DISPOSITIF APPLICATEUR DE PRODUIT FLUIDE OU PATEUX SUR DES
FIBRES KERATINIQUES
DOMAINE TECHNIQUE DE L'INVENTION
[0001] L'invention se rapporte au domaine des applicateurs pour appliquer un produit fluide ou pâteux sur des fibres kératiniques telles que des cils ou des sourcils. De façon particulière les applicateurs visés par l'invention permettent d'appliquer un produit cosmétique, de maquillage ou de soin sur les poils, cils ou sourcils. Il peut en outre permettre d'appliquer un produit cosmétique sur la peau d'un individu.
[0002] De façon connue, ces applicateurs comprennent essentiellement deux éléments : une âme de forme allongée sur laquelle est disposée au moins une rangée de dents ou picots ou protubérances. Cela constitue la forme la plus simple de réalisation de ce type d'applicateurs.
ETAT DE LA TECHNIQUE ANTERIEURE
[0003] On connaît de nombreux documents qui divulguent des produits de ce type qui visent avant tout à permettre de charger puis d'appliquer le produit idoine d'une manière aisée, simple et fiable, avec un résultat harmonieux. Dans le domaine considéré, on parle de fonction de charge, de fonction de séparation, de fonction de définition ou encore de fonction de recourbement qui doivent être réalisées par un tel applicateur.
[0004] Depuis un certain temps déjà on connaît, par exemple par l'enseignement du document FR 2 505 633, une brosse de maquillage présentant un support sur lequel sont individuellement et régulièrement implantés des poils. Selon une caractéristique de cette invention, le support et les poils (ou picot ou protubérances) viennent d'injection d'un même matériau moulable.
[0005] A titre illustratif, le document FR 2 850 549 divulgue une brosse applicatrice d'un produit sur des fibres kératiniques, comportant une âme supportant des poils dont une partie au moins s'étendent de manière incurvée.
[0006] On connaît encore par le document FR 2 902 984 un applicateur comportant une âme et au moins deux rangées de dents chacune orientées différemment vis-à-vis d'une face extérieure de l'âme. Ce type d'applicateur vise à améliorer l'application d'un produit notamment en termes de pénétration des dents entre les cils ou autres, de lissage du produit sur les cils, et de séparation de ceux-ci.
[0007] On connaît encore le document EP1 593 320 qui décrit un applicateur de mascara constitué de plusieurs pièces mobiles les unes par rapport aux autres et notamment un élément de support dans lequel peut coulisser axialement un élément de réglage. Cette mobilité permet d'agir sur la distance entre les deux extrémités d'une portion déformable de l'élément support. C'est l'utilisateur lui- même qui modifie la distance entre les deux extrémités et donc le volume extérieur de l'applicateur qui comprend des parties radialement déformables sous l'action de l'élément de réglage. Ainsi cet art antérieur ne révèle pas au moins une tige souple faisant bloc avec l'âme longitudinale et encastrée en au moins deux points sur cette âme longitudinale.
[0008] On connaît en outre la demande de brevet FR 2 506 581 A1 qui montre une brosse de maquillage du même type que celles divulguées ci-dessus, constituée de plusieurs parties mobiles les unes par rapport aux autres.
[0009] On connaît également par le brevet français FR 2 963 215 un dispositif applicateur permettant de régler et/ou de contrôler la souplesse des dents qui le constituent ; ce dispositif est ainsi constitué d'une âme et de plusieurs rangées de picots ; une première série de picots s'étend depuis l'âme jusqu'à une tige longitudinale tandis qu'une deuxième série de picots présente une première extrémité liée à la tige et une deuxième extrémité libre. Ce type d'applicateur permet de régler et/ou de contrôler la souplesse des dents (ou picots). Cependant un tel applicateur manque de souplesse radiale ; il est très peu déformable radialement ce qui est un inconvénient lorsqu'il s'agit de le faire traverser un élément annulaire appelé essoreur placé en sortie du conteneur du produit à appliquer. En effet la « charge « c'est-à-dire la quantité de produit en prise sur le
dispositif n'est pas optimale et peut être insuffisante pour une bonne application sur les cils, avec un tel dispositif connu.
[0010] L'art antérieur comprend encore la demande de brevet Européenne EP 1 1817345 qui décrit un dispositif applicateur d'un produit fluide ou pâteux sur des fibres kératiniques, comprenant une âme allongée s'étendant selon un axe longitudinal XX, qui est réalisé en une matière plastique et est obtenu par injection en une seule pièce ; ce dispositif comprend en outre au moins une tige souple et flexible orientée longitudinalement et encastrée en au moins un premier et un deuxième points sur ladite âme longitudinale, de façon à ménager au moins une zone de flexion perpendiculaire à l'axe longitudinal XX. Des picots ou protubérances peuvent avantageusement être prévus sur l'âme et/ou les tiges souples. La flexion obtenue avec cet applicateur est intéressante ; cependant seule la différence de géométrie permet ici de faire varier cette flexion car ce dispositif est réalisé en une même matière plastique, moulé par injection.
[0011] Il existe donc des limites des caractéristiques techniques obtenues avec ce type d'applicateur ; de plus la rhéologie de la matière plastique utilisée limite les géométries possibles pour les picots (ou protubérances) présents sur l'âme et sur les tiges souples ; des géométries et dimensions de picots proches doivent être prévues sur tout l'applicateur. Ceci est un inconvénient technique notable, comme il sera bien compris à la lecture des avantages apportés par la présente invention.
[0012] Concernant les applicateurs constitués de deux matières différentes, on connaît la demande de brevet EP 2 676 781 A1 qui montre un applicateur ayant une âme constituée de deux matières, sur laquelle sont hérissés des picots constitués des deux mêmes matières. Le procédé de fabrication revendiqué est relativement complexe de sorte que seules des formes et géométries spécifiques et déterminées peuvent être réalisées avec un tel procédé. On ne peut en aucun cas envisager de réaliser des tiges souples, comme dans la demande EP 1 1817345, avec un tel procédé.
EXPOSE DE L'INVENTION
[0013] L'invention vise à remédier aux inconvénients de l'état de la technique et notamment à proposer un applicateur multi matières selon lequel l'âme est constituée en une première matière plastique, et des tiges flexibles sont constituées en une ou plusieurs autres matières.
[0014] L'invention vise donc un dispositif applicateur d'un produit fluide et/ou pâteux sur des fibres kératiniques, comprenant une âme allongée s'étendant selon un axe longitudinal XX et au moins une tige souple et flexible orientée longitudinalement et encastrée en au moins un premier point sur l'âme longitudinale, l'âme et ladite au moins une tige étant obtenus par injection en une seule pièce.
[0015] Selon un premier aspect de l'invention, l'âme est constituée en une première matière plastique et ladite au moins une tige est constituée en au moins une deuxième matière plastique.
[0016] L'homme de métier choisit la matière plastique, ou polymère thermoplastique, le plus adapté aux besoins, et qui présente un bon comportement lors des phases d'injection et de moulage. En particulier il peut adapter la nature chimique et la dureté du matériau plastique à la composition cosmétique envisagée pour être appliquée sur les fibres kératiniques, voire la peau de l'utilisateur.
[0017] Selon un mode de réalisation de l'invention, ladite au moins une tige souple est encastrée à proximité d'une première extrémité de l'âme et/ou à proximité d'une deuxième extrémité de l'âme.
[0018] De façon plus particulière, le dispositif comprend au moins une première tige souple formée en une deuxième matière plastique et au moins une deuxième tige souple formée en une troisième matière plastique.
[0019] De façon intéressante, le dispositif applicateur comprend en outre des protubérances (ou picots) prévues et issues de l'âme et/ou de ladite au moins une tige. De façon très intéressante, l'applicateur selon l'invention peut présenter des picots constitués de matière différente et issus respectivement de l'âme et des
tiges flexibles. Les matières plastiques constitutives du dispositif selon l'invention présentent une relation directe avec la capacité de la composition cosmétique associée dont le comportement est ainsi différencié.
[0020] Préférentiellement les protubérances présentent une forme allongée et sont orientées sensiblement radialement vis-à-vis de l'axe longitudinal XX.
[0021] Selon un mode particulier de réalisation de l'invention, ladite au moins une tige souple est formée de deux parties allongées appartenant à un même plan longitudinal, les deux parties étant courbes, sensiblement parallèles entre elles et encastrées sur l'âme, ensemble en au moins un point. Des tiges longitudinalement 'renforcées' sont ainsi prévues.
[0022] De façon préférée, lesdites deux parties allongées de la tige souple sont encastrées ensemble en deux points proches de chaque extrémité de l'âme.
[0023] Sans sortir du cadre de l'invention, lesdites protubérances peuvent être prévues sur l'une au moins desdites tiges et présenter une forme de pétale en vue de face.
[0024] Par ailleurs, l'une des extrémités de l'âme peut être pourvue de protubérances constituées d'une deuxième matière plastique.
[0025] En outre, la différence minimale de dureté entre la matière constitutive de l'âme et la ou les matières constitutives de ladite au moins une tige, est de 5 shore A ou de 5 shore D.
[0026] Conformément à un autre mode de réalisation de l'invention, l'âme présente sensiblement une forme de plume allongée selon l'axe XX, et ladite tige est apte à étaler une composition cosmétique sur la peau grâce à une arête longitudinale externe, l'âme et la tige étant disposées sensiblement dans un même plan longitudinal. L'arête externe de la tige permet notamment d'étaler une composition sur la peau d'un utilisateur ; la tige sert ici d'eye liner' ; l'âme comprend ici des protubérances hérissées depuis sa surface extérieure, de préférence perpendiculairement à cette surface. Les protubérances sont aptes à étaler une composition appropriée sur des fibres kératiniques telles que des cils.
On réalise ici un dispositif remplissant au moins deux fonctions : étaler au moins une composition sur la peau et sur des fibres kératiniques.
[0027] Selon l'invention, ladite au moins une tige souple est encastrée en ses deux extrémités, présente une forme convexe et est munie d'un renfort concave appartenant au même plan longitudinal.
[0028] Par ailleurs, ladite au moins une tige peut présenter une forme ondulée. Une ou plusieurs ondulations (ou vagues) peuvent constituer ladite forme ondulée. Des segments linéaires juxtaposés et orientés selon au moins deux directions peuvent constituer l'une au moins desdites tiges flexibles.
BREVE DESCRIPTION DES FIGURES
[0029] [001 ] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront à la lecture de la description qui suit, en référence aux figures annexées, qui illustrent : la figure 1 , une vue en perspective d'un dispositif applicateur selon un premier mode de réalisation de l'invention ;
la figure 1 A, une vue de face du dispositif de la figure 1 ;
la figure 2, une vue en perspective selon un deuxième mode de réalisation de l'invention ;
la figure 2A, une vue de face du dispositif selon la figure 2 ;
la figure 3, une vue de côté du dispositif selon un troisième mode de réalisation ;
les figures 4 à 10 sont des schémas montrant des vues de côté de dispositifs applicateurs pourvus de tiges allongées présentant différentes formes ;
la figure 1 1 est une vue de côté d'un applicateur bi-matière comprenant une seule tige allongée flexible, formée d'une double arche ;
- la figure 12 est une vue en perspective d'un applicateur tri-matière comprenant plusieurs tiges allongées de type double arche ;
la figure 13 est une variante de la figure 12, qui montre plusieurs tiges de type double arche, chacune bi-matière ;
la figure 14 est une vue d'un applicateur bi-matière présentant plusieurs tiges flexibles dotées de picots en forme de pétales ;
la figure 14A est une vue de face de l'applicateur de la figure 14 ;
la figure 15 est une vue en perspective d'une variante de réalisation de la figure 14 ;
- les figures 16 et 17 concernent une variante d'un applicateur sensiblement en forme de plume selon sa longueur.
[0030] Pour plus de clarté, les éléments identiques ou similaires sont repérés par des signes de référence identiques sur l'ensemble des figures.
DESCRIPTION DETAILLEE D'UN MODE DE REALISATION
[0031] La figure 1 illustre un premier exemple de réalisation de l'invention, selon lequel le dispositif applicateur comprend une âme 1 par exemple cylindrique, allongée selon un axe longitudinal XX, ainsi qu'une tige 2 flexible et souple orientée longitudinalement. La tige 2 est ici encastrée en deux points sur l'âme 1 : en un premier point proche d'une première extrémité 10 de l'âme 1 , et en un second point proche de la deuxième extrémité 1 1 de l'âme 1 . La première extrémité pourra encore être appelée 'extrémité proximale' dans ce texte, tandis que la seconde extrémité 1 1 de l'âme 1 pourra être appelée 'extrémité distale'. L'applicateur selon la figure 1 comprend en outre des picots 13, 23 allongés et hérissés depuis l'âme 1 et aussi depuis la tige 2. Les picots 13, 23 sont préférentiellement orientés radialement vis-à-vis de l'âme 1 ; leur nombre est choisi par l'homme de métier ainsi que leur densité et leur longueur. Ces paramètres sont notamment choisis en fonction de la nature de la composition cosmétique (ou produit fluide et/ou pâteux) à appliquer.
[0032] La figure 1A montre en vue de face, depuis l'extrémité distale 1 1 , un tel dispositif applicateur. Cette figure permet en outre de voir que l'extrémité distale 1 1 est ici en quelque sorte recouverte par une continuation sphérique 20 sur laquelle sont issus des picots. La présence de picots sur la sphère 20 est facultative, tout comme la présence de picots 13 sur l'âme 1 . On prévoit au minimum des picots 23 issus de la tige 2.
[0033] De façon remarquable, l'âme 1 et ladite tige 2 sont constitués de matières plastiques différentes, et sont obtenus par injection en une seule pièce. Un polymère thermoplastique ayant un bon comportement lors des phases d'injection et de démoulage est avantageusement choisi par l'homme de métier. Cette caractéristique permet d'adapter la nature chimique et la dureté du polymère au comportement de la composition cosmétique à appliquer. En particulier le comportement de mouillabilité et d'adhérence de la composition ou formule sur l'âme et sur les picots différent selon la nature chimique de l'applicateur. Chaque type de formule chimique ayant notamment une viscosité et une tension superficielle spécifique, elle présente un comportement donné vis-à-vis d'un matériau plastique donné. La matière utilisée pour la fabrication de l'applicateur par moulage, a une dépendance et un effet direct sur la capacité de la composition chimique à 'mouiller' et à 'adhérer' à sa surface. Notamment la composition chimique est plus ou moins retenue en surface de l'applicateur, selon la nature de cette surface. Cet effet est très important lorsque l'on sait que l'applicateur est destiné à passer régulièrement à travers un essoreur, sorte d'anneau placé sur le col du contenant de la composition chimique. A chaque passage, une certaine quantité de composition reste attachée sur l'applicateur tandis qu'une autre quantité est piégé dans le contenant.
[0034] A titre illustratif, la première plastique, utilisée pour l'âme 1 , est une matière TPE (thermoplastique élastomère) du type SEBS (polystyrène-b-poly(éthylène- butylène)-b-polystyrène) ou PP/EPDM (éthylène-propylène-diène-monomère) ; la deuxième matière plastique, utilisée pour la tige flexible est un TPE du type Hytrel (TM) ou de la famille des PE (polyéthylène). Bien entendu, les picots 13 issus de l'âme 1 sont constitués de la première matière, et les picots 23 issus de la tige flexible 2 sont constitués de la deuxième matière. Il est ainsi possible de prévoir des géométries de picots différentes pour la tige flexible 2 et pour l'âme 1 . Cette caractéristique est envisageable et compatible avec les règles de rhéologie classiques ; cette possibilité n'existe pas si l'on prévoit, comme dans l'art antérieur, de mouler l'applicateur avec une seule matière. Un avantage certain et décisif découle donc de l'utilisation de plusieurs matières plastiques pour fabriquer par moulage, en une seule pièce, un applicateur selon l'invention.
[0035] Comme il sera explicité ci-après, les picots présentent une forme allongée ; de multiples formes peuvent être envisagées sans sortir du cadre de l'invention. Les picots ne sont pas nécessairement droits ; ils peuvent être courbes, tous courbés dans le même sens ou pas. Ils peuvent éventuellement présenter la forme de crochets.
[0036] La différence de dureté entre la première matière plastique, utilisée pour l'âme 1 et la deuxième matière plastique, utilisée pour la tige souple 2, est comprise entre 5 shore A et 5 shore D. A titre illustratif, la première matière plastique présente une dureté de 70 Shore A et la deuxième matière plastique a une dureté de 90 Shore A.
[0037] La figure 2 illustre un mode de réalisation qui diffère de celui de la figure 1 par le nombre de tiges flexible 2 prévues : on prévoit ici deux tiges flexibles disposées dans un même plan longitudinal c'est-à-dire angulairement espacés de 180°. Selon cet exemple, les deux tiges présentent la même forme et la même dimension. La figure 2A illustre bien cet arrangement symétrique vis-à-vis d'un plan longitudinal. Chaque tige 2 est en une même matière, différente de celle de l'âme 1 .
[0038] La figure 3 illustre un mode de réalisation selon lequel deux tiges 2 de forme convexes, chacune encastrée à proximité d'une extrémité 10, 1 1 de l'âme est prévue. Les tiges appartiennent à un plan longitudinal. Des picots droits 13 sont issus de l'âme 1 tandis que des picots 23 courbes sont issus de chaque tige flexible 2. Les picots droits 13 peuvent de plus présenter une face plane située dans un plan longitudinal commun.
[0039] Les figures 4 à 10 illustrent de façon schématique des variantes de tiges flexibles 2 ; ainsi on comprend que les tiges flexibles peuvent être encastrées non seulement aux deux extrémités de l'âme, mais encore en un ou deux points additionels.
[0040] La figure 4 montre deux tiges 2 : l'une 2A encastrée aux deux extrémités et en un point intermédiaire ; la deuxième 2B encastrée aux deux extrémités et en deux points intermédiaires.
[0041] La figure 5 illustre un exemple où une seule tige 2C est présente, encastrée sensiblement à chaque extrémité. La tige 2C présente une forme ondulée, avec trois ondulations selon sa longueur.
[0042] La figure 6 montre une réalisation avec deux tiges 2D, 2E qui s'étendent dans un même plan longitudinal, angulairement décalées de 180°. Chaque tige 2D, 2E présente une portion principale droite qui s'étend sensiblement selon l'axe XX, et deux portions qui s'étendent sensiblement perpendiculairement à la portion principale. L'avantage de cet exemple de réalisation réside en ce que ..
[0043] La figure 7 illustre une seule tige flexible 2F ayant une portion principale sensiblement longitudinale, et deux portions perpendiculaires qui s'encastrent chacune à proximité d'une extrémité 10, 1 1 de l'âme 1 .
[0044] La figure 8 concerne un applicateur muni de deux tiges flexibles 2G, 2H, appartenant sensiblement à un même plan longitudinal ; la tige 2G présente une partie ondulée qui s'étend parallèlement à l'axe longitudinal XX, et deux parties ou pattes perpendiculaires qui sont reliées à chaque extrémité de la partie ondulée et chacune sont encastrée sur l'âme 1. La tige 2H présente une courbure convexe et est encastrée sensiblement aux mêmes points que la tige 2G.
[0045] La figure 9 présente un applicateur muni de tiges flexibles 21 chacune encastrée en un point sur l'âme 1 ; plus précisément chaque tige 21 est ici fixée à proximité d'une extrémité 10, 1 1 de l'âme ; chaque tige flexible est par ailleurs libre au niveau de sa deuxième extrémité. Une plus grande souplesse que dans les exemples précédents est ici crée, du fait des extrémités de chaque tige 21 laissées libres. Un espace longitudinal plus ou moins important est donc prévu ; l'homme de métier détermine ce paramètre dimensionnel en fonction des circonstances. Cet espace longitudinal peut être de l'ordre de 10% de la longueur de l'âme 1 .
[0046] La figure 10 illustre un exemple qui diffère de celui de la figure 9 par l'arrangement longitudinal des tiges flexibles 2J : trois tiges flexibles 2J sont encastrées en un seul point sur l'âme 1 , et libre à leur seconde extrémité. Une autre tige flexible est encastrée à ses deux extrémités. On prévoit des
encastrements près de chaque extrémité 10, 1 1 de l'âme ainsi que des encastrements intermédiaires.
[0047] La figure 1 1 montre un mode de réalisation selon lequel une tige souple 2 est formée de deux parties allongées 21 , 22 appartenant à un même plan longitudinal. Les deux parties allongées s'étendent sensiblement parallèlement à l'axe longitudinal XX, sont sensiblement parallèles entre elles et elles sont encastrées ensemble en deux points. Les deux points d'encastrement sont proches de chaque extrémité 10, 1 1 de l'âme 1. On réalise ici une double arche, mécaniquement renforcée par rapport à une simple arche. Cet arrangement est intéressant lorsque l'on souhaite créer une cavité intermédiaire sous les arches qui va permettre d'emprisonner la formule (ou composition). Cela permet de gérer la capacité de charge de l'applicateur en fonction de la viscosité de la formule.
[0048] Sans sortir du cadre de l'invention il est possible de prévoir un seul point d'encastrement pour les deux parties allongées 21 , 22, ou plus de deux points d'encastrement.
[0049] Bien entendu, dans tous les cas, l'âme 1 est constituée d'une première matière et les tiges 2 d'au moins une deuxième matière.
[0050] La figure 12 concerne un mode de réalisation qui diffère de celui de la figure 1 1 par le plus grand nombre de parties allongées 21 , 22 ou paires. On compte ici six paires de parties allongées, chaque paire étant régulièrement angulairement répartie. En outre on choisit d'inclure ici une troisième matière plastique, différente à la fois de la première et de la deuxième matière plastique. L'âme est constituée d'une première matière plastique ; trois paires de parties allongées sont constituées en une deuxième matière plastique tandis trois paires de parties allongées sont en une troisième matière plastique. Il est ainsi possible d'obtenir des effets et donc des fonctions techniques différentes autour de l'applicateur. L'utilisatrice lors du geste de maquillage fait tourner l'applicateur selon l'axe XX quand celui-ci entre en contact avec la frange des cils. Ainsi les cils rencontrent de manière alternée des picots ayant une dureté et un toucher différents.
[0051] La figure 13 illustre encore une autre combinaison possible pour les matières plastiques des parties allongées flexibles 21 , 22. Les parties allongées flexibles 21 , 22 qui forment une paire, c'est-à-dire sensiblement superposées dans un plan longitudinal, sont ici formées respectivement d'une deuxième matière plastique et d'une troisième matière plastique.
[0052] Par ailleurs, le nombre de paires est variable, choisi par l'homme de métier.
[0053] La figure 14 a trait à un mode de réalisation selon lequel l'âme 1 est pourvue de picots 13 orientés radialement et longitudinalement répartis sur plusieurs rangées. Ceci n'est d'ailleurs pas obligatoire. L'applicateur de la figure 14 comprend en outre deux tiges flexibles 2 chacune encastrée à proximité d'une extrémité 10, 1 1 de l'âme I .Les tiges flexibles 2 sont courbes et convexes. Elles sont en outre munies d'un renfort longitudinal concave 25 appartenant au même plan. Par ailleurs les tiges flexibles 2 sont ici munies de protubérances 23 en forme de pétale en vue de face. La figure 14A montre clairement cet arrangement, par cette vue de face. On comprend que les deux tiges flexibles 2 sont disposées de façon diamétralement opposée, et pourvues de protubérances 23 en forme de pétale. On voit aussi sur l'exemple de la figure 14A que six rangées de protubérances 13 issues de l'âme sont prévues, arrangées de façon symétrique vis-à-vis d'un plan longitudinal. Ce mode de réalisation est choisi quand il s'agit de proposer dans un même applicateur deux fonctions différentes (brosse/peigne). La brosse étant constituée par la partie sans arche (âme 1 pourvue de picots 13) et le peigne étant formé par la partie où les picots 23 sont portés par une arche 2. Les deux arches 2, angulairement disposées à 180° l'une de l'autre, permettent à l'utilisatrice de n'avoir à effectuer qu'une rotation de 180° pour atteindre la position « peigne ».
[0054] La figure 15 est une variante de la figure 14 en ce sens qu'elle montre une alternance angulaire de rangées de tiges flexibles 2 munies de pétales 23 et de rangées de picots 13. Un applicateur globalement plus rigide est ici obtenu. On compte ici quatre rangées de picots 23 en forme de pétales, associés à quatre rangées de picots 13 issus de l'âme 1.
[0055] La figure 16 caractérise une alternative selon laquelle on prévoit une tige flexible 2 non munie de protubérances ; en outre on prévoit une âme allongée 1 selon l'axe longitudinal XX, sensiblement en forme de plume. La tige 2 et plus précisément son arête externe 26 permet d'étaler un produit cosmétique sur la peau de l'utilisateur, à la façon d'un 'liner'. Des protubérances ou picots 13 sont prévus sur l'âme 1 ; les picots 13 sont préférentiellement orientés perpendiculairement à la surface extérieure de l'âme 1 . La tige 2 et l'âme 1 sont prévues dans un même plan longitudinal comme le montre la vue en perspective de la figure 17, avec une forme globalement allongée et plate de l'applicateur.