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La présente invention a pour objet une fixation de ski de randonnée, permettant la retenue d'une chaussure sur un ski de randonnée tout en autorisant sélectivement le pivotement de la chaussure pour la marche.
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Il est connu que, pour la pratique du ski de randonnée, un ski doit être équipé d'une fixation permettant à volonté, soit d'immobiliser la chaussure sur le ski, ce qui est nécessaire en position de descente, soit au contraire de permettre au talon de la chaussure d'effectuer un mouvement ascendant et descendant par rapport au ski, pour autoriser la flexion du pied et favoriser ainsi la marche du skieur lors de ses déplacements à plat ou en montée.
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Parmi les fixations de randonnée utilisées actuellement, celles qui présentent le plus d'avantages sont les fixations dites à plaques.
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Un exemple de telles fixations à plaques est décrit dans le document EP 1 138 355 A1 ou dans son équivalent US 2001/0024029. Il s'agit de fixations comprenant une base allongée, qui peut être une plaque comportant ou non des ouvertures, ou qui peut être formée d'une ou plusieurs tiges métalliques. La base allongée est articulée par sa partie avant librement autour d'un axe situé transversalement par rapport au ski. Cette base allongée comprend à l'avant une butée contre laquelle prend appui la pointe avant de la chaussure, et comprend à l'arrière une talonnière destinée à solidariser la chaussure avec la base allongée.
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Des moyens de dégagement de la chaussure sont généralement prévus, tant sur la butée avant que sur la talonnière, pour permettre le décrochage automatique de la chaussure lorsque des efforts dangereux pour la jambe du skieur s'exercent soit en direction de l'avant, soit en direction latérale c'est à dire en torsion.
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De plus, pour permettre à la base allongée sur laquelle est fixée la chaussure, soit d'être en état de rotation libre autour de son axe transversal avant, pour la marche sur le plat ou la montée, soit d'être à l'état immobilisé sur le ski pour la descente, il existe plusieurs dispositifs tels que celui décrit dans les documents précités : l'axe transversal de rotation de la base allongée est fixe sur le ski, et un système de retenue de l'arrière de la base allongée est lui-même mobile sur le ski pour être déplacé par actionnement d'une commande placée en arrière de la base allongée.
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La plupart des fixations de randonnée connues donnent satisfaction du point de vue de leur conception mécanique.
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Mais lors de leur utilisation, les fixations connues présentent certains inconvénients. Notamment, lors des changements volontaires entre l'état de rotation libre (position de marche sur le plat ou la montée) et l'état immobilisé (position ski de descente), il est souvent nécessaire de se contorsionner pour atteindre la commande placée en arrière du pied, voire de déchausser pour pouvoir réaliser le changement d'état. Par exemple, dans le dispositif des documents précités, il faut se baisser et se tourner pour déplacer à la main le système mobile de retenue de base allongée. Également, les masses en mouvement sous le talon peuvent être fatigantes, surtout lors d'utilisations par des personnes légères.
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Un but de l'invention est de fournir une fixation qui évite les inconvénients cités ci-dessus des fixations de randonnée connues. La fixation de ski de randonnée selon l'invention doit ainsi présenter une grande facilité de commande, pour passer aisément entre l'état de rotation libre et l'état immobilisé sans avoir à se contorsionner ou à déchausser.
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De préférence, la fixation de ski de randonnée selon l'invention doit à la fois présenter une grande facilité de commande et un poids minimum.
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Pour atteindre ces buts ainsi que d'autres, l'invention propose une fixation de randonnée pour relier une chaussure à un ski, comprenant :
- une base allongée,
- des moyens de retenue de la chaussure sur la base allongée,
- un support antérieur adaptable sur le ski et sur lequel s'articule la zone antérieure de la base allongée pour pivoter autour d'un axe d'articulation transversal entre une position de descente en appui sur la face supérieure du ski et une position relevée dans laquelle la partie arrière de la base allongée est pivotée vers le haut à l'écart du ski,
- des moyens de verrouillage sélectif en rotation permettant de verrouiller sélectivement en rotation la base allongée en position de descente en interdisant alors son pivotement, et permettant de la déverrouiller en rotation en autorisant alors son pivotement libre entre la position de descente et la position relevée,
- des moyens de commande, accessibles par l'utilisateur, permettant d'actionner les moyens de verrouillage sélectif en rotation pour obtenir le verrouillage et le déverrouillage en rotation de la base allongée,
- les moyens de commande étant situés en avant de la base allongée, pour être mieux visibles et accessibles par l'utilisateur.
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On comprend que, par le fait que les commandes sont situées en avant de la base allongée, l'utilisateur peut accéder à ces commandes sans avoir à se retourner, et il peut ainsi mieux contrôler l'actionnement de ces commandes pour obtenir l'effet recherché de verrouillage en rotation ou de déverrouillage en rotation de la base allongée.
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De préférence, les moyens de commande selon l'invention sont manoeuvrables par appui vertical. Il devient alors possible de manoeuvrer les commandes à l'aide d'un bâton que l'on appuie devant soi, dans une position confortable et ergonomique. L'utilisateur dispose d'une force importante pour appuyer sur un bâton placé devant lui. On comprend ainsi que la fixation selon l'invention devient alors très facile à utiliser, même par les personnes chargées ou handicapées.
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Selon un mode de réalisation avantageux, les moyens de commande comprennent un bloc antérieur adaptable sur le ski et comportant deux poussoirs verticaux, une poussée verticale sur le premier poussoir actionnant les moyens de verrouillage sélectif en rotation pour réaliser le verrouillage en rotation de la base allongée, une poussée verticale sur le second poussoir actionnant les moyens de verrouillage sélectif en rotation pour réaliser le déverrouillage en rotation de la base allongée.
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Selon un autre mode de réalisation avantageux, les moyens de commande comprennent un bloc antérieur adaptable sur le ski et comportant un levier de manoeuvre à actionnement vertical, une première poussée verticale sur le levier de manoeuvre actionnant les moyens de verrouillage sélectif en rotation pour réaliser le déverrouillage en rotation de la base allongée, une seconde poussée verticale sur le levier de manoeuvre actionnant les moyens de verrouillage sélectif en rotation pour réaliser le verrouillage en rotation de la base allongée.
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De préférence, les poussoirs ou le levier de manoeuvre agissent sur des cames et des leviers pour déplacer un élément de liaison en mouvement antéro-postérieur qui les relie fonctionnellement aux moyens de verrouillage sélectif en rotation.
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Selon un mode de réalisation préféré de l'invention, on prévoit que le verrouillage et le déverrouillage en rotation de la base allongée sont obtenus par déplacement antéro-postérieur de la base allongée elle-même, qui vient alors s'accrocher ou se dégager d'un ancrage fixe sur le ski. On prévoit dans ce cas que :
- le support antérieur est déplaçable en mouvement antéro-postérieur sur le ski entre une position de verrouillage en rotation et une position de déverrouillage en rotation, et est actionné en mouvement antéro-postérieur par les moyens de commande,
- un ancrage fixe est adaptable sur le ski en arrière de l'axe transversal d'articulation, et est conformé pour coopérer avec des moyens d'engagement prévus sur la base allongée de façon à :
- engager l'ancrage fixe et les moyens d'engagement pour interdire le pivotement de la base allongée lorsque celle-ci est en position de descente et que le support antérieur est en position de verrouillage en rotation,
- dégager l'ancrage fixe à l'écart des moyens d'engagement pour autoriser la libre rotation de la base allongée lorsque le support antérieur est en position de déverrouillage en rotation.
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Cette disposition est particulièrement efficace, car l'utilisateur peut agir simultanément sur son pied en l'avançant ou en le reculant, dans le sens qui favorise le passage vers la position de verrouillage ou de déverrouillage en rotation désirée, en coopération avec les moyens de commande.
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Le fait de ne pas avoir de mécanisme fixé sur le ski en arrière de l'axe de rotation de la base allongée permet au ski de rester sensiblement horizontal lorsqu'il est soulevé pendant une montée dite « en escalier ». Cet effet peut être augmenté en prévoyant que le déverrouillage en rotation se produit par le recul de la base allongée : on modifie en effet l'équilibrage du ski dans le sens qui évite le soulèvement excessif de l'avant du ski lors de la marche.
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De préférence, l'ancrage fixe est conformé pour constituer une cale de montée, et forme une butée qui s'oppose au pivotement de la base allongée vers la position de descente lorsque le support antérieur est en position de verrouillage en rotation.
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Pour réaliser une fixation ayant un poids minimum, l'invention prévoit en outre une structure particulière de butée avant de fixation.
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Selon un premier mode de réalisation, les moyens de retenue de la chaussure sur la base allongée comprennent une butée avant ayant :
- une mâchoire mobile pivotante sur une embase autour d'un premier axe vertical,
- un bras d'actionnement, articulé sur la mâchoire mobile selon un second axe vertical décalé latéralement par rapport au premier axe vertical, et se déployant vers l'arrière de la fixation au-dessous de la partie antérieure de chaussure,
- un moyen élastique sollicitant le bras d'actionnement en rotation autour de son second axe vertical pour porter en appui par un galet contre une came fixe solidaire de l'embase,
- la came fixe étant conformée pour que, lors d'un pivotement de la mâchoire selon un angle inférieur à une limite de déclenchement, l'effort du moyen élastique produise, par l'intermédiaire de la came et du bras d'actionnement, un couple de rappel de la mâchoire mobile pivotante vers une position centrée de maintien normal de chaussure.
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En alternative, les moyens de retenue de la chaussure sur la base allongée peuvent comprendre une butée avant ayant :
- une mâchoire montée pivotante sur une embase autour d'un premier axe vertical,
- deux bras d'actionnement, articulés sur la mâchoire mobile respectivement selon un second axe vertical et un troisième axe vertical décalés latéralement de part et d'autre du premier axe vertical, et se déployant vers l'arrière de la fixation au dessous de la partie antérieure de chaussure,
- un moyen élastique, engagé entre les bras d'actionnement pour les solliciter en rotation l'un vers l'autre pour qu'ils portent en appui contre un galet fixe intermédiaire par des bords intérieurs conformés en came,
- les cames étant conformées pour que, lors d'un pivotement de la mâchoire selon un angle inférieur à une limite de déclenchement, l'effort du moyen élastique produise, par l'intermédiaire du galet fixe et des bras d'actionnement, un couple de rappel de la mâchoire mobile pivotante vers une position centrée de maintien normal de chaussure.
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Pour réaliser également une fixation ayant un poids minimum, les moyens de retenue de la chaussure sur la base allongée peuvent comprendre une talonnière ayant :
- deux longerons latéraux, articulés sur la base allongée,
- un levier postérieur monobloc en matière plastique, articulé sur les longerons latéraux selon un axe transversal intermédiaire, avec un tronçon antérieur conformé pour s'engager tantôt sur la semelle de chaussure tantôt sous la semelle de chaussure selon l'orientation du levier postérieur autour de l'axe transversal, et avec un tronçon postérieur de préhension,
- le tronçon postérieur étant fendu en long selon une fente longitudinale ouverte sur les cotés latéraux et se développant depuis le voisinage de l'axe transversal intermédiaire jusqu'à l'extrémité postérieure du levier,
- une butée transversale, solidaire des longerons latéraux et engagée dans la fente longitudinale du levier,
- un moyen élastique engagé autour du tronçon postérieur de levier pour rapprocher ses portions séparées par la fente longitudinale en coopérant avec l'élasticité de la matière formant le levier,
- la fente étant conformée avec un rétrécissement intermédiaire que la butée transversale doit franchir en écartant la fente lorsque le levier pivote entre sa position ouverte d'attente de chaussure et sa position de retenue d'une chaussure, de sorte que le moyen élastique assure le rappel élastique du levier en rotation vers l'une et l'autre de ses positions extrêmes.
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D'autres objets, caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront de la description suivante de modes de réalisation particuliers, faite en relation avec les figures jointes, parmi lesquelles :
- la figure 1 illustre en vue de coté une fixation complète selon un mode de réalisation de la présente invention, en position de descente ;
- la figure 2 illustre la fixation de la figure 1 en position de marche ou de montée ;
- la figure 3 illustre la fixation de la figure 1 en position de montée avec cales de montée ;
- la figure 4 est une vue en perspective du support antérieur et des moyens de commande selon un mode de réalisation de l'invention, dans un premier état ;
- la figure 5 est une vue de dessus de l'ensemble de la figure 4 ;
- la figure 6 est une vue d'avant de l'ensemble de la figure 4 ;
- la figure 7 est une vue en perspective de l'ensemble de la figure 4, et capotage enlevé pour distinguer les éléments fonctionnels internes ;
- la figure 8 est une vue de dessus de l'ensemble de la figure 7 ;
- la figure 9 est une coupe longitudinale selon le plan E-E de la figure 8 ;
- la figure 10 est une coupe longitudinale selon le plan F-F de la figure 8 ;
- la figure 11 est une coupe longitudinale selon le plan E-E de la figure 8, dans l'autre état de la fixation ;
- la figure 12 est une coupe longitudinale selon le plan F-F dans l'autre état de la fixation ;
- la figure 13 est une vue en perspective ouverte, vue de dessous, d'un système de butée antérieure selon un mode de réalisation de la présente invention, en position centrée ;
- la figure 14 est une vue de dessous du système de la figure 13, dans la même position ;
- la figure 15 est une vue en perspective de dessous du système de la figure 13, en position de butée pivotée vers la droite ;
- la figure 16 est une vue de dessous du système de la figure 15 ;
- la figure 17 est une vue en perspective de dessous du système de la figure 13 en position de butée pivotée vers la gauche ;
- la figure 18 est une vue de dessous du système de la figure 17 ;
- la figure 19 est une vue de dessous d'un système de butée antérieure selon un autre mode de réalisation de la présente invention, en position centrée ;
- la figure 20 est une vue de dessous du système de la figure 19, en position de butée pivotée vers la gauche ;
- la figure 21 est une vue schématique de coté d'une talonnière selon un mode de réalisation de la présente invention, en position de repos en attente d'une chaussure ;
- la figure 22 est une vue schématique de coté de la talonnière de la figure 21, en position de retenue d'une chaussure ;
- la figure 23 est une vue schématique de coté illustrant la talonnière de la figure 21 en position de sollicitation par une chaussure vers le déclenchement ;
- la figure 24 est une vue schématique de côté du support antérieur et des moyens de commande selon un second mode de réalisation de l'invention, en position verrouillée ;
- la figure 25 illustre l'ensemble de la figure 24 lors d'une action de déverrouillage ;
- la figure 26 illustre l'ensemble de la figure 24 en position déverrouillée ;
- la figure 27 illustre l'ensemble de la figure 24 lors d'une action de verrouillage ;
- les figures 28 et 30 illustrent, en vue de dessous et en vue de face, un système de butée antérieure selon un autre mode de réalisation de la présente invention, en position centrée ;
- la figure 29 illustre le système de la figure 28 en vue de face en coupe selon le plan A-A de la figure 28 ; et
- la figure 31 est une coupe transversale selon le plan B-B de la figure 28.
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Dans le mode de réalisation illustré sur les figures 1 à 3, une fixation de randonnée selon l'invention comprend une base allongée 1 qui s'articule selon sa zone antérieure sur un support antérieur 2 adaptable sur un ski 3. Ainsi la base allongée 1 peut pivoter autour d'un axe d'articulation transversal 4 du support antérieur 2 entre une position de descente, illustrée sur la figure 1, dans laquelle elle est en appui sur la face supérieure du ski 3, et une position relevée, illustrée sur les figures 2 et 3, dans laquelle la partie arrière de la base allongée 1 est pivotée vers le haut à l'écart du ski 3. Dans cette position relevée, la base allongée 1 peut librement pivoter autour de l'axe d'articulation transversal 4 comme illustré par la flèche 5, pour suivre les mouvements de flexion de la jambe et du pied de l'utilisateur lors de la marche à plat ou en montée.
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Des moyens de verrouillage sélectif en rotation 6 permettent de verrouiller sélectivement en rotation la base allongée 1 en position de descente (figure 1), en interdisant alors son pivotement, et permettent de déverrouiller en rotation la base allongée 1 en autorisant alors le pivotement libre 5 entre la position de descente et la position relevée.
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Des moyens de commande 7, accessibles par l'utilisateur, sont situés en avant de la base allongée 1, et permettent d'actionner les moyens de verrouillage sélectif en rotation 6 pour obtenir le verrouillage et le déverrouillage en rotation de la base allongée 1.
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La base allongée 1 comprend des moyens de retenue d'une chaussure. Dans la réalisation illustrée, les moyens de retenue comprennent une butée avant 8 et une talonnière 9. La butée avant 8 comprend une mâchoire mobile 10 montée pivotante sur une embase 11 autour d'un premier axe vertical 12. L'embase 11 contient un mécanisme de rappel en position centrée et de déclenchement automatique qui sera décrit plus loin. La talonnière 9 comprend également un mécanisme de déclenchement automatique qui sera décrit plus loin.
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Dans la réalisation illustrée sur les figures 1 à 3, on voit que le passage entre la position de verrouillage en rotation illustrée sur la figure 1 est la position de déverrouillage en rotation illustrée sur les figures 2 et 3 s'effectue par déplacement du support antérieur 2 et de la base allongée 1 vers l'avant. Ainsi, le support antérieur 2 est déplaçable en mouvement antéro-postérieur sur le ski 3 entre la position reculée illustrée sur la figure 1 et produisant le verrouillage en rotation, et la position avancée illustrée sur les figures 2 et 3 autorisant le pivotement 5 après déverrouillage en rotation.
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Dans ce cas, les moyens de verrouillage sélectif en rotation 6 comprennent un ancrage fixe 13, adaptable sur le ski 3 en arrière de l'axe d'articulation transversal 4, et conformé pour coopérer avec des moyens d'engagement 14 prévus sous la base allongée 1. L'ancrage fixe 13 et le moyen d'engagement 14 peuvent être conformés en crochet, comme illustré sur les figures 1 à 3, de façon que :
- lorsque la base allongée 1 et le support antérieur 2 sont en position de déverrouillage en rotation, c'est à dire avancés vers l'avant du ski 3 comme illustré sur la figure 2, l'ancrage fixe 13 reste en permanence en arrière des moyens d'engagement 14 et ne s'oppose pas au pivotement 5 de la base allongée 1, réalisant le déverrouillage en rotation pour un usage en marche ;
- lorsque la base allongée 1 et le support antérieur 2 sont en position de verrouillage en rotation, c'est à dire reculés vers l'arrière du ski 3 comme illustré sur les figures 1 et 3, lorsque la base allongée 1 est en position de descente c'est à dire abaissée vers le ski 3 comme le montre la figure 1, l'ancrage fixe 13 s'engage dans les moyens d'engagement 14 et s'oppose au pivotement de la base allongée 1, réalisant le verrouillage en rotation pour un usage en descente ;
- lorsque la base allongée 1 est pivotée vers le haut, comme illustré sur la figure 3, l'ancrage fixe 13 constitue alors une cale de montée, sur laquelle vient en appui le moyen d'engagement 14, constituant ainsi une butée qui s'oppose au pivotement complet de la base allongée 1 vers la position de descente, forçant la base allongée 1 à conserver une position inclinée par rapport au ski 3.
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Comme on le voit mieux sur la figure 4, le support antérieur 2 a la forme d'un étrier, constitué d'une plaque de base 2a solidaire de deux flasques latéraux 2b et 2c comportant chacun un trou 2d ou 2e de passage de l'axe d'articulation transversal 4. La plaque de base 2a est mobile sur le ski selon un mouvement antéro-postérieur illustré par la flèche 2f.
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Dans les modes de réalisation illustrés sur les figures, le support antérieur 2 se déplace longitudinalement selon un plan.
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En alternative, le support antérieur 2 peut être monté sur des guides conformés de façon que l'axe d'articulation transversal 4 se déplace selon un arc de cercle entre les positions de verrouillage en rotation et de déverrouillage en rotation du support antérieur 2.
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Selon une autre réalisation, le support antérieur 2 peut être monté sur des guides conformés de façon que l'axe d'articulation transversal 4 soit situé à une distance différente au dessus du ski 3 selon qu'il se trouve en position de verrouillage en rotation ou en position de déverrouillage en rotation.
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On décrira maintenant un premier mode de réalisation des moyens de commande 7, en relation avec les figures 4 à 12.
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Les moyens de commande de ce mode de réalisation forment un bloc antérieur 22 en forme de boîtier, fixé sur le ski 3 en avant de la fixation, et comportent deux poussoirs verticaux 15 et 16 dont la face supérieure respective 15a ou 16a est concave pour faciliter l'engagement d'une pointe de bâton de ski. Lors du fonctionnement, une poussé verticale sur le premier poussoir 15 provoque le recul du support antérieur 2 et de la base allongée 1 pour réaliser le verrouillage en rotation de la base allongée 1, tandis qu'une poussé verticale sur le second poussoir 16 provoque l'avance du support antérieur 2 et de la base allongée 1 pour réaliser le déverrouillage en rotation de la base allongée 1.
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On a illustré sur les figures 7 et 8 un mécanisme interne pour ce mode de réalisation des moyens de commande 7. Le support antérieur 2 est attelé à une chape antérieure 17 qui porte un axe transversal 18 sur lequel sont montés en rotation un galet central 19 et deux leviers latéraux 20 et 21 à trois branches. Le galet 19 et les leviers 20 et 21 pivotent dans le bloc antérieur 22 enfermant les moyens de commande 7.
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Chaque levier tel que le levier 21 comprend trois branches telles que les branches 21a, 21b et 21c. La branche 21a est sollicitée par le premier poussoir 15 pour faire pivoter le levier 21 dans le sens inverse des aiguilles d'une montre sur la figure 9, tandis que la branche 21c est sollicitée par le second poussoir 16 pour faire pivoter le levier 21 dans le sens des aiguilles d'une montre. La branche centrale 21b est engagée dans un logement correspondant 23 du bloc antérieur 22, ce qui, lors de la rotation du levier 21 sous l'action des poussoirs 15 ou 16, provoque l'avance ou le recul de l'axe transversal 18 dans le bloc antérieur 22 qui est fixé sur le ski. Le mouvement d'avance ou de recul de l'axe transversal 18 provoque l'avance ou le recul du support antérieur 2 dont il est solidaire. Simultanément, le galet central 19 assure la reprise des efforts verticaux appliqués par les poussoirs 15 et 16 sur le levier 21 et le levier 20, le galet 19 étant en appui roulant sur le ski.
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Ainsi, les figures 7, 9 et 10 illustrent les moyens de commande 7 lorsque le support antérieur 2 est en position avancée vers l'avant du ski, tandis que les figures 11 et 12 illustrent les moyens de commande 7 lorsque le support antérieur 2 est reculé vers l'arrière du ski.
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On comprend que les poussoirs 15 et 16 agissent sur des cames et leviers constitués par les leviers 20 et 21 et les logements dans lesquels ils s'engagent, pour déplacer en mouvement antéro-postérieur un élément de liaison tel que le support antérieur 2 et la base allongée 1 qui les relie fonctionnellement aux moyens de verrouillage sélectif en rotation 6.
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On va décrire maintenant un second mode de réalisation des moyens de commande 7, en relation avec les figures 24 à 27.
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Les moyens de commande 7 de ce mode de réalisation forment également un bloc antérieur 22 en forme de boîtier fixé sur le ski 3 en avant de la fixation, et comportent un levier de manoeuvre 60 articulé à sa première extrémité 61 sur le bloc antérieur 22 par un axe transversal 62. La seconde extrémité 63 du levier de manoeuvre 60 comporte un évidement supérieur 64 pour faciliter l'engagement d'une pointe de bâton de ski. Le levier de manoeuvre 60 est accouplé à sa première extrémité 61 à deux bielles longitudinales excentrées, à savoir une bielle d'avance 65 et une bielle de recul 66. Le support antérieur 2 est accouplé à l'axe transversal 18.
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La bielle de recul 66 est en position inférieure et reste en appui sur un ressort 67 qui la sollicite vers le haut. La bielle d'avance 65 est en appui sur la bielle de recul 66, qui elle-même comporte un bord supérieur 68 en forme de came à courbure appropriée pour les mouvements qui sont décrits ci-après.
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La bielle de recul 66 comporte une extrémité 69 concave, tandis que la bielle d'avance 65 comporte une extrémité en crochet 70, et est plus longue que la bielle de recul 66.
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Dans la disposition des bielles et des leviers telle qu'illustrée sur les figures 24 à 27, le fonctionnement de ces moyens de commande 7 est le suivant.
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Dans la position verrouillée illustrée sur la figure 24, le support antérieur 2 est reculé vers l'arrière du ski, à l'écart du bloc antérieur 22, et son axe transversal 18 est en prise dans l'extrémité en crochet 70 de la bielle d'avance 65.
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Par une poussée verticale 71 sur le levier de manoeuvre 60, on produit la rotation du levier de manoeuvre 60 vers le bas, ce qui induit l'avance de la bielle d'avance 65, qui elle-même tire vers l'avant l'axe transversal 18 ainsi que le support antérieur 2. Pendant ce mouvement, la bielle d'avance 65 repousse la bielle de recul 66 vers le bas à l'encontre de la force de rappel des ressorts 67, de sorte que l'axe transversal 18 échappe à l'extrémité 69 de la bielle de recul 66.
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Le dispositif prend alors la position déverrouillée illustrée sur la figure 26, dans laquelle l'axe transversal 18 est en prise avec l'extrémité concave 69 de la bielle de recul 66.
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A partir de cette position, par une seconde poussée verticale 72 sur le levier de manoeuvre 60, on provoque la rotation du levier de manoeuvre 60 vers le bas, ce qui induit un mouvement de recul de la bielle de recul 66, qui elle-même repousse l'axe transversal 18 et le support antérieur 2 vers l'arrière jusqu'en position verrouillée. Le dispositif retourne ensuite à l'état illustré sur la figure 24.
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On comprend que le levier de manoeuvre 60 agit sur des cames et leviers, constitués par les bielles 65 et 66 et la came 68, pour déplacer en mouvement antéro-postérieur des éléments de liaison, tels que le support antérieur 2 et la base allongée 1, qui les relient fonctionnellement aux moyens de verrouillage sélectif en rotation 6.
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On va décrire maintenant un mode de réalisation de la butée avant 8 et de son mécanisme incorporé dans l'embase 11 pour assurer le fonctionnement de la mâchoire mobile 10 montée pivotante. Cette description est faite en relation avec les figures 13 à 18. On a représenté pour cela le mécanisme vu de dessous, dans les diverses positions de fonctionnement.
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On retrouve ainsi sur chacune des figures la mâchoire mobile 10 montée rotative autour d'un premier axe vertical 12 sur l'embase 11, laquelle embase est solidaire de la base allongée 1.
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Un bras d'actionnement 24 est logé dans un espace intérieur 25 de l'embase 11, et est articulé sur la mâchoire mobile 10 selon un second axe vertical 26 décalé latéralement par rapport au premier axe vertical 12. Le bras d'actionnement 24 se déploie vers l'arrière de la fixation, et se trouve ainsi au dessous de la partie antérieure de chaussure.
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Un moyen élastique 27 de traction, illustré seulement sur les figures 17 et 18 et non représenté sur les autres figures pour des raisons de clarté, sollicite le bras d'actionnement 24 en rotation autour de son second axe vertical 26 pour venir porter en appui par un galet 28 contre une came fixe 29 solidaire de l'embase 11.
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Pour permettre des réglages de forces de rappel et de forces de déclenchement, le moyen élastique 27 peut être positionné en plusieurs positions le long du bras d'actionnement 24. On prévoit pour cela des dentures 30 le long du bras d'actionnement 24, et des logements d'ancrage 30a le long de l'espace intérieur 25, comme on le voit mieux sur la figure 17.
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La came fixe 29 est conformée pour que l'effort du moyen élastique 27, produise, par l'intermédiaire de la came fixe 29 et du bras d'actionnement 24, un couple de rappel de la mâchoire mobile 10 vers une position centrée de maintien normal de chaussure tant que la rotation de la mâchoire mobile 10 est inférieure à un seuil de déclenchement. Pour cela, la came fixe 29 comporte une forme générale en V comme illustrée sur les figures 13 à 18, et mieux visible sur la figure 18 : une rampe antérieure 31 reçoit l'appui du galet 28 lorsque la mâchoire mobile 10 est pivotée vers la gauche du ski, comme illustré sur la figure 18. Une rampe postérieure 32 sert d'appui du galet 28 lorsque la mâchoire mobile 10 est pivotée vers la droite du ski comme illustré sur les figures 15 et 16.
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Chacune des rampes 31 et 32 (figure 18) comprend une première portion de rampe 31a ou 32a conformée pour réaliser le rappel élastique vers la position centrée de la mâchoire mobile 10, et comprend une seconde portion de rampe respectivement 31b et 32b qui autorise une rotation plus facile de la mâchoire mobile 10 à l'écart de la position centrée. Le passage du galet 28 depuis la première portion de rampe 31a ou 32a à la seconde portion de rampe 31b ou 32b détermine l'instant de déclenchement de la butée avant 8, et correspond à une valeur de l'effort de déclenchement libérant la chaussure. Le choix de la forme de la came fixe 29 détermine ainsi les valeurs de force de rappel et les valeurs de force de déclenchement de la butée avant 8. Les courbures représentées sur la figure 18 permettent d'obtenir des résultats satisfaisants. Des variations de forme sont toutefois possibles, en fonction des résultats recherchés.
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Le moyen élastique 27 peut être de différents types. Dans le mode d'exécution illustré sur les figures, il peut s'agir d'un anneau en matière élastomère. En alternative, on peut prévoir une bague élastique en serrant le bras d'actionnement et accrochée à un relief du boîtier 22.
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Un autre mode de réalisation d'une telle butée avant selon l'invention est illustré sur les figures 19 et 20. On retrouve la mâchoire mobile pivotante 10, mobile autour de son premier axe vertical 12 par rapport à une embase 11 ayant un logement intérieur 25.
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Dans l'espace intérieur 25 sont logés deux bras d'actionnement 33 et 34 articulés sur la mâchoire mobile 10 respectivement selon un second axe vertical 35 et un troisième axe vertical 36 décalé latéralement de part et d'autre du premier axe vertical 12, et se déployant vers l'arrière de la fixation. Ainsi, les bras d'actionnement 33 et 34 sont logés au dessous de la partie antérieure de chaussure.
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Un moyen élastique 37 de traction est engagé entre les bras d'actionnement 33 et 34, pour les solliciter en rotation l'un vers l'autre pour qu'ils portent en appui contre un galet fixe intermédiaire 38 par des bords intérieurs respectifs 39 et 40 conformés en cames.
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Les cames 39 et 40, comme illustré sur la figure 20, sont conformées pour que l'effort du moyen élastique 37 produise, par l'intermédiaire du galet fixe 38 et des bras d'actionnement 33 et 34 un couple de rappel de la mâchoire mobile pivotante 10 vers une position centrée de maintien normal de chaussure telle qu'illustrée sur la figure 19. Pour cela, les cames 39 et 40 comportent une portion circulaire visible sur la figure 20, suivie d'une portion non circulaire. Lorsque le galet fixe sort de la portion circulaire, la force de rappel se trouve réduite et cela correspond au déclenchement de la fixation.
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Un autre mode de réalisation d'une telle butée avant selon l'invention est illustré sur les figures 28 à 31. On retrouve une mâchoire mobile pivotante 10 (illustrée partiellement par le noyau pivotant), mobile autour de son premier axe vertical 12 par rapport à une embase 11 ayant un espace intérieur 25.
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Dans l'espace intérieur 25 sont logés deux ergots inférieurs 81 et 82, montés sous la mâchoire mobile 10 symétriquement de part et d'autre du plan sagittal médian A-A. Dans l'espace intérieur 25 est également logée une lyre 83 en matériau élastiquement déformable, comportant un corps 84 antérieur et deux branches longitudinales postérieures 85 et 86. Le corps antérieur 84 comprend un évidement 84a en forme générale de coeur et dans lequel s'engagent les ergots inférieurs 81 et 82. Comme on le voit sur les figures, les ergots inférieurs 81 et 82 sont en appui frontal antérieur dans les deux sommets antérieurs de l'évidement 84a en forme de coeur. Les branches longitudinales postérieures 85 et 86 comportent des cames externes 87 et 88, inclinées vers l'avant, et en appui contre des galets latéraux 89 et 90 qui tourillonnent sur l'embase 11.
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Un moyen élastique 91 de compression est engagé entre les branches longitudinales postérieures 85 et 86, pour les solliciter latéralement vers l'extérieur en appui contre les galets latéraux 89 et 90 respectifs. Le moyen élastique 91 peut être un ressort élastomère, ou un ressort métallique. Le réglage de son effet de rappel peut être effectué en faisant coulisser axialement le moyen élastique 91 le long des branches longitudinales postérieures 85 et 86, dont les bords intérieurs sont généralement parallèles l'un à l'autre.
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Lors d'une rotation de la mâchoire mobile 10, l'un des ergots 81 ou 82 pivote vers l'avant, et tend à entraîner vers l'avant la lyre 83. Les cames externes 87 et 88 inclinées, en appui sur les galets 89 et 90, tendent à resserrer les branches longitudinales postérieures 85 et 86 l'une vers l'autre, comprimant le moyen élastique 91. Ainsi, l'effort de rappel du moyen élastique 91 de compression, associé à l'élasticité propre de la lyre 83, produit sur les cames externes 87 et 88 en appui sur les galets latéraux 89 et 90 un effort de rappel de la lyre 83 vers l'arrière. La lyre 83 rappelle elle-même vers l'arrière l'ergot inférieur 81 ou 82 qui avait pivoté vers l'avant, générant un couple de rappel de rotation de la mâchoire mobile 10 vers une position centrée de maintien normal de chaussure.
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On comprend qu'une telle structure de butée avant 8 selon l'invention est particulièrement légère, et bien adaptée à une fixation de randonnée. Elle peut toutefois être utilisée pour n'importe quel type de fixation et notamment pour une fixation de ski de descente.
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On décrira maintenant, en relation les figures 21 à 23, un mode de réalisation de la talonnière 9.
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La talonnière 9 comprend deux longerons latéraux, tels que le longeron latéral 41 articulé sur la base allongée 1 selon un premier axe transversal 42. Un levier postérieur 43 monobloc en matière plastique est articulé sur les longerons latéraux 41 selon un second axe transversal 44 intermédiaire, et comprend un tronçon antérieur 45 conformé pour s'engager tantôt sur la semelle de chaussure (figure 22) tantôt sous la semelle de chaussure (figure 21) selon l'orientation du levier postérieur 43 autour de l'axe transversal 44, et comprend un tronçon postérieur de préhension 46.
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Le tronçon postérieur 46 est fendu en long selon une fente longitudinale 47 ouverte sur les deux côtés latéraux et se développant depuis le voisinage de l'axe transversal intermédiaire 44 jusqu'à l'extrémité postérieure 48 du levier 43.
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Une butée transversale 49, solidaire des longerons latéraux 41, est engagée dans la fente longitudinale 47 du levier 43.
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Un moyen élastique 50 tel qu'un anneau en matière élastomère est engagé autour du tronçon postérieur de préhension 46 du levier 43 pour rapprocher ses portions séparées par la fente longitudinale 47 en coopérant avec l'élasticité de la matière formant le levier 43 lui-même.
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La fente 47 est conformée avec un rétrécissement intermédiaire 51 que la butée transversale 49 doit franchir en écartant la fente 47 et le moyen élastique 50 lorsque le levier 43 pivote entre sa position ouverte d'attente de chaussure (figure 21) et sa position de retenue d'une chaussure (figure 22). De la sorte, le moyen élastique 50 assure le rappel élastique du levier 43 en rotation vers l'une et l'autre de ses positions extrêmes.
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Lors d'un effort de la chaussure vers le haut comme illustré par la flèche 52 (figure 23), la butée transversale 49 s'oppose tout d'abord au pivotement du levier 43 en le forçant à écarter (flèche 53) la fente 47 jusqu'à dépasser le rétrécissement intermédiaire 51, après quoi la talonnière déclenche et libère la chaussure.
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Le levier 43 comporte des crans dans lesquels on peut engager le moyen élastique 50 à différentes positions longitudinales, afin de régler les caractéristiques de la talonnière en force de rappel et force de déclenchement.
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L'engagement de la talonnière 9 est automatique, par simple appui de la chaussure (flèche 54) comme illustré sur la figure 21.
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Le dégagement de la talonnière 9 s'effectue simplement par appui (flèche 55) sur l'extrémité postérieure 48 comme illustré sur la figure 22.
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Une telle talonnière 9 peut être utilisée avantageusement sur une fixation de randonnée des figures 1 à 3 car elle présente l'avantage d'être particulièrement légère. Elle peut toutefois être utilisée sur tous types de fixation et notamment pour une fixation de ski de descente.
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La présente invention n'est pas limitée aux modes de réalisation qui ont été explicitement décrits, mais elle en inclut les diverses variantes et généralisations contenues dans le domaine des revendications ci-après.