PROCEDES ET DISPOSITIFS DE CODAGE ET DE DECODAGE D'UN FLUX DE DONNEES REPRESENTATIF D'AU MOINS UNE IMAGE
1. Domaine de l’invention
Le domaine de l’invention est celui du codage et du décodage d’images ou de séquences d’images, et notamment de flux vidéo.
Plus précisément, l’invention concerne la compression d’images ou de séquences d’images utilisant une représentation par blocs des images.
L’invention peut notamment s’appliquer au codage image ou vidéo mis en oeuvre dans les codeurs actuels ou à venir (JPEG, MPEG, H.264, HEVC, etc et leurs amendements), et au décodage correspondant.
2. Art Antérieur
Les images et séquences d’images numériques occupent beaucoup d’espace en termes de mémoire, ce qui nécessite, lorsque l’on transmet ces images, de les compresser afin d’éviter les problèmes d’encombrement sur le réseau utilisé pour cette transmission.
On connaît déjà de nombreuses techniques de compression de données vidéo. Parmi celles-ci, le standard de compression HEVC ("High Efficiency Video Coding, Coding Tools and Spécification", Matthias Wien, Signais and Communication Technology, 2015) propose de mettre en oeuvre une prédiction de pixels d’une image courante par rapport à d’autres pixels appartenant à la même image (prédiction intra) ou à une image précédente ou suivante (prédiction inter).
Plus précisément, la prédiction intra exploite les redondances spatiales au sein d’une image. Pour ce faire, les images sont découpées en blocs de pixels. Les blocs de pixels sont alors prédits à l’aide d’informations déjà reconstruites, correspondant aux blocs précédemment codés/décodés dans l’image courante selon l’ordre de parcours des blocs dans l’image.
Par ailleurs, de manière classique, le codage d’un bloc courant est réalisé à l’aide d’une prédiction du bloc courant, dit bloc prédicteur, et d’un résidu de prédiction ou « bloc résiduel », correspondant à une différence entre le bloc courant et le bloc prédicteur. Le bloc résiduel obtenu est alors transformé, par exemple en utilisant une transformée de type DOT (transformée en cosinus discrète). Les coefficients du bloc résiduel transformé sont ensuite quantifiés, puis codés par un codage entropique et transmis au décodeur, qui peut reconstruire le bloc courant en ajoutant ce bloc résiduel au bloc prédicteur.
Le décodage est fait image par image, et pour chaque image, bloc par bloc. Pour chaque bloc, les éléments correspondants du flux sont lus. La quantification inverse et la transformation inverse des coefficients du bloc résiduel sont effectuées. Puis, la prédiction
du bloc est calculée pour obtenir le bloc prédicteur et le bloc courant est reconstruit en ajoutant la prédiction (i.e. le bloc prédicteur) au bloc résiduel décodé.
Dans US9253508, une technique de codage DPCM (pour Differential Puise Code Modulation en anglais) pour coder des blocs en mode Intra est insérée dans un codeur HEVC. Une telle technique consiste à prédire un ensemble de pixels d'un bloc intra par un autre ensemble de pixels du même bloc qui ont été précédemment reconstruits. Dans US9253508, un ensemble de pixels du bloc intra à coder correspond à une ligne du bloc, ou une colonne ou une ligne et une colonne et la prédiction intra utilisée pour prédire l'ensemble de pixels est l'une des prédictions intra directionnelles définies dans le standard HEVC.
Une telle technique n'est toutefois pas optimale. En effet, la reconstruction d'un ensemble de pixels du bloc intra correspond soit à l'ajout d'un résidu de prédiction dans le cas d'un codage sans pertes, offrant donc un taux de compression assez faible, soit à l'ajout d'un résidu de prédiction après transformation inverse et/ou quantification inverse dudit autre ensemble de pixels servant de prédiction. Une telle technique ne permet donc pas de prédire chaque pixel du bloc intra à l'aide d'une fonction locale de prédiction et de reconstruire le pixel prédit avant de prédire un pixel suivant. En effet, cette technique nécessite de reconstruire un ensemble de pixels (ligne/colonne du bloc par exemple) pour prédire un autre ensemble de pixels. Autrement dit, à chaque prédiction et reconstruction d'une partie du bloc, plusieurs pixels du bloc sont prédits et reconstruits.
De plus, dans US9253508, il n'est pas décrit comment faire cohabiter des modes de prédiction intra classiques tels que définis dans le standard HEVC par exemple et le mode de prédiction DPCM.
Il existe donc un besoin pour une nouvelle méthode de codage et de décodage pour améliorer la compression des données image ou vidéo.
3. Exposé de l'invention
L'invention vient améliorer l'état de la technique. Elle concerne à cet effet un procédé de décodage d'un flux de données codées représentatif d'au moins une image découpée en blocs. Le procédé de décodage comprend, pour au moins un bloc de l'image, dit bloc courant:
- la détermination si la taille du bloc courant est inférieure ou égale à un seuil prédéterminé,
- si la taille du bloc courant est inférieure ou égale au seuil prédéterminé, le procédé comprend le décodage d'une information indiquant un mode de codage du bloc courant parmi un premier mode de codage et un deuxième mode de codage et la reconstruction du bloc courant selon le mode de codage indiqué par l'information de mode de codage décodée,
- si la taille du bloc courant est supérieure au seuil prédéterminé, la reconstruction du bloc courant selon le premier mode de codage.
Le premier mode de codage correspond à un mode de codage selon lequel le bloc courant est reconstruit à l'aide d'une transformation inverse d'un résidu de prédiction transformé décodé pour le bloc courant, et le deuxième mode de codage correspond à un mode de codage selon lequel le bloc courant est reconstruit par:
- pour chaque pixel du bloc courant:
- l'obtention d'une prédiction dudit pixel à partir d'un autre pixel précédemment décodé, ledit autre pixel précédemment décodé appartenant audit bloc courant ou à un bloc de l'image précédemment décodé,
- la reconstruction dudit pixel à partir de la prédiction dudit pixel obtenue et d'un résidu de prédiction décodé associé audit pixel.
Ainsi, selon l'invention, une information indiquant un mode de codage du bloc courant parmi un mode de codage intra classique et un mode de codage utilisant une prédiction basée sur des pixels du bloc courant précédemment reconstruits, est codée/décodée dans le flux seulement dans le cas où le bloc courant a une taille inférieure ou égale à un seuil prédéterminé.
Dans le cas où le bloc courant a une taille supérieure au seuil prédéterminé, le bloc courant peut par exemple être codé par le mode de codage intra classique par défaut, par exemple dans le cas du codage d'une image de type INTRA, ou bien par tout autre mode de codage. L'avantage de signaler le mode de codage entre le premier mode de codage et le deuxième mode de codage seulement pour des blocs ayant une taille inférieure ou égale à un seuil prédéterminé est de gagner en débit. En effet, le deuxième mode de codage nécessite de transmettre un résidu pour chaque pixel et nécessite donc un débit proportionnel à la surface du bloc exprimée en nombre de pixels. Le deuxième mode de codage s'avère intéressant en termes de compression par rapport au premier mode de codage lorsque le bloc courant est de petite taille.
De plus, le coût de mise en oeuvre matériel/hardware au niveau du décodeur est réduit puisque les circuits prenant en charge le décodage d'un bloc selon le deuxième mode de codage peuvent se limiter à une surface faible du bloc.
Avantageusement, l'invention permet également de gagner en vitesse au niveau du codeur puisque le codeur n'est alors pas obligé de tester les deux modes de codage pour les grandes tailles de bloc, qui sont aussi les plus gourmandes en temps de calcul.
L'invention concerne également un procédé de codage d'un flux de données codées représentatif d'au moins une image découpée en blocs. Selon l'invention, le procédé de codage comprend, pour au moins un bloc de l'image, dit bloc courant:
- la détermination si la taille du bloc courant est inférieure ou égale à un seuil prédéterminé,
- si la taille du bloc courant est inférieure ou égale au seuil prédéterminé, le procédé comprend le codage d'une information indiquant un mode de codage du bloc courant parmi un premier mode de codage et un deuxième mode de codage et le codage du bloc courant selon le mode de codage indiqué par l'information de mode de codage codée,
- si la taille du bloc courant est supérieure au seuil prédéterminé, le codage du bloc courant selon le premier mode de codage.
Le premier mode de codage correspond à un mode de codage selon lequel le bloc courant est codé à l'aide d'une transformation d'un résidu de prédiction du bloc courant, et le deuxième mode de codage correspond à un mode de codage selon lequel le bloc courant est codé par:
- pour chaque pixel du bloc courant:
- l'obtention d'une prédiction dudit pixel à partir d'un autre pixel précédemment décodé, ledit autre pixel précédemment décodé appartenant audit bloc courant ou à un bloc de l'image précédemment décodé,
- le codage d'un résidu de prédiction associé audit pixel et obtenu à partir de la prédiction obtenue pour ledit pixel.
Selon un mode particulier de réalisation de l'invention, la taille du bloc courant correspond à la plus grande largeur du bloc courant. Par exemple, le seuil prédéterminé est de 16 pixels ou 32 pixels. D'autres valeurs de seuil sont bien sûr possibles.
Selon un autre mode particulier de réalisation de l'invention, la taille du bloc courant correspond au nombre total de pixels dans le bloc courant. Par exemple, le seuil prédéterminé est de 256 pixels ou 512 pixels. D'autres valeurs de seuil sont bien sûr possibles.
Selon l'un quelconque des modes particuliers mentionnés ci-dessus, la valeur du seuil peut être adaptée en fonction de la taille maximale d'un bloc de découpe initiale de l'image.
Selon un autre mode particulier de réalisation de l'invention, le seuil prédéterminé est décodé ou codé dans le flux de données.
L'invention concerne également un dispositif de décodage configuré pour mettre en oeuvre le procédé de décodage selon l'un quelconque des modes particuliers de réalisation définis ci- dessus. Ce dispositif de décodage pourra bien sûr comporter les différentes caractéristiques relatives au procédé de décodage selon l’invention. Ainsi, les caractéristiques et avantages de ce dispositif de décodage sont les mêmes que ceux du procédé de décodage, et ne sont pas détaillés plus amplement.
Le dispositif de décodage comprend notamment un processeur configuré pour, pour au moins un bloc de l'image, dit bloc courant:
- déterminer si la taille du bloc courant est inférieure ou égale à un seuil prédéterminé,
- si la taille du bloc courant est inférieure ou égale au seuil prédéterminé, décoder une information indiquant un mode de codage du bloc courant parmi un premier mode de codage et un deuxième mode de codage, et reconstruire le bloc courant selon le mode de codage indiqué par l'information de mode de codage décodée,
- si la taille du bloc courant est supérieure au seuil prédéterminé, reconstruire le bloc courant selon le premier mode de codage,
le premier mode de codage correspondant à un mode de codage selon lequel le bloc courant est reconstruit à l'aide d'une transformation inverse d'un résidu de prédiction transformé décodé pour le bloc courant, le deuxième mode de codage correspondant à un mode de codage selon lequel le bloc courant est reconstruit par:
- pour chaque pixel du bloc courant:
- l'obtention d'une prédiction dudit pixel à partir d'un autre pixel précédemment décodé, ledit autre pixel précédemment décodé appartenant audit bloc courant ou à un bloc de l'image précédemment décodé,
- la reconstruction dudit pixel à partir de la prédiction dudit pixel obtenue et d'un résidu de prédiction décodé associé audit pixel.
Selon un mode particulier de réalisation de l'invention, un tel dispositif de décodage est compris dans un terminal.
L'invention concerne également un dispositif de codage configuré pour mettre en oeuvre le procédé de codage selon l'un quelconque des modes particuliers de réalisation définis ci- dessus. Ce dispositif de codage pourra bien sûr comporter les différentes caractéristiques relatives au procédé de codage selon l’invention. Ainsi, les caractéristiques et avantages de
ce dispositif de codage sont les mêmes que ceux du procédé de codage, et ne sont pas détaillés plus amplement.
Le dispositif de codage comprend notamment un processeur configuré pour, pour au moins un bloc de l'image, dit bloc courant, ayant une taille inférieure ou égale à un seuil prédéterminé:
- déterminer si la taille du bloc courant est inférieure ou égale à un seuil prédéterminé,
- si la taille du bloc courant est inférieure ou égale au seuil prédéterminé, coder une information indiquant un mode de codage du bloc courant parmi un premier mode de codage et un deuxième mode de codage, et coder le bloc courant selon le mode de codage indiqué par l'information de mode de codage codée,
- si la taille du bloc courant est supérieure au seuil prédéterminé, coder le bloc courant selon le premier mode de codage,
le premier mode de codage correspondant à un mode de codage selon lequel le bloc courant est codé à l'aide d'une transformation d'un résidu de prédiction du bloc courant, le deuxième mode de codage correspondant à un mode de codage selon lequel le bloc courant est codé par:
- pour chaque pixel du bloc courant:
- l'obtention d'une prédiction dudit pixel à partir d'un autre pixel précédemment décodé, ledit autre pixel précédemment décodé appartenant audit bloc courant ou à un bloc de l'image précédemment décodé,
- le codage d'un résidu de prédiction associé audit pixel et obtenu à partir de la prédiction obtenue pour ledit pixel.
Selon un mode particulier de réalisation de l'invention, un tel dispositif de codage est compris dans un terminal, ou un serveur.
L'invention concerne également un flux de données codées représentatif d'au moins une image découpée en blocs. Selon l'invention, le flux de données codées comprend, pour au moins un bloc de l'image, dit bloc courant, une information indiquant un mode de codage du bloc courant parmi un premier mode de codage et un deuxième mode de codage, si le bloc courant a une taille inférieure ou égale à un seuil prédéterminé.
Lorsque le mode de codage du bloc courant correspond à un premier mode de codage ou si la taille du bloc courant a une taille supérieure au seuil prédéterminé, le flux de données codées comprend un résidu de prédiction transformé codé.
Lorsque le mode de codage du bloc courant correspond à un deuxième mode de codage et que la taille du bloc courant a une taille inférieure ou égale au seuil prédéterminé, le flux de données codées comprend un résidu de prédiction codé obtenu par:
- pour chaque pixel du bloc courant:
- l'obtention d'une prédiction dudit pixel à partir d'un autre pixel précédemment décodé, ledit autre pixel précédemment décodé appartenant audit bloc courant ou à un bloc de l'image précédemment décodé,
- l'obtention d'un résidu de prédiction associé audit pixel à partir de la prédiction obtenue pour ledit pixel.
Selon un mode particulier de réalisation de l'invention, le flux de données codées comprend en outre une valeur représentative dudit seuil prédéterminé codée au moins pour ladite image.
Le flux de données selon l'un quelconque des modes particuliers de réalisation décrits ci- dessus peut être stocké sur tout support d'enregistrement, par exemple une mémoire, ou transmis sous la forme d'un signal électrique ou optique, qui peut être acheminé via un câble électrique ou optique, par radio ou par d'autres moyens.
Le procédé de décodage, respectivement le procédé de codage, selon l'invention peut être mis en oeuvre de diverses manières, notamment sous forme câblée ou sous forme logicielle. Selon un mode particulier de réalisation de l'invention, le procédé de décodage, respectivement le procédé de codage, est mis en oeuvre par un programme d'ordinateur. L'invention concerne également un programme d'ordinateur comportant des instructions pour la mise en oeuvre du procédé de décodage ou du procédé de codage selon l'un quelconque des modes particuliers de réalisation décrits précédemment, lorsque ledit programme est exécuté par un processeur. Un tel programme peut utiliser n’importe quel langage de programmation. Il peut être téléchargé depuis un réseau de communication et/ou enregistré sur un support lisible par ordinateur.
Ce programme peut utiliser n'importe quel langage de programmation, et être sous la forme de code source, code objet, ou de code intermédiaire entre code source et code objet, tel que dans une forme partiellement compilée, ou dans n'importe quelle autre forme souhaitable.
L'invention vise aussi un support d'enregistrement ou support d'informations lisible par un ordinateur, et comportant des instructions d'un programme d'ordinateur tel que mentionné ci- dessus. Les supports d'enregistrement mentionnés ci-avant peuvent être n'importe quelle entité ou dispositif capable de stocker le programme. Par exemple, le support peut comporter un moyen de stockage telle qu'une mémoire. D'autre part, les supports d'enregistrement peuvent correspondre à un support transmissible tel qu'un signal électrique ou optique, qui peut être acheminé via un câble électrique ou optique, par radio ou par
d'autres moyens. Le programme selon l'invention peut être en particulier téléchargé sur un réseau de type Internet.
Alternativement, les supports d'enregistrement peuvent correspondre à un circuit intégré dans lequel le programme est incorporé, le circuit étant adapté pour exécuter ou pour être utilisé dans l'exécution du procédé en question.
4. Liste des figures
D’autres caractéristiques et avantages de l’invention apparaîtront plus clairement à la lecture de la description suivante d’un mode de réalisation particulier, donné à titre de simple exemple illustratif et non limitatif, et des dessins annexés, parmi lesquels :
- la figure 1 présente des étapes du procédé de codage selon un mode particulier de réalisation de l'invention,
- la figure 2 illustre un exemple de position des blocs voisins d'un bloc courant pour déterminer un mode de prédiction intra selon un mode particulier de réalisation de l'invention,
- la figure 3 illustre un exemple de position des pixels de référence utilisés pour prédire des pixels d'un bloc courant selon un mode particulier de réalisation de l'invention,
- la figure 4 présente des étapes du procédé de décodage selon un mode particulier de réalisation de l'invention,
- la figure 5 illustre un exemple de signal comportant des données codées représentatives d'au moins un bloc d'une image selon un mode particulier de réalisation de l'invention,
- la figure 6 présente la structure simplifiée d’un dispositif de codage adapté pour mettre en oeuvre le procédé de codage selon l'un quelconque des modes particuliers de réalisation de l'invention,
- la figure 7 présente la structure simplifiée d’un dispositif de décodage adapté pour mettre en oeuvre le procédé de décodage selon l'un quelconque des modes particuliers de réalisation de l'invention.
5. Description d'un mode de réalisation de l'invention
5.1 Principe général
Le principe général de l'invention est de permettre d'améliorer le codage d'un bloc de données d'une image en utilisant un nouveau mode de codage basé sur une prédiction des pixels du bloc utilisant d'autres pixels précédemment reconstruits du même bloc et de faire cohabiter ce nouveau mode de codage avec des modes de codage classiques, par exemple tels que définis dans les standards actuels de compression.
Ainsi, selon l'invention, un nouveau mode de codage dit ILR (pour In Loop Residual) est défini selon lequel des pixels d'un bloc à coder sont prédits utilisant d'autres pixels
précédemment reconstruits du même bloc et un résidu de prédiction pour chaque pixel est transmis au décodeur. Ce nouveau mode de codage est introduit dans un codeur/décodeur utilisant des modes de codage dits classiques selon lesquels les pixels du bloc à coder sont prédits par rapport à des pixels d'un autre bloc précédemment reconstruit et selon lesquels un résidu de prédiction pour le bloc à coder est transformé avant d'être codé et transmis au décodeur.
Selon l'invention, une information indiquant un mode de codage parmi un premier mode de codage (mode dit classique) et un deuxième mode de codage (mode dit ILR) est codée si le bloc a une taille inférieure ou égale à un seuil prédéterminé. Le premier mode de codage est alors utilisé par défaut lorsque le bloc a une taille supérieure au seuil prédéterminé et aucune information n'est transmise par indiquer le choix de ce mode de codage parmi les premier et deuxième modes de codage.
Ainsi, selon l'invention, le mode de codage dit ILR n’est disponible que pour les blocs dont la taille est inférieure ou égale à une taille donnée. En effet, la technique de codage ILR nécessite de transmettre un résidu pour chaque pixel, tandis qu'un mode de codage dit classique (INTRA ou INTER) se base sur le codage d’un résidu transformé, beaucoup plus économique à transmettre.
Il a été constaté expérimentalement que, pour un mode de codage dit classique selon lequel un résidu de prédiction est transformé, le débit associé à un bloc carré est en moyenne proportionnel à la longueur du côté du bloc.
En revanche, par essence, l’approche dite ILR correspondant au mode de codage selon lequel un résidu de prédiction n'est pas transformé avant codage est une approche qui nécessite un débit proportionnel à la surface du bloc exprimée en nombre de pixels. En effet, selon la méthode ILR, il faut transmettre un résidu pour chaque pixel, et ce résidu n'est pas transformé puisqu'il faut pouvoir reconstruire le pixel afin de prédire ensuite d'autres pixels du même bloc.
Le coût en débit de l’approche ILR augmente donc avec le carré de la largeur d’un bloc, tandis que le débit de l’approche classique augmente proportionnellement à ladite largeur. La conséquence en est que, si l’approche ILR peut s’avérer supérieure à l’approche classique pour des blocs de petite taille, ce n’est plus le cas pour des blocs de grande taille.
Il a été confirmé expérimentalement que même en laissant un encodeur mettre en compétition les deux modes de codage pour toutes les tailles de bloc, le mode de codage dit ILR n’est presque jamais sélectionné pour des tailles de bloc au-dessus de 16x16 pixels, en raison de son débit élevé.
Il y a donc plusieurs avantages à ne pas laisser le mode de codage dit ILR actif au-dessus d’une certaine taille de bloc. Ceci permet de gagner en débit puisqu’il n’est plus nécessaire,
pour les grandes tailles de bloc, de transmettre une information permettant d’identifier si le bloc courant doit être décodé selon le mode de codage dit classique ou le mode de codage dit ILR.
Désactiver le mode de codage dit ILR pour les grands blocs permet également de gagner en vitesse à l’encodeur, puisque l'encodeur n’est plus obligé de tester les deux modes de codage pour les grandes tailles de bloc qui sont les plus gourmandes en calcul.
De plus, le coût d’implémentation hardware d’un décodeur est réduit puisque les circuits prenant en charge le décodage d’un bloc selon le mode de codage dit ILR peuvent se limiter à une surface faible de ce bloc.
Le principe général de l'invention est donc de ne tester les deux modes de codage que si la taille du bloc est inférieure ou égale à un seuil prédéterminé. Le critère peut par exemple être l’un des suivants :
-La plus grande largeur de bloc est inférieure ou égale à 16 pixels,
-La plus grande largeur de bloc est inférieure ou égale à 32 pixels,
-Le nombre total de pixels dans le bloc est inférieur ou égal à 256 pixels,
-Le nombre total de pixels dans le bloc est inférieur ou égal à 512 pixels.
D'autres critères sont possibles. Si le critère est rempli, l’encodeur va effectivement tester les deux modes de codage mentionnés ci-dessus, choisir le meilleur au sens d’un critère débit- distorsion, et transmettre un indicateur au décodeur pour identifier le mode de codage choisi. Si le critère n’est pas rempli (donc au-dessus d’une certaine taille de bloc), c’est le mode de codage dit classique qui est utilisé, et aucun indicateur n’est transmis.
5. 2 Exemples de mise en oeuvre
La figure 1 présente des étapes du procédé de codage selon un mode particulier de réalisation de l'invention. Par exemple, on code une séquence d'images l ; l2, ..., lNb sous la forme d'un flux de données codées STR selon un mode particulier de réalisation de l'invention. Par exemple, un tel procédé de codage est mis en oeuvre par un dispositif de codage tel que décrit plus loin en relation avec la figure 6.
Une séquence d'images l ; l2, ..., lNb, Nb étant le nombre d'images de la séquence à coder, est fournie en entrée du procédé de codage. Le procédé de codage délivre en sortie un flux de données codées STR représentatif de la séquence d'images fournie en entrée.
De manière connue, le codage de la séquence d'images l ; l2, ..., lNb est fait image par image selon un ordre de codage préalablement établi et connu du codeur. Par exemple, les images peuvent être codées dans l'ordre temporel h , l2, ..., lNb ou selon un autre ordre, par exemple
L 3133 I2, , I Nb -
Lors d'une étape EO, une image I, à coder de la séquence d'images ,l2, ..., lNb est découpée en blocs, par exemple en blocs de taille 32x32, ou 64x64 pixels ou plus. Un tel bloc peut être
subdivisé en sous-blocs carrés ou rectangulaires, par exemple de taille 16x16, 8x8, 4x4, 16x8, 8x16, ....
Au cours de l'étape EO, un seuil est déterminé définissant la taille de bloc maximale jusqu'à laquelle le mode de codage dit ILR peut être utilisé pour coder un bloc courant. Par exemple, le seuil peut être défini par défaut au niveau du codeur ou déterminé en fonction de la taille maximale de blocs utilisée pour découper l'image. Par exemple, si on considère une taille maximale de découpe initiale de 256x256 pixels, le seuil peut correspondre à une plus grande largeur du bloc égale 64, 32 ou 16 pixels.
Si on considère une taille maximale de découpe initiale de 128x128 pixels, le seuil peut correspondre à une plus grande largeur du bloc égale 64, 32, 16, ou 8 pixels. Le seuil peut être adapté en fonction du contenu des images à coder. En variante, plusieurs valeurs de seuils peuvent être testées au cours d'une optimisation débit/distorsion décrite ci-dessous.
Lors d'une étape optionnelle E10, selon un mode particulier de réalisation de l'invention, une valeur du seuil prédéterminé est codée dans le flux de données STR, au niveau des données codées pour l'image I, ou bien au niveau des données codées pour la séquence d'images.
Puis, lors d'une étape E1 , un premier bloc ou sous-bloc Xb à coder de l'image I, est sélectionné selon un sens de parcours de l'image I, prédéterminé. Par exemple, il peut s'agir du premier bloc dans l'ordre lexicographique de parcours de l'image.
Lors d'une étape E2, l’encodeur va choisir le mode de codage pour coder le bloc courant Xb. Selon le mode particulier de réalisation décrit ici, l'encodeur sélectionne le mode de codage pour coder le bloc courant Xb parmi un premier mode de codage M1 et un deuxième mode de codage M2. Des modes de codage supplémentaires (non décrits ici) peuvent être utilisés. Selon le mode particulier de réalisation décrit ici, le premier mode de codage M1 correspond au codage du bloc courant par prédiction intra classique, par exemple tel que défini selon le standard HEVC et le deuxième mode de codage M2 correspond au codage par prédiction In Loop Residual (ILR).
Le principe de l'invention peut être étendu à d'autres types de modes de codage, que ce soit pour le premier mode de codage M1 ou le deuxième mode de codage M2. Par exemple, le premier mode de codage peut correspondre à tout type de modes de codage utilisant une transformation du résidu de prédiction avant de quantifier les coefficients issus de la transformation (codage par prédiction inter-images, codage par prédiction spatiale avec template matching, etc...). Le deuxième mode de codage correspond au mode de codage ILR décrit plus haut.
Lors de l'étape E2, le codeur peut réaliser une optimisation débit/distorsion pour déterminer le meilleur mode de codage pour coder le bloc courant. Au cours de cette optimisation
débit/distorsion, des modes de codage supplémentaires distincts du premier et du deuxième modes de codage peuvent être testés, par exemple un mode de codage en mode inter. Au cours de cette optimisation débit/distorsion, le codeur simule le codage du bloc courant Xb selon les différents modes de codage disponibles afin de déterminer le débit et la distorsion associés à chaque mode de codage et sélectionne le mode de codage offrant le meilleur compromis débit/distorsion, par exemple selon la fonction D+2R, où R représente le débit nécessaire pour coder le bloc courant selon le mode de codage évalué, D la distorsion mesurée entre le bloc décodé et le bloc courant original et l un multiplicateur lagrangien, par exemple entré par l'utilisateur ou défini au codeur.
Selon l'invention, si le bloc courant a une taille supérieure au seuil déterminé lors de l'étape EO, le deuxième mode de codage n'est pas testé.
Lors d'une étape E19, il est déterminé si le bloc courant a une taille inférieure ou égale au seuil déterminé lors de l'étape EO. Si le bloc courant à une taille inférieure ou égale au seuil, le procédé passe à l'étape E20. Sinon, le bloc courant à une taille supérieure au seuil, le procédé passe à l'étape E21 de codage du bloc courant selon le premier mode de codage. Selon un mode particulier de réalisation de l'invention, la taille du bloc courant peut correspondre à la plus grande largeur du bloc. Par exemple si le bloc courant est de taille 16x32 pixels et que le seuil déterminé est 32 pixels, dans ce cas, le deuxième mode de codage est testé. En revanche, si le bloc courant est de taille 64*32 pixels, dans ce cas, le deuxième mode de codage n'est pas testé.
Selon un autre mode particulier de réalisation de l'invention, la taille du bloc courant peut correspondre au nombre de pixels dans le bloc. Par exemple, pour un seuil de 512 pixels, et un bloc courant de 16*32 pixels contenant donc 512 pixels, le deuxième mode de codage est testé alors que pour un bloc courant de 64*32 pixels contenant donc 2048 pixels, le deuxième mode de codage n'est pas testé.
Lors d'une étape E20, une information indiquant le mode de codage sélectionné pour le bloc courant est codée dans le flux de données STR.
Si le bloc courant Xb est codé selon le premier mode de codage M1 , le procédé passe à l'étape E21 de codage du bloc selon M1 . Si le bloc courant Xb est codé selon le deuxième mode de codage M2, le procédé passe à l'étape E22 de codage du bloc selon M2.
On décrit ci-après l'étape E21 de codage du bloc selon le premier mode de codage M1 , selon un mode particulier de réalisation de l'invention. Selon le mode particulier décrit ici, le premier mode de codage correspond à une prédiction intra classique, telle que celle définie dans le standard HEVC.
Lors d'une étape E210, un pas de quantification ¾ est déterminé. Par exemple, le pas de quantification ¾ peut être fixé par l’utilisateur, ou bien calculé à l’aide d’un paramètre de quantification fixant un compromis entre compression et qualité et entré par l’utilisateur ou
défini par le codeur. Ainsi, un tel paramètre de quantification peut être le paramètre L, utilisé dans la fonction de coût débit-distorsion D+ 2.R, où D représente la distorsion introduite par le codage et R le débit utilisé pour coder. Cette fonction sert à faire des choix de codage, classiquement on cherche la façon de coder l'image qui minimise cette fonction.
En variante, le paramètre de quantification peut être le QP, correspondant au paramètre de quantification utilisé classiquement dans les normes AVC ou HEVC. Ainsi, dans la norme HEVC, le pas de quantification ¾ est déterminé par l’équation 51=levelScale[ QP%6 ] « (QP/6)) où levelScale[ k ] = { 40, 45, 51 , 57, 64, 72 } pour k = 0..5. Lors d'une étape E21 1 , une prédiction du bloc courant est déterminée à l'aide d'un mode de prédiction intra classique. Selon cette prédiction intra classique, chaque pixel prédit est calculé uniquement à partir des pixels décodés issus des blocs voisins (pixels de référence) situés au-dessus du bloc courant, et à gauche du bloc courant. La façon dont les pixels sont prédits à partir des pixels de référence dépend d’un mode de prédiction qui est transmis au décodeur, et qui est choisi par le codeur dans un ensemble prédéterminé de modes connus du codeur et du décodeur.
Ainsi, dans HEVC, il y a 35 modes de prédiction possibles : 33 modes qui interpolent les pixels de référence dans 33 directions angulaires différentes, et 2 autres modes: le mode DC dans lequel chaque pixel du bloc prédit est produit à partir de la moyenne des pixels de référence, et le mode PLANAR, qui effectue une interpolation plane et non directionnelle. Cette approche dite « prédiction intra classique » est bien connue et également utilisée dans le standard ITU-T H.264 (où il n’y a que 9 modes différents) ainsi que dans le logiciel expérimental JEM disponible à l’adresse internet ( https ://i vet . h h i f rau n h of e r . d e/) , où il y a 67 modes de prédiction différents. Dans tous les cas, la prédiction intra classique respecte les deux aspects cités ci-dessus (prédiction des pixels à partir des blocs voisins et transmission au décodeur d'un mode de prédiction optimal).
Au cours de l'étape E21 1 , le codeur choisit donc un des modes de prédiction disponibles dans la liste prédéterminée de modes de prédiction. Une façon de choisir consiste par exemple à évaluer tous les modes de prédiction et à conserver le mode de prédiction qui minimise une fonction de coût tel que, classiquement, le coût débit-distorsion.
Lors d'une étape E212, le mode de prédiction choisi pour le bloc courant est codé à partir des blocs voisins du bloc courant. La figure 2 illustre un exemple de position des blocs voisins Ab et Bb du bloc courant Xb pour coder le mode de prédiction du bloc courant Xb.
Au cours de l'étape E212, le mode de prédiction intra choisi pour le bloc courant est codé en utilisant les modes de prédiction intra associés aux blocs voisins.
Par exemple, l’approche décrite dans la norme HEVC pour coder le mode de prédiction du bloc courant peut être utilisée. Dans l’exemple de la figure 2, une telle approche consiste à identifier le mode de prédiction intra mA associé au bloc Ab situé au-dessus du bloc courant,
et le mode de prédiction intra mB associé au bloc Bb situé juste à gauche du bloc courant. En fonction de la valeur de mA et de mB, une liste dite MPM (pour Most Probable Mode), contenant 3 modes de prédiction intra, et une liste dite non-MPM, contenant les 32 autres modes de prédiction, sont créées.
Selon la norme HEVC, afin de coder le mode de prédiction intra du bloc courant, des éléments de syntaxe sont transmis :
-un indicateur binaire indiquant si le mode de prédiction à coder pour le bloc courant est dans la liste MPM ou non,
-si le mode de prédiction du bloc courant appartient à la liste MPM, un index dans la liste MPM correspondant au mode de prédiction du bloc courant est codé,
- si le mode de prédiction du bloc courant n'appartient pas à la liste MPM, un index dans la liste non-MPM correspondant au mode de prédiction du bloc courant est codé.
Lors d'une étape E213, le résidu de prédiction R pour le bloc courant est construit.
Au cours de l'étape E213, de manière classique, un bloc prédit P est construit en fonction du mode de prédiction choisi à l'étape E21 1 . Puis le résidu de prédiction R est obtenu en calculant la différence pour chaque pixel, entre le bloc prédit P et le bloc courant original.
Lors d'une étape E214, le résidu de prédiction R est transformé en RT.
Au cours de l'étape E214, une transformée fréquentielle est appliquée au bloc de résidu R de façon à produire le bloc RT comprenant des coefficients transformés. La transformée pourra être une transformée de type DCT par exemple. Il est possible de choisir la transformée à utiliser dans un ensemble prédéterminé de transformées ET et de signaler la transformée utilisée au décodeur.
Lors d'une étape E215, le bloc de résidu transformé RT est quantifié à l'aide par exemple d’une quantification scalaire de pas de quantification
Ceci produit le bloc de résidu de prédiction transformé quantifié RTQ.
Lors d'une étape E216, les coefficients du bloc quantifié RTQ sont codés par un codeur entropique. On peut par exemple utiliser le codage entropique spécifié dans la norme HEVC. De manière connue, le bloc courant est décodé en dé-quantifiant les coefficients du bloc quantifié RTQ, puis en appliquant la transformée inverse aux coefficients dé-quantifiés pour obtenir le résidu de prédiction décodé. La prédiction est ensuite ajoutée au résidu de prédiction décodé afin de reconstruire le bloc courant et d'obtenir sa version décodée. La version décodée du bloc courant peut ensuite être utilisée ultérieurement pour prédire spatialement d'autres blocs voisins de l'image ou bien pour prédire des blocs d'autres images par prédiction inter-images.
On décrit ci-après l'étape E22 de codage du bloc selon le deuxième mode de codage M2, selon un mode particulier de réalisation de l'invention. Selon le mode particulier décrit ici, le deuxième mode de codage correspond à un codage par prédiction ILR.
Au cours d'une étape E220, un prédicteur local PL pour le bloc courant est déterminé. Selon le mode de codage décrit ici, les pixels du bloc courant sont prédits par des pixels précédemment reconstruits d'un bloc voisin du bloc courant ou du bloc courant lui-même.
De préférence, pour prédire, on choisit des pixels qui sont les plus proches possibles du pixel à prédire. Pour cette raison, on parle de prédicteur local. Le prédicteur local PL peut également être assimilé à un mode de prédiction du bloc courant associé au deuxième mode de codage M2. Selon cette interprétation, dans le mode particulier de réalisation décrit ici, le premier mode de codage utilise un premier groupe de modes de prédiction intra, par exemple les modes de prédiction intra définis par le standard HEVC, et le deuxième mode de codage, ici le mode ILR, utilise un deuxième groupe de modes de prédiction distinct du premier groupe de modes de prédiction intra.
Le prédicteur local PL peut être unique ou il peut être sélectionné dans un ensemble de prédicteurs locaux prédéterminés (deuxième groupe de modes de prédiction).
Selon une variante de réalisation, 4 prédicteurs locaux sont définis. Ainsi, si on appelle X un pixel courant à prédire du bloc courant, A le pixel situé immédiatement à gauche de X, B le pixel situé immédiatement à gauche et au-dessus de X, C le pixel situé immédiatement au- dessus de X, tel qu'illustré en figure 3 montrant un bloc courant Xb. 4 prédicteurs locaux PL1 , PL2, PL3, PL4 peuvent être définis comme suit:
PL1 (X) = min(A,B) si C > max(A,B)
max(A,B) si C < min(A,B)
A+B-C sinon
PL2(X) = A
PL3(X) = B
PL4(X) = C
où min(A,B) correspond à la fonction retournant la valeur la plus petite entre la valeur de A et la valeur de B et max(A,B) correspond à la fonction retournant la valeur la plus grande entre la valeur de A et la valeur de B.
Au cours de l'étape E220, on détermine quel prédicteur local PL utiliser pour le bloc courant. Autrement dit, le même prédicteur local sera utilisé pour tous les pixels du bloc courant, i.e. la même fonction de prédiction. Pour cela, plusieurs variantes de réalisation sont possibles. Le codage du bloc courant avec chacun des prédicteurs peut être simulé (de manière similaire à une optimisation pour choisir un mode de codage pour le bloc courant), et le prédicteur local qui optimise une fonction de coût (par exemple, qui minimise la fonction D +
A.R, où R est le débit utilisé pour coder le bloc, D est la distorsion du bloc décodé par rapport au bloc original, et l est un paramètre fixé par l’utilisateur) est sélectionné.
Ou bien, afin de limiter la complexité de la sélection d'un prédicteur local pour le bloc courant, une orientation de la texture des pixels précédemment codés est analysée. Par exemple, les pixels précédemment codés dans le bloc qui sont situés au-dessus ou à gauche du bloc courant sont analysés à l’aide d’un opérateur de type Sobel. S'il est déterminé que:
- l'orientation est horizontale, le prédicteur local PL2 est sélectionné,
- l'orientation est verticale, le prédicteur local PL3 est sélectionné,
- l'orientation est diagonale, le prédicteur local PL4 est sélectionné,
- si aucune orientation ne se dégage, le prédicteur local PL1 est sélectionné.
Un élément de syntaxe est codé dans le flux de données STR pour indiquer au décodeur quel prédicteur local a été utilisé pour prédire le bloc courant.
Au cours d'une étape E221 , un pas de quantification d2 est déterminé. Par exemple, le pas de quantification d2 dépend d'un même paramètre de quantification que le pas de quantification ¾ qui serait déterminé à l'étape E210 si le bloc courant était codé selon le premier mode de codage.
Lors d'une étape E222, un résidu de prédiction R1 est calculé pour le bloc courant. Pour cela, une fois le prédicteur local choisi, pour chaque pixel courant du bloc courant:
-le pixel courant X du bloc courant est prédit par le prédicteur local PL sélectionné, à l’aide soit des pixels extérieurs au bloc et déjà reconstruits (et donc disponibles avec leur valeur décodée), soit de pixels précédemment reconstruits dans le bloc courant, soit des deux, afin d’obtenir une valeur prédite PRED. Dans tous les cas, le prédicteur PL utilise des pixels précédemment reconstruits. Sur la figure 3, on voit que les pixels du bloc courant situés sur la première ligne et/ou la première colonne du bloc courant utiliseront comme pixels de référence (pour construire la valeur prédite PRED) des pixels extérieurs au bloc et déjà reconstruits (pixels en gris sur la figure 3) et éventuellement des pixels déjà reconstruits du bloc courant. Pour les autres pixels du bloc courant, les pixels de référence utilisés pour construire la valeur prédite PRED sont situés à l'intérieur du bloc courant ;
-la différence DIFF entre PRED et X est quantifiée en une valeur Q(X), par un quantificateur scalaire de pas de quantification d2 , par Q(X) = ScalarQuant(DIFF) = ScalarQuant(52 , X- PRED), le quantificateur scalaire étant par exemple un quantificateur scalaire au plus proche voisin tel que: ScalarQuant(A, x) = floor
Q(X) est le résidu quantifié associé à X. Il est calculé dans le domaine spatial, i.e. calculé directement à partir de la différence entre la valeur prédite PRED du pixel X et la valeur
originale de X. Un tel résidu quantifié Q(X) pour le pixel X est mémorisé dans un bloc de résidu de prédiction quantifié R1 Q, qui sera codé ultérieurement ;
-la valeur prédite décodée P1 (X) de X est calculée en ajoutant à la valeur prédite PRED la valeur dé-quantifiée du résidu quantifié Q(X). La valeur prédite décodée P1 (X) de X est ainsi obtenue par P1 (X) = PRED + ScalarDequant(52, Q(X)). Par exemple, la fonction inverse de quantification scalaire au plus proche est donnée par: ScalarDequant(A, x) = D x x.
La valeur prédite décodée P1 (X) permet ainsi de prédire d’éventuels pixels qui restent à traiter dans le bloc courant. Par ailleurs, le bloc P1 comprenant les valeurs décodées/reconstruites des pixels du bloc courant constitue le prédicteur ILR du bloc courant (par opposition au prédicteur intra classique).
Les sous-étapes décrites ci-dessus sont effectuées pour tous les pixels du bloc courant, dans un ordre de parcours qui assure que les pixels utilisés pour la prédiction choisie parmi PL1 ,..., PL4 soient disponibles.
Selon une variante de réalisation, l’ordre de parcours du bloc courant est l’ordre lexicographique, i.e. de gauche à droite, et de haut en bas.
Selon une autre variante de réalisation, plusieurs ordres de parcours du bloc courant peuvent être utilisés, par exemple :
-l’ordre lexicographique, ou
-en parcourant la première colonne de haut en bas, puis la colonne juste à sa droite, etc . ou bien,
-en parcourant les diagonales les unes après les autres.
Selon cette autre variante, il est possible de simuler le coût de codage associé à chacun des ordres de parcours et de choisir le meilleur ordre de parcours du bloc courant au sens débit/distorsion, puis de coder pour le bloc courant une information représentative de l’ordre de parcours choisi.
A l’issu de l'étape E222, le bloc de résidu quantifié R1 Q a été déterminé. Ce bloc de résidu quantifié R1 Q doit être codé pour être transmis au décodeur. Le prédicteur P1 du bloc courant a également été déterminé.
Lors d'une étape E223, le bloc de résidu quantifié R1Q est codé afin de le transmettre au décodeur. Il est possible d’utiliser toute approche connue, telle que la méthode décrite dans HEVC pour coder les coefficients quantifiés d'un résidu de prédiction classique.
Selon le mode particulier de réalisation de l'invention décrit ici, les valeurs du bloc de résidu quantifié R1 Q sont codées à l'aide d'un codeur entropique dans le flux de données STR.
Selon un mode particulier de réalisation de l'invention, il est possible de déterminer et coder un résidu de prédiction additionnel R2 à partir du prédicteur ILR obtenu pour le bloc courant. Le codage d'un résidu de prédiction additionnel R2 est toutefois optionnel. Il est possible en effet de simplement coder le bloc courant par sa version prédite P1 et le résidu quantifié R1 q.
Afin de coder un résidu de prédiction additionnel R2 pour le bloc courant, les étapes suivantes sont mises en oeuvre.
Lors d'une étape E224, la différence R2 entre le prédicteur P1 et le bloc courant original Xb est calculée afin de constituer un résidu additionnel R2 : R2= Xb-P1 . Les étapes suivantes correspondent aux étapes classiques de codage de ce résidu R2.
Lors d'une étape E225, le résidu R2 est transformé à l'aide d'une transformée fréquentielle de façon à produire le bloc de coefficients R2T.
La transformée peut être une transformée de type DCT par exemple. Il est possible de choisir la transformée à utiliser dans un ensemble prédéterminé de transformées ET2 et de signaler la transformée utilisée au décodeur. Dans ce cas, l’ensemble ET2 peut être différent de l’ensemble ET, afin de s’adapter aux statistiques particulières du résidu R2.
Lors d'une étape E226, le bloc de coefficients R2T est quantifié, par exemple à l’aide d’une quantification scalaire de pas de quantification d. Ceci produit le bloc R2TQ.
Le pas de quantification d peut être fixé par l’utilisateur. Il peut également être calculé à l’aide d’un autre paramètre l fixant le compromis entre compression et qualité et entré par l’utilisateur ou le codeur. Par exemple, le pas de quantification d peut correspondre au pas de quantification ¾ ou être déterminé de manière similaire à celui-ci.
Lors d'une étape E227, les coefficients du bloc quantifié R2TQ sont alors transmis de façon codée. On peut par exemple utiliser le codage spécifié dans la norme HEVC.
De manière connue, le bloc courant est décodé en dé-quantifiant les coefficients du bloc quantifié R2TQ, puis en appliquant la transformée inverse aux coefficients dé-quantifiés pour obtenir le résidu de prédiction décodé. La prédiction P1 est ensuite ajoutée au résidu de prédiction décodé afin de reconstruire le bloc courant et d'obtenir sa version décodée Xrec. La version décodée Xrec du bloc courant peut ensuite être utilisée ultérieurement pour prédire spatialement d'autres blocs voisins de l'image ou bien pour prédire des blocs d'autres images par prédiction inter-images.
Lors d'une étape E23, il est vérifié si le bloc courant est le dernier bloc de l'image à traiter par le procédé de codage, compte tenu de l’ordre de parcours défini précédemment. Si oui, le procédé passe au codage (étape E25) de l'image suivante de la vidéo le cas échéant. Si non, lors d'une étape E24, le bloc suivant de l'image à traiter est sélectionné selon le
parcours de l'image défini précédemment et le procédé de codage passe à l'étape E2, où le bloc sélectionné devient le bloc courant à traiter.
La figure 4 présente des étapes du procédé de décodage d'un flux STR de données codées représentatif d'une séquence d'images l ; l2, ..., lNb à décoder selon un mode particulier de réalisation de l'invention.
Par exemple, le flux de données STR a été généré via le procédé de codage présenté en relation avec la figure 1. Le flux de données STR est fourni en entrée d'un dispositif de décodage DEC, tel que décrit en relation avec la figure 7.
Le procédé de décodage procède au décodage du flux image par image et chaque image est décodée bloc par bloc.
Lors d'une étape E40, une image I, à décoder est subdivisée en blocs, de taille initiale déterminée au codeur et connue du décodeur. Chaque bloc va subir une opération de décodage consistant en une suite d'étapes qui sont détaillées par la suite. Les blocs peuvent être de même taille ou de tailles différentes.
Lors d'une étape optionnelle E401 , selon un mode particulier de réalisation de l'invention, une valeur de seuil est est lue à partir du flux de données STR. Cette valeur de seuil définit la taille de bloc maximale jusqu'à laquelle le mode de codage dit ILR a été activé pour coder un bloc courant.
Selon un autre mode particulier de réalisation de l'invention, le seuil peut être défini par défaut au niveau du décodeur.
Lors d'une étape E41 , un premier bloc ou sous-bloc Xb à décoder de l'image I est sélectionné comme bloc courant selon un sens de parcours de l'image I qui est prédéterminé. Par exemple, il peut s'agir du premier bloc dans l'ordre lexicographique de parcours de l'image.
Lors d'une étape E42, il est déterminé si le bloc courant à une taille inférieure ou égale au seuil. Si le bloc courant à une taille inférieure ou égale au seuil, le procédé passe à l'étape E421. Sinon, le bloc courant à une taille supérieure au seuil, le procédé passe à l'étape E43 de décodage du bloc courant selon le premier mode de codage.
La taille du bloc courant peut être lue dans le flux de données ou bien déduite à partir d'un partitionnement du bloc de taille initiale auquel appartient le bloc courant. Un tel partitionnement étant codé dans le flux de données ou bien déduit des informations codées pour le bloc de taille initiale.
Lors de l’étape E421 , une information indiquant un mode codage pour le bloc courant est lue à partir du flux de données STR. Selon le mode particulier de réalisation décrit ici, cette information indique si le bloc courant est codé selon un premier mode de codage M1 ou
selon un deuxième mode de codage M2. Selon le mode particulier de réalisation décrit ici, le premier mode de codage M1 correspond au codage du bloc courant par prédiction intra classique, par exemple tel que défini selon le standard HEVC, et le deuxième mode de codage M2 correspond au codage par prédiction In Loop Residual (ILR).
Dans d'autres modes particuliers de réalisation, le premier mode de codage peut correspondre à un mode de codage autre que le mode de codage par prédiction INTRA (non décrits ici).
On décrit ci-après l'étape E43 de décodage du bloc courant lorsque le bloc courant est codé selon le premier mode de codage M1 .
Lors d'une étape E430, un pas de quantification ¾ est déterminé. Par exemple, le pas de quantification ¾ est déterminé à partir du paramètre de quantification QP lu lors de l'étape E401 ou de manière similaire à ce qui a été fait au codeur. Par exemple, le pas de quantification ¾ peut être calculé à l’aide du paramètre de quantification QP lu lors de l'étape E401. Par exemple, le paramètre de quantification QP peut être le paramètre de quantification utilisé classiquement dans les normes AVC ou HEVC. Ainsi, dans la norme HEVC, le pas de quantification ¾ est déterminé par l’équation 51=levelScale[ QP%6 ] « (QP/6)) où levelScale[ k ] = { 40, 45, 51 , 57, 64, 72 } pour k = 0..5.
Lors d'une étape E431 , le mode de prédiction utilisé pour coder le bloc courant est décodé à partir des blocs voisins. Pour cela, comme ce qui a été fait au codeur, le mode de prédiction intra choisi pour le bloc courant est décodé, en utilisant les modes de prédiction intra associés aux blocs voisins du bloc courant.
La construction des deux listes MPM et non-MPM est strictement similaire à ce qui a été fait lors du codage. Selon le standard HEVC, des éléments de syntaxe du type suivant sont décodés :
-un indicateur binaire indiquant si le mode de prédiction à coder pour le bloc courant est dans la liste MPM ou non,
-si le mode de prédiction du bloc courant appartient à la liste MPM, un index dans la liste MPM correspondant au mode de prédiction du bloc courant codé,
- si le mode de prédiction du bloc courant n'appartient pas à la liste MPM, un index dans la liste non-MPM correspondant au mode de prédiction du bloc courant codé.
L'indicateur binaire et l'index du mode de prédiction sont donc lus pour le bloc courant à partir du flux de données STR, pour décoder le mode de prédiction intra du bloc courant.
Lors d'une étape E432, le décodeur construit un bloc prédit P pour le bloc courant à partir du mode de prédiction décodé.
Lors d'une étape E433, le décodeur décode les coefficients du bloc quantifié RTQ à partir du flux de données STR, par exemple en utilisant le décodage spécifié dans la norme HEVC. Lors d'une étape E434, le bloc décodé RTQ est dé-quantifié, par exemple à l’aide d’une dé quantification scalaire de pas de quantification
Ceci produit le bloc de coefficients dé quantifiés R QD·
Lors d'une étape E435, une transformée fréquentielle inverse est appliquée au bloc de coefficients dé-quantifiés RTQD de façon à produire le bloc de résidu de prédiction décodé RTQDI. La transformée pourra être une transformée de type DCT inverse par exemple. Il est possible de choisir la transformée à utiliser dans un ensemble prédéterminé de transformées En en décodant un indicateur à partir du flux de données STR.
Lors d'une étape E436, le bloc courant est reconstruit à partir du bloc prédit P obtenu à l'étape E432 et du bloc de résidu décodé RTQDI obtenu à l'étape E435, afin de produire le bloc courant décodé Xrec, par Xrec= P + RTQDI-
On décrit ci-après l'étape E44 de décodage du bloc courant lorsque le bloc courant est codé selon le deuxième mode de codage M2.
Lors d'une étape E440, le prédicteur local PL utilisé pour prédire les pixels du bloc courant est déterminé. Dans le cas où un seul prédicteur est disponible, le prédicteur local est par exemple défini par défaut au niveau du décodeur et aucun élément de syntaxe n’a besoin d’être lu dans le flux STR pour le déterminer.
Dans le cas où plusieurs prédicteurs locaux sont disponibles, par exemple les prédicteurs PL1 -PL4 décrits plus haut, un élément de syntaxe est décodé du flux de données STR pour identifier quel prédicteur local a été utilisé pour prédire le bloc courant. Le prédicteur local est donc déterminé à partir de cet élément de syntaxe décodé.
Lors d'une étape E441 , le pas de quantification d2 est déterminé, de manière similaire à ce qui a été fait au codeur.
Lors d'une étape E442, le résidu quantifié R1 Q est décodé à partir du flux de données STR. Il est possible d’utiliser toute approche connue, telle que la méthode décrite dans HEVC pour décoder les coefficients quantifiés du résidu de prédiction classique.
Lors d'une étape E443, le bloc résidu quantifié R1 Q est dé-quantifié à l’aide du pas de quantification d2, de façon à produire le bloc de résidu dé-quantifié R1 QD.
Lors d'une étape E444, lorsque le bloc de résidu dé-quantifié R1 QD est obtenu, le bloc prédit P1 est construit à l'aide du prédicteur local PL déterminé lors de l'étape E440.
Au cours de l'étape E444, chaque pixel du bloc courant est prédit et reconstruit de la manière suivante:
-le pixel courant X du bloc courant est prédit par le prédicteur PL sélectionné, à l’aide soit des pixels extérieurs au bloc et déjà décodés, soit de pixels précédemment reconstruits du
bloc courant, soit des deux, afin d’obtenir une valeur prédite PRED. Dans tous les cas, le prédicteur PL utilise des pixels précédemment décodés ;
-la valeur prédite décodée P1 (X) du pixel courant X est calculée en ajoutant à la valeur prédite PRED, la valeur dé-quantifiée du résidu de prédiction R1 QD, tel que P1 (X) = PRED + R1 QD(X).
Ces étapes sont mises en œuvre pour tous les pixels du bloc courant, dans un ordre de parcours qui assure que les pixels utilisés pour la prédiction choisie parmi PL1 , ... ,PL4 soient disponibles.
Par exemple, l’ordre de parcours est l’ordre lexicographique (de gauche à droite, puis les lignes de haut en bas).
Selon un mode particulier de réalisation de l'invention, le bloc prédit P1 comprenant les valeurs prédites décodées P1 (X) de chaque pixel du bloc courant constitue ici le bloc courant décodé Xrec.
Selon un autre mode particulier de réalisation de l'invention, on considère ici qu'un résidu de prédiction additionnel a été codé pour le bloc courant. Il est donc nécessaire de décoder ce résidu de prédiction additionnel afin de reconstruire la version décodée du bloc courant Xrec. Par exemple, cet autre mode particulier de réalisation peut être activé ou non par défaut au niveau du codeur et du décodeur. Ou bien, un indicateur peut être codé dans le flux de données avec les informations de niveau bloc pour indiquer pour chaque bloc codé selon le mode de codage ILR si un résidu de prédiction additionnel est codé. Ou bien encore un indicateur peut être codé dans le flux de données avec les informations de niveau image ou séquence d'images pour indiquer pour tous les blocs de l'image ou de la séquence d'images codés selon le mode de codage ILR si un résidu de prédiction additionnel est codé.
Lorsqu'un résidu de prédiction additionnel est codé pour le bloc courant, lors d'une étape E445, les coefficients du résidu de prédiction quantifié R2TQ sont décodés du flux de données STR, à l'aide de moyens adaptés à ceux mis en œuvre au codeur, par exemple les moyens mis en œuvre dans un décodeur HEVC.
Lors d'une étape E446, le bloc de coefficients quantifiés R2TQ est dé-quantifié, par exemple à l’aide d’une dé-quantification scalaire de pas de quantification
Ceci produit le bloc de coefficients dé-quantifiés R2TQD.
Lors d'une étape E447, une transformée fréquentielle inverse est appliquée au bloc R2TQD de façon à produire le bloc de résidu de prédiction décodé R2TQDL
La transformée inverse pourra être une transformée de type DCT inverse par exemple.
Il est possible de choisir la transformée à utiliser dans un ensemble prédéterminé de transformées ET2 et de décoder l’information signalant la transformée à utiliser au décodeur.
Dans ce cas, l’ensemble ET2 est différent de l’ensemble ET, afin de s’adapter aux statistiques particulières du résidu R2.
Lors d'une étape E448, le bloc courant est reconstruit en ajoutant le bloc prédit P1 obtenu lors de l'étape E444 au résidu de prédiction décodé R2TQDL
Lors d'une étape E45, il est vérifié si le bloc courant est le dernier bloc de l'image à traiter par le procédé de décodage, compte tenu de l’ordre de parcours défini précédemment. Si oui, le procédé passe au décodage (étape E47) de l'image suivante de la vidéo le cas échéant. Si non, lors d'une étape E46, le bloc suivant de l'image à traiter est sélectionné selon le parcours de l'image défini précédemment et le procédé de décodage passe à l'étape E42, le bloc sélectionné devenant le bloc courant à traiter.
La figure 5 illustre un exemple de signal STR comportant des données codées représentatives d'au moins un bloc d'une image selon un mode particulier de réalisation de l'invention. Par exemple, le signal STR peut comprendre une valeur de seuil S indiquant une taille de bloc maximale jusqu'à laquelle le deuxième mode de codage M2 peut être utilisé comme décrit plus haut. Cette valeur de seuil S peut être codée au niveau image ou séquence d'images dans le cas du codage d'une vidéo.
Lorsqu'il n'est pas codé dans le flux de données STR, le seuil S est déterminé de manière similaire au niveau du codeur et du décodeur.
Lorsque le bloc a une taille inférieure ou égale au seuil S, le signal STR comprend un indicateur codé TY indiquant pour le bloc, un mode de codage parmi le premier mode de codage et le deuxième mode de codage. Lorsque l'indicateur TY indique que le bloc est codé selon le deuxième mode de codage, ici le mode ILR, le signal comprend alors des valeurs codées de résidus de prédiction quantifiés R1 Q et éventuellement des valeurs codées de résidus de prédiction transformés quantifiés R2TQ. Lorsque plusieurs prédicteurs locaux sont possibles pour le bloc courant, le signal comprend également un indicateur codé de prédicteur local PL.
Lorsque l'indicateur TY indique que le bloc est codé selon le premier mode de codage, ici le mode de prédiction intra classique, le signal comprend alors des valeurs codées de résidus de prédiction transformés quantifiés RTQ, un indicateur binaire ÎMPM indiquant si le mode de prédiction à coder pour le bloc courant est dans la liste MPM ou non, et un index idxMpM indiquant l'index du mode de prédiction du bloc courant dans la liste correspondante.
Lorsque le bloc a une taille supérieure au seuil S, le signal comprend alors des données codées pour le bloc issues du codage du bloc selon le premier mode de codage.
La figure 6 présente la structure simplifiée d’un dispositif de codage COD adapté pour mettre en œuvre le procédé de codage selon l'un quelconque des modes particuliers de réalisation de l'invention.
Selon un mode particulier de réalisation de l'invention, les étapes du procédé de codage sont mises en œuvre par des instructions de programme d'ordinateur. Pour cela, le dispositif de codage COD a l'architecture classique d'un ordinateur et comprend notamment une mémoire MEM, une unité de traitement UT, équipée par exemple d'un processeur PROC, et pilotée par le programme d'ordinateur PG stocké en mémoire MEM. Le programme d'ordinateur PG comprend des instructions pour mettre en œuvre les étapes du procédé de codage tel que décrit ci-dessus, lorsque le programme est exécuté par le processeur PROC.
A l'initialisation, les instructions de code du programme d'ordinateur PG sont par exemple chargées dans une mémoire RAM (non représentée) avant d'être exécutées par le processeur PROC. Le processeur PROC de l'unité de traitement UT met notamment en œuvre les étapes du procédé de codage décrit ci-dessus, selon les instructions du programme d'ordinateur PG.
La figure 7 présente la structure simplifiée d’un dispositif de décodage DEC adapté pour mettre en œuvre le procédé de décodage selon l'un quelconque des modes particuliers de réalisation de l'invention.
Selon un mode particulier de réalisation de l'invention, le dispositif de décodage DEC a l'architecture classique d'un ordinateur et comprend notamment une mémoire MEMO, une unité de traitement UT0, équipée par exemple d'un processeur PROCO, et pilotée par le programme d'ordinateur PG0 stocké en mémoire MEMO. Le programme d'ordinateur PGO comprend des instructions pour mettre en œuvre les étapes du procédé de décodage tel que décrit ci-dessus, lorsque le programme est exécuté par le processeur PROCO.
A l'initialisation, les instructions de code du programme d'ordinateur PGO sont par exemple chargées dans une mémoire RAM (non représentée) avant d'être exécutées par le processeur PROCO. Le processeur PROCO de l'unité de traitement UTO met notamment en œuvre les étapes du procédé de décodage décrit ci-dessus, selon les instructions du programme d'ordinateur PGO.