DESCRIPTION
Titre : Procédé et dispositif de contrôle d’un dispositif de communication de véhicule
Domaine technique
L’invention concerne les procédés et dispositifs de contrôle d’un dispositif de communication de véhicule, notamment de type automobile. L’invention concerne plus particulièrement un procédé et un dispositif de contrôle de la température d’un dispositif de communication, par exemple une unité de contrôle télématique de véhicule.
Arrière-plan technologique
Les véhicules contemporains embarquent des systèmes ou dispositifs de communications permettant aux véhicules de communiquer et échanger des informations et données avec leur environnement, par exemple avec d’autres véhicules, une infrastructure réseau, des équipements de télécommunication.
Un tel dispositif de communication possède généralement une architecture complexe pour assurer une variété de communications qui s’appuient notamment sur des protocoles et/ou bandes de fréquence différentes, en liaison avec d’autres dispositifs du système embarqué du véhicule, tels que des calculateurs avec lesquels le dispositif de communication échange des informations ou données.
Le nombre de fonctions assurées par un tel dispositif de communication étant important, ce dispositif est parfois très sollicité, ce qui peut générer des problèmes de surchauffe, synonyme de risque d’usure prématurée d’au moins une partie des composants de ce dispositif de communication.
Résumé de l’invention
Un objet de la présente invention est de réduire les risques d’usure prématurée d’un dispositif de communication de véhicule.
Un autre objet de l’invention est de réduire les risques de surchauffe d’un dispositif de communication de véhicule.
Selon un premier aspect, l’invention concerne un procédé de communication d’un véhicule, le procédé comprenant les étapes suivantes :
- réception d’au moins une information représentative d’au moins une température dans le dispositif de communication ;
- contrôle de paramètres de commande de fonctions assurées par le dispositif de communication en fonction de la au moins une information.
Selon une variante, les paramètres de commande sont contrôlés de manière à désactiver au moins en partie chaque fonction d’un ensemble de fonctions comprenant au moins une des fonctions assurées par le dispositif de communication lorsque la au moins une information est représentative d’un accroissement de température au-delà d’une valeur seuil dans le dispositif de communication.
Selon une autre variante, l’ensemble comprend un nombre déterminé de fonctions, le nombre déterminé étant fonction de l’accroissement de température, le nombre déterminé augmentant avec l’accroissement de la température.
Selon une variante supplémentaire, les paramètres de commande sont contrôlés selon un premier ordre déterminé pour désactiver au moins en partie chaque fonction de l’ensemble.
Selon une variante additionnelle, le procédé comprend en outre une étape de refroidissement du dispositif de communication lorsque la au moins une information est représentative d’un accroissement de température au-delà de ladite valeur seuil dans le dispositif de communication
Selon encore une variante, chaque fonction de l’ensemble de fonctions désactivées au moins en partie est réactivée lorsque la au moins une information est représentative d’une diminution de température en dessous de la valeur seuil dans le dispositif de communication.
Selon une autre variante, les paramètres de commande sont contrôlés selon un deuxième ordre déterminé pour réactiver chaque fonction de l’ensemble.
Selon un deuxième aspect, l’invention concerne un dispositif de contrôle d’un dispositif de communication de véhicule, le dispositif comprenant une mémoire associée à un processeur configuré pour la mise en œuvre des étapes du procédé selon le premier aspect de l’invention.
Selon une variante, le dispositif comprend en outre au moins un capteur de température configuré pour mesurer la température dans le dispositif de communication.
Selon un troisième aspect, l’invention concerne un véhicule, par exemple de type automobile, comprenant un dispositif tel que décrit ci-dessus selon le deuxième aspect de l’invention.
Selon un quatrième aspect, l’invention concerne un programme d’ordinateur qui comporte des instructions adaptées pour l’exécution des étapes du procédé selon le premier aspect de l’invention, ceci notamment lorsque le programme d’ordinateur est exécuté par au moins un processeur.
Un tel programme d’ordinateur peut utiliser n’importe quel langage de programmation, et être sous la forme d’un code source, d’un code objet, ou d’un code intermédiaire entre un code source et un code objet, tel que dans une forme partiellement compilée, ou dans n’importe quelle autre forme souhaitable.
Selon un cinquième aspect, l’invention concerne un support d’enregistrement lisible par un ordinateur sur lequel est enregistré un programme d’ordinateur comprenant des instructions pour l’exécution des étapes du procédé selon le premier aspect de l’invention.
D’une part, le support d’enregistrement peut être n'importe quel entité ou dispositif capable de stocker le programme. Par exemple, le support peut comporter un moyen de stockage, tel qu'une mémoire ROM, un CD-ROM ou une mémoire ROM de type circuit microélectronique, ou encore un moyen d'enregistrement magnétique ou un disque dur.
D'autre part, ce support d’enregistrement peut également être un support transmissible tel qu'un signal électrique ou optique, un tel signal pouvant être acheminé via un câble électrique ou optique, par radio classique ou hertzienne ou par faisceau laser autodirigé ou par d'autres moyens. Le programme d’ordinateur selon l'invention peut être en particulier téléchargé sur un réseau de type Internet.
Alternativement, le support d'enregistrement peut être un circuit intégré dans lequel le programme d’ordinateur est incorporé, le circuit intégré étant adapté pour exécuter ou pour être utilisé dans l'exécution du procédé en question.
Brève description des figures
D’autres caractéristiques et avantages de l’invention ressortiront de la description des modes de réalisation non limitatifs de l’invention ci-après, en référence aux figures 1 à 3 annexées, sur lesquelles :
[Fig. 1] illustre de façon schématique un système embarqué comprenant un dispositif de communication d’un véhicule, selon un exemple de réalisation particulier de la présente invention ;
[Fig. 2] illustre schématiquement un dispositif de contrôle du dispositif de communication de la figure 1 , selon un exemple de réalisation particulier de la présente invention ;
[Fig. 3] illustre un organigramme des différentes étapes d’un procédé de contrôle du dispositif de communication de la figure 1 , selon un exemple de réalisation particulier de la présente invention.
Description des modes de réalisation
Un procédé et un dispositif de contrôle d’un dispositif de communication de véhicule vont maintenant être décrits dans ce qui va suivre en référence conjointement aux figures 1 à 3.
Selon un exemple particulier et non limitatif de réalisation de l’invention, un procédé de contrôle d’un dispositif de communication d’un véhicule comprend la réception d’information(s) de température(s) du dispositif de communication. Ces informations de températures sont par exemple reçues d’un capteur de température intégré au dispositif de communication. Des paramètres de commande de fonctions assurées par le dispositif de communication sont alors contrôlés (par exemple pour désactiver tout ou partie d’une ou plusieurs fonctions) en fonction de la ou les températures reçues.
Le contrôle de paramètres de commande de certaines fonctions du dispositif de communication en fonction de la température permet de contrôler la charge fonctionnelle du dispositif de communication en fonction de la température, ce qui permet par exemple de réduire la charge du dispositif si la température est trop élevée. Une réduction de la charge fonctionnelle assurée par le dispositif entraîne une réduction du fonctionnement de certains composants qui s’échaufferont alors moins, permettant une réduction in fine du dispositif de communication.
Contrôler les paramètres commandant les fonctions assurées par le dispositif de communication permet de contrôler la température à l’intérieur du dispositif de communication et d’éviter des surchauffes trop importantes. Cela permet ainsi de réduire les risques d’usure prématurée liée aux surchauffes.
[Fig. 1] illustre de façon schématique un système embarqué 100 dans un véhicule, selon un exemple de réalisation particulier et non limitatif de la présente invention.
Le système 100 est avantageusement embarqué dans un véhicule, par exemple de type automobile. Le système 100 comprend par exemple un dispositif de communication 11 , aussi appelé boîtier de communication. Ce dispositif de communication correspond par exemple à une unité de contrôle télématique, dite TCU (de l’anglais « Telematic Control Unit »). Le dispositif de communication est relié à un ou plusieurs calculateurs 12, 13, 14, par exemple des calculateurs de type UCE (Unité de Commande Electronique, ou en anglais ECU (« Electronic Control Unit »)). Une UCE est composée d’un calculateur électronique et d’un ou plusieurs logiciels embarqués qui réalisent un ou plusieurs asservissements. Le dispositif de communication 11 et les
calculateurs 12, 13 et 14 forment par exemple une architecture multiplexée pour la réalisation de différents services utiles pour le bon fonctionnement du véhicule et pour assister le conducteur et/ou les passagers du véhicule dans le contrôle du véhicule.
Le dispositif de communication 11 et les calculateurs 12, 13 et 14 communiquent et échangent des données entre eux par l’intermédiaire d’un ou plusieurs bus informatiques 102, 103, par exemple un bus de communication de type bus de données CAN (de l’anglais « Controller Area Network » ou en français « Réseau de contrôleurs »), CAN FD (de l’anglais « Controller Area Network Flexible Data-Rate » ou en français « Réseau de contrôleurs à débit de données flexible »), FlexRay (selon la norme ISO 17458) ou Ethernet (selon la norme ISO/IEC 802-3).
Le dispositif de communication 11 est relié à un dispositif externe 1000 via une connexion ou liaison filaire ou sans fil 101. Le dispositif externe 1000 est par exemple un serveur distant du « cloud » (ou « nuage » en français) ou un outil de diagnostic.
Une telle liaison permet au dispositif de communication 11 de transmettre des informations ou données, par exemple des informations reçues des capteurs 12 à 14 et de capteur 131 associé à un ou plusieurs de ces calculateurs, par exemple le calculateur 13, à destination du dispositif externe pour la fourniture de données issues du système embarqué 100, par exemple via l’Internet avec une connexion de type OTA (de l’anglais « over-the-air », ou en français « par voie aérienne »). La connexion de type OTA utilise par exemple un ou plusieurs protocoles de communication sans fil tels que Bluetooth®, Wi-Fi® (basé sur IEEE 802.11), LTE (de l’anglais « Long-Term Evolution » ou en français « Evolution à long terme »), LTE-Advanced (ou en français LTE-avancé).
Le capteur 131 est reliée au calculateur 13 via une connexion filaire, par exemple en utilisant une technologie de type bus LIN (de l’anglais « Local Interconnect Network », ou en français « Réseau interconnecté local »).
Le dispositif de communication 11 est par exemple configuré pour mettre en œuvre une ou plusieurs des fonctions suivantes :
- suivi du positionnement géographique du véhicule, par l’intermédiaire de données de localisation obtenues d’un système de positionnement par satellite 1001 , dit GNSS (de
l’anglais « Global Navigation Satellite System »), par exemple de type GPS (de l’anglais « Global Positioning System » ou en français « Système mondial de positionnement ») ;
- communication avec un ou plusieurs dispositifs externes via une ou plusieurs interfaces de communication transmission d’information de géolocalisation ;
- communication d’informations ou de données pour la gestion du véhicule, telles que par exemple la consommation de carburant, les kilomètres parcourus, les temps de parcours, les émissions de C02, etc., via par exemple une ou plusieurs interfaces de communication de type Wifi® ou Bluetooth®, ces données étant par exemple reçues d’un ou plusieurs calculateurs du système embarqué du véhicule ;
- communication de données mobile via une ou plusieurs interfaces de communication sans-fil configurées pour communiquer avec un ou plusieurs réseaux sans fil de type cellulaire, par exemple un réseau de type GSM, GPRS, LTE 4G ou 5G ;
- communications dédiées à courte portée, dite DSRC (de l’anglais « Dedicated Short Range Communications »), par exemple dans le cadre de la voiture dite connectée selon un mode de communication véhicule vers tout, dit V2X reposant sur le standard IEEE 802.11 p, ces communications à courte portée étant prévue pour le télépéage, le contrôle coopératif de la vitesse de véhicules, la détection coopérative de collision frontale, l’avertissement d’approche des véhicules d’urgence et bien d’autres applications encore ;
- communication selon la technologie LTE-V Mode 4 (de l’anglais « Long-Term Evolution - Vehicle Mode 4 » ou en français « Evolution à long terme - véhicule Mode 4 ») qui permet des communications de véhicule à véhicule, dite V2V (de l’anglais
« Vehicle-to-Vehicle »), aussi appelées communications « sidelink » (ou en français « liaison latérale »)) basées sur une interface de communication directe de LTE appelée PC5.
Les fonctions et/ou communications listées ci-dessus sont mises en œuvre par un ou plusieurs microcontrôleurs associés à un ou plusieurs modems intégrés dans le dispositif de communication 11.
Le contrôle des paramètres du dispositif de communication 11 pour contrôler la température de ce dispositif de communication est avantageusement mis en œuvre par le dispositif de communication 11 , ou par un ou plusieurs composants de ce dispositif
de communication 11 , par exemple un microcontrôleur associé à une mémoire et relié à un ou plusieurs capteurs de température.
Dans une première opération, une ou plusieurs informations représentatives de température dans le dispositif de communication. Ces informations sont par exemple reçues d’un capteur de température intégré au dispositif de communication. Selon un autre exemple, ces informations sont reçues d’un capteur de température arrangé hors du dispositif de communication, par exemple en périphérie de ce dernier, et configuré pour mesurer la température à l’intérieur du dispositif de communication. Ces informations sont par exemple reçues par une unité de traitement (par exemple un microcontrôleur) intégré au dispositif de communication ou déporté de ce dernier.
Les informations de températures sont par exemple reçues automatiquement, sans en faire la requête, par exemple à intervalles réguliers (par exemple toutes les 1 , 5, 10, 30 secondes). Selon une variante, la fréquence de remontée des informations de température augmente lorsque la température dépasse une valeur seuil. Selon cette variante, lorsque la température augmente et approche d’une valeur critique, c’est-à- dire une valeur de température susceptible d’endommager un ou plusieurs composants du dispositif de communication, la fréquence de mesure de la température augmente (par exemple toutes les secondes si la fréquence précédente était toutes les 10 ou 30 secondes) pour surveiller précisément si la température continue d’augmenter ou bien au contraire diminue.
Selon un autre exemple, la température est mesurée par le capteur de température à chaque réception d’une requête émise par exemple par l’unité de traitement en charge du contrôle de la température.
Dans une deuxième opération, un ou plusieurs paramètres de commande d’une ou plusieurs fonctions assurées par le dispositif de communication sont contrôlés en fonction de la ou les informations de température reçues. Le contrôle de ces paramètres permet par exemple de réduire la charge fonctionnelle du dispositif de communication lorsqu’une température excessive est constatée, c’est-à-dire que la température est supérieure à un seuil, la réduction de la charge étant par exemple fonction (par exemple proportionnelle) à l’augmentation de la température mesurée. A
contrario, si la température est dans une plage nominale de fonctionnement du dispositif de communication, la charge fonctionnelle du dispositif de communication est augmentée, par exemple à réception d’une requête (par exemple mise en œuvre d’une nouvelle liaison de communication en plus de celles déjà existantes).
Le contrôle du ou des paramètres de commandes permettent par exemple d’obtenir un ou plusieurs des effets suivants :
- diminution ou arrêt du chargement d’une batterie de secours, par exemple une batterie externe ;
- réduction de service jusqu’à arrêt du module wifi®, un tel module comprenant par exemple un routeur wifi®, la réduction du service wifi® correspondant par exemple en une réduction de la puissance d’émission et/ou réception, réduction du nombre de canaux fréquentiels et/ou des bandes de fréquences utilisées, réduction de la bande passante ;
- réduction de service jusqu’à arrêt du module Bluetooth®, un tel module comprenant par exemple un routeur Bluetooth®, la réduction du service Bluetooth® correspondant par exemple en une réduction de la puissance d’émission et/ou réception, réduction du nombre de canaux fréquentiels et/ou des bandes de fréquences utilisées, réduction de la bande passante ;
- réduction de service jusqu’à arrêt du module LTE 4G ou 5G, la réduction du service LTE 4G ou 5G correspondant par exemple en une réduction de la puissance d’émission et/ou réception, réduction du nombre de canaux fréquentiels et/ou des bandes de fréquences utilisées, réduction de la bande passante ;
- arrêt du module radio, un tel module correspondant par exemple à un syntoniseur radio (aussi appelé tuner) ;
- mise en œuvre d’un algorithme d’atténuation thermique ;
- réduction de la fréquence d’horloge du ou des processeurs du dispositif de communication, avec pour effet de réduire le nombre d’instructions exécutées par seconde ;
- arrêt ou désactivation de la fonctionnalité gérant l’autorité de certification du dispositif de communication dans la mise en œuvre d’une infrastructure à clé publique, dite PKI (de l’anglais « Public Key Infrastructure ») ;
- réduction ou filtre du débit des messages émis / reçus dans le cadre de communication de type véhicule vers tout, dite V2X ;
- réduction de la fréquence de balayage du système GNSS, par exemple de 10 kHz à 1 kHz ;
- arrêt ou extinction d’un cœur d’un ou plusieurs processeurs lorsque le ou les processeurs du dispositif de communication sont de type multicœurs ;
- réduction du débit de la liaison montante et/ou descendante, c’est-à-dire réduction de la bande passante ;
- arrêts de tous les services de communication à l’exception des services d’urgence ;
- arrêt du circuit intégré de gestion de la puissance.
Selon un exemple de réalisation particulier, les paramètres de commande sont contrôlés pour réduire les fonctions assurées par le dispositif de communication lorsque la température mesurée dans le dispositif de communication croit jusqu’à dépasser une valeur seuil. Le nombre de fonctions ou services dégradés ou arrêtés est par exemple fonction de l’accroissement de température mesuré, ce nombre augmentant avec l’accroissement de la température. Les paramètres de commande sont par exemple contrôlés pour réduire les services (au moins partiellement) selon un premier ordre déterminé, dit aussi premier ordre de désactivation. Par exemple, les services ou fonctions assurées par le dispositif de communication et ne concernant pas directement la sécurité du véhicule sont arrêtées ou dégradées en premier. Par exemple, la charge de la batterie externe est stoppée en premier, puis la liaison wifi, puis la liaison Bluetooth, puis la liaison 4G, puis les services de communication V2X à l’exception des messages d’urgence (par exemple les message DENM) pour finir par l’arrêt du circuit intégré de gestion de la puissance. Par exemple, l’arrêt de chacune des fonctions (ou le passage en mode dégradé) est fonction d’une température seuil atteinte par le dispositif de communication. Par exemple, la charge de la batterie externe est stoppée lorsqu’une première valeur seuil de température est atteinte, puis la liaison Bluetooth lorsqu’une première valeur seuil de température supérieur à la première valeur seuil est atteinte, puis la liaison 4G est stoppée lorsqu’une troisième valeur seuil de température supérieur à la deuxième valeur seuil est atteinte, et ainsi de suite.
Le contrôle des paramètres pour réduire la charge fonctionnelle du dispositif de communication suit par exemple l’ordre de la liste ci-dessus, présentant les effets associés au contrôle des paramètres.
En parallèle de l’arrêt de certaines fonctions et/ou du passage en mode dégradé en fonction de l’accroissement de la température, des moyens de refroidissement (par exemple un ventilateur) du dispositif de communication sont activés lorsque la température atteint et/ou dépasse la valeur seuil dans le dispositif de communication.
Selon une autre variante de réalisation, la ou les fonctions désactivées ou dégradées sont remises en service au fur et à mesure que la température dans le dispositif de communication diminue. Selon cette variante, l’ensemble des fonctions normalement assurées par le dispositif de communication 11 sont remises en service lorsque la ou les informations de température reçues du capteur de température indiquent que la température dans le dispositif de communication 11 est redescendue en dessous de la valeur seuil.
La remise en service des fonctions désactivées ou dégradées en partie se fait par exemple selon un deuxième ordre déterminé, par exemple dans l’ordre inverse du premier ordre de désactivation, par exemple dans l’ordre inverse de la liste ci-dessus (en partant du dernier élément de la liste pour remonter jusqu’au premier élément).
Selon un autre exemple de réalisation, avant de mettre en œuvre une fonction sur requête d’un dispositif tiers du véhicule (par exemple le système multimédia du véhicule), le dispositif de communication 11 ou le dispositif en charge du contrôle de la température du dispositif de communication vérifier que la température à l’intérieur du dispositif de communication est normale ou en dessous d’un seuil déterminé permettant la mise en œuvre de la fonction demandée.
Bien entendu, le nombre de calculateurs du système 100 n’est pas limité à 3 et s’étend à tout nombre, par exemple 10, 20, 50, 100 ou plus de calculateurs. Un exemple de réalisation matérielle d’un dispositif de communication 11 ou d’un dispositif configuré pour contrôler la température via le contrôle des paramètres du dispositif de communication 11 est décrit en regard de la figure 2.
[Fig. 2] illustre schématiquement un dispositif 2 configuré pour contrôler le dispositif de communication 11 de la figure 1 , selon un exemple de réalisation particulier et non limitatif de la présente invention. Le dispositif 2 correspond par exemple à un calculateur du système embarqué du véhicule ou au dispositif de communication 11 ou à une partie du dispositif de communication 11.
Le dispositif 2 est par exemple configuré pour la mise en œuvre des opérations décrites en regard de la figure 1 et/ou des étapes du procédé décrit en regard de la figure 3. Des exemples d’un tel dispositif 2 comprennent, sans y être limités, une unité de contrôle télématique, dite TCU, un équipement électronique embarqué tel qu’un ordinateur de bord d’un véhicule, un calculateur électronique tel qu’une UCE (« Unité de Commande Electronique »). Les éléments du dispositif 2, individuellement ou en combinaison, peuvent être intégrés dans un unique circuit intégré, dans plusieurs circuits intégrés, et/ou dans des composants discrets. Le dispositif 2 peut être réalisé sous la forme de circuits électroniques ou de modules logiciels (ou informatiques) ou encore d’une combinaison de circuits électroniques et de modules logiciels. Selon différents modes de réalisation particuliers, le dispositif 2 est couplé en communication avec d’autres dispositifs ou systèmes similaires, par exemple par l’intermédiaire d’un bus de communication ou au travers de ports d’entrée / sortie dédiés.
Le dispositif 2 comprend un (ou plusieurs) processeur(s) 20 et/ou un ou plusieurs microcontrôleurs configurés pour exécuter des instructions pour la réalisation des étapes du procédé et/ou pour l’exécution des instructions du ou des logiciels embarqués dans le dispositif 2. Le processeur 20 peut inclure de la mémoire intégrée, une interface d’entrée/sortie, et différents circuits connus de l’homme du métier. Le dispositif 2 comprend en outre au moins une mémoire 21 correspondant par exemple une mémoire volatile et/ou non volatile et/ou comprend un dispositif de stockage mémoire qui peut comprendre de la mémoire volatile et/ou non volatile, telle que EEPROM, ROM, PROM, RAM, DRAM, SRAM, flash, disque magnétique ou optique.
Le code informatique du ou des logiciels embarqués comprenant les instructions à charger et exécuter par le processeur est par exemple stocké sur la première mémoire 21.
Selon un mode de réalisation particulier et non limitatif, le dispositif 2 comprend un ou plusieurs capteurs de température 24, par exemple un capteur de température au silicium ou un capteur fonctionnant comme une diode Zener à deux bornes, fournissant des informations de températures sur quelques bits, par exemple su 8, 10, 12 ou 14 bits. Selon un autre exemple, le ou les capteurs de températures correspondent à un capteur de température analogique linéaire à circuit intégré CMOS (de l’anglais « Complementary Métal Oxide Semiconductor » ou en français « Semiconducteur à oxide métallique complémentaire ») avec une tension de sortie proportionnelle à la température.
Selon un mode de réalisation particulier et non limitatif, le dispositif 2 comprend un bloc 22 d’éléments d’interface pour communiquer avec des dispositifs externes, par exemple un serveur distant ou le « cloud », des nœuds d’un réseau ad hoc (par exemple dans le cadre d’un système de communication de type ITS G5 ou DSRC), des antennes de communication d’un réseau cellulaire. Les éléments d’interface du bloc 22 comprennent une ou plusieurs des interfaces suivantes :
- interface radiofréquence RF, par exemple de type Bluetooth®, Wi-Fi®, LTE (de l’anglais « Long-Term Evolution » ou en français « Evolution à long terme ») et/ou LTE- Advanced (ou en français LTE-avancé) ;
- interface USB (de l’anglais « Universal Serial Bus » ou « Bus Universel en Série » en français) ;
- interface FIDMI (de l’anglais « High Définition Multimedia Interface », ou « Interface Multimedia Flaute Définition » en français).
Des données sont par exemples chargées vers le dispositif 2 via l’interface du bloc 22 en utilisant un réseau Wi-Fi® tel que selon IEEE 802.11 , un réseau ITS G5 basé sur IEEE 802.11 p ou un réseau mobile tel qu’un réseau 4G (ou LTE Advanced selon 3GPP release 10 - version 10) ou 5G, par exemple un réseau LTE-V2X.
Selon un autre mode de réalisation particulier, le dispositif 2 comprend une interface de communication 23 qui permet d’établir une communication avec d’autres dispositifs (tels que d’autres calculateurs du système embarqué lorsque le dispositif 2 correspond à un calculateur du système embarqué) via un canal de communication 230. L’interface de communication 23 correspond par exemple à un transmetteur configuré pour transmettre et recevoir des informations et/ou des données via le canal de communication 230. L’interface de communication 23 correspond par exemple à un réseau filaire de type CAN (de l’anglais « Controller Area Network » ou en français « Réseau de contrôleurs »), CAN FD (de l’anglais « Controller Area Network Flexible Data-Rate » ou en français « Réseau de contrôleurs à débit de données flexible ») ou FlexRay.
Selon un mode de réalisation particulier supplémentaire, le dispositif 3 peut fournir des signaux de sortie à un ou plusieurs dispositifs externes, tels qu’un écran d’affichage, un ou des haut-parleurs et/ou d’autres périphériques via respectivement des interfaces de sortie non représentées.
[Fig. 3] illustre un organigramme des différentes étapes d’un procédé de contrôle du dispositif de communication 11 d’un véhicule, selon un exemple de réalisation particulier et non limitatif de la présente invention. Le procédé est par exemple mis en œuvre par le dispositif de communication 11 lui-même embarqué dans un véhicule ou par le dispositif 2 de la figure 2.
Dans une première étape 31 , une ou plusieurs informations représentatives de température dans le dispositif de communication sont reçues, par exemple par un processeur ou un microcontrôleur, par exemple intégré au dispositif de communication 11.
Dans une deuxième étape 32, un ou plusieurs paramètres de commande de fonctions assurées par le dispositif de communication sont contrôlés en fonction de la ou les informations de température. Le ou les paramètres permettent de désactiver ou stopper une ou plusieurs fonctions, ou au moins une partie de ces fonctions. La désactivation d’une partie d’une fonction correspond par exemple à un passage en mode dégradé de
la fonction associée, c’est-à-dire à un passage dans un mode où les capacités ou performances de la fonction sont réduites (par exemple réduction du débit). A contrario, le ou les paramètres contrôlés permettent de mettre en service ou réactiver la ou les fonctions désactivées, ou d’autres fonctions optionnelles utilisés dans des situations particulières, par exemple sur requête.
Les étapes 31 et 32 sont avantageusement réitérées pour contrôler régulièrement la température dans le dispositif de communication 11 et adapter en conséquence la charge fonctionnelle (c’est-à-dire le spectre ou l’ensemble de fonctions assurées par le dispositif de communication 11 ) du dispositif de communication 11.
Bien entendu, l’invention ne se limite pas aux modes de réalisation décrits ci-avant mais s’étend à un procédé de contrôle de température d’un dispositif de communication et au dispositif configuré pour la mise en œuvre d’un tel procédé.
L’invention concerne également un système embarqué de véhicule comprenant le dispositif de communication 11.
L’invention concerne également un véhicule, par exemple automobile ou plus généralement un véhicule à moteur terrestre, comprenant le dispositif 2 de la figure 2 et/ou le système embarqué 100 de la figure 1.