DISPOSITIF ET METHODE D'AFFICHAGE DE L'HEURE EN DEUX
SECTEURS
La présente invention concerne un dispositif d'affichage de l'heure, en particulier un dispositif permettant de simuler une période hors du temps.
Les instruments horaires connus dans l'état de la technique, poursuivent un seul but: vous informer de la manière la plus précise possible de l'heure actuelle.
Ce but est légitime car l'indication de l'heure est souvent une information qui cadence nos journées et nous permet d'organiser notre vie sociale. On est en retard ou en avance selon ses habitudes par rapport à l'heure réelle.
Pour informer le possesseur d'une montre de l'heure actuelle, il existe d'infinie manière dont on retiendra deux exemples, soit l'indication circulaire et l'indication rétrograde.
La première, la plus connue, se base sur la décomposition de l'heure en un cercle dont un indicateur balaye les 360° pendant 60 minutes. Chaque minute représente donc 6 °.
La seconde est basée sur le balayage d'un secteur angulaire et lorsque l'extrémité du secteur est atteinte, l'indicateur revient à la position de départ. Ce retour se fait en général très rapidement pour être invisible à l'œil.
Le but de la présente invention est de se placer en contre-pied de cette course à la précision et de proposer un dispositif d'affichage de l'heure qui octroie à son utilisateur une période hors du temps dont il pourra jouir à sa guise.
Ce but est atteint par un dispositif d'affichage de l'heure qui comprend une première zone dite d'avance, couvrant une indication de 60 minutes et pendant laquelle l'indication de l'heure prend proportionnellement de
l'avance sur l'heure exacte et une deuxième zone dite de liberté, pendant laquelle cette avance est rendue à l'utilisateur.
Le principe est donc basé sur le fait que lorsque l'on est dans la première zone, le temps affiché passe légèrement plus vite que la réalité. Cette différence est ensuite rattrapée dans la zone de liberté puisque les tâches planifiées pour durer une heure ont été accomplies durant le passage dans la première zone.
L'invention sera mieux comprise grâce à la description détaillée qui va suivre et qui se réfère aux dessins annexés qui sont donnés à titre d'exemple nullement limitatif, dans lesquels :
- La figure 1 représente un cadran de montre sur lequel deux zones sont représentées;
- La figure 2 représente une monte selon l'invention à 12 heures.
Ce principe peut s'accommoder de nombreux modes d'affichage. Un premier mode tel qu'illustré dans la figure 1 , consiste en un affichage de type circulaire, et disposant de deux secteurs, soit un premier secteur gradué de 0 à 60 et un deuxième secteur, situé entre le 60 et le 0. L'indicateur des minutes parcourre la distance entre le 0 et le 60 en un temps plus court que 60 minutes, par exemple 57 minutes.
L'aiguille des heures 1 est représentée sous forme de triangle dont la pointe balaye un marquage 2 propre aux heures.
L'aiguille des minutes, ici représentée par un carré 3, traverse le deuxième secteur entre 60 et 0 selon un mode mixte c'est-à-dire que pendant 3 minutes, l'aiguille rattrape l'heure réelle sur un secteur couvrant qu'une partie du deuxième secteur. Ensuite, l'aiguille fait un bond pour rejoindre la position 0.
Si le deuxième secteur est plus grand que 18° (3 x 6°), tel qu'illustré dans la figure 1 , le déplacement angulaire est réduit, la vitesse de rotation de l'aiguille est alors inférieure à 6° par minute. Ainsi, lorsque l'aiguille atteint l'indication 60, on aura gagné 3 minutes sur la minute réelle. Un fois arrivé à la position 60, l'aiguille des minutes pointe sur une zone particulière qui représente un espace de liberté hors de l'heure.
Sur la figure 2, indiquant l'heure réelle de 12h00, l'aiguille des heures 1 pointe sur la position habituelle du 12. L'aiguille des minutes 3 quant à elle, se positionne sur la position 0. A ce moment, l'heure indiquée par ce type d'affichage selon l'invention et l'heure réelle sont en phase.
Le mode de déplacement de l'aiguille des minutes peut être de différentes manières. Selon un premier mode de réalisation, l'aiguille se déplace en trois minutes dans la zone "libre" pour rejoindre le point 0.
Selon un autre mode de réalisation, l'aiguille s'arrête dans la zone "libre" toute la durée des trois minutes et saute à la position 0 lorsque le temps "libre" est terminé.
Des mélanges de ces deux modes peuvent être réalisés, par exemple par un déplacement jusqu'au centre de la zone "libre" puis s'arrête dans l'attente de la fin de cette période. A ce moment, l'aiguille saute jusqu'au zéro pour reprendre sa course.
Dans un autre exécution, l'affichage semble normal c'est-à-dire que la graduation débute à 0 pour finir sur le 0 (ils sont alignés) mais le déplacement de l'aiguille se fait plus vite que normalement. De ce fait, lorsque l'aiguille indique la demi, elle a déjà pris 1 ,5 minutes d'avance (pour un total de temps "gagné" de 3 minutes).
Un fois arrivé sur la position 60 soit avec 3 minutes d'avance, l'aiguille s'arrête pendant cette durée de trois minutes (D) laissant à l'utilisateur l'impression qu'il dispose de ce temps libre pendant l'heure précédente.
Pour indiquer que nous sommes dans cette zone "libre", on peut imaginer de nombreuses variantes. Un indicateur rotatif se met en route et indique l'avancement de ce temps libre. Cet indicateur peut prendre la forme d'une barre dont la partie ombrée augmente avec le temps.
Selon une autre forme d'exécution de l'invention, on utilisera plutôt une indication auditive. Lors de l'arrivée à la position 60 (ou 0 selon l'exemple ci-dessus), un premier signal sonore sera donné. Lors de la fin de la période libre, un deuxième signal sonore, sera émis. Ce deuxième signal peut avoir une différence sonore du premier, par exemple un coup pour le premier et deux coups pour le second.
Pour des indicateurs horaire de type rétrograde, le même principe peut être utilisé si ce n'est que le saut ne se fait pas vers l'avant pour rejoindre la position 0 mais vers l'arrière.
De même que pour la solution circulaire, l'aiguille des minutes indiquera les minutes avec de l'avance pour pouvoir bénéficier, en fin de déplacement, d'une période dite "libre". L'aiguille peut alors soit avancer dans une zone particulière, indiquant ainsi que nous sommes dans la zone libre, soit stopper en fin de course et attendre la fin de la période libre pour retourner à la position initiale.
D'autres formes de réalisation non décrites dans cette demande mais poursuivant le même but sont naturellement inclus dans le champ de protection.