DISPOSITIF D'OBSERVATION A VOIES OPTRONIQUE ET OPTIQUE INDEPENDANTES ET VEHICULE EQUIPE D'UN TEL DISPOSITIF
La présente invention concerne le domaine de l'observation et de la surveillance de l'environnement d'un véhicule tel qu'un véhicule militaire, et par exemple un véhicule militaire terrestre.
ARRIERE PLAN DE L'INVENTION II est connu des véhicules équipés d'un viseur optique (voie optique directe), comme un périscope, un épiscope ou une lunette optique permettant à un opérateur (chef du véhicule par exemple) d'observer l'environnement du véhicule, à courte, moyenne ou longue distance. Certains véhicules, en particulier ceux équipés d'un canon, sont également équipés d'un équipement optronique d'observation et de surveillance, par exemple un viseur optronique comprenant un support rotatif sur lequel sont montés des capteurs optroniques et un télémètre reliés à une unité électronique de commande également reliée à une motorisation du support. L'unité électronique de commande est programmée pour acquérir des images via les capteurs optroniques, y détecter des menaces et/ou des cibles et acquérir des informations relatives auxdites menaces et/ou cibles, telles que la distance, la position angulaire, la vitesse relative (on parle aussi d'acquisition d'objectifs)... L'unité électronique de commande est également programmée pour orienter automatiquement le support de manière à poursuivre les menaces et/ou cibles (c'est-à-dire à pointer le support, et donc l'arme dont les déplacements sont asservis à ceux du support, vers les menaces et/ou cibles) ou pour assurer une surveillance de l'environnement du véhicule sur un débattement angulaire donné. Une interface homme-machine est reliée à l'unité électronique de commande pour permettre à l'opérateur de sélectionner la ligne de visée, la voie spectrale
(jour/nuit) et le champ couvert par les capteurs optroniques (niveau de zoom) . Le viseur optronique d'observation permet ainsi d'enrichir la connaissance qu'a l'opérateur de l'environnement de son véhicule et d'assurer une visée et donc des tirs plus précis que ne le permet le viseur optique.
Comme l'opérateur ne peut pas à la fois utiliser le viseur optique et le viseur optronique, il est prévu deux modes de fonctionnement : l'un dans lequel le viseur optique est utilisé par l'opérateur et le viseur optronique a ses paramètres de prise de vue (orientation et niveau de zoom notamment) calqués sur ceux du viseur optique (le viseur optronique est l'esclave de la lunette) ; l'autre dans lequel, à l'inverse, l'opérateur utilise le viseur optronique et le viseur optique est l'esclave du viseur optronique .
OBJET DE L'INVENTION
L'invention a notamment pour but d'améliorer les capacités d'observation et surveillance des opérateurs de tels véhicules.
RESUME DE L’INVENTION
A cet effet, on prévoit, selon l'invention un dispositif selon la revendication 1.
Ainsi, en mode de fonctionnement autonome, le viseur optronique continue ses acquisitions pendant que l'opérateur utilise le viseur optique, par exemple pour compléter les observations faites par l'opérateur via le viseur optique ou réaliser des observations automatiques pour soulager l'opérateur. Il est donc possible de fournir des informations supplémentaires à l'opérateur en limitant l'augmentation de la charge cognitive de l'opérateur.
L'invention concerne également un véhicule comportant une caisse surmontée d'un tel dispositif.
D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront à la lecture de la description qui suit d'un mode de réalisation particulier et non limitatif de 1'invention.
BREVE DESCRIPTION DES DESSINS Il sera fait référence aux dessins annexés, parmi lesquels :
La figure 1 est une vue schématique de face d'un véhicule selon l'invention ;
La figure 2 est une vue schématique de face d'un dispositif d'observation selon l'invention ;
La figure 3 est une vue schématique de dessus montrant les étendues couvertes respectivement par le viseur optique et le viseur optronique en mode de fonctionnement autonome ;
La figure 4 est une vue schématique illustrant le découpage de l'étendue couverte par le viseur optronique en secteurs d'observation à partir d'une image panoramique fournie par le viseur optronique ; La figure 5 est un logigramme montrant le processus de commande du viseur optronique en mode de fonctionnement autonome.
DESCRIPTION DETAILLEE DE L'INVENTION En référence aux figures 1 et 2, l'invention est ici décrite en application à un véhicule, généralement désigné en 1, comprenant une caisse 2 ici portée par des roues 3 et surmontée par une tourelle 4 armée d'un canon et montée sur la caisse 2 pour pivoter autour d'un axe AO sensiblement vertical lorsque le véhicule repose sur un plan horizontal. Le véhicule 1 est ici prévu pour un équipage d'au moins trois personnes, à savoir un conducteur, un tireur et un chef de véhicule.
La tourelle 4 du véhicule 1 est équipée d'un dispositif d'observation d'un environnement du véhicule 1 par le chef de véhicule H. Nous nous intéressons ici au poste de commande du chef de véhicule mais il va sans dire que le poste du conducteur, et/ou le poste du tireur, peuvent être équipés d'un dispositif d'observation identique ou similaire, ou bénéficier des images procurées par celui du chef du véhicule.
Le dispositif d'observation comprend un équipement optronique, par exemple un viseur optronique 10 et un viseur optique 20.
Le viseur optronique 10 comprend un support 11qui est monté pour pivoter sur la surface supérieure de la tourelle 4 autour d'un axe Al parallèle à l'axe A0 et qui porte un bloc capteurs 12 monté sur le support 11 pour pivoter autour d'un axe A2 perpendiculaire à l'axe Al. Ainsi, le bloc capteurs 12, et donc la ligne de visée LV10 du viseur optronique 10, est orientable en gisement autour de l'axe Al et en site (ou élévation) autour de l'axe A2. Le viseur optronique 10 comprend une motorisation, symbolisée en 13 et connue en elle-même, permettant d'orienter le bloc capteurs 12 en gisement autour de l'axe Al et une motorisation embarquée sur le support 11, et connue en elle-même, permettant d'orienter le bloc capteurs 12 en site autour de l'axe A2. Le viseur optronique 10 comprend également, de façon connue en elle-même, des premiers capteurs de positions, comme des codeurs angulaires, permettant de connaître l'orientation du bloc capteurs 12 en gisement autour de l'axe Al et en site autour de l'axe A2. De préférence, le viseur électronique 10 comprend aussi, de façon connue en elle-même, des
deuxièmes capteurs de position, comme des accéléromètres et des gyromètres, permettant de connaître la position du bloc capteurs 12 dans un repère de référence prédéterminé. Les capteurs de position permettent donc de connaître à chaque instant la direction de la ligne de visée LV10 du viseur optronique 10.
Le bloc capteurs 12 comprend ici un capteur optronique 14 et un télémètre 15. Le capteur optronique 14 comprend une voie jour et une voie nuit. Le capteur optronique 14, la motorisation 13 et les capteurs de position sont reliés à une première unité électronique 31 agencée pour commander l'acquisition d'images selon des paramètres de prise de vue. Les paramètres de prise de vue comprennent ici la ligne de visée (l'orientation du bloc capteurs 12 autour des axes Al et A2), la voie spectrale (jour/nuit) et le champ couvert par les capteurs optroniques (niveau de zoom). L'unité électronique 31 comprend de façon connue en elle- même un processeur et une mémoire contenant des programmes informatiques exécutables par le processeur.
Le télémètre 15 est lui aussi relié à la première unité électronique 31 qui est aussi agencée pour commander la réalisation de mesures télémétriques selon la ligne de visée LV10. Un instrument de commande 41, comme une manette de type joystick, est reliée à la première unité électronique 31 pour permettre au chef de véhicule d'envoyer des signaux de commande à la première unité électronique 31 afin d'orienter le bloc capteurs 12, de sélectionner la voie spectrale et le niveau de zoom, et de commander des mesures télémétriques .
Le viseur optique 20 a ici la forme d'un périscope ou épiscope 21 monté sur le dessus de la tourelle 4 pour être orientable en gisement autour d'un axe A3 parallèle à l'axe A2. De manière connue en elle-même, le périscope 21 comprend un groupe de lentilles et des miroirs permettant au chef de véhicule de voir ce qui se trouve dans une ligne de visée LV20 du périscope 21, les rayons lumineux entrant dans le périscope 21 par un élément optique d'entrée situé à l'extérieur du véhicule et en sortant par un élément optique de sortie 22 situé à l'intérieur du char. L'un au moins des miroirs est ici orientable autour d'un axe perpendiculaire à l'axe A3 pour permettre d'orienter la ligne de visée en site autour dudit axe. Le groupe de lentilles comprend au moins une lentille mobile permettant un réglage de focale autorisant plusieurs niveaux de zoom sélectionnables par le chef de véhicule. Le déplacement de la lentille mobile est assuré par un moteur non représenté. Le viseur optique 20 est pourvu d'une motorisation, symbolisée en 23 et connue en elle-même, permettant d'orienter le périscope 21 en gisement autour de l'axe A3 et éventuellement le miroir orientable en site. Le viseur optique 20 comprend également, de façon connue en elle- même, des capteurs de positions, comme des codeurs angulaires, permettant de connaître l'orientation du périscope 21 en gisement autour de l'axe A3 et celle du miroir orientable en site. Les capteurs de position permettent donc de connaître la direction de la ligne de visée LV20 à chaque instant.
La motorisation 23, les capteurs de position et le moteur de zoom sont reliés à une deuxième unité électronique 32 relié à un instrument de commande 42, comme une manette de
type joystick, pour permettre au chef de véhicule d'envoyer des signaux de commande à la deuxième unité électronique 32 afin d'orienter le périscope 21 et le miroir, et de sélectionner le niveau de zoom. Les paramètres de prise de vue comprennent ici la ligne de visée (l'orientation du périscope 21 autour de l'axe A3 et du miroir autour de l'axe transversal correspondant) et le champ couvert par le groupe de lentilles et visible par l'élément optique de sortie 22 (niveau de zoom). L'unité électronique 32 comprend de façon connue en elle-même un processeur et une mémoire contenant des programmes informatiques exécutables par le processeur.
La première unité électronique 31 et la deuxième unité électronique sont reliées à une troisième unité électronique 33 agencée pour :
- traiter les images fournies par les capteurs optroniques ;
- permettre au chef de véhicule de sélectionner un mode de fonctionnement entre un mode de fonctionnement optique maître/optronique esclave, un mode de fonctionnement optique esclave/optronique maître, et un mode de fonctionnement optronique autonome ;
- transmettre à l'unité électronique 31 les paramètres de prise de vue reçus de l'unité électronique 32 lorsque le mode de fonctionnement sélectionné est le mode de fonctionnement optique maître/optronique esclave ;
- transmettre à l'unité électronique 32 les paramètres de prise de vue reçus de l'unité électronique 31 lorsque le mode de fonctionnement sélectionné est le mode de fonctionnement optique esclave/optronique
maître ;
- afficher sur un dispositif d'affichage (de préférence un écran tactile) 50 relié à l'unité électronique 33 et situé au voisinage du chef de véhicule, les images fournies par les capteurs optroniques et traitées, ainsi que les mesures télémétriques, lorsque le mode de fonctionnement sélectionné est le mode de fonctionnement optique esclave/optronique maître. L'unité électronique 33 comprend de façon connue en elle- même un processeur et une mémoire contenant des programmes informatiques exécutables par le processeur.
En mode de fonctionnement optique maître/optronique esclave, le chef du véhicule utilise le viseur optique 20 (il commande, au moyen de l'instrument de commande 42, la deuxième unité électronique 32 pour orienter la ligne de visée LV20 dans la direction qu'il souhaite avec un niveau de zoom qu'il souhaite) et les paramètres de prise de vue du viseur optronique 10 sont fixés par l'unité électronique 31 pour être identiques à ceux du viseur optique 20. En mode de fonctionnement optique esclave/optronique maître, le chef du véhicule utilise le viseur optronique 10 (il commande, au moyen de l'instrument de commande 41, la première unité électronique 31 pour orienter la ligne de visée LV10 dans la direction qu'il souhaite avec un niveau de zoom qu'il souhaite) et les paramètres de prise de vue du viseur optique 20 sont fixés par l'unité électronique 32 pour être identiques à ceux du viseur optronique 10. La première unité électronique 31 est par exemple programmée pour orienter automatiquement le support 11 et le bloc capteurs 12 de manière à poursuivre les menaces et/ou cibles (c'est-à-dire à pointer le support
11 et le bloc capteurs 12, et donc l'arme dont les déplacements sont asservis à ceux du support 11 et du bloc capteurs 12, vers les menaces et/ou cibles) ou pour assurer une surveillance de l'environnement du véhicule sur un débattement angulaire donné. Les images capturées, généralement sous la forme d'un flux vidéo, sont affichées sur 1'écran 50.
Ces deux modes de fonctionnement, ainsi que les traitements réalisés sur les images fournies par les capteurs optroniques, sont connus en eux-mêmes et ne seront pas plus détaillés ici.
En mode de fonctionnement optronique autonome, et conformément à l'invention, le viseur optronique 10 est commandé pour faire des acquisitions indépendamment des paramètres de prise de vue du viseur optique 20 alors que le viseur optique 20 est utilisé par le chef de véhicule. En particulier, la première unité électronique 31 est agencée pour pointer le viseur optronique 10 dans une direction différente de celle du viseur optique 20 et acquérir des images dans cette direction. Les paramètres de prise de vue sont déterminés et communiqués à la première unité électronique 31 par la troisième unité électronique 33.
Selon un premier mode opératoire, l'unité électronique 31 commande un balayage de l'environnement du véhicule 1 sur 360° (voir la figure 3) pour former une image panoramique et, si la situation le permet, des mesures télémétriques pour réaliser une cartographie télémétrique des points d'intérêt détectés.
La troisième unité électronique 33 est programmée pour traiter les images fournies par le viseur optronique 10, y
détecter des points et/ou des zones d'intérêt et présenter au chef de véhicule des informations relatives aux points ou zones d'intérêt détectés. De préférence, l'unité électronique 33 crée une image panoramique affichée sur l'écran 50 avec les points d'intérêt et les informations associées. De manière particulièrement avantageuse, l'élément optique de sortie 22 est pourvu d'une matrice de cristaux liquide permettant l'affichage d'informations sur l'élément optique de sortie 22 tout en autorisant une vision par transparence de la scène vue à travers le groupe de lentilles. Ces informations peuvent comprendre un bandeau supérieur ou inférieur représentant schématiquement un panoramique de l'environnement avec des symboles représentant les points d'intérêts (par exemple un symbole pour les amis, un symbole pour les ennemis, un pour chaque élément de l'environnement qui peut être rencontré : route, bâtiment, rivière, falaise, fossé...) et des informations associées à chaque point d'intérêt comme la distance obtenue par télémétrie. La troisième unité électronique 33 est programmée pour déterminer des informations de contextualisation permettant de relier spatialement les informations relatives aux points d'intérêt détectés et le champ couvert par le viseur optique 20 : par exemple, l'unité électronique 33 symbolise par une ligne verticale, dans le bandeau affiché qui représente ici un champ de 360°, la ligne de visée du viseur optique 20 et, éventuellement, par un cadre, les limites du champ couvert sur ces 360° par le viseur optique 20. Avantageusement, la troisième unité électronique 33 est programmée pour reporter, sur la matrice à cristaux liquide, les informations (distance et
symbole ami/ennemi...) relatives aux points d'intérêt apparaissant dans le champ couvert par le viseur optique 20, à l'endroit où ils se trouvent dans la scène visualisée . A propos de ces points d'intérêt et les informations qui les concernent, la troisième unité électronique 33 est avantageusement programmée pour, en mode de fonctionnement autonome, détecter chaque cible présente dans le champ du capteur optronique 10, évaluer un niveau de dangerosité de chaque cible en fonction de données de la cible, et mettre à jour le niveau de menace périodiquement au bout d'une durée prédéterminée. Les données de cible sont ici les suivantes :
- un type de cible à partir d'une bibliothèque de cibles,
- une position de la cible,
- une trajectoire de la cible,
- une orientation d'arme de la cible.
Selon une version avantageuse de l'invention, la troisième unité électronique 33 est également programmée pour, en mode de fonctionnement autonome, déterminer un niveau de priorité des zones à observer en fonction d'un niveau de complexité de chaque zone et/ou d'un niveau de dangerosité de chaque zone. Plus le nombre de points d'intérêts dans une zone est élevé, plus la zone est complexe. Plus le nombre de cibles (ou d'ennemis, dans l'hypothèse où chaque ennemi n'est pas considéré comme une cible) dans une zone est élevé, plus cette zone est dangereuse. La troisième unité électronique 33 affiche alors, dans le bandeau, des zones avec un numéro de priorité qui dépend du niveau de dangerosité et/ou du niveau de complexité de telle manière
que le chef de véhicule peut choisir de réaliser des observations de ces zones en priorité, au moyen du viseur optique 20.
L'affichage de ces informations par la matrice à cristaux liquides est commandé par l'unité électronique 33 et est activable et désactivable par le chef de véhicule. Il peut être prévu que ces informations restent affichées, ou pas, sur l'écran 50 lorsque l'affichage est désactivé sur la matrice à cristaux liquides. Le dispositif selon l'invention comporte également des fonctionnalités particulièrement avantageuses lorsque plusieurs véhicules équipés du dispositif évoluent en formation.
En référence plus particulièrement à la figure 4 et selon un deuxième mode opératoire, en considérant un détachement de trois véhicules IA, IB, IC arrivant en regard d'un espace à surveiller, le chef du détachement commande le mode de fonctionnement autonome de son dispositif d'observation. La troisième unité électronique 33 du véhicule IA du chef du détachement est programmée pour : faire balayer l'espace à surveiller par le viseur optronique 10,
- détecter dans l'environnement balayé des zones de danger, et - découper l'environnement balayé en une pluralité de secteurs de surveillance SI, S2, S3 ayant des densités de zones de danger équivalentes.
Dans le présent exemple, la détection de dangers comprend l'étape de former une image panoramique Ip de l'environnement balayé et de traiter cette image pour y rechercher des lignes frontières F formant les zones de
danger (image Ip').
Le découpage de l'espace à surveiller en secteurs de surveillance comprend les étapes de définir des densités de lignes frontières. Les densités de zones de danger sont calculées à partir des densités de lignes frontières pondérées en fonction d'un type de frontière défini par chacune des lignes de frontières et/ou par une distance des lignes de frontière par rapport au dispositif. Par exemple, si un relief ou une forêt est présente à courte distance, l'arrivée de l'ennemi peut être masquée de sorte que le danger représenté par la ligne frontière correspondante est important : le coefficient de pondération est donc élevé. En revanche, si dans l'espace à surveiller se trouve une grande étendue à découvert, l'ennemi peut arriver de ce côté mais son arrivée peut être détectée à longue distance : le coefficient de pondération est donc moyen.
Enfin, si un relief infranchissable se trouve dans un secteur, l'arrivée de l'ennemi n'est pas possible : le coefficient de pondération est donc faible.
La troisième unité électronique 33 du véhicule IA du chef du détachement est programmée pour affecter un secteur de surveillance au dispositif d'observation de chacun des autres véhicules IB, IC et pour communiquer à chaque unité électronique 33 des données d'identification du secteur qui lui a été affecté. A cette fin, chaque unité électronique 33 est reliée à un émetteur récepteur 60, par exemple de type radioélectrique, permettant aux unités électroniques 33 d'échanger des données.
La troisième unité électronique 33 est programmée pour actualiser le calcul des densités de zones de danger et le
découpage correspondant des secteurs SI, S2, S3 à surveiller, en fonction de l'un au moins des évènements suivant :
- modification du nombre de véhicules voisins équipés d'un dispositif d'observation (par exemple du fait de la mise hors service d'un dispositif ou de l'arrivée d'un nouveau véhicule équipé d'un dispositif d'observation compatible) ;
- réception d'un signal d'horloge assurant une périodicité prédéterminée de l'actualisation ;
- accroissement ou réduction de la densité de zones de danger dans un secteur.
Le programme exécuté par la troisième unité électronique 33 comprend de préférence des modules d'intelligence artificielle.
Ainsi, les images capturées et les mesures télémétriques effectuées par le viseur optronique 10 en mode de fonctionnement autonome sont traitées par un module d'intelligence artificielle de perception IA1 qui est agencé pour :
- détecter des cibles,
- déterminer les positions des cibles,
- déterminer une classification des cibles en éléments tactiques, - former des images dans lesquelles sont mises en évidences les cibles,
- détecter des points d'intérêt,
- déterminer les positions des points d'intérêt,
- déterminer une classification des points d'intérêts,
- déterminer l'âge de la dernière observation de chaque point d'intérêt.
La position des points d'intérêt, leur classification et les informations de validité temporelle sont exploités par un module d'intelligence artificielle décisionnelle IA2 qui est agencé pour interpréter d'un point de vue tactique les informations en question afin de déterminer des zones prioritaires d'observation.
Les positions et les classifications des cibles, et les zones prioritaires d'observation sont exploitées par un module d'intelligence artificielle décisionnelle IA3 agencé pour planifier la surveillance à partir des informations en question et pour déterminer les paramètres de prise de vue qui correspondent à cette planification et qui sont communiqués à la première unité électronique 31. La première unité électronique 31 renvoie des données d'état du viseur optronique 10 au module d'intelligence artificielle décisionnelle IA3 et des données de site, gisement et Nord du viseur optronique 10 à l'écran 50.
Le module d'intelligence artificielle décisionnelle IA3 envoie des informations concernant la planification à l'écran 50 et reçoit des commandes des interfaces 41, 42 et de la partie tactile de l'écran 50.
Bien entendu, l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation décrit mais englobe toute variante entrant dans le champ de l'invention telle que définie par les revendications.
En particulier, le dispositif peut avoir une structure différente de celle décrite en détail ci-dessus.
Les unités électroniques peuvent appartenir à un même circuit électronique ou à des circuits électroniques différents.
Les unités électroniques 31 et 32 peuvent être reliées
l'une à l'autre directement par des conducteurs électriques ou par liaison radioélectrique.
Le mode de fonctionnement optronique autonome peut n'avoir qu'une partie des fonctionnalités ci-dessus. Par exemple, seul l'un des modes opératoires, en tout ou partie, peut être mis en œuvre.
Le dispositif peut comprendre un ou plusieurs instruments de commande, sous la forme d'une ou plusieurs mannettes, un clavier, une boule orientable... Le nombre et le type de capteurs optroniques peuvent être différents de ceux décrits : on peut avoir par exemple un capteur jour et un capteur nuit, un intensificateur de lumière ou une caméra thermique...
Les zones de danger, les densités de zones de danger et les niveaux de dangerosité peuvent être déterminés d'une autre manière que celles décrites par exemple en ne tenant compte que des points d'intérêts ou des menaces détectées. La plateforme sur laquelle est monté le dispositif de l'invention peut être une plateforme mobile - c'est-à-dire tout type de véhicule terrestre, nautique, aérien - ou une plateforme fixe tel qu'un bâtiment. Dans le cas d'un véhicule terrestre, ce véhicule peut être à roues ou à chenilles, avec ou sans tourelle.