filaire 10, une préparation
est réalisée pour permettre de connecter directement le second élément
rayonnant 14. La préparation consiste, par exemple, en la suppression du
revêtement isolant de l'antenne filaire 10 pour mettre à nu le matériau
conducteur. Ce procédé est aussi applicable dans le premier mode de
réalisation du premier élément rayonnant 10. Le procédé permet ainsi de
pouvoir choisir une impédance parmi une variation continue de valeurs. Pour
une longueur d'antenne filaire de 5 m, le point déterminé 16 se situe à une
distance de la seconde extrémité 12 comprise entre 60 et 100 cm, et ceci
pour une bande de fréquence comprise entre 2 et 12 MHz. La position du
point déterminé 16 peut être estimée dans un premier temps en calculant le
¼ de la longueur de l'antenne filaire 10 et être affinée dans un deuxième
temps en utilisant un programme de simulation.
Dans le cas où le plan de masse n'assure pas une bonne
continuité électrique entre le deuxième moyen de fixation 4 et l'impédance
d'accord Za de la boíte d'accord 5 il est possible d'améliorer la continuité
électrique en ajoutant un ruban conducteur (du type tresse de masse,
grillage ou feuillard métallique (bande de cuivre), par exemple) sur le
véhicule 1.
Dans le cas de changements de fréquence peu fréquents, voire
inexistants, il est possible de remplacer les éléments capacitifs et/ou
inductifs variables par des éléments fixes permettant de minimiser les pertes
de transmission pour la fréquence de travail. Ceci peut être réalisé :
- en remplaçant la boíte d'accord 5 par un premier circuit réactif
non commutable et non commandable ; le signal de commande C1 est
supprimé,
- et en remplaçant la boíte d'adaptation 6 par un deuxième circuit
réactif non commutable et non commandable.
L'invention s'applique particulièrement à un véhicule. Mais elle
peut tout aussi bien être installée sur un support fixe. Il semble en effet
particulièrement intéressant d'avoir recours à un tel dispositif lorsque, par
exemple, le site devant accueillir l'antenne est de dimensions restreintes ou
lorsque la construction d'un pylône ou d'une masse en béton est indésirable.
Dans ces conditions, le premier élément rayonnant peut, dans un
mode particulier de réalisation, être réalisé par un tube métallique de section
faible. Dans ce mode particulier de réalisation, la forme courbe du premier
élément rayonnant peut être approchée en donnant au tube métallique une
forme polygonale.