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L'invention concerne une installation de fourniture de gaz destinée à alimenter un réseau hospitalier d'un établissement hospitalier, c'est-à-dire une ou des conduits ou canalisations de gaz, en un gaz sous pression, par exemple de l'oxygène, de l'air, du protoxyde d'azote ou un autre gaz médical, utilisé au sein dudit établissement hospitalier, comme un hôpital, une clinique ou analogue.
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Les installations ou centrales de distribution de gaz médicaux permettent de fournir les établissements hospitaliers en gaz médicaux, aussi appelés gaz médicinaux, typiquement l'oxygène (O2), l'air médical, le protoxyde d'azote (N2O), le dioxyde de carbone (CO2) ou autres.
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Pour assurer une fourniture du gaz sans interruption au réseau de canalisations de gaz de l'établissement hospitalier et aux prises de distribution qui sont alimentées par ce réseau, une installation de distribution de gaz hospitalière doit prendre en compte non seulement la pression dite « de service » du gaz considéré auquel le gaz considéré doit être fourni au réseau mais aussi le débit de gaz pouvant être demandé au sein de l'établissement hospitalier, lequel varie en fonction de la demande en gaz, c'est-à-dire de l'utilisation du gaz pour traiter les patients par exemple.
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Autrement, une installation de distribution de gaz doit être en mesure de fournir, en toute circonstance, le débit de gaz soutiré au sein de l'établissement hospitalier, y compris lorsque la consommation augmente drastiquement de manière ponctuelle, c'est-à-dire en cas de pic de consommation. Par exemple, de tels pics de consommation d'oxygène ont été récurrents, lors de la pandémie liée au Covid 19, engendrant parfois des ruptures de fourniture d'oxygène médical dans certains établissements hospitaliers du fait d'une demande trop importante au vu des capacités des installations existantes et de leur dimensionnement.
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D'une façon générale, on comprend que tout pic de consommation de gaz (i.e. débit soutiré excessif) peut engendrer aussi une chute de pression concomitante dans le réseau. De nombreuses installations existantes se heurtent à ce problème car elles n'ont pas été conçues pour assurer un débit de pointe, i.e. un pic de consommation, dépassant la consommation habituelle dans des conditions normales d'utilisation.
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BE1011819 décrit une installation comprenant plusieurs sources de gaz alimentant un réseau hospitalier. Des détendeurs permettent de réduire la pression du gaz jusqu'à une pression d'utilisation de 6 à 9 bar. Cette installation est conçue pour éviter les risques d'incendie ou autres en cas d'échauffement due à une compression adiabatique dans les parties de l'installation à haute pression, typiquement supérieure à 100 bar. Elle n'est pas conçue pour prendre en compte des pics de consommation de gaz.
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Pour tenter de pallier ce problème, il a été proposé des installations surdimensionnées pouvant absorber des débits très élevés, tels des pics de débit. Toutefois, celles-ci ne sont pas idéales car elles engendrent des problèmes liés à leur encombrement, notamment du fait de leurs dimensions plus importantes, qui rendent leur mise en place impossible dans certains établissements hospitaliers ne disposant pas de locaux adaptés. Leur coût très supérieur est aussi souvent un frein à leur déploiement et ce, d'autant plus que, ces installations fonctionnent la majeure partie du temps en mode de fonctionnement dit 'normal' (i.e. débit non excessifs) et que les pics de consommation de représentent que des situations exceptionnelles.
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Les établissements hospitaliers souhaitant s'équiper en une installation ou centrale de distribution de gaz capable de répondre aussi aux débits de pointe ou autre pics de consommation du gaz, se heurtent actuellement à tout ou partie de ces problèmes.
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Dans ce contexte, la présente invention vise à tenter de résoudre tout ou partie des problèmes liés aux pics de consommation de gaz, en proposant une installation ou centrale de distribution de gaz améliorée, en particulier capable de fournir un débit gazeux standard en condition d'utilisation normale mais aussi, en cas de pic de consommation, d'augmenter la capacité de débit délivré et d'assurer ainsi une fourniture de gaz médicaux sans rupture, pendant ledit pic de consommation.
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Une solution de l'invention concerne une installation ou centrale de fourniture de gaz pour fournir du gaz à au moins une canalisation (i.e. conduite ou ligne d'acheminement de gaz) de gaz véhiculant ledit gaz, typiquement un gaz médical ou médicinal, au sein d'un établissement hospitalier, comprenant au moins une partie de ladite au moins une canalisation et :
- A) une première source de gaz comprenant un premier groupe de récipients et une deuxième source de gaz comprenant un deuxième groupe de récipients, chaque groupe de récipients comprenant un ou plusieurs récipients de gaz contenant le gaz à fournir, lesdites première et seconde sources de gaz, aussi appelées sources principales, venant se raccorder fluidiquement à ladite canalisation de gaz, en au moins un premier site de raccordement pour fournir le gaz à ladite canalisation de gaz à une première pression, appelée pression « normale » ou « nominale » (P1),
- B) une troisième source de gaz, appelée source de « secours » ou de « backup », contenant le gaz à fournir, venant se raccorder fluidiquement à la canalisation de gaz pour fournir le gaz à une troisième pression, appelée pression de secours (P3), à ladite canalisation de gaz, et
- C) une quatrième source de gaz, appelée source de « pic » ou de « boost », contenant le gaz à fournir, reliée fluidiquement à la canalisation de gaz, pour fournir le gaz à une deuxième pression, appelée pression de pic (P2) à ladite canalisation de gaz.
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Dans l'installation de l'invention, la pression nominale (P1), la pression de pic (P2) et la pression de secours (P3) sont telles que : P1 > P2 > P3. Autrement dit :
- P1 > P2, c'est-à-dire que la pression nominale (P1) est supérieure à la pression de pic (P2), et
- P2 > P3, c'est-à-dire que la pression de pic (P2) est supérieure à la pression de secours (P3).
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Alternativement, selon un autre mode de réalisation de l'installation, la pression nominale (P1), la pression de pic (P2) et la pression de secours (P3) sont telles que :
- P1 > P2, c'est-à-dire que la pression nominale (P1) est supérieure à la pression de pic (P2), et
- P2 < P3 et P1 = P3, c'est-à-dire que la pression de pic (P2) est inférieure à la pression de secours (P3), lorsque la pression nominale (P1) est égale à la pression de secours (P3).
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Selon le mode de réalisation considéré, l'installation ou centrale de fourniture de gaz de l'invention peut comprendre l'une ou plusieurs des caractéristiques suivantes :
- la source de secours vient se raccorder à la canalisation de gaz, en aval des première et seconde sources de gaz.
- la source de secours vient se raccorder à la canalisation de gaz en un troisième site de raccordement situé en aval dudit au moins un premier site de raccordement des première et seconde sources de gaz.
- la quatrième source de gaz est reliée fluidiquement à la canalisation de gaz, en un deuxième site de raccordement situé en aval dudit au moins un premier site de raccordement desdites première et seconde sources de gaz et/ou en amont du troisième site de raccordement de la troisième source de gaz, c'est-à-dire de la source de secours.
- la première source de gaz et la deuxième source de gaz, aussi appelées sources principales, viennent se raccorder fluidiquement à la canalisation de gaz, en un premier site de raccordement commun.
- la première source de gaz et la deuxième source de gaz viennent se raccorder fluidiquement à la canalisation de gaz par l'intermédiaire de deux premiers tronçons de raccordement et d'un deuxième tronçon commun auquel viennent se raccorder fluidiquement les deux premiers tronçons de raccordement
- la troisième source de gaz, i.e. source de secours, vient se raccorder fluidiquement à la canalisation de gaz par l'intermédiaire d'un troisième tronçon de raccordement.
- la quatrième source de gaz, i.e. source de pic, vient se raccorder fluidiquement à la canalisation de gaz par l'intermédiaire d'un quatrième tronçon de raccordement.
- des premiers moyens de détente sont agencés en aval desdites première et seconde sources de gaz.
- les premiers moyens de détente sont configurés pour opérer une réduction de pression du gaz provenant des première et seconde sources de gaz, c'est-à-dire les sources principales, jusqu'à la pression nominale (P1).
- des seconds moyens de détente sont agencés en aval de ladite troisième source de gaz, c'est-à-dire de la source de secours.
- les seconds moyens de détente sont configurés pour opérer une réduction de pression du gaz provenant de la troisième source de gaz, c'est-à-dire de la source de secours, jusqu'à la pression de secours (P3).
- des troisièmes moyens de détente sont agencés en aval de la quatrième source de gaz, c'est-à-dire de la source de pic.
- les troisièmes moyens de détente sont configurés pour opérer une réduction de pression du gaz provenant de ladite quatrième source de gaz, c'est-à-dire de la source de pic, jusqu'à la pression de pic (P2).
- les premiers moyens de détente sont agencés sur le deuxième tronçon commun et/ou sur les deux premiers tronçons de raccordement.
- les seconds moyens de détente sont agencés sur le troisième tronçon de raccordement, c'est-à-dire celui reliant la source de secours à la canalisation.
- les troisièmes moyens de détente sont agencés sur le quatrième tronçon de raccordement, c'est-à-dire celui reliant la source de pic à la canalisation.
- la première pression (P1) est comprise entre 4 et 18 bar, de préférence moins de 15 bar.
- la première pression (P1) est comprise entre 7 et 12 bar, de préférence moins de 10 bar.
- la pression de secours (P3) est comprise entre 4.5 et 15 bar, de préférence moins de 12 bar.
- la pression de secours (P3) est comprise entre 5 et 11 bar, de préférence moins de 9.5 bar.
- la pression de pic (P2) est comprise entre 3.6 et 15 bar, de préférence inférieure à 12 bar.
- la pression de pic (P2) est comprise entre 3.6 et 10 bar, de préférence inférieure à 8 bar.
- la pression de pic (P2) est comprise entre 4 et 9 bar.
- les première et deuxième sources de gaz contiennent le gaz à au moins une première pression haute (P01), c'est-à-dire une première pression d'avant détente.
- les premiers moyens de détente sont configurés pour opérer une réduction de la pression du gaz de ladite première pression haute (P01) à la première pression ou pression nominale (P1), c'est-à-dire la première pression de détente (avec P1 < P01).
- la source de secours contient le gaz à au moins une troisième pression haute (P03), c'est-à-dire une troisième pression d'avant détente.
- les seconds moyens de détente sont configurés pour opérer une réduction de la pression du gaz de ladite troisième pression haute (P03) à la pression de secours (P3), c'est-à-dire une troisième pression de détente (i.e. P3 < P03).
- la source de pic contient le gaz à au moins une deuxième pression haute (P02), c'est-à-dire une deuxième pression d'avant détente.
- les troisièmes moyens de détente sont configurés pour opérer une réduction de la pression du gaz de ladite deuxième pression haute (P02) à la pression de pic (P2), c'est-à-dire une deuxième pression de détente (i.e. P2 < P02).
- les deux groupes de récipients de gaz fournissent le gaz de manière séquentielle, c'est-à-dire que le premier groupe de récipients de gaz de la première source de gaz fournit d'abord le gaz, puis le second groupe de récipients de gaz de la deuxième source de gaz prend le relais lorsque le premier groupe ne dispose plus (ou plus assez) de gaz, c'est-à-dire que les récipients sont vides ou quasiment vides.
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De plus, selon le mode de réalisation considéré, l'installation ou centrale de fourniture de gaz de l'invention peut comprendre l'une ou plusieurs des caractéristiques suivantes :
- selon un mode de réalisation, la pression nominale (P1), i.e. la première pression de détente, est comprise entre 4 et 10 bar.
- selon un autre mode de réalisation, la pression nominale (P1) est comprise entre 8.5 et 10.5 bar, par exemple de l'ordre de 9 bar.
- selon un autre mode de réalisation, la pression nominale (P1) est de moins de 8,2 bar, par exemple de l'ordre de 5 bar.
- de préférence, le rapport de la pression de pic (P2) à la pression nominale (P1) est tel que : P2/P1 ≥ 80%, de préférence compris entre 85% et 95%, de préférence encore compris entre 87% et 93%.
- selon un mode de réalisation, la pression de pic (P2) est comprise entre 5 et 10 bar, de préférence comprise entre 5 et 9 bar, de préférence comprise entre 7 et 8,5 bar, par exemple de l'ordre de 8,1 bar.
- les premiers moyens de détente comprennent au moins un dispositif de détente amont et au moins un dispositif de détente aval.
- de préférence le (ou les) dispositif de détente aval est agencé en aval du (ou des) dispositif de détente amont de manière à opérer une détente en (au moins) deux étapes successives du gaz provenant de la première et deuxième source de gaz.
- selon un autre mode de réalisation, les premiers moyens de détente comprennent un unique dispositif de détente de manière à opérer une détente en une seule étape du gaz provenant de la première source de gaz.
- la pression nominale (P1) correspond à la pression gazeuse mesurée (i.e. s'exerçant) en aval des premiers moyens de détente agencés sur le deuxième tronçon commun, c'est-à-dire en aval du ou des dispositifs de détente amont et aval.
- les second moyens de détente comprennent au moins un second dispositif de détente.
- la pression de secours (P3) correspond à la pression gazeuse mesurée (i.e. s'exerçant) en aval des second moyens de détente agencés sur le troisième tronçon de conduite.
- la pression de pic (P2) correspond à la pression gazeuse au sein (i.e. s'exerçant dans), en aval du troisième dispositif de détente agencé sur le quatrième tronçon de conduite.
- la première source de gaz, la deuxième source de gaz, la troisième source de gaz (i.e. source de secours) et/ou la quatrième source de gaz (source de pic) comprennent (chacune) un ou plusieurs récipients de gaz sous pression, de préférence plusieurs récipients de gaz sous pression.
- les récipients de gaz sont ou comprennent des bouteilles de gaz sous pression.
- selon un mode de réalisation, la première source de gaz, la deuxième source de gaz, la troisième source de gaz et/ou la quatrième source de gaz comprennent (chacune) au moins deux récipients de gaz sous pression, de préférence au moins trois récipients de gaz sous pression.
- la première source de gaz et la deuxième source de gaz comprennent deux groupes de récipients de gaz agencés en parallèle et alimentant chacun le deuxième tronçon commun, en particulier via les deux premiers tronçons de raccordement.
- les deux premiers tronçons de raccordement viennent se raccorder au deuxième tronçon commun par l'intermédiaire d'un dispositif de jonction.
- les bouteilles de gaz ont une contenance (volume ou capacité interne) comprise entre 10 et 150 L (équivalent eau), de préférence entre 50 et 100 L.
- la première pression haute (P01) et/ou la seconde pression haute (P02) et/ou la troisième pression haute (P03) sont inférieures à 350 bar, de préférence inférieures ou égales à 300 bar, typiquement inférieures à 250 bar.
- la première pression haute (P01) et/ou la seconde pression haute (P02) et/ou la troisième pression haute (P03) sont d'au moins 150 bar (avant soutirage), de préférence d'au moins 180 bar.
- le débit de gaz provenant de la première et/ou de la deuxième source de gaz est d'au moins 30 m3/h, typiquement entre 30 et 120 m3/h.
- la canalisation de gaz est en communication fluidique avec un réseau hospitalier, aussi appelé réseau de gaz ou de fluide, comprenant plusieurs canalisations ou conduites de gaz, pour alimenter ledit réseau hospitalier avec le gaz.
- l'installation fournit donc, via la canalisation de gaz, du gaz provenant :
- ▪ de la première source de gaz ou de la seconde source de gaz, c'est-à-dire l'une et/ou l'autre des sources principales, lorsque la consommation du réseau est normale, c'est-à-dire en cas de demande « habituelle » et sans excès.
- ▪ ou, le cas échéant, de la première et/ou de la seconde source de gaz et par ailleurs de la quatrième source, c'est-à-dire de la source de pic, en cas de pic de consommation et de demande « inhabituelle » et excessive du réseau, par exemple comme pendant les épisodes liés au Covid 19.
- ▪ ou encore, le cas échéant, de la troisième source de gaz, c'est-à-dire de la source de secours, lorsque les première et seconde sources de gaz sont vides ou quasi-vides, c'est-à-dire que la troisième source de gaz fait office de source de gaz de secours ou de « backup ».
- les premiers, seconds et troisièmes moyens de détente sont ou comprennent un (ou des) détendeur de gaz.
- chaque récipient de gaz est équipé d'un robinet (aussi appelé « vanne ») de distribution de gaz et éventuellement d'un capotage de protection agencé autour dudit robinet.
- la canalisation de gaz et/ou les tronçons de conduits sont fixés à une (ou des) paroi de l'établissement hospitalier, tel que murs, cloisons, plafonds...
- le réseau hospitalier achemine le gaz jusqu'à des prises de distribution de gaz, c'est-à-dire des prises murales, servant à distribuer ou fournir le gaz, notamment à des appareils qui y sont branchés.
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L'invention concerne aussi une utilisation d'une installation de fourniture de gaz selon l'invention pour fournir un gaz au réseau hospitalier comprenant plusieurs conduites de gaz, agencé au sein d'un établissement hospitalier.
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Selon un autre aspect, l'invention concerne aussi un procédé de pilotage d'une installation ou centrale de fourniture de gaz selon l'invention permettant de fournir du gaz à au moins une canalisation de gaz véhiculant ledit gaz, au sein d'un établissement hospitalier, typiquement un gaz médical ou médicinal, dans lequel on choisit et/ou on contrôle et/ou on fournit la pression nominale (P1), la pression de pic (P2) et la pression de secours (P3) telles que :
- P1 > P2 et
- P2 > P3 lorsque P1 > P3 ou P2 < P3 lorsque P1 = P3.
Définitions
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Dans le cadre de l'invention :
- le terme « gaz » est utilisé pour désigner un constituant ou composé gazeux unique, comme l'oxygène (O2), ou un mélange de plusieurs constituants ou composés gazeux, comme l'air (i.e. mélange contenant O2, N2...).
- les pressions sont exprimées en bar relatifs.
- le terme « établissement hospitalier » désigne bâtiment de type hôpital, clinique ou analogue.
- le terme « canalisation » est considéré comme équivalent et substituable aux termes « conduite », « tuyau » et/ou « ligne » ou analogue.
- les termes « amont » et « aval » sont considérés par rapport au sens normal de circulation du gaz dans l'installation, à savoir depuis les sources de gaz et en direction du réseau.
- les termes « bouteille de gaz » sont considérés comme équivalents aux termes « cylindre de gaz » ou « bonbonne de gaz ».
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L'invention va maintenant être mieux comprise grâce à la description détaillée suivante, faite à titre illustratif mais non limitatif, en référence à la figure 1 annexée qui schématise un mode de réalisation d'une installation de fourniture de gaz selon l'invention.
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La Fig. 1 schématise un mode de réalisation d'une installation de fourniture de gaz 1 selon l'invention destiné à fournir du gaz, i.e. un gaz médical (aussi appelé gaz médicinal ou thérapeutique), à une canalisation de gaz 2 véhiculant ce gaz et alimentant un réseau de canalisations de gaz 4 agencé au sein d'un établissement hospitalier, tel un hôpital, une clinique ou analogue.
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On prend ci-après l'oxygène comme exemple de gaz médical mais l'installation 1 peut fournir d'autres gaz (i.e. constituant unique ou mélange de plusieurs constituants), tel que de l'air, du N2O, du CO2 ou tout autre gaz médical.
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Un tel réseau hospitalier 4 achemine habituellement le (ou les) gaz jusqu'à des prises murales servant à distribuer le gaz dans les chambres de patients, les salles d'opération, de soins, de réveil ou autres de l'établissement hospitalier, telles les prises murales décrites par
FR2628820 ,
EP3922895 ,
EP3922894 ,
EP3922339 ou
EP3719377 .
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L'installation 1 comprend ici une première et une deuxième source de gaz 10A, 10B comprenant chacune un (des) groupe 10.1, 10.2 d'un ou plusieurs récipients de gaz 3, de préférence plusieurs récipients de gaz 3, typiquement des bouteilles de gaz sous pression, à savoir ici deux groupes 10.1, 10.2 comprenant chacun trois récipients de gaz 3, telles des bouteilles d'oxygène sous pression.
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Les deux groupes 10.1, 10.2 de récipients de gaz 3 fournissent le gaz de manière séquentielle, c'est-à-dire que le premier groupe 10.1 de récipients de gaz 3 de la première source de gaz 10A fournit d'abord le gaz, puis le second groupe de récipients de gaz 3 de la deuxième source de gaz 10B prend le relais lorsque le premier groupe 10.1 ne dispose plus de gaz, c'est-à-dire que les récipients sont vides ou quasiment vides.
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Les première et deuxième sources de gaz 10A, 10B, i.e. les récipients de gaz 3, sont reliées fluidiquement à la canalisation de gaz 2 afin de lui fournir du gaz sous pression, par exemple de l'oxygène, à un débit principal de gaz.
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Dans les récipients de gaz 3, le gaz à une première pression haute P01 d'au moins 150 bar, qui peut s'élever à 200 bar, voire à 250 bar, voire même à 350 bar lorsque les récipients de gaz 3 sont pleins, c'est-à-dire avant tout soutirage.
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Autrement dit, ces valeurs de pressions correspondent à la pression gazeuse maximale mesurée dans le récipient 3 considéré, avant toute utilisation ou soutirage de gaz. Bien entendu, la pression diminue au sein du récipient 3 au fur et à mesure de l'utilisation du gaz, c'est-à-dire plus du gaz est envoyé vers la canalisation de gaz 2 et vers le réseau 4 ensuite, plus la pression dans le récipient 3 considéré diminue.
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Selon un mode de réalisation, la pression au sein des récipients 3 d'un même groupe 10.1, 10.2 est sensiblement égale puisqu'ils sont tous fluidiquement reliés, via des premiers tronçons de gaz 12 et un dispositif de jonction 14, à un même tronçon de conduite 42, appelé deuxième tronçon commun 42, comme expliqué ci-après, donc les récipients 3 se vident sensiblement de manière quasi-simultanée ou quasi-synchronisée, et les pressions internes à ceux-ci s'équilibrent.
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Par ailleurs, des premiers moyens de détente 11 sont agencés en aval de chaque groupe de récipients 10.1, 10.2 de la première source de gaz 10, c'est-à-dire en aval des récipients 3, afin d'assurer une détente du gaz, comme détail ci-après.
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Dans le mode de réalisation de Fig. 1, les premiers moyens de détente 11 comprennent des dispositifs de détente amont 11.1 et aval 11.2 agencés en série de manière à réaliser une détente en deux étapes, c'est-à-dire selon deux niveaux de détente. Chacun des groupes de récipients 10.1, 10.2 des première et deuxième sources de gaz 10A, 10B alimente un premier tronçon de conduite 12 avec du gaz provenant d'un ou plusieurs récipients 3, par exemple de l'oxygène à 200 bar ou une autre pression élevée (i.e. > 9 bar).
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Les premiers moyens de détente 11 sont configurés pour opérer une réduction ou diminution de pression, i.e. une détente gazeuse, du gaz provenant des récipients 3 des première et deuxième sources de gaz 10A, 10B, c'est-à-dire des sources princiaples, par exemple de l'oxygène à la première pression haute P01 de 200 bar (ou une autre pression élevée), aussi appelée pression haute initiale, jusqu'à une première pression fixée, appelée pression nominale ou normale P1, i.e. une première pression de détente, qui est inférieure à la première pression P01, i.e. P1 < P01, du gaz au sein des récipients 3. La première pression ou pression normale ou nominale P1 correspond à la pression de fonctionnement habituel ou normal de l'installation, c'est-à-dire lorsque la demande n'est pas ponctuellement élevée.
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Dans le mode de réalisation de Fig. 1, la détente s'opère en deux temps, c'est-à-dire que le gaz provenant de chaque groupe 10.1, 10.2 de récipients de gaz 3 est d'abord détendu une première fois par l'un des dispositifs de détente amont 11.1 jusqu'à un niveau ou palier de pression intermédiaire Pi donné (aussi appelé « pré-détente »), puis une seconde fois par le dispositif de détente aval 11.2 agencé en série après les dispositifs de détente amont 11.1, jusqu'à atteindre la pression nominale P1 souhaitée.
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Lors de cette première détente opérée par le/les/chaque premier dispositif de détente amont 11.1, la pression du gaz peut passer de la pression haute initiale P01, par exemple au moins 200 bar, à une pression intermédiaire Pi inférieure qui peut être par exemple entre 13 et 20 bar, par exemple fixée à 14 bar. Ensuite, lors de la seconde détente opérée par le dispositif de détente aval 11.2, la pression du gaz est amenée à son niveau final, à la pression de détente nominale (P1), par exemple une pression nominale égale à 9 bar environ.
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Après sa détente au sein des premiers moyens de détente 11, le gaz détendu (i.e. en aval du dispositif de détente aval 11.2) qui est à la pression nominale (P1), alimente la canalisation de gaz 2 et est envoyé vers le réseau 4.
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Plus précisément, comme on le voit, ici chaque premier dispositif de détente amont 11.1 est agencé sur le premier tronçon de conduite 12 venant se raccorder fluidiquement, en aval, via un dispositif de jonction adapté 14, au deuxième tronçon commun 42 (en un premier site de raccordement 13) pour lui fournir le gaz détendu à la pression nominale (P1), par exemple de l'oxygène à 9 bar, lequel deuxième tronçon commun 42 alimentant subséquemment la canalisation de gaz 2, avec le gaz à la première pression, c'est-à-dire la pression nominale P1.
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Par ailleurs, le dispositif de détente aval 11.2 est agencé en série et en aval desdits dispositifs de détente amont 11.1, c'est-à-dire qu'il peut être agencé directement sur la canalisation de gaz 2 ou, selon le mode de réalisation considéré (comme illustré en Fig. 1), sur le deuxième tronçon commun 42 formant un tronçon de gaz intermédiaire venant se raccorder fluidiquement en aval à la canalisation de gaz 2.
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Bien entendu, selon un autre mode de réalisation, les premiers moyens de détente 11 pourraient ne comprendre qu'un seul et unique dispositif détendeur de gaz opérant une détente unique (i.e. sans palier) ou, à l'inverse, un ou des dispositifs détendeurs de gaz additionnels pour opérer une détente en cascade en 3 paliers/niveaux de détente ou plus.
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Dans tous les cas, le gaz détendu à la première pression, i.e. à la pression nominale P1, tel de l'oxygène à 9 bar, provenant des première et deuxième sources de gaz 10A, 10B, i.e. des deux groupes 10.1, 10.2 de récipients de gaz 3, est fourni ensuite au réseau hospitalier 4, pendant le fonctionnement habituel ou normal de l'installation 1.
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De plus, l'installation 1 peut aussi comprendre une troisième source de gaz 30 faisant office de « secours », appelée source de secours ou de « backup », pour permettre de fournir du gaz au réseau par exemple lorsque les première et seconde sources de gaz 10A, 10B se tarissent ou sont vides, et en attendant le remplacement de leurs récipients 3 vides par des récipients pleins.
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Pour ce faire, on prévoit avantageusement une troisième source de gaz ou source de secours 30 contenant le gaz à au moins une troisième pression haute P03, laquelle vient se raccorder fluidiquement (en 33) à la canalisation de gaz 2, par exemple, en aval des première et seconde sources de gaz 10A, 10B.
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La source de secours 30 comprend un groupe de plusieurs récipients de gaz 3 venant se raccorder, via un troisième tronçon de conduite 32, à la canalisation 2 et donc aussi au réseau 4.
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Des deuxièmes moyens de détente 31, tel un dispositif détendeur de gaz, sont là aussi agencés en aval de la source de secours 30, et configurés pour opérer une réduction de pression du gaz provenant de la source de secours 30 jusqu'à une troisième pression de détente fixée appelée pression de secours P3 inférieure à la troisième pression haute (P03), et fournir ensuite le gaz à la pression de secours P3 à la canalisation de gaz 2.
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La pression de secours P3, i.e. après détente, est inférieure à la première pression (i.e. pression nominale), i.e. P1 > P2. Par exemple, la pression de secours P3 peut être de l'ordre de 7 bar lorsque la première nominale P1 peut être de l'ordre de 9 bar, et que le gaz est de l'oxygène.
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Par ailleurs, afin de pouvoir assurer une continuité de la fourniture de gaz lors des pics de consommation ou surconsommation, l'installation 1 comprend en outre une quatrième source de gaz, appelé source de « pic » 20 ou de « boost », contenant le gaz, par exemple de l'oxygène, à au moins une deuxième pression haute P02, reliée fluidiquement à la canalisation de gaz 2. La source de pic 20 fournit le gaz à un débit additionnel de gaz.
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La deuxième pression haute (P02) est aussi une pression élevée, par exemple au moins 150 à 200 bar, voire plus. Elle peut être égale ou du même ordre que la première pression haute (P01), ou être différente.
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Cette source de pic 20 vient se raccorder à la canalisation de gaz 2, par exemple en aval des première et deuxième sources de gaz 10A, 10B, c'est-à-dire les sources principales, et par exemple en amont de la source de secours 30, c'est-à-dire entre les première et deuxième sources de gaz 10A, 10B, et la source de secours 30.
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La source de pic 20 comprend ici un groupe de plusieurs récipients de gaz 3, telles des bouteilles de gaz sous pression, par exemple trois récipients de gaz 3. La source de pic 20 est reliée fluidiquement (en 23) à la canalisation de gaz (2) par l'intermédiaire d'un quatrième tronçon de conduite 22. Des troisièmes moyens de détente 21, tel un dispositif détendeur de gaz, sont agencés sur ce quatrième tronçon de conduite 22 afin d'assurer la détente du gaz, i.e. une réduction de pression.
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Comme précédemment, des troisièmes moyens de détente 21, tel un dispositif de détente, sont agencés en aval de la quatrième source de gaz 20 et sont configurés pour opérer une réduction de pression du gaz provenant de la source de pic 20 jusqu'à une pression de détente, c'est-à-dire la pression de pic P2 et fournir le gaz à ladite pression de pic P2 à ladite canalisation de gaz 2.
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Selon l'invention, la pression normale/nominale P1, la pression de pic P2 et la pression de secours P3 sont telles que : P1 > P2 > P3
Selon un mode de réalisation alternatif, on peut avoir : P1 > P2 et P2 < P3 lorsque P1 = P3.
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Autrement dit, selon le mode de réalisation, on a : P1 ≥ P3.
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De manière préférée, on choisit la pression normale/nominale P1, la pression de pic P2 et la pression de secours P3 telles que : P1 > P2 > P3.
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De préférence, afin de pouvoir mieux pallier aux pics de consommation, c'est-à-dire à une demande en gaz, typiquement ponctuelle, supérieure à la consommation habituelle ou normale de l'installation, la pression nominale P1 et la pression de pic P2, sont choisies pour que P2/P1 ≥ 80%, de préférence P2/P1 ≥ 85%, par exemple P2/P1 est égal à 90% environ.
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Par exemple, la pression nominale P1 est comprise entre 4 et 18 bar, de préférence moins de 15 bar, typiquement entre 4 et 10 bar, par exemple de l'ordre de 9 bar, comme illustré en Fig. 1. Ainsi, si la pression nominale P1 est fixée à 9 bar par exemple, alors la pression de pic P2 peut être choisie de l'ordre de 8,1 bar, ce qui correspond à un rapport P2/P1 de 90%.
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Un tel agencement permet de répondre aux pics de consommation de gaz, c'est-à-dire aux fortes demandes ponctuelles, au sein de l'établissement hospitalier, en augmentant la capacité de débit délivré au réseau 4 de l'établissement, i.e. l'hôpital. En effet, lorsque, en particulier en cas de pic de consommation ponctuel, la demande en débit gazeux de la part du réseau 4 de l'hôpital augmente, la pression dans le réseau 4 va chuter du fait de la demande trop importante jusqu'à devenir insuffisante pour que la première ou la deuxième source de gaz 10A,10B puisse assurer la fourniture de la totalité de gaz requise. Cette chute de pression dans le réseau 4 va alors se propager, i.e. remonter, jusqu'à la canalisation 2 et la pression va alors y baisser même si la première ou la deuxième source de gaz 10A, 10B continue à lui fournir du gaz à la pression nominale P1, telle de l'oxygène à 9 bar par exemple dans l'exemple de Fig. 1, car la quantité de gaz fournie sera insuffisante.
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Dès lors, lorsque la pression au sein du réseau 4 et donc de la canalisation 2 chute sous la valeur de P2, par exemple sous 8,1 bar dans l'exemple de Fig. 1 (i.e. rapport P2/P1 de 90%), la source de pic 20 va alors commencer à fournir du gaz à la pression de pic P2 afin d'assister les première et deuxième sources de gaz 10A, 10B et de compléter du gaz à cette pression de secours P2 dans la canalisation 2 qui sera ensuite acheminé jusqu'au réseau 4 par celle-ci.
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Autrement dit, en cas de surconsommation de gaz par le réseau 4, l'installation 1 de l'invention permet d'assurer une fourniture supplémentaire de gaz, tel de l'oxygène, à la canalisation 2 et donc aussi au réseau 4. Dans ce cas, le gaz fourni au réseau 4 provient donc non seulement de la première ou de la deuxième source de gaz 10A, 10B mais aussi de la source de pic 20.
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Le fait d'utiliser un rapport P2/P1 d'au moins 80%, par exemple de 90%, permet de garantir que l'approvisionnement en gaz complémentaire provenant de la source de pic 20 ne se produise pas trop tôt ou de manière inopinée, c'est-à-dire uniquement en cas de chute de pression trop importante.
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L'installation 1 de l'invention présente un avantage de ne pas requérir d'un quelconque pilotage électronique et de capteurs de pression ou de débit pour fonctionner puisque son fonctionnement est totalement pneumatique (i.e. pressions gazeuses).
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La source de pic 20 fait donc office de source de "boost" en cas de pic de consommation, pouvant délivrer du gaz au réseau hospitalier 4 dont le flux (i.e. débit additionnel) vient alors s'additionner au flux (i.e. débit principal) provenant de la première ou de la deuxième source de gaz 10A, 10B, qui délivrent le cas de manière séquentielle, de manière à répondre au débit demandé par le réseau 4.
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A titre d'exemple, le débit principal provenant de la première ou de la deuxième source de gaz 10A, 10B et le débit additionnel provenant de la source de pic 20 peuvent être égaux ou différents, de préférence ils sont de plusieurs dizaines de m3/h chacun, en particulier d'au moins 50 m3/h chacun, typiquement entre 50 et 120 m3/h chacun.
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Ainsi, lorsque le débit principal et le débit additionnel sont de 80 m3/h chacun, leur addition conduit à un débit combiné de 160 m3/h, soit le double du débit nominal/habituel provenant uniquement de la première ou de la deuxième source de gaz 10A, 10B, lequel débit combiné permet de répondre aux pics de consommation du réseau 4 en limitant ainsi les risques de ruptures d'approvisionnement du réseau 4, donc les risques pour les patients ayant besoin de gaz, par exemple d'oxygène gazeux.
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L'installation 1 de l'invention présente un avantage supplémentaire, à savoir de pouvoir être facilement installée sur des centrales ou installations existantes auxquelles on rajoute la source de pic 20 et les éléments de tuyauterie et de détente requis.
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Bien entendu, les niveaux de pression de détente P1, P2, P3 peuvent varier d'une installation 1 à l'autre en fonction des spécificités de chaque installation 1. Choisir les niveaux de pression de détente les plus adaptés à une installation 1 donnée peut se faire aisément, notamment via de simples essais de routine.
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En résumé, l'installation 1 de l'invention alimente en gaz la canalisation de gaz 2 et donc le réseau hospitalier 4 avec du gaz, par exemple ici de l'oxygène, provenant :
- soit de la première ou de la deuxième source de gaz 10A, 10B lorsque le débit de gaz consommé est inférieur au débit nominal délivré par la première ou de la deuxième source de gaz 10A, 10B, par exemple un débit nominal de 80 m3/h,
- soit de la première ou de la deuxième source de gaz 10A, 10B et de la source de pic 20, c'est-à-dire de la source de « boost », en cas de débit de pic, c'est-à-dire de surconsommation de gaz par le réseau 4, de sorte d'assurer un débit très supérieur au débit nominal, en particulier un débit nominal doublé, par exemple un débit combiné de 160 m3/h,
- soit de la source de secours 30, c'est-à-dire en cas d'indisponibilité ou de dysfonctionnement des première et seconde sources de gaz 10A, 10B, par exemple lors de leur remplacement quand elles sont vides.
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D'une façon générale, l'installation 1 de l'invention étant pilotée en fonction des différentes pressions, les raccordements des première, seconde et troisième sources de gaz 10-30 à la canalisation 2 de gaz pourraient se faire, dans le cadre de l'invention, en des sites différents de ceux présentés sur Fig. 1.
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Plus généralement, une installation de fourniture de gaz 1 selon l'invention permet d'alimenter tout réseau de gaz, en particulier un réseau d'oxygène, d'air ou de protoxyde d'azote, agencé dans ledit établissement hospitalier et qui alimente des prises de distribution de gaz, c'est-à-dire des prises murales.