La présente invention concerne une ampoule électrique d'éclairage
du type présentant un axe longitudinal et comportant un filament longitudinal
disposé au moins approximativement suivant l'axe et apte à émettre de la
lumière lorsqu'il est alimenté en électricité et un verre enfermant le filament et
présentant autour de celui-ci, au moins pour l'essentiel, une face périphérique
extérieure au moins approximativement cylindrique de révolution autour de
l'axe.
Les ampoules de ce type, dont un exemple non limitatif est constitué
par les ampoules dites « navette » en raison de leur forme, présentant une
symétrie générale de révolution autour de l'axe et comportant deux bornes
axiales de raccordement électrique du filament, mutuellement opposées
longitudinalement, émettent de la lumière dans toutes les directions radiales
lorsque le filament est alimenté en électricité. Or, dans de nombreuses
applications, l'émission de lumière dans certaines directions radiales serait
inutile, et l'on associe alors de telles ampoules à un réflecteur ou miroir qui
dévie, dans des directions dans lesquelles elle est utile, la lumière ainsi émise.
C'est le cas, par exemple, dans les applications de telles ampoules à la
réalisation de feux pour véhicules automobiles ou encore à la réalisation de
rampes d'éclairage comportant un support en forme de réglette longitudinale et
une pluralité d'ampoules électriques de ce type, portées et retenues
individuellement par le support sous forme d'un alignement longitudinal.
Dans de telles applications, actuellement, le réflecteur ou miroir est
porté indépendamment de l'ampoule, extérieurement à celle-ci, par un support
qui leur est toutefois généralement commun et dont le réflecteur ou miroir est
généralement solidaire, en en faisant le plus souvent directement partie
intégrante.
Il en résulte que la direction moyenne d'émission de lumière par
l'ensemble constitué par l'ampoule et le réflecteur ou miroir, que ce soit par
émission directe à partir du filament ou par réflexion d'une partie de la lumière
issue du filament, est directement dictée d'une part par la conformation du
réflecteur ou miroir et par son positionnement par rapport au filament, et d'autre
part par l'orientation dans laquelle le support et, avec lui, le réflecteur sont fixés
sur une contrepartie qui, dans le cas d'un feu d'automobile, est constituée par
une pièce de carrosserie et, dans le cas d'une rampe d'éclairage, est constituée
par un élément de façade d'un immeuble, une cloison intérieure ou une paroi
d'un meuble, selon l'utilisation de la rampe d'éclairage.
Ceci n'entraíne aucun inconvénient dans certaines applications,
telles que la signalisation des automobiles, dans la mesure où, en tout état de
cause, le support d'ampoule et le réflecteur ou miroir font généralement partie
intégrante d'un bloc optique de conception spécifique à chaque véhicule et
propre à permettre l'émission de lumière dans des directions déterminées une
fois pour toutes par rapport au véhicule. Par contre, dans d'autres applications,
telles que la réalisation de rampes d'éclairage, la solidarisation directe ou
l'intégration du réflecteur ou miroir au support présente un inconvénient puisque
l'orientation dans laquelle le support est fixé conditionne la direction moyenne
d'émission de lumière par l'ensemble constitué par l'ampoule ou les ampoules
et le support. Or, il est parfois difficile de concilier les impératifs d'installation du
support et les voeux ou besoins en matière d'éclairage ; en outre, la direction
moyenne d'émission de lumière, conditionnée par l'orientation du support, est la
même pour toutes les ampoules sans aucune possibilité de modulation de cette
direction moyenne suivant les zones de la rampe qui se succèdent
longitudinalement, par exemple pour mieux mettre en valeur certains reliefs
d'une façade ; de même, la lumière émise dans de telles conditions présente la
forme d'un faisceau d'ouverture déterminée par la forme du réflecteur ou miroir
et il n'est pas possible par exemple d'augmenter cette ouverture, que ce soit
simplement localement ou sur toute la dimension longitudinale de la rampe.
Le but de la présente invention est de remédier à ces inconvénients
et, à cet effet, la présente invention propose, selon un premier aspect, une
ampoule du type indiqué en préambule, caractérisée en ce qu'elle comporte en
outre, extérieurement au verre, un miroir présentant une surface réfléchissante
concave qui est placée localement au contact du verre et par laquelle le miroir
est directement solidarisé avec la face périphérique extérieure de celui-ci,
laquelle surface réfléchissante est définie par des génératrices longitudinales et
présente une section transversale différente de la section transversale de la
face périphérique extérieure du verre, choisie et disposée par rapport à l'axe de
telle sorte que la surface réfléchissante soit tangente à la face périphérique
extérieure du verre le long d'une génératrice longitudinale commune et par
rapport au filament de telle sorte que la surface réfléchissante concentre en un
faisceau d'orientation et d'ouverture prédéterminées la lumière issue du
filament lorsqu'il est alimenté en électricité.
Certes, on connaít déjà des lampes dont le verre est directement
métallisé ou porte extérieurement une calotte métallique réflectrice directement
complémentaire du verre, mais le but en est généralement simplement d'éviter
une émission de lumière dans certaines directions, la lampe étant par ailleurs
associée à des moyens optiques extérieurs destinés à conformer son émission
de lumière en un faisceau d'orientation et d'ouverture prédéterminées et dans
tous les cas solidaires, parfois de façon réglable, non pas de l'ampoule elle-même
mais d'un support de l'ampoule ; il s'agit par exemple de certaines
ampoules utilisées dans des appareils de projection ou encore d'ampoules
d'appareils d'éclairage indirect. Dans de tels cas, la métallisation ou la calotte
métallique a essentiellement une fonction de cache et, si elle permet d'éviter
une perte de lumière en réfléchissant la lumière émise dans sa direction par le
filament de l'ampoule, elle ne joue pas un rôle direct dans la constitution d'un
faisceau. On connaít également des ampoules comportant intérieurement une
coupelle métallique réflectrice, et c'est par exemple le cas de certaines
ampoules de projecteur de véhicule automobile ; dans ce cas également, il
s'agit essentiellement de constituer un cache empêchant l'émission de lumière
dans certaines directions, et ce sont d'autres moyens, en pratique un réflecteur
intégré au support de l'ampoule ou solidarisé avec ce support, qui assurent la
formation du faisceau, généralement en coopérant avec des reliefs portés par
un globe de fermeture du projecteur.
Par contre, dans le cas d'une ampoule conforme à la présente
invention, c'est le miroir directement solidarisé avec le verre de l'ampoule, mais
conformé différemment de ce verre, qui détermine l'orientation et l'ouverture du
faisceau.
Bien qu'une ampoule selon l'invention puisse connaítre d'autres
applications, cette possibilité est tout particulièrement intéressante lorsqu'il
s'agit de réaliser des rampes d'éclairage comportant un support longitudinal et
une pluralité d'ampoules électriques du type indiqué en préambule, et la
présente invention s'étend, selon un deuxième aspect, à de telles rampes dans
la mesure où l'une, au moins desdites ampoules est une ampoule selon
l'invention.
Alors, l'orientation et l'ouverture du faisceau ne sont plus
conditionnées, du moins uniquement, par l'orientation dans laquelle le support
est installé, mais peuvent être choisies à volonté, au moins dans une large
mesure, grâce au choix d'une ou plusieurs ampoules selon l'invention.
Lorsque, selon un mode de réalisation préféré, le support est propre
à porter et retenir individuellement l'ampoule selon l'invention, au nombre d'au
moins une, selon plusieurs orientations autour de son axe, choisies
indépendamment de l'orientation des autres ampoules autour de leur axe, ce
que l'on peut obtenir au moyen de supports connus en eux-mêmes lorsque
l'ampoule selon l'invention est du type « navette », et lorsque l'on utilise sur un
même support plusieurs ampoules selon l'invention, il est possible d'orienter
toutes ces ampoules de la même façon, ce qui permet d'obtenir une direction
uniforme d'émission de lumière en bénéficiant de l'avantage de choisir cette
direction de façon indépendante, dans une large mesure, de l'orientation dans
laquelle le support est installé. Il est cependant également possible, dans un tel
mode de réalisation, d'orienter différemment, autour de leur axe, les différentes
ampoules selon l'invention, et l'on peut alors par exemple moduler la direction
de l'éclairage en fonction de reliefs à éclairer, répartis le long de la rampe, en
orientant identiquement un certain nombre d'ampoules voisines dans une zone
de la rampe et en orientant différemment les ampoules dans une autre zone de
celle-ci ; il est alors également possible de faire varier systématiquement
l'orientation des ampoules le long de leur support commun et, ainsi, pour une
ouverture donnée du faisceau émis par chaque ampoule, d'augmenter
l'ouverture du faisceau émis par les ampoules considérées dans leur
ensemble ; ainsi, pour répondre aux divers besoins, il n'est pas nécessaire
d'avoir recours à des ampoules selon l'invention dont les miroirs seraient
formés de façon à correspondre à des ouvertures différentes du faisceau émis.
Il en résulte une large augmentation des possibilités offertes par les
rampes d'éclairage en termes d'adaptation aux besoins.
Cependant, l'encombrement transversal d'une ampoule selon
l'invention n'est pas considérablement accru du fait de la présence du miroir, si
bien qu'elle reste compatible avec les composants des rampes connues
antérieurement, c'est-à-dire peut être montée sur ces dernières aux lieu et
place des ampoules traditionnelles, en elles-mêmes dépourvues de miroir.
De façon connue en elle-même, une rampe d'éclairage selon
l'invention peut ainsi, notamment lorsqu'elle est destinée à être utilisée en
extérieur, comporter un tube longitudinal transparent entourant coaxialement
les ampoules avec le support et susceptible d'être, à volonté, fermé de façon
étanche ou ouvert, notamment aux fins de changement des ampoules.
Diverses conformations du miroir et diverses positions de celui-ci par
rapport au filament de l'ampoule peuvent être envisagées, selon les besoins.
Lorsqu'il s'agit d'émettre un faisceau parallèle de lumière, une
ampoule selon l'invention se caractérise en ce que la section transversale de la
surface réfléchissante est parabolique et tangente à la section transversale de
la face périphérique extérieure du verre, en ce que son foyer est placé sur l'axe
et en ce que sa directrice est située à une distance de l'axe égale au diamètre
extérieur du verre.
Cependant, il y a lieu de constater que le filament ne coïncide pas
nécessairement avec l'axe ; en particulier, de nombreuses ampoules du type
« navette » comportent un filament enroulé en hélice autour de l'axe si bien
que, même avec une surface réfléchissante de section transversale
parabolique, disposée rigoureusement de la façon qui vient d'être décrite, le
faisceau émis par l'ensemble constitué par l'ampoule et son miroir lorsque le
filament est alimenté en électricité n'est qu'approximativement parallèle.
On peut donc admettre, avec un bon degré d'approximation dans le
parallélisme du faisceau, un mode de réalisation de l'ampoule selon l'invention
caractérisé en ce que la section transversale de la surface réfléchissante est
circulaire et tangente à la section transversale de la face périphérique
extérieure du verre, en ce que son centre est placé sur la section transversale
extérieure du verre et en ce que son rayon est égal au diamètre extérieur du
verre. Un tel choix permet de faciliter considérablement la fabrication du miroir
et, par conséquent, de l'ampoule selon l'invention dans son ensemble puisqu'un
cintrage particulièrement simple à réaliser permet, à partir d'une tôle d'un
matériau approprié, par exemple d'aluminium ou d'acier inoxydable, d'obtenir
un miroir convenant à ce mode de réalisation ; naturellement, un tel mode de
réalisation du miroir par cintrage d'une tôle peut être adopté dans le cas d'une
section transversale différente du miroir.
De préférence, la section transversale de la surface réfléchissante
est symétrique par rapport à un plan passant par l'axe et/ou la surface
réfléchissante présente un développement angulaire au plus égal à 180 degrés,
et de préférence proche de 180 degrés, en référence à l'axe, de façon
respectivement à rendre indifférent le sens de montage de l'ampoule sur son
support, notamment lorsque ce dernier fait partie d'une rampe d'éclairage, et à
permettre de bénéficier d'une certaine directionnalité dans l'éclairage obtenu ;
toutefois, on ne s'écarterait pas de la présente invention en donnant la surface
réfléchissante des formes différentes.
Le mode de solidarisation du miroir avec le verre de l'ampoule peut
être également librement choisi, dès lors qu'à la fois, il préserve le pouvoir
réfléchissant de la surface réfléchissante et résiste aux températures de service
de l'ampoule.
De préférence, le miroir est collé à la face périphérique extérieure du
verre par la surface réfléchissante au moyen d'une colle transparente ou
translucide, et l'on a obtenu de bons résultats aux essais, dans le cas d'une
ampoule du type « navette », en utilisant une colle polymérisable par exposition
aux ultra- violets, disponible dans le commerce. Cet exemple n'est en aucune
façon limitatif et, en particulier pour des ampoules fonctionnant à des
températures supérieures, l'Homme du métier effectuera dans chaque cas le
choix le mieux approprié ; notamment, on a obtenu de bons résultats aux essais
avec une colle céramique dans le cas d'ampoules halogènes.
D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention
ressortiront de la description ci- dessous, relative à deux modes de réalisation
d'une ampoule selon l'invention et à un mode de réalisation d'une rampe
d'éclairage selon l'invention, ainsi que des dessins annexés.
La figure 1 montre une vue en perspective de cette ampoule
électrique selon l'invention, du type « navette ».
Les figures 2 et 3 montrent une vue de cette ampoule en coupe
transversale courante, respectivement dans le cas d'une section transversale
parabolique de la surface réfléchissante et dans le cas d'une section
transversale en arc de cercle de cette surface réfléchissante.
La figure 4 montre une vue éclatée, en perpective, d'une rampe
d'éclairage selon l'invention, comportant plusieurs ampoules selon l'invention.
Naturellement, bien que l'on ait choisi d'illustrer et de décrire une
ampoule selon l'invention du type « navette », les ampoules de nombreux
autres types pourraient être équipés, conformément à la présente invention,
d'un miroir extérieur rapporté, présentant une surface réfléchissante d'une
forme différente de la forme extérieure du verre de l'ampoule et placée
localement au contact de ce verre et solidarisée directement avec celui-ci.
Telle qu'elle est ainsi illustrée à titre d'exemple non limitatif, sur
l'ensemble des figures, l'ampoule 1 selon l'invention présente un axe
longitudinal 2 autour duquel elle présente une symétrie générale de révolution,
notamment en ce qui concerne son verre 3 qui présente une forme générale
tubulaire de révolution autour de l'axe 2, notamment définie par une face
périphérique extérieure 4 cylindrique de révolution autour de cet axe.
Naturellement, le terme « verre » doit être compris ici dans un sens large, au
même titre que dans les expressions « verre de lampe » ou « verre de
lunettes », n'impliquant aucune limitation quant à la nature du matériau
constitutif de ce verre. A l'intérieur du verre 3 est enfermé, de façon étanche, un
filament longitudinal 5 qui, dans cet exemple non limitatif, présente la forme
générale d'un hélicoïde de révolution autour de l'axe 2, d'un diamètre petit par
rapport au diamètre de la face périphérique extérieure 4 du verre 3. Pour
permettre l'alimentation du filament 5 en électricité, l'ampoule 1 comporte deux
bornes axiales 6 mutuellement opposées longitudinalement, c'est-à-dire
disposées respectivement de part et d'autre du verre 3 suivant l'axe 2.
Extérieurement, chacune des bornes 6 est délimitée à proximité immédiate de
son raccordement avec le verre 3 par une face périphérique extérieure 7
cylindrique de révolution autour de l'axe 2, avec un diamètre légèrement
inférieur à celui de la face périphérique extérieure 4 du verre 3, à laquelle cette
face 7 se raccorde par un épaulement transversal, annulaire 8 respectif du
verre 3; longitudinalement à l'opposé de son raccordement avec cet
épaulement 8, la face 7 de chaque borne 6 se raccorde à une face périphérique
extérieure 9 de celle-ci, laquelle face 9 est convexe et tronconique de révolution
autour de l'axe 2, et se termine par une pointe 10, disposée suivant cet axe 2,
dans le sens d'un éloignement longitudinal par rapport au verre 3.
Ces caractéristiques d'une ampoule du type « navette » sont bien
connues en elle-même et ne nécessitent pas davantage de description.
De façon par contre caractéristique de la présente invention, la face
périphérique extérieure 4 porte, du fait d'une solidarisation directe avec elle, par
exemple par collage au moyen d'une colle transparente ou translucide,
polymérisable par une exposition aux ultra- violets ou de type céramique, un
miroir 11 avantageusement réalisé en une seule pièce par estampage et
cintrage d'une tôle de métal possédant de bonnes propriétés réfléchissantes
lorsqu'il est poli et conservant ses propriétés réfléchissantes pendant toute la
durée de vie probable d'une ampoule 1, à savoir par exemple de l'aluminium ou
de l'acier inoxydable.
Plus précisément, le miroir 11 présente par exemple une forme
rectangulaire lorsqu'il est développé à plat et il est cintré de façon à présenter
vers la face périphérique extérieure 4 du verre 3, partiellement au contact de
cette face périphérique extérieure 4, notamment en vue de la solidarisation
précitée par collage dans une zone respective par laquelle s'effectue ce contact
et/ou à proximité immédiate d'une telle zone respective, une surface
réfléchissante 12 concave, continue, définie par des génératrices parallèles à
l'axe 2. Cette surface réfléchissante 12 est délimitée par raccordement avec
deux chants longitudinaux 13 du miroir 11 et deux chants transversaux 14 de
celui-ci, lesquels chants 13 et 14 définissent la forme rectangulaire précitée
lorsque le miroir 11 est développé à plat ; chaque chant transversal 14 jouxte
un épaulement respectif 8 du verre 2, la dimension longitudinale du miroir 11,
mesurée entre ces chants 14, étant légèrement inférieure à celle du verre 3
mais supérieure à celle du filament 5, lequel est centré non seulement
transversalement mais également longitudinalement à l'intérieur du verre 3.
De préférence, comme il ressort notamment de l'examen des figures
2 et 3, la section transversale, constante, de la surface réfléchissante 12 du
miroir 11, de même que celui-ci considéré dans son ensemble, est symétrique
par rapport à un plan 15 incluant l'axe 2, et présente en référence à cet axe 2
un développement angulaire au plus égal à 180 degrés, mais de préférence
proche de 180 degrés, de l'un à l'autre des chants longitudinaux 13.
Cette section transversale de la surface réfléchissante 12 est
différente de la section transversale de la face périphérique extérieure 4 du
verre 3, c'est-à-dire n'est pas cylindrique de révolution autour de l'axe 2 avec un
diamètre identique à celui de la face périphérique extérieure 4 du verre 3, et elle
est choisie et disposée par rapport à l'axe 2 et, par conséquent, au filament 5
de telle sorte que la surface réfléchissante 12 concentre en un faisceau 16
d'orientation et d'ouverture prédéterminées la lumière issue du filament 5
lorsqu'il est alimenté en électricité.
Les figures 2 et 3 illustrent deux formes de la section transversale de
la surface réfléchissante 12 convenant à cet effet, à titre d'exemples non
limitatifs. Dans un cas comme dans l'autre, compte tenu de la symétrie précitée
de la section transversale de la surface réfléchissante 12 par rapport au plan
15, la direction moyenne 17 d'émission du faisceau 16 est située dans le plan
15, perpendiculairement à l'axe 5, et tournée dans le sens d'un éloignement par
rapport à celui-ci.
Dans le cas du mode de réalisation illustré à la figure 2, la section
transversale de la surface réfléchissante 12 est parabolique. Le foyer F de la
parabole est placé sur l'axe 5 et sa directrice Δ située à une distance D de l'axe
5 égale au diamètre extérieur d du verre 3, c'est-à-dire au diamètre de sa face
périphérique extérieure 4, si bien que la surface réfléchissante 12 est tangente
à cette face périphérique extérieure 4 le long d'une génératrice commune 18
parallèle à l'axe 5 et située dans le plan 17, entre l'axe 5 et la directrice A et à la
même distance de l'axe 5 et de la directrice A. Le collage de solidarisation du
miroir 11 avec le verre 3 s'effectue dans ce cas le long de cette génératrice 18
et, en pratique, généralement à proximité immédiate de cette génératrice 18,
respectivement de part et d'autre de celle-ci, entre la surface réfléchissante 12
et la face périphérique extérieure 4 du verre 3.
Dans le cas du mode de réalisation illustré à la figure 3, la section
transversale de la surface réfléchissante 12 est circulaire ; son centre C est
situé sur la section transversale extérieure du verre 3, c'est-à-dire sur la face 4
de celui-ci, et son rayon R est égal au diamètre d de la section transversale
extérieure du verre 3, c'est-à-dire au diamètre de la face périphérique
extérieure 4 de celui-ci, si bien que la surface réfléchissante 12 est tangente à
cette face périphérique extérieure 4 le long d'une génératrice commune 19
parallèle à l'axe 5, située à l'une des intersections du plan 15 avec la face
périphérique extérieure 4 du verre 3, alors que le centre C est situé à l'autre
intersection de ce plan 15 avec cette face périphérique extérieure 4. Le collage
de solidarisation du miroir 11 avec le verre 3 s'effectue dans ce cas le long de
cette génératrice 19 et, en pratique, généralement à proximité immédiate de
cette génératrice 18, respectivement de part et d'autre de celle-ci, entre la
surface réfléchissante 12 et la face périphérique extérieure 4 du verre 3.
Dans le cas de l'un et l'autre de ces modes de réalisation, le faisceau
16 émis par réflexion sur la surface réfléchissante 12 lorsque le filament 5 est
alimenté en électricité peut être considéré, avec une bonne approximation,
comme un faisceau parallèle compte tenu de la conformation du filament 5 et
des inévitables tolérances de cote. Son ouverture, en coupe transversale, est
déterminée par les cotes transversales de la surface réfléchissante 12,
notamment par la distance non référencée séparant les chants longitudinaux 13
du miroir 11.
Naturellement, d'autres conformations pourraient être adoptées pour
la surface réfléchissante 12, notamment aux fins d'obtenir soit un faisceau
convergent, soit un faisceau divergent, la détermination de la section
transversale respectivement correspondante de la surface réfléchissante 12
relevant des aptitudes normales d'un Homme du métier.
Dès lors qu'une ampoule 1 selon l'invention émet un faisceau 16
directif lorsque son filament 5 est alimenté en électricité, et dès lors que la
direction 17 de ce faisceau est exclusivement fonction de l'orientation de
l'ampoule 1 autour de son axe 2, l'utilisation d'ampoules selon l'invention se
révèle particulièrement avantageuse à la place des ampoules traditionnelles,
pour la réalisation de rampes d'éclairage dont un exemple non limitatif va être
décrit à présent en référence à la figure 4.
De façon connue en elle-même, la rampe d'éclairage 20 illustrée à la
figure 4, destinée à être fixée par exemple le long d'une façade, d'une cloison
ou d'une paroi d'un meuble par des moyens non représentés mais bien connus
d'un Homme du métier, présente une forme allongée suivant un axe qui se
confond avec l'axe 2 des ampoules correspondantes et auquel on attribuera par
conséquent la référence numérique 2.
Notamment lorsqu'elle est destinée à une utilisation en extérieur, elle
comporte avantageusement un tube longitudinal transparent 21, par exemple
en verre, intérieurement et extérieurement cylindrique de révolution autour de
l'axe 2 et susceptible d'être, à volonté, fermé de façon étanche à ses deux
extrémités transversales 22 par un bouchon respectif 23 emboíté de façon
amovible afin de permettre l'ouverture du tube 21 à volonté, notamment aux fins
de changer les ampoules 1 qui sont logées à l'intérieur de ce tube 21 ; l'un des
bouchons 23 est traversé de part en part par un conducteur 24 d'alimentation
des ampoules 1 en électricité, généralement en très basse tension, à savoir une
tension inférieure à 50 Volts.
Le tube 21 et les bouchons 23 sont facultatifs dans le cas de rampes
20 destinées à être installées en intérieur.
A l'intérieur du tube 21 est retenue, par des moyens non représentés
mais connus d'un Homme du métier, dans une orientation fixe autour de l'axe 2
par rapport au tube 21, une réglette longitudinale 25 décalée par rapport à l'axe
2 et s'étendant de l'un à l'autre des bouchons 23.
Cette réglette 25, de conception connue en elle-même et par
exemple conforme aux enseignements du brevet français N°2 123 853 de la
Demanderesse, est destinée à la fois à porter et retenir individuellement les
ampoules selon l'invention 1, au même titre que les ampoules traditionnelles,
dans une position dans laquelle elles sont alignées suivant l'axe 2, et à assurer
leur alimentation simultanée en électricité.
A cet effet, de façon connue en elle-même sous différentes formes
de réalisation et non détaillée ici, par exemple conformément aux
enseignements du brevet français précité de la Demanderesse, la réglette 25,
réalisée pour l'essentiel en matériau électriquement isolant, comporte deux
pistes longitudinales 26 électriquement conductrices mais mutuellement
isolées, dont chacune est raccordée , par l'intermédiaire du conducteur 24,à
une polarité respective d'une source d'alimentation d'électricité dans le cas
d'une alimentation en courant continu ou respectivement à la phase et au
neutre dans le cas d'une alimentation en courant alternatif.
De façon également connue, par exemple du fait du brevet français
précité de la Demanderesse, chacune de ces pistes 26 est raccordée
électriquement à une série respective de languettes 27 qui, dans chaque série,
sont respectivement prévues en autant d'exemplaires que d'ampoules 1 selon
l'invention ou d'autres ampoules et qui alternent, de telle sorte qu'une languette
27 correspondant à l'une des pistes 26 soit située entre deux languettes 27
correspondant à l'autre piste 26.
Les languettes 27 sont transversales, et forment une saillie
transversale sur une même face de la réglette 25 de façon à couper l'axe 2,
autour duquel elles présentent une zone d'extrémité libre respective ; elles
peuvent fléchir élastiquement de telle sorte que leurs zones d'extrémité libre,
entourant l'axe 2, puissent notamment s'écarter et se rapprocher par flexion
élastique suivant cet axe 2.
Plus précisément, les languettes 27 reliées respectivement à l'une et
l'autre des pistes 26 sont associées par paires de languettes 27 voisines
longitudinalement, dont l'une est reliée à l'une des pistes 26 et l'autre à l'autre
piste 26 et qui sont mutuellement espacées longitudinalement, notamment dans
leurs zones d'extrémité libre entourant l'axe 2, d'une distance I qui, par
élasticité, tend à être légèrement inférieure à la longueur L d'une ampoule 1,
mesurée entre les pointes 10 des bornes 6 et normalisée dans le cas des
ampoules du type « navette ». En outre, suivant l'axe 2, les deux languettes 27
ainsi appariées sont soient percées d'un trou 28 de diamètre faible par rapport
à celui de la face périphérique extérieure 7 des bornes 6, soit simplement
creusées localement en regard l'une de l'autre, de telle sorte qu'en écartant
élastiquement les extrémités libres des deux languettes 27 ainsi appariées, on
puisse introduire entre elles une ampoule 1 jusqu'à faire coïncider son axe 2
avec l'axe 2 de la rampe 20 puis, en relâchant les languettes 27, les amener en
prise par les trous 28 ou les creux localisés qui les remplacent avec les pointes
10 des bornes 6 de l'ampoule 1 et assurer ainsi à la fois une retenue coaxiale
de celle-ci sur la réglette 25, de façon amovible par écartement volontaire des
languettes 27 par exemple lorsqu'il s'agit de changer une ampoule 1, et une
liaison électrique entre chaque borne 6 et une réglette 25 respective.
Un tel montage, connu en lui-même, permet d'orienter à volonté
chaque ampoule 1 autour de l'axe 2, possibilité dénuée d'intérêt dans le cas
d'ampoules traditionnelles, démunies de miroir 11, alors que cette possibilité est
mise à profit, selon l'invention, pour orienter à volonté autour de l'axe 2, par
rapport à la réglette 25, le sens 17 d'émission de lumière par chaque ampoule 1
lorsque son filament 5 est alimenté en électricité ; les deux languettes 27
associées à chaque ampoule 1 assurent un effet de serrage longitudinal
suffisant, sur les bornes 6 de l'ampoule 1, pour que l'orientation donnée
volontairement à cette ampoule 1 lors de son installation se conserve dans le
temps, en dépit d'un déséquilibre résultant de la présence du miroir 11 dans la
plupart des orientations de l'ampoule 1.
Chaque ampoule selon l'invention 1 peut ainsi être orientée,
indépendamment des autres ampoules selon l'invention 1, à volonté et sans
discontinuité sur au moins 180 degrés, si l'on se réfère à la direction 17, autour
de l'axe 2 dès lors que l'on prend la précaution de dimensionner le miroir 11,
entre ses chants 13, de telle sorte qu'il ne vienne pas buter sur la réglette 25
quelle que soit l'orientation de l'ampoule 1 autour de l'axe 2 par rapport à cette
réglette 25; on peut cependant la plupart du temps se contenter d'une
possibilité d'orientation de chaque ampoule 1 sur moins de 180 degrés, la seule
limite à cet effet étant liée à la venue de l'un des chants 13 du miroir 11 en
butée sur la réglette 25.
Naturellement, les ampoules selon l'invention 1 peuvent alterner
avec des ampoules traditionnelles, démunies de miroir, sur une même réglette
25, de même qu'une même réglette 25 peut recevoir indifféremment des
ampoules selon l'invention 1 et des ampoules traditionnelles, ce qui permet de
réaliser des rampes lumineuses 20 de caractéristiques différentes à partir des
même composantes, à l'exception des ampoules.
Un Homme du métier comprendra aisément que, bien que l'utilisation
d'ampoules de type « navette » pour réaliser les ampoules 1 selon l'invention
soit actuellement particulièrement préférée en raison des larges possibilités
d'orientation de telles ampoules autour de leur axe 2, sur des réglettes 25 de
type standardisé, déjà utilisées pour des ampoules traditionnelles du type
« navette », la présente invention n'est pas limitée quant au type d'ampoule
concerné et l'Homme du métier réalisera dans chaque cas, sans sortir pour
autant du cadre de la présente invention, un mode de liaison approprié entre
l'ampoule selon l'invention 1 et la réglette 25, pour permettre de disposer de
plusieurs possibilités d'orientation de chaque ampoule 1 autour de l'axe 2 par
rapport à la réglette 25, de préférence indépendamment d'une ampoule 1 à
l'autre.
De façon générale, la présente invention est susceptible de
nombreuses variantes par rapport aux modes de réalisation qui viennent d'être
décrits, sans que l'on sorte pour autant de son cadre.