La présente invention a pour objet un dispositif pour établir précisément en
laboratoire la courbe de l'indice de résistivité d'un échantillon solide
indépendamment de la courbe de pression capillaire, adapté à des mesures en haute
fréquence.
La mesure de l'indice de résistivité de petites carottes est nécessaire pour
obtenir une estimation précise de la saturation en eau à partir de données de
diagraphie obtenues par exemple par la technique de mesure pendant forage (MWD).
Etat de la technique
Par les brevets FR2 781 573 et FR 2 762 681 (US 5 979 223) du demandeur,
notamment on connaít des méthode et des dispositifs de mesure en continu de la
courbe de l'indice de résistivité d'un échantillon solide initialement saturé par un
premier fluide mouillant, tel qu'un échantillon géologique, indépendamment de la
courbe de pression capillaire. L'échantillon solide poreux est contenu dans une gaine
étanche qui est placée dans une cellule de confinement allongée entre deux embouts.
Des canaux au travers des deux embouts communiquent avec un système d'injection
permettant d'injecter un deuxième fluide non mouillant dans l'échantillon à une
première extrémité de la cellule et de drainer le premier fluide hors de la cellule à
l'extrémité opposée, au travers d'une membrane semi-perméable, perméable au
premier fluide. L'échantillon est contenu dans une gaine et soumis à une pression
radiale par injection d'huile sous pression dans l'espace annulaire entre le corps de la
cellule et la gaine. Une membrane mouillable seulement par le deuxième fluide est
interposée entre l'échantillon et la première extrémité de la cellule pour réaliser des
opérations de réimbibition.
Des électrodes interposées entre l'échantillon et sa gaine permettent
l'application d'un courant électrique et la détection des différences de potentiel
apparaissant entre des points distincts en réponse à l'application du courant
électrique. Les électrodes étant connectées à un appareil de mesure de l'impédance
complexe de l'échantillon. L'extension longitudinale des électrodes est relativement
importante rapportée à la longueur de l'échantillon de façon à impliquer la plus
grande partie possible du volume de l'échantillon dans les mesures d'impédance tout
en évitant les court-circuits par les extrémités de l'échantillon susceptibles de fausser
les mesures.
On applique un ou plusieurs paliers de pression d'injection, on mesure les
variations continues de l'indice de résistivité en fonction de la variation de saturation
moyenne sans attendre que s'établisse les équilibres capillaires.
L'espace annulaire entre la gaine et la paroi extérieure de la cellule étant sous
pression élevée, les conducteurs électriques reliant les électrodes à l'appareil de
mesure traversent la paroi extérieure de la cellule par des traversées étanches
(connecteurs à perles de verre par exemple).
Des études ont montré que l'indice de résistivité des roches poreuses variait
sensiblement avec la fréquence. Comme les sondes de diagraphie mesurent la
résistance électrique des terrains traversés à des fréquences souvent très élevées, il est
nécessaire pour bien mettre en relation les mesures obtenues par les outils de puits et
les mesures de l'indice de résistivité obtenues en laboratoire au moyen des cellules,
que celles-ci puissent fonctionner avec précision dans la même gamme de fréquence.
Les résultats obtenus avec les cellules précédentes sont satisfaisants quand la
plage de fréquence des courants électriques appliqués reste dans la limite de quelques
KHz ou quelques dizaines de KHz. Ils perdent beaucoup de leur signification quand
les mesures d'impédance sont effectuées à des fréquences beaucoup plus élevées
comprises par exemple dans la plage 1MHz - 10MHz. A de telles fréquences, il faut
bien entendu utiliser des câbles blindés d'impédance constante. La liaison continue
des électrodes à l'appareil de mesure par câbles blindés est difficile à réaliser à cause
à cause de problèmes d'étanchéité. Si l'on a recours à un connecteur classique de
type à perles de verre par exemple, cela entraíne une rupture de la continuité du
blindage. Cette discontinuité qui serait sans effet notable à basse fréquence, est la
source à fréquence élevée, de réflexions parasites et d'un affaiblissement significatif
des signaux.
LE DISPOSITIF SELON L'INVENTION
Le dispositif selon l'invention permet de réaliser la connexion par câble blindé
d'au moins une électrode à un appareil de mesure, situés de part et d'autre d'une
paroi séparant une enceinte sous pression du milieu extérieur. Il comporte au moins
un manchon rigide de protection en matériau isolant qui traverse la paroi de façon
étanche et se prolonge jusqu'au voisinage immédiat de l'électrode, dans lequel on fait
passer le câble blindé, ce manchon rigide contenant un tube en matériau conducteur
en contact électrique avec le blindage du câble, et étant associé rigidement et de
façon étanche à un moyen de connexion reliant électriquement l'âme du câble blindé
à l'électrode.
Le moyen de connexion électrique comporte par exemple une fiche connectée à
l'électrode, avec une embase qui est fixée rigidement et de façon étanche dans une
cavité du manchon, et reliée électriquement à l'âme du câble blindé.
Pour tenir compte d'une certaine latitude possible de déplacement de
l'électrode, la fiche est engagée dans un évidement de l'électrode et adaptée à
maintenir le contact électrique avec l'électrode quand elle se déplace.
Suivant un mode de réalisation, le dispositif comporte un connecteur électrique
associé au manchon rigide à l'extérieur de la paroi pour la connexion d'un fil blindé
relié à l'appareil de mesure, un élément de câble blindé intérieur au manchon rigide
dont l'âme est connectée au moyen de connexion, et le blindage est électriquement
relié au tube conducteur qui se prolonge vers l'intérieur du manchon rigide jusqu'à la
zone de connexion de l'âme au moyen de connexion.
La paroi est par exemple la paroi du corps d'une cellule destinée à la mesure
des variations de l'indice de résistivité d'un échantillon solide poreux enrobé d'une
gaine et soumis à une pression radiale par injection d'un liquide sous pression dans le
corps de la cellule, ces variations étant consécutives à des opérations de déplacement
forcé d'un premier fluide hors de l'échantillon par injection d'un deuxième fluide,
l'un des deux fluides étant conducteur de l'électricité et l'autre non, au moyen
d'électrodes disposées entre l'échantillon et la gaine et pourvues chacune d'un
prolongement traversant la gaine, chaque manchon rigide traversant la paroi du corps
de cellule et se prolongeant sensiblement jusqu'à la gaine.
Le système de mesure selon l'invention comprend une cellule de confinement
allongée pour un échantillon dans une gaine d'enrobage, des moyens d'injection d'un
liquide sous pression dans le corps de la cellule pour exercer une pression radiale sur
l'échantillon, des électrodes disposées entre l'échantillon et la gaine d'enrobage,
permettant l'application d'un courant électrique et la détection des différences de
potentiel apparaissant entre des points distincts de l'échantillon en réponse à
l'application du courant électrique. Les électrodes sont pourvues chacune d'un
prolongement traversant la gaine et étant connectées à un appareil de mesure de
l'impédance de l'échantillon, extérieur au corps de la cellule, un premier filtre semi-perméable,
perméable au premier fluide et disposé sensiblement au contact d'une
première extrémité de l'échantillon, et des moyens d'injection pour l'injection sous
pression d'un deuxième fluide au travers d'une deuxième extrémité de l'échantillon.
Le système comporte des dispositifs de connexion pour connecter les différentes
électrodes à l'appareil de mesure par des câbles blindés et chaque dispositif
comprend au moins un manchon rigide de protection en matériau isolant qui traverse
la paroi de façon étanche et se prolonge jusqu'au voisinage immédiat de l'électrode,
dans lequel on fait passer le câble blindé, ce manchon rigide contenant un tube en
matériau conducteur en contact électrique avec le blindage du câble et étant associé
rigidement et de façon étanche à un moyen de connexion reliant électriquement l'âme
du câble blindé à l'électrode.
De préférence, les électrodes ont une extension longitudinale relativement
importante rapportée à la longueur de l'échantillon (entre ¼ et ¾ de la longueur de
l'échantillon et de préférence de l'ordre de la moitié) mais inférieure à cette longueur,
de façon à impliquer la plus grande partie possible du volume de l'échantillon dans
les mesures d'impédance tout en évitant les court-circuits par les extrémités de
l'échantillon.
Le dispositif de connexion tel qu'il vient d'être défini, est avantageux en ce
qu'il permet la traversée étanche d'une paroi par un fil blindé sans qu'il y ait
discontinuité de l'âme et du blindage du câble susceptibles d'affecter les signaux qui
y sont transmis, ceci dans une gamme de fréquence s'étendant jusqu'à plusieurs
dizaines de MHz.
Le système de mesure avec son ou ses différents dispositifs de connexion tel
qu'il vient d'être défini est particulièrement avantageux en ce qu'il permet :
- d'établir une courbe très précise d'indice de résistivité continue en drainage et en
peu de temps (environ 2 jours pour un grès typique de 100 mD alors que la durée
typique nécessaire en utilisant la technique d'injection continue est souvent de
l'ordre d'une quinzaine de jours) ;
- l'incidence de profils de saturation non uniformes au cours des mesures, s'avère
négligeable. Ceci est dû à la combinaison de trois facteurs : (i) la technique de
mesure de résistivité radiale, (ii) la présence de filtres semi-perméables côté
sortie, (iii) la totalité du volume de la carotte est analysée au moyen de mesures
électriques (ceci est vérifié lorsque le diamètre de la carotte est supérieur à sa
longueur) ;
- de fournir des mesures d'indice de résistivité précis dans une gamme de
fréquence très étendue prolongée jusqu'à des fréquences de l'ordre de plusieurs
dizaines de MHz.
Présentation des figures
D'autres caractéristiques et avantages apparaítront à la lecture de la description
ci-après d'un exemple non limitatif de réalisation, en se référant aux dessins annexés
où :
- la Fig.1 montre schématiquement en coupe longitudinale une cellule de mesure
permettant la mesure de la résistivité d'un échantillon poreux ;
- la Fig.2 montre en coupe transversale la disposition des électrodes autour d'un
échantillon permettant d'injecter un courant électrique et mesurer la différence de
potentiel engendrée par le passage du courant au travers de l'échantillon ;
- la Fig.3 montre schématiquement en coupe longitudinale un dispositif de
connexion permettant la connexion électrique étanche d'un câble blindé reliant
une électrode à un appareil de mesure extérieur ;
- la fig. 4A représente les variations comparées du module d'impédance Z d'un
circuit électrique de test placé à l'extérieur de la cellule (en trait plein) et à
l'intérieur de la cellule et raccordée à l'impédancemètre par l'intermédiaire du
dispositif de connexion décrit (en pointillés),
- la Fig.4B représente dans les mêmes conditions les diagrammes d'Argand : partie
réelle de Z en abscisse et partie imaginaire de Z en ordonnée) qui leur
correspondent ;
- la Fig.5A, 5B représentent respectivement les variations comparées du module
d'impédance normalisée en fonction de la fréquence pour deux échantillon de
grès de Fontainebleau mouillables respectivement à l'eau (ww) et à l'huile (ow)
et pour des saturations Sw respectivement de 1 et de 0,38 ;
- les Fig.6A, 6B) représentent dans les mêmes conditions les diagrammes d'Argand
qui leur correspondent respectivement ; et
- les Fig.7A, 7B montrent les effets dispersifs de la fréquence sur les courbes
représentatives de la variation de l'index de résistivité en fonction de la saturation
en saumure, pour deux échantillons de grès de Fontainebleau mouillable l'un à
l'eau (ww) (Fig.7A), l'autre à l'huile (ow) (Fig.7B) et la réduction rapide de la
pente des courbes au-dessus de 500 KHz.
DESCRIPTION DETAILLEE
Le dispositif de connexion va être décrit sans que cela constitue une
quelconque limitation, à un système expérimental destiné à la mesure des variations
de l'indice de résistivité d'un échantillon solide poreux, consécutifs à des
déplacements forcés d'un premier fluide mouillant conducteur de l'électricité tel que
de la saumure par exemple, par injection d'un deuxième fluide non conducteur tel
que de l'huile par exemple, (phase de drainage) ou du deuxième fluide par le premier
(phase d'imbibition) tel que celui décrit dans les brevets précités du demandeur.
Il comporte (Fig.1) une cellule de confinement d'une carotte qui comporte un
corps creux 1 à symétrie cylindrique fermé à ses deux extrémités opposées par deux
embouts 2, 3. L'échantillon S est placé à l'intérieur d'une pièce cylindrique en
élastomère 4 dont la section longitudinale est en forme de U, constituant une gaine
pour l'échantillon S. L'ensemble de l'échantillon S et de sa gaine 4, est installé dans
une cavité intérieure du corps 1 et se trouve délimité axialement de part et d'autre par
les deux embouts 2, 3. Du côté de l'embout 2, l'échantillon S est en contact avec un
filtre semi-perméable 5, mouillable par le premier fluide tel qu'un filtre en
céramique. Du côté de l'embout 3 opposé, l'échantillon S est en contact avec une
membrane 6 mouillable par le deuxième fluide. Les faces intérieures des deux
embouts 2, 3 sont pourvues d'un réseau de rainures 7 (Fig.2). Des moyens de fixation
non représentés permettent de fixer rigidement l'un à l'autre les deux embouts.
Des canaux 8 traversent l'embout 3 et font communiquer le réseau de rainures 7
sur sa face terminale, avec une première source 9 délivrant le deuxième fluide sous
pression. De même, des canaux 10 traversent l'embout 2 et font communiquer le
réseau de rainures 7 correspondant avec une deuxième source de pression 11 du
premier fluide drainé hors de l'échantillon du fait de l'injection du deuxième fluide.
Un élément 12 est installé sur le circuit 10 pour mesurer le volume de fluide déplacé
hors de l'échantillon S. On utilise de préférence un capteur capacitif de faible coût
possédant une précision de 0,05 cc et d'une résolution de 0,01 cc, analogue à celui
utilisé dans le dispositif décrit dans la demande de brevet FR 2.772.477 du
demandeur.
Le dispositif comporte par exemple deux couples d'électrodes E1, E2 qui sont
moulées à l'intérieur de la gaine 4, de façon à s'appliquer étroitement contre la paroi
périphérique de l'échantillon, permettant l'application d'un courant électrique. Au
moyen d'un autre couple d'électrodes E'1, E'2, pareillement moulées, on mesure la
différence de potentiel V créée en réponse à l'application du courant électrique.
Cette affectation séparée des couples d'électrodes, les uns, à l'application d'un
courant, et l'autre, à la mesure de différences de potentiel, permet d'éviter les
résistances dues aux contacts. Les électrodes sont par exemple de forme carrée et
réalisées en Monel. L'extension angulaire d'une paire d'électrodes autour de
l'échantillon est inférieure à 90°. Leur longueur doit être inférieure à la longueur de
l'échantillon de façon à éviter les court-circuits électriques d'extrémité extérieurs à
l'échantillon, directement au travers des fluides, ce qui fausseraient les mesures,.
Cependant leur longueur doit être suffisamment importante rapportée à la longueur
de l'échantillon de façon que les lignes de courant embrassent la plus grande partie
de son volume avec une répartition relativement régulière. Cette longueur peut varier
dans de notables proportions selon l'importance du diamètre de l'échantillon. Dans
les expériences qui ont été réalisées, on a trouvé que la longueur des électrodes
pouvait avantageusement être comprise entre ¼ et ¾ de la longueur de l'échantillon
et de préférence être de l'ordre de la moitié de cette longueur.
L'espace annulaire 13 entre le corps 1 et la gaine 4 communique avec des
moyens de pression 14 permettant l'injection d'un liquide sous pression qui exerce
une pression radiale de confinement sur l'échantillon S. La pression radiale de
confinement autour de l'échantillon est par exemple de l'ordre de quelques Mpa,
suffisante pour assurer un bon contact électrique des électrodes. Ainsi, dans des
conditions normales, la résistance de contact est généralement du même ordre de
grandeur que la résistance de l'échantillon qui doit être mesurée avec une faible
saturation en eau.
L'ensemble est placé dans une enceinte thermostatée (non représentée).
Toutes les électrodes E sont pourvues d'un prolongement creux 15 traversant
l'épaisseur de la gaine 4, et sont reliées à un impédancemètre RLC 16 couplé avec un
ensemble 17 d'acquisition de mesures, par le dispositif de connexion qui va être
décrit ci-après.
Le dispositif de connexion comporte pour chaque électrode E (Fig.3) un
manchon tubulaire M en matériau isolant venant s'engager dans un alésage N dans la
paroi terminale extérieure 18 du corps 1 et fixé rigidement à lui. Des joints
d'étanchéité 19 sont disposés dans des rainures du manchon tubulaire M. Un
connecteur électrique 20 de type BNC bien connu des gens de l'art par exemple, est
fixé contre la paroi extérieure du manchon tubulaire M. L'une de ses bornes est reliée
à l'âme 21 d'une portion de câble blindé, l'autre, à la tresse 22 de ce même câble. La
tresse 22 est en contact électrique étroit avec un tube en inox 23 disposé dans une
cavité cylindrique du manchon tubulaire M. L'embase 24 d'une fiche est engagé dans
une autre cavité à l'extrémité opposée de ce même manchon tubulaire M et fixé à lui
par une bague filetée 26. La fixation est rendue étanche par des joints d'étanchéité
25. Cette embase 24 est pourvue d'un premier prolongement 27 auquel est soudé
l'âme 21 du câble blindé et à son extrémité opposée, est solidaire de la fiche 28
destinée à venir s'engager dans un logement du prolongement 15 de chaque électrode
E. Pour affermir le contact électrique avec le prolongement 15 de l'électrode E, la
fiche 28 est pourvue d'un ressort à lame 29. Un certain débattement est permis à la
fiche 28 dans son logement de l'électrode E pour tenir compte des déplacements de la
gaine 4 en élastomère quand elle se trouve plaquée contre l'échantillon S par
injection de liquide dans l'espace annulaire 13.
Le tube en inox 23 se prolonge vers l'intérieur du manchon tubulaire M de
façon à recouvrir et isoler électriquement la zone où l'âme du câble est soudée au
prolongement 27. Comme il est connecté au blindage 22, l'âme 21 est électriquement
isolée jusqu'à sa jonction avec la fiche 24.
Le fil 21 présente un certain relâchement entre le connecteur 20 et l'embout 24
à l'intérieur du manchon tubulaire M pour les nécessités du montage.
FONCTIONNEMENT
L'échantillon S saturé avec le premier fluide est placé dans l'enceinte et l'on
applique une pression de confinement radiale par connexion avec les moyens de
pression14.
On injecte alors par les canaux 8 un deuxième fluide tel que de l'huile à une
première pression et l'on mesure en continu les variations de l'impédance complexe
de l'échantillon pour plusieurs fréquences entre 0.1 Hz et quelques dizaines de MHz.,
qui sont enregistrées par l'ensemble d'acquisition 16, 17. Les données sont analysées
en utilisant un index de résistivité généralisé ou index d'impédance fonction de la
saturation et de la fréquence f, défini comme suit :
Ir(Sw) = |Z(Sw)||Z(Sw = 1) = g(Sw, f)
où
|Z| = (Re(Z)2 + Im(Z)2)½
On vérifie que la fréquence agit fortement sur les courbes d'index de résistivité
Ir au dessus de 500 KHz (Fig.7A). Pour l'échantillon mouillable à l'eau, les données
peuvent être ajustées par application de la loi d'Archie bien connue et l'exposant de
saturation baisse de 2 à 1 KHz jusqu'à 1,5 à 2 MHz. Pour l'échantillon mouillable à
l'huile, l'influence de la fréquence est différente (Fig.7B) et la courbe est fortement
non linéaire dans une échelle log-log. A fréquence élevée, l'écart par rapport à la
courbe à 1KHz dépend de la saturation. A 2MHz, l'écart se forme vers Sw=0,7 et la
courbe s'aplatit graduellement à saturation faible. Si on mesurait un seul point de la
courbe à saturation faible, on trouverait un exposant de saturation de 2.
Les courbes des Fig.5, 6, les courbes de dispersion peuvent être extraites des
données enregistrées pour deux valeurs de saturation. Pour une saturation en eau de
100%, on observe peu de différence à haute fréquence (Fig.5A). La fréquence de
coupure (i.e. le sommet du demi-cercle dans le diagramme d'Argand) (Fig.6A), est
de l'ordre de 5MHz dans les deux cas. A fréquence faible (entre 0,1 et 1 KHz) les
écarts sont attribuables à des rugosités de surface différentes pour les deux
échantillons. Pour une saturation plus faible (Sw=0,38), on observe une diminution
de la fréquence de coupure (vers 500KHz). Les phénomènes attribués à la rugosité de
surface sont décalés vers les fréquences plus basses (0,1 Hz).
Tests
Pour tester la qualité du dispositif de connexion, on a placé à l'intérieur de la
cellule et connecté aux électrodes E, 15 un circuit électrique constitué d'une
résistance de quelque 1 KΩ et d'un condensateur avec une capacité de l'ordre de 200
pF, reproduisant typiquement le comportement électrique d'un échantillon S. On a
mesuré l'impédance complexe Z de ce circuit, pour toutes fréquences jusqu'à 20
MHz lorsque ce circuit est placé à l'extérieur de la cellule et à l'intérieur de la cellule
et connecté par le dispositif de connexion décrit plus haut. On voit sur les Fig.4A, 4B
que les résultats obtenus sont tout à fait identiques et que la cellule et le dispositif de
connexion n'altèrent en rien la qualité des mesures.