BANC DE TEST AUTOMATISE, NON INTRUSIF, DESTINE A REAEISER DES TESTS MECANIQUES ET/OU EOGICIEES ET/OU VISUEES ET/OU SONORES D’INTERFACE HOMME-MACHINE D’UN APPAREIE/EQUIPEMENT
Domaine technique
La présente invention concerne le domaine des bancs de tests automatisés d’appareils/équipements.
Elle vise à améliorer les bancs de tests existants en proposant un banc de test automatisé, non intrusif, destiné à réaliser des tests mécaniques et/ou logiciels et/ou visuels et/ou sonores d’interface homme-machine d’un appareil/équipement.
Le banc de test automatisé selon l’invention est plus particulièrement destiné aux tests non intrusifs d’équipements électroniques munis d’une interface homme machine constituée d’un écran et d’un clavier. Dans le cas d’un écran tactile, l’écran physique peut être confondu intégralement ou non avec le clavier.
Les applications d’un banc de test selon l’invention sont nombreuses. Elles concernent particulièrement les tests d’équipements grand public ou professionnels pour lesquels les conditions de tests doivent être similaires aux conditions d’exploitation et pour lesquels la qualité et la fiabilité sont des caractéristiques importantes de 1’ appareil/ équipement.
Parmi les appareils/équipements visés par l’invention, on peut citer les smartphones, les indicateurs de pesage, les terminaux de paiement, les tableaux de bord ou sous-ensembles de tableaux de bords, les instruments médicaux portables, etc...
Etat de la technique
On peut classer en différentes catégories les solutions de test automatisées d’interface homme machine d’appareils/équipements qui existent à ce jour.
Les tests qui doivent être mis en œuvre sont des tests fonctionnels ou d’endurance mettant en œuvre le clavier et/ou l’écran et/ou l’application logicielle standard de l’appareil/équipement avec l’environnement extérieur.
La première catégorie concerne des bancs à automatismes dédiés spécifiquement aux tests.
Ainsi, un développement mécanique et logiciel est fait spécifiquement pour chaque nouveau type d’appareil/équipement que l’on souhaite tester. On perçoit immédiatement l’inconvénient majeur de cette solution : pour chaque nouvel équipement
ou évolution de l’équipement, un nouveau développement doit être réalisé. Des logiciels permettent de faciliter ce développement, mais ils restent destinés à un public confidentiel d’informaticiens. On peut citer ici le logiciel de dénomination commerciale « LabView ».
Des tests intrusifs ont également été mis en œuvre, comme décrit dans la demande de brevet EP0084454. Ici, un logiciel dédié, dont les fonctions sont de retrouver des informations sur les affichages en cours et également de simuler un appui touche sur un clavier de l’appareil/équipement à tester, est chargé dans ce dernier. Dans ce cas, le test peut être automatisé sans mise en œuvre de moyens mécaniques extérieurs. Outre le fait que G appareil/équipement est chargé avec un logiciel supplémentaire, ces tests intrusifs ont pour inconvénient majeur d’introduire des conditions de test qui ne sont pas identiques aux conditions d’exploitation de l’équipement.
Des logiciels de tests spécifiquement dédiés aux interfaces homme-machine ont été développés. Ces logiciels se limitent au test d’applications à utiliser sur le web, et sont rarement utilisables pour des logiciels embarqués. Ces logiciels peuvent être considérés comme intrusifs car ils ne sont pas nécessaires à l’exploitation de l’appareil/équipement. On pourra se référer au logiciel « Sélénium », qui est un « framework » de test informatique développé en Java.
Enfin, il existe des fonctions de tests de claviers ou d’écrans. Ces fonctions permettent de réaliser le test physique mais se limitent à un clavier ou à un écran. La combinaison écran et clavier est utilisée pour le test d’un des sous-ensembles, comme divulgué dans les demandes de brevet EP2405356 et ER0175765. Ces solutions ne mettent pas en œuvre l’application d’exploitation de l’appareil/équipement mais une application dédiée, et peuvent donc à ce titre être considérés comme intrusifs.
Il existe donc un besoin d’améliorer les bancs de tests automatisés existants afin de pallier les inconvénients précités.
Le but de l’invention est de répondre au moins partiellement à ce besoin.
Exposé de l’invention
Pour ce faire, l’invention a pour objet un banc de test automatisé, non intrusif, destiné à réaliser des tests mécaniques et/ou logiciels et/ou sonores d’interface(s) homme- machine (IHM) d’un appareil/équipement, comprenant :
- un support, adapté pour maintenir l’appareil à tester dans une position fixe, dite de référence, pendant au moins un test d’au moins une séquence;
- au moins un palpeur, adapté pour venir en contact avec une interface (IHM) d’acquisition de l’appareil/équipement, pendant le(s) test(s);
- au moins un actionneur de palpeur, adapté pour déplacer le palpeur en translation selon au moins un des trois axes (X, Y, Z), l’actionneur comprenant un portique formant un robot cartésien à trois axes (X, Y, Z), sur lequel est fixé le palpeur;
- au moins un microphone, adapté pour capter les sons émis par au moins une interface de restitution sonore de l’appareil/équipement, pendant le(s) test(s) ;
- au moins une caméra, adaptée pour la prise d’images et/ou de vidéos de l’appareil/équipement, plus particulièrement de la ou des interfaces (IHM) de restitution visuelle de l’appareil/équipement, pendant le(s) test(s),
- une unité centrale, adaptée pour piloter le ou les actionneurs de palpeur(s), le ou les microphone(s), afin de mettre en œuvre la ou les séquences de test(s) de l’appareil/ équipement et pour réaliser le traitement des images et/ou de vidéos de l’appareil, issues de la ou des caméras.
Par « palpeur », on entend ici et dans le cadre de l’invention, un élément mécanique qui est destiné à être en contact avec l'appareil/équipement à inspecter, qui est monté sur un doigt-support qui intègre au moins un dispositif de compliance selon l’axe Z. L’agencement du palpeur et son actionneur lui permettent des appuis sur une zone de l’appareil/équipement à tester selon un axe de déplacement qui peut ne pas être perpendiculaire à l’axe Z.
En particulier, avantageusement le palpeur peut comprendre au moins une excroissance de palpation, de préférence un anneau en matériau compressible, qui s’étend latéralement par rapport à l’axe Z et qui est adaptée pour réaliser des appuis sur une zone, notamment convexe, en bordure d’une surface principale de l’appareil/équipement à tester.
De préférence, l’unité centrale du banc de test est configurée pour définir des zones d’exclusions dans lesquelles le palpeur n’est pas autorisé à se déplacer selon l’un et/ou l’autre des trois axes X, Y et Z.
Avantageusement, la caméra peut être fixe ou être fixée sur le portique à trois axes (X, Y, Z) et ceci suivant plusieurs orientations.
Le banc de test peut comprendre avantageusement une ou plusieurs caméras, avantageusement complémentaires entre elles. Ces caméras complémentaires peuvent être adaptées pour respectivement :
- enregistrer en temps réel les actions réalisées par le test, ce qui peut permettre ultérieurement de visualiser notamment des séquences d’actions et d’affichage en fin de test (analyse post-mortem) ;
- analyser des affichages sur un écran secondaire d’IHM qui serait non couvert ou mal couvert par une caméra positionnée sur l’axe Z. Cette fonction est utile pour des équipements à tester intégrant plusieurs écrans positionnés sur des plans non parallèles ;
- analyser les affichages en permanence y compris durant les déplacements des axes X, Y et Z.
Selon un mode de réalisation avantageux, le banc de test comprend en outre des moyens d’insertion mécanique et/ou de connexion électrique et/ou de lecture sans contact d’un composant dans l’appareil/équipement, tel qu’une carte de paiement ou un connecteur électrique.
Selon ce mode, les moyens d’insertion mécanique et/ou de connexion électrique peuvent comprendre avantageusement au moins une glissière sur laquelle un chariot, sur lequel le composant peut être maintenu, est monté coulissant.
Avantageusement encore, le chariot supporte un anneau dans lequel l’axe du palpeur peut venir s’emmancher, de sorte à ce que le portique puisse déplacer le chariot sur la glissière par l’intermédiaire du palpeur.
Selon un mode de réalisation avantageux, le banc de test comprend en outre des moyens d’éclairage du support de l’appareil/équipement.
De préférence, l’unité centrale est en outre adaptée pour piloter l’allumage, l’extinction et le cas échéant le réglage de l’intensité des moyens d’éclairage lors de la ou des séquence(s) de test(s) de l’appareil/équipement.
Selon une variante avantageuse, le banc de test comprend au moins une prise d’alimentation électrique de l’appareil, la prise étant adaptée pour être pilotée par l’unité centrale lors de la ou des séquence(s) de test(s) de l’appareil/équipement.
Selon un autre mode de réalisation avantageux, le banc de test comprend une enceinte comprenant au moins un accès sécurisé au support pour un opérateur depuis l’extérieur, l’enceinte étant configurée pour loger le support, le(s) palpeur(s) et le ou les actionneurs de palpeurs, le(s) microphone(s), la (les) caméra(s), le cas échéant le portique à trois axes, et le cas échéant les moyens d’insertion mécanique et/ou de connexion électrique
d’un composant dans l’appareil/équipement, les moyens d’éclairage du support de l’appareil, et la(les) prise(s) d’alimentation électrique de l’appareil/équipement.
Avantageusement, le banc de test comprend un bâti sur lequel sont fixés l’unité centrale, l’enceinte, un coffret électrique de commande de l’unité centrale et une connectique extérieure, de préférence une connectique d’alimentation en 220V et/ou une connectique de type Ethernet.
L’invention a également pour objet l’utilisation du banc de test automatisé décrit précédemment pour réaliser au moins un test non intrusif d’au moins une séquence d’un appareil/équipement, notamment choisi parmi un smartphone, un terminal de paiement électronique, un indicateur de mesure ou de métrologie, un équipement médical embarqué, un objet IOT doté d’un écran et/ou d’un clavier, un équipement pour tableau de bord, une borne interactive, une montre connectée, une console portable de jeux vidéo, un autoradio, un panneau de contrôle industriel.
Ainsi, l’invention consiste essentiellement en un banc de test automatisé, non intrusif, qui permet, en se substituant à un opérateur, de réaliser des séquences de tests mécaniques et/ou logiciels et/ou sonores d’interface(s) homme-machine (IHM) d’un appareil/équipement, quel qu’il soit et ce, dans sa version d’exploitation, c’est-à-dire sans avoir à mettre en œuvre un logiciel intrusif et/ou des modifications et moyens mécaniques spécifiquement dédiés à un appareil/équipement, etc....
La substitution de l’opérateur se fait pour les fonctions d’appui-touche, de reconnaissance d’informations affichées par un écran de l’appareil/équipement et par l’écoute de l’équipement.
L’ensemble des composants (mécaniques/logiciels/visuels/sonores) est piloté par un logiciel de test dont le langage de programmation est de préférence le plus proche
possible du langage naturel de l’opérateur. Les séquences de tests sont réalisées par voie déterministe grâce à un langage simple.
Les avantages de l’invention sont nombreux parmi lesquels on peut citer :
- le remplacement d’un opérateur pour l’utilisation d’un clavier, pour la lecture d’un écran et pour l’écoute d’un indicateur sonore d’un appareil/équipement à tester ;
- la conservation de l’intégrité matérielle et logicielle pour l’appareil/équipement à tester ;
- la possibilité d’ exécution de séquences de tests déterministes qui peuvent être répétitives sur de longues périodes et qui ne seraient pas réalisables par un opérateur ;
- la description des séquences de tests par un opérateur dans son langage métier et dans un mode déterministe.
- la possibilité d’utiliser le banc de test dans n’importe quelle installation de recherche et développement ou de production sans risque, grâce à des moyens de protection de l’opérateur, intégrés au banc de test ;
- une répétabilité des séquences de test et de leur exécution qui permettent d’avoir le contexte du test et l’aide au diagnostic.
Description détaillée
D’autres avantages et caractéristiques de l’invention ressortiront mieux à la lecture de la description détaillée de l’invention faite à titre illustratif et non limitatif en référence aux figures suivantes parmi lesquelles :
- la figure 1 est une vue en perspective avec transparence d’un exemple de banc de test automatisé, non intrusif selon l’invention;
- la figure 2 illustre en vue de côté le banc de test selon la figure 1 ;
- la figure 3 illustre en vue de face avant le banc de test selon la figure 1 ;
- la figure 4 illustre en vue de perspective et en détail un mode de réalisation avantageux d’un banc de test selon l’invention ;
- la figure 5 illustre en vue en perspective un mode de réalisation avantageux d’un doigt-support d’un palpeur intégré dans un banc de test selon l’invention ;
- la figure 6 illustre en vue schématique de côté un mode de réalisation avantageux d’un palpeur intégré dans un banc de test selon l’invention en configuration de test par appui latéral sur un surface convexe d’un équipement ;
- la figure 7 est une vue en perspective un autre mode de réalisation avantageux d’un doigt-support d’un palpeur, sur lequel est monté un autre support de test d’un équipement spécifique à tester ;
- la figure 8 est une vue schématique en perspective d’un autre mode de réalisation de support rotatif avec deux palpeurs qui peuvent être écartés l’un de l’autre ;
- la figure 9 est une schématique de côté d’un module supplémentaire qui peut être intégré dans le banc de test selon l’invention et qui est configuré pour insérer un équipement à tester de type carte bancaire ;
- la figure 10 est une vue d’un graphique en 3D illustrant un exemple de zones d’exclusion de déplacement d’un palpeur dans le banc de test selon l’invention.
On précise ici dans l’ensemble de la présente demande, les termes « inférieure », « centrale», « supérieure », « dessus », « dessous », « intérieure », « extérieure», sont à comprendre par référence à un palpeur conforme à l’invention agencé à la verticale dans un banc de test selon l’invention.
Les flèches indiquent les différents déplacements possibles pour le palpeur et son doigt-support dans le banc de test.
On a représenté en figure 1, un banc de test automatisé, non intrusif, globalement désigné par la référence 1.
Le banc de test 1 est constitué d’un module avec un bâti 10 assemblé de pluralité de profilés 11 et qui est muni de pieds 12. Une unité centrale 2, une enceinte 3, un coffret électrique de commande 4 de l’unité centrale et une connectique extérieure 5, de préférence une connectique d’alimentation en 220V et/ou une connectique de type Ethernet sont fixés au bâti.
Le fond de l’enceinte 3 comprend un support 6 qui permet de maintenir l’appareil à tester dans une position fixe de référence, pendant des séquences de tests.
Une autre connectique d’alimentation 7 qui peut alimenter l’appareil/équipement à tester et être pilotée est agencée à proximité du support 6.
L’enceinte 3 comprend une pluralité de parois transparentes 30 dont une peut s’ouvrir et constitue pour un opérateur, un accès sécurisé au support 6 depuis l’extérieur. Pour faciliter l’accès, la paroi d’accès 30 est munie d’une poignée P.
Des moyens électroniques 31 permettant la coupure des alimentations de puissance et le cas échéant le verrouillage/déverrouillage de la porte d’accès sont prévus.
En outre, un bouton d’urgence 32 fixé sur le bâti 10 à proximité de la porte d’accès permet à un opérateur d’interrompre tout test en cas d’urgence.
Un portique supportant un robot cartésien à trois axes (X, Y, Z) 8 est fixé à l’intérieur de l’enceinte 3.
Un palpeur 9 est fixé au portique 8 qui peut donc déplacer en translation le palpeur 9 selon chacun des trois axes X, Y et Z. Le palpeur 9 peut donc venir en contact à souhait avec n’importe quelle zone de l’appareil pendant le(s) test(s), chaque zone de contact constituant une interface (IHM) d’acquisition. Le palpeur 9 est avantageusement à la fois à touche capacitive/résistive et mécanique.
Une caméra 13 est également fixée au portique 8. Cette caméra permet la prise d’images et/ou de vidéos de l’appareil/équipement, plus particulièrement de la ou des interfaces (IHM) de restitution visuelle de l’appareil/équipement, pendant le(s) test(s).
Pour maîtriser les conditions d’éclairage à l’intérieur de l’enceinte et donc augmenter la qualité des prises d’image et/ou de la vidéo de la caméra 13, des moyens d’éclairage 14 du support de l’appareil/équipement sont fixés au bâti 10.
L’unité centrale 2 peut piloter l’allumage, l’extinction et le cas échéant le réglage de l’intensité du faisceau L des moyens d’éclairage 14 lors de la ou des séquence(s) de test(s) de l’appareil/équipement.
Un microphone 15 est fixé à l’intérieur de l’enceinte 3. Ce microphone 15 est adapté pour capter les sons émis par au moins une interface de restitution sonore de l’appareil/équipement, pendant le(s) test(s).
Le fonctionnement du banc de test 1 qui vient d’être décrit va maintenant être brièvement expliqué.
L’opérateur vient positionner et le cas échéant fixer l’appareil/équipement à tester sur le support 6.
Puis, il branche une alimentation de l’appareil/équipement à tester sur la prise d’alimentation 7 que l’unité centrale 2 peut piloter.
L’opérateur ferme alors la porte d’accès 30 de l’enceinte 3 qui est verrouillée par les moyens ad’hoc 31.
Une séquence de test de l’appareil/équipement peut alors être initiée.
Un logiciel de contrôle-commande chargé dans l’unité centrale 2 a déjà récupéré ou récupère la liste des tests à exécuter dans un langage dédié.
Le logiciel pilote et synchronise alors tout ou partie des composants internes à l’enceinte 3 selon une séquence de test prédéfinie : le portique 8 formant un robot cartésien à trois axes et donc le palpeur 9, la caméra 13 et le cas échéant les moyens d’éclairage 14, le microphone 15, et le cas échéant la prise d’alimentation électrique.
Le logiciel récupère alors les informations fonctionnelles de l’appareil/équipement testé.
En particulier, le logiciel peut effectuer un traitement d’images issues de la caméra 13 de préférence, avec de la reconnaissance de caractère OCR, 7 segments, 16 segments, et/ou de la reconnaissance de couleur, et/ou de la reconnaissance de forme, et/ou de la reconnaissance d’icônes.
En outre, le logiciel peut effectuer un traitement des sons émis par l’appareil/équipement testé, afin de distinguer les opérations issues des IHM.
Au final, le logiciel permet de remonter les résultats et les traces des tests exécutés dans un format dédié, qui peuvent enregistrer dans un ou plusieurs fichiers dans l’unité centrale 2 ou dans un support d’enregistrement extérieur via la connectique extérieure 5.
En plus des fonctions décrites, on peut implanter d’autres fonctions de test au banc 1 selon l’invention, et ce en fonction du type d’appareil/équipement à tester.
Ainsi, par exemple, si ce dernier est un terminal de paiement électronique, on peut implanter à l’intérieur de l’enceinte 3, des moyens d’insertion mécanique d’une carte de paiement électronique à l’intérieur du terminal.
Une configuration avantageuse pour ce mode est montrée en figure 4.
Sur cette figure 4, on distingue un chariot 16 monté coulissant sur une glissière 17 fixée au bâti 10. Le chariot 16 supporte la carte de paiement C à insérer dans le terminal.
Le chariot 16 supporte en outre un anneau 18 dans lequel l’axe du palpeur 9 peut venir s’emmancher, de sorte à ce que le portique puisse déplacer le chariot sur la glissière 17 par l’intermédiaire du palpeur 9.
La figure 5 montre en détail un mode de réalisation avantageux d’un doigt- support 90 d’un palpeur 9 selon l’invention.
Le doigt-support 90 comprend tout d’abord un tube 91 à l’extrémité duquel est fixé un dispositif de compliance 92 qui permet de régler la course et l’effort de l’appui réalisé par le palpeur 9 qui est monté de manière amovible en bout du dispositif 92.
La partie inférieur 910 du tube 91 peut servir de zone de guidage d’un mouvement à un module de test supplémentaire que l’on souhaite rapporter comme décrit ci-après.
Le doigt-support 90 peut supporter également dans sa partie supérieure une caméra 93 solidaire de l’axe de déplacement Z et qui permet donc de visualiser au plus près les zones de l’équipement à tester.
Enfin, on peut prévoir également dans la partie supérieure du doigt-support 90 une zone 94 adaptée pour supporter une jauge d’effort, afin de pouvoir mesurer précisément l’effort appliqué sur le palpeur 9.
Le diamètre et la longueur du tube 91 et du palpeur 9 sont avantageusement proches de celles d’un doigt humain afin de permettre l’accès à des zones à tester qui peuvent être en creux ou en relief ou qui peuvent être agencées sur un bord latéral d’un équipement à tester.
Grâce à ces caractéristiques, les tests à réaliser par le banc selon l’invention peut être mis en œuvre sur des équipements disposant de surfaces complexes et non planes.
Un exemple avantageux d’un palpeur 9 réalisant un test sur une surface convexe SC en bordure latérale d’un équipement E est montré en figure 6. Cette surface convexe SC peut par exemple être celle d’un smartphone : il peut s’agir d’un bouton marche/arrêt, ou pour le volume (+/-) .
Ainsi, le palpeur 9 comprend une touche 900 de type capacitive/résistive/mécanique, de forme hémisphérique en bout, qui va permettre avec un déplacement selon l’axe Z de venir tester des zones perpendiculaires et, un anneau 901 élastiquement déformable qui va permettre le test de zones complexes, une surface convexe SC dans l’exemple illustré, qui ne sont pas perpendiculaires à l’axe Z.
Une pièce d’adaptation non illustrée peut être mise en œuvre afin que l’axe longitudinal du palpeur 9 soit horizontal, ce qui permet son utilisation sur des équipements à tester, notamment des IHM, agencées à la verticale.
Les mouvements latéraux du palpeur 9 peuvent servir à la réalisation de mouvements de glissement et également à l’appui de touches latérales
Pour les mouvements d’appuis latéraux, le palpeur est équipé d’un anneau plastique permettant l’accès à un bouton en surface ou convexe par rapport à la surface de l’équipement sous test.
L’axe Z de déplacement du palpeur 9 qui va réaliser un appui de test est de préférence programmable en tenant compte du couple afin d’appliquer un effort contrôlé.
Le doigt-support 90 peut être équipé d’un support spécifique, afin de maintenir un objet nécessaire à la réalisation du test.
Un tel support spécifique 40 monté autour de la zone 910 du tube 91 est montré en figure 7. Ce support 40 peut être utilisé pour tenir une carte de paiement de type sans contact. Toute autre support spécifique peut être envisagé, par exemple pour supporter un smartphone ou une carte de paiement sans contact ou tout autre équipement nécessaire à la réalisation d’un test.
Dans une telle configuration, le déplacement du doigt 90 permet de positionner l’équipement supporté sur la position de test ou sa position de repos grâce aux mouvements selon les axes X, Y et Z.
En lieu et place d’un support-doigt 90 avec un seul palpeur 9 en bout, on peut envisager un autre mécanisme.
Un mécanisme rotatif 90’ à double palpeur 9 est montré en figure 8.
Ce mécanisme 90’ comprend également un tube 91 fixé à l’axe Z, deux palpeurs 9 qui peuvent être écartés ou rapprochés l’un de l’autre au moyen de dispositifs 93 adaptés qui peuvent en outre servir de rétractation des palpeurs 9 selon l’axe Z. Le mouvement rotatif à 360° est assuré par un mécanisme 94 intégré.
Un tel mécanisme 90’ à fonction de pince par écartement/rapprochement mutuel des deux palpeurs 9 permet de réaliser des tests avec mouvements d’écartement sur deux zones, par exemple des touches d’un écran tactile (fonction de zoom).
Un tel mécanisme 90’ permet également de réaliser des opérations sur des potentiomètres rotatifs, des opérations de vissage et de contrôle de vissage etc...
Le banc de test automatisé selon l’invention peut être équipé de caméras complémentaires. Les fonctions proposées par ces caméras complémentaires peuvent être les suivantes :
- enregistrement en temps réel de tout ce qui est réalisé par le banc de test sur l’équipement sous test,
- analyse des affichages sur un autre écran qui serait non couvert ou mal couvert par la caméra positionnée sur l’axe Z ;
- analyse en permanence des affichages des équipements en test, y compris durant les déplacements des axes X, Y et Z.
La figure 9 montre un module 50 d’insertion d’une carte bancaire qui peut équiper le banc de test.
Ce module permet de réaliser des mouvements d’insertion de cartes à puce à contact C dans un lecteur. Ainsi, le module 50 comprend un support 500 de carte dont le mouvement peut être piloté par un moteur dédié 501 ou par le biais du palpeur.
La carte peut être une carte bancaire standard ou une sonde de test. Elle est tenue mécaniquement avec une compliance permettant de contrôler la force d’insertion de la carte en fin de course.
Le remplacement de la carte est simple et se fait sans outil.
La position de la carte par rapport au guichet du terminal est réglée grâce au référencement du module sur le support de base 6, et à l’inclinaison du guidage et à la hauteur du guidage possibles par le mécanisme intégré 502.
Pour réaliser le test, l’unité de contrôle du banc de test 1 exécute des instructions en langage naturel pour réaliser les étapes suivantes :
- insertion de la carte à tester;
- retrait de la carte ;
- remplacement de la carte ;
- calibration des positions de carte (insertion, retrait, positon guichet, position de remplacement).
Le module 50 peut être également remplacé par un module avec les mêmes cinématiques et qui permet de réaliser des mouvements de présentation de cartes à puce sans contact sur un lecteur. Le mouvement peut être piloté par un moteur dédié ou par le biais du palpeur.
La carte peut être une carte bancaire standard ou une sonde de test.
Le remplacement de la carte sans contact est simple et se fait sans outil.
La position de la carte par rapport au lecteur sans contact du terminal est dans ce cas réglée grâce au référencement du module sur le support de base 6, à l’inclinaison du guidage et à la hauteur du guidage.
Pour réaliser le test, l’unité de contrôle du banc de test 1 exécute des instructions en langage naturel pour réaliser les étapes suivantes :
- présentation de la carte à tester;
- retrait tirer la carte ;
- remplacement de la carte ;
- calibration des positions de carte (insertion, retrait, positon guichet, position de remplacement).
L’unité de contrôle du banc de test 1 selon l’invention est avantageusement calibrée par l’opérateur à partir d’une interface homme machine permettant de définir des libellés pour des positions X, Y et Z. Ces libellés peuvent être utilisés par la suite dans des scripts de tests. Ils peuvent par exemple correspondre à la position d’un bouton mécanique ou tactile.
Le même mécanisme de calibration peut être utilisé pour la définition de mouvements : dans ce cas l’opérateur définit deux positions distinctes, à savoir XI, Yl, Zl et X2, Y2, Z2.
L’équipement à tester étant référencé en position, la calibration est faite sans tenir compte d’une référence X=0, Y=0 et Z=0 correspondant à un point notable de l’équipement à tester. La référence est de préférence donnée par la position de référence des contrôleurs selon les axes X, Y et Z.
De préférence, la définition des scripts de test rentrés dans l’unité de contrôle du banc ne requiert pas de connaissance particulière en développement logiciel ou en langage robotique. En effet, l’opérateur utilise avantageusement des instructions en langage naturel ILN correspondant à des commandes génériques ou spécifiques du banc.
Les commandes génériques correspondent à l’utilisation des positions ou les mouvements calibrées. Par exemple, une commande « position X, Y, Z » permet de positionner le palpeur à X, Y , Z, « position caméra haute » permet de positionner la caméra à une position calibrée comme position haute, « appui touche verte » permet d’exécuter le mouvement calibré pour l’appui sur la touche verte, « rechercher montant » permet de rechercher le mot « montant » dans l’image en cours prise par la caméra.
Les commandes spécifiques correspondent à l’équipement sous test, elles sont développées en fonction du besoin de l’opérateur. Puis l’opérateur peut en disposer pour la réalisation de ses scripts de tests. Par exemple, une instruction spécifique « insérer carte », permet d’exécuter un mouvement d’insertion d’une carte à puce dans un module simulant un terminal de paiement (gestion de la préhension de la carte, des positions et force
d’insertion), et une commande spécifique « générer 3kg » permet de piloter une grandeur analogique représentant une masse de 3 kg.
Par ailleurs, l’unité de contrôle du banc est avantageusement configurée pour s’adapter à tout nouvel appareil/équipement à tester, et notamment prendre en compte les caractéristiques mécaniques de l’équipement à tester et de son environnement.
Ainsi, l’unité de contrôle du banc comprend tout d’abord des programmes d’ordinateur comportant un support et enregistrées sur ce support des instructions lisibles par un processeur pour, lorsqu’ exécutées, définir des zones d’exclusions dans lesquelles le palpeur 9 et son doigt-support 90 ne sont pas autorisés à se déplacer selon les axes X, Y et Z.
La figure 10 illustre sous forme de graphique tridimensionnel un exemple de zones d’exclusion définie pour un palpeur.
L’invention n’est pas limitée aux exemples qui viennent d’être décrits ; on peut notamment combiner entre elles des caractéristiques des exemples illustrés au sein de variantes non illustrées.
D’autres variantes et améliorations peuvent être envisagées sans pour autant sortir du cadre de l’invention.
De manière générale, le banc de test automatisé selon l’invention avec son logiciel de contrôle-commande chargé directement dans l’unité centrale permet d’effectuer de manière non intrusive tous les types de tests mécaniques, logiciels et/ou sonores d’un appareil/équipement électronique à interface(s) homme-machine.