SUPPORT TEL QU'UN TRETEAU OU UN ESCABEAU
La présente invention concerne un support comprenant au moins deux pieds pivotants, ces pieds pouvant pivoter entre une position de repliage et une position de dépliage. Ce support peut en particulier être un tréteau ou une table à quatre pieds pivotants, un tréteau comprenant, à une extrémité longitudinale, un ou deux pieds fixes et, à son autre extrémité longitudinale, deux pieds pivotants, ou un escabeau comprenant deux pieds fixes sur un côté latéral et deux pieds pivotants sur un autre côté latéral. Un support de ce type doit comprendre des pieds repliables afin de pouvoir être stocké sous un faible encombrement. Un tréteau classique est ainsi formé par deux structures en forme de cadre, reliées de manière pivotante l'une à l'autre au niveau de leurs parties supérieures, et pouvant être placées soit dans une position rapprochée, de repliage, soit dans une position écartée, de dépliage.
Un tréteau de ce type a pour inconvénient d'être instable lorsque la surface sur laquelle le tréteau est posé n'est pas parfaitement plane. Ce problème se pose particulièrement pour des tréteaux à usage professionnel tels que ceux utilisés sur des chantiers. En outre, un tréteau classique n'est pas parfaitement adapté à la réception de charges relativement pesantes.
Le document de brevet GB-A-2 020 545 décrit un trépied comprenant une structure sur laquelle trois pieds sont montés pivotants ; la structure présente un montant vertical et chaque pied est coudé à sa partie supérieure, au-dessus de la zone par laquelle il est relié à ce montant, ce coude étant tel que la partie supérieure coudée du pied vient porter contre ledit montant lorsque le pied est déplié.
Le trépied selon ce document n'est pas susceptible d'être adapté à une mise en place sur une surface irrégulière ni à recevoir des charges relativement pesantes.
La présente invention vise à remédier à ces inconvénients, donc à fournir un support qui puisse être placé de manière stable sur une surface irrégulière tout en pouvant recevoir des charges relativement pesantes.
Le support concerné comprend, de manière connue en soi, une structure sur laquelle au moins deux pieds sont montés pivotants ; la structure présente un montant vertical et chaque pied est coudé à sa partie
supérieure, au-dessus de la zone par laquelle il est relié à ce montant, ce coude étant tel que la partie supérieure coudée du pied vient porter contre ledit montant lorsque le pied est déplié. Selon l'invention : - au moins un des pieds pivotants présente une section transversale circulaire au niveau de sa partie coudée supérieure, et ledit montant de la structure présente, sur sa face tournée vers cette partie coudée supérieure, une pièce de section transversale en forme de "U", dont la paroi intermédiaire est fixée sur ladite face et dont les deux parois latérales sont placées à une distance l'une de l'autre inférieure au diamètre de ladite partie coudée supérieure ; l'ensemble est conformé de telle sorte que, en position de dépliage du pied, ladite partie coudée supérieure vient en appui contre lesdites parois latérales de la pièce en "U", en étant calée latéralement par rapport à celle-ci ; et - au moins un autre des pieds pivotants présente, au niveau de sa partie coudée supérieure, une vis perpendiculaire à l'axe longitudinal de cette partie coudée supérieure, cette vis étant propre, lorsqu'elle est vissée, à venir en appui contre ledit montant et à définir ainsi une position angulaire déterminée de pivotement du pied par rapport à ce montant. Ladite pièce en "U" permet ainsi de caler parfaitement le ou les pieds pivotants cités en premier, dans une position maximale de dépliage, tandis que la ou les vis du ou des autres pieds pivotants permettent de fixer ce ou ces autres pieds pivotants dans des positions angulaires adaptées aux irrégularités de la surface du sol sur lequel est placé le support, afin de réaliser le parfait calage de ce support. Le support selon l'invention comprend ainsi :
- des pieds "d'appui" qui peuvent être fixes et qui incluent au moins un pied pivotant pouvant être parfaitement calé latéralement par rapport à la structure grâce à ladite pièce en "U" ; ces pieds "d'appui" forment une structure parfaitement rigide ;
- au moins un pied "de calage", propre à être pivoté angulairement par rapport à la structure, pour permettre, en coopération avec les pieds "d'appui", un parfait calage du support, dans une position horizontale de ladite structure. De préférence, chaque montant latéral présente une section transversale carrée, et comporte au moins une paire de pattes fixées à lui,
qui forment une chape de réception d'un pied, ladite pièce en "U" étant fixée au montant par sa paroi intermédiaire, entre les pattes.
Avantageusement, les deux parois latérales de chaque pièce en "U" sont positionnées l'une par rapport à l'autre de telle sorte que leurs faces extérieures viennent à proximité immédiate des faces intérieures des pattes de la paire de pattes correspondante.
Selon une autre caractéristique de l'invention, chaque pied présente une structure tubulaire.
La portion coudée supérieure de chaque pied équipé d'une vis peut présenter, au niveau de sa partie supérieure, un alésage taraudé qui la traverse, recevant ladite vis.
Cette vis peut être une vis à oreilles.
En outre, chaque pied pivotant peut présenter une semelle pivotante à son extrémité inférieure. L'invention sera bien comprise, et d'autres caractéristiques et avantages de celle-ci apparaîtront, en référence au dessin schématique annexé ; ce dessin représente, à titre d'exemples non limitatifs, trois formes de réalisation possibles du support concerné.
Dans ce dessin, la figure 1 est une vue en perspective d'un tréteau à quatre pieds pivotants ; la figure 2 est une vue en perspective d'un tréteau à deux pieds pivotants et à un pied fixe ; la figure 3 est une vue en perspective d'un escabeau à deux pieds pivotants ; la figure 4 est une vue en perspective d'un détail, à échelle agrandie, et la figure 5 est une vue en coupe selon la ligne V-V de la figure 4. Les figures 1 à 3 représentent respectivement différentes formes de mise en oeuvre de l'invention. Par simplification, les parties ou éléments qui se retrouvent, à l'identique ou de manière similaire, sur ces différentes formes de mise en oeuvre, sont désignés par les mêmes références numériques.
La figure 1 représente un tréteau 1 du genre de ceux utilisés sur des chantiers, notamment utilisés par des peintres pour former une estrade surélevée.
Ce tréteau 1 comprend une structure centrale 2 et quatre pieds pivotants 3.
La structure 2 est formée par deux montants latéraux 4 à section transversale carrée et deux traverses 5 reliant ces montants 4 l'un à l'autre. Ces traverses 5 sont parallèles l'une à l'autre.
Comme le montrent plus particulièrement les figures 4 et 5, chaque montant 4 comporte deux paires de pattes 6 fixées à lui, formant des chapes de réception des pieds 3. Chaque paire de pattes 6 est fixée sur une face du montant 4 perpendiculaire à l'axe longitudinal des traverses
5, à la même hauteur que l'autre paire de pattes 6, et fait saillie du montant 4 dans une direction perpendiculaire à l'axe longitudinal des traverses 5. Les pattes 6 d'un montant 4 sont positionnées à la même hauteur que les pattes 6 de l'autre montant 4.
En outre, chaque montant 4 comporte deux pièces profilées 7 à section transversale en forme de "U". Chaque pièce 7 est fixée au montant 4 par sa paroi intermédiaire de telle sorte que son quart inférieur, environ, se trouve au niveau des pattes 6. Les deux parois latérales de la pièce 7 sont positionnées l'une par rapport à l'autre de telle sorte que leurs faces extérieures viennent à proximité immédiate des faces intérieures des pattes
6, comme cela est visible sur la figure 5.
L'ensemble de la structure 2 peut être métallique, et les montants 4, traverses 5, pattes 6 et pièces 7 peuvent être fixés les uns aux autres par soudage.
Chaque pied 3 présente une structure tubulaire et est relié à la structure 2 par une broche transversale 8 engagée transversalement par rapport à lui, ainsi qu'au travers des deux pattes 6 recevant ce pied 3. Chaque pied 3 se subdivise, sensiblement de part et d'autre de la zone traversée par la broche 8, en une partie principale inférieure 3a et en une partie coudée supérieure 3b. Comme le montrent les figures, le coude formé dans chaque pied 3 est tel que la position de dépliage des pieds 3 montrée sur les figures 1 et 4 fournit une bonne stabilité au tréteau 1. Cette position de dépliage est déterminée par la venue des portions 3b en appui contre les pièces 7.
En référence plus particulièrement à la figure 5, il apparaît que le diamètre extérieur de chaque pied 3 est légèrement inférieur à la distance séparant les faces internes de la pièce 7, de sorte que ce diamètre extérieur est supérieur à la distance séparant les faces internes des parois latérales de cette pièce 7. Il en résulte que, dans la position de dépliage des pieds 3 montrée sur les figures 1 , 4 et 5, chaque portion 3b vient en appui contre les bords d'extrémité de ces parois latérales de la pièce 7 correspondante.
Il apparaît sur les figures 4 et 5 que la portion 3b de chaque pied 3 présente, au niveau de la partie supérieure de cette portion 3b, un alésage taraudé traversant cette portion 3b, orienté dans une direction perpendiculaire à celle de la broche 8. Cet alésage taraudé reçoit une vis à oreilles 9. Cette vis 9 vient porter, au cours de son vissage, contre la face interne de la paroi intermédiaire de la pièce 7 et permet ainsi de déterminer une position maximale de dépliage du pied 3. En outre, chaque pied 3 présente une semelle pivotante 10 à son extrémité inférieure. Cette semelle 10 permet une prise d'appui stable du pied 3 sur le sol, quelle que soit la position angulaire du pied 3 par rapport à la structure 2, et permet d'éviter l'enfoncement du pied 3 en cas de sol meuble. En pratique, les vis 9 sont dévissées puis les pieds 3 sont amenés en position de pivotement maximal, dans laquelle ils viennent au contact des bords d'extrémité des parois latérales des pièces 7. Ce contact selon deux lignes distantes assure un parfait calage longitudinal des portions 3b, et donc des pieds 3, nonobstant les jeux pouvant exister au niveau des broches 8. Ce calage supprime tout risque de sollicitations des pattes 6 en porte-à-faux lorsqu'une charge importante est supportée par le tréteau 1.
L'ensemble formé par ces pieds 3 et par la structure 2 présente ainsi une parfaite rigidité malgré lesdits jeux. Dans le cas où le sol sur lequel le tréteau 1 serait irrégulier, rendant ce tréteau instable, la vis 9 du pied 3 non en contact avec le sol lorsque les trois autres pieds sont en contact avec le sol peut être serrée de manière à faire pivoter ce pied 3 jusqu'à l'amener dans une position angulaire dans laquelle la semelle 10 de ce pied 3 vient en appui sur le sol. Une parfaite stabilité du tréteau 1 est ainsi obtenue, combinée à une parfaite rigidité de l'ensemble formé par la structure 2 et les pieds 3.
Le tréteau 1 est dès lors à même de recevoir des charges relativement pesantes même en cas de sol irrégulier, dans de parfaites conditions de stabilité.
La figure 2 montre un tréteau 1 similaire à celui qui vient d'être décrit, sinon qu'il comprend deux pieds 3 sur un côté longitudinal et un pied télescopique unique 15 sur son autre extrémité longitudinale. Ce pied 15 est réglable en hauteur au moyen d'une broche 16 et d'une série de trous 17, et comprend une plaque inférieure 18 formant embase d'appui sur le sol. La figure 3 montre un escabeau 20 comprenant deux pieds pivotants 3 sur un côté latéral. La structure 2 est alors formée par deux montants 21 qui sont coudés pour définir des portions supérieures formant les montants 4 et des pieds inférieurs fixes 3. Les deux montants 21 sont reliés par des traverses recevant des plaques 22 qui forment les marches de l'escabeau 20.
Ainsi qu'il apparaît de ce qui précède, l'invention fournit un support présentant, par rapport aux supports homologues de la technique antérieure, l'avantage déterminant de pouvoir être placé de manière stable sur une surface irrégulière tout en pouvant recevoir des charges relativement pesantes.
Il va de soi que l'invention n'est pas limitée à la forme de réalisation décrite ci-dessus à titre d'exemple mais qu'elle en embrasse au contraire toutes les variantes de réalisation entrant dans le champ de protection défini par les revendications ci-annexées.