La présente invention concerne le domaine des régulateurs
linéaires du type comprenant un transistor MOS de puissance
destiné à être connecté, en série avec une charge à alimenter,
entre deux bornes d'application d'une tension continue, le transistor
MOS de puissance étant commandé par un amplificateur-régulateur
chargé de réguler la tension aux bornes de la charge à
une valeur prédéterminée. L'invention concerne plus particulièrement
les régulateurs linéaires du type à faible chute de tension
série, c'est-à-dire dans lesquels la chute de tension dans le
transistor de puissance est minimisée. Parmi ceux-ci, l'invention
concerne, plus précisément, les régulateurs linéaires du type à
sélection du niveau de tension de sortie, c'est-à-dire comprenant,
dans la boucle de contre-réaction du régulateur, un circuit
de résistances commutables pour sélectionner un chemin résistif
ou un autre selon la tension de sortie souhaitée.
La figure 1 représente un exemple de schéma classique
d'un régulateur linéaire du type auquel s'applique la présente
invention.
Ce régulateur 1 est essentiellement constitué d'un
transistor MOS de puissance 2, par exemple à canal P, connecté
entre une borne 3 d'application d'un potentiel d'alimentation
plus positif (Vbat) et une borne 4 de sortie du régulateur 1. La
borne 4 est destinée à être connectée à une première borne d'une
charge (Q) 2 dont l'autre borne est connectée à une borne 6 d'application
d'un potentiel plus négatif d'alimentation, par exemple,
la masse. Un condensateur C est connecté en parallèle sur la
charge 2 pour filtrer et stabiliser la tension Vout de sortie du
régulateur 1.
Le transistor de puissance 2 est commandé par un amplificateur
différentiel 5 dont une entrée inverseuse 7 reçoit une
tension de référence Vref, généralement fournie par un circuit de
référence de tension de type connu par son appellation anglo-saxonne
"Bangap" ou tout autre type de générateur de tension stable
et précise, et dont une entrée non-inverseuse 8 reçoit, par
l'intermédiaire d'un circuit 10 de résistances commutables, la
tension de sortie Vout.
Dans le domaine d'application de la présente invention,
la boucle de réaction du régulateur applique un coefficient de
proportionnalité à la tension Vout, qui est fonction du niveau de
tension de sortie souhaité. On notera donc que l'invention s'applique
à des régulateurs linéaires dans lesquels la tension de
sortie Vout est supérieure à la tension de référence afin de
permettre un abaissement du niveau de tension de l'entrée non-inverseuse
de l'amplificateur 5.
Dans les régulateurs linéaires à plusieurs tensions de
sortie sélectionnables, on préfère utiliser un réseau de résistances
commutables dans la boucle de réaction plutôt que sur
l'entrée d'application de la tension de référence. En effet,
cette tension de référence est recherchée pour être la plus précise
possible et sert généralement également à d'autres régulateurs
du système et doit donc garder une valeur fixe.
Dans l'exemple représenté à la figure 1, le régulateur
1 peut délivrer deux tensions distinctes selon la configuration
dans laquelle est placé le circuit 10. Ce circuit 10 est constitué,
par exemple, de trois résistances R1, R2 et R3 en série
entre la borne 4 et la masse. Le point milieu 11 entre la résistance
R1 et la résistance R2 est connecté, par l'intermédiaire
d'un premier transistor MOS 12, par exemple à canal N, à l'entrée
non-inverseuse 8 de l'amplificateur 5. Le point milieu 13 de
l'association en série de la résistance R2 avec la résistance R3
est connecté, par l'intermédiaire d'un deuxième transistor MOS
14, par exemple à canal N, à la borne non-inverseuse 8. Les grilles
respectives des transistors 12 et 14 reçoivent des signaux
logiques de commande CTRL1 et CTRL2 pour sélectionner le rapport
résistif du pont diviseur R1-R2-R3 en fonction des états respectifs
des transistors 12 et 14. Par exemple, pour que le
régulateur délivre une tension Vout du niveau le plus élevé, le
transistor 12 est bloqué et le transistor 14 est passant, les
signaux de commande respectifs CTRL1 et CTRL2 des transistors 12
et 14 étant à l'état bas et à l'état haut. Pour passer au niveau
Vout de tension inférieure, on ouvre le transistor 14 et on ferme
le transistor 12, en inversant les états respectifs des signaux
CTRL1 et CTRL2.
Un problème qui se pose dans ce type de régulateur est
que l'on voit souvent apparaítre des surtensions en sortie Vout
lors des changements de consigne par commutation des transistors
du circuit 10. En effet, lors d'une commutation à la fermeture
d'un des transistors 12 et 14 et à l'ouverture de l'autre, l'amplificateur
5 se retrouve brusquement déséquilibré et va donc
chercher à se rééquilibrer en faisant, par exemple, monter la
sortie Vout d'un niveau à l'autre jusqu'à ce que la borne 8
d'entrée non-inverseuse de l'amplificateur 5 réatteigne le potentiel
d'équilibre avec la tension Vref. Toutefois, une partie du
courant qui traverse les résistances basses du pont R1-R2-R3 est
déviée vers l'entrée de l'amplificateur 5 pour charger la capacité
de grille de l'étage différentiel d'entrée que comporte
généralement cet amplificateur. Pendant ce régime transitoire, le
rapport du pont résistif n'est donc pas maintenu. Il en découle
que l'amplificateur 5 ne retrouve son équilibre entre ses entrées
qu'avec un retard lié, par exemple, à l'importance de la capacité
de grille d'entrée. Ce retard provoque, quand la commutation va
du niveau inférieur au niveau supérieur, une surtension en sortie
Vout. Le régime transitoire disparaít progressivement en faisant
redescendre la tension Vout jusqu'à atteindre le régime établi.
On notera que des retards peuvent provenir d'autres
étages du circuit, par exemple, d'autres étages de l'amplificateur
5. Cela dépend de la structure du régulateur et ce qui est
exposé pour le temps de réponse en entrée de l'amplificateur 5
suite à une commande en changement de niveau vaut bien entendu
également pour tout temps de réponse du circuit en aval de l'entrée
8.
On notera également que le même problème peut se poser
lors d'une commutation du niveau supérieur vers le niveau inférieur,
en présence d'un retard lié, par exemple, au temps de décharge
de la capacité de grille de l'étage différentiel d'entrée
de l'amplificateur 5. Dans ce cas, on assiste à une sous-tension
lors de la commutation.
Les surtensions liées aux changements de tension de
sortie des régulateurs linéaires se produisent lorsque cette commutation
va vers une augmentation du niveau de la tension de sortie
et les sous-tensions éventuelles se produisent lorsque la
commutation va vers une diminution de la tension de sortie. De
telles sous et/ou surtensions peuvent être gênantes dans certaines
applications, en particulier, lorsque l'on souhaite des
niveaux de sortie précis.
On notera que l'importance de la sous ou surtension dépend
de l'importance de la ou des capacités mises en jeu sur le trajet
des signaux dans le circuit. Or, cette ou ces capacités peuvent
être importantes pour d'autres raisons. Par exemple pour l'étage
différentiel d'entrée de l'amplificateur 5, la capacité de grille
peut être de l'ordre du picofarad pour des questions de stabilité
requises par ailleurs pour l'amplificateur 5.
Un exemple d'application où l'on rencontre ce genre de
problème est le domaine des téléphones mobiles où des régulateurs
linéaires sont utilisés pour alimenter les différents circuits du
téléphone. Dans ce genre d'application, les précisions requises
pour les tensions de sortie d'alimentation des circuits sont de
plus ou moins 3%. Cette faible tolérance imposée est difficile à
respecter avec les régulateurs linéaires classiques du type de
ceux décrits ci-dessus.
La présente invention vise à proposer une nouvelle solution
pour commuter la sortie d'un régulateur linéaire entre deux
niveaux.
L'invention vise, plus particulièrement, à proposer une
solution qui limite les sous et/ou surtensions en sortie du
régulateur.
L'invention vise également à proposer une solution qui
soit compatible avec le circuit électrique classique d'un régulateur
linéaire.
Pour atteindre ces objets, la présente invention prévoit
un procédé de commande d'un régulateur linéaire du type comprenant
un transistor MOS de puissance, commandé par un amplificateur
différentiel dont une première borne d'entrée reçoit une
tension de référence et dont une deuxième borne d'entrée reçoit,
par l'intermédiaire d'un circuit de résistances commutables, la
tension de sortie du régulateur, une commutation douce desdites
résistances étant organisée.
Selon un mode de réalisation de la présente invention,
appliqué à un régulateur dans lequel des résistances d'un pont
diviseur sont commutées au moyen d'au moins deux transistors MOS
de commande, on applique, sur les grilles respectives de ces
transistors, des rampes de tension inversées dont le sens est
fixé par le sens de commutation.
Selon un mode de réalisation de la présente invention,
la durée des rampes est choisie pour maintenir, sur la deuxième
entrée de l'amplificateur différentiel, un niveau de tension correspondant
sensiblement au niveau de la tension de référence même
pendant les phases de commutation, afin de ne pas déséquilibrer
l'amplificateur différentiel.
L'invention prévoit également un régulateur linéaire du
type comprenant un transistor MOS de puissance, commandé par un
amplificateur différentiel dont une borne d'entrée reçoit, par
l'intermédiaire d'un circuit de résistances commutables au moyen
de transistors MOS de commande, une tension proportionnelle à la
tension de sortie délivrée par le régulateur, et qui comporte au
moins deux circuits de génération de rampes de commande inversées
des grilles respectives desdits transistors de commande.
Selon un mode de réalisation de la présente invention,
chaque circuit de génération de rampe comprend, en série entre
deux bornes d'alimentation, deux transistors de types de canal
opposés, le point milieu de leur association en série délivrant,
par l'intermédiaire d'un condensateur de stockage, ladite rampe
de tension.
Selon un mode de réalisation de la présente invention,
le transistor MOS de puissance est d'un premier type de canal,
les transistors MOS de commande étant d'un deuxième type de
canal.
Selon un mode de réalisation de la présente invention,
le transistor MOS de puissance et les transistors MOS de commande
sont d'un même type de canal.
Ces objets, caractéristiques et avantages, ainsi que
d'autres de la présente invention seront exposés en détail dans
la description suivante de modes de réalisation et de mise en
oeuvre particuliers faite à titre non-limitatif en relation avec
les figures jointes parmi lesquelles :
la figure 1, qui a été décrite précédemment, est destinée
à exposer l'état de la technique et le problème posé ; les figures 2A, 2B et 2C illustrent, sous forme de
chronogrammes, un mode de mise en oeuvre du procédé de commande
d'un régulateur linéaire selon la présente invention ; la figure 3 représente, de façon schématique, un régulateur
linéaire selon un mode de réalisation de la présente
invention ; et la figure 4 est un schéma électrique détaillé d'un mode
de réalisation d'un circuit de commande d'un commutateur de
sélection de tension d'un régulateur selon l'invention.
Les mêmes éléments ont été désignés par les mêmes références
aux différentes figures. Pour des raisons de clarté, seuls
les éléments qui sont nécessaires à la compréhension de l'invention
ont été représentés aux figures et seront décrits par la
suite. En particulier, la structure interne de l'amplificateur du
régulateur n'a pas été détaillée et est parfaitement classique.
On notera simplement qu'elle comprend un étage différentiel d'entrée
et un étage de sortie généralement constitué d'un transistor
MOS en série avec une résistance.
Une première solution pour limiter les surtensions
serait de dimensionner les résistances du pont R1-R2-R3 pour que
le courant allant charger la grille de l'étage différentiel d'entrée
de l'amplificateur 5 soit négligeable devant le courant qui
traverse les résistances basses (R2, R3) du pont. Un inconvénient
de cette solution est qu'il faudrait alors utiliser des résistances
de faible valeur, ce qui augmenterait considérablement la
consommation du régulateur linéaire. Une telle augmentation de
consommation n'est pas souhaitable, en particulier, pour des
applications où les systèmes sont alimentés par batterie.
Une caractéristique de la présente invention est de
prévoir une commutation douce des transistors (12, 14, figure 1)
constitutifs du circuit de sélection de tension. Ainsi, selon la
présente invention, les commutateurs du circuit de sélection de
tension de sortie ne sont pas commandés par des signaux logiques
à fronts brusques, mais par des rampes. Lorsque deux commutateurs
sont utilisés, ces rampes ont des sens opposés.
Les figures 2A, 2B et 2C illustrent, par des chronogrammes
représentant un exemple d'allure de signaux CTRL1' et
CTRL2' de commande des commutateurs (12, 14) et du signal Vout
d'un régulateur linéaire tel qu'illustré par la figure 1, un mode
de mise en oeuvre d'un procédé de commande selon l'invention.
On suppose que l'on souhaite commuter le régulateur
vers un fonctionnement au niveau (V2) de tension de sortie le
plus élevé. Par conséquent, initialement le transistor 12 est
fermé et le transistor 14 est ouvert. En reprenant l'exemple de
transistors 12 et 14 à canal N, les signaux CTRL1' et CTRL2' sont
donc, respectivement, à des états haut et bas. Aux figures 2A à
2C, on a supposé qu'un état logique haut correspond au potentiel
Vbat et qu'un état logique bas correspond à la masse. A un instant
t0, on commande la commutation du circuit 10 vers un basculement
des niveaux de tension de sortie du niveau bas V1 vers le
niveau haut V2. Il faut donc ouvrir le transistor 12 et fermer le
transistor 14. Pour ce faire, et selon la présente invention, les
signaux CTRL1' et CTRL2' ont des allures de rampes de tension,
respectivement décroissante et croissante, entre l'instant t0 et
un instant t1 de fin de commutation où les signaux CTRL1' et
CTRL2' sont respectivement aux états bas et haut.
Une autre caractéristique de l'invention est que ces
rampes de tension sont dimensionnées pour garantir que les deux
transistors 12 et 14 soient passants, ensemble et en ayant des
variations de résistivité inverses, pendant une certaine durée
(t3-t4) compatible avec la durée de commutation souhaitée. Par
exemple, le transistor 12 est commandé par la rampe CTRL1' dont
la décroissance est prévue pour que la résistivité du transistor
12 passe approximativement de 0 à l'infini entre les instants t3
et t4 (par exemple, d'environ quelques microsecondes), et le
transistor 14 est commandé par la rampe CTRL2' dont la croissance
est prévue pour que la résistivité du transistor 14 passe approximativement
de l'infini à 0 entre les instants t3 et t4. Cette
conduction simultanée se traduit, sur le niveau de la tension
Vout, par un passage progressif du niveau V1 au niveau V2 entre
les instants t3 et t4. Comme le niveau de tension en entrée 8 de
l'amplificateur 5 ne subit plus de saut, il n'y a plus de délai
de charge (ou décharge) des capacités de grille de l'étage différentiel
d'entrée ou des autres capacités préjudiciables
auparavant à la réaction du système.
On notera que les rampes des signaux de commande ne
sont pas nécessairement symétriques. Ce qui est important, c'est
de ne jamais déséquilibrer l'amplificateur 5 et de garder donc un
niveau de tension sur l'entrée 8 qui soit proche du niveau sur
l'entrée 7. A titre d'exemple, on pourra accepter une différence
de l'ordre de 20% entre les durées respectives des deux rampes de
commande.
On notera que les positions respectives des instants t3
et t4 entre les instants t0 et t1 ne dépendent pas des valeurs
des résistances R1, R2 et R3. En effet, les potentiels respectifs
des sources des transistors 12 et 14 restent désormais sensiblement
constants et égaux au potentiel de la borne 8 de
l'amplificateur 5, donc au potentiel Vref.
On notera également que ce qui a été exposé ci-dessus
en relation avec le passage du niveau V1 au niveau V2 est également
valable, en inversant les sens des rampes de commande, pour
un passage du niveau V2 au niveau V1, afin d'éviter une éventuelle
sous-tension en sortie.
La figure 3 représente, de façon schématique, un mode
de réalisation d'un régulateur linéaire 20 selon l'invention. Ce
régulateur 20 reprend sensiblement les mêmes constituants que le
régulateur 1 décrit en relation avec la figure 1. La seule différence
concerne l'adjonction, en amont des grilles respectives des
transistors 12 et 14 du circuit de commutation 10', de circuits
21 et 22 de génération des rampes CTRL1' et CTRL2' à partir de
signaux de commande logiques classiques CTRL1 et CTRL2.
On notera que, selon la présente invention, les structures
des circuits 21 et 22 sont, de préférence, identiques.
Seuls les signaux de commande qu'ils reçoivent en entrée diffèrent
l'un de l'autre de façon à ce que la rampe délivrée en sortie
soit inversée du circuit 21 par rapport au circuit 22.
On notera également que la constante de temps fixant la
durée des rampes de commutation doit être choisie pour être suffisamment
rapide afin de ne pas trop retarder le changement de
niveau de la tension de sortie Vout.
La figure 4 représente un mode de réalisation d'un circuit,
par exemple 21, de génération de la rampe de commande
CTRL1'.
Un circuit 21 de génération d'une rampe CTRL1' selon
l'invention est basé sur l'utilisation d'un condensateur Cr
chargé par un transistor MOS MP1, à canal P, et déchargé par un
transistor MOS MN1, à canal N. Les transistors MP1 et MN1 sont
connectés en série entre les bornes 3 et 6 d'application de la
tension Vbat. Le point milieu 23 de cette association en série
constitue la borne de sortie du générateur de rampe 21, le condensateur
Cr étant connecté entre la borne 23 et la masse 6. La
grille du transistor MP1 est reliée au point milieu d'une association
en série de deux transistors MOS MP2 et MP3, à canal P, dont
les grilles respectives reçoivent les signaux logiques CTRL1 et
CTRL2.
Dans le mode de réalisation illustré par les figures 3
et 4, on suppose qu'un état haut sur le signal CTRL1 indique une
commande de programmation de la tension de sortie Vout du régulateur
au niveau bas V1 et s'accompagne d'un niveau bas sur le
signal CTRL2. De même, un niveau haut sur le signal de commande
CTRL2 s'accompagne d'un niveau bas sur le signal CTRL1 pour
programmer le régulateur à un niveau de sortie haut V2.
Les transistors MP2 et MP3 sont connectés entre la
borne 3 et une borne BP délivrant un signal de polarisation. Ce
signal BP est fourni par un circuit de polarisation 24 constitué,
par exemple, d'un transistor MOS MP5, à canal P, qui est monté en
série avec une source de courant 25 entre les bornes 3 et 6. Le
transistor MP5 est monté en diode, sa source étant connectée à la
borne 3 et son drain étant relié à une première borne de la
source de courant 25 dont l'autre borne est connectée à la masse.
Le transistor MP5 a son drain également connecté au drain du
transistor MP3. La source du transistor MP3 est connectée au
drain du transistor MP2 dont la source est connectée à la borne
3. Le signal de polarisation BP est présent dès que le circuit
est sous tension, c'est-à-dire dès qu'une tension Vbat est appliquée
entre les bornes 3 et 6. La source de courant 25 est, par
exemple, formée d'une résistance ou d'un transistor MOS, à canal
N, monté en diode.
Côté transistor MN1, la grille de celui-ci est connectée
d'une part au drain d'un transistor MOS MN2, à canal N, dont
la source est reliée à la borne 6 et dont la grille reçoit le
signal CTRL1 et, d'autre part, au drain d'un transistor MOS MN3,
à canal N, dont la grille reçoit le signal CTRL2 et dont la
source reçoit un signal BN de polarisation. Ce signal BN est
fourni par un circuit de polarisation 26 constitué, par exemple,
d'un transistor MOS MN5, à canal N, qui est monté en série avec
une source de courant 27 entre les bornes 3 et 6. Le transistor
MN5 est monté en diode, sa source étant connectée à la borne 6 et
son drain étant relié à une première borne de la source de courant
dont l'autre borne est connectée à la tension Vbat. Le
transistor MN5 a son drain également connecté à la source du
transistor MN3. La source de courant 27 est, par exemple, formée
d'une résistance ou d'un transistor MOS, à canal P, monté en
diode. Comme pour le circuit 24, le circuit 26 est actif dès que
le système est sous tension.
En supposant une commutation des signaux CTRL1 et CTRL2
pour commander une augmentation du niveau de sortie Vout du régulateur,
le signal CTRL1 est commuté vers l'état bas tandis que le
signal CTRL2 est commuté vers l'état haut. Cette commutation
classique est brusque (par exemple, de l'ordre de quelques nano-secondes).
Le transistor MP2 est donc rendu passant tandis que le
transistor MP3 est bloqué. Il en découle un blocage du transistor
MP1. Côté transistor MN1, celui-ci est rendu passant par la mise
en conduction du transistor MN3 et le blocage du transistor MN2.
Par conséquent, le condensateur Cr qui est initialement
chargé depuis la dernière commutation du circuit 21 (le transistor
MP1 étant précédemment passant), se décharge dans le transistor
MN1. Cette décharge s'effectue sous un courant constant fixé
par le courant du transistor MN4. Le signal CTRL1' qui était initialement
à l'état haut décroít donc de façon linéaire avec une
rampe dont la durée (par exemple, de l'ordre de quelques microsecondes)
est fixée par le condensateur Cr et la valeur de la
source de courant 27.
De façon similaire, pour une commutation du signal
CTRL1' dans l'autre sens, les signaux CTRL1 et CTRL2 sont inversés
et un fonctionnement similaire se produit en chargeant le
condensateur Cr par le transistor MP1 sous un courant contrôlé
par la valeur du courant constant de la source 25.
On notera que, si on veut obtenir des rampes symétriques
sur les signaux CTRL1' et CTRL2', le moyen le plus simple
est d'utiliser des condensateurs de même valeur et des sources de
courant de même valeur dans les circuits 21 et 22 de génération
des rampes.
On notera également que, à la mise sous tension du circuit,
le condensateur Cr se charge ou reste déchargé selon les
états respectifs des signaux CTRL1 et CTRL2.
La constitution du circuit 22 de génération de la rampe
CTRL2' se déduit de la constitution du circuit 21 exposé en relation
avec la figure 4. La structure est la même et il suffit
d'inverser les positions respectives d'entrée des signaux CTRL1
et CTRL2. Ainsi, pour le circuit 22, le signal CTRL1 est envoyé
sur les grilles respectives des transistors MP3 et MN3 tandis que
le signal CTRL2 est envoyé sur les grilles respectives des transistors
MP2 et MN2.
Les circuits 24 et 26 sont, de préférence, communs aux
circuits 21 et 22, ceux-ci recevant des signaux BP et BN identiques.
On notera que ce qui a été exposé ci-dessus en relation
avec des transistors 12 et 14 à canal N est également valable
dans le cas d'un régulateur où les transistors de commande sont à
canal P. Il suffit alors d'inverser le sens des rampes de commande
CTRL1' et CTRL2'.
Un avantage de la présente invention est qu'elle permet
de supprimer les sous et/ou surtensions lors du changement de
niveau de tension de sortie du régulateur linéaire vers une
diminution ou une augmentation de ce niveau.
Un autre avantage de la présente invention est qu'elle
respecte la structure classique d'un régulateur linéaire. Ainsi,
il suffit d'intervenir sur les signaux de commande des transistors
MOS du circuit de commutation de la boucle de contre-réaction
pour obtenir le résultat de l'invention.
On notera que la consommation du régulateur dans son
régime établi n'est pas affectée par la mise en oeuvre de l'invention.
En effet, aucune modification du régime statique du
régulateur n'est rendue nécessaire par la mise en oeuvre de l'invention.
En particulier, les circuits de polarisation 24 et 26
sont généralement déjà prévus pour la polarisation du circuit
fournissant la référence de tension Vref.
Bien entendu, la présente invention est susceptible de
diverses variantes et modifications qui apparaítront à l'homme de
l'art. En particulier, les dimensionnements respectifs des transistors,
des condensateurs et des sources de courant dépendent de
l'application et sont à la portée de l'homme du métier à partir
des indications fonctionnelles données ci-dessus.
De plus, bien que l'invention ait été décrite ci-dessus
en relation avec un régulateur linéaire délivrant une tension
positive et basé sur un transistor MOS de puissance à canal P, la
présente invention peut être mise en oeuvre pour un régulateur de
tension négative, basé sur l'utilisation d'un transistor de puissance
à canal N. L'adaptation du circuit pour une telle application
est à la portée de l'homme du métier.
En outre, on notera que si l'invention a été décrite
ci-dessus en relation avec un régulateur pouvant sélectionner
deux tensions de sortie, l'invention s'applique quel que soit le
nombre de tensions sélectionnables par le régulateur. Par exemple,
pour un régulateur dont le circuit de sélection de contre-réaction
comporte trois transistors commandables, la mise en oeuvre
de l'invention consiste à commander ces transistors au moyen
de rampes selon la variation de tension souhaitée. Par exemple,
on suppose un circuit à trois transistors de commande dans lequel
une quatrième résistance est intercalée entre la résistance R3 et
la masse, le troisième transistor de commande étant connecté
entre le point milieu des troisième et quatrième résistances et
la borne non-inverseuse de l'amplificateur 5. Dans un tel circuit
et en reprenant les notations utilisées précédemment, le niveau
V1 est obtenu quand seul le premier transistor est passant, le
niveau V2 est obtenu quant seul le deuxième transistor est passant
et un niveau V3 est obtenu quand seul le troisième transistor
est passant. Pour passer du niveau V1 au niveau V2, on applique
des rampes respectivement descendante et montante sur les
grilles des premier et deuxième transistors, le troisième transistor
restant bloqué. Pour passer du niveau V1 au niveau V3, on
applique des rampes respectivement descendante et montante sur
les grilles des premier et troisième transistors, le deuxième
transistor restant bloqué. Pour passer du niveau V2 au niveau V1,
on applique des rampes respectivement montante et descendante sur
les grilles des premier et deuxième transistors, le troisième
transistor restant bloqué. Pour passer du niveau V3 au niveau V2,
on applique des rampes respectivement montante et descendante sur
les grilles des deuxième et troisième transistors, le premier
transistor restant bloqué, etc.