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La présente invention a pour objet un dispositif de sélection et d'actionnement d'au moins deux fonctions d'un mouvement d'horlogerie. En particulier, la présente invention a pour objet un dispositif de correction d'au moins deux affichages d'un mouvement d'horlogerie.
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De tels dispositifs de correction sont utilisés dans les montres à complication afin de pouvoir corriger les informations affichées par ces différentes complications. Les complications à corriger en lien avec la présente invention concernent plus particulièrement les complications « astronomiques », telles que l'indication du quantième, du jour de la semaine, du mois, ou de la phase de lune.
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Traditionnellement, une montre est munie d'une tige de remontoir, susceptible d'occuper une première position, neutre, pour le remontage, une deuxième position, tirée, pour la correction du quantième par exemple et une troisième position, tirée, pour la mise à l'heure. Une seule complication peut donc être généralement corrigée au moyen de la tige de remontoir qui permet donc d'agir sur trois fonctions de la montre (remontage, correction du quantième et mise à l'heure par exemple).
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Afin de pouvoir corriger les autres complications, différents poussoirs doivent être prévus et répartis sur le pourtour de la boîte de montre, le nombre de poussoirs étant adapté au nombre de complications à corriger. Ces différents poussoirs présents sur la boîte de montre, imposés par le nombre des complications, peuvent être considérés comme peu esthétiques. De plus, ces poussoirs ou correcteurs rendent la construction de la boîte de montre plus complexe : il faut notamment tenir compte de certains éléments comme les cornes qui peuvent parfois imposer d'ajouter des mobiles intermédiaires dans le mécanisme de correction pour déplacer le poussoir ou correcteur. Enfin, ces poussoirs ou correcteurs multiples entraînent autant d'ouverture dans la boîte ce qui augmente les risques de problèmes d'étanchéité.
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Pour résoudre ce problème, il a par exemple été proposé dans le brevet
EP 2 701 015 un dispositif de correction d'une pluralité de fonctions temporelles affichées par une pièce d'horlogerie. Ce dispositif de correction comprend un poussoir de sélection de la complication à corriger dont l'actionnement entraîne en rotation une roue de sélection portant une roue correctrice afin d'amener ladite roue correctrice en prise avec un pignon correcteur de la complication à corriger sélectionnée, ladite roue correctrice étant par ailleurs entraînée en rotation par la tige de remontoir, dans une de ses deux positions tirées, au moyen d'un rouage adéquat, pour entrainer en rotation à son tour ledit pignon correcteur afin de corriger ladite complication.
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Un tel dispositif permet de supprimer tous les poussoirs de correction en ne conservant qu'un seul poussoir pour sélectionner la complication à corriger et la tige de remontoir pour effectuer la correction.
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Toutefois, ce dispositif ne convient pas si l'on souhaite supprimer l'utilisation de tout poussoir, et pouvoir sélectionner la complication à corriger et corriger ladite complication uniquement par des mouvements de rotation de deux organes de commande.
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Ce dispositif ne convient pas non plus si l'on souhaite supprimer l'utilisation de tout poussoir, et ne conserver qu'une seule tige de commande, telle que la tige de remontoir, pour à la fois sélectionner la complication à corriger et corriger ladite complication.
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Le document
EP 3 882 718 décrit également un dispositif de correction d'un nombre N de complications d'une pièce d'horlogerie comprenant un mécanisme de sélection de la complication à corriger agencé pour être actionné par la tige de remontoir. Ladite tige de remontoir peut classiquement occuper une position poussée pour le remontage, une première position tirée pour la mise à l'heure et une deuxième position tirée de sélection/correction. Dans sa position de sélection/correction, la tige de remontoir actionnée dans un sens de rotation permet d'effectuer la sélection de la complication à corriger et actionnée dans l'autre sens de rotation permet d'effectuer la correction de la complication à corriger sélectionnée. Le dispositif de correction comprend en outre un rouage correcteur agencé pour être actionné par la tige de remontoir pour corriger la complication à corriger sélectionnée, N mécanismes de correction des complications agencés pour être capables de coopérer avec le rouage correcteur pour corriger leur complication respective et un mécanisme de sélection comprenant une roue de sélection montée mobile en rotation sur ledit bâti, et coopérant avec la tige de remontoir dans sa position de correction/sélection pour son entraînement en rotation. Un organe d'activation du mécanisme de correction de la complication à corriger sélectionnée est agencé pour être déplacé avec la roue de sélection de manière à venir coopérer avec le mécanisme de correction de la complication à corriger sélectionnée afin de le déplacer d'une position passive, dans laquelle ledit mécanisme de correction ne coopère ni avec la roue de sélection ni avec le rouage correcteur ni avec sa complication respective, à une position active dans laquelle ledit mécanisme de correction de la complication à corriger sélectionnée peut coopérer avec le rouage correcteur pour être actionné lorsque ledit rouage correcteur est activé par la tige de remontoir pivotée dans le sens de correction dans sa position de sélection/correction, afin de coopérer avec ladite complication à corriger sélectionnée pour effectuer sa correction.
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Un tel dispositif permet certes de supprimer tous les poussoirs de correction et d'effectuer la sélection et la correction de deux complications ou plus uniquement par la tige de remontoir. Cependant, ce dispositif est complexe et comprend un grand nombre de composants, dont certains comme la roue de sélection sont encombrants.
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En outre, avec les deux solutions ci-dessus, il est nécessaire de prévoir un affichage de la sélection. Sans affichage, il faut que l'utilisateur se souvienne de la dernière sélection faite ou alors qu'il essaie d'effectuer une correction sans savoir laquelle pour ensuite sélectionner la bonne correction.
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Le but de la présente invention est de fournir un dispositif de sélection et d'actionnement d'au moins deux fonctions d'un mouvement d'horlogerie qui soit simple, peu encombrant et qui permette la sélection et l'actionnement de plusieurs fonctions, notamment des fonctions de correction d'au moins une complication ou affichage, à l'aide d'un seul organe de commande qui est de préférence la tige de remontoir. L'invention a également pour but de proposer un dispositif de sélection et d'actionnement qui permette d'éviter de devoir afficher la sélection en cours, tout en restant simple et rapide pour l'utilisateur qui n'est pas forcé de se souvenir de quelle était la dernière sélection effectuée.
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La présente invention a pour objet un dispositif de sélection et d'actionnement d'au moins deux fonctions d'un mouvement d'horlogerie selon la revendication 1, un mouvement d'horlogerie comprenant un tel dispositif et une pièce d'horlogerie comprenant un tel mouvement.
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Les figures annexées illustrent schématiquement et à titre d'exemple une forme d'exécution d'un dispositif de sélection et d'actionnement d'au moins deux fonctions d'un mouvement horloger selon l'invention.
- La figure 1 illustre une forme d'exécution d'un dispositif de sélection et d'actionnement selon l'invention dans une position dans laquelle un premier mécanisme de correction est sélectionné, la tige de remontoir étant dans sa première position poussée.
- La figure 2 illustre le dispositif de la figure 1 dans lequel le premier mécanisme de correction est toujours sélectionné et la tige de remontoir dans sa position poussée est pivotée dans un premier sens de plus d'un tour.
- La figure 3 illustre l'actionnement du premier mécanisme de correction sélectionné, la tige de remontoir étant dans sa première position tirée.
- La figure 4 illustre le dispositif dans une position dans laquelle un second mécanisme de correction est sélectionné, la tige de remontoir étant dans sa première position poussée.
- La figure 5 illustre l'actionnement du second mécanisme de correction sélectionné, la tige de remontoir étant dans sa première position tirée.
- La figure 6 illustre le dispositif dans une position de mise à l'heure, la tige de remontoir étant dans sa deuxième position tirée.
- La figure 7 illustre en détail le mobile de sélection du dispositif de sélection et d'actionnement des figures 1 à 6, en particulier dans la configuration des figures 1, 3 et 6.
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Le dispositif de sélection et d'actionnement selon l'invention est destiné à équiper un mouvement d'horlogerie pour permettre de sélectionner et d'actionner au moins deux fonctions du mouvement d'horlogerie. Les fonctions à sélectionner et actionner peuvent être des fonctions de correction d'une ou plusieurs complications ou d'un ou plusieurs affichages, une fonction de remontage d'un organe moteur comme un barillet ou une fonction de réglage comme la mise à l'heure d'un affichage horaire.
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Selon l'invention, un seul et même organe de commande mobile en rotation et en translation permet d'effectuer la sélection des fonctions et leur actionnement.
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De préférence, et comme dans la forme d'exécution illustrée aux figures, l'organe de commande est une tige de remontoir 1. Outre le remontage et la mise à l'heure, le dispositif de sélection et d'actionnement selon la forme d'exécution illustrée permet de sélectionner des fonctions de correction et d'actionner un premier et un second mécanismes de correction 91, 92 représentés par leur premier mobile dans les figures.
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La tige de remontoir 1 est agencée de manière classique pour occuper trois positions axiales distinctes successives : une position poussée pour le remontage, une première position tirée pour l'actionnement des fonctions de correction et une deuxième position tirée pour la mise à l'heure. La tige de remontoir 1 porte de manière connue un pignon de remontoir 2 monté libre en rotation et un pignon coulant 11 ajusté à carré sur la tige de remontoir 1.
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Le pignon de remontoir 2 engrène avec une roue de couronne 20 reliée cinématiquement de manière connue avec l'organe moteur du mouvement (par exemple, dans le cas d'un barillet, via le rochet fixé à carré sur l'arbre de barillet).
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Une tirette 12 est montée pivotante en A et est agencée pour basculer entre trois positions distinctes lorsque la tige de remontoir 1 est tirée ou poussée de manière classique grâce à son tenon qui vient se loger dans une creusure de la tige de remontoir 1. La tirette 12 comprend un premier bras 121 portant une goupille 120 agencée pour coopérer avec l'extrémité active 130 d'un ressort de tirette 13. Le ressort de tirette 13 est agencé pour déterminer les trois positions distinctes de la tirette 12 et par conséquent les trois positions axiales distinctes successives de la tige de remontoir 1.
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La tirette 12 comprend en outre un bec 123 agencé pour coopérer avec une bascule de commande 14 du pignon coulant 11 pivotée sur le mouvement et soumise à l'action d'un ressort de rappel 15. La bascule de commande 14 coopère avec le pignon coulant 11 via un bec 141 logé dans une creusure dudit pignon coulant 11 pour faire glisser celui-ci sur la tige de remontoir 1 lorsque la bascule de commande 14 pivote.
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Lorsque la tige de remontoir 1 est dans sa position poussée ou position de remontage telle qu'illustrée dans les figures 1, 2 et 4, la tirette 12 est dans sa position de remontage poussée par le ressort de tirette 13 contre une butée du mouvement d'horlogerie et la bascule de commande 14 du pignon coulant 11 maintient celui-ci dans une position sur la tige de remontoir 1 dans laquelle ledit pignon coulant 11 engrène avec le pignon de remontoir 2. Ainsi, en tournant la tige de remontoir 1 (par exemple au moyen d'une couronne non représentée), le pignon coulant 11 entraîne le pignon de remontoir 2 qui lui-même entraîne la roue de couronne 20 pour le remontage de l'organe moteur du mouvement. La fonction de remontage est donc réalisée classiquement.
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La tirette 12 comprend encore un second bras 122 agencé pour coopérer avec une bascule de mise à l'heure 3 pivotée sur le mouvement et soumise à l'action de son ressort de rappel 31. La bascule de mise à l'heure 3 porte une goupille 32 agencée pour traverser une ouverture 41 d'une bascule de correction 4. La bascule de correction 4 est pivotée sur le mouvement et porte un renvoi principal 5. Selon la position de la bascule de correction 4 et de la goupille 32 de la bascule de mise à l'heure 3 dans l'ouverture 41, le renvoi principal 5 engrène soit avec un renvoi de mise à l'heure 33 relié cinématiquement au rouage de minuterie pour la mise à l'heure du mouvement d'horlogerie, soit avec un renvoi de correction 6 monté pivotant en B sur le mouvement. Le renvoi principal 5 ainsi que le renvoi de correction 6 peuvent avoir toute forme appropriée. En particulier, ils pourraient chacun comprendre plusieurs dentures superposées et solidaires, rapportées ou en une pièce, avec des modules ou des nombres de dent identiques ou non, pour permettre au renvoi principal 5 d'engrener avec le renvoi de mise à l'heure 33 et avec le renvoi de correction 6 sur des niveaux différents.
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Lorsque la tige de remontoir 1 est dans sa deuxième position tirée ou position de mise à l'heure telle qu'illustrée dans la figure 6, la tirette 12 est dans sa position de mise à l'heure poussée par le ressort de tirette 13 contre une butée du mouvement d'horlogerie correspondante et la bascule de commande 14 du pignon coulant 11 maintient celui-ci dans une position sur la tige de remontoir 1 dans laquelle ledit pignon coulant 11 engrène avec le renvoi principal 5 qui est lui-même dans une position dans laquelle il engrène avec le rouage de minuterie représenté par le renvoi de mise à l'heure 33. La fonction de mise à l'heure est donc elle aussi réalisée classiquement.
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Le dispositif de sélection et d'actionnement selon la forme d'exécution illustrée comprend en outre un mobile de sélection 7 relié cinématiquement à la roue de couronne 20. Dans la forme d'exécution illustrée, le mobile de sélection 7 comprend une came de sélection 71 solidaire et superposée à un pignon de sélection 72 agencé pour engrener avec la roue de couronne 20.
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La came de sélection 71 entraîne une bascule de sélection 8 pivotée sur le mouvement en B concentriquement au renvoi de correction 6. La bascule de sélection 8 porte un renvoi de sélection 81 agencé pour engrener avec le renvoi de correction 6 quelle que soit la position de la bascule de sélection 8. La bascule de sélection 8 pivote - entraînée par la came de sélection 71 - entre une position dans laquelle le renvoi de sélection 81 est en prise avec un premier mécanisme de correction dont seul le premier mobile 91 est illustré (figures 1, 2, 3 et 6) et une position dans laquelle le renvoi de sélection 81 est en prise avec un second mécanisme de correction dont seul le premier mobile 92 est illustré (figures 4 et 5).
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De préférence, le premier mécanisme de correction est agencé pour permettre la correction d'un premier mécanisme du mouvement horloger lorsque son premier mobile 91 pivote dans un premier sens et la correction d'un deuxième mécanisme du mouvement horloger lorsque le premier mobile 91 pivote dans un second sens (un mécanisme pour deux fonctions selon le sens de rotation de la tige de remontoir). Les premier et deuxième mécanismes horlogers peuvent être par exemple un mécanisme d'affichage du quantième et un mécanisme d'affichage du mois. De même, de préférence, le second mécanisme de correction est agencé pour permettre la correction d'un troisième mécanisme du mouvement horloger lorsque son premier mobile 92 pivote dans un premier sens et la correction d'un quatrième mécanisme du mouvement horloger lorsque le premier mobile 92 pivote dans un second sens. Les troisième et quatrième mécanismes horlogers peuvent être par exemple un mécanisme d'affichage du jour de la semaine et un mécanisme de phases de lune.
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En variante, l'un ou les deux des premier et second mécanismes de correction 91, 92 pourraient être agencés pour permettre la correction d'un seul mécanisme horloger du mouvement dans les deux sens (un mécanisme pour une fonction quel que soit le sens de rotation de la tige de remontoir). De tels mécanisme de correction sont bien connus de l'homme du métier et ne seront pas décrits ici.
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On décrit dans la suite le fonctionnement du dispositif ci-dessus pour la sélection et l'actionnement des premier et second mécanismes de correction 91, 92.
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Dans la forme d'exécution illustrée, la position de non-sélection n'existe pas : au repos - la tige de remontoir 1 dans sa position poussée de remontage - le dispositif retient la dernière sélection effectuée. Ainsi, la figure 1 illustre le dispositif dans une position dans laquelle le mécanisme de correction sélectionné est le premier mécanisme de correction 91.
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Pour atteindre cette position et sélectionner le premier mécanisme de correction 91, il faut déplacer axialement la tige de remontoir 1 dans sa première position poussée de remontage. La tirette 12 est alors dans sa position de remontage contrainte par le ressort de tirette 13 et la bascule de commande 14 du pignon coulant 11 maintient celui-ci dans une position sur la tige de remontoir 1 dans laquelle ledit pignon coulant 11 engrène avec le pignon de remontoir 2.
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La tirette 12 dans sa position de remontage n'actionne pas la bascule de mise à l'heure 3 qui est dans sa position de repos maintenue par son ressort de rappel 31. Dans cette position de repos de la bascule de mise à l'heure 3, la goupille 32 coopère avec l'ouverture 41 de la bascule de correction 4 pour maintenir celle-ci dans une position de correction dans laquelle le renvoi principal 5 n'engrène pas avec le renvoi de mise à l'heure 33 mais engrène avec le renvoi de correction 6.
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Ensuite, la tige de remontoir 1 est pivotée dans un premier sens entraînant le pignon coulant 11, le pignon de remontoir 2 et la roue de couronne 20. La roue de couronne 20 est en prise avec une denture 721 du pignon de sélection 72 du mobile de sélection 7 et entraîne celui-ci. La came de sélection 71 solidaire du pignon de sélection 72 pivote alors jusqu'à ce qu'un doigt 711 de ladite came 71 entre dans la fourchette 82 de la bascule de sélection 8. En poursuivant sa rotation dans le même sens, la came de sélection 71 entraîne alors la bascule de sélection 8 qui pivote pour rejoindre sa première position de sélection dans laquelle le renvoi de sélection 81 engrène avec le premier mécanisme de correction 91. La came de sélection 71 entraîne la bascule de sélection 8 jusqu'à ce qu'un bras de la fourchette 82 de la bascule de sélection 8 vienne en butée sur la came de sélection 71. Cette position de butée est illustrée dans la figure 1.
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Ainsi, dans cette première configuration de sélection du dispositif, le premier mécanisme de correction 91 est sélectionné.
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Le pignon de sélection 72 comprend également une section sans dent 722 et un ressort de décliquetage 73 qui est agencé pour coopérer avec un bec 712 de la came de sélection 71. Ainsi, le mobile de sélection 7 est agencé pour pouvoir décliqueter en bout de course si l'on continue à faire tourner la tige de remontoir 1 et donc la roue de couronne 20 dans le premier sens - sens de remontage - qui permet de sélectionner le premier mécanisme de correction alors que la bascule de sélection 8 a atteint sa première position de sélection en butée sur la came de sélection 71. Cette position de décliquetage est illustrée à la figure 2 : la roue de couronne 20 continue de tourner entraînée par la tige de remontoir 1 pivotée dans le premier sens, mais en bout de course, lorsque la bascule de sélection 8 est dans sa première position de sélection en butée sur la came de sélection 71, la roue de couronne 20 coopère avec la section sans dent 722 du pignon de sélection pour ne plus entraîner la came de sélection 71 tandis que le ressort de décliquetage 73 en appui sur le bec 712 garantit que la denture 721 du pignon de sélection 72 reste dans le chemin de la roue de couronne 20 afin de pouvoir engrener avec elle lorsque la tige de remontoir 1 sera tournée dans l'autre sens.
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De préférence, le dispositif - en particulier le mobile de sélection 7 - est agencé pour que la bascule de sélection 8 atteigne sa première position de sélection en butée sur la came de sélection 71 après environ 1 tour de la tige de remontoir 1. D'autres choix sont bien entendu envisageables (plus ou moins qu'un tour).
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Après l'avoir sélectionné, pour actionner le premier mécanisme de correction 91, il faut maintenant tirer sur la tige de remontoir 1 (sans la tourner) pour la déplacer dans sa première position tirée telle qu'illustrée sur la figure 3. A partir de la configuration des figures 1 ou 2, le déplacement axial de la tige de remontoir 1 dans sa première position tirée entraîne la rotation de la tirette 12 en A jusque dans sa position de correction déterminée par son ressort de rappel 13. En pivotant, la tirette 12 fait pivoter la bascule de commande 14 du pignon coulant 11. Le pignon coulant 11 est alors déplacé axialement sur la tige de remontoir 1 dans une position dans laquelle il n'engrène plus avec le pignon de remontoir 2 mais engrène avec le renvoi principal 5. Dans cette position de correction, la tirette 12 et son bras 122 peuvent venir au contact de la bascule de mise à l'heure 3 mais ne l'entraîne pas et cette bascule de mise à l'heure 3 reste dans sa position de repos.
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Dans cette configuration du dispositif, en tournant la tige de remontoir 1, le pignon coulant 11 entraîne le renvoi principal 5, le renvoi de correction 6, le renvoi de sélection 81 et enfin le premier mécanisme de correction 91. De préférence, en tournant la tige de remontoir 1 dans un premier sens, le premier mécanisme de correction 91 corrige un premier mécanisme horloger comme le quantième et en tournant la tige de remontoir 1 dans un second sens, le premier mécanisme de correction 91 corrige un second mécanisme horloger comme l'affichage du mois. Ainsi, dans cette première configuration de sélection du dispositif, il est possible d'actionner deux fonctions selon le sens de rotation de la tige de remontoir 1.
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Depuis la configuration illustrée à la figure 3, un déplacement axial de la tige de remontoir 1 dans sa première position poussée ou dans sa deuxième position tirée ne change pas le mécanisme de correction sélectionné. En particulier, en poussant la tige de remontoir 1 dans sa première position poussée, le dispositif reprend la configuration illustrée dans les figures 1 ou 2.
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En tirant la tige de remontoir 1 dans sa deuxième position tirée, le dispositif passe dans une configuration illustrée à la figure 6. La tirette 12 pivote dans sa position de mise à l'heure et son bras 122 actionne la bascule de mise à l'heure 3 qui pivote contre l'action de son ressort de rappel 31 de sa position de repos dans sa position de mise à l'heure. En pivotant, la goupille 32 se déplace dans l'ouverture 41 de la bascule de correction 4 qui pivote et déplace le renvoi principal 5 dans une position dans laquelle il engrène avec le renvoi de mise à l'heure 33 et n'engrène plus avec le renvoi de correction 6.
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La bascule de sélection 8 n'a pas bougé lors du déplacement axial de la tige de remontoir 1. La bascule de commande 14 du pignon coulant 11 a quant à elle continué sa rotation poussée par le bec 123 de la tirette 12, ce faisant elle fait coulisser le pignon coulant 11 sur la tige de remontoir 1 pour le maintenir dans une position dans laquelle il est en prise avec le renvoi principal 5 qui s'est déplacé.
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Ainsi, dans la configuration de la figure 6 lorsque la tige de remontoir 1 est dans sa deuxième position tirée de mise à l'heure, une rotation de la tige de remontoir 1 entraîne le pignon coulant 11, le renvoi principal 5 et le renvoi de mise à l'heure 33. La chaine cinématique partant du renvoi de correction 6 et comprenant le renvoi de sélection 81 et le premier mobile du premier mécanisme de correction 91 n'est pas activée. Dans cette position, on peut donc effectuer une mise à l'heure classique en tournant la tige de remontoir 1 dans un sens ou dans l'autre.
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Pour sélectionner une autre fonction à actionner, en en particulier pour sélectionner le second mécanisme de correction 92, il faut déplacer la tige de remontoir 1 axialement pour la ramener dans sa première position poussée. Le dispositif est alors à nouveau dans la configuration de la figure 1.
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Depuis cette configuration dans laquelle le premier mécanisme de correction 91 est sélectionné, il faut tourner la tige de remontoir 1 dans un second sens, opposé au premier. La tige de remontoir 1 pivote donc dans un second sens et entraîne le pignon coulant 11, le pignon de remontoir 2 et la roue de couronne 20. Grâce au ressort de décliquetage 73, la denture 721 du pignon de sélection 72 est assuré d'être dans le chemin de la roue de couronne 20. Ainsi, la roue de couronne 20 entraîne le pignon de sélection 72 et la came de sélection 71. Ce faisant, le doigt 711 de la came de sélection 71 attrape à nouveau la fourchette 82 de la bascule de sélection 8 et fait pivoter celle-ci dans sa deuxième position de sélection. Le renvoi de sélection 81 engrène alors avec le second mécanisme de correction 92.
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La came de sélection 71 entraîne la bascule de sélection 8 jusqu'à ce qu'un bras de la fourchette 82 de la bascule de sélection 8 vienne en butée sur la came de sélection 71. Cette position de butée est illustrée dans la figure 4.
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De préférence, le dispositif - en particulier le mobile de sélection 7 - est agencé pour que la bascule de sélection 8 atteigne sa deuxième position de sélection en butée sur la came de sélection 71 après environ 1 tour de la tige de remontoir 1. D'autres choix sont bien entendu envisageables (plus ou moins qu'un tour).
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Ainsi, dans cette seconde configuration de sélection du dispositif, le second mécanisme de correction 92 est sélectionné.
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Cette fois, c'est le doigt 711 de la came 71 qui va coopérer avec le ressort de décliquetage 73 pour pouvoir décliqueter en bout de course si l'on continue à faire tourner la tige de remontoir 1 et donc la roue de couronne 20 dans le second sens qui permet de sélectionner le second mécanisme de correction 92 alors que la bascule de sélection 8 a atteint sa seconde position de sélection en butée sur la came de sélection 71. La roue de couronne 20 peut continuer de tourner entraînée par la tige de remontoir 1 pivotée dans le second sens, mais en bout de course, lorsque la bascule de sélection 8 est dans sa seconde position de sélection en butée sur la came de sélection 71, la roue de couronne 20 coopère avec la section sans dent 722 du pignon de sélection 72 pour ne plus entraîner la came de sélection 71 tandis que le ressort de décliquetage 73 en appui sur le doigt 711 garantit que la denture 721 du pignon de sélection 72 reste dans le chemin de la roue de couronne 20 afin de pouvoir engrener avec elle lorsque la tige de remontoir 1 sera tournée dans le premier sens.
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Après l'avoir sélectionné, pour actionner le second mécanisme de correction 92, il faut maintenant tirer sur la tige de remontoir 1 (sans la tourner) pour la déplacer dans sa première position tirée telle qu'illustrée sur la figure 5. A partir de la configuration de la figure 4, le déplacement axial de la tige de remontoir 1 dans sa première position tirée entraîne la rotation de la tirette 12 en A jusque dans sa position de correction déterminée par son ressort de rappel 13. En pivotant, la tirette 12 fait pivoter la bascule de commande 14 du pignon coulant 11. Le pignon coulant 11 est alors déplacé axialement sur la tige de remontoir 1 dans une position dans laquelle il n'engrène plus avec le pignon de remontoir 2 mais engrène avec le renvoi principal 5. Dans cette position de correction, la tirette 12 et son bras 122 peuvent venir au contact de la bascule de mise à l'heure 3 mais ne l'entraîne pas et cette bascule de mise à l'heure 3 reste dans sa position de repos.
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Dans cette configuration du dispositif, en tournant la tige de remontoir 1, le pignon coulant 11 entraîne le renvoi principal 5, le renvoi de correction 6, le renvoi de sélection 81 et enfin le second mécanisme de correction 92. De préférence, en tournant la tige de remontoir 1 dans un premier sens, le second mécanisme de correction 92 corrige un troisième mécanisme horloger comme l'affichage du jour de la semaine et en tournant la tige de remontoir 1 dans un second sens, le second mécanisme de correction 92 corrige un quatrième mécanisme horloger comme l'affichage des phases de lune. Ainsi, dans cette deuxième configuration de sélection du dispositif, il est également possible d'actionner deux fonctions selon le sens de rotation de la tige de remontoir 1.
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Depuis la configuration illustrée à la figure 5, un déplacement axial de la tige de remontoir 1 dans sa première position poussée ou dans sa deuxième position tirée ne change pas le mécanisme de correction sélectionné. En particulier, en poussant la tige de remontoir 1 dans sa première position poussée, le dispositif reprend la configuration illustrée dans la figure 4.
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Le dispositif décrit ci-dessus permet donc de :
- Sélectionner le premier mécanisme de correction 91 en tournant la tige de remontoir 1 dans sa position poussée dans un premier sens ;
- Tirer la tige de remontoir 1 dans une première position tirée et
- ∘ Corriger un premier affichage horloger en tournant la tige de remontoir dans un premier sens ;
- ∘ Corriger un second affichage horloger en tournant la tige de remontoir dans un second sens ;
- Repousser la tige de remontoir dans sa première position poussée ;
- Sélectionner le second mécanisme de correction 92 en tournant la tige de remontoir 1 dans sa position poussée dans un second sens ;
- Tirer la tige de remontoir 1 dans une première position tirée et
- ∘ Corriger un troisième affichage horloger en tournant la tige de remontoir dans un premier sens ;
- ∘ Corriger un quatrième affichage horloger en tournant la tige de remontoir dans un second sens ;
- Pousser la tige de remontoir dans sa position poussée pour remonter l'organe moteur, à tout moment, quel que soit le mécanisme de correction sélectionné ;
- Tirer la tige de remontoir dans sa seconde position tirée pour la mise à l'heure à tout moment, quel que soit le mécanisme de correction sélectionné.
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Selon l'agencement des premier et/ou second mécanismes de correction, le dispositif ci-dessus pourrait également permettre de corriger uniquement un premier et un second affichages horlogers mais dans les deux sens ou encore un premier affichage horloger dans les deux sens et des second et troisième affichages horlogers dans un seul sens. Le dispositif peut donc permettre de corriger quatre affichages dans un seul sens, deux affichages dans les deux sens ou trois affichages dont un affichage dans les deux sens et deux affichages dans un seul sens. De manière générale, un dispositif de sélection et d'actionnement selon l'invention est agencé pour permettre de sélectionner et d'actionner au moins deux fonctions d'un mouvement d'horlogerie. Les fonctions à sélectionner et à actionner peuvent être des fonctions de correction d'une ou plusieurs complications ou d'un ou plusieurs affichages, une fonction de remontage d'un organe moteur comme un barillet ou une fonction de réglage comme la mise à l'heure d'un affichage horaire.
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En particulier, dans le cas préférentiel de la forme d'exécution illustrée aux figures, l'organe de commande est agencé pour prendre au moins deux positions axiales distinctes : une position de sélection et une position d'actionnement. Le dispositif est agencé pour qu'une rotation dans un premier sens de l'organe de commande en position de sélection place le dispositif dans une première configuration dans laquelle une première fonction du mouvement d'horlogerie est sélectionnée. Le dispositif est agencé de sorte que dans cette première configuration de sélection, la première fonction sélectionnée peut être actionnée lorsque l'organe de commande est pivoté alors qu'il se trouve dans sa position d'actionnement. De la même façon, le dispositif est agencé pour qu'une rotation dans un second sens de l'organe de commande en position de sélection place le dispositif dans une seconde configuration dans laquelle une seconde fonction du mouvement d'horlogerie est sélectionnée. Le dispositif est agencé de sorte que dans cette seconde configuration de sélection, la seconde fonction peut être actionnée lorsque l'organe de commande est pivoté alors qu'il se trouve dans sa position d'actionnement.
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Dans une variante de la forme d'exécution illustrée, il est possible d'augmenter le nombre de fonctions actionnables par le dispositif par exemple en ajoutant une ou plusieurs bascules de sélection supplémentaires coopérant chacune avec une came de sélection correspondante du mobile de sélection. Les bascules de sélection peuvent être superposées ou non. Chaque bascule de sélection permet de sélectionner entre deux fonctions distinctes d'une paire de fonctions du mouvement d'horlogerie. L'organe de commande est alors agencé pour prendre une position de sélection et autant de positions axiales d'actionnement qu'il y a de paires de fonctions distinctes. Dans chacune de ces positions d'actionnement, une rotation de l'organe de commande entraîne l'actionnement de la fonction de la paire de fonctions sélectionnée par la bascule de sélection correspondante. Par exemple, en partant de la forme d'exécution ci-dessus, on peut ajouter une seconde bascule de sélection pivotée concentriquement au renvoi de correction 6 et commandée par une seconde came de sélection du mobile de sélection 7. La seconde bascule de sélection porte un second renvoi de sélection agencé pour être en prise constante avec le renvoi de correction 6 et en prise avec un troisième mécanisme pour actionner une fonction C du mouvement d'horlogerie ou un quatrième mécanisme pour actionner une fonction D du mouvement d'horlogerie selon la position de la seconde bascule de correction. Dans la position poussée de la tige de remontoir, il est donc possible de sélectionner simultanément entre le premier et le second mécanismes de correction 91, 92 et les fonctions C ou D. Ensuite, dans la première position tirée de la tige de remontoir, on actionne le premier ou le second mécanisme de correction 91, 92 selon ce qui a été sélectionné. La tige de remontoir prend dans ce cas une troisième position tirée dans laquelle, on peut actionner, en pivotant ladite tige, les fonctions C ou D selon ce qui a été sélectionné. On peut généraliser à n bascules de sélection pour n paires de fonctions distinctes et n positions axiales d'actionnement pour l'organe de commande.
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De manière encore plus générale, on peut prévoir plusieurs positions de sélection permettant chacune de sélectionner une fonction entre deux fonctions d'une ou plusieurs paires de fonctions distinctes du mouvement d'horlogerie et autant de positions d'actionnement que de paires de fonctions.
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Ainsi, la présente invention a pour objet un dispositif de sélection et d'actionnement de n paires de fonctions distinctes d'un mouvement d'horlogerie, pour n supérieur ou égal à 1. Le dispositif comprend un organe de commande mobile en translation et en rotation et agencé pour occuper x positions axiales de sélection pour x allant de 1 à n et n positions axiales d'actionnement distinctes associées chacune à une paire de fonctions déterminée. Dans chacune de ces x positions de sélection, le dispositif est agencé pour qu'une rotation dans un premier sens de l'organe de commande place le dispositif dans une configuration dans laquelle une première fonction d'au moins une des n paires de fonctions est sélectionnée et pour qu'une rotation de l'organe de commande dans un second sens place le dispositif dans une configuration dans laquelle la seconde fonction de la au moins une des n paires de fonctions est sélectionnée. Dans chaque position d'actionnement, une rotation de l'organe de commande entraîne l'actionnement de la première fonction de la paire de fonctions associée lorsque le dispositif est dans une configuration dans laquelle ladite première fonction a été sélectionnée dans la position de sélection correspondante ou l'actionnement de la seconde fonction de la paire de fonctions associée lorsque le dispositif est dans une configuration dans laquelle ladite seconde fonction a été sélectionnée dans la position correspondante.
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Dans la forme d'exécution illustrée, x et n valent 1 : il y a une seule position de sélection qui permet de sélectionner entre deux fonctions A ou B formant une paire de fonctions distinctes : correction A via le premier mécanisme de correction 91 et correction B via le second mécanisme de correction 92. Comme on l'a discuté plus haut, en ajoutant par exemple une bascule de sélection supplémentaire superposée à la première, on peut considérer le cas ou x = 1 (on garde une seule position de sélection) et n = 2 : il y a deux paires de fonctions distinctes (paire de fonctions A, B et paire de fonctions C, D). Dans la position de sélection unique, on choisit entre A ou B et simultanément entre C ou D en pivotant l'organe de commande dans un sens ou dans l'autre. Pour actionner A ou B, il faut se mettre dans une première position d'actionnement tandis que pour actionner C ou D, il faut se mettre dans une seconde position d'actionnement. En variante, x peut valoir 2 et il y a une position de sélection pour chacune des paires de fonctions : une position de sélection pour choisir entre A et B et une position de sélection pour choisir entre C et D. On constate ainsi que le nombre de positions de sélection peut être compris entre 1 et n où n est le nombre de paires de fonctions pour lesquelles on veut faire un choix, puisqu'il est possible de choisir simultanément une fonction dans chacune des n paires de fonctions tandis que le nombre de positions d'actionnement doit être exactement n pour pouvoir actionner indépendamment la fonction sélectionnée de chacune des n paires de fonctions.
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On remarque que le dispositif peut être agencé pour que dans la ou les positions de sélection, une autre fonction du mouvement puisse être actionnée : c'est notamment le cas dans la forme d'exécution illustrée, dans laquelle la position de sélection est la position de remontage, dans laquelle le dispositif est agencé pour permettre d'actionner la fonction de remontage d'un organe moteur du mouvement.
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De préférence, dans le cas où il n'y a qu'une seule position de sélection et n positions d'actionnement pour l'actionnement des fonctions de n paires de fonctions distinctes, n supérieur ou égal à 1, le dispositif comprend notamment
- Un renvoi de correction destiné à être pivoté sur le mouvement d'horlogerie comprenant le dispositif et relié cinématiquement à l'organe de commande dans sa ou ses positions d'actionnement ;
- n bascules de sélection pivotées concentriquement au renvoi de correction ;
- Un mobile de sélection comportant n cames de sélection agencées pour commander la rotation d'une bascule de sélection correspondante entre une première et une seconde position de sélection :
- n renvois de sélection pivotés chacun sur une bascule de sélection correspondante et agencé de sorte que :
- ∘ chaque renvoi de sélection engrène avec le renvoi de correction quelle que soit la position de la bascule de sélection correspondante ;
- ∘ chaque renvoi de sélection est agencé pour engrener avec un premier mécanisme du mouvement d'horlogerie pour l'actionnement d'une première fonction d'une des n paires de fonctions dudit mouvement associée à la bascule de sélection et à la came de sélection correspondantes dans la première position de sélection de ladite bascule de sélection et pour engrener avec un second mécanisme du mouvement d'horlogerie pour l'actionnement d'une seconde fonction de ladite paire de fonctions dudit mouvement associée à la bascule de sélection et à la came de sélection correspondantes dans la seconde position de sélection de ladite bascule de sélection.
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Le dispositif est agencé de sorte que :
- Dans la position de sélection de l'organe de commande, une rotation dudit organe de commande dans un premier sens entraîne une rotation du mobile de sélection telle que chaque came de sélection déplace et/ou maintient la bascule de sélection correspondante dans sa première position de sélection ;
- Dans la position de sélection de l'organe de commande, une rotation dudit organe de commande dans un second sens entraîne une rotation du mobile de sélection telle que chaque came de sélection déplace et/ou maintient la bascule de sélection correspondante dans sa seconde position de sélection ;
- Un déplacement axial de l'organe de commande de sa position de sélection dans l'une de ses n positions d'actionnement ou vice versa n'entraîne pas le mobile de sélection ni les bascules de sélection ;
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Dans chacune des n positions d'actionnement de l'organe de commande, la rotation dudit organe de commande entraîne le renvoi de correction et le renvoi de sélection correspondant qui est agencé pour actionner alors l'un ou l'autre des premier ou second mécanismes horlogers selon la position de la bascule de sélection correspondante.
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Comme on l'a vu dans l'exemple illustré, l'organe de commande est de préférence la tige de remontoir agencée pour prendre une autre position axiale qui est la position de mise à l'heure et qui est distincte des postions de sélection et des positions d'actionnement, la position de remontage faisant aussi office de position de sélection. Le dispositif est agencé pour que le mobile de sélection ne soit pas entraîné lors du passage de la tige de remontoir de l'une de ses positions de sélection ou d'actionnement à sa position de mise à l'heure ni lors de la rotation de la tige de remontoir dans sa position de mise à l'heure.
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De préférence, le mobile de sélection est agencé pour déplacer la ou les bascules de sélection dans leur première, respectivement seconde position après une rotation de l'organe de commande d'un angle A dans le premier, respectivement second sens et pour maintenir ladite bascule dans cette première respectivement seconde position de sélection sans casse lorsque la rotation de l'organe de commande dans le premier, respectivement second sens se poursuit au-delà de cet angle A (décliquetage). Pour ce faire, le mobile de sélection comprend de préférence un pignon de sélection agencé pour être relié cinématiquement à l'organe de commande, solidaire de la ou des cames de sélection et présentant un secteur denté et un secteur sans dent tandis que la came de sélection est soumise à l'action d'un ressort de décliquetage. De préférence, l'angle A est inférieur à 360°, est compris de préférence entre 150° et 250° et vaut de manière encore plus privilégiée environ 200° : il est ainsi possible d'indiquer au porteur de la montre qu'il faut faire un tour de tige (indication simple qui évite de devoir compter des tours, ce qui serait fastidieux) en gardant une sécurité (comprise dans la différence entre 360° et 200° par exemple et/ou le rapport entre le pignon de remontoir 2 et le pignon de sélection 72) afin de garantir que la sélection est faite.
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Le dispositif de sélection et d'actionnement selon l'invention est simple, peu encombrant et permet la sélection et l'actionnement d'au moins deux fonctions d'un mouvement d'horlogerie, et notamment la correction de complications, à l'aide d'un seul organe de commande, qui est de préférence la tige de remontoir. L'esthétique de la pièce d'horlogerie est ainsi préservé tout en offrant des opérations de sélection et d'actionnement aisées à mettre en oeuvre pour un utilisateur. De plus, la séquence de sélection du fonction est simple (mettre l'organe de commande dans sa position de sélection, tourner l'organe de commande d'un tour dans un sens) ce qui permet de se passer d'un dispositif d'affichage de la fonction sélectionnée tout en évitant à l'utilisateur de devoir se souvenir de la dernière fonction sélectionnée puisqu'il pourra toujours simplement sélectionner la fonction à actionner.