1. Domaine de la technique proposée
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Le domaine de la technique proposée est celui du bâtiment, et, plus précisément, des menuiseries destinées à équiper les baies d'un bâtiment.
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Plus particulièrement, la technique proposée concerne les éléments de menuiserie, notamment les ouvrants, vitrés de telles menuiseries.
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De tels ouvrants vitrés trouvent de nombreuses applications, notamment pour les menuiseries vitrées de types portes ou fenêtres à ouverture coulissante ou à frappe.
2. Art antérieur
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Les menuiseries, qu'il s'agisse de portes ou de fenêtres, comprennent généralement un cadre dormant recevant un ou plusieurs ouvrants et, le cas échéant, un ou plusieurs panneaux fixes.
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À ce jour, on peut distinguer deux grands types d'ouvrants vitrés, à savoir : les ouvrants à parclose et les ouvrants à portefeuille.
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Un ouvrant à parclose comprend un cadre dont un côté présente une saillie, appelée feuillure. Un vitrage est rapporté dans le cadre de manière qu'un bord du vitrage prenne appui dans la feuillure. Une parclose est enfin rapportée sur un côté opposé du cadre pour assurer le maintien en position du vitrage dans le cadre. En d'autres termes, la parclose applique un effort de serrage sur le bord du vitrage.
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Cette approche nécessite la mise en œuvre d'un cadre d'épaisseur relativement importante afin d'assurer la fixation de la parclose. Ces dimensions importantes sont nécessaires notamment pour permettre de conférer au cadre une rigidité suffisante, notamment pour la conception d'un grand ouvrant, c'est-à-dire d'un ouvrant équipé d'un vitrage de grandes dimensions.
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Cette approche présente cependant des inconvénients. En effet, les dimensions importantes du cadre rendent celui-ci particulièrement visible. Outre le fait d'être parfois jugé inesthétique, un tel cadre massif limite le clair de vitrage de l'ouvrant. Cela se traduit donc par une réduction de la luminosité de la pièce dans laquelle la menuiserie est installée. Par ailleurs, l'effort de serrage exercé par la parclose sur le vitrage peut s'avérer insuffisant pour assurer un maintien efficace d'un vitrage, notamment de grandes dimensions.
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Un ouvrant à portefeuille comprend quant à lui un vitrage monté dans un cadre dont au moins un bord, ou côté, présente une feuillure formée par deux joues de feuillure venant chevaucher un bord du vitrage.
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Le cadre est généralement réalisé à partir de profilés pour former une feuillure présentant deux joues latérales, et recevant le bord du vitrage.
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Cette approche nécessite la mise en œuvre d'un joint sur le bord du vitrage pour assurer son maintien en position dans la feuillure. Plus précisément, le joint d'étanchéité présente sensiblement une section en forme de « U », de manière à entourer le bord du vitrage, dont chaque branche peut porter des moyens d'encliquetage. Ces moyens d'encliquetage sont configurés pour coopérer avec des moyens complémentaires ménagés sur les premières extrémités des joues de feuillure, lors que l'insertion du vitrage entre les joues de feuillure.
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Cette approche présente également des inconvénients. En effet, l'effort de pincement exercé par les moyens d'encliquetage sur le bord du vitrage est essentiellement ponctuel. Par conséquent, sous charge au vent, le cadre est susceptible de pivoter par rapport au vitrage ce qui peut engendrer un retrait du vitrage. Ce phénomène est en particulier constaté lors de la mise en œuvre d'un vitrage de grandes dimensions. Les moyens d'encliquetage ne permettent donc pas d'assurer un maintien efficace du vitrage dans le cadre. Par ailleurs, l'insertion du vitrage entre les joues de feuillure engendre une déformation du joint dans les angles du vitrage, ce qui nuit à l'esthétique de l'ouvrant et l'étanchéité. Enfin, après assemblage du vitrage sur le cadre, une portion des moyens d'encliquetage reste visible. Cette portion du joint, communément appelée solin, nuit également à l'esthétique ainsi qu'au clair de vitrage de l'ouvrant.
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Un autre inconvénient est que l'épaisseur des vitrages peut légèrement varier, de quelques dixièmes de millimètres, et que la mise en place et le maintien du joint peut être difficile ou insuffisamment efficace.
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Il existe donc un besoin de fournir une technique d'ouvrant vitré qui ne présente pas tout ou partie des inconvénients des solutions actuelles.
3. Résumé de la technique proposée
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La technique proposée se rapporte, selon un premier aspect, à un élément de menuiserie de type porte, fenêtre ou cloison intérieure comprenant un vitrage monté dans un cadre dont au moins un côté est formé par un corps présentant deux joues dont de premières parties, dites joues de feuillure, viennent chevaucher un bord du vitrage.
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Selon l'invention, le corps est déformable de façon que de secondes parties des joues, dites joues de rainures, puissent être rapprochées l'une de l'autre sous l'effet d'une contrainte extérieure de façon à éloigner les joues de feuillure l'une de l'autre pour permettre la mise en place du vitrage dans le corps. En outre, les joues de feuillure et de rainure reprennent une position de maintien en l'absence de contrainte, dans laquelle le vitrage est maintenu entre les joues de feuillure.
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Un tel élément de menuiserie comprend en outre des moyens de blocage des joues de rainure dans la position de maintien.
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Une telle structure d'élément de menuiserie permet notamment d'améliorer la tenue à l'arrachement du vitrage sur le cadre, et ce sans avoir recours à l'ajout d'un adhésif. Ainsi, le montage est simplifié, et il est possible de réduire les dimensions des joues de feuillure de façon que le cadre soit le plus discret possible et le clair de vitrage augmenté. Ceci permet également de gérer efficacement et simplement une tolérance de plusieurs dixièmes de millimètre sur l'épaisseur du vitrage.
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Selon une caractéristique particulière de la technique proposée, les moyens de blocage comprennent au moins une clé de blocage dont une portion de blocage s'étend entre les joues de rainures.
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Une telle clé de blocage permet notamment de bloquer efficacement les feuillures, tout en permettant, par le retrait de cette clé, le démontage ou la maintenance de l'élément de menuiserie (par exemple pour remplacer le vitrage).
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Selon une autre caractéristique particulière de la technique proposée, le corps porte au moins un rupteur thermique s'étendant sensiblement parallèlement à la portion de blocage de la clé de blocage.
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Selon une autre caractéristique particulière de la technique proposée, le rupteur thermique présente une structure déformable apte à s'adapter à différentes épaisseurs du vitrage.
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Selon un aspect particulier, ledit rupteur peut être réalisé en polyamide ou en métal, notamment en inox.
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Selon une autre caractéristique particulière de la technique proposée, la portion de blocage présente au moins une extrémité de blocage de forme complémentaire à une structure de blocage prévue sur les joues de rainure.
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Ainsi, l'assemblage de la clé de blocage est simple et efficace, et réversible.
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Selon une autre caractéristique particulière de la technique proposée, la clé de blocage s'étend sur au moins 90% de la longueur du corps.
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Selon une autre caractéristique particulière de la technique proposée, l'élément de menuiserie comprend au moins deux clés de blocage répartis dans le corps.
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Par exemple, les moyens de blocage comprennent plusieurs clés de blocage réparties, à intervalle régulier, tous les 5 ou 10 cm par exemple, le long du corps.
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Selon une autre caractéristique particulière de la technique proposée, les clés de blocage sont réalisées en métal, en PVC, en polyamide ou en un matériau de synthèse adapté.
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Les joues peuvent être rigides. Cependant, dans un mode de réalisation particulier, l'épaisseur desdites joues de rainures est adaptée de façon qu'elles soient flexibles.
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Dans une mise en œuvre particulière de l'invention, ledit élément de menuiserie est un ouvrant.
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Dans ce cas, selon une autre caractéristique particulière de la technique proposée, au moins une des clés de blocage porte une extension de guidage, s'étendant sensiblement perpendiculairement à la portion de blocage et apte à coulisser dans une rainure de guidage du dormant.
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Cette extension de guidage permet d'assurer simplement le guidage d'un ouvrant coulissant, sans nécessité de prévoir des moyens supplémentaires pour cette fonction.
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Selon une autre caractéristique particulière de la technique proposée, chacune des joues de feuillure portent un joint d'étanchéité.
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Ainsi, l'étanchéité est assurée façon efficace et discrète, sans qu'il soit nécessaire de monter préalablement un joint sur les bords du vitrage.
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La technique proposée se rapporte, selon un deuxième aspect, à une menuiserie de type porte ou fenêtre, comprenant au moins un élément de menuiserie, notamment un ouvrant, tel que décrit précédemment.
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La technique proposée se rapporte, selon un troisième aspect, à un procédé de fabrication ou de maintenance d'un élément de menuiserie, notamment un ouvrant tel que décrit précédemment, le procédé comprenant les étapes suivantes :
- application d'une contrainte extérieure sur les joues de rainure, de façon à les rapprocher l'une de l'autre sous l'effet d'une contrainte extérieure de façon à éloigner les joues de feuillure l'une de l'autre ;
- mise en place du vitrage dans le corps, entre les joues de feuillure ;
- suppression de la contrainte, de façon que le corps prenne la position de maintien ;
- insertion des moyens de blocage entre les joues de rainures.
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Selon une autre caractéristique particulière de la technique proposée, le procédé de fabrication comprend les étapes préalables suivantes :
- obtention d'un profilé formant les joues ;
- insertion d'un rupteur thermique dans et entre les joues ;
- solidarisation d'un joint d'étanchéité à chacune des joues de feuillure.
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Selon une autre caractéristique particulière de la technique proposée, le procédé de fabrication comprend, pour une opération de maintenance, les étapes suivantes :
- retrait des moyens de blocage ;
- application d'une contrainte extérieure sur les joues de rainure, de façon à les rapprocher l'une de l'autre sous l'effet d'une contrainte extérieure de façon à éloigner les joues de feuillure l'une de l'autre ;
- retrait du vitrage.
4. Liste des Figures
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La technique proposée, ainsi que les différents avantages qu'elle présente, seront plus facilement compris, à la lumière de la description qui va suivre de modes de réalisation illustratifs et non limitatifs de celle-ci, et des dessins annexés parmi lesquels :
- [Fig.1A] et [Fig.1B] : les figures 1A et 1B sont des vues en coupe transversale et schématique d'un ouvrant vitré, conforme à un premier mode de réalisation de la technique proposée, respectivement vu assemblé et partiellement éclaté ;
- [Fig.2] : la figure 2 présente, sous forme d'organigramme simplifié, les étapes principales de fabrication et de maintenance d'un ouvrant vitré conforme à la technique proposée ;
- [Fig.3] : la figure 3 présente les étapes de fabrication et de maintenance de l'organigramme de la figure 2 appliquées à l'ouvrant vitré des figures 1A et 1B ;
- [Fig.4] : la figure 4 illustre, selon une vue en coupe transversale partielle et schématique, un ouvrant vitré conforme à un deuxième mode de réalisation de la technique proposée ;
- [Fig.5] : la figure 5 illustre, selon une vue en coupe transversale partielle et schématique, l'ouvrant vitré de la figure 4 monté dans un dormant de menuiserie ;
- [Fig.6] : la figure 6 présente les étapes de fabrication et de maintenance de l'organigramme de la figure 2 appliquées à l'ouvrant vitré de la figure 4 ;
- [Fig.7] : la figure 7 illustre, selon une vue en coupe transversale partielle et schématique, un ouvrant vitré conforme à un troisième mode de réalisation de la technique proposée ;
- [Fig.8] : la figure 8 illustre, selon une vue en coupe transversale partielle et schématique, un ouvrant vitré conforme à un quatrième mode de réalisation de la technique proposée ;
- [Fig.9] : la figure 9 illustre, selon une vue en coupe transversale partielle et schématique, un ouvrant vitré conforme à un cinquième mode de réalisation de la technique proposée ;
- [Fig.10] : la figure 10 illustre, selon une vue en coupe transversale partielle et schématique, un ouvrant vitré conforme à un sixième mode de réalisation de la technique proposée ;
- [Fig.11] : la figure 11 illustre, selon une vue en coupe transversale partielle et schématique, un ouvrant vitré conforme à un septième mode de réalisation de la technique proposée ;
- [Fig.12A] et [Fig.12B] : les figures 12A (position non déformée avant mise en place de la clé) et 12B (position déformée après mise en place de la clé) illustrent un mode de réalisation à rupteur réalisé en métal, par exemple inox ;
- [Fig.13A] et [Fig.13B] : les figures 13A (position non déformée avant mise en place de la clé) et 13B (position déformée après mise en place de la clé) illustrent un mode de réalisation dans lequel la masse de matière des joues est réduite.
5. Description détaillée de la technique proposée
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La technique de l'invention concerne un élément de menuiserie comprenant un vitrage, notamment un ouvrant. Il peut également s'agir d'un panneau fixe d'une baie ou d'une partie de baie, ou d'un élément de cloison intérieure. Par la suite, on décrit à titre d'exemples un ouvrant.
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Par souci de clarté, les mêmes éléments sont désignés par les mêmes références sur les différentes figures.
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En outre, on utilise par la présente description des termes d'orientation et de positionnement en se référant arbitrairement à une position installée de l'ouvrant, c'est-à-dire lorsque celui-ci est disposé à l'intérieur d'un dormant disposé dans une baie ménagée dans un mur, et est orienté selon le plan du mur (c'est-à-dire sensiblement de manière perpendiculaire au sol), de sorte à disposer sensiblement de manière verticale l'ouvrant.
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La section du profilé du cadre selon l'invention est présentée sur les figures dans une orientation correspondant au bord inférieur du vitrage. Il convient bien évidemment de transposer cette orientation pour les autres bords.
5.1 Principe général
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Au prix d'une démarche non évidente, les inventeurs de la présente demande ont identifié une approche nouvelle et inventive assurant un maintien efficace du vitrage dans le cadre et ce, tout en augmentant le clair de vitrage et en simplifiant le montage et la maintenance.
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La technique proposée permet la réalisation d'un ouvrant de menuiserie comprenant un vitrage monté dans un cadre dont au moins un côté est formé par un corps présentant deux joues dont de premières parties, dites joues de feuillure, viennent chevaucher un bord du vitrage.
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Le principe général de la technique proposée repose sur la mise en œuvre d'un cadre déformable de façon que de secondes parties des joues, dites joues de rainure, puissent être rapprochées l'une de l'autre sous l'effet d'une contrainte extérieure de façon à éloigner les joues de feuillure l'une de l'autre pour permettre la mise en place du vitrage dans le corps, les joues de feuillure et les joues de rainures reprenant une position de maintien en l'absence de contrainte, dans laquelle le vitrage est maintenu entre les joues de feuillure.
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On peut assimiler cette approche au fonctionnement d'une pince à linge : en rapprochant les parties inférieures des joues (joues de rainure), on écarte les parties supérieures de ces même joues (joues de feuillure), permettant une insertion aisée du bord du vitrage. En relâchant les joues de rainure, les joues de feuillure se plaquent fermement contre le bord du vitrage.
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Dans la technique proposée, on prévoit en outre des moyens de blocage des joues de rainures en position de maintien. Ainsi, une fois le vitrage en place dans la feuillure, c'est-à-dire entre les deux joues de feuillues, le corps est bloqué dans sa position de maintien. En conservant l'analogie de la pince à linge, on bloque celle-ci, de façon qu'elle ne puisse plus être ouverte.
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Une telle approche de cadre déformable va à l'encontre des a priori de l'homme du métier qui estimait que ce cadre doit être le plus rigide possible afin d'assurer un maintien efficace du vitrage.
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Un ouvrant conforme à la technique proposée peut être mis en œuvre notamment dans des menuiseries de types portes ou fenêtres à ouverture coulissante, et peut également être adapté à un ouvrant à frappe.
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La technique proposée se rapporte également à une menuiserie comprenant au moins un tel ouvrant ainsi qu'au procédé de fabrication d'un tel ouvrant.
5.2 Description d'un mode de réalisation illustratif
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Les figures 1A et 1B illustrent, selon des vues en coupe transversale et schématique, un exemple d'ouvrant vitré conforme à un premier mode de réalisation de la technique proposée. La figure 1A représente un tel ouvrant vitré à l'état assemblé. La figure 1B représente ce même ouvrant de manière partiellement éclatée de sorte à distinguer les éléments constitutifs de celui-ci.
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Classiquement, un ouvrant 1 de menuiserie, de type porte ou fenêtre, comprend un cadre supportant un vitrage 20.
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Un tel cadre est formé de quatre côtés, ou bord, à savoir deux montants reliés à deux traverses (dont seule la traverse inférieure est représentée sur les figures). Ces côtés de cadre sont généralement des profilés, métalliques (notamment en aluminium ou en acier) ou en matière plastique (notamment PVC).
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Chaque côté du cadre est formé par un corps 100 comprenant deux joues 110, 120, disposées en regard l'une de l'autre, reliées ensemble par le biais d'un élément de liaison 130.
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Comme déjà indiqué, chaque joue 110, 120 est une pièce sensiblement plane, de faible épaisseur, pourvue d'une portion de réception 1101, 1201 respectivement de l'élément de liaison 130 à l'autre joue de sorte à former le corps 100.
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Le corps 100 présente ainsi une première joue 110, destinée à être orientée vers l'intérieur d'un bâtiment équipé de la menuiserie, et une seconde joue 120, destinée à être orientée vers l'extérieur de ce même bâtiment.
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Chaque joue 110, 120 présente une première partie 110A, 120A, dite joue de feuillure, et une seconde partie 110B, 120B, dite joue de rainure, opposée à la première partie 110A, 120A respectivement. Le corps 100 présente ainsi une feuillure 111 et rainure 112.
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L'élément de liaison 130, également appelé rupteur thermique, s'étend sensiblement perpendiculairement aux joues 110, 120 et définit avec celles-ci, en section, la forme générale d'un « H ». En d'autres termes, l'élément de liaison 130 forme d'une part un fond de feuillure 111 et d'autre part un fond de rainure 112.
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Le vitrage 20 présente des bords 200, c'est-à-dire des portions périphériques, logés dans la feuillure 111 du cadre de l'ouvrant 1. En d'autres termes, pour chaque côté du cadre, les joues de feuillure 110A, 120A viennent chevaucher un bord 200 du vitrage 20. Le vitrage 20 présente ainsi une première face, dite face intérieure 210, dont une portion est disposée en regard de la première joue 110, et une seconde face, dite face extérieure 211, dont une portion est disposée en regard de la seconde joue 120.
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Selon la technique proposée, pour chaque côté du cadre, le corps 111 est déformable de façon à permettre l'insertion puis le maintien du bord 200 du vitrage 20 entre les première et seconde joue 110, 120.
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La déformation du corps 100 est obtenue par pivotement des première et seconde joue 110, 120 autour du fond de la feuillure 112, c'est-à-dire du rupteur thermique 130, qui peut se déformer légèrement.
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Le corps 100 est déformable de manière que, sous l'effet d'une contrainte extérieure, les joues de rainure 110B, 120B puissent être rapprochées l'une de l'autre. Un tel rapprochement des joues de rainure 110B, 120B provoque l'éloignement des joues de feuillure 110A, 120A.
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Ainsi, le bord 200 du vitrage 20 peut aisément être mis en place dans la feuillure 111, et plus précisément entre les joues de feuillure 110A, 120A, comme cela sera détaillé en relation avec les figures 2 et 3.
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Le corps 100 est conçue de manière que, en l'absence de la contrainte extérieure, les joues de feuillure 110A, 120A et les joues de rainure 110B, 120B tendent à reprendre leur position initiale respective. En d'autres termes, les joues de rainures 110B, 120B tendent à s'éloigner l'une de l'autre tandis que les joues de feuillure 110A, 120A tendent à se rapprocher l'une de l'autre.
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Ainsi, en se rapprochant l'une de l'autre, les joues de feuillure 110A, 120A prennent une position de maintien du bord 200 de vitrage 20 préalablement disposé entre celles-ci. En d'autres termes, les joues de feuillure 110A, 120A exercent un effort de pincement sur le bord 200 de vitrage 20.
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Des moyens de blocage des joues de rainure 110B, 120B viennent ensuite verrouiller les joues de feuillure 110A, 120A dans la position de maintien du bord 200 de vitrage 20.
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Pour ce faire, et pour chaque côté du cadre, les moyens de blocage sont insérés dans la rainure 112 du corps 100.
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Plus précisément, chaque moyen de blocage est formé par une clé de blocage 30 disposée entre et prenant appui contre les joues de feuillure 110A, 120A. Cette clé de blocage 30 peut s'étendre sur l'intégralité de la longueur du corps 100, ou une partie essentielle, par exemple au moins 90%, de la longueur. En variante, plusieurs clés, de taille réduite, peuvent être distribuées sur cette longueur.
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Chaque clé de blocage 30 comprend une portion de blocage 300, de forme allongée, présentant deux extrémités de blocage 310, 320. Chaque extrémité de blocage 310, 320 présente une forme complémentaire à une structure de blocage prévue sur chacune des joues de rainure 110B, 120B respectivement.
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Ainsi, la clé de blocage 30 est configurée pour exercer une contrainte intérieure, de blocage, sur les joues de rainure 110B, 120B de sorte à les maintenir éloignées l'une de l'autre, et donc à maintenir rapprochées les joues de feuillure 110A, 120A l'une de l'autre, dans la position de maintien. Ceci garantit que les joues de feuillure 110A, 120A ne peuvent pas, accidentellement ou involontairement, être écartées l'une de l'autre, et donc que le vitrage 20 est en permanence correctement maintenu.
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Dans ce mode de réalisation, chaque joue de feuillure 110A, 120A porte un premier joint 140, 141 souple. Pour ce faire, chaque joue de feuillure 110A, 120A présente une portion de retenue 1102, 1202 du premier joint 140, 141 associé. Les portions de retenue 1102, 1202 sont orientées en regard l'une de l'autre de manière à disposer les premiers joints 140, 141 entre les première et seconde joue 110, 120. Les premiers joints 140, 141 sont ainsi configurés pour venir en prise avec les faces intérieure et extérieure 210, 211 du vitrage 20 lorsque son bord 200 est inséré dans la feuillure 111 du corps 100.
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De tels premiers joints 140, 141 permettent d'assurer l'étanchéité intérieure et extérieure entre le vitrage 20 et le corps 100. Ces premiers joints 140, 141 permettent également de minimiser le risque de détérioration du vitrage 20 par les joues de feuillure 110, 111. Ces premiers joints 140, 141 souples contribuent par ailleurs au maintien du vitrage 20 dans la feuillure 11.
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Dans l'exemple illustré, le cadre est formé de quatre corps 100, définissant les quatre côtés de l'ouvrant 1, dont les premières et secondes joues 110, 111 sont réalisées en aluminium.
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Les premières et secondes joues 110, 111 sont des portions d'un profilé présentant des sections transversales identiques. Les première et seconde joue 110, 120 sont disposées en regard l'une de l'autre et de manière sensiblement symétrique par rapport à un axe (non représenté) passant par le vitrage 20.
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Par ailleurs, pour chaque joue 110, 120, la portion de réception 1101, 1201 de l'élément de liaison 130 est située entre la portion de retenue 1102, 1202 du premier joint 140, 141 et la portion d'insertion 1103, 1203 de la clé de blocage 30. En d'autres termes, lorsque l'élément de liaison 130 est solidarisé aux joues 110, 120, le corps 100 présente une section transversale sensiblement en forme de « H ».
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Une telle configuration en « H » permet notamment au corps 100 d'être aisément déformable entre les positions désirées, et ce en minimisant les contraintes nécessaires pour ce faire.
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Les portions de réception 1101, 1201 de l'élément de liaison 130 sont formées par des rainures s'étendant sur l'intégralité de la longueur des joues 110, 120.
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Les portions de retenue 1102, 1202 des premiers joints 140, 141 sont formées par des rainures s'étendant sur l'intégralité de la longueur des joues de feuillure 110A, 120A.
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Les portions d'insertion 1103, 1203 de la clé de blocage 30, également appelées structures de blocage, sont formées par des rainures s'étendant sur l'intégralité de la longueur des joues de rainure 110B, 120B.
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De telles rainures permettent notamment de simplifier la fabrication des première et seconde joue 110, 120. En effet, elles peuvent ainsi être produite sous la forme d'un profilé, par extrusion. Ces rainures permettent également de disposer les éléments complémentaires associés (premiers joints, clé de blocage et élément de liaison) sur toute la longueur du corps. Cela se traduit donc pas une meilleure répartition des efforts associés.
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Dans cet exemple d'implémentation, le rupteur thermique 130 est formé par une bande en matériau plastique, et plus précisément en un polyamide.
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Le rupteur thermique 130 présente des extrémités latérales 1301, 1311 disposées et maintenues dans les portions de réception 1101, 1201 des joues 110, 111.
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Les dimensions du rupteur thermique 130 sont notamment déterminées en fonction de l'épaisseur du vitrage 20 de façon à assurer un maintien efficace de celui-ci entre les joues de feuillure 110A, 120A.
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Dans l'exemple illustré, chaque clé de blocage 30 est réalisée en un matériau métallique, et plus précisément en acier, de sorte à contribuer à la rigidité de l'ouvrant 1 notamment. Bien évidemment, la clé de blocage peut être réalisé dans d'autres matériaux, à savoir en polychlorure de vinyle (PVC) ou en un matériau de synthèse adapté par exemple.
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La clé de blocage 30 présente sensiblement la forme d'une plaque allongée dont la valeur de la longueur est fonction de la longueur du corps 100.
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Par ailleurs, la clé de blocage 30 présente une largeur dont la valeur est déterminée en fonction de l'épaisseur du vitrage 20 de sorte que les joues 110, 120 soient parallèles entre elles lorsque l'ouvrant 1 est assemblé.
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Cette clé de blocage 30 porte, à ses extrémités latérales, les portions de blocage 310, 320 configurées pour être disposées et maintenues dans les portions d'insertion 1103, 1113 des joues de feuillure 110, 111.
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Lorsque la clé de blocage 30 est installée dans le corps 100, les portions de blocage 310, 320 de la clé de blocage 30 sont sensiblement parallèle à élément de liaison 130.
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Par ailleurs, dans l'exemple illustré, les premiers joints 140, 141 sont réalisés en un matériau élastomère, et plus précisément en un élastomère thermoplastique (TPE). Bien évidemment, d'autres élastomères peuvent être alternativement envisagés, tel un éthylène-propylène-diène monomère (EPDM).
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Chaque premierjoint 140, 141 comprend en outre au moins une surface de contact avec le vitrage 200 présentant une dureté Shore A faible. Les premiers joints 140, 141 présentent ainsi une forte adhérence, et donc une fonction antidérapante du vitrage 20 une fois monté dans le cadre de l'ouvrant 1.
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Ces premiers joints 140, 141 sont intégralement disposés et contenus dans la feuillure 111 du corps 100, c'est-à-dire dans une zone ZCH de chevauchement du vitrage 20 et des joues de feuillure 110A, 120A. Un tel agencement permet notamment de dissimuler les premiers joints 140, 141 à l'intérieur du cadre de l'ouvrant 1. On réduit ainsi la surface de vitrage 20 recouverte par les premiers joints 140, 141. Cela se traduit par une amélioration du clair de vitrage et de l'esthétique de l'ouvrant 1.
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En outre, chaque premier joint 140, 141 présente une surface plane, d'une largeur prédéterminée, configurée pour être en prise avec la face intérieure ou extérieure 210, 211 associée du vitrage 20. Un tel agencement permet d'augmenter la surface de contact entre le vitrage 20 et le cadre de l'ouvrant 1. Un tel appui plan du premier joint 140, 141 permet notamment de minimiser le risque que le cadre pivote par rapport au vitrage 20. Cela se traduit par une amélioration de la tenue à l'arrachement (charge au vent) du vitrage 20.
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La figure 2 représente un organigramme simplifié d'un procédé de fabrication et de maintenance d'un tel ouvrant vitré de menuiserie. La figure 3 illustre certaines étapes du procédé en question.
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Le procédé de fabrication comprend des étapes de formation du cadre de l'ouvrant 1, tel qu'illustré en figure 3A.
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À partir d'une barre d'aluminium brute, l'obtention S1 d'au moins un profilé formant les première et seconde joue 110, 120 aux dimensions souhaitées.
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Ensuite, le rupteur thermique 130 est inséré S2 dans chaque joues 110, 120 de sorte à former le corps 100 du cadre de l'ouvrant. Pour ce faire, les extrémités latérales du rupteur thermique 130 sont introduites, par coulissement, dans les rainures formant les portions de réception ménagées dans les joues 110, 120.
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Est également prévue une étape de solidarisation S3 des premiers joints 140, 141 sur chacune des joues de feuillure 110A, 120A. Pour ce faire, les premiers joints 140, 141 sont introduits, par coulissement, dans les rainures formant les portions de retenue ménagées dans les première et seconde joue 110, 120.
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Les étapes précitées sont réalisées pour la formation de chaque côté du cadre, c'est-à-dire pour les deux montants et les deux traverses.
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Après formation du cadre, le procédé de fabrication ou de maintenance comprend l'application S4 d'une contrainte extérieure sur la rainure 112 du corps 100, c'est-à-dire sur les joues de rainure 110B, 120B, tel qu'illustré en figure 3B. L'application d'une telle contrainte permet de rapprocher les joues de rainure 110B, 120B l'une de l'autre, et donc d'éloigner les joues de feuillure 110A, 120A l'une de l'autre.
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Par exemple, la contrainte extérieure est exercée par un dispositif de pincement (non représente) monté de manière amovible sur les joues de rainure 110B, 120B. Ce dispositif de pincement est monté à l'aide d'un outil dédié, qui peut être manuel comme un maillet notamment.
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Le procédé comprend ensuite, durant l'application de la contrainte extérieure, la mise en place S5 du vitrage 20 dans la feuillure 111 du corps 100, c'est-à-dire entre les joues de feuillure 110A, 120A, tel qu'illustré en figure 3C.
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Une fois le bord 200 du vitrage 20 logé dans la feuillure 111, tel qu'illustré en figure 3D, le procédé comprend la suppression S6 de la contrainte extérieure appliquée sur les joues de rainure 110B, 120B, c'est-à-dire le retrait du dispositif de pincement.
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Ainsi, le corps 100 tend à reprendre une position initiale (non contrainte) jusqu'à ce que les premiers joints 140, 141 entre en prise avec le vitrage 20. Dans cette configuration, le corps 100 est dit en position de maintien du vitrage 20, tel qu'illustrée en figure 3E.
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Est ensuite prévue l'insertion S7 de la clé de blocage 30 entre les joues de rainure 110B, 120B, tel qu'illustré en figure 3F.
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Pour ce faire, une première portion de blocage 320 de la clé de blocage 30 est insérée dans une première portion d'insertion 1203 de la seconde joue de rainure 120. La clé de blocage 30 est ensuite pivotée jusqu'à ce que la seconde portion de blocage 310 s'introduise dans la seconde portion d'insertion 1103 de la première joue de rainure 110. En d'autres termes, la clé de blocage 30 est fixée par encliquetage dans la rainure 112 du corps 100.
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L'insertion S7 de la clé de blocage 30 dans la rainure 112 du corps 100 permet aux joues de rainure 110B, 120B d'être maintenues éloigner l'une de l'autre dans la position de maintien, tel qu'illustré en figure 3G. Cela permet en outre aux joues de rainure 110A, 120A d'exercer un effort de pincement sur le vitrage 20.
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Les étapes précitées sont réalisées pour le montage de chaque côté du cadre sur le vitrage 20, c'est-à-dire pour les deux montants et les deux traverses.
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Ces montants et traverses sont ensuite assemblés de façon à former un cadre monobloc. Dans cet exemple, l'assemblage est réalisé par des pièces de liaison supplémentaires, telles que des équerres (non visible).
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Le procédé comprend en outre, pour une opération de maintenance, plusieurs étapes, non illustrée, impliquant le retrait S8 des clés de blocage 30. Puis, l'application S9 d'une contrainte extérieure sur les joues de rainure 110B, 120B, de façon à les rapprocher l'une de l'autre et donc à éloigner les joues de feuillure 110A, 120A l'une de l'autre. Enfin, le retrait S10 du vitrage 20 peut être effectué.
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Il apparaît que la fabrication et la maintenance d'un ouvrant 1, conforme à la technique proposée sont relativement simples. Cela se traduit donc par une réduction de la pénibilité du travail pour les opérateurs.
5.3 Autres modes de réalisation illustrés
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Les figures 4 à 6 se rapportent à un ouvrant vitré selon un deuxième mode de réalisation de la technique proposée.
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La figure 4 présente un exemple structurel d'un tel ouvrant vitré. La figure 5 présente un tel ouvrant vitré disposé dans un dormant de menuiserie. Enfin, la figure 6 illustre certaines étapes du procédé de fabrication et de maintenance, décrit précédemment en relation avec la figure 2, appliquées à un tel ouvrant vitré.
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Ce deuxième mode de réalisation se distingue du premier mode de réalisation par la structure du rupteur thermique ainsi que par la structure des moyens de blocage. Pour des raisons de clarté et de concision notamment, les éléments communs et identiques au premier mode de réalisation ne sont pas décrits.
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Dans ce deuxième mode de réalisation, le rupteur thermique 130 de l'ouvrant 1 présente une structure déformable permettant une variation de la valeur de sa largeur I.
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La mise en œuvre d'une telle structure de rupteur thermique 130 permet une variation de l'écartement entre les première et seconde joue 110, 120, et donc au cadre de s'adapter à différentes épaisseurs e de vitrage 20.
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Dans ce deuxième mode de réalisation, la clé de blocage 30 porte en outre une extension 330 de guidage apte à coulisser dans une rainure 41 de guidage du dormant 4, tel qu'illustré en figure 5.
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L'extension 330 de guidage est située sensiblement au centre de la clé de blocage 30 et s'étend sensiblement perpendiculairement aux portions de blocages 310, 320. En d'autres termes, la clé de blocage 30 présente sensiblement la forme d'un « T ». La barre horizontale de la clé de blocage 30 assure la fonction de blocage tandis que la portion verticale assure une fonction de guidage en coulissement de la fenêtre ou porte-fenêtre dans un rail prévu à cet effet.
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Une telle configuration, rendant la clé de blocage multifonctionnelle, permet de réduire le nombre de pièces constitutives de la menuiserie. Cela se traduit donc notamment par une fabrication et une maintenance de la menuiserie plus aisée. Cela se traduit également par une réduction de la quantité de ressources mobilisée pour la fabrication de la menuiserie.
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Dans l'exemple illustré, le rupteur thermique 130 présente deux structures sinusoïdales 131, 132, déformables, reliées par une portion tubulaire 133 centrale. Ceci permet de s'adapter à une légère variation de l'épaisseur du vitrage, sans détérioration du rupteur thermique ni de son efficacité.
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Bien évidemment, toute autre structure déformable permettant d'obtenir une telle variation de la largeur I du rupteur thermique peut être alternativement envisagée.
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Par ailleurs, dans l'exemple illustré, l'extension 330 présente une extrémité libre 331 qui, après insertion dans la rainure 41 du dormant 4, est apte à reposer sur un chariot 42 mobile en déplacement à l'intérieur du dormant 4, tel qu'illustré en figure 5.
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Une telle configuration permet notamment de simplifier le montage et la maintenance de la menuiserie et ce, tout en permettant un coulissement efficace de l'ouvrant vitré.
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La figure 7 présente, selon une vue en coupe transversale, un exemple d'ouvrant selon un troisième mode de réalisation de la technique proposée.
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Ce troisième mode de réalisation se distingue du deuxième mode de réalisation uniquement par la structure des moyens de blocage. Pour des raisons de clarté et de concision notamment, les éléments communs et identiques au deuxième mode de réalisation ne sont pas décrits.
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Dans ce troisième mode de réalisation, l'extension 330, apte à coulisser dans une rainure de guidage du dormant (non représenté), est située au voisinage d'une des portions de blocages 310, 320 de la clé de blocage 30.
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Un tel agencement de l'extension est particulièrement intéressant pour les menuiseries à frappe.
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La figure 8 présente, selon une vue en coupe transversale, un exemple d'ouvrant selon un quatrième mode de réalisation de la technique proposée.
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Ce quatrième mode de réalisation se distingue du troisième mode de réalisation uniquement par la structure des moyens de blocage. Pour des raisons de clarté et de concision notamment, les éléments communs et identiques au troisième mode de réalisation ne sont pas décrits.
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Dans ce quatrième mode de réalisation, l'extension 330 de la clé de blocage 30 porte au moins un deuxième joint 340 souple apte à prendre appui sur une portion du dormant. Un tel deuxième joint 340 permet d'assurer l'étanchéité entre l'ouvrant 1 et le dormant (non représenté).
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Dans l'exemple illustré, le deuxième joint 340 est réalisé en un matériau élastomère, et plus précisément en un élastomère thermoplastique (TPE).
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La figure 9 présente, selon une vue en coupe transversale, un exemple d'ouvrant selon un cinquième mode de réalisation de la technique proposée.
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Ce cinquième mode de réalisation se distingue du deuxième mode de réalisation uniquement par la structure des moyens de blocage. Pour des raisons de clarté et de concision notamment, les éléments communs et identiques au deuxième mode de réalisation ne sont pas décrits.
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Dans ce cinquième mode de réalisation, et de manière analogue au premier mode de réalisation, la clé de blocage 30 est dépourvue d'extension de guidage apte à coulisser dans une rainure de guidage du dormant.
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Il peut être particulièrement intéressant de mettre en œuvre une telle clé de blocage lorsqu'un guidage en translation n'est pas nécessaire, tel est notamment le cas pour les montants de l'ouvrant.
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La figure 10 présente, selon une vue en coupe transversale, un exemple d'ouvrant selon un sixième mode de réalisation de la technique proposée.
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Ce sixième mode de réalisation se distingue du cinquième mode de réalisation uniquement par la structure d'une joue du corps de l'ouvrant. Pour des raisons de clarté et de concision notamment, les éléments communs et identiques au cinquième mode de réalisation ne sont pas décrits.
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Dans ce sixième mode de réalisation, la joue de rainure 110B de la première joue 110 porte au moins un troisième joint 150 souple apte à prendre appui sur une portion du dormant (non représenté). Un tel troisième joint 340 permet d'assurer l'étanchéité entre l'ouvrant 1 et le dormant (non représenté).
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Dans l'exemple illustré, le troisième joint 150 est réalisé en un matériau élastomère, et plus précisément en un élastomère thermoplastique (TPE).
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Par ailleurs, le troisième joint 150 est portée par un prolongement 110B' de la joue de rainure 110B.
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La figure 11 présente, selon une vue en coupe transversale, un exemple d'ouvrant selon un septième mode de réalisation de la technique proposée.
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Ce septième mode de réalisation se distingue du premier mode de réalisation principalement par la structure du cadre de l'ouvrant. Pour des raisons de clarté et de concision notamment, les éléments communs et identiques au premier mode de réalisation ne sont pas décrits.
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Dans ce septième mode de réalisation, chaque côté du cadre est formé par un corps 100 monobloc. En d'autres termes les première et deuxième joue 110, 120 ainsi que le rupteur thermique 130 sont formés d'une seule pièce.
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Le corps 100 monobloc est réalisé en matière synthétique afin de conférer à celui-ci les propriétés de déformation nécessaires à l'implémentation de la technique proposée.
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Plus précisément, et de manière analogue au premier mode de réalisation, le rupteur thermique 130 est déformable de façon à permettre l'insertion puis le maintien du vitrage 20 entre les première et seconde joue 110, 120.
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Une telle configuration monobloc permet un assemblage aisé de l'ouvrant, et par extension de la menuiserie. Une telle structure permet en outre d'améliorer la longévité de l'ouvrant,
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Dans l'exemple illustré, le corps 100 monobloc est réalisé en polychlorure de vinyle (PVC), et obtenu par extrusion.
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Par ailleurs, le rupteur thermique 130 présente la forme d'un élément tubulaire creux de section transversale ovoïde. Ceci permet de s'adapter à une légère variation de l'épaisseur du vitrage, sans détérioration du rupteur thermique ni de son efficacité.
5.4 Mode de réalisation à rupteur en métal
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Selon une variante, illustrée par les figures 12A (position non déformée avant mise en place de la clé) et 12B (position déformée après mise en place de la clé), le rupteur 130 est réalisé en métal, par exemple inox. Ceci permet de réduire voire supprimer la sensibilité à l'hygrométrie et aux éventuelles détériorations dues aux intempéries.
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Le rupteur 130 peut notamment être réalisé à partir d'un feuillard d'inox roulé pour prendre la forme souhaitée, telle que celle illustrée sur les figures 12A et 12B, puis est monté dans les portions de réception 1101, 1201 de chaque joue. Chaque extrémité du rupteur est pincée dans la portion de réception correspondante, qui comprend une partie mobile de pincement 11011, 12011 prenant une position de montage (en pointillés) puis une position de blocage (en traits pleins). Le même principe peut bien sûr être appliqué aux différents modes de réalisation décrits précédemment.
5.5 Mode de réalisation à épaisseur de joue réduite
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Encore une autre approche est illustrée sur les figures 13A (position non déformée avant mise en place de la clé) et 13B (position déformée après mise en place de la clé), dans laquelle la masse de matière des joues est réduite. En particulier, les joues de rainure 110B, 120B présentent une épaisseur adaptée pour être déformée, par rapport aux modes de réalisation décrits ci-dessus, de façon que des joues soient légèrement flexibles. Comme on le note sur la figure 13B, lorsque la clé est mise en place, les joues de rainure sont éloignées l'une de l'autre, par rapport à la position de la figure 13A.
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Le profilé peut être droit ou bombé, de façon à anticiper cette déformation et tendre à revenir dans une position où les joues sont parallèles.
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En contrepartie de cette flexibilité des joues, il est souhaitable que le rupteur 130, réalisé ici en polyamide, soit un peu moins épais, pour être plus flexible et accepter une déformation supplémentaire et limiter la sensibilité à l'humidité. En d'autres termes, la déformation peut être distribué entre les joues et le rupteur.
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Cette approche permet d'élargir la plage d'utilisation, c'est-à-dire la plage de variation de l'épaisseur du verre.
5.6 Autres modes de réalisation de réalisation et variantes non illustrés
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Dans certains des modes de réalisation illustrés, les joues de l'ouvrant sont réalisées en aluminium, ce qui permet d'obtenir un cadre rigide mais fin, et en conséquence discret. Bien évidemment, tout matériau suffisamment rigide et présentant intrinsèquement des propriétés proches peut être utilisé. Par exemple, il peut être envisagé des joues réalisées en acier ou en matière synthétique, tel le polychlorure de vinyle (PVC).
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Dans les modes de réalisation illustrés, chaque côté du cadre ouvrant est formé par un corps déformable conforme à la technique proposée. Dans un autre mode de réalisation, non illustré, seuls deux, voire trois, des côtés du cadre présentent des corps déformables conformes à la technique proposée.
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Dans les modes de réalisation illustrés, les moyens de blocage sont réalisés en polyamide. Dans un autre mode de réalisation, non illustré, le ou les moyens de blocage sont réalisés en polychlorure de vinyle (PVC) ou en un matériau de synthèse adapté.
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Dans les modes de réalisation illustrés, les moyens de blocage des joues de rainure sont formés par une clé de blocage dont une portion de blocage s'étend entre lesdites joues de rainure. Dans un autre mode de réalisation, non illustré, les moyens de blocage comprennent plusieurs clés de blocage de manière à pérenniser le verrouillage en position de maintien.
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Dans les modes de réalisation illustrés, la clé de blocage s'étend sur la totalité de la longueur du corps. Dans un autre mode de réalisation, non illustré, la clé de blocage, ou tout autre moyen de blocage, s'étend sur 90% de la longueur du corps. Tel est par exemple le cas lorsque la clé de blocage est interrompue au voisinage des coins de l'ouvrant. Selon encore un autre mode de réalisation, non illustré, les moyens de blocage comprennent plusieurs clés de blocage réparties, à intervalle régulier, tous les 5 ou 10 cm par exemple, le long du corps. De telles implémentations permettent de garantir un verrouillage efficace du maintien en position du vitrage dans le cadre, et ce en réduisant la quantité de manière nécessaire à la fabrication du moyen de blocage. Cela se traduit notamment par une réduction de la masse de la menuiserie dans son ensemble, qui devient donc plus aisément manipulable (pour son installation notamment) et également plus écologique.
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Dans les modes de réalisation illustrés, l'élément de liaison des joues assure également la fonction de rupteur thermique, due au matériau souple qui le constitue. Dans un autre mode de réalisation, non illustré, l'isolation thermique et la liaison des joues sont réalisées par des éléments distincts. Par exemple, les joues sont reliées l'une à l'autre par un élément de liaison réalisé en un matériau rigide, tel de l'acier. Dans une telle configuration, la déformation du corps est obtenue par la mise en œuvre d'une liaison pivot entre l'élément de liaison rigide et au moins une joue. Dans cet exemple, la fonction de rupteur thermique est réalisée par les moyens de blocages, qui sont réalisés en polychlorure de vinyle.
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Dans les modes de réalisation illustrés, chacune des joues de feuillure porte un premier joint. Dans un autre mode de réalisation, non illustré, l'ouvrant est dépourvu de tels premiers joints. Un tel agencement peut notamment être envisagé lorsque les joues sont réalisées en un matériau permettant d'assurer l'étanchéité avec le vitrage. Cela permet notamment de simplifier la conception et la fabrication de l'ouvrant.
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Bien évidemment, la technique proposée n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits précédemment et fournis uniquement à titre d'exemple. Elle englobe diverses modifications, formes alternatives et autres variantes que pourra envisager l'homme du métier dans le cadre de la technique proposée et notamment toutes combinaisons des différents modes de réalisation décrits précédemment, pouvant être pris séparément ou en association. Par ailleurs, les caractéristiques décrites spécifiquement en lien avec un ou plusieurs modes de réalisation peuvent être combinées pour définir d'autres modes de réalisation.