Titre de l'invention : Véhicule doté d’un élément d’absorption acoustique entre un plancher et une batterie électrique
La présente invention concerne un véhicule doté d’un élément d’absorption acoustique entre un plancher et une batterie électrique.
Afin de bien comprendre le positionnement des différentes pièces impliquées dans un véhicule selon l’invention, la description est réalisée en faisant référence à un repère orthonormé direct XYZ lié audit véhicule et dans lequel X est un axe longitudinal avant-arrière du véhicule orienté vers l’arrière, Y est un axe transversal orienté vers la droite du véhicule et Z est un axe vertical dirigé vers le haut.
Sur certains types de véhicule possédant une batterie électrique, une couche de mousse est insérée entre un plancher du véhicule et ladite batterie, qui est placée sous ledit plancher. Cette couche de mousse sert d’élément d’absorption acoustique dans le but de limiter le bruit produit par les vibrations de la batterie électrique lorsque le véhicule est en phase de roulage.
La demande DE102019002599 A1 décrit un arrangement de boîtier de batterie sur un châssis de véhicule automobile. Cet arrangement, qui permet d'enlever le boîtier de piles sans le détériorer, comprend un élément d'absorption acoustique en mousse, placé entre un plancher et un couvercle de batterie. Des éléments d'étanchéité sous forme de joints sont positionnés sur le boitier de batterie. Or, un inconvénient de ce type d’arrangement est qu’il implique un grand nombre de pièces, entraînant un temps de montage plus long, des sources d’erreur plus importantes et donc des surcoûts significatifs.
Un véhicule selon l’invention possède un arrangement impliquant un élément d’absorption acoustique inséré entre le plancher et une batterie électrique placée sous ledit plancher, et s’affranchissant des inconvénients rencontrés dans l’état de la technique.
L’invention a pour objet un véhicule comprenant un plancher et une batterie électrique placée sous ledit plancher, ledit véhicule comprenant en outre une couche de mousse d’absorption acoustique insérée entre le plancher et ladite batterie de sorte que ladite couche présente une surface supérieure qui est en
contact avec le plancher et une surface inférieure qui est en contact avec ladite batterie.
Selon l’invention, au moins l’une desdites deux surfaces forme au moins un joint destiné à augmenter l’absorption acoustique de la mousse insérée entre le plancher et la batterie. Un tel joint fait partie intégrante de la mousse d’absorption acoustique et sert à augmenter les performances de ladite mousse en matière d’absorption acoustique, tout en assurant une bonne étanchéité entre la mousse et le plancher, et/ou entre la mousse et la batterie électrique. Il sert à améliorer les conditions de contact entre la mousse et le plancher et/ou la batterie. Ce joint peut revêtir toute forme, en étant par exemple constitué par une nervure émergeant de la surface sur laquelle il est placé, ou en étant par exemple constitué par une gorge creusée dans ladite surface. Il est à préciser qu’au moins l’une des deux surfaces de la mousse peut former un seul joint ou une pluralité de joints indépendants. Avantageusement, la mousse s’étend sur toute la surface du plancher. Préférentiellement, le plancher a une forme rectangulaire et la mousse a également une forme rectangulaire.
Selon une caractéristique possible de l’invention, chacune des deux surfaces forme un joint. De cette manière, grâce à la présence d’un joint sur chacune des deux surfaces de la mousse, celle-ci est en contact étroit à la fois avec le plancher et avec la batterie. Il en résulte une augmentation significative de l’absorption acoustique par la mousse, par rapport à une mousse dépourvue de joint, ou une mousse ne formant un joint que sur l’une des deux surfaces. Avantageusement, la forme des joints est identique sur les deux surfaces de la mousse. Préférentiellement, chaque joint de l’une des deux surfaces est aligné selon une direction verticale sur un joint de l’autre surface.
Selon une caractéristique possible de l’invention, le joint est constitué par une nervure créant un bourrelet émergeant de la surface. Un tel joint augmente ainsi les dimensions de la mousse. Lorsque la mousse est insérée entre le plancher et la batterie, l’un des joints a tendance à s’écraser contre une surface dudit plancher et l’autre joint a tendance à s’écraser contre une surface de la batterie.
Selon une caractéristique possible de l’invention, la section transversale du joint est rectangulaire, un grand côté L de cette section transversale matérialisant la
largeur du joint et un petit côté I de celle-ci correspondant à la hauteur du joint par rapport à la surface de la mousse de laquelle il émerge. Il s’agit d’une forme de section transversale qui est particulièrement adaptée à véhicule selon l’invention, pour augmenter l’absorption acoustique de la mousse, mais qui n’est nullement limitative.
Selon une caractéristique possible de l’invention, le joint est matérialisé par une rainure créant une gorge dans la surface de la mousse dans laquelle il a été creusé. Le contact étroit entre la mousse et le plancher et la batterie, est réalisé au moyen d’une dépression crée dans la gorge entre ladite mousse et ledit plancher et ladite batterie. Pour cette configuration correspondant à un enlèvement de matière, ladite mousse se retrouve allégée.
Selon une caractéristique possible de l’invention, la section transversale de la gorge représentant le joint est rectangulaire. Il s’agit d’une forme de section transversale qui est particulièrement adaptée à un véhicule selon l’invention pour augmenter l’absorption acoustique de la mousse, mais qui n’est nullement limitative.
Selon une caractéristique possible de l’invention, le joint s’étend sur toute la périphérie de la surface de la mousse. Pour ce type de configuration le joint va passer par exemple sur des longerons, et va se montrer particulièrement efficace pour contribuer à accroitre l’absorption acoustique de la mousse. La périphérie correspondant à l’espace compris entre le bord extérieur délimitant la mousse, et un bord intérieur fictif ayant le même profil que celui dudit bord extérieur mais avec des dimensions inférieures, la largeur dudit espace étant inférieure à 10cm.
Selon une caractéristique possible de l’invention, le joint forme une boucle fermée sur la surface de la mousse. Cette boucle peut revêtir toute forme et peut par exemple être carrée, rectangulaire ou circulaire.
Selon une caractéristique possible de l’invention, la boucle est de forme rectangulaire. En effet, puisque dans une bonne partie des cas la mousse est de forme rectangulaire, il est souhaitable que le joint forme une boucle rectangulaire pour suivre le contour de ladite mousse.
Selon une caractéristique possible de l’invention, la mousse est en polyuréthane et possède un film en polyéthylène. Il s’agit d’un exemple de mousse
particulièrement adapté à un véhicule selon l’invention, mais qui n’est nullement limitatif.
Un véhicule selon l’invention présente l’avantage de posséder une mousse qui est particulièrement efficace vis-à-vis d’une absorption acoustique entre le plancher et la batterie électrique, grâce à un ajout judicieux d’un joint sur la mousse, ne nécessitant ni un changement de mousse, ni l’ajout de pièces supplémentaires encombrantes. De plus, un véhicule selon l’invention, a l’avantage de posséder une mousse interposée entre le plancher et la batterie électrique, qui a une double fonction : celle d’assurer une absorption acoustique améliorée et celle d’assurer une bonne étanchéité avec le plancher et/ou la batterie électrique.
On donne ci-après une description détaillée d’un mode de réalisation préféré d’un véhicule selon l’invention, en se référant aux figures suivantes :
[Fig. 1] représente une vue de côté dans un plan XZ d’une zone d’un véhicule selon l’état de la technique, comprenant un plancher, une mousse d’absorption acoustique et une batterie électrique
[Fig. 2] représente une vue agrandie d’une partie de la zone de la figure 1 , montrant la mousse d’un premier mode de réalisation d’un véhicule selon l’invention,
[Fig. 3] représente une vue agrandie d’une partie de la zone de la figure 1 , montrant la mousse d’un deuxième mode de réalisation d’un véhicule selon l’invention,
[Fig. 4] représente une vue en perspective d’une mousse d’un véhicule selon l’invention, montrant un joint sur une surface supérieure de ladite mousse.
En se référant à la figure 1 , un véhicule 1 selon l’état de la technique comprend un plancher 2 s’étendant dans un plan sensiblement horizontal XY lorsque le véhicule repose lui-même sur un sol horizontal, et une batterie électrique 3 logée dans un boitier 4. Lorsque la batterie 3 est montée dans le véhicule, le boitier 4 se retrouve sous le plancher 2 et présente une face supérieure 5 plane s’étendant dans un plan horizontal XY lorsque le véhicule 1 repose lui-même sur un sol horizontal. Entre le plancher 2 et la surface supérieure 5 du boitier 4, subsiste un espace 6 qui est comblée par une couche de mousse 7,
préférentiellement réalisée en polyuréthane avec un film en polyéthylène. La surface supérieure 5 du boitier 4 et le plancher 2 ont sensiblement les mêmes dimensions suivant un plan horizontal XY, et la mousse 7 s’insère entre le plancher 2 et ladite surface supérieure 5 sur sensiblement toute la surface horizontale de ces deux éléments 2, 5. Il est avantageusement supposé que le plancher 2, la surface supérieure 5 du boitier 4 et la mousse 7 ont les mêmes dimensions et sont de forme rectangulaire. Cette mousse 7 est comprimée entre le plancher 2 et la surface supérieure 5 du boitier 4, et sert à absorber tous les sons et bruits qui seraient émis entre ledit boitier 4 et ledit plancher 2 lorsque le véhicule est dans une phase de roulage. Or, une telle couche de mousse 7 a montré en l’état quelques petites insuffisances en matière d’absorption acoustique.
En se référant aux figures 2, 3 et 4, une mousse 17 d’un véhicule 10 selon l’invention présente des propriétés d’absorption acoustique améliorées, en mettant en oeuvre au moins un joint 20, 30 destiné à venir s’écraser à la fois contre le plancher 2 et contre la surface supérieure 5 du boitier 4. La mousse 17 possède une surface supérieure 18 destinée à venir en contact avec le plancher 2 et une surface inférieure 19 destinée à venir en contact avec la surface supérieure 5 du boitier 4, lesdites deux surfaces 18, 19 étant parallèles et s’étendant horizontalement lorsque le véhicule 10 repose sur un sol horizontal.
En se référant à la figure 2, selon un premier mode de réalisation d’un véhicule 10 selon l’invention, la surface supérieure 18 et la surface inférieure 19 de la mousse 17 possède chacune un joint 20 sous la forme d’une nervure émergeant de ladite surface 18, 19. Le joint 20 d’une surface 18, 19 et le joint 20 de l’autre surface 18, 19 saillent dans deux directions opposées suivant un axe vertical Z, et créent une surépaisseur ayant tendance à élargir la couche de mousse 17. Les joints 20 des deux surfaces 18, 19 sont identiques et présentent une section transversale de forme rectangulaire, un grand côté L de cette section transversale matérialisant la largeur du joint 20 et un petit côté I de ladite section transversale correspond à la hauteur du joint 20, 30 par rapport à la surface 18, 19 de la mousse 17 sur laquelle il est placé.
En se référant à la figure 4, le joint 20 s’étend sur la surface supérieure 18 ou sur la surface inférieure 19 en formant une boucle fermée ayant une forme
rectangulaire. Les dimensions de cette boucle rectangulaire sont inférieures à celles des deux surfaces 18, 19 de la mousse 17 desquelles émergent le joint 20. De cette manière, le joint 20 longe le contour de la surface 18, 19 de laquelle il émerge et s’étend donc en périphérie de ladite surface 18, 19. L’espacement subsistant entre le contour de la surface 18, 19 et le joint 20 est inférieur à 10cm, et préférentiellement est inférieur à 5cm. Pour ce premier mode de réalisation, le joint 20 est réalisé dans le même matériau que celui de la mousse 17 et avantageusement la mousse 17 et le joint 20 forment une pièce commune réalisée par moulage. Selon une variante de réalisation, le joint 20 est une pièce rapportée qui est fixée à la mousse 17.
Pour ce premier mode de réalisation, lorsque la mousse 17 est insérée entre le plancher 2 et la surface supérieure 5 du boitier 4, elle est comprimée entre ces deux éléments et le joint 20 de la surface supérieure 18 vient s’écraser contre ledit plancher 2 et le joint 20 de la surface inférieure 19 vient s’écraser contre ladite surface supérieure 5 du boitier 4. Le joint 20 contribue ainsi à améliorer les propriétés d’absorption acoustique de la mousse 17, et à assurer une bonne étanchéité entre cette mousse 17 et les deux éléments constitués par le plancher 2 et la surface supérieure 5 du boitier 4.
En se référant à la figure 3, selon un deuxième mode de réalisation d’un véhicule 10 selon l’invention, la surface supérieure 18 et la surface inférieure 19 de la mousse 17 possède chacune un joint 30 sous la forme d’une rainure creusée dans ladite surface 18, 19. La rainure matérialisant le joint 30 de chaque surface 18, 19 est délimitée par un fond 31 et par deux parois latérales 32, 33 parallèles, lesdites deux parois latérales 32, 33 étant perpendiculaires audit fond 31 . La rainure 30 d’une surface 18, 19 et la rainure 30 de l’autre surface 18, 19 sont creusées suivant un axe vertical Z, de sorte que la distance séparant les fonds 31 des deux rainures 30 représente la distance minimale séparant lesdites rainures 30. Les rainures 30 des deux surfaces 18, 19 sont identiques et présentent chacune une section transversale de forme rectangulaire.
En se référant à la figure 4, le joint 30 s’étend sur la surface supérieure 18 ou sur la surface inférieure 19 en formant une boucle fermée ayant une forme rectangulaire. Les dimensions de cette boucle rectangulaire sont inférieures à celles des deux surfaces 18, 19 de la mousse 17 dans lesquelles ont été
creusées les rainures 30. De cette manière, le joint 30 longe le contour de la surface 18, 19 dans laquelle il a été creusé et s’étend donc en périphérie de ladite surface 18, 19. L’espacement subsistant entre le contour de la surface 18, 19 et le joint 30 est inférieur à 10cm, et préférentiellement est inférieur à 5cm. Pour ce deuxième mode de réalisation, lorsque la mousse 17 est insérée entre le plancher 2 et la surface supérieure 5 du boitier 4, elle est comprimée entre ces deux éléments 2,5 en créant une dépression au niveau des deux rainures matérialisant les joints 30. Cette dépression créée au niveau des joints 30, va ainsi contribuer à améliorer les conditions de contact entre la mousse 17 et le plancher 2 et entre la mousse 17 et la surface supérieure 5 du boitier 4. Il en résulte que ces joints 30 vont contribuer ainsi à améliorer les propriétés d’absorption acoustique de la mousse 17, et à assurer une bonne étanchéité entre cette mousse 17 et les deux éléments constitués par le plancher 2 et la surface supérieure 5 du boitier 4.