« Interface homme-machine tridimensionnelle »
Domaine technique
La présente invention concerne un procédé pour sélectionner des commandes, apte à être mis en œuvre dans une interface homme machine tridimensionnelle. Elle concerne aussi un dispositif mettant en œuvre le procédé.
Le domaine de l'invention est plus particulièrement mais de manière non limitative celui des interfaces homme machine sans contact.
Etat de la technique antérieure
Les interfaces tactiles, ou écrans tactiles, sont actuellement largement utilisées pour contrôles des appareils aussi variés que des ordinateurs, des téléphones portables, ....
De manière générale, elles comprennent un écran d'affichage et des capteurs qui permettent de déterminer le ou les point(s) de contact entre la surface de l'écran et un ou plusieurs objets de commande tels que des doigts ou un stylet.
Ces interfaces tactiles utilisent fréquemment des technologies de mesure capacitives pour détecter la position des objets de commande. L'écran peut être par exemple recouvert d'un maillage d'électrodes capacitives, et la position de l'objet est détectée à partit de ses interactions, sous forme de couplages capacitifs, avec les électrodes.
Les interfaces tactiles comprennent également une partie logicielle permettant d'interpréter les commandes de l'utilisateur. L'affichage est modifié en fonction de la position du ou des objet(s) de commande détecté(s), ce qui permet à l'utilisateur d'avoir un contrôle visuel de ses actions et de sélectionner des commandes.
On connaît également des interfaces gestuelles, ou interfaces 3D, dans laquelle une troisième dimension est ajoutée avec la possibilité de détecter des objets à distance avant qu'ils ne touchent la surface de l'écran. Ces interfaces sont dotées de capteurs permettant de mesurer la position dans l'espace, par rapport à l'interface, d'un ou plusieurs objets de commande.
Les technologies de mesure capacitives sont également bien adaptées à la réalisation de ce type d'interfaces.
On connaît par exemple le document FR 2 844 349 de Rozière, qui divulgue un détecteur capacitif de proximité comprenant une pluralité d'électrodes indépendantes, qui permet de mesurer la capacité et la distance entre les électrodes et un objet à proximité jusqu'à des distances de plusieurs dizaines, voire centaines de millimètres. Les électrodes peuvent être réalisées de manière transparente en utilisant par exemple de ΙΊΤΟ (Oxyde d'indium- étain), et déposées sur l'écran d'affichage.
Ces interfaces dotées de capacités de mesure dans l'espace ouvrent de nouvelles possibilités d'interaction entre l'utilisateur et la machine, et permettent d'imaginer de nouveaux modes de contrôle d'interface homme machine (IHM) dans lesquels l'information de distance ou de profondeur serait pleinement exploitée pour « naviguer » dans l'interface logicielle.
On connaît le document US 2008/0307360 de Chaudhri et al. qui divulgue une interface homme-machine logicielle avec une composante tridimensionnelle. Toutefois l'aspect tridimensionnel est limité à une représentation dans un environnement d'apparence tridimensionnel d'objets informatiques (icônes, fichiers, ...). Le mode de contrôle de l'interface, notamment pour la sélection des objets, demeure strictement bidimensionnel puisque basé sur la détection d'événements tels que le déplacement d'un pointeur de souris dans le plan de l'interface.
Le but de la présente invention est de proposer un procédé de sélection de commandes (ou d'objets informatiques) dans une interface homme machine (IHM) dotée de capacités de mesures tridimensionnelle, qui utilise pleinement au niveau de l'interface logicielle la dimension tridimensionnelle des mesures.
Exposé de l'invention
Cet objectif est atteint avec un procédé pour sélectionner des commandes, mettant en œuvre une interface de commande, un affichage et au moins un capteur apte à détecter au moins un objet de commande, comprenant des étapes :
- d'obtention d'informations de distance entre ledit ou lesdits objet(s) de commande et ladite interface de commande au moyen du ou desdits capteur(s),
- d'affichage sur ledit affichage d'au moins un symbole représentant une commande ou un ensemble de commandes selon un mode d'affichage,
caractérisé en ce qu'il comprend en outre une étape d'utilisation desdites informations de distance pour déterminer ledit mode d'affichage du ou des symbole(s).
Le procédé selon l'invention peut comprendre en outre des étapes de : - d'obtention d'informations de position d'au moins un objet de commande par rapport à l'interface de commande au moyen du ou des capteur(s),
- d'utilisation desdites informations de position pour déterminer le mode d'affichage du ou des symbole(s) affiché(s).
Le mode d'affichage d'un symbole peut comprendre des représentations graphiques différentiées de ce symbole permettant de visualiser un état tel qu'une mise en évidence en vue d'une sélection, une sélection, l'exécution d'une commande, un déplacement, une rotation, une modification .... Le mode d'affichage peut correspondre par exemple une mise en surbrillance, une différenciation graphique par rapport à d'autres symboles affichés au moyen d'un changement de couleur ou de taille, ou un réaffichage du symbole de manière différente et décalée pour être visible par exemple au-delà d'un objet de commande.
Le procédé selon l'invention peut comprendre en outre une étape d'utilisation d'au moins l'un des ensembles d'informations suivants : informations de distance, informations de distance et de position, pour déterminer le ou les symbole(s) affiché(s).
La détermination du symbole affiché peut comprendre une sélection des symboles visualisés sur l'affichage, donc des commandes et/ou groupes de commandes accessibles sur l'interface, en fonction des informations de distance et/ou de position.
Les informations de distance et de position peuvent comprendre :
- des mesures de distances et/ou de positions ;
- des informations fournies par les capteurs (par exemple les grandeurs physiques mesurées par ces capteurs) et dépendant (de préférence de façon monotone) de la distance et/ou de la position du ou des objet(s) de commande relativement à l'interface de commande ;
- des grandeurs représentatives de vitesses et/ou d'accélérations de l'objet de commande, correspondant à des grandeurs dérivées de distances et/ou des positions ;
- des informations relatives à des trajectoires, c'est-à-dire à des séquences temporelles de distances et/ou de trajectoires.
Suivant des modes de réalisation, le procédé selon l'invention peut mettre en œuvre au moins l'un des types de mesures suivantes :
- mesures d'interactions capacitives entre un objet de commande et le ou des capteur(s),
- mesures de variations d'intensité lumineuse dues à la présence d'un objet de commande.
Ces mesures peuvent permettre en particulier d'obtenir des informations de distance et/ou de position.
Les interactions capacitives mesurées peuvent comprendre notamment :
- un couplage capacitif direct entre un objet de commande et des électrodes capacitives de capteurs, auquel cas on mesure les capacités électriques entre l'objet et les électrodes, ou
- la perturbation d'un couplage capacitif entre des électrodes de capteurs due à la présence de l'objet de commande, auquel cas on mesure des variations de ces capacités de couplage.
Les variations d'intensités lumineuses mesurées peuvent être engendrées par exemple par l'interruption de faisceaux de lumière par des objets de commande, ou des effets d'ombre dus à la présence d'objets de commande.
Le procédé selon l'invention peut comprendre en outre des étapes :
- d'affichage d'un premier symbole représentant un premier ensemble de commandes,
- d'affichage, lorsque la distance d'un objet de commande est inférieure à une distance de seuil, d'au moins un second symbole représentant une commande ou un ensemble de commandes inclus(s) dans ledit premier ensemble de commandes.
Cette inclusion peut être définie de manière logique, comme par exemple dans une arborescence de commandes hiérarchisées, ou une pile de commandes ou d'ensembles de commandes.
Les seconds symboles peuvent être affichés à des positions sensiblement différentes de celle du premier symbole sur l'affichage, par exemple pour ne pas masquer le premier symbole.
Le procédé selon l'invention peut comprendre en outre des étapes :
- d'affichage d'un premier symbole représentant une première commande ou un premier ensemble de commandes,
- d'affichage, lorsque la distance d'un objet de commande est inférieure à une distance de seuil, d'un second symbole représentant une seconde commande ou un second ensemble de commandes.
Le second symbole peut être affiché à une position sensiblement identique à celle du premier symbole sur l'affichage, comme par exemple pour illustrer un déplacement dans le sens de la profondeur dans une pile de symboles dont on enlèverait des éléments au fur et à mesure du déplacement de l'objet de commande.
Le procédé selon l'invention peut comprendre en outre une étape de sélection d'une commande comprenant une étape de vérification d'au moins une condition de sélection basée sur un ensemble d'informations parmi : des informations de distance, des informations de distance et de position.
II peut comprendre en outre une étape de vérification d'au moins une condition de sélection parmi les conditions de sélection suivantes :
- la distance de l'objet de commande est inférieure à une distance de sélection prédéterminée,
- la distance de l'objet de commande est inférieure à une distance de sélection prédéterminée pendant une durée minimale prédéterminée,
- l'objet de commande est en contact avec la surface de l'interface de commande,
- l'objet de commande effectue un aller-retour rapide en distance, c'est-à- dire par exemple un aller retour sur une distance inférieure à une distance prédéterminée pendant une durée inférieure à une durée prédéterminée,
- au moins deux objets de commandes effectuent un mouvement convergent en position vers une position prédéterminée, tel qu'un mouvement de saisie ou de pincement (ou tout autre mouvement relatif).
La sélection d'une commande peut avoir lieu lorsque le ou les objets de commande se trouvent dans le voisinage ou convergent vers une position définie pour cette commande.
Le procédé selon l'invention peut comprendre en outre une étape d'exécution d'une commande (préalablement sélectionnée) de l'un des types suivants : exécution d'un programme d'ordinateur, exécution d'une application, affichage du contenu d'un dossier stocké sur un moyen de
stockage informatique, affichage d'une image, exécution d'un son, lecture d'un contenu multimédia, ou de toute autre commande.
Le procédé selon l'invention peut comprendre en outre une étape d'exécution d'une commande de déplacement d'un symbole, laquelle comprenant :
- une étape d'affichage dudit symbole selon une position représentative d'une position d'un objet de commande ou d'un ensemble d'objets de commande,
- une étape de validation du déplacement dudit symbole comprenant une étape de vérification d'au moins une condition de validation basée sur un ensemble d'informations parmi : des informations de distance, des informations de distance et de position.
Le procédé selon l'invention peut comprendre en outre une étape de vérification d'au moins une condition de validation parmi les conditions de validation suivantes :
- la distance de l'objet de commande est inférieure à une distance de sélection prédéterminée,
- la distance de l'objet de commande est inférieure à une distance de sélection prédéterminée pendant une durée minimale prédéterminée,
- l'objet de commande est en contact avec la surface de l'interface de commande,
- l'objet de commande effectue un aller-retour rapide en distance,
- au moins deux objets de commandes effectuent un mouvement divergent en position autour d'une position prédéterminée (ou tout autre mouvement relatif).
Suivant des modes de réalisation, le procédé selon l'invention peut comprendre en outre des étapes :
- d'affichage de symboles sous la forme d'icones ;
- d'activation de l'affichage lorsque la distance de l'objet de commande est inférieure à une distance d'activation prédéterminée, afin par exemple d'éteindre l'écran lorsqu'il n'est pas utilisé et économiser l'énergie.
Suivant un autre aspect, il est proposé un dispositif pour sélectionner des commandes, comprenant :
- une interface de commande,
- un affichage,
- au moins un capteur apte à détecter un objet de commande,
- des moyens électroniques et de calcul aptes à produire au moyen du ou desdits capteur(s) des informations de distance entre au moins un objet de commande et ladite interface de commande,
- des moyens de gestion de l'affichage aptes à produire un affichage d'au moins un symbole représentant une commande ou un ensemble de commandes,
lequel dispositif comprenant en outre des moyens de calcul aptes à traiter lesdites informations de distance pour déterminer le ou des symbole(s) affiché(s) .
L'affichage peut être un écran d'affichage, ou tout autre moyen d'affichage, par exemple en relief (affichage 3D) .
L'interface de commande, les capteurs et l'affichage peuvent être selon toutes dispositions, telles que par exemple :
- superposés, avec un affichage intégré à une interface de commande comprenant les capteurs disposés sur sa surface ou sa périphérie;
- distincts, avec d'une part une interface de commande pourvue de capteurs et d'autre part un affichage. L'interface de commande peut notamment être un pad relié à un ordinateur, et d'affichage peut être l'écran de l'ordinateur, distinct du pad .
Le dispositif selon l'invention peut comprendre en outre :
- des moyens électroniques et de calcul aptes à produire au moyen du ou des capteur(s) des informations de position d'au moins un objet de commande par rapport à ladite interface de commande,
- des moyens de calcul aptes à traiter lesdites informations de position pour déterminer le ou des symbole(s) affiché(s).
Suivant des modes de réalisation, le dispositif selon l'invention peut comprendre en outre des capteurs d'au moins l'un des types suivants :
- capteurs capacitifs,
- capteurs optiques.
Les capteurs optiques peuvent comprendre par exemple des barrières optiques avec des sources de lumière émettant des faisceaux de lumière et des photodétecteurs disposés de telle sorte à être illuminés par ces faisceaux de lumière lorsqu'ils ne sont pas interrompus par des objets de commande. Ils peuvent également comprendre des photodétecteurs sensibles à des
variations d'éclairement tels que des effets d'ombre ou de réflexion dus à la présence d'objets de commande, par exemple intégrés à un écran à base de technologie TFT ou OLED.
Suivant des modes de réalisation, le dispositif selon l'invention peut en outre comprendre tous types de capteurs aptes à produire une information de distance et/ou de position. Il peut notamment comprendre des capteurs acoustiques à ultrasons, disposés par exemple de telle sorte à permettre une localisation des objets de commande par mesures d'échos et triangulation.
Suivant encore un autre aspect, il est proposé un appareil de l'un des types suivants : ordinateur, téléphone, smartphone, tablette, écran d'affichage, borne, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif pour sélectionner des commandes mettant en œuvre le procédé selon l'invention.
Description des figures et modes de réalisation
D'autres avantages et particularités de l'invention apparaîtront à la lecture de la description détaillée de mises en œuvre et de modes de réalisation nullement limitatifs, et des dessins annexés suivants :
- la figure 1 présente un schéma d'une interface homme-machine tridimensionnelle selon l'invention,
- la figure 2 présente une convention de désignation de positions sur la surface de détection,
- la figure 3 présente une structure d'ensembles de commandes avec les conditions de position et de distance permettant d'y accéder, et un exemple de parcours dans cette structure,
- les figures 4 (a) à (d) illustrent une séquence temporelle de symboles de commandes ou d'ensemble de commandes tels qu'ils s'affichent sur l'écran d'affichage lorsqu'on parcourt la structure de la figure 3,
- les figures 5(a), 5(b) et 5(c) illustrent une première variante de séquence temporelle de symboles de commandes ou d'ensemble de commandes tels qu'ils s'affichent lorsqu'on parcourt une pile, tandis que les figures 5(a), 5(b), 5(d) et 5(e) illustrent une seconde variante de cette séquence temporelle,
- la figure 6 présente une pile de commandes ou d'ensembles de commandes avec les conditions de position et de distance permettant d'accéder aux éléments, selon une première variante illustrée à la figure 6(a) et correspondant aux figures 5(a), 5(b) et 5(c), et selon une seconde variante
il lustrée à la fig ure 6(b) et correspondant aux fig ures 5(a), 5(b), 5(d) et 5(e), respectivement,
- la fig ure 7 présente ill ustre une séq uence de commande de déplacement, avec, figure 7(a) la sélection de la commande, figure 7(b) la validation de la commande et figure 7(c) une rotation d u symbole.
On va décrite un mode de réal isation de l'invention mettant en œuvre une interface homme-machine (IH M) q ui comprend des capteurs capacitifs. Bien entendu, ce mode de réal isation est un exemple nullement limitatif de mise en œuvre de l'invention . U ne telle interface est par exemple bien adaptée à la réal isation d 'une interface homme machine (IH M) pour un système hôte tel qu'un téléphone portable, un smartphone, une tablette ou un ordinateur.
En référence à la fig ure 1 , l'interface comprend :
- un écran d 'affichage 2, basé, de manière non limitative, sur une technologie à cristaux liquides, LCD, TFT (« Thin-film transistor » en anglais ou transistor couches minces), ou OLED (« Organic Light-Emitting Diode » en anglais ou d iode électroluminescente organique) ;
- une interface de commande 1 comprenant une surface de détection sensiblement transparente éq uipée de capteurs capacitifs 6 également sensiblement transparents et aptes à détecter la présence d 'au moins u n objet de contrôle 3 tel qu'une main, un doigt ou un stylet.
Les capteurs 6 fourn issent des informations relatives à la d istance 4 selon l 'axe Z entre l 'objet 3 et la su rface de détection de l'interface 1 , et des informations relatives à la position 5 dans le plan (X, Y) d 'une projection selon l'axe Z de l'objet 3 sur la l'interface de commande 1. Ils sont également en mesure de détecter un contact entre l'objet de commande 3 et la surface de détection de l 'interface 1.
Les informations relatives à la d istance 4 et à la position 5 comprennent des mesures de d istance 4 et de position 5 éq uivalentes. Ces mesures, pas nécessairement exprimés en unités de longueur, sont des trad uctions de mesures de capacités ou de variations de capacités. En particul ier, des caractéristiq ues physiq ues de l'objet de commande 3 peuvent affecter les capacités mesurées et donc leur trad uction en termes de d istance et/ou de positions éq uivalentes.
Les informations relatives à la distance 4 et à la position 5 peuvent également comprendre des trajectoires, définies comme des séquences temporelles de distances 4 et/ou de positions 5, et des grandeurs dérivées telles que des vitesses et des accélérations.
Les capteurs 6 comprennent des électrodes capacitives à base d'ITO
(Oxyde d'indium-étain). Suivant les applications, elles peuvent être d'un nombre et d'une disposition variée, la figure 1 n'ayant qu'une vocation d'illustration.
Les électrodes capacitives des capteurs 6 sont reliées à une électronique de mesure 7 qui permet de calculer la distance 4 et la position 5. Il existe plusieurs modes de réalisation possibles pour les capteurs capacitifs 6 et l'électronique de mesure 7.
Avantageusement, les capteurs 6 et l'électronique 7 sont réalisés selon un mode décrit dans le document FR 2 844 349 de Rozière. Ils comprennent une pluralité d'électrodes 6 indépendantes réparties sur la surface de l'interface 1. Ces électrodes 6 sont reliées à une électronique 7 de détection flottante ou en d'autres termes référencées à un potentiel électrique flottant. Une électrode de garde, également au potentiel de référence flottant est placée selon la face arrière des électrodes de mesure 6, entre elles et l'écran d'affichage 2, de telle sorte à éliminer toute capacité parasite. Toutes les électrodes sont au même potentiel et il n'y a ainsi aucune capacité de couplage entre les électrodes susceptible de dégrader la mesure de la capacité. Cette électronique de détection 7 et ses modes d'implémentations utilisables dans le cadre de la présente invention sont également décrits en détail dans le document FR 2756048 de Rozière auquel le lecteur est invité à se référer.
Des scrutateurs permettent de mesurer séquentiellement la capacité et donc la distance entre les électrodes 6 et l'objet de commande 3. Les électrodes 6 qui ne sont pas « interrogées » sont également maintenues au potentiel de la garde, toujours pour éliminer les capacités parasites.
Qu'il s'agisse d'un ordinateur, d'un téléphone portable, d'une tablette ou de tout autre système, le système hôte comprend également des moyens de calcul informatiques 8. Ces moyens de calcul 8 comprennent de manière habituelle un microprocesseur (CPU« Central processing Unit » en anglais) associé à des composants tels que des mémoires vives (RAM), des moyens de
stockage de masse (disque dur, mémoire flash, ...), et permettent d'exécuter un (ou une pluralité) de programme(s) d'ordinateur ou de logiciels.
Une partie de ces logiciels, appelée également interface logicielle, est dédiée aux tâches de gestion de ΙΊΗΜ . Cette interface logicielle contribue à réaliser les étapes du procédé selon l'invention, qui comprennent :
- des étapes d'obtention d'information (ou de mesure) de distance 4 et de position 5 fournies par les capteurs 6 et leur électronique de mesure 7,
- des étapes de mise à jour de l'affichage 2 à partir des informations des capteurs 6 et d'informations du système hôte (le téléphone, l'ordinateur, ...), - des étapes de transmission de commandes de l'utilisateur au système hôte.
L'interface homme machine logicielle (IH M logicielle) correspond à ce que l'utilisateur voit sur l'affichage 2. Il interagit avec cette IHM logicielle en utilisant un ou des objets de commande 3 tels que ses doigts, un stylet, ....
De manière classique, ΙΊΗΜ logicielle comprend une représentation sous forme graphique, symbolique, du système hôte et/ou des actions possibles :
- exécutions de logiciels, d'applications, de tâches en interaction avec les composantes matérielles et/ou logicielles du système hôte,
- visualisation, reproduction, copie, déplacement, manipulations de données représentées sous forme graphique ou au moyen de symboles, ...
On peut appeler sans perte de généralité toutes les actions qu'un utilisateur peut effectuer par l'intermédiaire de l'objet de commande 3 et de ΙΊΗ Μ logicielle des commandes.
Ces commandes sont représentées graphiquement sur l'affichage 2 par des symboles tels que des icônes avec lesquels l'utilisateur peut interagir au moyen de l'objet de commande 3.
Un enjeu important dans la conception des IHM réside dans l'organisation et la structuration de la représentation des commandes pour que l'utilisateur puisse aisément les trouver et les sélectionner, en se déplaçant ou en « naviguant » dans l'interface.
Les commandes peuvent être organisées selon des structures hiérarchisées de nature tridimensionnelle, qui représentent des ensembles de commandes et parmi lesquelles on distingue en particulier :
- des structures arborescentes ou arborescences de dossiers dans lesquelles chaque dossier comprend un ensemble de commandes et/ou de sous-dossiers,
- des structures empilées ou piles (en anglais « stack ») dans lesquelles des commandes et/ou des ensembles de commandes sont représentés par des symboles (ou icônes) qui donnent l'apparence d'être empilés.
Les IHM de l'art antérieur sont basées essentiellement sur une navigation de type bidimensionnelle, qui ne prend en compte que la position 5 de l'objet de commande 3 pour sélectionner les commandes, qu'il s'agisse du curseur d'une souris (survol ou click), d'un contact physique entre un objet 3 et la surface de détection de l'interface 1 (tapotement) ou même d'un survol de la surface de détection de l'interface 1. Ainsi, même la navigation dans des structures de nature tridimensionnelle est en fait ramenée à une suite d'actions dans le plan : Il faut par exemple tapoter sur une icône pour ouvrir un dossier et en visualiser le contenu ou visualiser des commandes empilées, c'est-à-dire accéder à un niveau hiérarchique (ou topologique) différent.
Avantageusement, le procédé selon l'invention permet de naviguer de manière réellement tridimensionnelle dans une IHM en exploitant les mesures de distances 4. Il permet en particulier d'accéder aux différentes couches hiérarchiques (ou topologiques) d'un ensemble de commandes arrangées selon une structure de nature tridimensionnelle en faisant varier la distance 4 entre l'objet de commande 3 et la surface de détection de l'interface 1. Cet « accès » est visualisé sur l'affichage 2 en affichant les symboles (ou icônes) représentant une commande ou un ensemble de commandes du niveau hiérarchiques (ou topologiques) sélectionné en fonction de la distance 4.
La navigation est dite tridimensionnelle dans la mesure où il est possible en utilisant l'information de distance 4 de parcourir des niveaux hiérarchiques ou topologiques d'une structure de commandes et/ou de groupes de commandes pour laquelle des niveaux peuvent être représentés sur l'affichage 2 par un ou une pluralité de symboles.
Il est en outre possible de naviguer dans une structure hiérarchique de commandes particulière parmi une pluralité de telles structures de commandes visualisées sur l'affichage, sans affecter les autres, en exploitant la mesure de position 5. En effet, on prévoit que seule une structure de commandes dont le symbole graphique est survolé par l'objet de commande 3
(donc pour laquelle la position 5 est dans le voisinage ou sur son symbole graphique) « voit » son affichage modifié en fonction du niveau hiérarchique correspondant à la distance 4.
Une fois visualisée, une commande peut être sélectionnée par sélection de son symbole représentatif sur ΙΊΗΜ . Cette sélection peut être effectuée notamment en vue de son exécution, ou pour déplacer le symbole la représentant sur l'affichage 2 (auquel cas la commande en question comprend le déplacement du symbole sur l'affichage) .
La sélection d'une commande comprend la vérification d'au moins une condition de sélection, ou en d'autres termes, la sélection d'une commande est validée lorsqu'une ou plusieurs conditions de sélection (ou séquences temporelles de conditions de sélection) sont satisfaites. Diverses conditions de sélection peuvent être mises en œuvre, y compris au sein d'une même IHM .
Des conditions de sélection différentes peuvent être implémentées pour permettre l'exécution de commandes différentes éventuellement attachées ou représentées par un même symbole sur l'affichage 2. Ces commandes peuvent par exemple concerner l'exécution d'une application représentée par une icône, et le déplacement de cette icône.
Parmi les conditions de sélection applicables dans le cadre de l'invention, on distingue en particulier les conditions de sélection suivantes :
- la distance 4 de l'objet de commande 3 est inférieure à une distance de sélection prédéterminée,
- l'objet de commande 3 est en contact avec la surface de l'interface de commande 1.
Ces conditions de sélection basées sur une détection de distance 4 minimale ou inférieure à un seuil peuvent être utilisées sans générer d'ambiguïté par rapport aux tâches de sélection de commandes car une commande n'a pas de niveau hiérarchique ou topologique inférieur (du moins dans l'application dans laquelle on sélectionne cette commande) . Pour limiter encore les risques d'ambiguïtés, on peut faire en sorte d'afficher le symbole correspondant de manière à ce qu'il ne recouvre pas des symboles correspondant à des groupes de commandes de la même structure hiérarchique (au moins), et utiliser la mesure de position 5 pour déterminer la commande sélectionnée.
Ces conditions de sélection peuvent être implémentées en rajoutant une condition sur la d urée (une d urée minimale prédéterminée) pour limiter les risq ues de fausses commandes.
On peut également implémenter des conditions de sélection basées su r des trajectoires, tel les que :
- l'objet de commande 3 effectue un al ler-retour rapide en d istance 4, c'est-à-d ire par exemple un aller retour dans une plage (ou une différence) de d istances 4 inférieure à une d istance prédéterminée pendant une d urée inférieure à une d urée prédéterminée.
U ne cond ition de ce type correspond à un « clic » virtuel , puisq u'effectué sans contact. Comme précédemment, on utilise la mesure de position 5 pour déterminer la commande sélectionnée.
On peut enfin implémenter des cond itions de sélection basées sur des trajectoires de plusieurs objets de commande, telles que :
- au moins deux objets de commandes effectuent un mouvement convergent en position vers une position 5 correspondant au symbole de la commande, selon q u'un mouvement de saisie ou de pincement.
U ne condition de sélection peut être également être utilisée comme condition de désélection ou de val idation, notamment pour « relâcher » un objet lorsq ue la commande concerne une manipulation ou un déplacement d 'un symbole sur l'affichage 2.
On peut également prévoir des cond itions de val idation ou de désélection spécifiq ues tel q ue par exemple un mouvement d ivergent, d 'ouverture, de plusieurs objets de commande 3. Ainsi, le déplacement d 'un symbole sur l'affichage 2 en util isant comme objets de commande 3 deux doigts peut être obtenu par une séq uence de pincement (sélection), déplacement (le symbole sélectionné suit les doigts), et ouverture des doigts (désélection ) .
Pour aider l'util isateur dans sa navigation, la position 5 et la d istance 4 de l'objet de commande 3 peuvent être visual isés sur l 'écran d 'affichage 2 au moyen d 'un motif circulaire centré sur la position 5 et d 'un d iamètre dépendant de la d istance 4, ou de tout autre motif.
On va décrire une implémentation d u procédé selon l'invention pou r parcourir des structures de commandes de type arborescence de dossiers.
Cette arborescence comprend des groupes de commandes ou dossiers représentés par le symbole ou l'icône 10, et des commandes représentées par le symbole ou l'icône 11 sur l'écran d'affichage 2.
En référence à la figure 2, pour simplifier les explications on définit quatre zones PI, P2, P3, P4 correspondant à quatre positions 5 sur la surface de détection de l'interface 1 et sur l'écran d'affichage 2 placé au dessous. On assimile également l'objet de commande 3 au doigt 3 d'un utilisateur.
En référence à la figure 3, on définit pour l'exemple quatre structures de commandes dont le premier niveau hiérarchique, soit respectivement les ensembles de commandes DU, D12, D13 et D14, est accessible lorsque l'objet de commande 3 se trouve à des distances 4 comprises entre Hl et H2.
On définit également les ensembles de commandes D21, D22, D23 et la commande C24 qui sont inclus dans D12 et appartiennent à un second niveau hiérarchique accessible lorsque l'objet de commande 3 se trouve à des distances 4 comprises entre H2 et H3.
Les flèches 12 illustrent le trajet du doigt 3 dans l'espace des distances 4 (Hl, H2, H3) et des positions 5 (PI, ...P4) correspondant à l'exemple ci- dessous.
En référence à la figure 4, on va illustrer le processus de sélection de la commande C24 sur l'affichage 2.
Dans un premier temps, comme illustré à la figure 4(a), le doigt 3 se trouve à une distance 4 supérieure à Hl et aucun ensemble de commande n'est sélectionné sur l'écran d'affichage 2.
L'utilisateur abaisse ensuite son doigt 3 à une distance 4 comprise entre Hl et H2. Lorsque son doigt survole la position P2, l'ensemble de commandes D12 est mis en évidence. Pour cela le symbole ou l'icône correspondante est par exemple mis en surbrillance, ou différencié graphiquement des autres au moyen d'un changement de couleur ou de taille, ou réaffiché de manière différente et décalée pour être visible au-delà du doigt 3. La situation est illustrée à la figure 4(b).
En abaissant son doigt 3 au dessus de la position P2 à une distance 4 comprise entre H2 et H3, l'utilisateur accède au contenu de D12. Les ensembles de commandes correspondants D21, D22, D23 et la commande C24 sont affichés, conformément à la figure 4(c).
L'utilisateur peut alors déplacer son doigt 3 en P4 pour mettre la commande C24 en surbrillance comme illustré à la figure 4(d) et, en effectuant une manœuvre telle qu'abaisser son doigt à une distance 4 inférieure à H3, ou tapoter la surface de détection de l'interface 1, ou encore effectuer un clic virtuel (un aller-retour rapide du doigt 3 vers la surface de l'interface 1), sélectionner la commande C24 pour qu'elle soit exécutée.
L'affichage d'un nouveau niveau hiérarchique peut remplacer celui du niveau précédent pour conserver une bonne lisibilité, par exemple sur un petit écran 2. Il est également possible d'afficher le contenu d'un niveau hiérarchique inférieur à proximité du symbole du groupe de commandes de niveau hiérarchique supérieur sélectionné.
Suivant un mode d'implémentation, le symbole représentatif d'un groupe de commande (ou son icône) peut comprendre une représentation des symboles des éléments ou commandes qu'il inclut (donc une représentation de leurs icônes réduites), et l'affichage des icônes du contenu peut être effectué de telle sorte que l'utilisateur a l'impression de zoomer dans le contenu lorsqu'il accède au niveau hiérarchique de ce contenu.
On va maintenant décrire une implémentation du procédé selon l'invention pour parcourir des structures de commandes de type empilement de commandes ou piles.
En référence aux figures 5 et 6, des commandes peuvent être rassemblées sur l'écran d'affichage 2 sous la forme d'une pile 21 qui regroupe des commandes 11 et/ou des ensembles de commandes 10. Par souci de clarté, la figure 5 illustre un cas où il n'y a qu'une pile 21 de commandes 11 visible initialement sur l'affichage 2.
Dans un premier temps, comme illustré à la figure 5(a), le doigt 3 se trouve à une distance 4 supérieure à une distance Hl et aucune commande ou ensemble de commande n'est sélectionné.
L'utilisateur abaisse ensuite son doigt 3 à une distance 4 comprise entre des distances Hl et H2 telles qu'illustrées aux figures 6(a) et 6(b). Lorsque son doigt passe à proximité de la position PI, la pile 21 est mise en évidence (par exemple en surbrillance ou selon les autres modes décrits précédemment). La situation est illustrée à la figure 5(b).
Ensuite deux variantes sont possibles.
Selon une première variante illustrée à la figure 5(c) et à la figure 6(a), en abaissant son doigt 3 au dessus de la position PI à une distance 4 comprise entre H2 et H3, l'utilisateur visualise la première commande Cl de la pile, dont le symbole est sensiblement superposé à cette pile 21.
Puis, en abaissant son doigt 3 au dessus de la position PI à une distance
4 comprise entre H3 et H4, il visualise la seconde commande C2 de la pile, et ainsi de suite.
Les flèches 22 à la figure 6(a) illustrent le trajet du doigt 3 dans l'espace des distances 4 (H l, ... H4) et des positions 5 (PI, P2) correspondant à cette variante.
Cette variante est bien adaptée par exemple à la visualisation d'images, auquel cas le symbole est l'image et la commande simplement sa visualisation .
Selon une seconde variante illustrée aux figures 5(d), 5(e) et à la figure 6(b), en abaissant son doigt 3 au dessus de la position PI à une distance 4 comprise entre H2 et H3, l'utilisateur visualise la première commande Cl de la pile, dont le symbole est affiché à une position différente de PI, par exemple P2. On obtient ainsi l'affichage de la figure 5(d).
Si l'utilisateur continue à abaisser son doigt 3 au dessus de la position PI à une distance 4 comprise entre H3 et H4, il visualise en P2 la seconde commande C2 de la pile, et ainsi de suite.
Dans cette variante, l'utilisateur peut mettre en surbrillance une commande visualisée en vue de la sélectionner en déplaçant son doigt 3 en position P2. La situation est illustrée à la figure 5(e) avec la sélection de C2.
Les flèches 23 à la figure 6(b) illustrent le trajet du doigt 3 dans l'espace des distances 4 (H l, ... H4) et des positions 5 (PI, P2) correspondant à cette variante.
Comme on l'a dit précédemment, la pile 21 peut comprendre des commandes 11 et/ou des ensembles de commandes 10. Une fois qu'une commande 11 ou un ensemble de commande 10 est mis en surbrillance, on peut la sélectionner ou naviguer dans son arborescence de la même manière que décrit précédemment en relation avec les figures 3 et 4.
Les seuils de distance 4 peuvent être gérés de la manière suivante, étant entendu que plusieurs modes de gestion de ces seuils peuvent être
implémentés en fonction des structures de commandes considérées, et/ou de choix que l'utilisateur peut faire via un menu de configuration :
- un premier seuil de distance Hl permettant de sélectionner une structure de commande particulière est défini comme correspondant à une distance 4 prédéterminée,
- lorsqu'une structure de commandes ou une pile 21 est sélectionnée, les intervalles de distance entre des seuils successifs Hl, H2, H3, ... sont calculés en prenant en compte le nombre de niveaux hiérarchique de la structure ou du nombre d'éléments 10, 11 de la pile 21, de telle sorte à permettre de tous les explorer en variant la hauteur 4 du doigt 3 jusqu'au contact avec la surface de détection de l'interface 1,
- la sélection d'une commande est effectuée par un contact du doigt 3 avec la surface de détection de l'interface 1.
En référence à la figure 7, on va maintenant décrire une implémentation du procédé selon l'invention pour exécuter une commande de déplacement d'un symbole de commande 11 ou d'un symbole de groupe de commande 10, 21.
Un symbole en particulier de commande 11 peut représenter plusieurs possibilités de commandes (d'exécution d'une application par exemple), ou uniquement une commande de déplacement (par exemple si le symbole représente une pièce d'un jeu affiché sur l'écran d'affichage 2.
En cas de pluralité de commandes possibles, il suffit de définir des conditions de sélection différentes pour chacune d'elles pour éviter toute ambiguïté.
Dans un premier temps, l'utilisateur approche deux doigts 3 (ou plus) de la surface de l'interface 2, jusqu'à une distance à laquelle les capteurs 6 sont en mesure de « distinguer » les doigts. Lorsque les doigts 3 sont détectés, et si leurs positions 5 correspondent sensiblement à celle du symbole 11 sur l'affichage 2, le symbole 11 est mis en évidence (par exemple en surbrillance). Suivant les dispositifs, il peut être nécessaire que les doigts 3 entrent en contact avec la surface de l'interface 2.
Alternativement, l'utilisateur peut également parcourir une structure ou une pile de commandes pour comme expliqué précédemment pour parvenir à l'étape de mise en évidence du symbole 11.
Ensuite, l'utilisateur sélectionne la commande de déplacement du symbole de commande 11 en effectuant un mouvement de pincement 30 ou de rapprochement des doigts 3 comme illustré à la figure 3(a) . Ce mouvement correspond, du point de vue de la mesure, à un rapprochement des positions 5 qui est la condition de sélection choisie.
Le symbole 11 peut être déplacé en déplaçant les doigts 3, dont il suit la position .
La validation de la commande, et donc le positionnement du symbole 11 à une position d'arrivée, est effectué en écartant les doigts 3 comme illustré à la figure 7(b). Ce mouvement d'écartement 31 correspond, du point de vue de la mesure, à un éloignement des positions 5 qui est la condition de validation choisie.
Il est également possible, comme illustré à la figure 7(c), de faire tourner le symbole 11 en effectuant un mouvement de rotation 32 avec les doigts 3.
Si la distance 4 des doigts 3 est augmentée au-delà d'une certaine limite pendant le déplacement, on peut prévoir en fonction des applications, que le symbole 11 se fige, change d'aspect, disparaît ou revient à sa position de départ. Une augmentation la distance 4 au-delà d'une certaine limite peut également être utilisée comme une condition de désélection de la commande de déplacement sans la valider, avec un retour du symbole 11 à sa position de départ.
Ce mode de contrôle de commandes de déplacement peut permettre par exemple d'implémenter de manière ludique des jeux de damier (échecs, dames, ...) .
Suivant des variantes de modes de réalisation :
- Les capteurs capacitifs et leur électronique de détection associée peuvent être réalisés selon toutes dispositions. En particulier, ils peuvent comprendre des électrodes croisées (par exemple disposées en lignes et en colonnes), et permettre des mesures de capacités directes (c'est-à-dire des mesures de capacités entre les électrodes 6 et l'objet 3), et/ou des mesures de capacités de couplage (c'est-à-dire des mesures de capacités entre des électrodes émettrices et des électrodes réceptrices, perturbées par la présence de l'objet 3) . De tels modes de réalisation sont par exemple bien adaptés à des
interfaces 1 de grande dimension couvrant des écrans d'affichage 2 d'ordinateurs ;
- Le procédé selon l'invention est applicable à la sélection de commandes dans toutes structures de commandes ou de groupes de commandes pour lesquels il est possible en utilisant l'information de distance 4 de parcourir des niveaux hiérarchiques ou topologiques, et de représenter ces niveaux sur l'affichage 2 au moyen d'un ou plusieurs symboles ou icônes ;
- La navigation dans les niveaux hiérarchiques ou topologiques des structures de commandes peut dépendre de distance(s) 4 et/ou de position(s) 5, ainsi que de toutes informations relatives à ces grandeurs telles que des vitesses et des accélérations. Par exemple, la vitesse de déplacement en distance 4 d'un objet de commande 3 peut être prise en compte pour parcourir plus rapidement une pile ou une autre structure de commandes, en ne visualisant qu'un élément sur n ;
- Les intervalles entre les distances 4 de seuil (Hl, ...) peuvent être déterminés de toutes manières. En particulier ils peuvent être fixes, prédéfinis, ajustés en fonction du nombre de niveau d'une structure de commandes visualisée pour que la totalité d'une structure puisse toujours être parcourue dans le même intervalle global de distances 4, variables dans une gamme limitée, etc. ;
- Afin d'économiser l'énergie, en particulier pour des appareils nomades, on peut prévoir une temporisation qui éteint l'écran 2 après une période d'inactivité. L'écran 2 est alors réactivé par exemple lorsqu'un objet de commande 3 apparaît à une distance 4 inférieure à une distance d'activation, ou simplement lorsqu'un objet est détecté par les capteurs 6.
Bien sûr, l'invention n'est pas limitée aux exemples qui viennent d'être décrits et de nombreux aménagements peuvent être apportés à ces exemples sans sortir du cadre de l'invention.